La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : Flora Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme

Source: The Conversation – in French – By María Begoña Pérez Calle, Professor of Economics, Universidad de Zaragoza

Flora Tristán est morte à Bordeaux à l’âge de 41 ans.
Wikimedia Commons, CC BY

Autodidacte et militante infatigable, Flora Tristán a observé la réalité sociale avec un regard de scientifique pour proposer un modèle alternatif de société et de travail.


Pour Flora Tristán (Paris, 1803-Bordeaux, 1844), la transformation de la société devait être intégrale, et la communication avec les masses laborieuses était aussi importante que la diffusion littéraire de son modèle. C’est pourquoi elle ne se contenta pas d’écrire pour ceux qui pouvaient payer un livre et le lire, mais chercha à sensibiliser directement les classes travailleuses.

Sa proposition novatrice impliquait un lien indissociable entre la question ouvrière et la question féminine : il n’y aurait pas de libération prolétarienne sans libération des femmes. L’émancipation était donc la condition nécessaire de la justice universelle. Flora Tristán anticipa ainsi des débats qui, bien des années plus tard, occuperaient une place centrale dans les discours féministes.

Bien qu’elle soit née dans un milieu aristocratique, l’écrivaine, penseuse socialiste et féministe franco-péruvienne, considérée comme l’une des pionnières du féminisme moderne et une précurseure du mouvement ouvrier international, ne reçut pas l’éducation d’institutrices.

À l’âge de quatre ans, le malheur frappa sa famille avec la mort de son père, Mariano Tristán y Moscoso, qui n’avait pas régularisé juridiquement son mariage avec sa mère, Thérèse Laisnay. Or, le droit français ne reconnaissait pas comme légitime un mariage uniquement religieux. La jeune veuve, enceinte d’un autre enfant et privée de patrimoine, partit donc vivre à la campagne avec Flora pendant plusieurs années, et la petite famille connut un vrai déclassement.

Une vie de proscrite

De retour à Paris, alors adolescente et ouvrière, Flora Tristán épousa en 1821 son jeune patron, André Chazal. Quatre ans plus tard, après de nombreuses dissensions conjugales et enceinte de son troisième enfant, elle s’enfuit du domicile conjugal en abandonnant son mari. Le divorce n’existait pas. La séparation des Chazal n’était pas légale. Pendant plusieurs années, Flora vécut comme une proscrite en France et en Angleterre. En 1833, elle traversa l’océan pour réclamer son héritage au Pérou auprès des Tristán. La famille l’accueillit plutôt favorablement et son oncle lui attribua certaines rentes, mais sans lui reconnaître de droit à l’héritage.

Elle revint en Europe deux ans plus tard, ajoutant à son expérience personnelle un important travail de terrain. Elle avait développé une méthodologie pionnière pour décrire et dénoncer les injustices de race, de classe et de genre : voyager, dialoguer, recueillir des données à l’aide du modèle de l’enquête, et élaborer des analyses et des propositions.

Ainsi, Flora Tristán, autodidacte, fit de la véritable science sociale à partir de l’observation de la réalité, développant des travaux innovants qui fusionnaient réflexion théorique et expérience pratique.

Dans des ouvrages tels que Pérégrinations d’une paria (1838) ou Promenades dans Londres (1840), elle dénonça la misère et le manque d’instruction des classes laborieuses, la pauvreté infantile, la prostitution et la discrimination dont étaient victimes les femmes. Elle pointa les inégalités structurelles de la société capitaliste comme la racine de ces problèmes.

Face à cette situation, elle proposa son modèle d’organisation sociale, dont l’élément central était un prolétariat consolidé à travers l’Union ouvrière. Ce prolétariat devait être formé et bénéficier de protection sociale. Il ne s’agissait pas seulement de se constituer en force productive, mais aussi de transformer l’histoire.

Militante d’un socialisme en devenir

À partir de 1835, elle remporta un franc succès littéraire et s’attira l’estime des cercles intellectuels. C’est au sein de l’Union Ouvrière qu’elle choisit de s’engager comme militante d’un socialisme naissant, affirmant un style qui lui était propre et se faisant la porte-parole passionnée de ses idées, de ses modèles et de ses théories.

Elle entama ainsi son tour de France, un exercice harassant de communication de masse. Ce mode de vie était inhabituel pour une femme de son époque. Mais Flora Tristán mit son talent intellectuel au service d’une mission rédemptrice en laquelle elle croyait profondément.

Sa vision se caractérisait également par le rejet de la violence révolutionnaire comme unique voie de salut. Elle reconnaissait l’antagonisme entre travail et capital, mais ses stratégies réformatrices sociales reposaient sur la fraternité. Son but était d’atteindre la justice et l’amour universel.

Sa vocation de femme messie lui donna la force de diriger et d’échanger avec des milliers d’ouvriers et d’ouvrières lors de ses tournées à travers la France. Sa santé était fragile, avec un possible problème tumoral, et tous ces voyages la laissèrent exsangue. Des efforts incessants qui, combinés à un probable typhus, précipitèrent sa mort en 1844, quatre ans avant la publication du Manifeste du Parti communiste.

Après sa mort, sa voix ne fut pas intégrée au socialisme de Karl Marx et Friedrich Engels, que ce dernier qualifiait de scientifique et qui plaçait la lutte des classes presque exclusivement au centre de sa réflexion. Engels qualifiait les approches antérieures d’« utopiques ».

Et pourtant, il suffit de parcourir les biographies de Robert Owen, Charles Fourier, des saint-simoniens et de Tristán elle-même pour constater que le terme « utopie » ne rend pas justice à la portée de leurs pensées et de leurs actions.

À la fin de 1843 à Paris, le philosophe allemand Arnold Rüge conseilla au jeune Marx de rencontrer Flora Tristán, mais celui-ci ne le fit pas. Engels, quant à lui, mentionna avoir connaissance de son œuvre, mais sans se départir d’une certaine indifférence.

Toujours en arrière-plan

Tristán est restée en arrière-plan de l’histoire officielle du socialisme, alors qu’elle avait anticipé de nombreux débats qui allaient plus tard prendre de l’importance. Plus d’un siècle plus tard, la mise en valeur – importante et nécessaire – de la dimension féministe de son discours a éclipsé tous les autres aspects.

Aujourd’hui, il est indispensable de reconnaître pleinement Flora Tristán, cette petite aristocrate déclassée qui n’eut pas de gouvernantes mais finit par apprendre auprès d’Owen et de Fourier.

Il faut également la reconnaître comme une socialiste du romantisme, une pionnière des sciences sociales, une communicante d’un talent extraordinaire et la créatrice d’un modèle alternatif de société, de production et de travail : l’Union Ouvrière.

On peut se demander ce qui se serait passé si elle avait vécu plus longtemps. Elle n’aurait vraisemblablement jamais accepté que son modèle de socialisme soit qualifié d’« utopique ». Si elle avait atteint 1864, elle aurait très probablement participé à la Première Internationale et, malgré sa condition de femme, sa présence impressionnante aurait sans doute influencé d’une manière ou d’une autre le cours du socialisme.

The Conversation

María Begoña Pérez Calle ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : Flora Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme – https://theconversation.com/la-femme-que-marx-na-jamais-voulu-rencontrer-flora-tristan-lautodidacte-qui-aurait-pu-changer-lhistoire-du-socialisme-272454

Cómo acaban los plásticos de la agricultura en las profundidades del Mediterráneo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carmen Morales Caselles, Profesora e investigadora del área de Ecología, Universidad de Cádiz

Invernaderos en la costa de Almería (España). Mike Workman/Shutterstock

En un planeta que debe alimentar a más de 8 000 millones de personas, la agricultura es una pieza clave. De ella dependen los alimentos y materias primas que usamos cada día. Y, en ese engranaje, el plástico se ha vuelto una herramienta habitual. Se utiliza en invernaderos, sistemas de riego y cubiertas de cultivo. Gracias a estos materiales, ha sido posible aumentar la productividad y reducir el consumo de agua.

Desde hace años, incluso podemos ver esta realidad desde el espacio. Grandes extensiones agrícolas aparecen como manchas blancas en las imágenes por satélite. Son superficies cubiertas por invernaderos y plásticos agrícolas.

Vista de una zona costera cubierta de pequeños polígonos blancos
Vista de los invernaderos en las inmediaciones de El Ejido, Almería, desde el espacio.
NASA, CC BY-SA

Sin embargo, esta dependencia creciente tiene un coste ambiental. Durante mucho tiempo ha pasado desapercibido. Una parte de estos plásticos no se gestiona adecuadamente y acaba en el medio natural, como residuo.

En el trabajo publicado recientemente en iScience, analizamos por primera vez el recorrido de los plásticos agrícolas fuera de las zonas de cultivo. Nuestro trabajo muestra que muchos de estos materiales no se quedan en tierra.

