Politiques climatiques : comment convaincre les électeurs centristes et obtenir des majorités ?

Source: The Conversation – France in French (3) – By Loïc Berger, Chercheur CNRS, LEM (UMR 9221), IÉSEG School of Management

Une interdiction pure et simple des voitures à moteur thermique est rejetée par les électeurs pivots. En revanche, elle est plutôt soutenue si elle est associée à certaines conditions. Sur l’image, le périphérique parisien, le 25 janvier 2026. Yann Vernerie/Shutterstock

En Europe, les débats sur le climat opposent souvent deux camps. Pourtant, une vaste enquête menée dans 13 pays européens raconte une autre histoire. Entre soutien et rejet existe un groupe décisif : un tiers des électeurs, dont l’adhésion dépend surtout de la manière dont les politiques sont conçues.


Nous avons interrogé près de 19 000 adultes dans 13 pays de l’Union européenne (UE) sur 15 propositions de politiques climatiques. Nos résultats montrent que l’opinion publique n’est pas divisée en deux blocs figés « pour » et « contre ». Une part significative de la population se situe au centre, dans ce que nous appelons le « milieu conditionnel ». Ces électeurs ne sont ni apathiques ni désengagés. Leurs opinions évoluent en fonction de la conception des politiques, de leur équité perçue, de leurs coûts réels, et de leur degré d’intrusion dans leur quotidien. Comme ce groupe du « milieu conditionnel » représente 33 % des électeurs, et son soutien peut faire basculer une politique vers (ou hors de) l’obtention d’une majorité.

Trois leçons pour convaincre les électeurs pivots

Si l’objectif est de construire des majorités durables pour l’action climatique, la solution n’est pas d’éviter les politiques difficiles. C’est de bien les concevoir. Trois leçons pratiques se dégagent :

  • Mettre en avant les bénéfices individuels. Les électeurs réagissent fortement à la façon dont les politiques climatiques sont conçues et à la question de savoir qui paie et qui bénéficie (et si le soutien aux groupes vulnérables est crédible). Une mesure sera plébiscitée si elle est perçue comme avantageuse pour eux, et rejetée si elle menace leur pouvoir d’achat ou semble compliquer leur quotidien.

  • Concevoir les instruments politiques comme des leviers d’acceptabilité. Les taxes, interdictions, subventions ou exemptions ne sont pas de simples outils techniques : leur conception détermine si une politique sera perçue comme juste, flexible ou contraignante, et si elle obtiendra un soutien.

  • Ne pas confondre opposition bruyante et opinion publique. Une large part des Européens ne sont pas des opposants endurcis. Si les électeurs pivots sont souvent silencieux, ils peuvent faire basculer une majorité.

Ce qui influence le milieu conditionnel : les coûts, les contraintes, et l’instrument politique lui-même

Ce groupe agit avant tout selon une logique individuelle de coût-bénéfice. Nos résultats) le confirment : la conception des politiques et leurs impacts perçus (sur le pouvoir d’achat, le bien-être ou l’économie nationale) sont les principaux déterminants de leurs préférences, bien plus que leur pays d’origine, leurs attitudes ou leur profil sociodémographique. En d’autres termes : ils ne suivent pas une idéologie, mais leur portefeuille. Pour les rallier, il faut donc privilégier des mécanismes concrets perçus comme équitables, plutôt que des arguments moraux ou collectifs.

Prenons l’exemple des politiques automobiles : une interdiction pure et simple des nouvelles voitures à moteur thermique après 2035 rencontre une forte résistance parmi les électeurs pivots, avec seulement 15 % de soutien. Mais l’ajout d’une exemption pour les carburants synthétiques, une alternative perçue comme moins contraignante, fait bondir ce soutien à 42 %. Cet exemple révèle une logique clé : ce groupe réagit moins à l’objectif final d’une politique qu’à la manière dont elle s’applique concrètement à leur situation.

Certaines politiques sont systématiquement plus faisables que d’autres

Parmi les 15 propositions que nous avons étudiées), les niveaux de soutien varient considérablement. Les mesures imposant des coûts visibles et directs aux consommateurs (taxes ou interdictions de consommation) ont tendance à rencontrer des difficultés.

À l’inverse, les politiques présentées comme des investissements partagés, des subventions, ou des règles accompagnées de protections pour les ménages vulnérables obtiennent de meilleurs résultats.

Par exemple, la création d’un fonds ferroviaire européen, destiné à étendre le réseau ferroviaire et à réduire le coût des billets de train, recueille un large assentiment avec 77 % de soutien, perçue comme un investissement collectif porteur de bénéfices partagés. À l’inverse, l’idée d’une taxe sur la viande bovine, bien que visant à encourager des modes de consommation plus durables, ne convainc que 11 % des répondants, jugée trop onéreuse sur le plan individuel et difficilement acceptable dans le contexte économique actuel.

Ce graphique représente la proportion moyenne de répondants, tous pays confondus, qui soutiennent chacune des 15 politiques (en vert), ainsi que la proportion de répondants appartenant au groupe « Conditionnel » ayant répondu « neutre » à chaque politique
Ce graphique représente la proportion moyenne de répondants, tous pays confondus, qui soutiennent chacune des 15 politiques (en vert), ainsi que la proportion de répondants appartenant au groupe « conditionnel » ayant répondu « neutre » à chaque politique (en jaune).
Climate Policy Feasibility across Europe Relies on the Conditional Middle, Fourni par l’auteur

Comment ce groupe peut faire basculer les majorités

Les personnes appartenant au groupe du « milieu conditionnel » représentent un poids électoral décisif : 71 % d’entre elles ont participé aux élections européennes de 2024, ce qui souligne leur engagement dans le processus démocratique. Leur influence s’étend particulièrement au sein des partis centristes, qui jouent un rôle clé dans la constitution des majorités politiques.

Si ces électeurs pivots, actuellement neutres, basculaient en faveur des politiques climatiques, le nombre de mesures soutenues par une majorité augmenterait substantiellement, passant de 4 à 10 sur 15. Ainsi, à la situation actuelle où une majorité de répondants soutient le fonds ferroviaire européen, l’interdiction des avions privés, les normes d’isolation obligatoire et la taxe sur les profits des entreprises de carburants fossiles, s’ajouterait un soutien à :

  • un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM),

  • l’interdiction des publicités pour les produits très polluants dans l’UE,

  • l’extension du système d’échange de quotas d’émission (EU ETS) aux transports, à l’agriculture et au chauffage,

  • l’interdiction des ventes de véhicules à moteur thermique avec exemptions pour les carburants synthétiques.

En Europe, cinq pays supplémentaires verraient alors une majorité de leurs citoyens soutenir au moins 7 des 15 politiques climatiques étudiées.

Carte

Climate Policy Feasibility across Europe Relies on the Conditional Middle, Fourni par l’auteur

Où doit aller l’argent du climat ?

Les électeurs pivots affichent des préférences nettes quant à l’utilisation des revenus climatiques (ceux issus du système d’échange de quotas d’émission de l’UE, par exemple). Ils privilégient avant tout les projets d’adaptation comme les investissements dans les technologies vertes ou les transports bas carbone, perçus comme des bénéfices concrets et collectifs. Le soutien aux ménages les plus vulnérables, sous forme de mesures de compensation, arrive en seconde position, car il atténue les inégalités et renforce la légitimité sociale de ces financements. En revanche, les aides aux travailleurs des secteurs fossiles menacés par la transition sont jugées bien moins prioritaires.

Pour maximiser l’adhésion du groupe du « milieu conditionnel », il est crucial que ces revenus soient affectés à des usages perçus comme légitimes et utiles à tous. La communication joue ici un rôle clé : elle sera plus efficace si elle est transparente, concrète et centrée sur les bénéfices individuels ou locaux (services publics, infrastructures). Par exemple, un message comme « votre contribution finance des digues pour protéger votre région des inondations » aura un impact bien supérieur à une formule générique telle que « votre taxe soutient la transition écologique ». Il s’agit de montrer comment la mesure améliore directement le quotidien, et non simplement d’en décrire la finalité environnementale ou sociale.

Alors que l’UE finalise de nouvelles mesures climatiques pour 2040, notre étude montre que la transition écologique n’est pas une question de conviction idéologique, mais de conception. En Europe, une majorité silencieuse est prête à agir, à condition qu’on lui propose les arguments auxquels elle sera sensible.

The Conversation

Loïc Berger a reçu des financements de l’Union Européenne sous le programme Horzon (projet CAPABLE, n° 101056891)

Thomas Epper a reçu des financements de l’Union Européenne sous le programme Horizon (projet CAPABLE, n° 101056891) et l’Agence nationale de la recherche (projet WIASSS, ANR-25-CE26-4698).

Uyanga Turmunkh a reçu des financements de de l’Union Européenne sous le programme Horizon (projet CAPABLE, n° 101056891) et l’Agence nationale de la recherche (projet ENDURA, ANR- 21-CE03-0018).

ref. Politiques climatiques : comment convaincre les électeurs centristes et obtenir des majorités ? – https://theconversation.com/politiques-climatiques-comment-convaincre-les-electeurs-centristes-et-obtenir-des-majorites-277799

Campaña de la renta 2025: lo que se debe saber antes de presentar la declaración

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Benja Anglès Juanpere, Profesor titular de Derecho financiero y tributario, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

pabloavanzini/Shutterstock

Comienza la campaña de la renta 2025 en España. Aunque cada año la cuestión es siempre la misma, que los contribuyentes cumplan con su obligación tributaria de presentar la declaración del Impuesto sobre la Renta de las Personas Físicas (IRPF) correspondiente al ejercicio anterior, también es verdad que en cada ejercicio se producen algunos cambios al respecto.

