Quand l’excès de positivité dans les pratiques des entreprises peut nuire à la santé

Source: The Conversation – in French – By Sarah Benmoyal Bouzaglo, Professeure des Universités, Université Paris Cité

Évoquer en réunion les aspects positifs d’un projet en omettant les contraintes rencontrées, nier des difficultés réelles vécues par des consommateurs en survalorisant les bénéfices d’un produit dans une publicité ou encore un post sur les réseaux sociaux… tout cela peut mener à la « positivité toxique ». Décryptage.


Des slogans tels qu’« Avec Carrefour, je positive » (1988), « J’optimisme » (2015) ou « L’énergie positive commence ici », en 2022 pour Belvita, illustrent la faveur généralement donnée à la positivité dans les pratiques des entreprises.

Parallèlement, celles-ci accordent aussi une place croissante au management bienveillant et au leadership positif, fondés sur une communication orientée vers les solutions plutôt que sur la critique et la mise en avant de valeurs positives. Mais cette emphase mise sur le discours positif – en interne (ressources humaines, communication, management) comme en externe (marketing off-line et digital) – pourrait finalement s’avérer contre-productive…

Comment la positivité est-elle devenue une injonction sociale ? Que signifie la « positivité toxique » et quels sont ses effets potentiels ? Dans quelles dimensions des pratiques des entreprises la positivité toxique peut-elle se manifester, et comment la contrecarrer ? Nous avons réalisé une recherche publiée dans Gérer & Comprendre qui permet de poser les premières pierres d’une réflexion sur le sujet, encore peu étudié en sciences de gestion et management.

L’injonction sociale à la positivité

L’avènement de la psychologie positive au début des années 2000 a mis en lumière les bénéfices potentiels de la pensée et des comportements positifs sur des aspects tels que le bien-être, la résilience ou la confiance en soi. Cette dynamique a été amplifiée par la multiplication d’ouvrages de développement personnel, de pratiques bien-être (yoga, méditation…) et de coachs spécialisés. Mais, à force d’être survalorisée, la positivité est devenue une norme sociale, pouvant mener à une « tyrannie de l’attitude positive ».

Les réseaux sociaux ont joué un rôle d’amplificateur. Lors de la crise sanitaire du Covid-19, de nombreux internautes se sont affichés, sur les réseaux sociaux, heureux de profiter du confinement pour se recentrer sur eux-mêmes, sur leur famille ou pour découvrir de nouvelles activités. Tandis que d’autres vivaient cette période dans de grandes difficultés (deuils, violences intrafamiliales, difficultés financières, isolement…) et pouvaient percevoir ce contenu positif diffusé en ligne comme excessif. Rien d’étonnant, alors, si la recherche sur la positivité toxique s’est particulièrement développée à cette époque.

À l’instar de la méthode d’autosuggestion consciente d’Émile Coué, consistant à se répéter que l’on va de mieux en mieux chaque jour, il est d’ailleurs possible d’exercer la positivité toxique sur soi-même.

Positif et toxique malgré soi

Avez-vous déjà dit ou entendu dire : « Rien n’arrive par hasard », « Ce qui ne tue pas rend plus fort », « Le temps guérit toutes les blessures », « Regarde le bon côté des choses » ? Si oui, vous avez déjà été, même involontairement, transmetteur et/ou récepteur de phrases qui peuvent susciter de la positivité toxique.

Rahman Pranovri Putra et ses collègues (2023) ont défini la positivité toxique comme

« [une]croyance en des concepts positifs excessifs, exigeant d’une personne qu’elle soit toujours positive en toutes circonstances et dans toutes les situations, et qu’elle ignore les émotions négatives ».




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Cette pression à rester positif peut conduire les individus à réprimer leurs émotions négatives les empêchant d’affronter la réalité d’une expérience difficile. Ils risquent ainsi de développer une détresse psychologique et de voir leur bien-être diminuer. Ils peuvent aussi renoncer à adopter des stratégies adaptées pour faire face à une situation difficile. C’est le cas, par exemple, lorsqu’une personne ne dénonce pas un harcèlement moral parce qu’on l’encourage à se concentrer sur les aspects positifs de ses conditions de travail – comme un bon salaire, des collègues agréables ou des missions stimulantes. Cette positivité imposée peut également entraîner des symptômes physiques, tels que des sensations d’essoufflement.

Des effets néfastes à anticiper et à endiguer

Dans le monde professionnel, plusieurs pratiques peuvent particulièrement relayer cette injonction à la positivité : certaines actions marketing, comme la publicité – en particulier sur les réseaux sociaux, via les posts d’une entreprise ou de ses créateurs de contenus en partenariat, la communication interne, la politique RH et le management d’équipe. Les études sur la positivité toxique dans les pratiques des entreprises en sont à leurs débuts, mais on en saisit déjà les effets néfastes pouvant aller jusqu’à nuire à la santé mentale et au bien-être des individus.

Les entreprises ont donc intérêt à identifier leur propre « territoire de positivité toxique », c’est-à-dire les discours positifs qui pourraient être perçus comme excessifs et qui masquent potentiellement des aspects négatifs. Cela suppose d’abord de repérer ce type de discours en interne (par exemple, dans la politique RH, la communication interne ou le management) comme en externe (par exemple, dans le marketing ou via la marque employeur). Une fois cela fait, il faudra œuvrer pour y introduire des nuances : des propos plus neutres, voire négatifs, exprimant davantage les difficultés, incertitudes ou contraintes.

Afin d’assurer une cohérence globale, il convient aussi de former les responsables RH, communication et marketing, ainsi que tous les managers à repérer et éviter l’usage excessif de la positivité dans leurs pratiques. En somme, la positivité reste un idéal légitime dans le monde des entreprises, tant qu’elle n’évince pas la réalité vécue par les individus.

The Conversation

Sarah Benmoyal Bouzaglo ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Quand l’excès de positivité dans les pratiques des entreprises peut nuire à la santé – https://theconversation.com/quand-lexces-de-positivite-dans-les-pratiques-des-entreprises-peut-nuire-a-la-sante-260361

4 conseils d’un spécialiste pour garder votre cœur en pleine forme

Source: The Conversation – in French – By Lynn Smith, Senior Lecturer in Biokinetics and Head of Department of Sport and Movement Studies, University of Johannesburg

Le cœur humain est un organe extraordinaire. De la taille d’un poing, il travaille sans relâche pour pomper plus de 7 500 litres de sang par jour. Il achemine l’oxygène et les nutriments vers toutes les parties du corps tout en éliminant les déchets, en régulant la température corporelle et en préservant la santé des organes et des tissus.

Mais le cœur reste vulnérable. Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité dans le monde, responsables de près d’un tiers des décès. Les décès liés aux maladies cardiovasculaires contribuent à 38 % de tous les décès dus aux maladies non transmissibles en Afrique. En Afrique du Sud, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près d’un décès sur six, soit environ 215 décès par jour.

Ces chiffres montrent à quel point le cœur est au centre des enjeux de santé publique.