Con el tiempo, los plásticos utilizados en la agricultura se dispersan en el entorno y acaban lejos de donde se usaron. Hemos detectado estos residuos a más de 100 kilómetros de la costa, en las profundidades del mar.

De las ramblas al mar: la ruta del plástico

Las ramblas son cauces secos que serpentean por nuestra geografía hasta desembocar en el mar. Permanecen secas la mayor parte del año y, cuando llueve, conducen rápidamente el agua hasta la costa. En ese tiempo de espera, también se convierten en depósitos silenciosos de basura.

En muchos de estos cauces, la mitad de los residuos encontrados son plásticos agrícolas. Durante los periodos secos, estos materiales se acumulan sin llamar la atención.

Algo que hemos aprendido es que la situación cambia con las lluvias intensas. En pocas horas, el agua arrastra todo lo que encuentra a su paso. Entre ello, grandes cantidades de plástico.




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Estos residuos llegan directamente al mar. Con el tiempo, algunos se hunden y otros se desplazan mar adentro. Las fuertes lluvias son capaces de movilizar grandes volúmenes de residuos en muy poco tiempo.

Lo que un día se encuentra en tierra, al siguiente puede aparecer en redes de pesca, ser visto por buceadores o volver a la costa con el oleaje. La mayoría, sin embargo, pasa desapercibida y acaba perdida en la inmensidad del mar.

Un problema que se extiende más allá del Mediterráneo

Aunque nuestro estudio se centró en el mar de Alborán, esto puede repetirse en muchas zonas del mundo. En el Mediterráneo, hasta un 38 % de la costa está ocupada por cultivos. Muchos de ellos son de regadío y utilizan grandes cantidades de plástico.

Esta combinación aumenta el riesgo de que los residuos agrícolas acaben en el mar. Regiones de América, Asia o África, con agricultura costera intensiva, podrían enfrentarse a un problema similar.

La mezcla de agricultura cercana a la costa, una gestión deficiente de los residuos y episodios de lluvias extremas está convirtiendo la contaminación por plásticos agrícolas en un fenómeno global. Ya no se trata de un problema local o regional.

Sin embargo, estos residuos han recibido menos atención en los debates internacionales. La conversación suele centrarse en otros tipos de basura marina.

El problema, además, no termina ahí. Con el tiempo, los plásticos se fragmentan en piezas muy pequeñas, conocidas como microplásticos. Estos fragmentos pueden ser ingeridos por organismos marinos. A esto se suma que muchos plásticos contienen sustancias químicas que pueden ser perjudiciales. Cuando entran en los ecosistemas, estos compuestos añaden un riesgo adicional para la vida marina.




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Cuando el plástico agrícola se confunde con el marino

Cuando encontramos una red solitaria en el mar, solemos pensar que viene de la pesca. Una red fantasma, perdida o abandonada por un barco. Sin embrago, no siempre es así.

Hemos descubierto que, en muchos casos, ese material no procede del sector pesquero. Puede tratarse de una malla agrícola utilizada para sujetar cultivos. Estas mallas están hechas de plástico y se usan solo durante una temporada. Su vida útil suele ser de menos de un año, tras el cual pocas veces se reutilizan o reciclan, por falta de un sistema eficaz. Así que, una parte importante acaba dispersándose por el medio.

La confusión entre plásticos agrícolas y plásticos marinos tiene consecuencias importantes. Dificulta su correcta gestión y tratamiento. También afecta a la manera en que entendemos el origen de la contaminación en el mar. Si no se identifican bien estos residuos, se subestima el papel de la agricultura en el problema. Al mismo tiempo, se atribuye el impacto ambiental a otros sectores. Esto impide diseñar soluciones eficaces y justas.

¿Qué estamos haciendo mal? ¿Qué podemos mejorar?

Después de su uso, los agroplásticos suelen someterse a tres métodos de eliminación: vertido en vertederos, reciclaje físico y pirólisis. A pesar de que existen sistemas de gestión de residuos agrícolas en varios países europeos como España (en desarrollo), Francia, Alemania e Irlanda, el estudio muestra que muchos de ellos no funcionan correctamente. Esto sugiere que el problema puede darse en otras regiones del mundo.

Mapa que marca algunos países que han puesto marcha sistemas de gestión de residuos agrícolas para su reciclaje
Países que, según la FAO, han puesto en marcha iniciativas voluntarias u obligatorias para la recuperación selectiva de residuos agrícolas con fines de reciclaje.
Morales-Caselles et al., 2025, CC BY-NC

Hoy en día, la gestión de los plásticos agrícolas se centra sobre todo en la limpieza. Se actúa cuando el residuo ya está en el entorno, pero esto no es suficiente. Es necesario actuar en todo el ciclo de vida del plástico, desde su fabricación, uso y eliminación. Para ello se requieren políticas integradas adaptadas al contexto local que reduzcan la generación de residuos desde el origen.

Una de las medidas más urgentes es reducir el uso de plásticos innecesarios en la agricultura. También es fundamental apostar por alternativas reutilizables y más duraderas. Estas soluciones pueden mantener la productividad sin dañar el medio ambiente.

Otro aspecto clave es reforzar la responsabilidad compartida. Productores y usuarios deben garantizar que todos los materiales se recogen y se gestionan correctamente. Para ello son esenciales sistemas de control que eviten que los residuos acaben en la naturaleza.

Todo esto debe ir acompañado de apoyo al sector agrícola. La formación y la concienciación permiten promover buenas prácticas desde el inicio y evitar pérdidas de material.

Iniciativas internacionales como el Tratado Global sobre la Contaminación por Plásticos, actualmente en negociación en Naciones Unidas, ofrecen una oportunidad única. Pueden establecer normas comunes que aborden el problema en todas las fases del uso del plástico.




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El futuro de la agricultura sostenible no puede apoyarse en materiales que comprometen los mismos ecosistemas de los que depende. Los plásticos agrícolas han sido aliados de la productividad, pero ahora debemos replantearnos cómo los utilizamos. Solo una gestión preventiva, integrada y transparente evitará que los alimentos que cultivamos dejen una huella plástica en la tierra y en el mar.

The Conversation

Parte de este estudio detrás de este artículo ha sido apoyado por los proyectos de investigación liderados por Carmen Morales Caselles: PLAN del programa operativo FEDER 2014-2020 y de la Junta de Andalucía (ref. FEDERUCA18-107828, proyecto PLAN), del proyecto DEEP del programa EMERGIA, del proyecto ISARGO, acción CSN2022-135760, financiado por MCIN/AEI/10.13039/501100011033 y por la Unión Europea «Next Generation EU»/PRTR, del proyecto COPLA, PCM_00056, financiado por la Consejería de Universidad, Investigación e Innovación de la Junta de Andalucía y por la Unión Europea “Next Generation EU”/PRTR. Gran parte de los datos presentados en el estudio fueron obtenidos gracias a ECOPUERTOS que desde 2016 recibe financiación de Ecoembes-Libera para apoyar sus actividades, incluyendo la clasificación de residuos y el trabajo con pescadores y buceadores. Los pescadores de Motril han colaborado con Ecopuertos recogiendo voluntariamente los residuos de sus capturas. También se ha recibido apoyo de buzos y recolectores de basura voluntarios que apoyaron los muestreos.

– ref. Cómo acaban los plásticos de la agricultura en las profundidades del Mediterráneo – https://theconversation.com/como-acaban-los-plasticos-de-la-agricultura-en-las-profundidades-del-mediterraneo-269153

Estudiar más horas no siempre implica aprender más: la trampa de la carga cognitiva

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Noelia Valle, Profesora de Fisiología, Creadora de La Pizarra de Noe, Universidad Francisco de Vitoria

Kyryk Ivan/shutterstock

Imagine intentar llenar una botella de agua con una manguera de bomberos a máxima potencia. La mayor parte del agua se derramaría y la botella seguiría medio vacía. Algo muy similar ocurre en nuestro cerebro cuando intentamos aprender por acumulación y por eso todos nos hemos descubierto alguna vez leyendo un texto una y otra vez sin ser capaz de retener nada.

Ante este tipo de situaciones, creemos que pasando más horas frente a los apuntes o aumentando los materiales de estudio mejorará nuestra comprensión. Pero este enfoque cuantitativo no suele ser eficaz, porque el cerebro humano no aprende por acumulación, sino por integración. En otras palabras, en el aprendizaje menos es más.

¿Por qué ocurre esto, y qué relación tiene con el concepto de “carga cognitiva”?

Carga cognitiva y memoria de trabajo

La carga cognitiva es el esfuerzo mental que hacemos para procesar nueva información. Tiene dos partes: la intrínseca, que es la dificultad inherente del tema; y la extrínseca. Esta segunda puede ser “mala” o ineficaz cuando el esfuerzo mental es inútil porque está provocado por exceso de estímulos, información irrelevante, explicaciones confusas o contenido redundante; o adecuada cuando el esfuerzo mental es el óptimo para seleccionar la información nueva, procesarla y la relacionarla con lo previamente aprendido.