Las fechas clave de esta campaña son:

  • Del 8 de abril al 30 de junio: presentación telemática de la declaración.

  • Del 6 de mayo al 30 de junio: presentación asistida por teléfono. La solicitud de este servicio estará disponible desde el 29 de abril.

  • Del 1 al 30 de junio: presentación asistida de forma presencial. La solicitud de este servicio estará disponible desde el 29 de mayo.

A continuación vamos a subrayar las novedades de esta campaña y a dar algunos consejos para cumplir correctamente con esta cita anual.

Ahorro, vivienda y deducciones medioambientales

En la campaña 2025 aumenta la progresividad del IRPF –es decir, sube el porcentaje de impuestos que pagan las rentas más altas– por la mayor tributación (pasa del 28 al 30 %) de las rentas del ahorro (dividendos, intereses, venta de acciones o inmuebles) que superen los 300 000 euros.

El mismo incremento se aplicará a las rentas del ahorro de los contribuyentes que residen en el extranjero y a los trabajadores desplazados a territorio español que tributen por el Impuesto sobre la Renta de no Residentes.

Con respecto a la vivienda, en aquellos municipios en que los valores catastrales hayan sido determinados, modificados o revisados mediante un procedimiento de valoración colectiva, se imputará el 1,1 % del valor catastral del inmueble en lugar de aplicarse el 2 % general. Esta excepcionalidad se produjo también en las campañas 2023 y 2024 y solo aplica a las modificaciones que hubieran entrado en vigor a partir del 1 de enero de 2012.

En cuanto a las deducciones por incentivos medioambientales, finalmente se mantienen las deducciones por las obras de mejora de la eficiencia energética de viviendas y también por la compra de coches eléctricos y la instalación de puntos de recarga.

IRPF 2025 e ingresos individuales

Este 2025, las ganancias obtenidas por los influencers por su actividad como creadores de contenidos digitales pasan a ser consideradas, en todo caso, rendimientos de actividades económicas profesionales, independientemente del epígrafe en que se den de alta en el Impuesto sobre Actividades Económicas.

Por su parte, las personas que hayan percibido el ingreso mínimo vital (IMV) en 2025 deberán presentar la declaración, pero los primeros 12 600 euros están exentos y sólo tributarán como rendimiento del trabajo una vez superen este umbral.

Además, los autónomos que hayan estado dados de alta en cualquier momento de 2025 también están obligados a presentar la declaración, sea cual sea la cuantía de sus rendimientos.

El resto de contribuyentes están obligados a presentar su declaración cuando hayan recibido ingresos anuales superiores a 22 000 euros de un único pagador, o ingresos que superen los 15 876 euros si se tienen dos o más pagadores, siempre que la suma del segundo y posteriores pagadores supere los 1 500 euros.

Asimismo, el convalidado Real Decreto-Ley 3/2026, de 3 de febrero, ha eliminado la obligación de presentar la declaración de la renta a los beneficiarios de prestaciones por desempleo. Por consiguiente, aquellos que percibieron el paro durante 2025 deberán presentar la declaración en las mismas condiciones que el resto de los contribuyentes, es decir, cuando superen los límites generales de ingresos anuales. Aunque también podrán hacerlo, aún no estando obligados, cuando el resultado salga a devolver.

Exenciones tributarias

Entre las rentas exentas –las que no tributan– se mantienen las establecidas en 2024 para los afectados por la dana de octubre de 2024. También continúan exentas muchas ayudas públicas por daños personales o para reparar la destrucción de elementos patrimoniales por incendios, inundaciones o hundimientos, erupciones volcánicas u otras causas naturales.

Igualmente, están exentos de gravamen los premios de hasta 40 000 euros de Loterías del Estado, de las comunidades autónomas, la Cruz Roja y la ONCE. Las cantidades que excedan de dicho importe tributan al 20 % (por ejemplo, de un premio de lotería de 96 548,32 euros, sólo tributará al 20 % la cantidad de 56 548,32 pues los primeros 40 000 están exentos).

Este año, también quedan exentas del pago del IRPF las anualidades por alimentos para los hijos, sin necesidad de que haya sentencia judicial de por medio. Basta con llegar a un acuerdo mediante convenio regulador, formalizado ante secretario judicial o notario.

Algo parecido ocurre con las indemnizaciones recibidas por daños personales como consecuencia de responsabilidad civil: cuando deriven de un acuerdo de mediación entre las partes, formalizado ante notario, será suficiente para considerarlas exentas.

Del mismo modo, tampoco se requiere una resolución judicial para declarar exentas las indemnizaciones por despido de los trabajadores cuando se acuerden en el acto de conciliación ante el Servicio administrativo.

Por último, también estarán exentos los ingresos obtenidos por militares españoles en misiones de la ONU y la OTAN en el extranjero, según sentencia del Tribunal Supremo.

Nuevas reducciones y algunas que caen

En lo relativo a las reducciones, que se aplican sobre la base imponible (el total de ingresos sobre el que se calculan los impuestos), la primera novedad se encuentra en los rendimientos excepcionales de actividades artísticas cuando su cuantía exceda del 130% de la media de los tres ejercicios anteriores. En tal caso, se podrá reducir el exceso en un 30 %, con un límite de 150 000 euros anuales, cuando derive de:

Asimismo, en 2025 se prorrogan las reducciones aprobadas para la campaña 2024 a actividades agrícolas, entre otros, por los efectos de la sequía y de la enfermedad de la lengua azul. También las relativas a la adquisición de piensos a terceros y al uso de energía eléctrica en tierras de regadío. En cambio, desaparecen las reducciones en actividades agrícolas y ganaderas para adquirir gasóleo y fertilizantes.

También se suprime, en esta campaña, la reducción del 20 % por actividades económicas en el municipio de Lorca, que se vio afectado en 2011 por un terremoto.

Deducciones varias

En cuanto a las deducciones –lo que se resta directamente de la cuota íntegra (el importe final a pagar)–, en esta campaña de la renta se podrán seguir aplicando deducciones por obras de mejora de la eficiencia energética en las viviendas:

  • Por obras que reduzcan la demanda de calefacción y refrigeración un 7 % o más: una deducción del 20 % (sobre un máximo de 5 000 euros).

  • Por obras que reduzcan el consumo de energía un 30 % o más, o que permitan mejorar la calificación energética de la vivienda a “A” o “B”: una deducción del 40 % (sobre un máximo de 7 500 euros).

  • Por obras de rehabilitación energética de edificios: una deducción del 60 % (con un máximo de 5 000 euros por vivienda y 15 000 euros en total).

En 2025 también se aplican deducciones a la compra de coches eléctricos y la instalación de puntos de recarga:

  • 15 % del precio del coche nuevo, sobre una base máxima (precio máximo) de 20 000 euros (de modo que la deducción máxima será de 3 000 euros).

  • 15 % del coste de instalación del punto de carga, sobre una base máxima (coste máximo) de 4 000 euros (en este caso la deducción máxima será de 600 euros).

También se prorroga un año más la deducción para los contribuyentes con residencia habitual y efectiva en la Isla de la Palma durante 2025. Esta deducción se deriva de los efectos de la erupción volcánica que se produjo en la isla entre septiembre y diciembre de 2021.

Por último, señalar las deducciones en el IRPF vinculadas a acontecimientos culturales y deportivos de excepcional interés público (por ejemplo, el Año Santo Jacobeo 2027, el centenario de la Generación del 27 o el Gran Premio de Motociclismo de Jerez), aprobados en el Real Decreto-ley 8/2025, de 8 de julio, por los gastos, donaciones y aportaciones que los contribuyentes realicen a estos eventos de acuerdo a la legislación vigente.

Salario mínimo interprofesional: exento

Además, se introduce una nueva deducción por obtención de rendimientos del trabajo. Las personas que ganen menos de 16 576 euros anuales tendrán un descuento de 340 euros. A partir de esta cifra, el descuento se va reduciendo hasta llegar a 0 euros cuando se alcancen los 18 276 euros. De esta forma, se quiere garantizar que los perceptores del salario mínimo interprofesional (SMI) queden exentos del IRPF:

  • Rendimientos íntegros del trabajo iguales o inferiores a 16 576 euros: deducción de 340 euros anuales.

  • Rendimientos íntegros del trabajo entre 16 576 euros y 18 276 euros: deducción de 340 euros menos el resultado de multiplicar por 0,2 la diferencia entre los rendimientos íntegros del trabajo y 16 576 euros.

Deducciones autonómicas

En función del lugar de residencia del contribuyente las deducciones autonómicas aplicables serán distintas, dado que cada comunidad autónoma dispone de su propio régimen fiscal:

Cuestiones a tener en cuenta

En primer lugar, no se debe esperar al último día para para cumplimentar y presentar la declaración, el plazo es de casi tres meses para hacerlo.

Hay que comprobar siempre los datos facilitados por la Agencia Tributaria en el borrador, y rectificar o añadir los que sean necesarios. La responsabilidad de aceptar la información del borrador es exclusiva del contribuyente, que puede ser sancionado por los errores u omisiones que contenga.

En el caso de matrimonios, siempre se debe comparar las declaraciones individuales y la conjunta para saber cuál es la más favorable.

