Climat : les pays africains se préparent à donner un coup d’accélérateur

Source: The Conversation – in French – By Pedi Obani, Associate Professor, School of Law, University of Bradford

Le deuxième Sommet africain sur le climat, qui s’est tenu en Éthiopie en septembre 2025, a réuni plus de 25 000 participants : présidents, ministres, agriculteurs, militants, chefs d’entreprise et étudiants. Tous sont venus discuter de la manière dont l’Afrique peut trouver des financements pour se développer de manière plus écologique et faire face à l’aggravation des catastrophes climatiques. Le continent, qui contribue très peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, subit pourtant de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Dans le même temps, il ne dispose pas de fonds suffisants pour s’adapter au réchauffement de la planète. J’examine ici les trois grands projets dévoilés lors du sommet et ce qui est nécessaire pour les concrétiser.

Des financements importants pour un avenir vert en Afrique

L’un des grands sujets sur la table du sommet était la question du financement de l’adaptation des pays africains à un climat qui se réchauffe rapidement.

Le changement climatique entraîne en effet déjà des pertes sociales et économiques importantes en Afrique. Or, la communauté internationale ne prévoit de mettre à la disposition du continent qu’environ 195 milliards de dollars américains pour l’adaptation au changement climatique d’ici 2035. Ce montant est bien inférieur aux 1 600 milliards de dollars américains considérés comme nécessaires.

Le sommet a présenté certaines des innovations utilisées par les pays africains pour s’adapter au changement climatique et prévenir les catastrophes. Il a aussi présenté des pistes pour mieux financer ces initiatives. L’objectif était de mettre en lumière une Afrique certes victime du réchauffement climatique, mais aussi porteuse de leadership et de solutions face à ce défi mondial.

L’initiative éthiopienne « Green Legacy » (Héritage vert) a ainsi permis de planter 48 milliards d’arbres en sept ans. L’initiative « Climate-Resilient Wheat Initiative » (Blé résilient face au climat), qui vise à améliorer la production de cette céréale, la productivité et les revenus des petits agriculteurs, a également été présentée, mais aussi d’autres projets liés aux industries vertes.

Afin, précisément, d’accélérer l’industrialisation verte sur le continent, des institutions financières africaines telles que la Banque africaine de développement, Afreximbank, Africa50, Africa Finance Corporation, KCB Group, Equity Bank, Standard Bank Kenya, Ecobank et le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine se sont engagées à verser 100 milliards de dollars américains à l’Initiative pour l’industrialisation verte de l’Afrique, lancée par l’Union africaine en 2023 lors de la conférence mondiale sur le changement climatique COP28.

Cette initiative vise à accélérer l’industrialisation verte afin de développer les industries locales respectueuses de l’environnement. Ce qui permettra d’offrir davantage d’opportunités d’emploi et de faire de l’Afrique un acteur clé de l’économie verte mondiale.

Le sommet s’est également engagé à financer chaque année 1 000 projets africains d’innovation ou d’adaptation au changement climatique. Le Pacte africain pour l’innovation climatique et le Fonds africain pour le climat permettront de lever 50 milliards de dollars américains par an d’ici 2030 pour financer ces projets.

Les participants ont également insisté pour que les pays du Nord soient légalement tenus de verser des subventions à l’Afrique afin de réparer les dommages liés au climat. Ces subventions ne doivent pas être remboursables, car les prêts alourdissent davantage le fardeau déjà écrasant de la dette des pays africains.

Une loi type sur le climat que les pays africains peuvent adapter

Actuellement, environ huit pays africains ont mis en place des lois sur le changement climatique. Le Groupe d’experts des négociateurs africains – un groupe de réflexion qui fournit aux gouvernements du continent des conseils scientifiques et politiques – a présenté, lors du sommet, une nouvelle loi type sur le changement climatique pour l’Afrique.

Cette loi peut être adaptée par les pays africains en fonction de leur situation tout en intégrant les engagements internationaux pris pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La mise en place de lois sur le climat permet aux citoyens de poursuivre plus facilement les gouvernements en justice en cas de catastrophes climatiques. Elle aide également les institutions publiques à faire appliquer les obligations en matière de changement climatique.

Par exemple, en 2024, pas moins de 56 % des poursuites liées au climat dans les pays du Sud ont été intentées par des gouvernements. Elles visaient à garantir le respect des responsabilités climatiques ou à obtenir une indemnisation pour les dommages liés au climat.

La loi type a été élaborée conjointement par des parlementaires, des membres du personnel parlementaire, des experts en changement climatique et des juristes. Lorsque les pays intégreront leurs spécificités nationales dans cette loi, celle-ci constituera une avancée importante sur le chemin de la décolonisation de la législation climatique à l’échelle mondiale. Plus les États africains adopteront de telles lois, plus leur voix comptera dans les débats juridiques internationaux sur le climat.

Cette loi type reconnaît également le rôle de la société civile – les femmes, les jeunes, les peuples autochtones et les personnes handicapées- dans la gouvernance climatique, aux côtés des gouvernements.

Le financement climatique doit être une obligation légale

Le financement climatique sert généralement à financer des activités ou des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit notamment de produire de l’énergie à partir de sources propres ou renouvelables et de préserver les forêts qui servent de puits de carbone naturels. Il sert également à soutenir les populations et les écosystèmes afin qu’ils puissent mieux s’adapter aux effets négatifs du changement climatique.

Les délégués du sommet ont affirmé que les financements climatiques vers l’Afrique devaient être prévisibles, équitables et garantis par la loi, et non livrés au bon vouloir des donateurs. Ils ont aussi appelé à réformer les cadres commerciaux et d’investissement pour renforcer la résilience économique et climatique.

Selon eux, le système de financement climatique doit être repensé par une diversité d’acteurs : les communautés autochtones, les femmes, les jeunes et les institutions religieuses.

Les actions à entreprendre

Le sommet a organisé des événements parallèles mettant en avant les contributions de la société civile, des organisations confessionnelles, des femmes et des groupes de jeunes. Mais la plupart des pays africains n’ont pas encore intégré ces acteurs dans la prise de décision concernant l’adaptation au changement climatique. Cela doit changer.

Les plus grandes économies mondiales, le G20, actuellement dirigé par l’Afrique du Sud, ne sont pas sur la voie d’une limitation de la hausse moyenne des températures mondiales bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2100.

Le G20 représente environ 80 % des émissions de gaz à effet de serre. Bon nombre de ses membres augmentent leur production de pétrole et de gaz. C’est le cas notamment de l’Afrique du Sud, des États-Unis, de la Russie, du Canada et de l’Arabie saoudite. Les pays du G20 semblent privilégier les technologies de capture du carbone et les marchés d’échange de quotas d’émission plutôt que de réduire purement et simplement leurs émissions de gaz à effet de serre.

Il est d’autant plus remarquable que les États africains aient rompu avec ces pratiques lors du sommet en Éthiopie. Ils se sont engagés en faveur de l’innovation climatique, du financement climatique et de l’adoption de lois sur le changement climatique.

Le sommet a également montré que les pays africains étaient prêts à mener la lutte contre le réchauffement climatique. Le Nigeria est déjà candidat pour accueillir la conférence annuelle mondiale sur le changement climatique, la COP32, en 2027. L’Éthiopie a annoncé lors du sommet qu’elle se porterait également candidate.

Cependant, le déficit de financement lié au changement climatique reste un problème. La 30e conférence mondiale annuelle sur le changement climatique, COP30, qui se tiendra en novembre 2025 au Brésil, montrera dans quelle mesure l’Afrique parvient à obtenir un financement climatique international. Elle devrait aussi faire avancer la création du fonds pour les pertes et dommages, destiné à indemniser les pays les plus touchés par les catastrophes climatiques.

Le financement du climat doit ouvrir un espace plus juste, où ceux qui subissent le plus les effets du réchauffement pourront participer aux décisions, être indemnisés pour leurs pertes et voir les règles appliquées équitablement.