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Para aprender, lo ideal es reducir la carga extrínseca y modular la intrínseca, para dejar espacio en el lugar donde los aprendizajes se procesan para pasar a la memoria: la memoria de trabajo.

En nuestra “RAM” solo caben entre 5 y 9 elementos

La memoria de trabajo es el procesador o la RAM de nuestro cerebro, es decir, la habilidad para retener y manipular información durante un breve periodo de tiempo. El problema es que su capacidad es muy limitada, solo puede contener entre 5 y 9 elementos. Tanto es así que, si excedemos esa capacidad, si nos llega de golpe más información de la que nuestro cerebro puede procesar, sencillamente se perderá.

Así que nuestra capacidad para aprender depende de usar eficientemente nuestra memoria de trabajo. De hecho, sabemos que ésta es predictiva del rendimiento académico, especialmente en lectura y matemáticas, y que aumenta con el entrenamiento.

¿Cómo mejorar la memoria de trabajo?

Los docentes podemos contribuir a que la memoria de trabajo se desarrolle, mejorando el diseño en nuestra práctica docente. La carga intrínseca es obviamente inevitable, no podemos eliminarla, pero podemos hacer que disminuya, por ejemplo, segmentando la información de lo simple a lo complejo.

La carga extrínseca, sin embargo, sí depende principalmente de nosotros. Algunas acciones sencillas para reducirla son:

  • Eliminar distracciones innecesarias, como exceso de animaciones en una presentación o gamificaciones mal diseñadas.

  • Crear narrativas visuales o lingüísticas que guíen la atención hacia lo esencial.

  • Si se facilitan diferentes materiales para un mismo contenido (presentación, vídeos, textos), orientar a los estudiantes para que seleccionen el que más les estimule, para no caer en la redundancia ni saturar la memoria de trabajo.

  • Evitar la redundancia también en las presentaciones. Si una imagen o un gráfico es autoexplicativo, añadir un texto no solo no ayuda, sino que perjudica, porque obliga a procesar dos fuentes de información.

  • En cuanto a las actividades, asegurarse de ofrecer los pasos necesarios para poder realizarlas de forma clara.

  • Cuando se utilicen ejemplos, mostrar el razonamiento paso a paso en los primeros, y dejar que lo razonen ellos solos en los siguientes.

  • Aplicar el andamiaje en las tareas, es decir, dar apoyo al principio y retirarlo poco a poco conforme los estudiantes vayan ganando autonomía.




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Un cerebro fuerte que trabaje menos

Una de las suposiciones más intuitivas es que un cerebro “más fuerte” debería mostrar más actividad, como un músculo que se flexiona. Sin embargo, la neurociencia revela lo contrario. El entrenamiento de la memoria de trabajo conduce a una disminución de la activación en regiones cerebrales clave, especialmente en la red frontoparietal, que es fundamental para las funciones ejecutivas.

De la misma manera que un atleta experimentado utiliza menos energía y realiza movimientos más fluidos y económicos para ejecutar una acción en comparación con un principiante, a medida que el cerebro se vuelve más hábil en una tarea, necesita reclutar menos recursos neuronales para lograr el mismo o incluso un mejor rendimiento.

¿Cómo mejorar el rendimiento?

Cuando nos ponemos a estudiar, el tiempo que invertimos y el tipo de tarea que empleamos son fundamentales para conseguir el máximo rendimiento cerebral. La evidencia apunta a que es más efectivo estudiar un par de horas al día durante varias semanas que estudiar muchas horas seguidas en el mismo día.

En cuanto a las tareas que se realizan para aprender, las de mantenimiento (releer o recordar una lista de elementos) tienen efectos neuronales limitados. Sin embargo, las tareas de actualización (las de pensar), que desafían constantemente al cerebro a manipular la información y no solo a retenerla son las que más consistentemente se asocian con un aumento de la actividad en regiones del cerebro claves para el aprendizaje y la recompensa.

Algunas tareas de este tipo son:

  • Cambiar de formatos: convertir un texto en un esquema o dibujo, o pasar un gráfico a una explicación verbal, obliga a reorganizar mentalmente el contenido.

  • Explicar a alguien lo que recuerdas o grabarte un audio con la explicación, para después revisarlo y corregirlo.

  • Realizar pruebas de autoevaluación y reescribir la respuesta corrigiendo y ajustando el razonamiento.

  • Alternar ejercicios ligeramente distintos sobre el mismo tema, de manera que cada práctica exija adaptar lo que ya se sabía.

  • Actualizar esquemas, resumiendo un concepto y revisándolo después para añadir las ideas claves que faltaban.

  • Practicar el “dos-atrás”. Es decir, mientras se lee una lista de pasos o términos, detenerse y explicar el vínculo entre el concepto actual y el que apareció dos posiciones antes.

El aprendizaje efectivo no se basa en tener más disciplina ni en forzar nuestro cerebro más allá de sus límites, sino en ser más inteligentes en cómo presentamos la información a nuestro cerebro. Se trata de entender y respetar la arquitectura cognitiva con la que todos operamos para minimizar el esfuerzo inútil y maximizar el aprendizaje profundo.

Al reducir la carga innecesaria, gestionar mejor el tiempo y utilizar estrategias más estimulantes, podemos crear un camino de aprendizaje mucho más eficiente, efectivo y menos frustrante.

The Conversation

Noelia Valle no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Estudiar más horas no siempre implica aprender más: la trampa de la carga cognitiva – https://theconversation.com/estudiar-mas-horas-no-siempre-implica-aprender-mas-la-trampa-de-la-carga-cognitiva-269651

Por qué usar imágenes generadas mediante IA puede espantar a los consumidores

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel Belanche Gracia, Catedrático de Comercialización e Investigación de Mercados, Universidad de Zaragoza

Imagen de un hotel creada por IA. Shutterstock

El auge de la IA generativa está revolucionando el marketing. Herramientas como Midjourney o ChatGPT permiten crear, en segundos, anuncios, catálogos o publicaciones para redes sociales que antes requerían sesiones de fotos, diseñadores y redactores.

Además de ahorrar tiempo y dinero, la IA promete personalizar la comunicación para cada cliente. En teoría, una marca podría mostrar a cada usuario la versión del producto o destino que más se adapte a sus gustos.

Sin embargo, la rapidez y el bajo coste tienen un precio: la pérdida de autenticidad. Cada vez más consumidores se preguntan si pueden confiar en lo que ven. Algunas marcas ya han tenido problemas por este motivo. En 2023, Amnistía Internacional fue criticada por usar imágenes generadas por IA para ilustrar protestas en Colombia. Aunque la intención era proteger la identidad de los manifestantes, muchos interpretaron la campaña como una manipulación.

¿Qué pasa cuando los consumidores descubren que esas imágenes no son reales?

Las imágenes generadas por inteligencia artificial (IA) están cambiando la forma en que las empresas se comunican con sus clientes. Hoteles, restaurantes y agencias de viajes las usan para mostrar destinos o experiencias.

Hemos analizado cómo reaccionan los clientes cuando una empresa promociona sus servicios con imágenes creadas por IA en lugar de fotografías reales. Para estudiar estas percepciones, realizamos dos estudios con consumidores, complementarios entre sí.

En el primero, un experimento con 338 participantes, se presentaron diferentes escenarios de hostelería. Algunos participantes vieron imágenes reales, mientras que otros contemplaron imágenes creadas con IA e identificadas como tales. Además, los casos se dividieron según el tipo de servicio, hedónico (placer, disfrute) o utilitario (práctico, funcional), y según el nivel de implicación del consumidor (si la decisión de compra era importante o trivial).

En el segundo estudio, cualitativo, se pidió a 60 personas que explicaran sus reacciones al ver los escenarios. Sus respuestas ayudaron a entender por qué los consumidores confían más en unas imágenes que en otras en cada situación.

Los resultados: preferimos lo real (aunque no siempre).

Los consumidores prefieren las imágenes reales

Las fotos creadas por IA reducen tanto la intención de usar un servicio como la de recomendarlo. Las personas describieron a las empresas que usan IA como “poco profesionales”, “impersonales” o incluso “engañosas”. Varias comentaron que esas imágenes les dificultaban “imaginar la experiencia real”.

El efecto fue más fuerte en dos casos:

  1. Cuando el consumidor busca servicios de placer o disfrute (por ejemplo, una estancia en un hotel vacacional).

  2. Cuando afronta decisiones importantes, a las que dedica tiempo y atención.

En cambio, en situaciones utilitarias y en las que la decisión no importa demasiado (como una comida rápida), la diferencia entre imágenes reales y creadas por IA no fue significativa.

Qué hay detrás de estas reacciones

El estudio se apoya en la teoría de la fluidez del procesamiento (Processing Fluency Theory, según la cual, las personas valoramos más positivamente lo que entendemos o procesamos con facilidad.