La santé cardiaque est affectée par des facteurs tels que la sédentarité, une alimentation malsaine et le stress chronique.

C’est là que la biokinétique joue un rôle crucial. La biokinétique utilise les principes de la science du mouvement dans les soins de santé préventifs et de réadaptation. Les biokinétiques procèdent à des évaluations complètes afin d’élaborer des programmes d’exercices personnalisés et fondés sur des preuves scientifiques. L’objectif est d’optimiser la capacité fonctionnelle et d’améliorer la force musculo-squelettique ainsi que la santé physiologique globale.

Pour les biokinétiques, l’exercice physique est un remède. Ils travaillent en étroite collaboration avec leurs patients afin de concevoir des protocoles d’exercices sur mesure, sûrs et adaptés sur le plan clinique.

En quoi cela est-il bénéfique pour votre cœur ?

Des études montrent que la pratique régulière d’une activité physique peut réduire la tension artérielle, améliorer le taux de cholestérol, réguler la glycémie et aider le cœur à fonctionner plus efficacement. En tant que biokineticien agréé et universitaire, je me spécialise dans la gestion et la rééducation des maladies chroniques, en particulier cardiovasculaires, grâce à l’exercice physique.

J’ai publié des travaux sur la nutrition, la réadaptation cardiaque et la qualité de vie ainsi que les risques cardiovasculaires chez les patients ayant subi un pontage coronarien.

La prévalence croissante des maladies cardiovasculaires est largement due à la sédentarité, à une mauvaise alimentation et au stress. Face à cette réalité, je propose, en tant que biokineticien, quatre mesures pour prendre soin de votre cœur.

Il est important de pratiquer une activité physique structurée

Réservez du temps pour faire de l’exercice physique de manière ciblée, et ne vous contentez pas des petits gestes du quotidien.

Si les mouvements de base tels que marcher dans les centres commerciaux ou prendre les escaliers sont bénéfiques, l’exercice structuré offre de plus grands avantages cardiovasculaires. Les directives actuelles recommandent au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée par semaine. Il peut s’agir de marche rapide, de vélo ou de danse.

Si le manque de temps est un obstacle, envisagez de diviser votre exercice structuré en séances plus courtes. Par exemple, trois séances de 10 minutes par jour.

En outre, des activités de renforcement musculaire, telles que les squats et les pompes contre un mur, doivent être pratiquées au moins deux jours par semaine. Elles améliorent la santé métabolique et réduisent les risques cardiovasculaires.

Un biokineticien peut évaluer votre profil de risque individuel et vous prescrire des exercices personnalisés qui améliorent en toute sécurité votre capacité cardiorespiratoire, réduisent votre tension artérielle et favorisent la récupération de votre fréquence cardiaque.

Prenez les devants face aux symptômes et surveillez vos paramètres vitaux

De nombreuses maladies cardiovasculaires se développent silencieusement. L’hypertension artérielle, l’hyperglycémie et l’hypercholestérolémie passent souvent inaperçues jusqu’à ce qu’un événement grave, comme une crise cardiaque, survienne.

Des recherches montrent qu’un adulte sur trois en Afrique du Sud souffre d’hypertension artérielle. Pourtant, beaucoup ne sont ni diagnostiqués ni traités.

Idéalement, toutes les personnes âgées de plus de 35 ans, en particulier celles ayant des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, devraient subir un bilan de santé annuel. Elles devraient s’en servir pour orienter leurs interventions en matière de mode de vie.

Brisez le cycle de la sédentarité : bougez, renforcez vos muscles et étirez-vous

La vie moderne nous incite à passer de longues heures assis à un bureau, dans une voiture ou devant un écran. La sédentarité prolongée est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues.

Les bureaux debout et les pauses actives sont utiles. Mais la posture, la mobilité articulaire et la fonction musculaire doivent également être prises en compte. Des étirements réguliers, des exercices de résistance et des exercices d’équilibre favorisent la santé musculo-squelettique et réduisent le risque de blessures ou de complications liées à l’inactivité.

Combattez le stress pas à pas

Le stress chronique contribue à l’inflammation, à l’hypertension et à des comportements malsains. Tous ces facteurs augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

Si la méditation et le soutien psychologique sont des outils essentiels, l’exercice physique est un puissant régulateur du stress, favorisant la libération d’endorphines et améliorant l’humeur, le sommeil et la résilience émotionnelle. Les endorphines sont des substances chimiques naturelles produites par l’organisme qui réduisent la douleur et favorisent les sentiments de bonheur, de plaisir et de satisfaction, améliorant ainsi le bien-être.

Des recherches confirment l’efficacité de l’entraînement aérobique et de la musculation pour réduire les symptômes dépressifs, diminuer l’anxiété et améliorer le bien-être psychologique. En tant que biokineticien, je constate souvent à quel point la pratique régulière d’une activité physique aide mes clients à retrouver le contrôle de leur corps et leur santé émotionnelle.

L’essentiel à retenir

Protéger le cœur ne consiste pas seulement à gérer la maladie, mais aussi à la prévenir. N’attendez pas qu’un accident cardiaque se produise pour agir. Demandez de l’aide pour évaluer vos risques, prenez votre santé en main et mettez en œuvre des stratégies basées sur l’activité physique qui améliorent la durée et la qualité de vie.

Face à l’augmentation des taux de maladies cardiovasculaires, le message reste clair : bougez, connaissez vos risques, gérez votre stress et demandez conseil dès que possible. Votre cœur vous en remerciera.

The Conversation

Lynn Smith does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. 4 conseils d’un spécialiste pour garder votre cœur en pleine forme – https://theconversation.com/4-conseils-dun-specialiste-pour-garder-votre-coeur-en-pleine-forme-263371

Vente de viande sauvage sur TikTok : des espèces menacées sont proposées en Afrique de l’Ouest

Source: The Conversation – in French – By Angie Elwin, Head of Research at World Animal Protection and Visiting Research Fellow at, Manchester Metropolitan University

Au Togo, comme dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, la viande sauvage demeure un élément important du quotidien, prisée pour son goût, sa valeur culturelle et comme source de revenus pour ceux qui en font le commerce.

Elle est souvent considérée comme un mets de luxe dans les centres urbains, où elle se vend à des prix plus élevés que la viande d’élevage. Cela risque d’alimenter la demande. La viande sauvage est vendue ouvertement sur les marchés urbains et dans les étals au bord des routes dans tout le Togo, où les vendeurs s’adressent à la fois à la clientèle locale et aux voyageurs de passage. Dans les zones rurales, il est courant de voir des rongeurs, des pythons et des cobras morts exposés au bord des routes, prêts à être achetés par les visiteurs venus de la ville.




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Cependant, le commerce légal et illégal de viande sauvage pose de sérieux défis pour la biodiversité, le bien-être animal et la santé publique. Une grande partie de ce commerce échappe à toute réglementation et repose sur la chasse, la vente et la consommation d’animaux sauvages. Bon nombre de ces espèces sont menacées ou en déclin, ce qui soulève des préoccupations urgentes en matière de conservation.