The Conversation

Pedi Obani reçoit un financement du programme UKRI Future Leaders Fellowship.

ref. Climat : les pays africains se préparent à donner un coup d’accélérateur – https://theconversation.com/climat-les-pays-africains-se-preparent-a-donner-un-coup-daccelerateur-266838

Esclavismo digital: la cara oculta de la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ramón López de Mántaras, Profesor de investigación del CSIC, Instituto de Investigación en Inteligencia Artificial (IIIA – CSIC)

Las grandes plataformas que usan inteligencia artificial emplean a trabajadores mal pagados en todas partes del mundo para etiquetar contenidos. Greta Schölderle Möller / Unsplash., CC BY

¿Acabará la inteligencia artificial con el trabajo? Es una de las preguntas más repetidas en conferencias, tertulias mediáticas y foros políticos. La promesa que lanzan los líderes de las grandes tecnológicas de Silicon Valley es clara: las futuras superinteligencias artificiales se encargarán de hacer todo tipo de trabajos y los seres humanos podremos entregarnos a la creatividad, al ocio y a la vida plena. Una utopía de tintes casi renacentistas en la que el progreso tecnológico abriría las puertas a una nueva edad dorada de la humanidad.

Sin embargo, esta narrativa tan triunfalista como simplista oculta una realidad mucho más incómoda, rara vez mencionada: millones de trabajadores anónimos sostienen la maquinaria de la IA con su esfuerzo, sufrimiento y tiempo. La inteligencia artificial no está acabando con el trabajo: lo está transformando, fragmentando y, lo que es mucho peor, precarizando. Detrás de cada modelo generativo, de cada asistente conversacional y de cada imagen producida por algoritmos, hay millones de trabajadores invisibles cuya labor resulta imprescindible para que la IA funcione.

Lejos de la visión edulcorada de un futuro sin esfuerzo, la IA está levantada sobre un presente marcado por la explotación globalizada de mano de obra barata.

Los trabajadores invisibles de la IA

Son los llamados data workers o “trabajadores del clic”, personas encargadas de clasificar y etiquetar imágenes, corregir textos, transcribir audios, señalar errores en traducciones automáticas y, sobre todo, depurar el océano de datos que alimenta los algoritmos.

Sin ellos, los algoritmos, que luego se presentan como inteligentes, simplemente no funcionarían.

Como explican Mary Gray y Siddhart Suri, la supuesta inteligencia de la IA es inseparable del trabajo de humanos “detrás de las cortinas”. Por su parte, John P. Nelson señala que los chatbots que parecen inteligentes solo existen porque cientos de miles de personas entrenan, corrigen y supervisan sus respuestas.

Los chatbots que hoy responden a millones de consultas diarias no son fruto exclusivo del talento de muy bien remunerados ingenieros californianos, sino de la
explotación de una fuerza laboral masiva, dispersa e invisible.

El sociólogo Antonio Casilli lo resume con contundencia: la inteligencia artificial es, en realidad, inteligencia de “sudor y lágrimas”. Los algoritmos no aprenden por sí mismos; se limitan a reproducir patrones gracias a la labor previa de millones de personas.

Según estimaciones del Banco Mundial, entre el 4,4 % y el 12,5 % de la fuerza laboral mundial (es decir, entre 150 y 425 millones de personas, aproximadamente) ya participa de alguna forma en esta economía digital invisible. Google, en 2022, ya calculaba que pronto podrían superar el millar de millones.

La cara oscura: violencia, pornografía y daños psicológicos

El aspecto más perturbador de este trabajo no está solo en la precariedad salarial, sino en el tipo de contenidos a los que muchos trabajadores deben enfrentarse. Para que un sistema de IA sea capaz de reconocer un discurso de odio, alguien ha debido leerlo, clasificarlo y marcarlo como tal. Para que un modelo aprenda a filtrar pornografía, violencia extrema o material pedófilo, alguien ha tenido que visualizarlo antes.

Miles de personas en Kenia, Filipinas, Pakistán o India pasan jornadas completas
expuestas a lo peor de la condición humana: amenazas de violación, descripciones de torturas, grabaciones de asesinatos. Rebecca Tan y Regine Cabato, en un artículo en The Washington Post, documentan cómo estas condiciones laborales extremas son sistemáticas y afectan a millones de trabajadores alrededor del mundo.

Esa exposición continuada genera consecuencias devastadoras: cuadros de ansiedad, depresión, insomnio y, en muchos casos, trastornos de estrés postraumático que persisten incluso años después de haber abandonado el empleo.

El documental francés Les sacrifiés de l’IA (“Los sacrificados de la IA”, Henri Poulain, 2024) recoge testimonios estremecedores de trabajadores que nunca lograron recuperarse del daño psicológico. En muchos casos, ni siquiera tuvieron acceso a un acompañamiento terapéutico mínimo, porque las empresas subcontratadas que gestionan estas tareas rara vez ofrecen apoyo psicológico. El silencio se impone, además, a través de contratos de confidencialidad que prohíben hablar del trabajo, incluso con familiares cercanos.

Entrevista a Henri Poulain sobre su documental Les sacrifiés de l´IA.

Precariedad global y condiciones laborales

La localización de esta mano de obra no es casual. Los grandes gigantes tecnológicos subcontratan estas tareas a empresas situadas en países con bajos salarios y débiles sistemas de protección social. El resultado es que los trabajadores que sostienen la IA viven en contextos de máxima vulnerabilidad.
Refugiados ucranianos, madres solteras en Kenia, estudiantes en India o presos en cárceles finlandesas: todos forman parte de una cadena de producción global que opera bajo las condiciones perfectas para que las empresas que los contratan esquiven regulaciones laborales y obligaciones sociales.

La gran mayoría cobran entre 2 y 9 dólares al día, trabajan desde casa, aislados, sin contacto con colegas ni supervisión efectiva, convertidos en pieza fungible de un engranaje deslocalizado.

Se trata de un “proletariado digital” que reproduce, con nuevas formas, las viejas lógicas del colonialismo económico: el beneficio se acumula en Silicon Valley, mientras los costes humanos se reparten en lugares como Nairobi, Bangalore o Manila.

La estafa del siglo: imagen, lobby y ocultamiento

Las empresas que lideran la revolución de la IA destinan enormes recursos a reforzar su imagen pública. OpenAI, por ejemplo, gastó en 2024 casi dos millones de dólares en actividades de lobbying.

El mensaje que difunden es claro: la IA es fruto de la innovación científica y de las inversiones visionarias de un puñado de empresarios audaces. Nada se dice, en cambio, de los millones de trabajadores que sostienen en la sombra ese edificio. Henri Poulain lo resume con crudeza en su documental: estamos ante “la estafa del siglo”.

Una estafa que solo funciona porque estos trabajadores invisibles permanecen fuera del foco mediático y porque su peso social, aunque creciente, todavía parece marginal en términos estadísticos.

Pero la burbuja podría estar a punto de estallar: a medida que el uso de la IA se multiplica, también lo hace el número de personas atrapadas en esta diabólica economía de datos.

Largoplacismo, altruismo efectivo y justificación moral

Uno de los elementos ideológicos que sirve de coartada a esta situación es el
llamado largoplacismo. Esta corriente filosófica, estrechamente vinculada al llamado altruismo efectivo, se presenta como un ejemplo paradigmático de cómo ciertas élites tecnológicas utilizan el futuro como coartada para desentenderse del presente.

Defensores de esta visión, liderados por el controvertido filósofo Nick Bostrom
–quien ha desarrollado la noción de riesgos existenciales y la prioridad moral de preservar a largo plazo a la humanidad– sostienen que lo verdaderamente importante es garantizar la supervivencia de la humanidad a lo largo de miles o incluso millones de años (sic) y que, como hemos apuntado antes, tecnologías como la superinteligencia artificial lo harán posible.

Según esta perspectiva, el valor moral del futuro sería inconmensurablemente mayor que cualquier preocupación inmediata, por lo que problemas actuales como la pobreza, la desigualdad o la explotación laboral pasan a un segundo plano. El altruismo efectivo, en este contexto, se convierte en una herramienta intelectual para justificar políticas y decisiones que priorizan falsos beneficios futuros sobre los costos humanos y sociales presentes. La fórmula es archiconocida: el fin justifica los medios.

Esta forma de pensar ha influido de manera notable en la mayoría de líderes de la industria tecnológica de Silicon Valley. El problema es evidente: bajo esta lógica, millones de trabajadores invisibles pueden ser sacrificados en nombre de generaciones futuras, sin que ni siquiera existan garantías reales de que ese futuro utópico llegue a materializarse.

Desmontar el espejismo

La narrativa triunfalista sobre la IA necesita ser desmontada. No basta con aplaudir avances técnicos ni con dejarnos seducir por la retórica de la innovación. Detrás del mito de la inteligencia artificial, hay millones de personas sometidas a explotación, daños psicológicos y salarios de miseria. Hay también un planeta que soporta los costes ambientales de una industria energéticamente voraz.