Examinar siempre las deducciones autonómicas según el domicilio de residencia: cada año pueden haber novedades.

Revisar y confirmar los datos bancarios de la domiciliación.

Si la declaración resulta a pagar, es posible fraccionar el pago en dos plazos sin intereses (el 60 % en el momento de la presentación y el 40 % restante en noviembre).

Con carácter general, no se tienen que declarar los ingresos entre particulares recibidos por Bizum u otros medios electrónicos de pago, salvo cuando sean rendimientos sujetos a imposición (como el cobro de alquileres), o ingresos por el pago de bienes y servicios (en el caso de los trabajadores autónomos).

Por su parte, se deben declarar las ganancias o pérdidas por la compraventa de criptomonedas, ya sea a cambio de monedas de curso legal o de otras criptomonedas (permutas).

También se tienen que declarar las ventas de segunda mano en plataformas digitales, pero solo si generan una ganancia patrimonial (es decir, cuando el precio de venta del artículo es superior al de adquisición), lo que no suele ser habitual.

Es importante saber que es posible rectificar, completar o modificar la declaración presentada durante la misma campaña mediante la presentación de una autoliquidación rectificativa. Como novedad, este año también se puede pedir que se tenga por no presentada una declaración cuando no había obligación de declarar, pudiendo recuperar lo pagado indebidamente.

Por último, es recomendable conservar los documentos y facturas durante 5 años, especialmente si dan derecho a una reducción o deducción.

¡Buena campaña de la renta 2025!

The Conversation

Benja Anglès Juanpere no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Campaña de la renta 2025: lo que se debe saber antes de presentar la declaración – https://theconversation.com/campana-de-la-renta-2025-lo-que-se-debe-saber-antes-de-presentar-la-declaracion-278621

Cómo convertir bacterias en fábricas naturales de antioxidantes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María José García López, Investigadora en Biotecnología Industrial y Ambiental, Universidad Rey Juan Carlos

Reactor de cama fluidizado con bacterias fototróficas púrpura (PPB) conectado a un ánodo, cátodo y electrodo de referencia. Experimento de laboratorio. Ladanifer/Shutterstock

Pensar que la alimentación del futuro pueda venir de la mano de microorganismos puede parecernos extraño. Sin embargo, forman parte fundamental de nuestra dieta desde el origen de las civilizaciones. Productos tan cotidianos como la cerveza o el vino ya se elaboraban gracias a procesos microbianos en Mesopotamia hacia el 7000 a. e. c. Y alimentos como el yogur, en los que consumimos microorganismos vivos, forman parte de nuestra mesa desde hace milenios. Surgieron de forma accidental, pues hasta bien avanzado el siglo XIX no se entendieron sus mecanismos biológicos, en los cuales predominan un grupo especial de microorganismos: las bacterias.

Hoy, el interés por las bacterias surge como respuesta a nuevos desafíos: alimentar a una población en crecimiento, desarrollar ingredientes que complementen nuestra dieta y hacerlo en un contexto de recursos limitados y cambio climático. Sequías, eventos extremos y presión sobre los ecosistemas obligan a replantear cómo producimos comida.

En este escenario, las bacterias pueden convertirse en aliados clave para avanzar hacia una producción más eficiente y sostenible.

Bacterias fototróficas púrpura

La producción de biomasa bacteriana con potencial uso como alimento para humanos y animales está en el foco de nuestras investigaciones desde el equipo de Tecnología Química y Ambiental de la Universidad Rey Juan Carlos, como parte del proyecto europeo Purple4Life. Las protagonistas en este proceso son las bacterias fototróficas púrpuras (PPB, por sus siglas en inglés).

Tubos eppendorf con gradiente rojo-anaranjado (carotenoides)
Biomasa de bacterias fototróficas púrpura con distintos tonos rojizos y anaranjados, asociados a la producción de carotenoides,.
M J. García López, D. M. Puyol, A. Prado.

Las PPB pueden crecer en ausencia de oxígeno, utilizar distintas fuentes de energía y producir compuestos de alto valor añadido, como proteínas, nutracéuticos y antioxidantes. Su flexibilidad metabólica permite adaptarlas a distintos sistemas productivos y convertirlas en una verdadera plataforma de desarrollo de bioproductos. Pero lo más innovador no es lo que producen, sino cómo podemos estimular su metabolismo para desarrollar nuevos alimentos más sostenibles.

Bacterias que usan electricidad

En nuestros experimentos, combinamos microbiología y electroquímica, en lo que se conoce como sistemas bioelectroquímicos. En estos dispositivos, las bacterias electroactivas, como las PPB, crecen sobre un electrodo; concretamente en el cátodo, que actúa como donador continuo de electrones.

Sistema bioelectroquímico y electrodo colonizado.
Reactor bioelectroquímico con bacterias fototróficas púrpura creciendo sobre el electrodo. A la derecha, detalle del electrodo colonizado: la biomasa bacteriana utiliza electrones para fijar CO₂ y producir biomasa y compuestos de interés.
M J. García López, D. M. Puyol, A. Prado.

En términos sencillos, suministramos a las bacterias una corriente eléctrica controlada que les aporta los electrones necesarios para su metabolismo. La energía la obtienen de la luz y, gracias a ese apoyo eléctrico, pueden fijar dióxido de carbono (CO₂) como única fuente de carbono. Así no dependen de compuestos químicos costosos, como el hidrógeno, el hierro o el sulfuro, o de compuestos orgánicos solubles, como los ácidos grasos volátiles, que encarecen el proceso y requieren transporte y almacenamiento.

Así, el electrodo funciona como una “fuente de electrones limpia y regulable”, permitiendo dirigir el flujo de poder reductor –transferencia de electrones y protones desde moléculas orgánicas oxidadas (como glucosa) hacia coenzimas– a distintos destinos metabólicos: crecimiento celular, fijación de carbono o producción de compuestos antioxidantes.

Más que un experimento futurista, se trata de aprovechar la capacidad natural de ciertos microorganismos para intercambiar electrones fuera de la célula con su entorno.

Capturar de CO₂ y generar energía

Esta tecnología nos puede plantear una pregunta lógica: ¿es realmente un proceso sostenible? Para responder, hay que considerar que las bacterias, al igual que cualquier otro ser vivo, necesitan carbono para crecer. En lugar de utilizar compuestos orgánicos convencionales, como la mayoría de estos microorganismos, las PPB pueden emplear CO₂, algo en lo que se parecen, en cierto modo, a las plantas.

El CO₂ es uno de los principales gases responsables del efecto invernadero. Además, está presente en el biogás generado en procesos de digestión anaerobia. Aunque el biogás es una fuente renovable de energía, su contenido en CO₂ y otros gases reduce su poder calorífico e impide, en muchos casos, que cumpla los estándares necesarios para su inyección en red.

Integrar bacterias PPB en sistemas bioelectroquímicos permite abordar dos retos al mismo tiempo. Por un lado, la fijación biológica de carbono reduce la concentración de CO₂ en el biogás y contribuye a su purificación y mejora como biometano.

Por otro, ese mismo CO₂ es digerido y transformado en materia prima para generar biomasa alimentaria rica en antioxidantes.

Así, el sistema funciona como una plataforma integrada: mejora una fuente de energía renovable y, simultáneamente, produce ingredientes de alto valor añadido para la industria alimentaria. Es decir, permite que lo que antes era un gas residual de efecto invernadero pase a convertirse en recurso.

Esquema conceptual del proceso.
Esquema del proceso integrado: el CO₂ presente en el biogás se fija biológicamente mediante bacterias fototróficas púrpura en un sistema bioelectroquímico, transformándose en biomasa y antioxidantes como carotenoides y coenzima Q10.
M J. García López, D. M. Puyol, A. Prado.

¿Y por qué nos interesa producir antioxidantes?

Entre los compuestos que las bacterias PPB pueden sintetizar, destacan dos especialmente valiosos: los carotenoides y la coenzima Q10.

Los carotenoides son pigmentos naturales presentes en muchas frutas y verduras, responsables de colores amarillos, naranjas y rojos. Además de su función antioxidante, contribuyen a la protección celular frente al estrés oxidativo, participan en el buen funcionamiento del sistema inmunitario y algunos de ellos actúan como precursores de la vitamina A, esencial para la visión y la salud de la piel.

Por su parte, la coenzima Q10 es un compuesto clave en el metabolismo energético de las células y se utiliza ampliamente en los sectores cosmético y farmacéutico. Destaca por su papel en la producción de energía celular, su capacidad antioxidante y su contribución a la protección cardiovascular y al envejecimiento saludable.

La producción de estos antioxidantes mediante bacterias PPB abre la puerta a obtener ingredientes bioactivos de forma más controlada. Además, es potencialmente más sostenible que mediante métodos tradicionales –como la extracción a partir de plantas, la síntesis química o la fermentación convencional–, conectando biotecnología, salud y alimentación del futuro.

The Conversation

Daniel Melchor Puyol Santos recibe fondos de la Comisión Europea a través del proyecto Purple4Life, financiado en el marco del programa Horizon Europe por la Circular Bio-based Europe Joint Undertaking (CBE JU). El proyecto se desarrolla bajo el Grant Agreement nº 101212806 y tiene una duración de junio de 2025 a mayo de 2029.