Las imágenes reales (familiares, coherentes con nuestra experiencia) se procesan sin esfuerzo y generan confianza. Las creadas por IA, en cambio, pueden provocar una sensación de extrañeza o irrealidad, incluso cuando parecen perfectas. Esa mínima fricción mental hace que desconfiemos del mensaje o de quien lo emite.

En los servicios hedónicos, en los que buscamos placer y emoción, y en la toma de decisiones importantes, esa falta de fluidez se traduce en una pérdida de atractivo. En cambio, el impacto es menor en los servicios utilitarios, donde lo que importa es la función (rapidez, precio, eficacia), y cuando la decisión no es relevante.

Lecciones para las marcas

El estudio ofrece una advertencia importante para las empresas que buscan incorporar la IA en su comunicación visual. Aunque las imágenes creadas por IA pueden ser más rápidas y económicas, los consumidores siguen valorando la autenticidad de una fotografía original reflejando un servicio real.

Para los servicios en los que los consumidores buscan placer o disfrute y en decisiones de alta implicación, las fotografías reales generan mayor credibilidad y conexión emocional. En cambio, las imágenes sintéticas pueden percibirse como frías, impersonales o incluso engañosas.

Esto no significa que la IA deba descartarse. Para servicios más funcionales y que suponen una baja implicación puede ser una herramienta útil y rentable. Pero recomendamos emplearla con transparencia y coherencia, informando al cliente cuando una imagen ha sido generada artificialmente.

En definitiva, las marcas deberían buscar un equilibrio: usar la IA como aliada creativa, no como sustituta de lo humano.

Una IA más humana

La inteligencia artificial tiene un enorme potencial, pero utilizarla sin tener en cuenta la percepción del cliente puede convertir una gran idea en un error de comunicación.

Los consumidores siguen valorando lo auténtico, lo humano y lo imperfecto. Por eso, las empresas que sepan combinar tecnología y honestidad serán las que consigan mantener su confianza.

The Conversation

Daniel Belanche Gracia recibe fondos de Fundación Ibercaja y Universidad de Zaragoza proyecto JIUZ2023-CSJ-03, y Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, proyecto PID2019-105468RB-I00.

Pau Jordán recibe fondos de Fundación Ibercaja y Universidad de Zaragoza proyecto JIUZ2023-CSJ-03, y Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, proyecto PID2019-105468RB-I00.

Sergio Ibáñez Sánchez recibe fondos de Fundación Ibercaja y Universidad de Zaragoza proyecto JIUZ2023-CSJ-03, y Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, proyecto PID2019-105468RB-I00.

Sergio Matas Roncero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Por qué usar imágenes generadas mediante IA puede espantar a los consumidores – https://theconversation.com/por-que-usar-imagenes-generadas-mediante-ia-puede-espantar-a-los-consumidores-271126

¿Cómo era Villanueva de los Infantes en 1668? Un dibujo de Pier Maria Baldi lo muestra

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Javier Novo Sánchez, Profesor Ayudante Doctor de Historia del Arte, Universidad de Málaga

Pier Maria Baldi llega a Villanueva de los Infantes (Ciudad Real, España) el 2 de diciembre de 1668. El pintor y arquitecto florentino forma parte del cortejo que acompaña al príncipe Cosme III de Médicis en la gira que lo conduce por España y otros reinos de Europa entre 1668 y 1669. Durante su estancia realiza una vista panorámica de la villa, cabeza por aquel entonces de la comarca del Campo de Montiel, que complementa la crónica oficial redactada por el conde Lorenzo Magalotti.

Retrato en bronce del perfil de un hombre.
Antonio Montauti, Retrato de Lorenzo Magalotti, 1712.
Museo di Casa Martelli, Firenze.

Dicho relato se integra en un volumen titulado Relazione ufficiale del viaggio di Cosimo III dei Medici, custodiado hoy en día en la Biblioteca Medicea Laurenziana de Florencia. La obra incluye, además del diario de ruta, ochenta y seis dibujos de ciudades, monumentos y paisajes rurales de España, delineados por Baldi. El estudio de estos ejemplares se convierte en objetivo principal de un proyecto de investigación que busca profundizar en el conocimiento de la arquitectura y el urbanismo de nuestro país en el siglo XVII.

El dibujo de la localidad manchega constituye el testimonio iconográfico más antiguo que se conoce de su forma urbana. Desde una perspectiva actual nos acercaremos al entorno natural y a la arquitectura civil y religiosa de esta población en aquella época y veremos en qué medida se ha transformado desde entonces.

El viaje

Cosme es el sucesor del Gran Ducado de Toscana y su odisea europea se erige en una de las empresas viajeras más importantes del Siglo de Oro. Esta proeza tan bien diseñada tiene como objetivo su formación como futuro gobernante. Aparte de Baldi y Magalotti, componen el séquito otros cortesanos que también escribieron sobre la ronda hispana. Entre ellos el mayordomo Dante Castiglione, el médico Giovanbattista Gornia, el capellán Felice Monsacchi, el administrador Filippo Marchetti, el responsable de la intendencia Jacopo Ciuti y el aristócrata Filippo Corsini.

Retrato de un hombre elegante con el pelo largo del siglo XVII.
Justus Sustermans, Retrato de Cosme III de Médici, 1665.
Galleria Palatina, Palazzo Pitti, Firenze.

La pequeña corte itinerante parte de Livorno, un enclave portuario situado en la actual Italia, y arriba a Cadaqués, en Cataluña, el 25 de septiembre de 1668. Desde allí recorre numerosas poblaciones hasta Galicia antes de embarcar hacia Inglaterra.

Al heredero le gusta viajar de incógnito y suele pernoctar en conventos. En Villanueva de los Infantes se hospeda en el de los dominicos con sus acompañantes. Magalotti se lleva una grata impresión de la localidad y enfatiza su buena arquitectura y capacidad de alojamiento. La plaza principal le recuerda a una ciudad italiana por el enlosado de piedra y las construcciones regulares sostenidas por arquerías. No obstante, califica la villa como un luoghetto (lugarcito), superior a un pueblo pero inferior a una ciudad.

El dibujo

Baldi utiliza en sus trazas pluma y tinta negra y luego las colorea con aguadas grises. Aunque el papel que sirve de soporte es apaisado, se tiene que doblar por la mitad para adaptarlo al formato vertical del manuscrito. El dibujo de Villanueva de los Infantes se hizo en pleno invierno, y todo parece indicar que la nube que aflora en la parte superior derecha del dibujo presagia tiempo desapacible.

El autor elige un descampado al este de la villa para realizar su obra. El punto de vista se sitúa a nivel del suelo. Ello permite observar de frente la cerca irregular que encierra el caserío y el resto de inmuebles. El paisaje circundante muestra tierras de labor, algunos montículos y una vegetación escasa adaptada al clima riguroso castellano.

El dibujo otorga un gran protagonismo a las construcciones del clero, que sobresalen tanto en altura como en extensión, y en él se advierten diferentes ejemplos.

Así, en el extremo izquierdo se levanta la pequeña ermita de San Juan, que se emplazaba fuera del recinto amurallado. La siguiente silueta del skyline infanteño corresponde a la iglesia del convento de Santo Domingo. Aunque en la vista presenta ábside semicircular, actualmente posee cabecera plana. Esto podría deberse a una interpretación errónea del dibujante, o bien a una reforma posterior de la cual no tenemos noticias. Fue aquí donde se hospedó el príncipe, en una de sus celdas, junto con su comitiva.

Muy próxima a la anterior se dispone la iglesia del convento de la Encarnación, regentado por dominicas, caracterizada por un cimborrio con tambor cuadrangular. A continuación se distingue la iglesia parroquial de San Andrés, con su galería perimetral por debajo de la cubierta y una esbelta torre-campanario. Esta última se reemplaza quince años después de la visita de la comitiva toscana debido a un incendio.

De la siguiente edificación solo se percibe una parte de la estructura octogonal del cimborrio, perteneciente a la iglesia del convento del Corpus Christi, ocupado por monjas clarisas. Se localiza en un nivel inferior con respecto al resto de construcciones religiosas, de ahí que no podamos ver más de lo que muestra la imagen.

Bernardo de Portuondo, Ruinas de la iglesia del antiguo convento de San Francisco de Villanueva de los Infantes, c. 1913-1917.
Catálogo Monumental de España, Biblioteca Tomás Navarro Tomás, CSIC., CC BY-NC-SA

Ponemos fin al recorrido monumental de Villanueva de los Infantes con el convento de San Francisco, sin duda la construcción más interesante del diseño de Baldi. Lo es, en primer lugar, porque ha desaparecido y solo se conservan fotografías de sus ruinas. Estamos, en ese sentido, ante un dibujo con valor documental. Pero también porque se trata del único centro conventual que muestra sus dependencias –de los que hemos visto hasta ahora únicamente conocemos sus iglesias–.