Ces dernières années, les commerçants d’Afrique de l’Ouest ont utilisé les réseaux sociaux pour faire la promotion directe de la viande sauvage et entrer en contact avec leurs clients. Des plateformes telles que TikTok et Facebook font office de vitrines en ligne reliées à des marchés physiques, permettant aux vendeurs d’atteindre un public beaucoup plus large que celui qu’ils auraient pu toucher en vendant sur des étals traditionnels. Ce changement attire de nouveaux acheteurs, souvent urbains, sur le marché et modifie la manière dont la viande sauvage est vendue ainsi que l’ampleur globale du commerce.

Nous sommes des chercheurs spécialisés dans la faune sauvage et nous étudions le commerce des animaux sauvages en Afrique de l’Ouest. Nous avons voulu comprendre les nouveaux défis liés au commerce de viande sauvage au Togo. Nous avons choisi d’étudier les vidéos TikTok car cette plateforme est devenue un lieu très visible pour la publicité ouverte de la viande sauvage au Togo. L’analyse de ces vidéos nous a permis de documenter les espèces vendues, leur valeur marchande et les risques liés à leur conservation.




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Nous avons identifié deux créatrices de contenu TikTok basées à Lomé, au Togo, qui publient activement des vidéos faisant la promotion de viandes sauvages à vendre. Toutes deux semblent opérer depuis leur domicile, utilisant TikTok comme leur propre marché en ligne. Leurs vidéos montrent une variété de produits à base de viande sauvage filmés directement chez elles, transformant ainsi leur espace de vie en vitrine virtuelle.

Bien que nous n’ayons pas étudié tous les vendeurs de viande sauvage sur TikTok, ces créatrices représentent un segment visible et accessible de ce commerce. Des recherches ont déjà montré
que la viande sauvage est vendue sur Facebook en Afrique de l’Ouest depuis au moins 2018. Mais le commerce de viande sauvage sur TikTok est resté largement méconnu jusqu’à présent.




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Notre étude a révélé que plus de 3 500 individus appartenant à diverses espèces ont été mis en vente par ces canaux sur une période de 17 mois. Parmi les espèces les plus fréquemment présentées figuraient les varans, les écureuils rayés, les pintades, les francolins, les antilopes, les pangolins à ventre blanc et les rats des roseaux.

Ces résultats soulignent l’ampleur et la diversité du commerce d’animaux sauvages sur TikTok, y compris d’espèces menacées et en voie de disparition comme les pangolins.

Le commerce d’espèces rares et menacées devient viral

Nous avons analysé 80 vidéos TikTok publiées entre novembre 2022 et avril 2024. Ces courtes vidéos, partagées sur des comptes publics, montraient des milliers de carcasses d’animaux sauvages fumées appartenant à au moins 27 espèces identifiables. Il s’agissait principalement de mammifères (78 %), suivis d’oiseaux (15 %) et de reptiles (7 %).

L’audience cumulée de ces 80 vidéos est impressionnante : près de 1,8 million de vues. Certaines vidéos ont été visionnées jusqu’à 216 000 fois. Cela suggère que ce contenu circule bien au-delà du public local.

Plusieurs des espèces vendues sont menacées d’extinction. Il est alarmant de constater que nous avons documenté la présence du pangolin à ventre blanc, classé comme espèce en danger sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature et protégé par l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, qui interdit tout commerce international de ces espèces.




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L’antilope kob de Buffon et le cob de Defassa, espèces quasi menacées, figuraient également sur la liste.

Notre analyse des commentaires des spectateurs a également révélé une demande pour des animaux qui n’apparaissent pas dans les vidéos. Il s’agit notamment des lions, des léopards, des grenouilles, des serpents, des crocodiles, des primates et des éléphants. Les lions et les léopards sont commercialisés à des fins spirituelles et médicinales, tant au niveau régional qu’international.

Ces espèces sont déjà soumises à une pression importante due à la perte de leur habitat et à la chasse, et il est très inquiétant qu’elles soient probablement proposées à la vente illégale comme viande. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les facteurs à l’origine de cette demande sur les réseaux sociaux.

Que faut-il faire maintenant ?

Notre étude s’ajoute à un nombre croissant de travaux de recherches montrant que les plateformes en ligne deviennent des centres névralgiques du commerce mondial d’espèces sauvages.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer comment la viande vendue via TikTok est distribuée. Par exemple, les vendeurs l’expédient-ils par courrier dans des zones plus étendues ou les acheteurs viennent-ils le chercher en personne, ce qui pourrait limiter la portée ?

Quoi qu’il en soit, l’expansion du commerce en ligne soulève de graves préoccupations qui vont au-delà des espèces vendues. Ces ventes semblent remodeler la demande, en particulier chez les consommateurs urbains. Si les consommateurs urbains achètent depuis longtemps de la viande sauvage lorsqu’ils se rendent dans les zones rurales, le passage aux plateformes en ligne porte cette demande à un tout autre niveau en rendant désormais l’accès beaucoup plus facile et massif.

Cette évolution pose de nouveaux défis en matière de durabilité, de réglementation et de santé publique. Si rien n’est fait, la vente en ligne d’espèces sauvages risque d’accélérer le déclin des espèces, d’augmenter la propagation des zoonoses et, à terme, de nuire aux communautés qui dépendent de la faune sauvage pour leur alimentation et leurs revenus.

Nous recommandons plusieurs mesures :

Tout d’abord, les plateformes telles que TikTok devraient investir davantage dans des outils de détection automatisés, tels que des algorithmes de reconnaissance d’images, qui pourraient être mieux formés pour repérer les produits issus d’espèces sauvages et les espèces menacées, et supprimer les publications concernées.

TikTok devrait maximiser sa collaboration avec les experts en conservation dans ce domaine. Bien que TikTok ait mis en place des politiques interdisant la vente d’espèces sauvages et soit membre de la Coalition pour mettre fin au trafic d’espèces sauvages en ligne, le commerce d’espèces sauvages reste très répandu sur la plateforme, ce qui révèle des failles importantes dans son approche.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les vidéos TikTok augmentent la probabilité que les gens achètent de la viande sauvage ou normalisent ce commerce en le présentant comme légal et acceptable.

Des pays comme le Togo ont besoin de lois et de sanctions plus claires pour relier les objectifs de conservation et les réalités du commerce en ligne.

Des campagnes d’éducation du public pourraient également contribuer à faire évoluer les mentalités des consommateurs et à informer la population sur les risques pour la biodiversité et le bien-être animal.

À mesure que l’accès à l’internet mobile se développe dans les pays à faible revenu, les plateformes numériques sont susceptibles de devenir des marchés encore plus importants. Il est essentiel de comprendre comment les espèces sauvages sont commercialisées et consommées en ligne afin de s’adapter à ces changements.

Sans une action proactive des plateformes et des décideurs politiques, les espèces menacées risquent de devenir virales pour toutes les mauvaises raisons, non pas en tant que symboles de la conservation, mais en tant que produits à vendre.

