Si vous participez à des ateliers collaboratifs, ne vous emballez pas, les décisions peuvent être déjà prises

Source: The Conversation – in French – By Nathalie Tessier, Enseignante-chercheuse, ESDES – UCLy (Lyon Catholic University)

Donner de faux espoirs de changements aux collaborateurs pourrait coûter cher aux managers. PeopleImages/Shutterstock

Les méthodes participatives de management ne seraient-elles pas qu’un leurre ? Elles faciliteraient l’adhésion des collaborateurs aux décisions de l’entreprise déjà prises en amont. Gare à ne pas vous laisser happer par ces moments collaboratifs, on vous demandera certainement de rattraper la charge de travail restante.


« Ces entreprises qui ont adopté le management participatif et qui cartonnent », titre le média Guide Entreprise. « Management participatif : comment libérer le potentiel de vos équipes ? », demande la Voix du Nord … La presse se fait l’écho des méthodes participatives et collaboratives de management dans les entreprises françaises qui semblent rencontrer un succès.

Le principe ? Faire participer activement tous les salariés. Les formats vont de simples réunions consacrées à la créativité à des séminaires pour générer de nouvelles idées avec des outils favorisant l’interactivité et l’intelligence collective.

Derrière une apparente démocratie participative à la prise de décisions de tout le monde, ces dispositifs ne serviraient-ils pas à s’assurer de l’adhésion des collaborateurs aux projets de l’entreprise, souvent décidés en amont ? Quid des collaborateurs qui n’y prennent pas part ? Le management participatif ne deviendrait-il pas un dispositif de « soumission librement consentie », notion introduite par Jonathan Freedman et Scott Fraser ? En 1966, ils soulignent que les individus peuvent avoir le sentiment d’agir librement, alors qu’ils ont été placés sous une contrainte ou une influence implicite.

Le risque : un « désenchantement managérial ».

La France, mauvaise élève en management

La France serait une « mauvaise élève » dans les pratiques managériales parmi ses voisins européens, c’est ce que semble révéler un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en 2024. Il en ressort les points suivants :

  • un style jugé trop hiérarchique et vertical ;

  • un niveau assez faible d’autonomie des collaborateurs ;

  • un sentiment de reconnaissance insuffisant et une formation managériale très (voire trop) académique et largement insuffisante ;

  • l’absence d’une culture fondée sur le dialogue social et sur un principe contradictoire.

Pourtant, 78 % des professionnels pensent que leur entreprise favorise le travail collaboratif. Dans une autre étude plus récente, 70 % des salariés et 83 % des managers se déclarent engagés dans les projets de leurs entreprises.

Un modèle loin d’être nouveau

Ce modèle participatif est loin d’être nouveau. On le retrouve décrit dès les années 1950 sous la plume du chercheur en sciences sociales Chris Argyris. La participation des salariés était vue comme étant un moyen de motiver les collaborateurs.

Les formats de la participation des salariés ont été multiples dans les années 1970 et 1980 :

  • les cercles de qualité représentés par des groupes de salariés se réunissant pour améliorer la qualité, les coûts, etc. ;

  • les groupes semi-autonomes qui vont réfléchir de façon plus profonde et en continu sur le processus de production ;

  • les réunions de concertation pour favoriser l’expression des points de vue et prévenir ou gérer des conflits ;

  • les groupes d’expression où des salariés s’expriment sur les conditions de travail, les risques pour la santé ;

  • le management par les valeurs représenté par l’élaboration de chartes ou les projets d’entreprises.




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Au cours des années 1980, une littérature critique émerge. Ce modèle ne constitue pas réellement un modèle d’organisation du travail ; il s’agit davantage de bricoler autour de pratiques participatives, sans que son efficacité ne soit véritablement testée.

Effets pervers des pratiques participatives

Il semblerait qu’aujourd’hui il y ait une croissance de ces rituels collectifs institutionnalisés. Ces ateliers ou séminaires peuvent être encadrés par des consultants et durer une demi-journée voire une journée entière. Si elles sont mal encadrées et trop fréquentes, ce genre de pratiques managériales peuvent avoir des effets pervers.

Évaluation morale de loyauté à l’entreprise

Le premier risque est de juger les collaborateurs sur leur participation à ces rituels, plutôt que sur des réalisations objectives rédigées sur leur fiche de poste. L’engagement dans ces réunions devient un indicateur implicite de l’adhésion du collaborateur aux valeurs de l’entreprise. Pour ceux qui n’y participent pas : stigmatisation, puisque le collaborateur ne serait « pas motivé » ou « pas corporate ».

Surcharge de travail et perte de temps

La participation à ces réunions collectives peut constituer un coût invisible et caché. Le collaborateur, pouvant difficilement se défausser sous peine de ne pas être « corporate », finit par devoir rattraper leur charge, autrement dit travailler plus. Plus il y a de réunions, moins il y a de concentration et de qualité de travail. Cela augmente la fatigue, la vulnérabilité et peut être sur le long terme une source de risques psychosociaux (RPS).

Légitimer le travail des managers

Un troisième risque est d’utiliser la participation comme un outil pour justifier le rôle, voire le statut de manager. Ce dernier ne produirait-il pas du management visible dans la mesure où il anime les équipes de collaborateurs, il coordonne les actions et il contribue, grâce à ces réunions, à mobiliser les équipes ? Ces pratiques, loin de développer la performance, semblent les infantiliser, c’est la kakistocratie ou le règne des incompétents.

Consensus librement consenti

Déjà mis en évidence dans les théories de l’engagement et illustré dans l’ouvrage des psychologues Joule et Beauvois Petit Traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, un dernier effet pervers pourrait être de faire croire aux collaborateurs qu’ils deviendraient co-responsables des décisions prises. Or, la vision des managers sous-jacente n’est plus de la participation, mais une procédure de validation sociale de choix prédéfinis.

Trop de participation tue la participation

Les entreprises doivent-elles pour autant abandonner leurs pratiques « collectives » ? La non-participation à ces pratiques collaboratives pourrait-elle servir à argumenter des décisions prises pour justifier une insuffisance professionnelle ?

La participation pour être efficace doit être véritable, utile, volontaire et créatrice de valeur. Elle requiert certaines règles du jeu : créer un collectif, mettre en place des espaces de négociation, poser des intentions claires ou proposer un cadre transparent pour le processus de prise de décision. En parallèle, il est essentiel de former les collaborateurs sur des compétences relationnelles et émotionnelles adéquates afin d’animer ou coordonner l’action collective.

La participation ne devrait pas devenir ni systématique ni obligatoire, respecter le temps et l’intelligence des collaborateurs. Au contraire, elle pourrait être accompagnée d’actions concrètes :

  • suivre les propositions des collaborateurs ;

  • dégager du temps de travail pour ces temps collectifs ;

  • prévoir un budget dédié, mettre en place des équipes pilotes ;

  • lancer un projet expérimental.

Le cas échéant, le risque est de donner de faux espoirs de changements aux collaborateurs. Il existe de nombreuses pratiques et des outils de gestion efficaces des réunions participatives, mais c’est avant tout un état d’esprit. Trop de participation tue la participation.

The Conversation

Nathalie Tessier est membre de IP&M (Institut Psychanalyse & Management)

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Du DIF au CPF : le salarié, acteur de son parcours professionnel, entre promesse d’autonomie et opacité

Source: The Conversation – in French – By Caroline Diard, Professeur associé – Département Droit des Affaires et Ressources Humaines, TBS Education

Depuis dix ans, la formation des salariés est de plus en plus individualisée. L’idée est de rendre ces derniers responsables et maîtres de leurs parcours. La multiplication non maîtrisée des offres de formation et la création d’un reste à charge pour le salarié modifient les conditions d’exercice de ces nouvelles possibilités. Au point de les vider de toute substance ?


Avec un budget individuel spécifique et un accès simplifié aux formations, le compte professionnel de formation (CPF) était présenté comme une promesse d’autonomie et d’adaptabilité depuis sa création en 2014.

Douze ans plus tard, le bilan est mitigé. En 2026, la participation forfaitaire obligatoire augmente, rendant le dispositif moins attractif. Tremplin vers de nouvelles compétences ou reconversions, il peut en effet devenir un casse-tête face à une offre pléthorique et opaque !