Amanda Prado de Nicolás y María José García López no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Cómo convertir bacterias en fábricas naturales de antioxidantes – https://theconversation.com/como-convertir-bacterias-en-fabricas-naturales-de-antioxidantes-275300

3I/ATLAS: el visitante interestelar entre la ciencia y los bulos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Vázquez Monzón, Profesor Ayudante Doctor, especializado en Astrofísica y Astrodinámica, Universidad Loyola Andalucía

El cometa interestelar 3I/ATLAS visto por el telescopio Hubble el 30 de noviembre de 2025. NASA, ESA, STScI, D. Jewitt (UCLA), M.-T. Hui (Shanghai Astronomical Observatory). Image Processing: J. DePasquale (STScI), CC BY

En verano de 2025, los telescopios del sistema ATLAS detectaron un objeto inusual atravesando el sistema solar. Su trayectoria no dejaba lugar a dudas: procedía del espacio interestelar. Bautizado como 3I/ATLAS (C/2025 N1), este cuerpo celeste se convirtió en el tercer visitante confirmado de fuera de nuestro vecindario cósmico, tras Oumuamua y 2I/Borisov. Pero, junto al interés científico, surgió también una oleada de rumores, exageraciones y teorías conspirativas.

Un cometa de otro sistema estelar

Lo que verdaderamente se sabe es bastante sólido: 3I/ATLAS es un cometa interestelar. Su trayectoria es hiperbólica, así que no está ligado gravitacionalmente al Sol; simplemente lo cruza y seguirá su viaje por el espacio. NASA indica además que no supone peligro para la Tierra y que su aproximación más cercana a nuestro planeta fue de unos 270 millones de kilómetros.

Asimismo, las observaciones realizadas desde distintos telescopios han permitido establecer varias características clave:

  • Presenta una coma brillante y cola, signos claros de actividad cometaria.
  • Está compuesto por hielo, polvo y compuestos orgánicos.
  • Al acercarse al Sol, libera gases como agua, dióxido de carbono o metanol.
  • Su tamaño se estima entre cientos de metros y algunos kilómetros.

Más allá de estos datos, el verdadero interés de 3I/ATLAS radica en su procedencia. Se trata de un objeto formado en otro sistema estelar y expulsado luego al espacio interestelar, probablemente como consecuencia de interacciones gravitatorias con planetas masivos.

Su composición química aporta pistas clave sobre ese origen: la abundancia de compuestos volátiles como el CO₂ y el CO sugiere que se formó en un entorno especialmente frío, compatible con regiones externas de discos protoplanetarios alrededor de estrellas de baja masa, como las enanas rojas. En estos entornos, las bajas temperaturas favorecen la formación y conservación de hielos ricos en carbono. Todo ello convierte a 3I/ATLAS en una oportunidad excepcional para estudiar materiales que no han estado sometidos a las condiciones físicas y químicas propias del sistema solar.

Una cápsula del tiempo cósmica

Los científicos consideran estos objetos como auténticas cápsulas del tiempo. A diferencia de los cometas locales, que han evolucionado bajo la influencia del Sol durante miles de millones de años, los interestelares pueden conservar información más “prístina”.

En el caso de 3I/ATLAS, los análisis espectroscópicos han detectado moléculas orgánicas como metanol, metano o cianuro. Estos compuestos son habituales en el espacio y están presentes en muchos cometas del sistema solar, aunque otros estudios sugieren una química distinta.

Cabe matizar que el hecho de que existan moléculas orgánicas no implica la presencia de vida. Más bien indica que los ingredientes químicos básicos necesarios para la vida son comunes en el universo.

Lo que no sabemos

A pesar de los avances, todavía hay muchas incógnitas:

  • Su sistema de origen exacto es desconocido.
  • Su tamaño y estructura interna tienen grandes incertidumbres.
  • Su historia (cómo fue expulsado de su sistema original) sigue siendo objeto de estudio.

Estas lagunas son normales en ciencia, pero en redes sociales suelen convertirse en terreno para especulación exagerada.

Trayectoria hiperbólica de 3I/ATLAS.
theskylive.com

El problema de la desinformación

Desde su descubrimiento, 3I/ATLAS ha sido objeto de múltiples teorías infundadas en redes sociales, desde que se trata de una nave extraterrestre disfrazada de cometa, hasta que muestra movimientos inteligentes o artificiales o que contiene vida alienígena.

Ninguna de estas afirmaciones tiene respaldo científico.

Por ejemplo, los supuestos “movimientos extraños” se explican por la emisión de chorros de gas, un fenómeno perfectamente conocido en cometas. Del mismo modo, las moléculas orgánicas detectadas son comunes en el medio interestelar y no indican actividad biológica.

¿Por qué se difunden estas ideas?

La desinformación en torno a 3I/ATLAS responde a varios factores. Por un lado, el concepto de “objeto interestelar” resulta fascinante, pero poco intuitivo para el público general. Por otro, las narrativas extraordinarias, como la posibilidad de una nave alienígena, tienen un enorme atractivo mediático.

A esto se suma la dinámica de las redes sociales, donde los contenidos más llamativos se difunden más rápido que los análisis rigurosos. En muchos casos, titulares sensacionalistas simplifican o distorsionan resultados científicos reales.

También influye un malentendido frecuente: la ciencia trabaja con incertidumbre. El hecho de que aún no se conozcan todos los detalles sobre 3I/ATLAS no significa que “todo sea posible”, sino que el conocimiento se construye de forma progresiva.

El astrofísico Avi Loeb, uno de los principales impulsores de interpretaciones controvertidas que han contribuido a la desinformación en torno al cometa interestelar 3I/ATLAS.
Christopher Michel., CC BY

La importancia del pensamiento crítico

El caso de 3I/ATLAS pone de manifiesto la necesidad de distinguir entre evidencia y especulación. En ciencia, las hipótesis deben contrastarse con datos observacionales. Y, cuanto más extraordinaria es una afirmación, mayor debe ser el nivel de prueba exigido.

Hasta la fecha, todas las observaciones coinciden en que 3I/ATLAS es un cometa natural, sin indicios de artificialidad ni de fenómenos inexplicables.

Eso sí, puede enseñarnos muchas cosas. Para empezar, el cometa podría ser extraordinariamente antiguo. Al haberse formado en otro sistema estelar y haber vagado durante millones (o miles de millones) de años por el espacio interestelar, es posible que parte de su material sea anterior al propio sistema solar e, incluso, comparable en antigüedad a la Vía Láctea. En este sentido, constituye un fragmento de historia galáctica que ha sobrevivido a la formación de planetas, a su expulsión gravitatoria y a largos viajes por el medio interestelar.

The Conversation

Carlos Vázquez Monzón ha recibido fondos de la Unión Europea-NextGenerationEU, y de la Xunta de Galicia bajo la beca ED 431B 2020/38

ref. 3I/ATLAS: el visitante interestelar entre la ciencia y los bulos – https://theconversation.com/3i-atlas-el-visitante-interestelar-entre-la-ciencia-y-los-bulos-279579

La decisión del COI y la discriminación a mujeres trans

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Martínez-Corcuera, Lecturer in Communication Studies. Researcher on hate speech: racism, sexism, LGTBIphobia… in the news media, sports, advertising…, Universitat de Vic – Universitat Central de Catalunya

kovop/Shutterstock

La decisión del Comité Olímpico Internacional (COI) de excluir a las mujeres trans del deporte olímpico vulnera derechos, espacios de inclusión y compromete el deporte como ámbito social orientado a la equidad, la diversidad y la cohesión social.

Las divisiones binarias son construcciones sociales e institucionales amparadas en normas, valores y decisiones políticas, pero el COI quiere definir qué cuerpos son legítimos en categorías femeninas.

La competición se ha organizado en categorías sexuales binarias asumiendo diferencias claras y universales entre hombres y mujeres. Sin embargo, la investigación científica expone realidades biológicas más complejas. El sexo no es una variable única y deben considerarse otras dimensiones (cromosomas, hormonas, anatomía, desarrollo…), que no siempre coinciden.

El COI, frente a esta complejidad, establece políticas deportivas simplistas. Las pruebas genéticas como criterio central de clasificación competitiva han sido cuestionadas por falta de rigor e implicaciones éticas.

El COI se justifica en la equidad, es decir, asume que las mujeres trans podrían tener ventajas derivadas de la pubertad masculina. Sin embargo, este debate también es discutido. De acuerdo con algunos estudios, características fisiológicas, como la masa muscular o la densidad ósea pueden persistir tras la terapia hormonal. Sin embargo, estos efectos varían con el tiempo, el entrenamiento y el contexto social.

Así, no existe un consenso científico y las evidencias son contradictorias. El propio COI (2021) establecía que no podía asumirse una ventaja automática basada en el sexo o la identidad de género. La ciencia no ha cambiado de opinión. El COI, sí.

¿Y las personas intersexuales?

La complejidad de las realidades biológicas incluye personas intersexuales, con diferencias del desarrollo sexual. Son variaciones biológicas naturales en características sexuales de tipo cromosómicas, gonadales u hormonales. Y no siempre se ajustan a las definiciones típicas de “masculino” o “femenino”.

Muchas personas intersexuales no son conscientes de su condición. En algunos casos, estas variaciones no presentan signos visibles y solo se identifican mediante pruebas médicas específicas. Por tanto, implementar controles genéticos obligatorios podría afectar a mujeres que son social, legal y personalmente reconocidas como mujeres.