The Conversation

Angie Elwin travaille pour une ONG internationale, World Animal Protection, en tant que responsable de la recherche, et est chercheuse invitée à l’université métropolitaine de Manchester.

Delagnon Assou est assistant de recherche et chargé de cours bénévole au département de zoologie et de biologie animale de l’université de Lomé, au Togo.

Neil D’Cruze travaille pour une ONG internationale, Canopy, en tant que responsable de la stratégie de recherche.

ref. Vente de viande sauvage sur TikTok : des espèces menacées sont proposées en Afrique de l’Ouest – https://theconversation.com/vente-de-viande-sauvage-sur-tiktok-des-especes-menacees-sont-proposees-en-afrique-de-louest-263655

Cómo diseñar la PAU para que los resultados de todas las comunidades sean comparables

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Veas Iniesta, Profesor Titular de Universidad en la especialidad de psicología evolutiva y de la educación, Universidad de Murcia

Chinnapong/Shutterstock

¿Es lo mismo hacer las pruebas de acceso a la universidad en Madrid o Galicia que en Murcia o Andalucía? ¿Tienen los exámenes el mismo grado de dificultad? ¿Se evalúan con los mismos criterios?

Estas preguntas son fundamentales para los miles de estudiantes españoles que cada año se enfrentan a la PAU (prueba de acceso a la universidad). Un proceso que determina, en función de diferencias mínimas de décimas, si podrán o no estudiar el grado deseado en la universidad pública elegida.

Garantizar la equidad en todo el ámbito nacional es el objetivo de los últimos cambios legislativos realizados en la PAU, ya que el sistema universitario español es de “distrito único”: los estudiantes de todas las comunidades autónomas pueden solicitar plaza en cualquier universidad pública del estado. Si las pruebas de acceso son más fáciles o puntúan más alto en una comunidad autónoma que en otra, esto representaría una ventaja frente a aspirantes de otras comunidades para una misma universidad.




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¿Por qué son distintas las pruebas?

Existen unas pautas comunes para las características, el diseño y el sistema de calificación de las pruebas, pero cada comunidad confecciona sus propios exámenes con preguntas distintas y criterios de corrección específicos.

¿Es posible comparar pruebas académicas si cada comunidad diseña sus propios contenidos y criterios de corrección? Lo es: la ciencia nos aporta métodos y conceptos clave para lograrlo.

La psicometría en la educación

En los últimos 100 años se ha avanzado considerablemente en la medición de variables psicológicas y educativas. El rendimiento académico ha sido por excelencia el principal “caballo de batalla” de muchos países, tratando de elaborar exámenes en diversos formatos: pruebas objetivas o tipo test, preguntas cortas, abiertas, etc.

En este contexto, la psicometría es la rama de la psicología que se encarga de comprobar las propiedades estadísticas de estas mediciones. Como no podemos medir directamente el rendimiento cognitivo de un estudiante, realizamos lo que en psicología se conoce como proceso de inferencia en función de la conducta observable de una persona: medimos la forma en la que los estudiantes responden a las cuestiones de un examen.

Por ejemplo, en una prueba de historia, se emplean criterios tales como la calidad en la argumentación, o el uso de normas gramaticales.

La importancia de los estándares en la evaluación

La psicometría nos permite diseñar modelos estadísticos para establecer las puntuaciones, como si usáramos una regla de medir. El conjunto de las normas que se emplean para asignar un valor numérico, en base a uno o varios criterios, a una respuesta determinada se denomina, en psicometría, “estándar”.

Existen múltiples clasificaciones de estándares, aunque las dos más conocidas son los estándares aplicados al criterio (criterion referencing) y los aplicados a la norma (norm referencing). En el primer caso, se determinan las habilidades o destrezas que se requieren para alcanzar un determinado umbral de calificación.

El segundo caso consiste en comparar el rendimiento de todos los estudiantes en su conjunto, pudiéndose establecer categorías de rendimiento. Por ejemplo, aquellos situados en el percentil 95 o superior se les podría dar la máxima calificación; entre el percentil 90 y 94 se le daría la calificación siguiente, y así sucesivamente.

La PAU: estándares aplicados al criterio

En el contexto de la PAU, las puntuaciones de los exámenes se delimitan a partir de estándares aplicados al criterio, de forma que una comisión evaluadora de cada comunidad autónoma determina, para cada pregunta del examen, la puntuación que se obtiene en función de la calidad de respuesta.

No obstante, dado que cada comunidad desarrolla sus propias pruebas, sería interesante plantear estándares aplicados a la norma, ya que permitiría, para cada prueba específica, equiparar la dificultad de las mismas.

Por ejemplo, consideremos la prueba de Historia de España. Aunque el formato del examen y el tipo de preguntas puedan variar entre comunidades autónomas, es posible establecer mecanismos para hacer comparables los resultados. Una estrategia sería fijar umbrales de rendimiento basados en percentiles. Así, para obtener la máxima puntuación, un estudiante debería situarse, por ejemplo, por encima del percentil 95 de su grupo.

Esto implica que la calificación numérica necesaria para alcanzar ese nivel podría variar según la dificultad del examen en cada comunidad: si una prueba es más exigente, una nota más baja podría corresponder a un alto percentil; en cambio, si el examen es más sencillo, se requeriría una nota más alta para alcanzar el mismo estándar. De este modo, se ajusta la interpretación de las puntuaciones y se favorece la comparabilidad entre pruebas distintas.

Mejorar la comparabilidad

Como principal propuesta psicométrica para comparar exámenes de certificación o de acceso al sistema universitario destaca el modelo de Rasch, que permite situar en una misma escala tanto la habilidad de los estudiantes como la dificultad de las pruebas. Este método ayuda a obtener una mayor objetividad para determinar umbrales de calificación (alcanza/no alcanza un criterio de evaluación) o para estudiar las distribuciones muestrales en función de percentiles, cuartiles, etc.

En España, este modelo se ha implementado por primera vez en la Comunidad Valenciana. Las pruebas confirman la medición eficaz del rendimiento como variable general: nos permiten comprobar si la dificultad de las pruebas varía entre convocatorias.

Aunque estos estudios se centran solo en la Comunidad Valenciana, ya se está trabajando en la aplicación del mismo procedimiento al resto de comunidades: de esta manera se podría iniciar un proceso comparativo entre ellas más fiable.

Estandarizar los tribunales evaluadores

Otra manera de garantizar la comparabilidad de los resultados es formar a los tribunales evaluadores en la aplicación de estándares, con el fin de garantizar la equidad en los procesos de corrección.

Con espíritu científico, esperemos que el tiempo permita poder implementar estas y otras posibles acciones, en beneficio del sistema de acceso universitario en general, y de nuestros estudiantes en particular.

The Conversation

Alejandro Veas Iniesta recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (MCIN/AEI/10.13039/501100011033), a través del proyecto PID2020-115248RA-I00, titulado: “Análisis de las Pruebas de Acceso a la Universidad y su relación con PISA: Identificación de estándares curriculares y competenciales mediante enfoques psicométricos”.