Individualisation progressive de la formation

Depuis la loi 16 juillet 1971, la formation professionnelle permanente constitue une obligation nationale. Depuis, de nombreux dispositifs permettant de se former tout au long d’une carrière ont été développés. Le bilan de compétences, la validation des acquis de l’expérience (VAE), le congé individuel de formation (CIF), le droit individuel à la formation (DIF), puis plus récemment le compte personnel de formation (CPF) ont été créés dans une logique d’individualisation des parcours tout au long de la vie. Ceci afin de tenter de réduire les inégalités d’accès à la formation. Le salarié a été rendu au fil du temps, légalement plus autonome dans ses démarches de formation, il est ainsi devenu acteur de son évolution professionnelle.




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Le droit individuel à la formation (DIF), créé en 2004, marque une première étape vers l’autonomie des salariés. Réservé aux CDI ayant un an d’ancienneté ou aux CDD de plus de 4 mois, il offrait vingt heures de formation par an, cumulables sur six ans. Mais son utilisation était très encadrée, nécessitant l’accord préalable de l’employeur, sauf pour les formations hors temps de travail (avec versement d’une allocation de 50 % de la rémunération nette). L’originalité du dispositif reposait dans la possibilité de transfert des droits en cas de licenciement (hors faute grave). Le DIF pouvait financer un bilan de compétences ou une VAE, mais il était perdu en cas de retraite et actionnable sous conditions en cas de démission.

La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a remplacé le DIF par le compte personnel de formation (CPF). Les heures cumulées au titre du DIF ont été transférées sur le CPF. Contrairement au DIF qui était lié au contrat de travail, le CPF est lié à la personne et il est géré à l’extérieur de l’entreprise par la Caisse des dépôts et consignation.

Les salariés disposent désormais d’un compte qui les suit tout au long de leur carrière indépendamment de leur employeur.

Le CPF, vers une individualisation radicale

Par la suite, la loi du 5 septembre 2018 a consolidé les droits individuels des salariés en renforçant le rôle du Compte personnel de formation (CPF). Cette loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » transforme alors le paysage de la formation professionnelle continue.

Depuis 2019, les heures du CPF ont été monétisées, c’est-à-dire converties en euros.

Le CPF incarne la promesse d’une révolution. Dès 16 ans, chaque actif dispose d’un budget individuel pour se former, se reconvertir ou acquérir de nouvelles compétences, sans dépendre de son employeur. Avec 500 euros par année pleine travaillée (800 euros pour les moins qualifiés) et un accès simplifié grâce à une plate-forme en ligne et une plate-forme accessible sur smartphone à l’aide d’une application téléchargeable. La limite totale cumulée est de 5 000 euros (soit dix années pleines d’activité).

Le financement est assuré par les entreprises au moyen de prélèvements sur la masse salariale, notamment par l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) ou la Mutuelle sociale agricole (MSA) depuis 2022. Les opérateurs de compétences (Opco) peuvent aussi contribuer, notamment pour les petites entreprises.

Préparer la révolution numérique

L’objectif affiché est de réduire les inégalités d’accès à la formation et adapter les compétences aux mutations du marché du travail, notamment face à la révolution numérique et à l’essor des intelligences artificielles.

Le CPF développe l’adaptabilité et l’employabilité (et particulièrement pour les moins qualifiés) dans un environnement en mutation permanente. Pourtant, derrière les atouts du dispositif se cache une offre de formation pléthorique, parfois opaque, et un parcours semé d’embûches pour les bénéficiaires.

Casse-tête administratif

Le CPF s’est largement démocratisé Avec 1,4 million de personnes formées en 2024. Les motivations pour recourir au CPF sont diverses : reconversions professionnelles, montées en compétences, validations d’acquis… Le CPF permet des trajectoires personnalisées. Près de 72 % des salariés attendent du CPF d’être plus efficaces dans leur travail et 40 % visent l’obtention d’une certification pour faire reconnaître leur savoir-faire.

Des écueils

Les formations éligibles au CPF sont énumérées à l’article L.6323-6 du Code du travail

Il s’agit des actions de formations préparant à une certification ou un bloc de compétences enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au Répertoire spécifique (RS).

Les actions de formation dites « de droit », comprenant les bilans de compétences, les actions permettant de valider les acquis de l’expérience (VAE) et la préparation aux épreuves théoriques et pratiques du permis de conduire.

Malheureusement, le choix est parfois difficile à effectuer dans une jungle de formations et des arnaques et dérives ont été recensées : certains organismes profitent du système pour proposer des formations peu utiles ou surévaluées et surtout non éligibles au CPF.

Pour contrer ses dérives, le périmètre du CPF a été réduit. Après avoir créé une participation forfaitaire obligatoire, l’État a fait évoluer le montant restant à charge : l’actif doit désormais financer une partie de sa formation, même s’il dispose des crédits nécessaires sur son CPF pour la payer intégralement. Le décret n°2026-234 du 30 mars 2026 fixe cette participation à 150 euros à compter du 2 avril 2026). Depuis le 20 février 2026, la loi de finances pour 2026 a fait évoluer les conditions d’éligibilité de certaines formations. Les montants mobilisables pour certains dispositifs sont désormais plafonnés (1 600 euros pour un bilan de compétences, par exemple).

Le paradoxe de l’autonomie

Le CPF place l’individu au cœur du dispositif d’employabilité mais suppose qu’il sache naviguer dans un système complexe. Pourtant, l’employeur devrait s’attacher à rester un acteur clé de l’accompagnement en matière de formation professionnelle continue en informant les salariés notamment.

France Travail, 2025.

Il est également nécessaire de poursuivre la clarification et la régulation de l’offre, de prévoir un référencement plus strict et d’exclure les formations sans débouchés avérés ou dont le coût est manifestement excessif en mettant en avant les organismes certifiés et les parcours validés par les branches professionnelles.

Il est important d’inciter les employeurs à cofinancer des formations alignées sur leurs besoins, tout en garantissant la portabilité des droits.

Sauver le CPF ?

Le CPF a indéniablement marqué une avancée majeure, en rendant la formation accessible à tous, mais pour qu’il devienne un réel levier d’émancipation et d’adaptabilité, il faut passer de la quantité à la qualité. Cela suppose de simplifier le choix pour éviter l’effet « supermarché de la formation » et accompagner les publics les plus fragiles, pour ne pas laisser les inégalités se creuser. Si le CPF est un outil encore perfectible, il demeure en l’état trop souvent détourné ou sous-exploité.

The Conversation

Caroline Diard ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Du DIF au CPF : le salarié, acteur de son parcours professionnel, entre promesse d’autonomie et opacité – https://theconversation.com/du-dif-au-cpf-le-salarie-acteur-de-son-parcours-professionnel-entre-promesse-dautonomie-et-opacite-280321

Suplemento cultural: premios, premios, premios

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Arte y Humanidades, The Conversation

Imagen de la película de Studio Ghibli _Ponyo en el acantilado_. Studio Ghibli

Una versión de este texto se publicó por primera vez en nuestro boletín Suplemento cultural, un resumen quincenal de la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música. Si quiere recibirlo, puede suscribirse aquí.


Como asturiana que soy, cada vez está más cerca mi época favorita del año: los Premios Princesa de Asturias. Todos los otoños (ya, entiendo que he utilizado “cerca” de forma algo optimista), algunas de las mentes más creativas e inteligentes del mundo se dan cita en Oviedo para recibir esos galardones y, sobre todo, para interactuar con el público en decenas de eventos en los que los meros mortales podemos aprender de ellos y celebrar su legado.

La Fundación Princesa de Asturias comenzó la semana pasada a reunir a los jurados que otorgan los premios y, de momento, han concedido dos, que conciernen a este Suplemento de lleno. Por un lado, el de las Artes irá a parar a la multifacética Patti Smith. Y, por el otro, el de Comunicación y Humanidades viajará a Japón, al Studio Ghibli, en los que parece una suerte de segundo galardón de las Artes. Pero, al fin y al cabo, la línea entre las humanidades, la comunicación y el arte es finísima.