Mujeres como Caster Semanya han sufrido regulaciones específicas durante décadas. Ha sido sometida a controles hormonales y ha enfrentado décadas de procesos legales. Su historia es ejemplo de la discriminación de políticas deportivas .

Las agresiones sufridas por las boxeadoras Imane Khelif o Lin Yu-ting en los Juegos Olímpicos de París 2024 mantienen vigente estas violencias. Curiosamente, las medidas de verificación de género impactan desproporcionadamente contra mujeres del Sur Global.

Impacto de la discriminación

El acceso al deporte está reconocido en marcos internacionales. UNESCO, por ejemplo, lo considera parte del derecho a la salud y al bienestar. Limitar este acceso no puede argumentarse en evidencias científicas incompletas o decisiones políticas discrecionales.

Más allá de la competición, el deporte es un espacio de socialización, identidad y pertenencia. La exclusión de mujeres en el deporte de élite envía un mensaje claro a la sociedad. Define quién puede participar y quién queda fuera.

¿Y las personas jóvenes? Para muchas mujeres trans, el deporte puede ser un espacio clave de integración, de reconocimiento y bienestar. La imposición de pruebas genéticas y la exclusión institucional refuerza el estigma. Además, fomenta el abandono deportivo y limita oportunidades de desarrollo personal y social.

Para el Canadian Centre for Ethics in Sport las políticas restrictivas pueden tener consecuencias negativas para la salud mental y el bienestar de las personas trans. Y recuerda que la participación deportiva es un derecho y no un privilegio condicionado.

Evolucionar más allá del binarismo

Múltiples investigaciones proponen modelos alternativos para combinar equidad e inclusión más allá de categorías binarias. Estas clasificaciones valoran el rendimiento, la capacidad aeróbica o la masa corporal. Otras plantean sistemas multidimensionales. En deportes de combate, como el boxeo, ya existen categorías por peso, edad o nivel. Incorporar nuevas variables no sería necesariamente una ruptura, sino una evolución del sistema.

La solución no es sencilla. Los modelos alternativos también presentan desafíos y pueden generar nuevas formas de exclusión. Pueden ser difíciles de implementar. Y pueden requerir recursos técnicos y organizativos significativos. Sin embargo, al ignorar estas posibilidades aceptamos el sistema actual como única opción. Y eso no es cierto.

Este artículo se ha realizado con la colaboración de Masoume Mohammadi, PhD en Sports Management (Mazandaran University, Irán), y Shahriar Nazari Radgiglou, PhD student en Medical Physiology (Çukurova University, Turquia).

The Conversation

Raúl Martínez-Corcuera no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La decisión del COI y la discriminación a mujeres trans – https://theconversation.com/la-decision-del-coi-y-la-discriminacion-a-mujeres-trans-279691

Así afectan las quemas prescritas a la calidad del aire y a la salud de los bomberos forestales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Diana Rodríguez Rodríguez, Profesora Titular de Universidad, Universidad de Castilla-La Mancha

El fuego controlado, como este realizado en la provincia de Toledo, es necesario para revenir incendios, pero emite compuestos contaminantes. Diana Rodríguez, CC BY-SA

Solemos asociar el fuego al verano, pero durante buena parte del año también se trabaja para prevenir los incendios forestales. La gestión forestal se intensifica en las estaciones frías, cuando las condiciones son más seguras para aplicar fuegos técnicos en entornos controlados. Entre estas herramientas destacan las quemas prescritas, fundamentales para reducir el exceso de combustible vegetal.

Fuego en un entorno con pastos secos y pinos
Quema prescrita en la provincia de Albacete.
Diana Rodríguez, CC BY-SA

Las quemas prescritas son incendios planificados de baja intensidad, realizados fuera de la temporada de alto riesgo, en condiciones meteorológicas determinadas (ventana de prescripción) y dirigidos por personal especializado. Su objetivo es eliminar parte del combustible acumulado y prevenir la propagación de futuros incendios forestales cuando llega el calor. Diversos estudios han demostrado que las áreas tratadas con quemas prescritas presentan una menor severidad si se declara un incendio.

Además de su función preventiva contra incendios, las quemas prescritas ofrecen beneficios ecológicos como despejar suelos invadidos por vegetación no deseada para recuperar pastizales, regenerar especies vegetales y facilitar el acceso del ganado a matorrales.

Causas y agravantes de los incendios forestales

El interés de aplicar este tipo de fuego técnico se hizo evidente el pasado agosto, cuando España sufrió una de las peores olas de incendios de los últimos años, sumando mas 390 000 hectáreas entre las diferentes comunidades autónomas.

Las condiciones que contribuyeron a aquella catástrofe son claras: altas temperaturas, abundante vegetación seca (combustible) tras una primavera húmeda y vientos intensos. El resultado fue la rápida expansión del fuego por zonas rurales, espacios naturales e incluso áreas habitadas.

Los incendios forestales tienen múltiples causas, desde la gestión del territorio hasta acciones humanas accidentales o provocadas. Sin embargo, el cambio climático intensifica su frecuencia y gravedad. Las olas de calor son más extremas, los periodos de sequía se prolongan y los ecosistemas se vuelven más vulnerables. Este conjunto de factores convierte al paisaje en un polvorín.




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El impacto en la salud

Más allá de los daños humanos y materiales, existe un impacto menos visible pero crucial: la degradación de la calidad del aire por el humo.

La prevención y extinción de incendios forestales es una actividad que implica riesgos significativos para la salud y la seguridad de los equipos de intervención. Aunque las quemas prescritas se realizan de forma planificada y bajo condiciones controladas, ambas situaciones, quemas prescritas e incendios forestales, generan contaminantes atmosféricos. Evidentemente, en menor cantidad en las primeras.

Uno de los mayores riesgos para los bomberos forestales es la exposición al humo, que contiene partículas y gases tóxicos. Estos contaminantes pueden provocar irritación respiratoria, mareos o fatiga, y a largo plazo favorecer problemas pulmonares o cardiovasculares.

Aunque existen equipos de protección respiratoria capaces de filtrar tanto partículas como gases, su uso prolongado no siempre es viable. El calor, el esfuerzo físico de los bomberos y la compatibilidad con otros elementos de protección hacen difícil llevarlos durante toda la operación de extinción del incendio.




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Más allá del fuego: los incendios forestales plantean nuevos desafíos para la salud pública


¿Qué gases contiene el humo?

Una mano sostiene un dispositivo formado por un cilindro y un tubo de plástico unido a un cajetín azul
Dispositivo para medir los compuestos orgánicos volátiles emitidos.
Diana Rodríguez, CC BY-SA

Para evaluar el riesgo que las quemas prescritas suponen para los bomberos, llevamos a cabo una investigación midiendo compuestos orgánicos volátiles (COVs) en dos quemas prescritas, una en Albacete (16 hectáreas) y otra en Toledo (2 hectáreas). En Castilla-La Mancha, estas prácticas son implementadas por el plan infocam.

Los COVs medidos en el humo pertenecen principalmente a tres grupos de compuestos:

  • Oxigenados, con concentraciones de 2 034 µg/m³ en Albacete y 1 663 µg/m³ en Toledo. Entre ellos destaca el ácido acético, que produce irritación de ojos y piel y daños respiratorios.

  • Aromáticos, con niveles de 388 µg/m³ en Albacete y 125 µg/m³ en Toledo. Destaca el benceno, cancerígeno y sin nivel seguro de exposición.

  • Nitrogenados, con valores de 142 µg/m³ en Albacete y 24 µg/m³ en Toledo. En este caso destaca el acetonitrilo, que causa irritación de vías respiratorias y síntomas como náuseas o mareos.

Como era de esperar, las concentraciones fueron más elevadas en la quema prescrita de mayor superficie, en Albacete. En un incendio real, estas concentraciones serían considerablemente más altas y peligrosas, tanto para los equipos de extinción como para la población expuesta al humo.




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Cómo afectan los incendios forestales a la salud de la población incluso en lugares alejados


Incluso el fuego controlado reduce la calidad del aire

Las quemas prescritas son una herramienta imprescindible para reducir el riesgo de incendios forestales cada vez más intensos. Aun así, incluso el fuego controlado deteriora la calidad del aire y expone a los servicios de extinción a contaminantes que no siempre pueden evitar por completo, ya que los equipos de protección respiratoria son difíciles de utilizar en condiciones reales de trabajo.

Por eso, además de mejorar la protección disponible, es fundamental apostar por una gestión forestal que reduzca la carga de combustible y haga los paisajes más resilientes. Solo así podremos disminuir los riesgos para los ecosistemas y para las personas que trabajan en su defensa. Esto incluye, además de quemas prescritas, actuaciones como aclarar y desbrozar la vegetación (tratamientos selvícolas), usar ganado para reducir matorral (pastoreo dirigido) y crear paisajes más variados y menos continuos (paisajes en mosaico).


Este artículo ha sido elaborado en colaboración con Marta Cuerva del Álamo, contratada a cargo del Programa Investigo.


The Conversation

Diana Rodríguez Rodríguez recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, referencia PID2024-155536OB-I00 y del Plan Propio de Investigación (UCLM), referencia 2025-GRIN-38481

Beatriz Pérez Ramos recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, referencia PID2024-155536OB-I00; de la Consejería de Educación, Cultura y Deportes (JCCM), referencia SBPLY/23/180225/000118/2; y del Plan Propio de Investigación (UCLM), referencia 2025-GRIN-38496.