José Antonio López Pina recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades.

ref. Cómo diseñar la PAU para que los resultados de todas las comunidades sean comparables – https://theconversation.com/como-disenar-la-pau-para-que-los-resultados-de-todas-las-comunidades-sean-comparables-260973

Namibia celebrates independence heroes, but glosses over a painful history

Source: The Conversation – Africa (2) – By Henning Melber, Extraordinary Professor, Department of Political Sciences, University of Pretoria

Namibia celebrates 26 August as Heroes’ Day. It recalls the first military encounter between the South African army and members of the South West Africa People’s Organisation (Swapo), Namibia’s liberation movement, in 1966. Initially a German colony (1884-1915), the country was then administered by South Africa, which refused to give up the occupation.

Since independence in 1990, the heroic Swapo liberation narrative has also been inscribed in Heroes’ Acre, a monument built by North Korea.

The institutionalised public commemoration in Namibia today – rightly – recalls the sacrifices of those who were willing to fight for self determination. At the same time, it glosses over the toxic impact of the way warfare was conducted. Those involved in the struggle for independence were far from innocent in the execution of the military resistance. Yet their violations of human rights were never addressed.

This ambiguity was visible in 2025 in a public controversy when tribute poured out to the late Solomon Hawala, whose combat name was Jesus. He was a leading fighter in Swapo’s military wing, known as PLAN.

He also had a bloody track record of eliminating fellow Namibians in exile.

The celebration of Hawala finally moved me to resign as a member of Swapo, an organisation I joined when I was 24 years old. I set out my reasons in an interview accessible on YouTube.

Since the late 1970s I have specialised as an academic in Namibian history and politics. Since the early 1990s I have engaged with the traumatic side of so-called liberation. More recently I wrote a book chapter giving voice to the victims.

Patriotic history versus struggle realities

The history of liberation movements displays their authoritarian nature. Their camps in southern Africa forged bonds of comradeship. For Mozambique’s Frelimo, the African National Congress, Swapo, the People’s Movement for the Liberation of Angola and Zimbabwe African People’s Union, Tanzania’s Kongwa camp in the 1960s provided a first operational base in preparation for the armed struggle abroad.




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The movements then started to arrange for their own bases in host countries.

In the early to mid 1970s Swapo established the Old Farm outside Lusaka in Zambia. This was followed by Nyango. Finally, a Health and Education Centre was established in Angola’s Kwanza Zul.

The administration and management required strict discipline and reinforced repressive hierarchies.

There were several times in Swapo’s exile history when internal critics were silenced. Testimonies of the early stages in the late 1960s and early to mid 1970s offer insights by those persecuted. These included the former Swapo secretary for information Andreas Shipanga, the first generation Swapo member Hans Beukes, the former Swapo Youth League activist Keshii Nathanael and one of the first PLAN cadres, Samson Ndeikwila.

Speaking out and thereby disclosing the crimes, the Namibian chaplain in exile Salatiel Ailonga and his wife Anita were forced to seek refuge elsewhere.

Some scholars have drawn attention to the plight of the dissidents. The first waves of repression triggered two of those academics in solidarity with the liberation struggles to ask questions about liberation and democracy.

These earlier events were only a prelude to the “spy drama” in the 1980s. This was a chapter of horrendous crimes, mainly committed by a group of PLAN members at the camp in Lubango in southern Angola.




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Over 1,000 Swapo members were incarcerated in dungeons. Their fate was most likely triggered by setbacks in the border war in southern Angola between the South African army and PLAN units backed by Cuban forces. In 1978, the South African army had attacked a Swapo camp at Cassinga in Angola, killing hundreds of women and children.

Members of the higher ranking Swapo military, the so-called securocrats, blamed spies for the disaster and other military setbacks. They tortured the accused to extract confessions and to implicate others. With no proof of guilt, people were often executed, disappeared or died of neglect in the dungeons. Numbers of the missing with no traces were estimated by the surviving victims at around 2,000.

Victims were, in the main, rank and file Swapo members. That South African spies had most likely penetrated the higher echelons of the movement was ignored.

Some of the victims, like Oiva Angula, have published accounts of their suffering.

Those who pointed out the unfolding terror were dismissed by the international solidarity movement as anti-Swapo propaganda. This included the early revelations by Siegfried Groth, a pastor for the refugees in Zambia. He was blamed for besmirching the image of the freedom fighters.

Glorification of the perpetrators

With the passing on of the first generation of struggle stalwarts, the number of posthumously celebrated heroes increased. Many of the veterans were put to rest in full honour by state funerals.

Hawala passed away aged 89 on 11 August 2025. Until his retirement in 2006 he had been the chief of the defence force.

President Netumbo Nandi-Ndaitwah recognised his

distinguished military service, steadfast leadership and unwavering dedication to the cause of Namibia’s liberation and nation-building. His legacy remains a symbol of courage, patriotism, and commitment to the ideals of freedom and independence.

This triggered a public debate. It brought back memories of heinous crimes in which he played a crucial role. Named the “Butcher of Lubango” by those who survived the ordeal, he was the personification of a brutal and ruthless system targeting those accused of spying and those who dissented with the leadership.

In his defence, a former Swapo MP pointed out that he was merely acting on Swapo’s instructions. People, he argued, “were killed with the knowledge of senior Swapo leaders”, and some of these were already buried at Heroes’ Acre.

Unheroic heroism

The survivors of the dungeons who are still alive were in shock over celebrating Hawala. But as they also pointed out, he personified a system.

I argued along similar lines when I was interviewed about my resignation from Swapo after more than 50 years as a member. Before the announcement that Hawala would get a state funeral I had urged in an article that his death should be an opportunity to finally address the plight of his victims. Instead the blinkers remained.

This motivated my letter of resignation: I had joined Swapo for believing in its slogan “Solidarity, Freedom, Justice”. Out of loyalty to these values and as a matter of – albeit belated – restoration of moral integrity, I had no choice but to depart.

Praising the perpetrators as heroes adds insult to injury to their surviving victims. Such denialism and amnesia lies like a lead cloak over truth and reconciliation. It shows the limits to liberation when Heroes’ Day is celebrated.

The Conversation

Henning Melber was a member of SWAPO from 1974 until August 2025..

ref. Namibia celebrates independence heroes, but glosses over a painful history – https://theconversation.com/namibia-celebrates-independence-heroes-but-glosses-over-a-painful-history-263654

¿Y si pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto en un museo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Los colosales ídolos de Bameean Alexander Burnes, 1834.

¿Y si en un museo de historia pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto? ¿O volver a ver estatuas milenarias desaparecidas? ¿Qué tal si cientos de estudiantes pudieran explorar objetos antiguos por todos sus ángulos, sin necesidad de tocarlos?

Las vitrinas, cartelas y visitas guiadas que solían acompañar al patrimonio cultural, en los últimos años han dado paso a pantallas, audioguías, códigos QR y otras tecnologías inmersivas, en la búsqueda de nuevas formas de cautivar al público.

Así, uno de los recursos más llamativos en los museos del siglo XXI es el uso de hologramas de realidad aumentada: proyecciones tridimensionales que dan la sensación de presencia real sin necesidad de gafas ni dispositivos.