La inteligencia no está en las máquinas: está en los seres humanos que las entrenan, las supervisan y las sostienen. Lo artificial no es la inteligencia, sino el disfraz que oculta las relaciones de poder y explotación sobre las que se construye esta tecnología.

La verdadera pregunta no es si la IA acabará con el trabajo, sino si estaremos dispuestos a acabar con la precariedad que hoy la hace posible. Si queremos un futuro justo, la innovación tecnológica debe ir acompañada de transparencia empresarial, regulación política, protección laboral y reflexión ética colectiva.
De lo contrario, lo que nos aguarda no es el paraíso tecnológico tantas veces prometido, sino una distopía levantada sobre los sacrificados de la inteligencia artificial.

The Conversation

Ramón López de Mántaras no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Esclavismo digital: la cara oculta de la IA – https://theconversation.com/esclavismo-digital-la-cara-oculta-de-la-ia-266805

Comienza la reconstrucción de Gaza con mucha cautela y una paz imperfecta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alfredo A. Rodríguez Gómez, Profesor de Relaciones Internacionales de la UNIR, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Javas95/Shutterstock

Israel y Hamás mantienen desde el 10 de octubre pasado, pactado dos días antes, un alto el fuego que constituye la primera fase del plan de paz impulsado por el presidente de EE. UU. Donald Trump y respaldado por Egipto, Arabia Saudí, Catar y la Unión Europea.

El acuerdo contempla el intercambio de rehenes y prisioneros, la retirada gradual de tropas israelíes y la entrada de ayuda humanitaria en Gaza.

El gabinete israelí aprobó liberar hasta 2 000 prisioneros palestinos –incluyendo 250 condenados a cadena perpetua y 1 700 detenidos desde octubre de 2023– a cambio de los 48 rehenes retenidos por Hamás. De hecho, se han liberado ya los 20 rehenes que quedaban con vida. Simultáneamente, se ha autorizado la entrada diaria de cientos de camiones con suministros hacia Gaza.

Este avance rompe un ciclo de violencia tras casi dos años de conflicto que ha dejado más de 67 000 palestinos muertos, según las autoridades de Gaza. Abre una ventana para retomar la cooperación diplomática en la región.

Los 20 puntos de Trump

El alto el fuego se enmarca dentro del Plan de Paz de 20 puntos dado a conocer el 29 de septiembre de 2025 tras una reunión entre Trump y el primer ministro israelí Benjamín Netanyahu.

Este plan combina presión diplomática y apoyo económico y pretende orientar una diplomacia pragmática, con objetivos medibles más allá de discursos simbólicos.

Estados Unidos ha logrado alinear a Egipto, Arabia Saudí, Catar y la Unión Europea en torno a la iniciativa. Para Israel, la tregua representa una pausa estratégica y la posibilidad de mejorar sus relaciones con países árabes. Para la Autoridad Palestina significa la oportunidad de recuperar peso político tras años de aislamiento.

Dentro del plan se propone un comité tecnocrático palestino para administrar Gaza bajo supervisión internacional. Se ha llamado Board of Peace (Junta de Paz), presidido por Trump e incluyendo figuras como el exprimer ministro británico Tony Blair. Esta estructura gestionaría la financiación y los marcos de reconstrucción hasta que la Autoridad Palestina ejecute reformas internas.

Reconstruir para vivir

La reconstrucción de Gaza ocupa un lugar central en el acuerdo. Después de años de destrucción y bloqueo, las prioridades son restablecer servicios esenciales –agua, electricidad, atención sanitaria–, rehabilitar carreteras, reconstruir viviendas y permitir el retorno de desplazados.

Los aliados externos –Estados Unidos, la Unión Europea, Japón y países del Golfo– han lanzado un fondo internacional para respaldar esta reconstrucción. El Banco Mundial ha estimado que las reparaciones necesarias podrían ascender a unos 80 000 millones de dólares, cifra altísima comparada con el PIB combinado de Gaza y Cisjordania.

La Autoridad Palestina ha mostrado voluntad de asumir la gestión civil de Gaza en colaboración con actores internacionales. El primer ministro Mohammad Mustafa declaró que la prioridad es devolver la estabilidad y ha nominado 5 500 palestinos para una nueva fuerza policial, con planes de llegar a 10 000 agentes entrenados, algunos por Egipto.

Hamás no participó formalmente en las negociaciones clave en Sharm el-Sheikh, aunque aceptó adherirse a la primera fase del acuerdo. Ya el 3 de octubre, la organización anunció su disposición a liberar rehenes y traspasar la administración de Gaza, pero rechazó el desarme total. Se trata de un gesto pragmático frente a presiones políticas internas.

Este plan no resuelve los grandes asuntos estructurales, como el estatus de Jerusalén, los asentamientos ni el derecho al retorno, pero reactiva la lógica del diálogo. En un contexto marcado por estancamientos, el hecho de que existan fases verificables ofrece una base más sólida que en procesos anteriores.

Analistas internacionales reconocen que, aunque imperfecto, este plan crea un espacio político sin precedentes. Voces previamente críticas han señalado que, por primera vez en años, los palestinos están participando activamente en definir sus propios términos, no solo reaccionando a imposiciones externas.

La comunidad internacional

La Unión Europea ha recibido el alto el fuego con cautela. Kaja Kallas, actual alta representante de la UE para Asuntos Exteriores y Seguridad, ya expresó a primeros de mes que la UE pretende tener un rol activo en la autoridad transitoria de Gaza, afirmando que “Europa tiene un gran papel y debería estar también a bordo con esto”. Esta puede ser la oportunidad. 

La ONU ha confirmado su implicación en la creación de la autoridad de transición y su disposición a aportar asistencia técnica. Un portavoz del secretario general António Guterres ha instado a las partes a aprovechar esta oportunidad para poner fin al trágico conflicto en Gaza.

Países musulmanes como Arabia Saudí, Egipto, Catar, Emiratos Árabes Unidos, Indonesia, Turquía y otros han emitido una declaración conjunta de apoyo al plan, elogiando los esfuerzos diplomáticos de Trump y manifestando su confianza en que pueda ser un camino hacia la paz sostenible.

Del alto el fuego a una paz con rostro humano

Los riesgos no han desaparecido: las divisiones internas en Palestina, las tensiones políticas en Israel, posibles sabotajes o rechazos de partes más extremas podrían desbaratar el proceso. Sin embargo, por primera vez en mucho tiempo, la esperanza de la paz parece más cercana que la amenaza de una nueva guerra.

El principal desafío será transformar esta tregua frágil en una paz sostenible. Para ello serán esenciales voluntad política, acompañamiento internacional constante y reconocimiento mutuo. Si se cumplen esos tres elementos, el acuerdo podría marcar el inicio de una etapa diferente en Gaza e Israel.

Gaza podría dejar de ser símbolo de destrucción y convertirse en un modelo de reconstrucción compartida y gobernanza incluyente.

Como expresó hace años el exsecretario general de la ONU, Kofi Annan: “No hay paz sin justicia, ni justicia sin dignidad”.

Esa dignidad, reconocida por igual a israelíes y palestinos, podría ser la base firme de una paz posible, construida con respeto y equidad.

El alto el fuego entre Israel y Hamás no pone fin al conflicto, pero inaugura un nuevo escenario diplomático con posibilidades reales. La intervención internacional –de EE. UU., la UE y los países árabes– suministra los soportes externos necesarios para que esta tregua se transforme en un proceso con rumbo.

La reconstrucción de Gaza y la creación de una autoridad transitoria ofrecen un esqueleto institucional para una paz más duradera. Pero la clave estará en transformar avances tácticos en compromisos firmes. Sin justicia, dignidad y reconocimiento recíproco, este momento de esperanza podría quedar en mera pausa.

The Conversation

Alfredo A. Rodríguez Gómez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Comienza la reconstrucción de Gaza con mucha cautela y una paz imperfecta – https://theconversation.com/comienza-la-reconstruccion-de-gaza-con-mucha-cautela-y-una-paz-imperfecta-267180

¿La caries avanza o se detiene? Cómo evitar que despierten las lesiones inactivas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Julieta Sarai Becerra Ruiz, Profesora e Investigadora en Biociencias, Universidad de Guadalajara

Kaan Yetkin Toprak/Shutterstock

La cavidad oral es una parte del cuerpo en donde ocurren funciones esenciales para la vida diaria, como la alimentación, la fonación, la respiración y hasta la expresión emocional, que se manifiesta a través de la risa o el llanto. Está conectada con otros sistemas del cuerpo, como el digestivo y el respiratorio, y en ella habitan microorganismos que, normalmente, ayudan a mantener la salud.