Es curioso lo propicio que es para el galardón una de sus reflexiones. Cuenta Smith, en el prólogo de su estupendo libro Éramos unos niños, que esto fue lo que sucedió cuando supo que su íntimo amigo Robert Mapplethorpe había muerto:

“Me quedé inmóvil, paralizada; luego, despacio, como si estuviera inmersa en un sueño, volví a sentarme. En aquel instante, Tosca comenzó la magnífica aria ‘Vissi d’arte’. ‘He vivido para el amor, he vivido para el arte’. Cerré los ojos y entrelacé las manos. La Providencia había dictado cómo sería mi despedida”.

La bullente creatividad de la artista, que toca infinitos palos en un intento constante por expresarse, queda patente en los dos artículos que hemos publicado sobre su figura, esencial en la música y, desde hace unos años, también en la literatura.

Por otro lado, la redondez y aparente amabilidad de las propuestas del Studio Ghibli merecen también un análisis. Porque el color, la fantasía y el optimismo que transpiran sus películas esconden en realidad una forma de mirar el mundo en la que no hay certezas pero sí intención de tender puentes.

El hábito hace al cine

Le he robado vilmente el título al último (y fantástico) libro de Manuela Partearroyo para hablar de vestuario, películas y… dinero. Muchas veces las lecturas en las que una está inmersa resuenan con lo que sucede en el mundo. Y casualmente, su análisis del vestuario en el cine español -y, por asociación, en la historia del país… o viceversa- ha caído en mis manos a la vez que El diablo viste de Prada 2 llegaba a las pantallas.

Además de la taquilla que está haciendo, bastante alegre, merece la pena detenernos en el filme para ver un ejemplo más del vínculo que muchas grandes marcas de ropa han tenido con el cine. Como Partearroyo explica en su investigación, muchas veces colocar una firma concreta en una historia responde más a campañas de marketing que a una necesidad real de incluir ese tipo de vestuario en la caracterización.

No obstante, la moda no deja de ser un espacio más –cotidiano y, por ello, lleno de posibilidades– de expresar creatividad. ¿Es la moda arte? De acuerdo con la propuesta de la última Met Gala, sí. De acuerdo con algunas reflexiones posteriores a la alfombra roja, la referencia pictórica de muchos de los vestidos quedó opacada por la sensación de que quienes los vestían “no iban guapos”. Tampoco fue nunca ese el objetivo inicial.

Las mujeres (y los hombres que las agreden)

En algún momento a todos nos gustaría que los abusos del pasado dejasen de tener eco en el presente pero, lamentablemente, eso todavía no ha sucedido. La investigación de los medievalistas Íñigo Mugueta y Alicia Inés Montero sobre la guerra civil del reino de Navarra demuestra una estrategia consciente de uso y abuso de las mujeres de la nobleza como “arma” contra el enemigo. Algo que está a la orden del día en el mundo actual.

Sin utilizar la violencia ni la coacción, pero también con agresividad latente, se ha abordado la figura de Sydney Sweeney en la última temporada de Euphoria. La recepción del personaje y de la actriz han propiciado juicios masculinos sobre la belleza que llevan siglos determinando la vida de las mujeres.

¿Acaso no es todo arte?

En los comienzos de The Conversation ES, cuando dudábamos de la sección a la que pertenecía un tema, Luis Torrente, antiguo director, decía “Cultura, ¿no? Porque, después de todo, ¿acaso no es todo cultura?”. Siempre me hizo gracia la reflexión porque, efectivamente, puestos a pensar en ello, (casi) todo podría denominarse así. 

Hoy traigo un ejemplo nuevo, porque, si miramos algo de cerca, ¿acaso no es todo arte?

De entrada, si echamos la vista atrás, podemos ver que los conocimientos arqueológicos que tenemos sobre el ser humano están muy entrelazados con las representaciones artísticas que nos dejaron los ancestros. Para cuidarlas y preservarlas, la tecnología ha puesto a nuestra disposición los facsímiles.

Otra disciplina en la que se puede ver nítidamente el vínculo con el arte es la medicina. Durante décadas reputados escultores se dedicaron a la figuración anatómica para hacer que los estudiantes aprendiesen todo sobre el cuerpo humano gracias a sus obras.

Y por último, ¿qué sería del urbanismo sin el dibujo? Hoy, gracias al trabajo del arquitecto Pier Maria Baldi, acompañante de Cosme III de Médici en su paseíllo por España a finales del siglo XVII, sabemos cómo era la villa de Cadaqués entonces y cómo ha evolucionado hasta ser el destino turístico de moda.

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ref. Suplemento cultural: premios, premios, premios – https://theconversation.com/suplemento-cultural-premios-premios-premios-282079

La selección: Día (cultural) de Europa

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Arte y Humanidades, The Conversation

Catedral de Notre Dame desde la parte de atrás, en 2023. Stockbym/Shutterstock

Muchos hablamos de ello, lo blandimos en las discusiones y lo defendemos: la idea de Europa, de que todos compartimos una identidad y unos valores comunes, democráticos, humanísticos, solidarios.

No cabe duda de que el Viejo Continente lleva siglos intentando consolidar un concepto propio. Después de todo, nos decimos, somos la cuna de Grecia y Roma, el germen de la civilización occidental. Aunque algunas de estas afirmaciones respiran excesiva superioridad eurocentrista, el que no fuésemos la única civilización no quiere decir que la identidad europea no sea importante.

Stefan Zweig, uno de los pensadores más europeístas del siglo XX, lo tenía claro, y se suicidó al ver su utopía destrozada en la Segunda Guerra Mundial. Se nos rompe el alma recordando los grandes conflictos bélicos porque fueron nuestros, heridas abiertas en el corazón del Viejo Continente. Cuando tanta muerte y tanta sangre definen la historia de aquello que enarbolamos como propio, ¿qué nos queda?

En el Día de Europa, me gusta pensar que nos queda siempre un vínculo cultural. Y que volviendo a todo lo bueno, bello y bonito que hemos hecho a lo largo de la historia, los europeos mantenemos ese lazo.

A pesar de las diferentes características de cada pueblo y nación, seguimos siendo, efectivamente, el continente de Grecia y Roma. Desde el lenguaje hasta la belleza, pasando por los destinos turísticos, la Antigüedad determina nuestro presente.

Además, las relaciones establecidas en estas tierras a lo largo del tiempo también ayudan a definir esta cultura común. Porque si cruzar el Atlántico fue durante milenios una empresa inasumible, y aventurarse hacia Asia (o más allá del norte de África) era arduo y potencialmente peligroso, moverse por Europa parecía, sin embargo, bastante asequible.

Y vaya si nos movimos. Emigrantes, nobles, viajeros, trashumantes de todo pelaje cruzaron unas fronteras que se desdibujaban cada poco para conocer, curiosear, aprender y mejorar. Y así, el arte, original de cada pueblo, se volvió a su vez un poco universal: pensemos en los estilos medievales –tan particulares y a la vez reconocibles–, en las influencias pictóricas, en la escultura canónica, en el Renacimiento… Los viajes que se realizaron durante milenios ayudaron a que, al final, se conformase una patria cultural europea.

Recordemos también a esos pensadores que reflexionaron localmente y sirvieron de referentes internacionales ante muchos de los problemas que nos afectaban como civilización: la Escuela de Salamanca, analizando la colonización de América; Hannah Arendt, reflexionando sobre el Holocausto; o Nuccio Ordine definiendo, muy al hilo de este texto, la utilidad de lo inútil.

Hoy las alianzas geopolíticas buscan activamente proteger este proyecto cultural. Es comprensible. Después de todo, no hace tanto tiempo y sin haberse cobrado vidas humanas, a todos nos conmocionó ver arder la torre de Notre Dame. Hubo quien calificó de frívolos esos sentimientos. Pero no lo eran. No lamentábamos solo los daños a un edificio, sino a un emblema cultural que, aunque esté en Francia, es, en cierto sentido, de todos.