En algunos casos, se trata de pantallas LCD/LED o proyectores junto con técnicas como el Pepper’s Ghost –técnica de ilusionismo que, mediante espejos, refleja una imagen como si estuviera delante del público–, mallas holográficas o paneles de vidrio inclinados que reflejan una imagen para que parezca tridimensional.

Una figura iluminada fuera de la vista de la audiencia, bajo el escenario, es reflejada en un panel de cristal entre el actor y el público, de forma que el
Le Monde Ilustré, 1865.

Eso sí, cada propuesta debe partir de una investigación rigurosa sobre la pieza patrimonial, su contexto histórico y simbólico, y se codiseña junto a especialistas. Así, se asegura que la digitalización no vacía el contenido, sino que refuerza la dimensión humana y pedagógica.

Budas resucitados

En la región de Bamiyán, Afganistán, dos monumentales estatuas budistas del siglo VI fueron destruidas en 2001 por los talibanes, dejando nichos vacíos en los acantilados. En 2015, cineastas chinos crearon una instalación temporal que proyectaba hologramas de alta tecnología dentro de esos nichos, recreando en luz la forma original de los Budas.

Miles de espectadores pudieron contemplar las figuras “resucitadas” mediante tecnología volumétrica. El hecho de poder ver de nuevo aquello que se había perdido es una forma más de involucrar a la población en la puesta en valor del patrimonio.

Una de las estatuas de Buda que se encontraban en el valle de Bāmiyān, en Afganistán central, destruidas en 2001.
Wikimedia Commons., CC BY

Memoria del Holocausto

El patrimonio ayuda a que la memoria colectiva no se pierda. En este contexto, Heather Maio, que había trabajado como diseñadora de exposiciones con supervivientes del Holocausto durante años, quería que las generaciones futuras tuvieran la misma oportunidad de interactuar con ellos, y tuvo una idea.

Se le ocurrió hacer entrevistas grabadas que, en el futuro, se convirtieran en hologramas interactivos de sus protagonistas. Pinchas Gutter fue el primero en ser entrevistado, en una burbuja rodeada de luces y más de 20 cámaras. El objetivo era elaborar un formato que, a medida que la tecnología y la proyección 3D avanzan, permita crear hologramas cada vez más realistas, teniendo previamente todos los ángulos necesarios de la imagen.

Pinchas Gutter es un polaco sobreviviente del Holocausto judío, que participa en la exposición holográfica.
Wikimedia Commons., CC BY

De los más de 20 hombres y mujeres que han participado hasta ahora en el proyecto, tres ya han fallecido. Pero gracias a esta tecnología, pueden seguir respondiendo preguntas muchos siglos después del terror nazi.

Hablar con los muertos

El recrear personas reales no es del todo novedoso. En 2023, en el Musée d’Orsay de París, durante la exposición Van Gogh in AuverssurOise, se presentó el proyecto “Hello Vincent”, una recreación interactiva de Van Gogh que permite a los visitantes conversar con él gracias a una IA entrenada con sus cartas personales. Aunque no es un holograma óptico, esta interfaz resulta atractiva para el público.

Una reproducción de Van Gogh habla con los visitantes del Museo Orsay en París.
Jumbo Mana.

Sin embargo, el uso de hologramas o IA para recrear testimonios de personas fallecidas plantea dilemas éticos sobre el consentimiento póstumo, la autenticidad del mensaje y el riesgo de trivializar la experiencia del protagonista. Por eso, la clave siempre debe estar a estar en el respeto, la documentación rigurosa y el propósito educativo.

Tocarlo todo, por todos lados

Otra de las experiencias más recientes es la del Imperial War Museums y el Science Museum de Reino Unido, que se han asociado con una empresa de tecnología avanzada de realidad aumentada (RA) para crear exposiciones holográficas. El proyecto emplea una plataforma de RA de escritorio conocida como HoloSDK, que permite visualizar objetos en tres dimensiones en un entorno doméstico o escolar, sin necesidad de dispositivos inmersivos complejos.

Utilizando un monitor 2D convencional, una cámara web y seguimiento de movimiento de cabeza, esta tecnología genera una ilusión de profundidad y volumen que simula la experiencia de observar un holograma real. Así, logra una interacción visual envolvente, que ha sido implementada en programas educativos destinados a más de 20 000 estudiantes del Reino Unido y Tailandia.

El futuro, de la mano de nuestro legado cultural

El patrimonio cultural, a menudo tratado como una herencia inamovible, cobra en estos proyectos una dimensión viva, que invita a jugar y hacerse preguntas. ¿Puede un holograma emocionar? ¿Puede despertar conciencia histórica? La experiencia apunta que sí. Pero el verdadero reto no es visual, sino epistemológico: cómo narrar el pasado sin encerrarlo, cómo hacerlo parte del presente, sin reducirlo a espectáculo.

Aunque existen limitaciones para su implementación relacionadas con su alto coste, la dificultad de mantenimiento o ciertas cuestiones éticas, la solución está en seguir trabajando para escalar dicha tecnología. Y, por supuesto, en usarla como herramienta narrativa al servicio del conocimiento, no como fin en sí mismo.

Porque, cuando el patrimonio se activa desde la tecnología y el pensamiento crítico, deja de ser un objeto para contemplar. Se convierte en una experiencia para imaginar el futuro a partir de la herencia de nuestra historia como seres humanos.

The Conversation

Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto en un museo? – https://theconversation.com/y-si-pudieramos-hablar-con-los-supervivientes-del-holocausto-en-un-museo-262482

Yes, vets sometimes prescribe human drugs to pets. But don’t try it at home

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Nial Wheate, Professor, School of Natural Sciences, Macquarie University

Ayla Verschueren/Unsplash

When your dog starts limping or your cat comes down with a sniffle, it’s natural to worry. For many families, pets are more than just animals – and we want them to have a standard of medical care similar to our own.

But it can still be surprising when the vet prescribes a medication that looks identical to something in your own bathroom cabinet.

Many human medicines are safe and effective for pets when used under veterinary guidance. But others can be harmful due to differences in how animals process drugs. So sometimes, pets need their own medicines.

So let’s examine the differences between drugs for humans and animals – and why you shouldn’t just give a pet your own medications.

Pet medications on a white table.
Don’t give a pet your own medications.
Tahir Xəlfə /Pexels

Pet and human medicines explained

In Australia, the Therapeutic Goods Administration approves and regulates drugs for humans. The Australian Pesticides and Veterinary Medicines Authority APVMA does the same for pet drugs.

While both agencies consider efficacy and safety in deciding whether to approve a product, the APVMA also considers environmental impact. For example, medicines given to animals – especially when given at scale on farms – can leach into waterways, affecting aquatic life and water quality.

The market for animal medicines is smaller than that for humans, making them less cost-effective to develop. Sometimes, no medicine exists for an animal condition and vets may need to use a human medicine.

For certain diseases and conditions, vets are legally permitted to dispense human medicines for pets through a process called off-label prescribing.