Alfonso Aranda Rubio y Bernabé Ballesteros Ruiz no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Así afectan las quemas prescritas a la calidad del aire y a la salud de los bomberos forestales – https://theconversation.com/asi-afectan-las-quemas-prescritas-a-la-calidad-del-aire-y-a-la-salud-de-los-bomberos-forestales-279119

Nuevas series mexicanas rescatan a ‘Chabelo’ y al ‘Chavo’, pero sin el poder social de la televisión del siglo XX

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Martín Flores Almendárez, PTC Asociado "B"; Especialista en Capital Humano e integrante del CA en Gestión, Innovación Educativa y Tecnología, Universidad de Guadalajara

Roberto Gómez Bolaños en _El Chavo del 8_. Televisa

Durante décadas, la vida en México parecía detenerse cada domingo. Las familias buscaban sintonizar a Xavier López Rodríguez, “Chabelo” (el programa En familia con Chabelo permaneció 48 años en antena), o reír con las peripecias de El Chavo del 8, creación de Roberto Gómez Bolaños.

Ambos fueron más que un simple entretenimiento televisivo de fin de semana y funcionaron como una institución de educación informal para toda la población. Sus historias estandarizaron valores y comportamientos en millones de hogares ya que, bajo la risa mecánica, operaba un potente mecanismo de unión social.

Este fenómeno permitió que sociedades fragmentadas compartieran arquetipos comunes. Las personas aprendieron sobre la resiliencia ante la escasez económica y adoptaron un modelo tradicional en torno a la unidad familiar nuclear.

Sin embargo, el proceso también tuvo un rostro menos amable. El contenido cristalizó jerarquías sociales que aún persisten hoy y su huella quedó grabada profundamente en el ADN cultural de varias generaciones.

La tendencia actual de recuperar para la pantalla la vida de figuras referenciales de la cultura popular ha devuelto al primer plano a Gómez Bolaños, fallecido en 2014, gracias al biopic estrenado recientemente en la plataforma HBO Max. Y se anuncia ya la preparación de otra bioserie sobre la vida del creador de “Chabelo”, quien murió en 2023.

Tráiler oficial de la serie sobre Roberto Gómez Bolaños (‘Chespirito’ y ‘El chavo del 8’)

Ritual y repetición para construir comunidades imaginadas

El éxito de la televisión mexicana no fue solo comercial; también debemos analizarla como una estructura de socialización muy efectiva. Los medios cubrieron los espacios donde las instituciones del Estado no llegaban.

Durante años, estos programas construyeron un fuerte sentido de pertenencia regional a través del uso del ritual y la repetición constante. Estos son elementos clave en la formación de “comunidades imaginadas”, concepto desarrollado originalmente por el historiador Benedict Anderson. La pantalla chica unió a personas que nunca se conocerían físicamente. Sus métodos de enseñanza social fueron distintos, pero muy complementarios entre sí.

‘Chabelo’: el aprendizaje del consumo y el orden familiar

El programa dominical por excelencia, En familia con Chabelo, fue un manual de comportamiento social. La producción educaba a la infancia en roles económicos y familiares específicos. La interacción con los llamados “cuates” (colegas) establecía una estructura de autoridad clara.

Se emitió desde 1967 hasta 2016 entre las 7 y las 10 de la mañana de los domingos por el canal 2 (Canal de las Estrellas) de Televisa y durante décadas lideró las audiencias televisivas de México. Su contenido incluía números musicales, juegos concursos y la intervención de un invitado especial.

El respeto al patriarca era el eje central de cada emisión. Según las investigaciones, estos medios actuaron como un currículo formativo paralelo. Las niñas y niños aprendían reglas que la escuela no impartía.

La famosa “catafixia”, la sección del programa de Chabelo en la que se intercambiaban premios, constituía una lección sobre la toma de decisiones. El público aprendía a negociar bajo una lógica de riesgo y recompensa, donde se fomentaba una suerte de meritocracia a partir del juego y el azar.

Algunos estudios aportan una visión crítica necesaria. La televisión preparaba a la ciudadanía para ser un sector de consumo responsable. También formaba personas disciplinadas dentro del modelo de la familia tradicional.

Este entrenamiento no era opcional para quienes encendían el televisor. Los valores de la marca y el producto se mezclaban con el afecto familiar y el consumo se convirtió así en un ritual dominical sagrado.

‘El Chavo del 8’: resiliencia y gramática de la solidaridad

Por otro lado, la creación de Roberto Gómez Bolaños tuvo un enfoque distinto. Se trataba de una comedia situacional mexicana, que permaneció ocho años en antena (1973-1980), también a través del canal 2 de Televisa. Narraba las vivencias de un grupo de personas que habitan una vecindad mexicana. Su protagonista, el Chavo (el chiquillo), cometía travesuras junto con sus amigos. Estas ocasionaban malentendidos y discusiones entre los mismos vecinos, teñidas de sentido cómico y resueltas casi siempre de forma amable.

La popularidad de El chavo del 8 corrió como un reguero de pólvora por toda Latinoamérica y otras regiones, con picos de audiencia de 350 millones de espectadores. Se realizaron traducciones a 50 idiomas y en 2011 todavía podía verse en 20 países. En España, ha sido emitida en diversas épocas por La 2, Canal Sur y Popular TV.

La serie realizó una labor de formación política desde la escasez económica. Mientras uno educaba para comprar, el otro enseñaba a sobrevivir sin nada.

El espacio de la vecindad funcionó como una radiografía de la división de clases. Esta idea es respaldada por diversos análisis sociológicos. La audiencia aprendía a normalizar la falta de recursos mediante el humor.

La principal lección impartida en este espacio era la resiliencia constante. El programa permitió una mezcla cultural donde la gente validaba su propia realidad. La risa compartida actuaba como un bálsamo ante las dificultades cotidianas.

Se generó una gramática de la solidaridad. Los personajes practicaban el perdón después de cada conflicto o golpe. Esto enseñó mecanismos de supervivencia colectiva muy valiosos para la época.

El apoyo vecinal era la única red de seguridad real existente. Las personas aprendieron que la unión del grupo permitía superar el hambre. Este mensaje caló hondo en una región marcada por la desigualdad.

Toda este relato compartido acerca de lo social y lo popular conecta con el concepto de hibridación cultural, que acuñara el escritor y antropólogo argentino Néstor García Canclini a finales de los 80. La radio, el cine y la televisión permitieron, según este autor, traducir y reinterpretar la idea de nación desde el sentimiento y la cotidianidad.

Del espacio común al aislamiento digital

El panorama actual de las plataformas digitales muestra limitaciones muy serias. Estos servicios han fallado en generar un nivel similar de unión social y ya no existe un fuego de campamento que reúna a toda la nación.

El sistema contemporáneo opera bajo una lógica de segmentación extrema. Los algoritmos nos ofrecen solo aquello que ya nos gusta o conocemos, lo que nos encierra en burbujas que limitan nuestra visión del mundo exterior. La personalización, aunque ofrece una diversidad de contenidos sin precedentes, diluye la posibilidad de una alfabetización social colectiva.

En la era de Netflix o TikTok, ya no compartimos una “vecindad” con el otro; consumimos nichos que refuerzan nuestra individualidad pero debilitan el tejido de lo común. Los expertos advierten sobre los peligros de esta fragmentación.

Antes, el diálogo en la oficina o la escuela era universal. Todos hablaban del mismo concurso o del mismo chiste del día anterior. Hoy, cada persona habita un universo narrativo distinto y solitario.

El fin de la plaza pública

La televisión de antaño no fue un simple aparato electrónico en casa. Debemos reconocerla como un agente de formación humana muy potente porque su influencia moldeó la forma en que amamos y convivimos.

Esta educación masiva funcionó bajo una paradoja muy compleja: consolidó jerarquías injustas pero ofreció consuelo a los más desfavorecidos. Fue el único pegamento social capaz de unir a una región herida.

Al perder estos referentes, el riesgo de atomización social se vuelve muy alto. El consumo digital nos separa en grupos pequeños y cerrados de opinión.

El resultado es una sociedad con acceso infinito a la información, pero con una alarmante carencia de narrativas compartidas que nos permitan, como antaño, entendernos como un cuerpo social unificado ante las crisis.

The Conversation

Juan Martín Flores Almendárez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Nuevas series mexicanas rescatan a ‘Chabelo’ y al ‘Chavo’, pero sin el poder social de la televisión del siglo XX – https://theconversation.com/nuevas-series-mexicanas-rescatan-a-chabelo-y-al-chavo-pero-sin-el-poder-social-de-la-television-del-siglo-xx-279306

Pobreza y desigualdad en Guatemala: un problema de siglos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iker Saitua, Associate Professor, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

Vendedoras de frutas y verduras en el mercado central de Ciudad de Guatemala. Giongi/Shutterstock

Aunque Guatemala cuenta con suelos fértiles, recursos mineros e hidroeléctricos, según datos del Banco Mundial es un país pobre: alrededor del 10 % de la población vive con menos de 3 dólares al día, y el 56 % de la población vive en hogares cuyos ingresos no alcanzan el umbral necesario para cubrir las necesidades básicas. Es uno de los porcentajes más altos de Centroamérica.

Guatemala no es pobre por mala suerte ni por falta de recursos, sino porque sus instituciones fueron diseñadas para extraer riqueza, no para crearla. Y ese diseño lleva funcionando desde la Conquista, como documentaron los economistas Daron Acemoglu y James Robinson en 2012 en su libro Por qué fracasan los países.