Cuando hay cambios dentro de la boca, debido a una dieta alta en azúcares o por una mala higiene dental, algunos de los microbios pueden comenzar a causar problemas. Este suele ser el origen de la caries dental.

Según la OMS, la caries dental es la enfermedad más extendida del planeta. Se ha reportado una prevalencia del 48 % en niños menores de seis y afecta a más de 2 000 millones de personas en el mundo. ¿Cómo es posible que algo tan prevenible siga afectando a tantas personas?

La caries dental es un proceso que ocurre poco a poco y depende de varios factores. No es contagiosa como un resfriado, pero si está influida por lo que comemos y por la presencia de una capa de bacterias que se forma sobre los dientes (placa bacteriana).

Las bacterias utilizan los azúcares de la dieta y forman ácidos. Con el tiempo, este proceso puede ir debilitando las partes duras del diente. Afecta, por ejemplo, al esmalte, ya que sustrae minerales esenciales como el calcio y el fosfato, que son los encargados de mantenerlo resistente y fuerte. A esto se le llama desmineralización.

Afortunadamente, el esmalte dental no está completamente indefenso. El cuerpo tiene mecanismos naturales que ayudan a reparar el daño inicial causado por los ácidos. Este proceso se llama remineralización, y ocurre cuando los minerales vuelven a incorporarse al esmalte, fortaleciendo su estructura.

¿Cómo nos ayuda el cuerpo?. La saliva interviene en este mecanismo, ya que actúa como un vehículo que transporta los minerales y ayuda a neutralizar los ácidos.

Por lo tanto, la caries dental es parte de un proceso que depende del equilibrio entre lo que el diente pierde y lo que recupera, razón por la que no aparece de un día para otro.

Sin embargo, en el proceso continuo de desmineralización y remineralización, pueden aparecer manchas blancas opacas en la superficie del diente que está pegada a la encía. Estas manchas representan el primer signo clínico de caries dental (la caries dental no siempre comienza como un “hueco”).

La coloración se debe a que la pérdida de minerales altera la forma en que la luz se refleja en el diente, razón por la que se aprecian estas zonas blancas y opacas. Se podría decir que las manchas blancas son las pistas e indicios con los que el diente avisa. Este mensaje nos advierte que los ácidos están ganado terreno y han comenzado a debilitar su estructura.

Del ataque ácido a la estabilidad mineral

Se dice que una lesión de caries está activa cuando continua progresando, ya que las bacterias siguen produciendo ácidos que atacan el esmalte y la dentina. Es como si el diente estuviera atrapado en una lluvia de ácidos, sin refugio para sanar. Por otra parte, la lesión de caries inactiva es la que no ha avanzado. Aunque el tejido dental está afectado, ya no hay actividad bacteriana ni pérdida de minerales.

Aquí comienza el lado menos conocido de las caries inactivas: su avance se ha frenado pero siguen siendo testigos de un pasado de desmineralización y requieren vigilancia.

Una caries inactiva no significa que esté curada, sino pausada. Y aunque parezca dormida, puede despertar si no cuidamos el ambiente que la mantiene tranquila. Este ambiente es muy delicado y depende de varios factores que cumplen una función protectora sin que lo notemos.

Gracias a una buena higiene, exposición al flúor, menor consumo de azúcares y una saliva que realiza de manera eficaz sus funciones defensivas, las caries inactivas permanecen en reposo. Pero si alguno de estos elementos se altera, la lesión puede activarse y avanzar hacia la cavitación.

¿Qué cuidados requiere un diente con una cavidad que ya no avanza?

Cuando la caries ha creado una cavidad en el diente pero ya está inactiva, el tratamiento depende de factores como la profundidad de la lesión, la funcionalidad del diente y el riesgo de reactivación.

Si la lesión no compromete la función ni acumula placa, el refuerzo de higiene, el uso de pastas con flúor (para remineralización superficial) y el control dietético pueden ser suficientes para mantenerla estable. Cuando la cavitación afecta la limpieza pero la lesión está estable, los infiltrantes con resina estabilizan la zona. Pero si la cavitación ha avanzado tanto que compromete la función del diente, retiene placa y además está muy profunda, es necesario reconstruir el diente de para que recupere su forma y función, se facilite el cepillado y se prevengan problemas posteriores.

Con visitas regulares al dentista podemos mantener las lesiones inactivas bajo control sin recurrir a intervenciones agresivas, entendiendo que su evolución está ligada al ambiente bucal. Cuidar lo que ya está estable es una forma de prevenir.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿La caries avanza o se detiene? Cómo evitar que despierten las lesiones inactivas – https://theconversation.com/la-caries-avanza-o-se-detiene-como-evitar-que-despierten-las-lesiones-inactivas-264834

¿Puede Estados Unidos destruir lanchas como parte de su guerra contra los carteles?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Tulio Alberto Álvarez-Ramos, Profesor/Investigador Instituto de Investigaciones Jurídicas de la Universidad Católica Andrés Bello. Jefe de Cátedra de Derecho Constitucional de la Universidad Central de Venezuela, Universidad Católica Andrés Bello

Imagen del ataque a una presunta narcolancha venezolana el pasado 3 de octubre difundida por el Gobierno de Estados Unidos.

La guerra declarada por Trump contra el narcotráfico tiene una dimensión geopolítica que tensiona los límites del derecho internacional. En el caso venezolano, la destrucción de embarcaciones presuntamente vinculadas al denominado Cartel de los Soles plantea interrogantes sobre la facultad presidencial para declarar conflictos sin autorización legislativa, así como sobre la diferencia entre los carteles mexicanos y el fenómeno venezolano.

¿Puede Trump declarar la guerra sin intervención del Congreso?

La Constitución de Estados Unidos otorga al Congreso la facultad de declarar la guerra, mientras que el presidente ejerce el mando operativo de las fuerzas armadas. No obstante, en la práctica, los presidentes han iniciado operaciones militares sin declaración formal, como en Vietnam, Siria o Libia.

La orden de Trump se apoya en una combinación de práctica política y legislación: la War Powers Resolution de 1973 permite al presidente iniciar hostilidades por hasta 60 días, siempre que informe al Congreso en las primeras 48 horas. Este esquema se traduce en un marco jurídico ambiguo.

Jurisprudencia decimonónica

La ofensiva marítima contra embarcaciones venezolanas ha suscitado interrogantes sobre la legalidad de tales intervenciones. Aunque Estados Unidos no ha ratificado la Convención de las Naciones Unidas sobre el Derecho del Mar (CONVEMAR) y la jurisprudencia de la Corte Suprema de EE. UU. ya reconoció en 1900, con el caso The Paquete Habana, la compatibilidad entre el derecho internacional y el orden interno.

En abril de 1899 dos barcos pesqueros con bandera española zarparon de La Habana y, durante su ausencia, se declaró la guerra hispano-estadounidense. A la vuelta, con el cargamento de pescado vivo, fueron interceptados por los escuadrones de bloqueo estadounidense. Los pesqueros apresados no llevaban armas ni municiones, desconocían el estallido de la guerra y el subsiguiente bloqueo de las costas cubanas, no opusieron resistencia a su captura y no había pruebas de que colaborasen con el bando español.

De ahí la sentencia del Supremo estadounidense de que la captura de buques pesqueros como botín de guerra violaba el derecho internacional consuetudinario (normas no escritas que surgen de la práctica uniforme y constante de los Estados previstas en el artículo 38.1.b del Estatuto de la Corte Internacional de Justicia), y que, además, este forma parte integrante del derecho estadounidense.

El derecho del mar establece límites precisos al derecho de inspección de embarcaciones con pabellón extranjero. Según el artículo 110 de la CONVEMAR, un buque de guerra solo puede detener otro buque en alta mar si existe sospecha fundada de piratería, trata de esclavos, emisiones no autorizadas, tráfico de estupefacientes o si el buque carece de nacionalidad. Fuera de estos supuestos, cualquier intervención constituye una violación del principio de inmunidad soberana.