The Conversation

ref. La selección: Día (cultural) de Europa – https://theconversation.com/la-seleccion-dia-cultural-de-europa-282195

Comment une découverte enrichit notre compréhension des origines du fer au Sénégal et en Afrique de l’Ouest

Source: The Conversation – in French – By Anne Mayor, Maître d’enseignement et de recherche en archéologie et anthropologie, Université de Genève

Comment fabriquait-on du fer il y a 2000 ans au Sénégal ? Une étude sur le site archéologique de Didé West 1, dans la vallée de la Falémé, à l’est du pays, permet de reconstituer une technique ancienne de production de fer. Celle-ci a été transmise de génération en génération pendant huit siècles pour répondre à des besoins locaux. Les auteurs de l’étude, Anne Mayor, Mélissa Morel et Ladji Dianifaba, spécialistes de l’archéologie africaine, expliquent, dans cet entretien avec The Conversation Africa, les enjeux de cette découverte et comment ce savoir-faire a traversé des siècles.


Qu’avez-vous découvert au Sénégal et en quoi cette découverte est-elle importante ?

Depuis plus de 2000 ans, des métallurgistes ont produit du fer sur le territoire actuel du Sénégal. L’étude des vestiges qu’ils ont laissés nous permet de reconstituer leurs choix techniques, les ressources naturelles utilisées et, en partie, leur mode de vie. Au-delà de leur valeur scientifique, ces travaux valorisent les savoir-faire anciens des forgerons, car le fer constitue une véritable révolution technique et sociale, notamment pour l’agriculture.

Au Sénégal oriental, dans la vallée de la Falémé, au sein de la réserve naturelle communautaire du Boundou, de nombreux sites anciens de production du fer ont été identifiés ces dernières années. Les prospections et fouilles archéologiques menées par une équipe internationale intégrant des chercheurs des universités de Genève et de Fribourg en Suisse, et de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’université Cheikh Anta Diop à Dakar, ont mis en évidence au moins cinq traditions techniques distinctes.

Les recherches se sont concentrées sur l’une d’entre elles, appelée FAL02, le nom donné par les archéologues à l’une des techniques de production du fer identifiées dans la région, particulièrement bien représentée sur une centaine de sites. Le site de Didé West 1 (DDW1), le plus grand et le mieux préservé, présente deux caractéristiques majeures : d’une part, l’une des plus anciennes dates connues pour des fourneaux de réduction du fer au Sénégal, et d’autre part une occupation longue, couvrant près de 800 ans d’activité métallurgique (de 400 avant notre ère à 400 de notre ère). Ces datations au radiocarbone ont été obtenues sur des charbons de bois directement associés aux fourneaux.

La conservation exceptionnelle de ce site nous a permis de documenter finement cette technique, d’en suivre les transformations au fil des siècles et de mieux comprendre les choix opérés par les métallurgistes.

Comment avez-vous pu déterminer cette ancienne production métallurgique avec précision ?

Les principaux témoins de la métallurgie ancienne du fer sont les scories, c’est-à-dire les déchets issus de la transformation du minerai en métal. Lors du processus, ces scories s’écoulent comme une lave en fusion dans le fourneau avant de se solidifier en masses rocheuses. À la fin, elles sont rejetées et s’accumulent progressivement en vastes amas.

L’étude de l’amas de scories de Didé West 1 a révélé 35 bases de fourneaux, témoignant d’une activité répétée sur plusieurs dizaines de générations. Certains éléments techniques caractérisent cette tradition, comme des tuyères à perforations multiples (des conduits en argile percés de trous permettant de diffuser l’air dans le four), ainsi que l’utilisation de noix de palmier rônier comme matériau de bourrage au fond du fourneau. Ce dispositif semble avoir facilité la séparation entre le métal et les scories.

En croisant ces observations, il a été possible de reconstituer le fonctionnement de cette technique : les métallurgistes utilisaient de petits fourneaux de plan circulaire, dotés d’une cheminée amovible plutôt que permanente. Le minerai de fer était probablement constitué de latérites collectées dans l’environnement immédiat. L’ensemble de ces éléments traduit des savoirs techniques bien maîtrisés.

Scories en forme de graines de noix du palmier rônier, disposées au fond du fourneau lors de l’opération de réduction du fer, reflétant un choix culturel unique à cette tradition métallurgique.
© David Glauser, Fourni par l’auteur

Qui étaient les habitants à l’origine de cette technologie et que nous apprend celle-ci sur leur mode de vie ?

L’étude des sociétés africaines aux premiers millénaires avant et après notre ère se heurte à un manque de sources écrites et à la mauvaise conservation des matériaux organiques, qui pourraient nous renseigner sur l’habitat ou l’alimentation. Même les objets en fer sont souvent trop dégradés pour être conservés.

Il ne reste bien souvent que des tessons de céramique sur les sites. Il est donc encore difficile d’identifier précisément les populations à l’origine de la technique FAL02, c’est-à-dire de cette tradition technique particulière reconnue grâce aux formes des fourneaux, des tuyères et des scories retrouvées sur les sites. Dans ce contexte, les vestiges sidérurgiques deviennent une source d’information essentielle. Les techniques de production du fer ne sont en effet pas seulement des procédés techniques, elles reflètent des traditions, des choix et des savoir-faire propres à chaque groupe culturel.

L’analyse des volumes de scories permet également d’estimer les quantités de fer produites. À Didé West 1, les données indiquent une production modeste et irrégulière, probablement saisonnière. Ces éléments suggèrent une activité destinée à répondre aux besoins locaux, plutôt qu’une production à grande échelle pour l’exportation.

Que change cette découverte dans notre compréhension des débuts de la métallurgie en Afrique de l’Ouest ?

Les origines de la métallurgie du fer en Afrique de l’Ouest restent débattues. Deux grandes hypothèses s’opposent : celle d’une diffusion depuis le monde hittite en Anatolie (en Turquie actuelle) via le Maghreb ou la vallée du Nil, et celle d’une invention indépendante en Afrique au sud du Sahara. À ce jour, les données disponibles ne permettent pas de trancher définitivement.

Cependant, plusieurs foyers anciens de production du fer datés du premier millénaire avant notre ère ont été identifiés en Afrique subsaharienne, comme au Nigeria, au Niger, au Togo ou au Burkina Faso, et maintenant au Sénégal. Ces découvertes tendent à renforcer l’hypothèse d’un développement local.

Dans ce cadre, les datations obtenues à Didé West 1, remontant au moins au IVe siècle avant notre ère, en font l’une des plus anciennes techniques sidérurgiques connues au Sénégal. Ce site vient ainsi enrichir un corpus de données encore limité. Il contribue à mieux documenter les débuts de la métallurgie dans la région.

Quels nouveaux axes de recherche cette découverte ouvre-t-elle ?

Cette étude marque une étape importante, mais plusieurs questions restent ouvertes. Le prochain défi consiste à mieux comprendre les autres techniques de production du fer identifiées dans la vallée de la Falémé, où au moins quatre autres traditions ont déjà été reconnues.

Certaines de ces techniques sont contemporaines, révélant un paysage métallurgique complexe, où coexistaient des traditions très différentes. Cette diversité soulève plusieurs questions : quels groupes de métallurgistes en étaient à l’origine ? Comment expliquer leurs transformations ? Pourquoi certaines techniques disparaissent-elles ? Certaines techniques étaient-elles plus efficaces que d’autres ?

L’étude de la technique FAL02 sur près de 800 ans montre que ces pratiques évoluent dans le temps, avec des phases de continuité et de transformation. En croisant ces données avec celles issues de l’étude des céramiques et des habitats, il devient possible de mieux comprendre les sociétés qui produisaient ce fer et la manière dont elles ont évolué.

Ces vestiges permettent ainsi de dépasser la seule question technique : ils offrent un aperçu des dynamiques de peuplement, des circulations de savoir-faire et des transformations des sociétés sur le temps long, avant même l’émergence des royaumes médiévaux et l’essor du commerce transsaharien.

Nous espérons que les recherches à venir pourront répondre à quelques-unes de ces questions.

The Conversation

Anne Mayor receives funding from the SNF (Swiss National Fund for Scientific research). She works for University of Geneva.

Mélissa Morel receives funding from the SNF (Swiss National Fund for Scientific Research).