There are also medicines approved for both humans and pets. They include classes of antibiotics, antidepressants, corticosteriods (anti-inflammatory drugs), antiparasitics and chemotherapy drugs.

For example, doxorubicin is a chemotherapy drug used in humans to treat cancers including those of the lungs and bone. In dogs, it is commonly used to treat lymphomas, melanomas and cancers of the bone, among others. In both humans and dogs, doxorubicin is used to treat mammary gland (breast) cancer.

Similarly, ivermectin can be used to treat parasite infections such as scabies in humans and animals.

Hand strokes a tired-looking cat.
Sometimes, vets may need to use a human medicine on pets.
Alexander Andrews/Unsplash

Beware the safety issues

While many drugs are shared between humans and pets, not all are safe. In fact, some common household medications can badly harm or kill animals.

The painkillers ibuprofen and paracetamol are toxic to both dogs and cats. They can cause damage to the animal’s stomach and kidneys, and may kill them.

This is because dogs and cats break down medicines different to the human body. For example, the proteins in a cat’s liver are different from the human liver, so they can’t break down paracetamol. It can damage their red blood cells and reduce their body’s ability to carry oxygen.

And the situation can differ between animals. The flea and tick medication permethrin, for instance, is safe for dogs but highly toxic to cats – potentially causing tremors, seizures and death.

And pets are far more sensitive to drug dosages than humans, so even small quantities of the wrong medicine can be fatal.

A white and grey cat with blue eyes.
Pets are far more sensitive to drug dosages than humans.
Mikhail Vasilyev/Unsplash

Animal-only medicines

Pets may also be given medicines no longer used for humans, or one specifically developed for animals.

Carprofen is a non-steroidal anti-inflammatory drug previously used in humans but is now only prescribed for dogs. A vet might prescribe it for pain or inflammation.

We don’t use it in humans anymore because it’s expensive to manufacture. But it’s still used for dogs because it’s effective, and alternatives such as paracetamol and ibuprofen aren’t suitable for them.

Typically, medicines are developed for pets only when they address a condition specific to animals.

For example, humans don’t usually suffer from heartworm, but infection in pets is common. The arsenic-based drug melarsomine was designed specifically for animals and treats heartworm in adult dogs.

And of course, humans should not take medication prescribed for their pet.

While pet medicine may look similar to yours, there may be differences in formulation or dose that can cause side effects or toxicity in humans.

A small dog running, followed by a larger dog
Melarsomine treats adult heartworm in dogs.
wooof woof/Unsplash

What to remember

If your pet is sick or injured, never give them a drug out of your own medicine cabinet – even if the vet has previously prescribed them the medication.

Take your animal to the vet. They will advise on the most appropriate treatment and dose, so you don’t do your pet further harm.

The Conversation

Nial Wheate in the past has received funding from the ACT Cancer Council, Tenovus Scotland, Medical Research Scotland, Scottish Crucible, and the Scottish Universities Life Sciences Alliance. He is a fellow of the Royal Australian Chemical Institute. Nial is the chief scientific officer of Vaihea Skincare LLC, a director of SetDose Pty Ltd (a medical device company) and was previously a Standards Australia panel member for sunscreen agents. He is a member of the Haleon Australia Pty Ltd Pain Advisory Board. Nial regularly consults to industry on issues to do with medicine risk assessments, manufacturing, design and testing.

ref. Yes, vets sometimes prescribe human drugs to pets. But don’t try it at home – https://theconversation.com/yes-vets-sometimes-prescribe-human-drugs-to-pets-but-dont-try-it-at-home-259675

Israel’s attacks on Gaza are putting people with disabilities at extreme risk

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Aleta Moriarty, PhD student, economic opportunities for people with autism, The University of Melbourne

Recent images of an emaciated Gazan child, Muhammad Zakariya Ayyoub al-Matouq, provoked global outrage. Some sought to minimise this harm, attributing it instead to pre-existing conditions or disability.

But framing starvation deaths in Gaza in terms of underlying disabilities or comorbidities is misleading. It is essential to recognise these conditions do not justify suffering or death.

Rather, the crisis in Gaza has intensified existing vulnerabilities for people with disabilities, who face extreme barriers to evacuation, aid and medical treatment.

So, what type of practical humanitarian response is needed right now for people with disabilities in Gaza?

For people with disabilities, conflict supercharges risk

Conflict and humanitarian crises intensify and compound vulnerabilities faced by people with disabilities.

Evidence shows that in armed conflicts and humanitarian crises, people with disabilities:

Women and children with disabilities face heightened risks of violence, neglect and exploitation, while also contending with stigma and discrimination.

A tragedy within a tragedy

International law is clear on this issue.

The UN Convention on the Rights of Persons with Disabilities, which Israel ratified in 2012, requires it to take

all necessary measures to ensure the protection and safety of persons with disabilities in situations of risk, including situations of armed conflict.

The UN Security Council has also recognised the disproportionate impact of conflict on people with disabilities.

There is significant evidence suggesting Israel has not upheld these obligations.

UN special rapporteurs have expressed alarm at what they describe as “harrowing conditions for Palestinians with disabilities trapped in Gaza”.

The UN estimates about 92% of homes in Gaza have been destroyed or damaged. More than than 90% of Gazans have now been displaced, some more than ten times.

People with disabilities are at particular risk. The UN has documented cases where evacuation orders were issued by Israel in inaccessible formats, leading to additional deaths. Piles of rubble and unexploded ordinance have made access impossible for many, with 81% of roads now damaged or destroyed.

More than 83% of people with disabilities in Gaza have lost their assistive devices (such as wheelchairs or hearing aids).

UN representatives report being shocked by the account of a 14-year-old girl with cerebral palsy. She had lost her assistive devices, including a wheelchair, and had to be carried by her parents as they fled from north to south Gaza.

Exhausted and exposed to danger along the way, the girl cried out in desperation, “Mama, it’s over. Leave me here, and you run away.”

Hospitals and rehabilitation facilities are necessary for many people with disabilities. However, only half of Gaza’s hospitals and about 39% of primary health care centres are partially functional.

A mass disabling event

Israel’s war in Gaza constitutes a mass disabling event.

A joint assessment by the World Bank, United Nations and European Union found in February that the prevalence of disabilities had doubled since October 2023.

Most recent data indicates that 151,442 people have sustained injuries in this conflict.

In 2024, the World Health Organisation estimated that around 25% of all those injured are likely to have acute and ongoing rehabilitation needs.

The NGO Humanity and Inclusion UK reports Gaza now has the highest rate of child amputees per capita in the world. According to UNICEF, more than ten children per day have lost one or both of their legs.

The substantial rise in the prevalence of disability means demand for rehabilitation services and accessibility has quickly outstripped supply.

UNICEF reports more than one million children also need mental health and psychosocial support.

With historical evidence suggesting Israeli forces have pursued deliberate disablement policies, this demands urgent investigation.

What’s needed now

An immediate, sustained ceasefire is essential.

Israel’s expanded assault on Gaza city significantly threatens people with disabilities and risks further deaths and disability.