Persecución en caliente

El derecho de persecución en caliente (hot pursuit) solo es válido si la infracción se inicia en aguas jurisdiccionales del Estado que persigue, y debe cesar al ingresar a la jurisdicción de otro Estado. En este contexto, la retención arbitraria de buques con bandera venezolana, sin base jurídica clara, podría configurar un acto ilícito internacional. Un hecho que contraviene los principios que rigen la libertad de navegación en alta mar.

El uso sistemático del derecho de inspección para bloquear el transporte marítimo de exportaciones carece de respaldo jurídico fuera de un conflicto armado declarado o de una resolución multilateral del Consejo de Seguridad de la ONU. El manual de San Remo sobre el Derecho Internacional Aplicable a los Conflictos Armados en el Mar (1994) establece que todo bloqueo naval debe ser declarado efectivo, no discriminatorio y compatible con el acceso humanitario. En ausencia de guerra o sanción multilateral, tal acción constituye una forma de coerción económica unilateral, lo que desdibuja los principios del orden jurídico internacional.

Si se alega que estas intervenciones responden a actos de piratería, el derecho marítimo establece un marco para ello. Los hechos deben tener carácter violento y han de ser cometidos por actores privados, sin vínculo estatal. Es decir, no resulta aplicable de forma automática a embarcaciones abanderadas.

En este contexto, toda operación militar debe regirse por protocolos que exigen identificación precisa de la amenaza y proporcionalidad en el uso de la fuerza.

Diferencias en el caso de los carteles mexicanos

A diferencia del caso venezolano, los carteles mexicanos –Sinaloa o Jalisco Nueva Generación– operan en un entorno marcado por la fragmentación territorial, la violencia organizada y una economía criminal transnacional. Aunque ejercen control sobre regiones específicas, no se presentan como actores estatales ni buscan legitimidad política, como lo pretendió Pablo Escobar con el Cartel de Medellín.

La confrontación ha sido con las autoridades mexicanas y por medio de una intervención limitada de la DEA. Todo ello sujeto a acuerdos bilaterales, como el vigente desde julio de 1990. Un escenario que el presidente Trump ha intentado alterar mediante presiones económicas.

En cualquier caso, la calificación jurídica de estos grupos como organizaciones terroristas sigue siendo objeto de debate.

Tampoco existe una narrativa de beligerancia internacional ni una estrategia de estrangulamiento político. Los carteles son tratados como estructuras criminales, no como enemigos militares. La narrativa estadounidense con Venezuela es la de un combate contra un cartel presuntamente vinculado al aparato estatal. Algo que transforma el conflicto en una disputa de carácter geopolítico.

¿Guerra contra el Cartel de los Soles o contra el régimen?

La narrativa bélica contra el Cartel de los Soles se configura como una herramienta de presión política, más que como una operación legítima de lucha contra el narcotráfico. Al caracterizarlo como amenaza transnacional, Estados Unidos justifica acciones militares, sanciones y operaciones encubiertas que desbordan el marco penal convencional. Esta lógica remite a la doctrina de los “enemigos no estatales”, utilizada en la guerra contra el terrorismo y proyectada ahora sobre el contexto latinoamericano.

Los carteles de droga no cumplen con los criterios de beligerancia establecidos por los Convenios de Ginebra –control territorial efectivo, capacidad militar sostenida y voluntad de respetar las leyes de la guerra–. Reconocerlos como parte beligerante implica el estatuto de combatientes, un contrasentido que desdibuja los límites entre conflicto armado y criminalidad organizada.

Si el fuego ya consume las bardas venezolanas, México haría bien en revisar los cimientos de su política antidrogas antes de que la llama se extienda bajo el mismo pretexto.

The Conversation

Tulio Alberto Álvarez-Ramos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Puede Estados Unidos destruir lanchas como parte de su guerra contra los carteles? – https://theconversation.com/puede-estados-unidos-destruir-lanchas-como-parte-de-su-guerra-contra-los-carteles-266914

¿Podemos prevenir el TDAH? Intervenciones antes de los cinco años

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jonatan Molina Torres, Profesor de Psicología. Investigador en el Centro de Investigación de la Infancia (Universidad Miguel Hernández), Universidad Miguel Hernández

Lucas tiene cinco años y una energía que parece no agotarse. Mientras el resto de sus compañeros colorean tranquilos sentados en sus mesas, él no para de moverse por la clase, hablar y tocarlo todo. Cuando la profesora le habla, Lucas la interrumpe sin querer y parece olvidar las instrucciones a los pocos segundos de escucharlas.

Su madre está cansada de oír en el colegio que su hijo es un niño muy movido y que parece que tenga un motor que lo impulsa todo el tiempo. Sin embargo, la respuesta suele ser esperar unos años a ver si el niño madura. Nadie se atreve todavía a ponerle nombre ni remedio a lo que ocurre.

La historia de Lucas no es una rareza sino más bien una realidad frecuente en niños menores de 5 años que sufren el trastorno por déficit de atención e hiperactividad, o TDAH. El TDAH es un trastorno del neurodesarrollo que afecta a 1 de cada 20 niños aproximadamente en todo el mundo. Y como muestran cada vez más investigaciones, las señales de alarma empiezan en los primeros años de escolarización, antes incluso de comenzar primaria.

Sentarse a esperar es perder el momento perfecto

Antes de los cinco años, en esas aulas de pinturas de colores, plastilina y cuentos, muchos niños ya muestran señales que alertan de un posible riesgo de presentar TDAH.

¿Pero qué niño en estas edades no es inquieto, despistado e incapaz en algunos casos de seguir las instrucciones? Tales manifestaciones pueden entenderse como conductas normales en esta etapa del desarrollo. Son pequeños, “ya madurarán”, así que sentarse a esperar suele ser la respuesta que reciben muchas familias.




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Por qué cuesta detectar a las niñas con necesidades específicas de apoyo educativo


Esta espera puede ser aún más prolongada en el caso de las niñas, para las que el diagnóstico a menudo no llega: tienden a dar menos problemas de conducta y pasar más desapercibidas que sus compañeros. Curiosamente, aunque el TDAH se diagnostica más frecuentemente en niños de menor nivel socioeconómico, son estos niños los que tienen menos acceso a recursos psicopedagógicos en los que apoyarse.

Sin intervención, es muy probable que los síntomas de TDAH persistan hasta la adultez. Sentarse a esperar implica dejar que los síntomas evolucionen, empeorando su pronóstico y provocando que el niño acumule experiencias tempranas de fracaso, con el impacto para la autoestima y en la manera de relacionarse con sus iguales, e incluso, en la que su entorno se relaciona con él.

Intervenir antes, sin etiquetas

Precisamente uno de los motivos por los que no se interviene con el TDAH en esta etapa es el miedo al diagnóstico y el estigma que pueda pesar sobre el niño a una edad tan temprana. La buena noticia es que no hace falta un diagnóstico para empezar a ayudar.




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En lugar de esperar a que un especialista etiquete lo que le pasa a un niño como “TDAH”, podemos intervenir cuando hay señales de dificultad, aunque todavía no se pueda confirmar oficialmente un diagnóstico clínico. Cada vez más expertos apuestan en esta etapa por un enfoque preventivo en el trastorno y basado en el desarrollo de habilidades neurocognitivas clave. En niños menores de 5 años, las intervenciones más eficaces utilizan actividades basadas en el juego para entrenar el autocontrol, la atención sostenida o la capacidad para seguir instrucciones.

Hacer del movimiento parte de la clase

Existen estrategias sencillas que beneficiarían a niños como Lucas, y de paso serían positivas para todos sus compañeros, con o sin TDAH: desde anticipar las transiciones entre actividades a favorecer el movimiento a través de descansos frecuentes y actividades psicomotrices integradas en la rutina de la clase, como por ejemplo:

  1. Introducir misiones motoras en las transiciones o cambios de actividad: en vez de pedir que el niño camine en silencio o tranquilo, se le pide que, por ejemplo, camine como un animal determinado o como un robot. Con esto mejoramos el control inhibitorio a través de una conducta intermedia entre la que queremos modificar y la “deseable”, que sería caminar tranquilo y en silencio.

  2. Lectura activa: permitir la imitación con gestos y movimientos de las acciones de los personajes cuando se hace una lectura compartida. No solo sirve para la atención auditiva, sino también para promover la actividad motora del niño de una manera más positiva durante la lectura.