El enfoque

Tanto Magalotti como Baldi priorizan en sus respectivas obras las edificaciones religiosas, en concordancia con la realidad arquitectónica de Villanueva de los Infantes y los intereses de su patrón, un personaje de educación devota que se siente más a gusto dentro de la celda de un convento que en los aposentos de un palacio.

Demuestran menos apego por las construcciones civiles, en particular los palacios de la aristocracia local –quien durante la Edad Moderna ejercía el mecenazgo de la actividad artística de la villa– y apenas se diferencian del resto de la arquitectura civil. No obstante, en el dibujo asoma la torre cúbica de, al menos, el palacio de la familia Busto.

La vista de Baldi es un testimonio gráfico excepcional. Muestra la elevada planificación urbanística y la evolución arquitectónica de Villanueva de los Infantes en 1668 y también revela la existencia de estructuras que ya no se conservan o se han transformado. Entre estas últimas se encuentran, como se ha dicho, el convento de los frailes franciscanos y la torre del templo parroquial, ya que la actual es distinta de la representada en el dibujo.

El análisis de este dibujo tiene un gran impacto en la comprensión histórica de la antigua capital del Campo de Montiel. A su singularidad hay que sumar su uso como fuente de información valiosa para aproximarnos al urbanismo y a la arquitectura de esta villa en el primer siglo del Barroco y su evolución a lo largo de tres siglos y medio.


El proyecto cuenta con el apoyo del The Medici Archive Project de Florencia, dirigido por Alessio Assonitis, experto internacional en los Medici, y del Centro Interdipartimentale di Ricerca sull’Iconografia della Città Europea, dirigido por Alfredo Buccaro, experto internacional en coreografías urbanas. Además, colaboran la Biblioteca Medicea Laurenziana y el Kunsthistorisches Institut de Florencia.

The Conversation

Francisco Javier Novo Sánchez recibe fondos para el proyecto de investigación PID2023-147647NB-I00 financiado por MCIU /AEI /10.13039/501100011033 / FEDER, UE, concedido para el período 2024-2027.

– ref. ¿Cómo era Villanueva de los Infantes en 1668? Un dibujo de Pier Maria Baldi lo muestra – https://theconversation.com/como-era-villanueva-de-los-infantes-en-1668-un-dibujo-de-pier-maria-baldi-lo-muestra-271898

33 años de los SMS: historia de un éxito accidental

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Jesus Bernardos Cano, Profesor Titular del Departamento de Ingeniería Telemática de la Universidad Carlos III de Madrid, Universidad Carlos III

Un usuario escribe un SMS en un modelo antiguo de móvil. Desintegrator/Shutterstock

Hace poco, se cumplieron 33 años de un hito que marcaría toda una época. Un 3 de diciembre de 1992, el ingeniero Neil Papworth envió “Merry Christmas” (Feliz Navidad) desde un ordenador a un teléfono móvil. Se trataba del primer SMS, para el que Papworth no recibió respuesta. El motivo: los teléfonos móviles de entonces solo podían recibir mensajes, pero no enviarlos. Nadie podía imaginar entonces que alcanzarían tal éxito que cada Nochevieja las redes se colapsarían por los mensajes de felicitación de millones de usuarios.

También de forma inesperada los SMS sobreviven en la era del internet móvil, las redes sociales y WhatsApp. ¿Cómo logró una tecnología tan limitada convertirse en un fenómeno global? ¿Por qué, tres décadas después, sigue siendo fundamental en nuestra infraestructura digital?

Un ejemplo de ingeniería eficiente

Para entender el SMS hay que entender cómo funcionaban las redes móviles de los años 90. Cuando hablábamos por teléfono, la voz ocupaba el canal principal. Para que esto fuera posible las redes tenían canales secundarios de señalización. Estos se utilizaban para hacer que el teléfono sonara cuando llegaba una llamada, o decir que había cobertura.

Los creadores del estándar de telefonía móvil GSM (2G) se dieron cuenta de que ese canal de señalización no siempre se usaba. El SMS nació aprovechando este vacío, en un ejemplo paradigmático de ingeniería eficiente.

Esta naturaleza técnica definió su característica más famosa: el límite de 160 caracteres. De ahí el nombre tras las siglas: servicio de mensajes cortos (del inglés Short Message Service).

Un éxito inesperado

Una característica muy curiosa de la historia del SMS es que no fue diseñado para la comunicación entre personas. Aquellos 160 caracteres tenían un destino puramente profesional: la telemetría y el control de flotas.

El objetivo era la comunicación “máquina a máquina” (del inglés Machine to Machine, M2M). Por ejemplo, que un camión enviara su ubicación automáticamente o que una máquina de vending avisara al almacén central de que se había quedado sin existencias. Los SMS fueron el precursor del internet de las cosas.

En los primeros años, muchas compañías ni siquiera tenían un sistema para facturar los SMS a particulares. El éxito fue puramente accidental y vino impulsado por los usuarios. La clave estaba en que los SMS eran discretos, asíncronos y baratos (al menos al principio, cuando costaban menos dinero que llamar).

La limitación forzosa del tamaño de los mensajes cambió nuestro lenguaje. La necesidad de ahorrar caracteres y dinero dio lugar a la economía del lenguaje SMS: los “xq” en lugar de “porque”, los emoticonos hechos con signos de puntuación y la síntesis extrema de ideas.

Tal fue la magnitud del fenómeno de los SMS, que la infraestructura llegaba a su límite en algunos momentos. En España todavía se recuerda la odisea de intentar enviar una felicitación en Nochevieja. Durante años, las redes se colapsaban minutos después de las campanadas. Millones de usuarios intentaban ocupar simultáneamente esos pequeños huecos del canal de señalización, desbordando la capacidad de las redes pese a los esfuerzos de las operadoras por reconfigurar sus sistemas para absorber ese pico de tráfico.

Los SMS hoy

Con la llegada de los smartphones y las redes 3G y 4G, aplicaciones como WhatsApp, Telegram e iMessage canibalizaron el uso personal del SMS. Eran gratis, ilimitados y permitían el envío de archivos multimedia mediante MMS (del inglés, Multimedia Messaging Service, servicio de mensajería multimedia). Aquello podría haber significado el fin de los SMS, pero no fue así.

El SMS ha sobrevivido hasta hoy gracias a una mutación funcional. Ya no lo usamos para decir “te quiero mucho” (o, más bien, “tqm”), sino como una herramienta de seguridad (aunque no exenta de vulnerabilidades) y gestión.

La larga vida de los SMS es debida a dos motivos:

  1. Son una tecnología universal. Funciona en el 100 % de los teléfonos móviles del mundo, sean inteligentes o no, y no requiere conexión a internet (datos). Solo es necesario que exista cobertura de voz.

  2. Hoy la mayor parte del tráfico es generado por máquinas. Los SMS son el rey de la autenticación de doble factor, las alertas de paquetería y las citas médicas. También son la base de los avisos de emergencia gubernamentales, como el sistema ES-Alert en España. Un matiz técnico interesante: ES-Alert utiliza una tecnología hermana llamada “difusión de celda” (SMS-CB). A diferencia de los SMS clásicos, el mensaje no se envía a un número de teléfono concreto, sino que se radia desde las antenas a todos los dispositivos bajo su cobertura, lo que permite alertar a millones de personas al instante sin saturar la red.

El futuro de los mensajes cortos

Hoy el SMS clásico vive una extraña dualidad. Por un lado, es la única tecnología que funciona en el 100 % de los teléfonos del mundo, siendo el estándar de facto para que los bancos confirmen operaciones. Sin embargo, para la comunicación entre personas, se quedó obsoleto hace años.

Precisamente esa obsolescencia técnica lo convirtió en el arma de una guerra comercial entre Apple y Google: la polémica de las burbujas verdes contra las burbujas azules.

Durante años Apple diferenció visualmente en su aplicación iMessage los mensajes enviados entre iPhones (azules, con todas las funciones modernas) de los enviados desde Android (verdes, que recurrían al viejo protocolo SMS/MMS). Esto provocó cierta estigmatización social al usuario de la burbuja verde (especialmente en EE. UU.) como si fuera alguien tecnológicamente inferior.

La solución a este conflicto y el verdadero heredero del SMS es el RCS (siglas en inglés de Rich Communication Services, servicios de comunicación enriquecida). El RCS es la evolución natural del estándar: permite enviar fotos en alta calidad, ver cuándo el otro está escribiendo y confirmar la lectura, pero sin depender de una aplicación privada como WhatsApp. En su lugar, funciona de forma nativa en la red de las operadoras.

Los SMS han superado la treintena de edad en un envidiable estado de salud. Su historia nos deja una lección valiosa sobre la innovación: a veces, las mayores revoluciones no surgen de una planificación corporativa perfecta, sino de usos inesperados por parte de los usuarios.