Tras la independencia, y reforzado por las reformas liberales de finales del siglo XIX –que promovieron la creación de latifundios cafetaleros y un sistema de trabajo forzado para la población indígena–, el poder político y económico quedó concentrado en una minoría. En 1944, la Revolución de Guatemala puso fin a décadas de gobiernos dictatoriales e intentó alterar ese equilibrio mediante reformas laborales y agrarias. Pero, aunque el sistema político se abrió, las élites lograron adaptarse y conservar una influencia decisiva sobre el Estado.

Instituciones que extraen

Acemoglu y Robinson distinguen entre dos tipos de instituciones (entendidas como las reglas del juego que rigen el funcionamiento de una economía): las inclusivas, que distribuyen oportunidades ampliamente y generan crecimiento, y las extractivas, organizadas para concentrar la riqueza en manos de una élite a costa del resto.

Guatemala es, para estos autores, un claro ejemplo de economía extractiva en el hemisferio occidental.

Los datos lo confirman. Desde 1980, Guatemala recauda impuestos equivalentes a poco más del 12 % de su PIB, una cifra que en cuatro décadas ha permanecido casi inamovible mientras Colombia ha pasado del 10 al 22 %, y Ghana ha cruzado y superado a Guatemala. La media latinoamericana actual sobrepasa el 21 %.

El índice de democracia igualitaria de V-Dem –que mide en qué medida el poder político está distribuido por igual entre grupos sociales– sitúa a Guatemala en 0,30 sobre 1 en 2024, frente a una media mundial de 0,37.




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La trampa del talento exportado

El dato más revelador sobre el fracaso institucional guatemalteco está en las remesas. En 2024, según los datos del Banco de Guatemala, los guatemaltecos emigrados enviaron a sus familias más de 25 000 millones de dólares, el 21,1 % del PIB nacional. Más que la inversión extranjera directa y que los ingresos por exportaciones.

Esto no habla de falta de capacidad, sino de una economía que no puede absorber productivamente a su propia población. Así, el talento no desaparece: se exporta.

Por qué las reformas no funcionan

Guatemala ha intentado reformarse repetidamente: en 1944 (cuando se abrió una etapa de profundas reformas sociales), en 1985 (la transición a la democracia tras décadas de gobiernos militares), en 1996 (los Acuerdos de Paz que pusieron fin al conflicto armado interno) y en 2015 (las movilizaciones anticorrupción que forzaron la renuncia del presidente Otto Pérez Molina). Estos episodios abrieron ventanas de reforma que no lograron alterar de forma duradera las estructuras de poder. Cada intento ha sido absorbido, revertido o capturado antes de producir un cambio duradero. ¿Por qué?

El politólogo Paul Pierson lo explica con el concepto de dependencia de trayectoria (path dependence): las instituciones generan ventajas que se refuerzan a sí mismas. Cuanto más tiempo lleva funcionando un sistema extractivo, más actores organizan sus intereses a su alrededor y más caro resulta cambiarlo. No porque el sistema sea bueno, sino porque se instaló primero.

En 2019, según la UNODC, el 25 % de los guatemaltecos que tuvieron contacto con un funcionario público afirmaron que se les pidió pagar, y en algunos casos pagaron, un soborno. En el Índice de Percepción de la Corrupción 2025 de Transparency International, Guatemala obtiene 26 puntos sobre un máximo de 100 y ocupa el puesto 142 de 182, situándose en el tercio inferior del ranking mundial.

El FMI subrayó en 2024 la urgencia de que Guatemala avance en reformas estructurales, advirtiendo de que su implementación “no puede esperar”.

Salir del hoyo

Acemoglu y Robinson no son deterministas. Documentan casos en que la trampa se rompió: Corea del Sur, Botsuana, Estonia. En todos ellos hubo una coalición amplia con intereses genuinos en instituciones inclusivas y una coyuntura que alteró el equilibrio de poder de forma suficientemente profunda.

Una permanente situación de pobreza no tiene por qué ser el destino del país. Pero tampoco se sale del hoyo sin entender por qué se cayó en él.

The Conversation

Iker Saitua no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Pobreza y desigualdad en Guatemala: un problema de siglos – https://theconversation.com/pobreza-y-desigualdad-en-guatemala-un-problema-de-siglos-278624

¿Es compatible la crianza positiva con una mala comunicación en pareja?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco José Rubio Hernández, Profesor de métodos de investigación y diagnóstico en educación, Universidad Autónoma de Madrid

fizkes/Shutterstock

Una noche cualquiera, una madre atiende con paciencia y cariño a su hija de 7 años a quien acompaña para irse a la cama contándole un cuento. Su padre le da las buenas noches tras charlar con ella brevemente sobre las anécdotas del día y planes para el fin de semana en familia. Pasados unos minutos, en la cocina, el tono entre los dos progenitores cambia radicalmente. Uno recrimina al otro alguna tarea no realizada y la respuesta es claramente defensiva y hostil. Para ellos es una interacción habitual cuando la niña no está presente, no se trata de una discusión por un motivo importante.

Esta forma de comunicación negativa es habitual en muchos hogares españoles, según hemos podido observar en nuestro estudio reciente entre 310 padres y madres de la región de Murcia. En una cultura como la española, que suele valorar el papel de la familia como un espacio de afecto y comprensión, la convivencia diaria, el estrés y la falta de tiempo parecen moldear patrones comunicativos muy distintos.

Y lo más interesante es que simultáneamente los progenitores sí despliegan altos niveles de cariño, apoyo y comunicación positiva hacia los hijos. Esta paradoja –mucho afecto hacia los hijos, poca calma entre los adultos– es una de las claves de la dinámica familiar actual.

Cuando discutir se convierte en hábito

En España, distintos estudios han evaluado la comunicación en la pareja midiendo niveles de respeto, calidad del diálogo o habilidades de gestión de conflictos. Algunos de sus resultados apuntaron cuestiones de interés tales como:

  • El estilo comunicativo negativo obtuvo las puntuaciones más altas entre los participantes.

  • Muchos progenitores reconocieron que gritan cuando discuten, insultan en momentos de tensión y muestran poca paciencia.

  • También se identificó la tendencia a comunicar antes lo negativo que lo positivo respecto a la pareja.

Estas respuestas no representan casos aislados: constituyen el patrón más frecuente. En las parejas con más de 40 años juntas, el estilo negativo es aún más prevalente.

Este tipo de comunicación refleja tensiones acumuladas, dificultades para gestionar el estrés cotidiano y patrones de interacción que, con el tiempo, se normalizan. Aunque no implica conflictos graves, sí sugiere que la convivencia se sostiene a menudo en dinámicas cargadas de reactividad emocional. Es decir, en respuestas a menudo agresivas, inmediatas y poco medidas.

Hacia los hijos mostramos lo mejor de nosotros

Paradójicamente, cuando se analizan las prácticas de parentalidad positiva, los resultados son mucho más favorables. Los progenitores obtienen las puntuaciones más altas en dos dimensiones: afecto y reconocimiento, donde destacan acciones como demostrar cariño, celebrar logros o reforzar la autoestima; y actividades compartidas, como pasar tiempo en familia, apoyar actividades extraescolares o compartir comidas.

En estas áreas, las familias muestran un desempeño notablemente alto. Esto sugiere que, aunque la comunicación entre adultos tenga tensiones, los hijos reciben una experiencia emocional cálida y cuidada.

Las puntuaciones más bajas, en cambio, se concentran en control del estrés y comunicación, especialmente mantener la calma en momentos de conflicto. También en implicación familiar organizada, como la resolución conjunta de problemas o la planificación familiar.

Aquí se refleja la dificultad de sostener la calma en el día a día. La crianza requiere una energía emocional que a menudo compite con las exigencias laborales, económicas y personales, lo cual se traduce en respuestas impulsivas o tensas, sobre todo entre los adultos.




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Habilidades para gestionar los conflictos, clave en las parejas adolescentes


Relación entre comunicación conyugal y crianza

En el estudio se examinó también la relación entre los estilos comunicativos y los principios de parentalidad positiva. Aunque las correlaciones fueron débiles, se identificaron asociaciones consistentes. Un estilo comunicativo negativo se vincula con peores puntuaciones en implicación familiar, actividades compartidas y control del estrés; mientras que un estilo comunicativo positivo se asocia con mejores niveles de afecto, reconocimiento y regulación emocional.

Esto significa que, aunque los hijos reciban afecto, la relación entre adultos tiene repercusiones en la experiencia global de la crianza: la falta de coordinación, la frustración o la comunicación tensa dificultan establecer normas con calma o responder de forma coherente a los comportamientos de los menores.

Proteger el bienestar psicológico de los hijos

Las preguntas abiertas del estudio permitieron conocer las inquietudes principales de los progenitores respecto de sus hijos. Las más mencionadas fueron proteger o fortalecer su autoestima, respeto y confianza; educarlos en valores como responsabilidad, empatía o esfuerzo; ayudarlos a la gestión emocional, incluida la frustración y autocontrol; acompañarlos y tener buena comunicación con ellos y protegerlos de influencias negativas como amistades, pantallas o riesgos sociales.

Estas preocupaciones reflejan que las familias están muy orientadas a proteger el bienestar psicológico de sus hijos, incluso más que a cuestiones académicas o disciplinarias. El clima emocional se percibe como el eje central del desarrollo infantil.