  3. Rutinas de autorregulación emocional y conductual: como una manera de prevenir la conducta disruptiva del niño, se “obliga” a hacer una pequeña pausa antes de la tarea para realizar cierta rutina. Algunos ejemplos de esto pueden ser el “semáforo” (nos paramos, pensamos lo que tenemos que hacer y lo hacemos) o alguna rutina autoinstruccional (que los niños repitan una consigna o guía verbal que les ayude a enfocar mejor la tarea).

Vídeo que ejemplifica la estrategia 3: una autoinstrucción para mejorar la inhibición en niños menores de 5 años.

Potenciar lo bueno

Neutralizar los síntomas del TDAH en la etapa preescolar no solo es una forma de prevenir dificultades futuras, sino también una oportunidad para potenciar los aspectos positivos que estos niños pueden desarrollar. Cada vez más estudios muestran que los adultos con TDAH presentan niveles más altos de creatividad y pensamiento divergente que aquellos sin el trastorno.

También destacan por una enorme energía y una capacidad excepcional para concentrarse en actividades que les motivan, un fenómeno conocido como “hiperfoco”.

Volvamos a Lucas

La propuesta es clara: cambiar el enfoque. En lugar de esperar a un diagnóstico oficial, si los síntomas existen, atenderlos cuanto antes siempre será positivo.

Imaginemos a Lucas en un aula diferente en la que su maestra ha aprendido a reconocer su energía como un potencial que puede encauzarse. Imaginemos que sus padres reciben la ayuda y las herramientas necesarias para dar a Lucas más apoyo y menos castigos. Imaginemos un sistema que no espera a tener un diagnóstico en un papel para actuar sino que adapta el contexto para ajustarse más a Lucas, y no al revés.

Lucas seguiría siendo el niño al que le cuesta estar quieto, pero seguro que también sería el niño que aprendió, desde muy pequeño, a entender que su energía desbordante no es sólo una dificultad de aprendizaje, sino una fortaleza en muchos otros contextos más allá del aula.

The Conversation

Jonatan Molina Torres no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Podemos prevenir el TDAH? Intervenciones antes de los cinco años – https://theconversation.com/podemos-prevenir-el-tdah-intervenciones-antes-de-los-cinco-anos-265902

De los tambores taínos a Bad Bunny: el legado musical que define a Puerto Rico

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carmen del Rocío Monedero Morales, Profesora Titular del Departamento de Periodismo , Universidad de Málaga

Marc Anthony y Bad Bunny en el último concierto que este último dio en su residencia de un mes en Puerto Rico. Marc Anthony/Facebook

A lo largo de la historia, la relación entre el reguetón y la música latina tradicional ha sido compleja. Mientras ciertos sectores vieron en su aparición una amenaza para la salsa, otros reconocieron los lazos que los unían, interpretándolos como una oportunidad de desarrollo mutuo.

Ambos géneros, en sus momentos de mayor esplendor, han reflejado las experiencias de la vida urbana, y desde su nacimiento, el reguetón ha conservado una conexión con sus raíces, hecho que recientemente se ha evidenciado con los últimos discos de dos de sus figuras más relevantes: Rauw Alejandro con Cosa nuestra (2024) y Bad Bunny con Debí tirar más fotos (DtMF) (2025).

Este último sorprendió al mundo no solo por reafirmar el éxito global del artista, sino porque convierte a la música urbana en un homenaje directo a la herencia cultural de Puerto Rico. Entre samples históricos, colaboraciones con músicos tradicionales y guiños sonoros a siglos de historia, el disco pone en primer plano la riqueza musical de la isla.

En ‘WELTiTA’, Bad Bunny mezcla hip hop latino con plena.

Un cruce de culturas

La música puertorriqueña nace del encuentro de tres grandes tradiciones: la taína, la africana y la española. Este mestizaje, iniciado en el siglo XVI, no solo definió el carácter de la isla, sino que estableció las bases de todos sus géneros musicales posteriores.

Los taínos aportaron sus areítos, cantos colectivos acompañados de maracas y tambores sencillos, que transmitían historias míticas y comunitarias. Durante la Conquista española, muchos elementos rítmicos y ceremoniales sobrevivieron, fusionándose con otras tradiciones. Los patrones repetitivos y el uso de instrumentos de percusión simples se reflejan todavía en géneros actuales.

Los africanos, traídos como esclavos, introdujeron la polirritmia, el canto responsorial y los tambores de barril. De su tradición nacieron la bomba y la plena. La bomba es baile y música a la vez: el tambor responde a los movimientos del danzante, mientras maraca y cúa completan la base. La plena, conocida como “periódico cantado”, usa tres panderos (requinto, punteador y seguidor) para narrar la vida cotidiana, desde celebraciones hasta denuncias sociales.

Los españoles trajeron la guitarra, el laúd y la poesía en décima, base de la música jíbara del campo. Con el tiempo, el cuatro puertorriqueño, con sus cuerdas metálicas, se convirtió en símbolo nacional. Géneros como el seis y el aguinaldo combinan melodías ibéricas con improvisaciones poéticas, donde el trovador canta décimas acompañadas por el cuatro, el güiro y la guitarra.

De la tradición a la modernidad

En el siglo XIX, Puerto Rico vio nacer compositores que unieron la música europea con la popular. Las danzas y contradanzas convivieron con formas criollas, mientras la imprenta musical y las primeras grabaciones ayudaron a difundir estas expresiones por toda la isla. Durante el siglo XX, la diáspora puertorriqueña en Nueva York dio lugar a la salsa, una síntesis caribeña que combinaba bomba, plena, son cubano y jazz. Orquestas como El Gran Combo de Puerto Rico o La Sonora Ponceña llevaron esta música a escenarios internacionales, y figuras como Héctor Lavoe y Willie Colón convirtieron la experiencia migrante en himnos universales.

‘Fuego en el 23’, uno de los éxitos de la orquesta portorriqueña La Sonora Ponceña.

El desarrollo musical se reforzó con la creación de instituciones: la Orquesta Sinfónica (1958) ofreció repertorios clásicos y caribeños; el Conservatorio de Música (1960) formó nuevas generaciones de intérpretes; y el Festival Casals atrajo a figuras internacionales, conectando a la isla con las corrientes musicales mundiales sin perder la identidad local.

Reguetón y raíces

La llegada del reguetón en los años noventa transformó la escena musical urbana. Muchos temieron que borrara las raíces tradicionales, pero artistas como Tego Calderón reivindicaron la bomba y la plena dentro del género. Don Omar y Daddy Yankee colaboraron con salseros, y proyectos como Los Cocorocos (2006) mostraron que lo urbano y lo folclórico podían convivir. Estas fusiones abrieron el camino para que artistas globales incorporaran sin complejos la historia musical boricua.

En el álbum Los Cocorocos reinterpretan la canción ‘Che Che Colé’ popularizada por Héctor Lavoe y Willie Colón, en esta ocasión a cargo de Víctor Manuelle y Tego Calderón.​

En este contexto, Debí tirar más fotos se presenta como una obra que va más allá de lo comercial. Bad Bunny no usa las raíces como simple decoración: las coloca en el centro del disco. En “CAFé CON RON”, colabora con Los Pleneros de la Cresta para resaltar la plena; en “BAILE INoLVIDABLE”, graba una salsa de más de seis minutos que evoca a la “Universidad de la Salsa”; en “PIToRRO DE COCO”, rescata la voz de Chuíto el de Bayamón, ícono de la música jíbara navideña. En “NUEVAYoL”, cita a El Gran Combo y su clásico “Un verano en Nueva York”, homenajeando a la diáspora.

El disco también integra elementos jíbaros, con décimas y el sonido del cuatro, mostrando que la música campesina puede convivir con sintetizadores y beats urbanos.

Bad Bunny aprende a bailar salsa en el videoclip de ‘BAILE INoLVIDABLE’.

Un legado que sigue vivo

La historia musical de Puerto Rico es una línea continua. Desde los areítos taínos hasta las salas de concierto, cada época ha sumado capas sin borrar las anteriores. A finales del siglo XIX, ya existían compositores que combinaban folclore con formas modernas; en el siglo XX, trovadores, pleneros y salseros convivieron con el auge de la música sinfónica. Hoy, reguetón, bolero, rock, plena y salsa coexisten, alimentados por escuelas, festivales y archivos que mantienen vivas estas tradiciones.