The Conversation

Carlos Jesus Bernardos Cano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. 33 años de los SMS: historia de un éxito accidental – https://theconversation.com/33-anos-de-los-sms-historia-de-un-exito-accidental-271698

Así pasan factura los excesos navideños a nuestra microbiota

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Saioa Gómez Zorita, Profesora en la Universidad del País Vasco. Investigadora del grupo Nutrición y Obesidad del Centro de Investigación Biomédica en Red de la Fisiopatología de la Obesidad y Nutrición (CiberObn) y del Instituto de Investigación Sanitaria Bioaraba, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

Miguel AF / Shutterstock

Las fiestas navideñas, más allá de su dimensión religiosa o cultural, suelen ir acompañadas de ciertos cambios en nuestros hábitos que pueden alterar negativamente la salud intestinal.

Los excesos alimentarios, las comidas cargadas de proteínas, azúcares y grasas, a menudo ultraprocesadas, así como el consumo elevado de bebidas alcohólicas, son habituales en estas fechas. A ello hay que sumarle que se come a deshoras, normalmente retrasando los horarios de comidas y cenas, se saltan comidas y/o se pica más entre horas, lo que puede desajustar los ritmos circadianos. También es frecuente en estas fechas acostarse más tarde, dormir menos y reducir la práctica de ejercicio físico debido en parte a la ruptura de la rutina.

Todos estos factores pueden afectar negativamente a la compleja comunidad de microorganismos (principalmente bacterias) que habitan nuestro intestino, dando lugar a una situación conocida como disbiosis. Este término hace referencia a un aumento de microorganismos potencialmente perjudiciales, una disminución de los considerados beneficiosos, un descenso de la variedad microbiana (denominada diversidad intestinal) y la alteración de la función de barrera intestinal, que puede dejar pasar a la sangre sustancias que pueden generar daño.

Cuando la microbiota está alterada, tiende a generar metabolitos principalmente proinflamatorios, es decir, compuestos que, como su nombre indica, pueden generar inflamación en el organismo.

La disbiosis se relaciona con múltiples efectos negativos sobre la salud, como problemas digestivos (hinchazón, gases, estreñimiento o diarrea), un aumento de la inflamación intestinal, cambios en el metabolismo e incluso alteraciones en el estado de ánimo debido a la comunicación vía eje intestino-cerebro.

Además, a largo plazo, si la disbiosis se mantiene en el tiempo, puede contribuir a desarrollar enfermedades metabólicas crónicas de gran prevalencia como la obesidad o la diabetes mellitus tipo 2.

Los “menús navideños” pueden alterar la microbiota intestinal

Un elevado consumo de alimentos ultraprocesados, ricos en azúcares y grasas, como los turrones, los polvorones o algunos embutidos, se asocia con un perfil microbiano menos saludable, concretamente con una mayor abundancia de bacterias relacionadas con la inflamación, los trastornos digestivos y algunas enfermedades crónicas.

Un aporte excesivo de grasas, característico de los alimentos anteriormente citados, no solo modifica la composición de la microbiota intestinal, sino que, además, favorece la producción de metabolitos proinflamatorios, comprometiendo la función de barrera intestinal. Por otro lado, las comidas navideñas se caracterizan por incluir en exceso alimentos proteicos (pescado, carne o marisco, por ejemplo), lo cual puede afectar a la composición de la microbiota, ya que parte de la proteína cuando se ingiere en exceso no se termina de digerir, llega al colon y es fermentada por los microorganismos, generando una serie de compuestos que pueden afectar negativamente a la microbiota intestinal.

Cabe destacar, además, que los menús que habitualmente consumimos en Navidad suelen ser pobres en fibra y prebióticos. Teniendo en cuenta que estos últimos son el “alimento” de la microbiota (son fermentados por las bacterias produciendo ácidos grasos de cadena corta, favoreciendo una microbiota diversa y fomentando la función de barrera intestinal), un aporte insuficiente puede tener un efecto negativo.

Beber alcohol y comer a deshoras tampoco ayuda a tu microbiota intestinal

Asimismo, el consumo excesivo de alcohol se asocia con la disbiosis intestinal y el sobrecrecimiento microbiano en el intestino. Simultáneamente, el alcohol daña las uniones entre las células intestinales, haciendo que se pierda la función de barrera y permitiendo el paso de microorganismos y sus productos hacia la circulación sistémica. Esto puede generar cierto grado de inflamación sistémica, alterar la función inmunitaria y contribuir a la aparición de enfermedades metabólicas.

Otra de las características de la Navidad y sus excesos alimentarios es que, aparte de mucho, se come a deshoras. Ello, a su vez, se relaciona con alteraciones del sueño, que también pueden ser derivadas en parte de la falta de actividad física. Cabe destacar que estas parecen reducir la diversidad microbiana y aumentar la proporción de algunos tipos de bacterias relacionadas con la obesidad y otras alteraciones metabólicas y con la inflamación sistémica, entre otros.

Pero… ¿es grave?

La microbiota puede cambiar en pocos días, por lo que, aunque no hay un plazo establecido para que se pueda generar la disbiosis intestinal (depende de múltiples factores), es posible que en 15 días aparezca cierto grado de disbiosis, sobre todo si los excesos han sido significativos.

En personas sanas no, ya que, si los cambios en los hábitos son breves, los efectos suelen ser moderados. Además, la buena noticia es que la microbiota intestinal es altamente adaptable. Esto implica que sus efectos, al menos en personas sanas, suelen ser transitorios y reversibles.

Adicionalmente, algunas acciones concretas pueden ayudar a revertir estos cambios:

  1. Evitar caer en excesos o al menos reducirlos a las comidas y cenas de los días festivos.

  2. Reducir limitar el consumo de alcohol.

  3. Ingerir alimentos ricos en fibra como frutas verduras, legumbres, cereales integrales y semillas, esenciales para la microbiota intestinal.

  4. Ingerir alimentos fermentados como los yogures, el kéfir o el chucrut.

  5. Realizar actividad física diariamente.

  6. Dormir al menos 7 horas cada día, evitando la exposición excesiva a pantallas, sobre todo por la noche, y fijando unos horarios.

Al retomar una alimentación equilibrada, volver a horarios regulares y recuperar el descanso y la actividad física, la microbiota suele reequilibrarse de forma natural.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Así pasan factura los excesos navideños a nuestra microbiota – https://theconversation.com/asi-pasan-factura-los-excesos-navidenos-a-nuestra-microbiota-272239

Les paysans du Moyen-Âge profitaient sans doute davantage des fêtes de fin d’année que nous

Source: The Conversation – in French – By Bobbi Sutherland, Associate Professor, Department of HIstory, University of Dayton

Le mois de Février, peint par les frères Limbourg pour le livre « Les Très Riches Heures du Duc Jean de Berry ». Ce n’est qu’au tout début de ce mois que s’achevaient les festivités de fin d’année. Pierce Archive LLC/Buyenlarge via Getty Images

Oui, les paysans du Moyen-Âge travaillaient dur. Pourtant, lorsqu’arrivait Noël, ils profitaient de périodes de fêtes bien plus longues que celles dont nous disposons aujourd’hui.


Lorsque l’on pense au Moyen Âge en Europe, viennent en tête des images de pauvreté écrasante, de superstition et d’obscurantisme. Pourtant, la réalité de cette période de mille ans, comprise entre 500 et 1500, était bien plus complexe. Et c’est particulièrement vrai lorsqu’on s’intéresse aux paysans, qui représentaient alors environ 90 % de la population.

Malgré leur dur labeur, les paysans disposaient de temps libre. En additionnant les dimanches et les nombreuses fêtes, environ un tiers de l’année était exempt de travail intensif. Les célébrations étaient fréquentes et s’articulaient autour des fêtes religieuses comme Pâques, la Pentecôte et les jours de saints. Mais la plus longue et la plus festive de toutes était Noël.

En tant que professeure d’histoire médiévale, je peux vous assurer que l’idée largement répandue selon laquelle la vie des paysans n’aurait été que misère est fausse. Ils menaient une vie sociale riche – peut-être même plus riche que la nôtre –, mangeaient correctement, faisaient souvent la fête et avaient des familles pas si différentes des nôtres. Pour eux, les célébrations de fin d’année commençaient bien avant Noël et se prolongeaient au-delà du Nouvel An.

La fête ne faisait alors que commencer.

# La vie quotidienne au village

Un paysan n’était pas simplement un pauvre, prisonnier de sa basse condition. Il s’agissait plutôt d’un agriculteur de subsistance qui devait à son seigneur une part de la nourriture qu’il produisait. Il lui fournissait également une partie de sa force de travail, ce qui pouvait inclure la construction de ponts ou la mise en culture des terres du seigneur.

En échange, le seigneur lui offrait une protection contre les bandits ou les envahisseurs. Il rendait aussi la justice par l’intermédiaire d’un tribunal et punissait les vols, les meurtres et autres crimes. En général, le seigneur résidait dans le village ou à ses alentours.