Ladji Dianifaba does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Comment une découverte enrichit notre compréhension des origines du fer au Sénégal et en Afrique de l’Ouest – https://theconversation.com/comment-une-decouverte-enrichit-notre-comprehension-des-origines-du-fer-au-senegal-et-en-afrique-de-louest-281118

Why Nairobi Africa-France summit bears the hallmarks of Macron and Ruto priorities

Source: The Conversation – Africa (2) – By Frank Gerits, Research Fellow at the University of the Free State, South Africa and Assistant Professor in the History of International Relations, Utrecht University

The 2026 Africa-France summit in Nairobi on May 11-12 is the first to be held in an African country that is not a former French colony. It is also the first to be held since the dramatic collapse of relations between France and a number of west African countries – notably Mali, Burkina Faso and Niger.

The 2026 summit can be understood as the latest example of President Emmanuel Macron’s new Africa doctrine, which he laid out in Burkina Faso in 2017. The doctrine’s three notable messages were:

  • an apology for colonial wrongs

  • a neoliberal small-business approach to assistance programmes

  • the French resolve to develop new alliances outside French Africa.

In keeping with the new doctrine, the French president hesitantly apologised in 2021 for some aspects of French colonial policy in Algeria. These include the torture and assassination of the Algerian nationalist hero Ali Boumendjel.

But mostly, Macron has looked to strengthen the position of Paris as old alliances were becoming weaker.




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He has consciously invested time and effort beyond French west Africa. The official visit to Guinea-Bissau, a former Portuguese colony, is a case in point.

Right after his election in 2017, France’s development aid agency (AFD) and the Tony Elumelu Foundation signed an agreement in Nigeria to empower a new generation of business leaders. Tony Elumelu Foundation is a Lagos-based non-profit that promotes youth entrepreneurship across Africa.

Macron then promoted entrepreneurship during the New France-Africa Summit in 2021. He sought to inspire the youth of Africa to innovate and set up businesses.

This year’s conference is held under the banner: “Africa Forward: Partnerships between Africa and France for innovation and growth”. The business start-up vibe is no coincidence.

Kenya has also stressed the groundbreaking nature of the meeting for its focus on Africa as a major partner for Europe. Europe is looking for new allies in the midst of a war in Ukraine; and the US is unreliable, with Donald Trump imposing tariffs and questioning the North Atlantic Treaty Organisation.

As a historian of global north-global south relations, I see the meeting less as groundbreaking, and more as a continuation of an older, mutually beneficial relationship between Kenya and France.

Kenya hopes its relationship with France will elevate its influence across Africa, allowing it to rival the diplomatic weight of South Africa, which hosted the G20 summit in November 2025.

By transcending the classic divide between French and British Africa, Nairobi can present itself as a continental leader and as a diplomacy city.

History of the relationship between France and Kenya

The economic and diplomatic relationship goes back to the 1960s and 1970s. Back in September 1970 France sent a little-known legal expert called Jaques Mollet to advise the Kenyan Ministry of Industry and Commerce on the newly-formed East African Community.

France also sought cooperation with institutions of the East African Community such as the East African Development Bank. By becoming a close partner of a newly established regional economic bloc in Africa, in which Nairobi played a pivotal role, the French Ministry of Foreign Affairs sought to weaken the British influence of Africa while strengthening its own position within the European Economic Community, now the EU.

Paris somewhat cynically justified its meddling as a way to strengthen continental unity since a French and a British sphere of influence in Africa would lead to unnecessary internal competition between the Commonwealth countries in Africa and Françafrique.

Kenya sought to strengthen its trade relations with France and the EEC in the 1960s. This was partly an attempt to become more independent of the Commonwealth. When negotiating with the EEC in 1963, an east African delegation that included Kenya’s Minister of Labour Tom Mboya stressed that maintaining the East African Common Market was key – not the Commonwealth.

Ruto and Macron’s shared understanding

The similarities between Kenya’s President William Ruto and Macron further strengthen this historical bond between Kenya and France. They share the same diplomatic goals. They are both focusing on climate change funding and security, and they share a preference for neoliberal privatisation as a mode for governance at home and abroad.

Ruto’s election campaign in 2022 touted the “hustler nation” – a focus on enabling small businesses. Macron has acted as a businessman-diplomat abroad, pushing small businesses as a solution for underdevelopment.

It’s no accident therefore that the 2026 summit will host a business forum and talks will focus on the potential benefits of artificial intelligence. AI, climate initiatives and weapons manufacturing, as well as the small-business ventures that have emerged through these priorities, are areas of cooperation and investment between African countries and the former colonial powers. Politicians like to flaunt this.

Part of the reason is that these are yet unproven ventures with no long history of unequal exchange between the two sides. They are natural common ground for two sides seeking a renewed relationship that is less burdened by the dark history of colonial oppression.

Yet France and Kenya’s agreement about the need to address security, climate change and artificial intelligence obscures the fact that both countries often find themselves on opposing sides of these issues.

As the Russian invasion of Ukraine in 2022 has shown, African and European leaders do not necessarily share the same analysis of the global security situation. European countries assumed they would get complete support from African countries but only 28 out of 54 African countries voted in favour of a United Nations resolution that condemned the Russian invasion of Ukraine. Kenya abstained.

On issues like climate change and artificial intelligence, France and Kenya again agree on the broad principle that these issues require urgent action, but disagree on the form the action should take.

For instance, climate change has hit Kenya hard. Extended droughts require genuine climate action. At the same time, France and the EU have been talking about loosening climate regulations to address the energy crisis caused by the US war on Iran. This includes easing emission regulations for cars.

The same problem presents itself in relation to the AI economy, which is being championed by France. It is cheap labourers in Kenya that have been doing much of the legwork to keep AI applications going. Large language models and other applications need to be trained and monitored by humans and they are often trained in Kenya’s so-called “AI sweat shops”. Kenyans are doing much of the data labelling and content moderation AI work.

Long term relationship?

In essence, the summit illustrates how climate finance, security and AI are being used to bolster commercial interests in both Africa and France, a strategic attempt to redefine a relationship long shadowed by colonialism.

However, the future of this entrepreneur-led approach remains uncertain. Its success hinges on whether France and Kenya can ensure that the wealth generated by these emerging sectors is distributed broadly, or if it will merely enrich a small circle of tech elites.

The Conversation

Frank Gerits does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Why Nairobi Africa-France summit bears the hallmarks of Macron and Ruto priorities – https://theconversation.com/why-nairobi-africa-france-summit-bears-the-hallmarks-of-macron-and-ruto-priorities-282414

Por qué cada vez hay menos bicicletas y patinetes eléctricos compartidos en las ciudades

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Andres Camacho Donezar, Profesor de Estrategia Empresarial y modelos de negocio, Universidad Pontificia Comillas

Parilov/Shutterstock

La movilidad compartida se consideró uno de los pilares de la ciudad sostenible. Proponía un cambio sencillo pero transformador: en lugar de poseer un vehículo, accederíamos a ellos temporalmente a través de plataformas digitales. La promesa era un “triple beneficio”: económico (transporte asequible), social (movilidad para todos, independientemente del nivel de ingresos) y ambiental (menos vehículos privados, menos atascos y menos emisiones).

En torno a 2018, varias ciudades españolas se convirtieron en laboratorios de esta visión. Una ola de operadores desplegó flotas de coches eléctricos, patinetes y bicicletas bajo el lema de ofrecer “movilidad verde compartida para todos”. El discurso era inclusivo, la tecnología innovadora y las aspiraciones ambientales ambiciosas. Sin embargo, la fase de entusiasmo duró poco.

Nuestro trabajo, recién publicado, examina cómo han evolucionado estos modelos de movilidad compartida. Para ello, examinamos 10 operadores, con más de 20 entrevistas en profundidad a gestores y expertos en movilidad, además del análisis de 450 noticias.

Cuando el ideal llegó a la calle

A medida que las flotas se expandían, las empresas se enfrentaron a un desafío que los planes de negocio habían subestimado: el mal comportamiento de los usuarios. No se trataba solo de suciedad o desgaste. Fue una crisis operativa de gran escala.