Con DtMF, Bad Bunny enlaza ese pasado con el presente: muestra que la música de Puerto Rico no necesita elegir entre tradición y modernidad. Puede ser global sin dejar de ser profundamente local, y puede hablarle al mundo mientras reafirma quiénes son los puertorriqueños y de dónde vienen.

The Conversation

Carmen del Rocío Monedero Morales no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De los tambores taínos a Bad Bunny: el legado musical que define a Puerto Rico – https://theconversation.com/de-los-tambores-tainos-a-bad-bunny-el-legado-musical-que-define-a-puerto-rico-266956

The 2025 Nobel economics prize honours economic creation and destruction

Source: The Conversation – Global Perspectives – By John Hawkins, Head, Canberra School of Government, University of Canberra

Economists Joel Mokyr, Philippe Aghion, and Peter Howitt. Ill. Niklas Elmehed © Nobel Prize Outreach

Three economists working in the area of “innovation-driven economic growth” have won this year’s Nobel Memorial Prize in Economic Sciences.

Half of the 11 million Swedish kronor (about A$1.8 million) prize was awarded to Joel Mokyr, a Dutch-born economic historian at Northwestern University.

The other half was jointly awarded to Philippe Aghion, a French economist at Collège de France and INSEAD, and Peter Howitt, a Canadian economist at Brown University.

Collectively, the trio’s work has examined the importance of innovation in driving sustainable economic growth. It has also highlighted that in dynamic economies, old firms die as new firms are being born.

Innovation drives sustainable growth

As noted by the Royal Swedish Academy of Sciences, economic growth has lifted billions of people out of poverty over the past two centuries. While we take this as normal, it is actually very unusual in the broad sweep of history.

The period since around 1800 is the first in human history when there has been sustained economic growth. This warns us we should not be complacent. Poor policy could see economies stagnate again.

One of the Nobel judges gave the example that in Sweden and the United Kingdom there was little improvement in living standards in the four centuries between 1300 and 1700.

Mokyr’s work showed that prior to the Industrial Revolution, innovations were more a matter of trial and error than being based on scientific understanding. He has argued that sustained economic growth would not emerge in:

a world of engineering without mechanics, iron-making without metallurgy, farming without soil science, mining without geology, water-power without hydraulics, dyemaking without organic chemistry, and medical practice without microbiology and immunology.

Mokyr gives the example of sterilising surgical instruments. This had been advocated in the 1840s or earlier. But surgeons were offended by the suggestion they might be transmitting diseases. It was only after the work of Louis Pasteur and Joseph Lister in the 1860s that the role of germs was understood and sterilisation became common.

Mokyr emphasised the importance of society being open to new ideas. As the Nobel committee put it:

practitioners, ready to engage with science, along with a societal climate embracing change, were, according to Mokyr, key reasons why the Industrial Revolution started in Britain.

Winners and losers

This year’s other two laureates, Aghion and Howitt, recognised that innovations create both winning and losing firms. In the US, about 10% of firms enter and 10% leave the market each year. Promoting economic growth requires an understanding of both processes.

Their 1992 article built on earlier work on the concept of “endogenous growth” – the idea that economic growth is
generated by factors inside an economic system, not the result of forces that impinge from outside. This earned a Nobel prize for Paul Romer in 2018.

It also drew on earlier work on “creative destruction” by Joseph Schumpeter.

The model created by Aghion and Howitt implies governments need to be careful how they design subsidies to encourage innovation.

If companies think that any innovation they invest in is just going to be overtaken (meaning they would lose their advantage), they won’t invest as much in innovation.

Their work also supports the idea governments have a role in supporting and retraining those workers who lose their jobs in firms that are displaced by more innovative competitors.

This will build political support for policies that encourage economic growth, as well.

‘Dark clouds’ on the horizon?

The three laureates all favour economic growth, in contrast to growing concerns about the impact of endless growth on the planet.

In an interview after the announcement, however, Aghion called for carbon pricing to make economic growth consistent with reducing greenhouse gas emissions.

He also warned about the gathering “dark clouds” of tariffs; that creating barriers to trade could reduce economic growth.

And he said we need to ensure today’s innovators do not stifle future innovators through anti-competitive practices.

The newest Nobel prize

The economics prize was not one of the five originally nominated in Swedish chemist Alfred Nobel’s will in 1895. It is formally called the Sveriges Riksbank Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel. It was first awarded in 1969.

The awards to Mokyr and Howitt continue the pattern of the economics prize being dominated by researchers working at US universities.

It also continues the pattern of over-representation of men. Only three of the 99 economics laureates have been women.

Arguably, economics professor Rachel Griffith, rather than Mokyr, could have shared the prize with Aghion and Howitt this year. She co-authored the book Competition and Growth with Aghion, and co-wrote an article on competition with both of them.

The Conversation

John Hawkins does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. The 2025 Nobel economics prize honours economic creation and destruction – https://theconversation.com/the-2025-nobel-economics-prize-honours-economic-creation-and-destruction-267212

How we sharpened the James Webb telescope’s vision from a million kilometres away

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Benjamin Pope, Associate Professor, School of Mathematical and Physical Sciences, Macquarie University

A ‘selfie’ taken during Webb’s testing on Earth. Ball Aerospace

After Christmas dinner in 2021, our family was glued to the television, watching the nail-biting launch of NASA’s US$10 billion (AU$15 billion) James Webb Space Telescope. There had not been such a leap forward in telescope technology since Hubble was launched in 1990.

En route to its deployment, Webb had to successfully navigate 344 potential points of failure. Thankfully, the launch went better than expected, and we could finally breathe again.

Six months later, Webb’s first images were revealed, of the most distant galaxies yet seen. However, for our team in Australia, the work was only beginning.

We would be using Webb’s highest-resolution mode, called the aperture masking interferometer or AMI for short. It’s a tiny piece of precisely machined metal that slots into one of the telescope’s cameras, enhancing its resolution.

Our results on painstakingly testing and enhancing AMI are now released on the open-access archive arXiv in a pair of papers. We can finally present its first successful observations of stars, planets, moons and even black hole jets.

Working with an instrument a million kilometres away

Hubble started its life seeing out of focus – its mirror had been ground precisely, but incorrectly. By looking at known stars and comparing the ideal and measured images (exactly like what optometrists do), it was possible to figure out a “prescription” for this optical error and design a lens to compensate.

The correction required seven astronauts to fly up on the Space Shuttle Endeavour in 1993 to install the new optics. Hubble orbits Earth just a few hundred kilometres above the surface, and can be reached by astronauts.

A moody image of the honeycomb-like mirror layout still in a lab with people in protective gear inspecting it.
The primary mirror of the Webb telescope consists of 18 precisely ground hexagonal segments.
NASA/Chris Gunn

By contrast, Webb is roughly 1.5 million kilometres away – we can’t visit and service it, and need to be able to fix issues without changing any hardware.

This is where AMI comes in. This is the only Australian hardware on board, designed by astronomer Peter Tuthill.

It was put on Webb to diagnose and measure any blur in its images. Even nanometres of distortion in Webb’s 18 hexagonal primary mirrors and many internal surfaces will blur the images enough to hinder the study of planets or black holes, where sensitivity and resolution are key.

AMI filters the light with a carefully structured pattern of holes in a simple metal plate, to make it much easier to tell if there are any optical misalignments.

A metal plate with a hexagonal pattern on it, and several hexagon shaped holes.
AMI allows for a precise test pattern that can help correct any issues with JWST’s focus.
Anand Sivaramakrishnan/STScI

Hunting blurry pixels

We wanted to use this mode to observe the birth places of planets, as well as material being sucked into black holes. But before any of this, AMI showed Webb wasn’t working entirely as hoped.

At very fine resolution – at the level of individual pixels – all the images were slightly blurry due to an electronic effect: brighter pixels leaking into their darker neighbours.

This is not a mistake or flaw, but a fundamental feature of infrared cameras that turned out to be unexpectedly serious for Webb.

This was a dealbreaker for seeing distant planets many thousands of times fainter than their stars a few pixels away: my colleagues quickly showed that its limits were more than ten times worse than hoped.

So, we set out to correct it.

How we sharpened Webb’s vision

In a new paper led by University of Sydney PhD student Louis Desdoigts, we looked at stars with AMI to learn and correct the optical and electronic distortions simultaneously.

We built a computer model to simulate AMI’s optical physics, with flexibility about the shapes of the mirrors and apertures and about the colours of the stars.

We connected this to a machine learning model to represent the electronics with an “effective detector model” – where we only care about how well it can reproduce the data, not about why.