Por ejemplo, ante conductas inadecuadas de los hijos, los progenitores mayoritariamente optan por hablar, explicar, razonar y buscar soluciones conjuntas. De forma menos frecuente, recurren a estrategias más verticales como gritar, castigar o reprender. La convivencia de ambos estilos muestra una transición: las familias intentan educar desde el diálogo, pero el estrés cotidiano a veces activa respuestas más reactivas.

Comunicarse mejor: bueno para todos

El estudio ofrece una conclusión clara: somos muy afectuosos con nuestros hijos, pero nos cuesta mucho comunicarnos con calma entre adultos.
La comunicación negativa no implica falta de amor, sino falta de herramientas para gestionar el estrés, el cansancio y la vida cotidiana. Fortalecer la comunicación en la pareja –con formación, conciencia emocional y espacios de diálogo– puede ser clave para mejorar el bienestar familiar en su conjunto.

Por otro lado, estudios recientes confirman que la exposición de los menores a formas hostiles de conflicto entre sus madres y padres afecta a cómo ellos a su vez reconocen y procesan las emociones. Los conflictos persistentes se asocian con actitudes más retadoras o agresivas por parte de los niños y adolescentes.

La violencia intrafamiliar también es un factor de riesgo de acoso escolar (tanto para agresores como para víctimas), y sentimientos de soledad y timidez en la adolescencia.

Cuidar el entorno familiar y manejarlo desde una comunicación asertiva, comprensiva y amable entre los progenitores es muy importante. Del mismo modo, aplicar esta forma de comunicación con los hijos e hijas también resulta fundamental, pues ambas prácticas contribuyen a un mejor desarrollo y a una mejor salud mental.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Es compatible la crianza positiva con una mala comunicación en pareja? – https://theconversation.com/es-compatible-la-crianza-positiva-con-una-mala-comunicacion-en-pareja-277750

Arbitraje: ¿por qué las disputas multimillonarias entre Estados y empresas no llegan a los tribunales?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lucia Diaz-Cameselle, Legal Researcher in International Trade and Maritime Law, Universidade de Vigo

Alones/Shutterstock

El arbitraje internacional rara vez ocupa titulares, pero decide pleitos que pueden sacudir economías enteras. Es una forma de resolver conflictos basada en una idea simple: solo existe si las partes lo aceptan. En vez de ir a un juzgado, acuerdan que su disputa la decidan uno o varios árbitros, que actúan como tribunal privado y dictan una decisión final llamada laudo.

En 2024, las principales instituciones arbitrales tenían pendientes 386.000 millones de euros. Es decir, más de 30 veces los ingresos conjuntos de los 20 clubes de fútbol más grandes del mundo en la temporada 2024-2025.

Qué es el arbitraje y cómo funciona

El arbitraje puede llegar de dos maneras. La más común es por adelantado, con una cláusula arbitral dentro de un contrato (por ejemplo, en un acuerdo de energía, construcción o financiación). La otra es después, cuando el problema ya estalló y las partes firman un acuerdo específico para someter esa disputa a este mecanismo.

¿Por qué lo prefieren Estados y empresas? Por varias razones:

  • Neutralidad: en un pleito internacional nadie quiere jugar “en campo contrario”. Con el arbitraje, ambas partes eligen dónde y quién decide el caso. Esto es clave cuando una de las partes es un Estado o el conflicto gira en torno a decisiones públicas (energía, minería, grandes obras, etc).

  • Especialización: así se evita un juez “que ve de todo”. El arbitraje ofrece la posibilidad de elegir árbitros experimentados que entienden el sector y el tipo de contrato. Esto ahorra tiempo y reduce errores, especialmente en disputas que requieren alto grado de conocimientos técnicos.

  • Ejecutabilidad internacional: ganar no sirve de mucho si luego el cobro es difícil. La ventaja del arbitraje es que el laudo suele ser más fácil de reconocer y ejecutar en otros países que una sentencia extranjera, gracias a reglas internacionales, como la Convención de Nueva York, de 1958.

  • Mayor control por las partes: en el arbitraje, el proceso suele ser más flexible. Las partes y el tribunal ajustan calendarios, pruebas y audiencias del caso. Eso no siempre lo hace más “rápido”, pero sí resulta más previsible que los tribunales tradicionales, especialmente con el grado de saturación que sufren actualmente.

  • Confidencialidad: en general, el laudo no es público por defecto. El arbitraje ocurre fuera del foco público y la información solo se filtra si las partes lo acuerdan o en casos muy concretos (por ejemplo, en algunos casos en los que una de las partes es un Estado).

El mapa global: dónde y quién arbitra

Hablar de “las mayores instituciones” es delicado porque no todas publican cifras, ni las calculan igual. Por ejemplo, algunas cuentan solo lo que reclama quien presenta el caso y otras suman también lo que reclama la otra parte. Además, algunas gestionan, sobre todo, arbitrajes nacionales, que no son comparables con centros dedicados a disputas internacionales.

Aun así, con los datos públicos de 2024 sobre “importe en disputa” (o equivalente) se puede dibujar un mapa bastante claro.

Algunos casos relevantes

Uno de los casos relevantes es el de España ante el arbitraje internacional por la cuestión de las ayudas públicas a las renovables, que luego les fueron retiradas. Tras el recorte a las renovables de 2013, España acumula 51 reclamaciones por 10 635 millones de euros. Ya hay laudos que, en conjunto, ordenan pagos por alrededor de 1 514 millones. Ahora el problema ya no es solo el laudo, sino el pago: algunos inversores intentan cobrar en tribunales de fuera de la UE, pero la Comisión Europea sostiene que esto podría vulnerar la normativa europea.

También llamativo es el caso de Yukos vs. Rusia. El arbitrio condenó al Estado ruso a pagar más de 50.000 millones de dólares a los antiguos accionistas de la petrolera por expropiación ilegal. Este es el ejemplo perfecto de que el arbitraje tiene una segunda parte: cobrar. En octubre de 2025, el Tribunal Supremo de Países Bajos cerró la última vía de anulación del laudo. De esta forma, consolidó su validez y permitió la ejecución transnacional.

Llamativo resulta tambien el caso Nigeria vs. Process & Industrial Developments Limited (P&ID), relativo a un proyecto fallido de gas de 2010. El laudo acordó un pago cercano a los 11.000 millones de dólares a favor de Nigeria pero posteriormente fue anulado por fraude. Este caso ilustra la posible revisión del sistema cuando hay indicios de abuso. En 2023, el Tribunal Superior de Justicia británico dejó sin efecto este laudo al considerar que se obtuvo mediante fraude. Este caso es un recordatorio de que el arbitraje puede ser eficiente, pero no es infalible.

Finalmente, en 2019, un tribunal arbitral ordenó a Pakistán pagar más de cuatro mil millones de dólares a Tethyan Copper, una compañía minera chileno-canadiense, por vulneraciones vinculadas a un proyecto minero. El caso alimentó un debate clásico: ¿hasta dónde puede un Estado cambiar de idea sobre una mina (licencias, condiciones, cancelación del proyecto) sin tener que pagar una indemnización millonaria a la empresa inversora?

Qué está cambiando

El arbitraje está viviendo un momento de cambios: hay más dinero en juego, más casos se gestionan desde Asia y, sobre todo, está entrando en el foco público cuando se entra en la fase decisiva: pagar o cobrar un laudo.

  1. Mega reclamaciones por recursos naturales. A finales de 2025, Axis International llevó a Guinea a un arbitraje por 29 mil millones de dólares tras la retirada de una licencia minera. Lo destacable es la tendencia: cuando un país endurece las condiciones para explotar materias primas (por ejemplo, exigir más empleo local, más proveedores locales o más procesamiento en el país), aumentan los choques con los inversores y las reclamaciones se disparan.

  2. Energía, transición y fricción normativa en Europa. El caso de las fallidas ayudas españolas al desarrollo de las energías renovables (2004-2008) ilustra esta fricción. La Comisión Europea sostiene que pagar ciertos laudos dictados en disputas entre países de la UE puede chocar con las normas europeas. Mientras ese conflicto no se aclare, crece la incertidumbre y los inversores buscan jurisdicciones donde sea más fácil convertir un laudo en cobro real.

  3. La ONU intenta reformar el arbitraje inversor-Estado. La ONU ha iniciado un proceso para cambiar las reglas del arbitraje entre inversores y Estados con el objetivo de que sea más barato, más transparente y más difícil de manipular. En enero de 2026 avanzó en tres cuestiones: que se sepa quién financia el pleito, reglas más claras sobre quién paga los costes y fórmulas para juntar o coordinar casos parecidos para evitar decisiones distintas sobre temas similares.

El momento más delicado llega cuando toca cobrar

En suma, el arbitraje es la vía que muchas empresas y Estados eligen cuando un conflicto cruza fronteras y hay miles de millones en juego. El momento más delicado casi siempre llega después del laudo: cuando toca cobrar, sobre todo si quien debe pagar es un Estado.

Este mecanismo recibe cada vez más atención: las cuantías aumentan, crecen los roces con normativa pública y la ONU impulsa reformas para que el sistema sea más transparente, más eficiente y más imparcial.

The Conversation

Lucia Diaz-Cameselle no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Arbitraje: ¿por qué las disputas multimillonarias entre Estados y empresas no llegan a los tribunales? – https://theconversation.com/arbitraje-por-que-las-disputas-multimillonarias-entre-estados-y-empresas-no-llegan-a-los-tribunales-274566