El vandalismo se volvió frecuente: patinetes arrojados a los árboles, códigos QR pintados con spray e incluso vehículos incendiados. El robo también generó pérdidas importantes: baterías y otros componentes de alto valor eran sustraídos para su venta en mercados informales. A ello se sumaba el uso negligente: carreras ilegales, abandono de vehículos en aceras o estacionamientos indebidos que acarreaban elevadas multas municipales.

Las consecuencias financieras fueron severas. Los costes de reposición de baterías llegaron a rozar el millón de euros mensuales en algunos casos, mientras que las primas de seguros se disparaban.




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La lucha por sobrevivir

Para mantenerse a flote, las empresas transformaron rápidamente su modelo. Esta evolución puede describirse en 3 fases.

La primera fue un repliegue territorial. En un movimiento defensivo, las compañías restringieron sus áreas de servicio. Se retiraron de barrios de menor renta, donde el vandalismo era más elevado, y concentraron su actividad en zonas acomodadas o turísticas consideradas “seguras”. Un servicio concebido como universal comenzó a reducir su alcance geográfico y social.

Después llegó el endurecimiento tecnológico. Para contener las pérdidas, las empresas intensificaron el control tecnológico. Incorporaron sensores a bordo, alarmas y sistemas de geolocalización (geofencing) para evitar estacionamientos indebidos. La experiencia de uso se volvió más exigente: los usuarios debían subir fotografías del vehículo correctamente aparcado o enfrentarse a sanciones automáticas. El acceso fácil evolucionó hacia un modelo basado en la supervisión y la disuasión.

Por último, se dio una reducción o salida del mercado. Para muchas compañías, ni siquiera estas medidas fueron suficientes. Algunas declararon la quiebra. Otras abandonaron el modelo dirigido al consumidor final y pivotaron hacia contratos business-to-business, un modelo de negocio que consiste en los servicios que una compañía entrega a otra con el objetivo de mejorar las ventas de los productos y bienes que ofrece, o suscripciones de gama alta. La movilidad compartida dejó de parecer un servicio urbano de carácter público para convertirse en una oferta más exclusiva.




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La degradación del “triple beneficio”

El principal hallazgo que se desprende de esta trayectoria puede describirse como una “degradación triple del valor”. Las decisiones adoptadas para asegurar la viabilidad financiera terminaron erosionando los objetivos originales de sostenibilidad. Por un lado, derivó en una pérdida social: el aumento de precios, los controles de crédito más estrictos y la retirada de barrios vulnerables hicieron que el servicio dejara de ser “para todos” y pasara a dirigirse a un segmento más acomodado. Por otro, en una perdida ambiental. En algunos casos, para reducir costes, se incorporaron vehículos de combustión, alejándose del compromiso inicial con flotas completamente eléctricas.

La viabilidad económica se logró, en ciertos casos, a costa de los componentes socialambientales que justificaban el modelo.




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Repensar el futuro de la movilidad compartida

Existe, no obstante, una excepción relevante: los sistemas financiados y gestionados por el sector público, como los servicios municipales de bicicletas compartidas. Al no estar sometidos a la presión inmediata de rentabilidad de inversores privados, pudieron mantener tarifas asequibles y cobertura en toda la ciudad, incluso en zonas de mayor riesgo. Su estructura de gobernanza les permitió priorizar el interés colectivo frente al beneficio a corto plazo.

La experiencia española invita a reflexionar sobre los límites de los modelos de plataforma cuando se enfrentan a realidades sociales complejas y a expectativas financieras exigentes. Si la movilidad compartida quiere recuperar su promesa original de sostenibilidad e inclusión, será necesario reconsiderar el equilibrio entre iniciativa privada y liderazgo público en la provisión de servicios urbanos esenciales.

El sueño verde no desapareció, pero en muchos casos se transformó en un nicho premium. La cuestión ahora es si es posible reconciliar innovación, inclusión y sostenibilidad sin que una dimensión se imponga sobre las demás.

The Conversation

Carmen Valor Martínez recibe fondos de la Unión Europea, Fundación La Caixa y CaixaBank a través del IIT y la Cátedra para una Longevidad Activa y Saludable.

Andres Camacho Donezar no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Por qué cada vez hay menos bicicletas y patinetes eléctricos compartidos en las ciudades – https://theconversation.com/por-que-cada-vez-hay-menos-bicicletas-y-patinetes-electricos-compartidos-en-las-ciudades-276327

De la fruta madura al bloqueo: un siglo de tensiones entre Cuba y EE. UU. explicado paso a paso

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raisiel Damián Rodríguez González, Profesor de Teoría Política y Humanidades en la Facultad de Derecho, Empresa y Gobierno., Universidad Francisco de Vitoria

Raúl Castro y Barack Obama se estrechan la mano durante la Cumbre de las Américas celebrada en Ciudad de Panamá en 2015. Pete Souza/White House, CC BY

Las relaciones entre Cuba y Estados Unidos suelen analizarse bajo el prisma de la Guerra Fría, pero su naturaleza responde a una tensión histórica que se remonta al siglo XIX.

Ya en 1823, John Quincy Adams, el sexto presidente de Estados Unidos, formuló la “teoría de la fruta madura” argumentando que, por leyes de gravitación política, Cuba acabaría anexionada a la Unión tras separarse de España. Adams veía al Caribe como un apéndice natural del continente:

“Hay leyes de gravitación política, como leyes de gravitación física, y Cuba, separada de España, tiene que gravitar hacia la Unión… No hay territorio extranjero que pueda compararse para los Estados Unidos como la Isla de Cuba. Cuba, casi a la vista de nuestras costas, ha venido a ser de trascendental importancia para los intereses políticos y comerciales de nuestra Unión”.

Sin embargo, a diferencia de Puerto Rico, el destino de Cuba no fue la integración territorial. La isla poseía una identidad nacional forjada en un Ejército Libertador con décadas de experiencia combativa, una industria azucarera de vanguardia y una cohesión cultural que actuó como muro de contención. Una anexión total habría supuesto para Washington una resistencia inasumible.

Mientras Puerto Rico fue asimilado rápidamente como territorio no incorporado, Cuba optó por el ejercicio de la soberanía, forzando a EE. UU. a diseñar un modelo de control indirecto.

La república tutelada y el modelo de subordinación

Este esquema de dominación se definió tras la guerra de 1898 mediante la Enmienda Platt (1901). Este apéndice constitucional otorgaba a Washington el derecho de intervención militar y limitaba la capacidad de la isla para gestionar su deuda o firmar tratados. Bajo esta independencia tutelada, el capital estadounidense fluyó hacia sectores estratégicos, convirtiendo a Cuba en líder industrial azucarero, pero también en un mercado cautivo para las manufacturas del norte.

A mediados del siglo XX, Fulgencio Batista personificó el último intento de estabilizar esta relación asimétrica. Tras su golpe de Estado en 1952, contó con el respaldo total de Washington para garantizar el orden y las inversiones. No obstante, la brutal represión y la corrupción socavaron esta alianza.

En marzo de 1958, el gobierno de Eisenhower impuso un embargo de armas al régimen, una señal crítica que debilitó logísticamente a Batista. Simultáneamente, la opinión pública estadounidense, influenciada por crónicas como la de Herbert Matthews en el New York Times, comenzó a simpatizar con un Fidel Castro visto entonces como un líder idealista que restauraría la democracia.

La ruptura definitiva

El triunfo de la Revolución en 1959 liquidó el sistema republicano y marcó la divergencia definitiva con el modelo puertorriqueño. Lo que inició como una pugna por la soberanía sobre recursos nacionales –con la Reforma Agraria y las nacionalizaciones de 1960–, escaló rápidamente. Para marzo de 1960, Eisenhower ya había aprobado planes encubiertos para derrocar al nuevo Gobierno.

La escalada de tensiones diplomáticas y económicas culminó en la invasión de Playa Girón (1961). La derrota de la brigada mercenaria llevó a Washington a intensificar la presión mediante la Operación Mangosta, un programa de guerra sucia que combinaba sabotajes económicos, espionaje y guerra psicológica para forzar una sublevación interna.