After training and validation on some test stars, this setup allowed us to calculate and undo the blur in other data, restoring AMI to full function. It doesn’t change what Webb does in space, but rather corrects the data during processing.

It worked beautifully – the star HD 206893 hosts a faint planet and the reddest-known brown dwarf (an object between a star and a planet). They were known but out of reach with Webb before applying this correction. Now, both little dots popped out clearly in our new maps of the system.

A dark circle on a grey background showing two spots of light labelled B and C.
A map of the HD 206893 system. The colourful spots show the likelihood of there being an object at that position, while B and C show the known positions of the companion planets. The wider blob means the position of C is less precisely measured, as it’s much fainter than B. This is simplified from the full version presented in the paper.
Desdoigts et al., 2025

This correction has opened the door to using AMI to prospect for unknown planets at previously impossible resolutions and sensitivities.

It works not just on dots

In a companion paper by University of Sydney PhD student Max Charles, we applied this to looking not just at dots – even if these dots are planets – but forming complex images at the highest resolution made with Webb. We revisited well-studied targets that push the limits of the telescope, testing its performance.

A red sphere with four brighter spots clearly visible.
Jupiter’s moon Io, seen by AMI on Webb. Four bright spots are visible; they are volcanoes, exactly where expected, and rotate with Io over the hour-long timelapse.
Max Charles

With the new correction, we brought Jupiter’s moon Io into focus, clearly tracking its volcanoes as it rotates over an hour-long timelapse.

As seen by AMI, the jet launched from the black hole at the centre of the galaxy NGC 1068 closely matched images from much-larger telescopes.

Finally, AMI can sharply resolve a ribbon of dust around a pair of stars called WR 137, a faint cousin of the spectacular Apep system, lining up with theory.

The code built for AMI is a demo for much more complex cameras on Webb and its follow-up, Roman space telescope. These tools demand an optical calibration so fine, it’s just a fraction of a nanometre – beyond the capacity of any known materials.

Our work shows that if we can measure, control, and correct the materials we do have to work with, we can still hope to find Earth-like planets in the far reaches of our galaxy.

The Conversation

Benjamin Pope receives funding from the Australian Research Council and the Big Questions Institute.

ref. How we sharpened the James Webb telescope’s vision from a million kilometres away – https://theconversation.com/how-we-sharpened-the-james-webb-telescopes-vision-from-a-million-kilometres-away-262510

Trump’s ‘shock and awe’ foreign policy achieved a breakthrough in Gaza – but is it sustainable?

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Lester Munson, Non-Resident Fellow, United States Studies Centre, University of Sydney

US President Donald Trump will visit Israel and Egypt this week to oversee the initial implementation of his Gaza peace agreement, which many hope will permanently end the two-year war in the strip.

Should the peace hold, the Gaza accord will be Trump’s greatest foreign policy achievement, even surpassing the Abraham Accords of his first term that normalised relations between Israel and several Arab countries.

Given the speed with which the Trump administration has helped to negotiate the ceasefire, it is an opportune moment to assess Trump’s frenetic foreign policy at the start of his second presidential term.

The “Trump Doctrine” – the unconventional, high-energy and fast-moving approach to world affairs now pursued by the United States – has had some significant achievements, most notably in Gaza. But are these breakthroughs sustainable, and can his foreign policy approach be effective with larger geostrategic challenges?

A leaner decision-making structure

One way the Trump administration’s approach is different from previous administrations – including Trump 1.0 – is in his leaner organisation, which is more capable of implementing quick action.

Trump has revamped the national security decision-making structure in surprising ways. His secretary of state, Marco Rubio, now serves concurrently as his national security adviser. Rubio has also reduced the staff of the National Security Council from around 350 to about 150, which is still larger than many of Trump’s predecessors before Barack Obama.

There have been some missteps. Trump’s first national security adviser, Michael Waltz, tried to accommodate his need for speedy decision-making by establishing group chats on the Signal app for the small group of agency heads and senior advisers who advise Trump. This rightfully caused concerns about the security of classified information – especially after Waltz mistakenly added a journalist to a chat group – and he was subsequently ousted.

With a much smaller staff now, Rubio is implementing a more sustainable method for the president to communicate with his top advisers, mostly through Rubio himself and Trump’s powerful chief of staff, Susie Wiles.

Rubio has also led a top-down revamp of the bureaucratic foreign policy structures. Dozens of offices were eliminated, and hundreds of career professionals were laid off. Numerous political appointments, including ambassadorships, remain unfilled.

Many bureaus are now headed not by Senate-confirmed assistant secretaries, but by career foreign and civil service “senior bureau officials”. This keeps the number of politically appointed policymakers rather small – mostly in Rubio’s direct orbit – while keeping professional “implementers” in key positions to execute policy.

A reliance on special envoys

To set the stage for his own deal-making, Trump also uses his longtime friend and multipurpose envoy, Steve Witkoff, for the highest-level conversations. Without any Senate confirmation, Witkoff has become Trump’s most trusted voice in Ukraine, Gaza and several other foreign policy negotiations.

Massad Boulos, another unconfirmed Trump envoy, conducts second-tier negotiations, mostly in Africa but also parts of the Middle East.

Trump’s son-in-law, Jared Kushner, played a key role in the recent Gaza accord as well. This has raised questions of conflicts of interest. However, Trump’s emphasis on deal-oriented businessmen in diplomatic roles is intentional.

The approach appears to be very welcome in some quarters, particularly in the Middle East, where conventional diplomacy was fraught with much historical baggage.

A ‘shock and awe’ approach

On top of all this, of course, is Trump’s style and showmanship.

His most controversial statements – for example, demanding US ownership of Greenland – may seem absurd and offensive at first. However, there are genuine national security concerns over China’s role in the Arctic and the possibility an independent Greenland might serve as a wedge in a critical region. From this standpoint, establishing some US control over Greenland’s foreign policy is an entirely rational proposition.

What is unique to Trump is the pace, breadth and intensity of his personal diplomacy.

Trump’s relationship with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu is a case in point. While Trump embraces Netanyahu in public and green-lights all of Israel’s military actions, he’s willing to say no to the Israeli leader in private. For example, Trump intervened to prevent Israel from annexing the West Bank immediately before the Gaza breakthrough.

In addition, Trump’s personal charm offensive with Arab leaders in the region – his first major foreign trip after Pope Francis’ funeral was to Qatar, Saudi Arabia and the United Arab Emirates – established a coalition to pressure Hamas to say yes to the deal.

It is a “shock and awe” diplomatic approach: everything, everywhere, all at once. Previous agreements and norms (including those set by Trump himself) are downplayed or discarded in favour of action in the moment.

Is there a longer-term vision?

Of course, there are downsides to the Trump approach. The past cannot be ignored, especially in the Middle East. And many previous agreements and norms were there for a reason – they worked, and they helped stabilise otherwise chaotic situations.
It very much remains to be seen whether Trump’s approach can lead to a long-term solution in Gaza. Many critics have pointed out the vagueness in his 20-point peace plan, which could cause it to fall apart at any moment.

It is not unusual for a second-term American president like Trump to focus on foreign policy, where Congress has a highly limited role and the president has wide latitude. But American presidents usually focus on achieving one big thing. Think Obama’s nuclear deal with Iran or George W. Bush’s troop surge in Iraq.

Today, in addition to the Gaza accord, Trump is pursuing separate diplomatic deals with all four major American adversaries: China, Russia, Iran and North Korea.

The logic of this is to put direct stress on the alliance of bad actors. Does Chinese leader Xi Jinping trust Russian President Vladimir Putin enough to resist Trump’s entreaties, and vice versa? How much are Russia and China worried about North Korean leader Kim Jong Un cutting a deal with Washington?

The true test of the Trump Doctrine will not be the success of the Gaza accord, but whether he can build on it to drive the West’s adversaries – mainly China and Russia – apart from each other and into weaker strategic positions.

The Conversation

Lester Munson receives funding from the US Studies Centre at the University of Sydney. He is affiliated with BGR Group, a Washington DC governmental affairs firm and was previously Republican staff in the US Congress and in the George W. Bush administration.

ref. Trump’s ‘shock and awe’ foreign policy achieved a breakthrough in Gaza – but is it sustainable? – https://theconversation.com/trumps-shock-and-awe-foreign-policy-achieved-a-breakthrough-in-gaza-but-is-it-sustainable-267316