Le paysan, lui, vivait à la campagne, dans des villages dont la taille allait de quelques maisons à plusieurs centaines. Ces villages disposaient de fours banaux, de puits, de moulins à farine, de brasseries ou de tavernes, ainsi que de forgerons. Les maisons étaient regroupées au centre du village, le long d’un chemin de terre, et entourées de terres agricoles.

Selon les critères d’aujourd’hui, une maison paysanne était petite – en Angleterre, la surface moyenne était d’environ 65 mètres carrés. Elle pouvait être construite en tourbe, en bois, en pierre ou en torchis, une technique très proche du lattis-plâtre, avec des toits à poutres recouverts de paille. Les maisons possédaient une porte d’entrée, et certaines avaient même une porte arrière. Les fenêtres étaient couvertes de volets et, rarement, de verre. À part la cheminée, seules la lumière du Soleil, de la Lune, une lampe à huile ou une bougie éclairaient l’intérieur.

# Sexualité sans intimité

La journée était rythmée par les saisons et la lumière du soleil. La plupart des gens se levaient à l’aube, voire un peu avant ; les hommes partaient rapidement aux champs pour cultiver des céréales comme le blé et l’orge. Les femmes travaillaient à la maison et dans la cour, s’occupant des enfants, des animaux et du potager, tout en filant, cousant et cuisinant. Les paysans ne possédaient pas d’horloge, si bien qu’une recette pouvait recommander de cuire un plat pendant le temps nécessaire pour dire trois fois le Notre Père.

Vers midi, les gens faisaient généralement une pause et prenaient leur repas principal – souvent une soupe ou un ragoût. Leur alimentation pouvait inclure de l’agneau et du bœuf, ainsi que du fromage, du chou, des oignons, des poireaux, des navets et des fèves. Le poisson, en particulier le poisson d’eau douce, était également apprécié. Chaque repas comportait du pain.

La bière et le vin faisaient partie intégrante des repas. Selon nos critères, les paysans buvaient beaucoup, bien que le taux d’alcool de la bière et du vin soit inférieur à celui des boissons actuelles. Ils s’octroyaient souvent une sieste avant de retourner aux champs. Le soir, ils prenaient un repas léger, parfois seulement du pain, et passaient un moment à socialiser.

Ils se couchaient quelques heures après la tombée de la nuit, si bien que la durée de leur sommeil dépendait de la saison. En moyenne, ils dormaient environ huit heures, mais pas d’un seul tenant. Ils se réveillaient après un « premier sommeil », priaient, faisaient l’amour ou discutaient avec les voisins pendant une demi-heure à deux heures, puis retournaient se coucher pour environ quatre heures supplémentaires.

Les paysans ignoraient l’intimité telle que nous la concevons ; toute la maisonnée partageait souvent une seule grande pièce. Les parents faisaient l’amour tandis que leurs enfants dormaient à proximité. Les couples mariés partageaient un lit, et l’un de leurs jeunes enfants pouvait dormir avec eux, bien que les nourrissons aient des berceaux. Les enfants plus âgés dormaient souvent à deux par lit.

Un Noël médiéval

La vie n’était certes pas facile. Mais les périodes de repos et de loisirs dont ils bénéficiaient étaient enviables. Aujourd’hui, [aux États-Unis, (NDT)] beaucoup de gens commencent à penser à Noël après Thanksgiving, et l’esprit des fêtes s’éteint généralement dès le début janvier. Au Moyen Âge, cela aurait été impensable.

L’Avent commençait avec la fête de Saint Martin. À l’époque, elle avait lieu 40 jours avant Noël ; aujourd’hui, c’est le quatrième dimanche avant la fête. Pendant cette période, les chrétiens occidentaux respectaient un jeûne ; moins strict que celui du Carême, ils limitaient la consommation de viande et de produits laitiers à certains jours de la semaine. Ces règles symbolisaient non seulement l’absence et le désir, mais elles permettaient aussi de rationner la nourriture après la fin des récoltes et avant que les viandes ne soient complètement salées ou fumées.

Noël lui-même était synonyme de festins et d’ivresse – et durait près de six semaines.

Le 25 décembre était suivi des 12 jours de Noël, qui se terminaient avec l’Épiphanie le 6 janvier, commémorant la visite des Mages à Jésus, Marie et Joseph. On échangeait des cadeaux, souvent sous forme de nourriture ou d’argent, bien que cela se fasse plus couramment le jour de l’An. Les gibiers à plumes, le jambon, les tourtes à la viande et les vins épicés figuraient parmi les mets populaires, les épices étant censées réchauffer le corps.

Bien que Noël célèbre officiellement la naissance de Jésus, il était clairement associé à des fêtes préchrétiennes mettant l’accent sur le solstice d’hiver et le retour de la lumière et de la vie. Ainsi, les feux de joie, les bûches de Noël et les décorations d’arbres faisaient partie des festivités. Selon la tradition, Saint François d’Assise a créé la première crèche en 1223.

[En Angleterre (NDT)] Noël se terminait lentement, le premier lundi après l’Épiphanie étant appelé le « Plough Monday » (« lundi de la charrue ») car il marquait le retour au travail agricole. La fin complète de la saison avait lieu le 2 février – date de la Chandeleur – qui coïncide avec l’ancienne fête païenne d’Imbolc. Ce jour-là, on bénissait les bougies pour l’année à venir, et toute décoration laissée en place risquait, selon la tradition celte, d’être infestée de gobelins.

Aujourd’hui, beaucoup se plaignent du stress des fêtes : achats, trajets, cuisine, ménage et toute une foule d’obligations. Et la fenêtre pour tout accomplir est particulièrement réduite : Noël est le seul jour férié. C’est pourquoi, moi, je rêve d’un Noël médiéval.

The Conversation

Bobbi Sutherland ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Les paysans du Moyen-Âge profitaient sans doute davantage des fêtes de fin d’année que nous – https://theconversation.com/les-paysans-du-moyen-age-profitaient-sans-doute-davantage-des-fetes-de-fin-dannee-que-nous-272562

Looted African belongings must be returned: is it repatriation or restitution? The words we use matter

Source: The Conversation – Africa – By Victoria Gibbon, Professor in Biological Anthropology, Division of Clinical Anatomy and Biological Anthropology, University of Cape Town

Museums and universities around the world hold vast collections of cultural artefacts, artworks, objectified belongings and even ancestral remains. Many were not freely given but taken during colonial times, through force, manipulation, theft or violence. For decades, they have sat in storerooms and display cases, classified into categories like anthropology, natural history or ethnology, separated from the people and communities to whom they once belonged.

In recent years, there has been growing recognition that these collections carry painful legacies.

Calls for their return have become part of a global conversation about decolonisation, justice and healing. In 2018 French president Emmanuel Macron produced a report which called for a new ethics of humanity, setting off a new willingness to return African artworks and material culture. But African calls for restitution were made at least five decades earlier following former president of the Democratic Republic of the Congo Mobutu Sese Seko’s address to the UN.

In all these engagements, two words are often used: repatriation and restitution.

At first glance they may seem to mean the same thing, and both involve the return of something. But as South African scholars, working in the fields of history, museum studies and human biology, we argue that the difference between these terms is not just semantic. The choice of word reflects deeper politics of justice, recognition and repair.

In our recent article we explained how we see this difference, and why the work of restitution restores people’s power over their future, and gives them a sense of agency. We argue that, for its part, repatriation has come to represent something less concerned with community restoration and has more to do with an administrative and logistical exercise.

We argue that, unlike repatriation, restitution speaks directly to justice.

Repatriation: the language of return

The word repatriation comes from the Latin patria, meaning “fatherland”. Traditionally, it refers to the return of a person or their remains to their country of origin. Governments often use this term for the logistical and legal transfer of people, artworks, or ancestral remains across national borders.

In countries that were settled by colonisers, like the US, Canada, Australia and New Zealand, repatriation has become the dominant language. This is partly due to specific laws and frameworks. In the US, for example, the Native American Graves Protection and Repatriation Act requires museums to return human remains and cultural items to Indigenous communities in a proactive manner.

In New Zealand, the national museum Te Papa plays a central role in repatriating Māori and Moriori ancestral remains from overseas institutions before returning them to local communities. In Australia, the choice of repatriation by activists, communities and scholars also sought strategically to draw a connection with the return of the remains of fallen soldiers.

In these contexts, repatriation is often framed as a process of giving back. States or museums take the lead, and communities receive.

Some Indigenous scholars and activists have challenged this framing, pointing out its patriarchal and statist overtones. They have introduced the concept of “rematriation”, signalling a return to “Mother Earth” rooted in Indigenous feminist perspectives, spirituality and community balance.

In South Africa, too, the term repatriation has been used, especially when the state arranged for the return of remains from abroad, as in the case of the return of Sarah Baartman from France.