Ante esa amenaza, y con el deseo de alcanzar los favores de la URSS, Castro aceptó el despliegue de misiles nucleares soviéticos, provocando la Crisis de los misiles en 1962, que situó al mundo al borde de la aniquilación. El conflicto se saldó con la promesa de EE. UU. de no intervenir militarmente en la isla, compromiso que ha perdurado, al menos hasta ahora.

Ante la imposibilidad de la vía armada, el bloqueo económico formalizado por Kennedy en 1962 se convirtió en la herramienta de asfixia permanente. Durante décadas, la relación fue una espiral de hostilidad con breves paréntesis, como la apertura de “secciones de intereses” –oficinas que representaban los intereses estadounidenses en Cuba– bajo Jimmy Carter en 1977. Sin embargo, la era Reagan devolvió el conflicto a su punto álgido al incluir a Cuba en la lista de patrocinadores del terrorismo en 1982, una etiqueta que hoy, bajo la influencia de la administración Trump, vuelve a bloquear cualquier normalización financiera.

Giros tras la caída de la URSS

Tras la caída de la URSS, las relaciones experimentaron giros paradójicos. El hito más significativo fue el proceso de normalización iniciado el 17 de diciembre de 2014 por Raúl Castro y Barack Obama. Este “deshielo” restableció relaciones diplomáticas y facilitó viajes y remesas. No obstante, el objetivo estratégico de Obama era claro: influir en una transición hacia el capitalismo cambiando el garrote por métodos de influencia cultural y apoyo al sector privado.

Esta ventana se cerró abruptamente en 2017 con Donald Trump, quien endureció el bloqueo y activó el Título III de la Ley Helms-Burton para castigar a inversores extranjeros. Los intentos iniciales de la administración Biden por retomar la apertura terminaron en parálisis institucional, dejando paso a un clima de tensiones exacerbadas tras el retorno de Trump a la presidencia.

¿Soberanía o anexión?

En el escenario actual, parte de la sociedad cubana vuelve a mirar hacia el norte. Ante el estancamiento y la crisis sistémica derivada de décadas de gestión ineficiente, algunos sectores recuperan el viejo sueño de Adams, viendo en la anexión una salida desesperada. Miami se percibe hoy como una realidad a imitar, movilizando deseos de cambio que cuestionan el proyecto nacional revolucionario.

Sin embargo, es imperativo comprender que la resistencia a la hegemonía extranjera ha sido la constante que ha permitido a Cuba construirse como nación soberana. La posibilidad de convertirse hoy en un territorio libre asociado, como lo es Puerto Rico, no solo transformaría la identidad histórica de la isla, sino que alteraría la geopolítica global: convertiría a la llave del Caribe en un laboratorio de pruebas de nuevos modelos neoliberales y cuestionaría el principio de soberanía que ha sostenido las relaciones internacionales durante el último siglo.

The Conversation

Raisiel Damián Rodríguez González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De la fruta madura al bloqueo: un siglo de tensiones entre Cuba y EE. UU. explicado paso a paso – https://theconversation.com/de-la-fruta-madura-al-bloqueo-un-siglo-de-tensiones-entre-cuba-y-ee-uu-explicado-paso-a-paso-282090

Nuevo estudio: el azúcar de los zumos y el de los refrescos no tienen el mismo efecto en el organismo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco A. Tomás-Barberán, Profesor de Investigación CSIC, Centro de Edafología y Biología Aplicada del Segura (CEBAS-CSIC)

SrideeStudio/Shutterstock

Las recomendaciones dietéticas consideran el azúcar de los zumos de fruta y de ciertos refrescos metabólicamente idénticos. De hecho, la propia OMS cataloga a ambos como “azúcares libres”, suponiendo se comportan igual en nuestro organismo y alcanzan la circulación sanguínea de manera similar, produciendo la misma respuesta metabólica.

No obstante, la experiencia de nuestro equipo de investigación con compuestos bioactivos de frutas sugiere que esta forma de clasificación no tiene en cuenta la matriz de los alimentos, el entorno complejo constituido por nutrientes que interactúan entre sí. ¿Cómo lo sabemos?

En un estudio que publicamos este año quisimos determinar si los azúcares del zumo de naranja 100 %, aquel que contiene sólo los propios de la fruta, se absorben de manera diferente que los añadidos de una bebida. Pues bien, además de responder de forma afirmativa a nuestra pregunta, los resultados mostraron que la matriz natural de los azúcares de la naranja (fibras, minerales, compuestos fitoquímicos) tendría un beneficio clave en nuestro organismo: una absorción de glucosa más lenta y, por lo tanto, picos más bajos en nuestro organismo.

Comparación de los distintos azúcares en jóvenes sanos

Para evaluar el efecto de dicha matriz en ambos casos, nuestro trabajo comparó cuatro bebidas con diversas concentraciones. Por un lado, zumo de naranja 100 %, una mezcla de zumo al 50 % y una bebida solo con azúcares añadidos (0 % de zumo). Las tres contenían 25 gramos de una mezcla idéntica de glucosa, fructosa y sacarosa, con una diferencia importante: la matriz de su zumo estaba integrada componentes no-azúcares en un 100 %, 50 % y 0 % respectivamente.

Por otro lado, agregamos una bebida control que contenía sólo 25 g de glucosa de uso alimentario en agua para que nos ayudara con las mediciones del índice glucémico.

El estudio, que se realizó en un grupo de jóvenes y sanos, encontró que el nivel de glucosa solo 15 minutos después del consumo del zumo de naranja 100 % era significativamente inferior (95,9 mg/dL) que el de la bebida con 0 % de zumo (108,7 mg/dL). Esto apunta a una moderación de la velocidad de absorción atribuible a la propia química de los componentes de la fruta.

Los resultados mostraron también una reducción escalonada en la concentración máxima o pico de glucosa. Mientras que el control de glucosa alcanzó un pico de 134,6 mg/dL, el “agua con azúcar” (en la bebida con 0 % de zumo) llegó a 121,6 mg/dL. El zumo de naranja 100 % –a pesar de tener los mismos 25 g de azúcares– atenuó el pico aún más, hasta 113,8 mg/dL.

Es decir, cuanto mayor es la proporción de componentes la matriz natural del zumo, mayor es el efecto reductor del pico de glucosa en sangre, aplanando la curva de glucemia.




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El papel clave de la matriz de los alimentos

Estos datos contradicen la suposición de que todo el azúcar es absorbido igual y revelan que la “matriz de la fruta” actúa como un complejo regulador interno del azúcar en sangre, atenuando los picos de glucosa en hombres jóvenes sanos. Las diferencias observadas no son accidentales: están inducidas por mecanismos moleculares implicados en distintos efectos observados.

Por un lado, el de la interferencia con transportadores, las proteínas que facilitan el movimiento de nutrientes, iones y desechos a través de las membranas celulares. Los polifenoles presentes en el zumo de naranja, como la hesperidina y la narirutina, actúan como inhibidores de los transportadores de glucosa, SGLT1 y GLUT2. Esencialmente, compiten con el azúcar para entrar en el torrente sanguíneo.

Por otro lado, la modulación mineral que ejercen el potasio, el magnesio y el calcio, también presentes en el zumo, son esenciales para el buen funcionamiento de las bombas que transportan la glucosa a través de las membranas celulares, potenciando su entrada en tejidos como el músculo o el tejido adiposo.

Fundamental así mismo es el papel de las barreras estructurales de la matriz.
Trazas de fibra y el pH específico del zumo 100 %, sin azúcares añadidos, pueden ralentizar el vaciamiento gástrico, asegurando que el azúcar entre al intestino delgado a un ritmo más moderado.

En la variabilidad está la respuesta

Nuestro trabajo sugiere además una interpretación de los resultados hasta ahora no planteada y que va más allá de los valores medios obtenidos en función de las distintas matrices de los azúcares, enfocándose en las claras diferencias en la respuesta de los individuos. A pesar de que todos los participantes eran chicos jóvenes y sanos, no reaccionaron de manera uniforme al consumo de las bebidas, y en particular al zumo de naranja 100 %.

Por eso planteamos una clasificación de los individuos en dos categorías según su respuesta de glucosa al consumo de azúcares del zumo de naranja.

  • “Respondedores altos”: aquellas personas que muestran unos picos de glucosa elevados tras el consumo de alimentos ricos en azúcares. Este grupo experimentó todo el poder de la matriz de la fruta y sus picos de glucosa fueron drásticamente más bajos al beber zumo 100 % en comparación con la bebida de solo azúcar.

  • “Respondedores bajos”: aquellos que reaccionan con picos de glucosa mucho más bajos aunque consumen los mismos alimentos ricos en azúcares. Estos mostraron, además, diferencias mínimas entre el zumo y la bebida azucarada, lo que sugiere que en su organismo no se activaron con la misma eficacia los efectos protectores de la matriz del zumo.

Para los respondedores altos, por lo tanto, el zumo de naranja 100 % es una opción mejor que cualquier otra bebida azucarada, ya que les proporciona un perfil metabólico de glucosa más suave. En los respondedores bajos, la ingesta de una bebida u otra no tiene efectos distintos; ya están protegidos internamente frente a grandes picos de glucosa.




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¿Y si dejamos de buscar el zumo perfecto?

El estudio subraya la importancia de considerar tanto la matriz alimentaria como las diferencias fisiológicas individuales al evaluar el impacto glucémico de los zumos de frutas y señala las limitaciones de las reglas dietéticas “de talla única”: ni todos los azúcares son iguales, ni todas las personas responden igual al consumo de los mismos azúcares.

El zumo de fruta 100 % es una entidad biológicamente distinta, no simplemente un refresco natural con azúcares. Su matriz contiene compuestos que actúan como un regulador que las bebidas azucaradas no puede replicar. Sin embargo, es importante notar un límite de nuestro estudio: los participantes eran hombres jóvenes y sanos. Cómo se traducen estos hallazgos en poblaciones mayores o con condiciones metabólicas preexistentes constituye objeto de futuras investigaciones.

Lo que sí evidencia es que nos estamos alejando de un mundo de alimentos “buenos” y “malos” hacia uno de “respondedores diversos”. Si nuestros cuerpos procesan el mismo vaso de zumo de maneras diferentes, tal vez sea hora de que dejemos de buscar la dieta “perfecta” y empecemos a buscar nuestro propio perfil de respuesta.

The Conversation

Francisco A. Tomás-Barberán recibe fondos para investigación de la Agencia Estatal de Investigación, del Fruit Science Center de la European Fruit Juice Association (AIJN), que financió este estudio, y de la Fundación Séneca de la Región de Murcia (grupos de excelencia).

ref. Nuevo estudio: el azúcar de los zumos y el de los refrescos no tienen el mismo efecto en el organismo – https://theconversation.com/nuevo-estudio-el-azucar-de-los-zumos-y-el-de-los-refrescos-no-tienen-el-mismo-efecto-en-el-organismo-280563

¿Gafas amarillas de 200 euros? Toda la verdad sobre el ‘biohacking’ visual

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Antonio Matamoros, Investigador posdoctoral, Universidad Complutense de Madrid

En los últimos meses, conocidos futbolistas y otras figuras populares han desatado la polémica en redes sociales luciendo llamativas gafas de cristales amarillentos o anaranjados. El “qué” de esta tendencia es la promesa de mejorar el sueño y el rendimiento mediante el bloqueo de luz azul. El “quiénes” son influencers y marcas de estilo de vida que han convertido un accesorio en una supuesta herramienta de salud.

Sin embargo, esta fiebre por el llamado biohacking ocurre ahora mismo en un mercado digital donde el bombo o hype publicitario a menudo llega más lejos que la evidencia científica. ¿Qué hay realmente detrás de estas afirmaciones? La respuesta corta es que, en la mayoría de los casos, estamos ante un producto más cercano a la moda que a la ciencia.

Los ojos no sirven solo para ver

Para entender por qué generan tanto interés estas gafas, hay que empezar explicando algo poco conocido: no todas las neuronas del ojo sirven para ver imágenes. Algunas tienen una función completamente distinta, que es decirle al cerebro si es de día o de noche. Se llaman células ganglionares intrínsecamente fotosensibles (ipRGC) y contienen un pigmento especial llamado melanopsina, que reacciona ante la luz azul. Su trabajo no es reconocer formas ni colores, sino medir la intensidad de la luz del entorno.

Existen varios tipos, y cada uno cumple una función vital: regular el sueño, mantener el estado de alerta o controlar el tamaño de la pupila. En conjunto, actúan como sensores que sincronizan nuestro reloj biológico interno con el ciclo del sol.

Son, sin saberlo, las células que deciden cuándo tenemos sueño.

Por qué el uso de dispositivos por la noche no nos deja dormir

El interés por las células ganglionares intrínsecamente fotosensibles ha crecido junto con la preocupación por el efecto de las pantallas en el sueño. Si usted es de los que revisa TikTok o Instagram en la cama antes de dormir, hay una explicación fisiológica clara: la luz de la pantalla activa estas células. Les manda una señal equivocada al cerebro, diciéndole que todavía es de día. Nuestro cuerpo lleva millones de años sincronizado con el sol, pero nuestros hábitos modernos han roto esa coordinación.

Mientras esas neuronas siguen activas, el cuerpo no arranca los mecanismos naturales que inducen el sueño. Es decir: no podemos dormir porque nuestra biología cree que aún no toca. En esa contradicción, nuestra necesidad de usar pantallas y el deseo de descansar, es donde han proliferado las soluciones comerciales mágicas.

El negocio de vender plástico a precio de oro

Y aquí entran las famosas “gafas de fototerapia” de 200 euros. El argumento de las marcas es sencillo: si la luz azul es el problema, su producto sirve de escudo. Sin embargo, gastar una fortuna en este tipo de accesorios supone comprar un objeto de diseño que carece totalmente de las características técnicas necesarias para ser un dispositivo de salud.




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Lo que hay que tener en cuenta para elegir unas buenas gafas de sol


Existe una diferencia enorme entre un filtro de corte selectivo y unas gafas de colorines comerciales. El primero es un dispositivo sanitario diseñado con precisión para bloquear longitudes de onda concretas y proteger retinas con patologías reales, como son la degeneración macular asociada a la edad o la retinosis pigmentaria. Por el contrario, las gafas que promocionan los influencers suelen ser simples tintes coloreados sobre plástico.

La diferencia no es solo de precio. Un filtro de corte selectivo, a la venta en algunas ópticas, pasa por mediciones rigurosas en un laboratorio. Se comprueba que bloquea exactamente lo que dice bloquear. Para conseguirlo, la lente incorpora en su propia masa unas moléculas llamadas cromóforos, compuestos orgánicos que absorben selectivamente la radiación según sus propiedades espectrales. El filtrado no está, pues, en un barniz o coloreado superficial que puede degradarse con el tiempo, sino integrado en el material.

Según el uso previsto, estos filtros tienen distintos “puntos de corte”: a 400 nanómetros (milmillonésimas parte de metro, nm) bloquean toda la radiación ultravioleta; a 450 nm eliminan además la franja violeta del espectro visible; y a 500 nm cortan también buena parte del azul. Cada corte estará indicado para una patología diferente. Las gafas de moda no tienen ese control y no es un detalle menor: usar un tinte de mala calidad puede ser peor que no llevar nada.

Porque la fotofobia, las migrañas o los trastornos graves del sueño requieren diagnósticos realizados por profesionales de la salud, no soluciones estandarizadas vendidas como biohacking.

En definitiva, el revuelo por las gafas de 200 euros es el ejemplo perfecto de cómo la promoción publicitaria puede vencer temporalmente a la ciencia. Debemos recordar la idea clave: nuestro reloj biológico tiene ojos que regulan nuestra vida de forma mucho más sutil y compleja de lo que una marca de moda nos quiere hacer creer. Al final del día, la mejor “gafa” para dormir bien sigue siendo, sencillamente, apagar la luz.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Gafas amarillas de 200 euros? Toda la verdad sobre el ‘biohacking’ visual – https://theconversation.com/gafas-amarillas-de-200-euros-toda-la-verdad-sobre-el-biohacking-visual-281688