Baartman was a 19th century Khoe (Indigenous South African) woman put on display in freak shows in Europe. Her body was later dissected by scientists within the realm of racial science and made to enter the systems of collecting and exhibition at the Musée de l’Homme in Paris. After being turned into an international symbol of the oppression of black women, Baartman also became a focus of claims for return made by Khoe and other activists and social movements in South Africa.

Repatriation has also been used for the return of the remains of ex-combatants and other patriots.

But unease began to grow. Was this language adequate for the deep work of justice and healing that communities were calling for? Or was it more concerned with national prestige than with community restoration?

Restitution: politics of justice beyond the transaction

Restitution is about returning something to its rightful owner, not simply as a transfer of property, but as an act of recognition, repair and healing.

Restitution is not just an event, like handing over an artefact in a ceremony. It is a process, time-consuming, emotional, and often painful. It involves research into how items were acquired, conversations with descendant communities, and decisions about how to care for or honour what has been returned. It recognises that the belongings taken were not just curiosities or objects, but were tied to community, and to language, ceremony and identity.




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In many cases, ancestral remains were classified and objectified as human remains and specimens, stripping them of their humanity. Restitution, by contrast, restores them as ancestors with dignity and agency.

Restitutionary work: healing and reconnection

Our research uses the phrase “restitutionary work” to describe the labour involved. This work goes far beyond diplomacy, logistics and transport. It includes:

  • Acknowledgment of injustice: Recognising that items were wrongly taken, whether through violence, coercion, or theft.

  • De-objectification: Treating ancestral remains and cultural belongings not as human remains and museum objects but as ancestors or cultural treasures.

  • Community involvement: Ensuring that descendant groups and local communities decide what happens after return, in conversation with museums and national governments.

  • Healing processes: Creating spaces for mourning, ceremony and closure.

  • New futures: Seeing restitution not just as recovering the past but as opening pathways for cultural renewal and social justice.




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For example, South Africa’s land restitution programme has shown that restitution is not simply about restoring what once was. It is about creating conditions for justice today and possibilities for tomorrow.

Similarly, cultural restitution is less about putting things “back where they came from” and more about empowering communities to reconnect with their heritage in ways that matter today.

Why words matter

The distinction between repatriation and restitution is not academic nitpicking. Words shape power. If return is framed as repatriation, the emphasis is often on the giver, the returner, in the form of the state or museum, granting something back. If it is framed as restitution, the emphasis shifts to the claimant, to the community asserting rights and demanding justice.

Restitution is not about recovering a lost past. That past cannot be restored exactly as it was. Instead, it is about creating new futures built on justice, dignity and respect. For communities around the world still living with the legacies of colonial dispossession, that distinction matters deeply.

The Conversation

Victoria Gibbon receives funding from the South African National Research Foundation. Opinions expressed and conclusions arrived at are those of the authors and not necessarily attributed to the NRF.

Ciraj Rassool receives funding from the Volkswagen Foundation, and has previously received funding from the Andrew W. Mellon Foundation and the Open Society Foundations. Opinions expressed and conclusions arrived at are those of the authors.

– ref. Looted African belongings must be returned: is it repatriation or restitution? The words we use matter – https://theconversation.com/looted-african-belongings-must-be-returned-is-it-repatriation-or-restitution-the-words-we-use-matter-268710

Tattoos, toxins and the immune system – what you need to know before you get inked

Source: The Conversation – UK – By Manal Mohammed, Senior Lecturer, Medical Microbiology, University of Westminster

ViDI Studio/Shutterstock

From minimalist wrist designs to full sleeves, body art has become so common that it barely raises an eyebrow. But while the personal meaning of a tattoo may be obvious, the biological consequences are far less visible. Once tattoo ink enters the body, it does not stay put. Beneath the skin, tattoo pigments interact with the immune system in ways scientists are only just beginning to understand.

Tattoos are generally considered safe, but growing scientific evidence suggests tattoo inks are not biologically inert. The key question is no longer whether tattoos introduce foreign substances into the body, but how toxic those substances might be and what that means for long-term health.

Tattoo inks are complex chemical mixtures. They contain pigments that give colour, liquid carriers that help distribute the ink, preservatives to prevent microbial growth, and small amounts of impurities. Many pigments currently in use were originally developed for industrial applications such as car paint, plastics and printer toner, rather than for injection into human skin.

Some inks contain trace amounts of heavy metals, including nickel, chromium, cobalt and occasionally lead. Heavy metals can be toxic at certain levels and are well known for triggering allergic reactions and immune sensitivity.

Tattoo inks can also contain organic compounds, including azo dyes and polycyclic aromatic hydrocarbons.

Azo dyes are synthetic colourants widely used in textiles and plastics. Under certain conditions, such as prolonged exposure to sunlight or during laser tattoo removal, they can break down into aromatic amines. These chemicals have been linked to cancer and genetic damage in laboratory studies.

Polycyclic aromatic hydrocarbons, often shortened to PAHs, are produced during incomplete burning of organic material and are found in soot, vehicle exhaust and charred food. Black tattoo inks, commonly made from carbon black, may contain these compounds, some of which are classified as carcinogenic.

Coloured inks, particularly red, yellow and orange, are more frequently associated with allergic reactions and chronic inflammation. This is partly due to metal salts and azo pigments that can degrade into potentially toxic aromatic amines.

Tattooing involves injecting ink deep into the dermis, the layer of skin beneath the surface. The body recognises pigment particles as foreign material. Immune cells attempt to remove them, but the particles are too large to be fully cleared. Instead, they become trapped inside skin cells, which is what makes tattoos permanent.

Tattoo ink does not remain confined to the skin. Studies show that pigment particles can migrate through the lymphatic system and accumulate in lymph nodes. Lymph nodes are small structures that filter immune cells and help coordinate immune responses. The long-term health effects of ink accumulation in these tissues remain unclear, but their central role in immune defence raises concerns about prolonged exposure to metals and organic toxins.

Tattoos and the immune system

A recent study suggests that commonly used tattoo pigments can influence immune activity, trigger inflammation and reduce the effectiveness of certain vaccines. Researchers found that tattoo ink is taken up by immune cells in the skin. When these cells die, they release signals that keep the immune system activated, leading to inflammation in nearby lymph nodes for up to two months.

The study also found that tattoo ink present at a vaccine injection site altered immune responses in a vaccine-specific way. Notably, it was associated with a reduced immune response to the COVID-19 vaccine. This does not mean tattoos make vaccines unsafe. Rather, it suggests tattoo pigments can interfere with immune signalling, the chemical communication system immune cells use to coordinate responses to infection or vaccination, under certain conditions.

At present, there is no strong epidemiological evidence linking tattoos to cancer in humans. However, laboratory and animal studies suggest potential risks. Certain tattoo pigments can degrade over time, or when exposed to ultraviolet light or laser tattoo removal, forming toxic and sometimes carcinogenic byproducts.

Many cancers take decades to develop, making these risks difficult to study directly, especially given how recently widespread tattooing has become.

The most well-documented health risks of tattoos are allergic and inflammatory reactions. Red ink is particularly associated with persistent itching, swelling and granulomas. Granulomas are small inflammatory nodules that form when the immune system attempts to isolate material it cannot remove.

These reactions can appear months or years after a tattoo is applied and may be triggered by sun exposure or changes in immune function. Chronic inflammation has been linked to tissue damage and increased disease risk. For people with autoimmune conditions or weakened immune systems, tattoos may pose additional concerns.

Infection risks

Like any procedure that punctures the skin, tattooing carries some risk of infection. Poor hygiene can lead to infections such as Staphylococcus aureus, hepatitis B and C and, in rare cases, atypical mycobacterial infections.

One of the biggest challenges in assessing tattoo toxicity is the lack of consistent regulation. In many countries, tattoo inks are regulated far less strictly than cosmetics or medical products, and manufacturers may not be required to disclose full ingredient lists.

The European Union has introduced stricter limits on hazardous substances in tattoo inks, but globally, oversight remains uneven.

For most people, tattoos do not cause serious health problems, but they are not risk-free. Tattoos introduce substances into the body that were never designed for long-term residence in human tissue, some of which can be toxic under certain conditions.

The main concern is cumulative exposure. As tattoos become larger, more numerous and more colourful, the total chemical burden increases. Combined with sun exposure, ageing, immune changes or laser removal, this burden may have consequences that science has not yet fully uncovered.

Tattoos remain a powerful form of self-expression, but they also represent lifelong chemical exposure. While current evidence does not suggest widespread danger, growing research highlights important unanswered questions about toxicity, immune effects and long-term health. As tattooing continues to rise worldwide, the case for better regulation, transparency and sustained scientific investigation becomes increasingly difficult to ignore.

The Conversation

Manal Mohammed does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

– ref. Tattoos, toxins and the immune system – what you need to know before you get inked – https://theconversation.com/tattoos-toxins-and-the-immune-system-what-you-need-to-know-before-you-get-inked-271503