Israel should also abandon its current flawed system of aid delivery via the Gaza Humanitarian Foundation. Principled aid delivery must be restored, ensuring safe access for people with disability.

To meet its obligations under international law, Israel should keep relief corridors open for the safe passage of humanitarian and medical personnel and goods. This includes assistive devices and the batteries needed to power them.

Forcible displacement must cease. Evacuations must comply with international law, be accessible, and keep families, carers and assistive devices together.

Protecting people with disabilities would mean ensuring shelters and wash facilities are accessible and equipped, and evacuation backlogs cleared.

Expanding rehabilitation, mental health support, access to assistive technology and tailored services is crucial. Civilian infrastructure and medical facilities must be protected, and rubble and ordnance cleared to ensure safe and accessible passage.

An equitable humanitarian response must be inclusive, centring the voices of persons with disabilities (especially women and children, who face heightened risks).

Without immediate action to end the violence, restore access and ensure disability inclusion, the most vulnerable will lose further dignity, safety and lives.

The Conversation

Aleta Moriarty previously worked for international organisations on the rights of people with disability.

ref. Israel’s attacks on Gaza are putting people with disabilities at extreme risk – https://theconversation.com/israels-attacks-on-gaza-are-putting-people-with-disabilities-at-extreme-risk-263029

Ancient shells and pottery reveal the vast 3,200-years-old trade routes of Oceania’s Indigenous peoples

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Bryce Barker, Professor in Archaeology, University of Southern Queensland

Shutterstock

New research conducted at Walufeni Cave, an important archaeological site in Papua New Guinea, reveals new evidence of long-distance interactions between Oceania’s Indigenous societies, as far back as 3,200 years ago.

Our new study, published in the journal Australian Archaeology, is the first archaeological research undertaken on the Great Papuan Plateau. The findings continue to undermine the historical Eurocentric idea that early Indigenous societies in this region were static and unchanging.

Instead, we find further evidence for what Monash Professor of Indigenous Archaeology Ian J. McNiven calls the Coral Sea Cultural Interaction Sphere: a dynamic interchange of trade, ideas and movement over a vast region encompassing New Guinea, the Torres Strait, and north-eastern Australia.

Walufeni Cave is an important archaeological site in the Great Papuan Plateau.
Bryce Barker

Tracking movement across Sahul

The goal of the Great Papuan Plateau project was to determine whether the plateau may have been an eastern pathway for the movement of early people into north-eastern Australia, at a time when New Guinea and Australia were joined in the continent of Sahul.

The two countries as we know them separated about 8,000 years ago due to sea levels rising after the last glacial period.

Our research in Walufeni Cave, located near Mount Bosavi in New Guinea’s southern highlands province, identified occupation dating back more than 10,000 years. We also found a unique and as yet undated petroglyph rock art style.

Petroglyph rock engraving from Walufeni Cave.
Author provided

Our analyses of cave deposits reveals significant changes in how the site was used starting from just over 3,000 years ago. This includes changes to the frequency of occupation, to plant and animal use, as well as the sudden appearance of coastal marine shell.

Specifically, we found 3,200-year-old evidence for the transport of marine shell 200km inland, which has previously been recorded as coming from the southern coast of the Gulf of Papua, and from as far away as Torres Strait.

This suggests the long-distance maritime trade and interaction networks between the societies of coastal southern New Guinea, Torres Strait and northern Australia extended far inland – and much further than previously known.

The significance of marine shells

Archaeologists and ethnographers have widely documented the use of culturally modified marine shells as important items of trade and prestige in New Guinea.

These shells were used as markers of status and prestige, for ritual purposes, as currency and wealth, as tools, and to facilitate long-distance social ties between groups.

Despite the coastal availability of a large variety of shellfish, only a relatively small selection are recorded as being commonly used in New Guinea.

The most prominent of these are dog whelks (Nassaridae), cowrie shells (Cypraeidae), cone shells (Conidae), baler shell (Volutidae), and pearl/kina shell (Pteriidae). Many of these are significant for ritual and symbolic functions across the Indo-Pacific and indeed, globally.

Dog whelks were the predominant species we found in Walufeni Cave, along with olive shells and cowrie shells. These come from very small “sea snails”, or gastropods.

All of the shells we found had been culturally modified, such as to allow stitching onto garments, or threading onto strings.

Gastropod shells continue to be used by today’s plateau societies. They may be sewn onto elaborate ceremonial costumes, or offered in long strings as trade items, or as bridal dowry.

Images of modified marine shell found at Walufeni Cave. A and B are dog whelk, while C is cowrie shell and D is olive shell.
Author

Pottery and oral tradition

Further evidence for long-distance voyaging between the southern coast of Papua New Guinea and the Torres Strait and Northern Australia comes in the form of pottery.

Researchers have found Lapita pottery at two archaeological sites on the south coast of New Guinea (Caution Bay and Hopo). These have been dated to 2,900 and 2,600 years ago, respectively.

Lapita pottery is a distinctive feature of Austronesian long-distance voyagers with origins in modern-day Taiwan and the Philippines. Lapita peoples bought the first pottery to New Guinea about 3,300 years ago, providing the template for later localised pottery production.

In a separate finding, Aboriginal pottery dating back to 2,950 years ago was reported from Jiigurru (Lizard Island), off the coast of the Cape York Peninsula. While this pottery isn’t stylistically Lapita, the technology used to make it is.

Similar pottery dating back 2,600 years ago has been reported on the eastern Murray Islands of Torres Strait, and in the Mask Cave on Pulu Island, western Torres Strait. Analysis of the Murray Island pottery indicates the clay was derived from southern Papua New Guinea.

These studies suggest the Lapita peoples’ knowledge of how to make pottery spread to Torres Strait and northern Australia via the interaction sphere.

Furthermore, the cultural hero Sido/Souw, who is present in oral tradition on the Great Papuan Plateau, is also present in oral tradition from the Torres Strait and southern New Guinea. This demonstrates sociocultural connections across a vast area.

Our research builds on the continuing reevaluation of the capabilities of Indigenous societies, which were often characterised by early anthropologists as static and unchanging.

The Conversation

Bryce Barker receives funding from the Australian Research Council .

Tiina Manne receives funding from the Australian Research Council.

ref. Ancient shells and pottery reveal the vast 3,200-years-old trade routes of Oceania’s Indigenous peoples – https://theconversation.com/ancient-shells-and-pottery-reveal-the-vast-3-200-years-old-trade-routes-of-oceanias-indigenous-peoples-261950

¿El derecho penal otorga un trato de favor a ricos (plutofilia) y poderosos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cecilia Cuervo Nieto, Personal investigador en formación, Área de Derecho Penal , Universidad de Salamanca

Romolo Tavani/Shutterstock

¿Es realmente el derecho penal en España igual para todos los ciudadanos o estos reciben del Estado un tratamiento penal diferenciado en función de consideraciones extrapenales, tales como su posición económica, su estatus social o su afiliación política?

La respuesta a este interrogante es que pueden distinguirse hasta tres derechos distintos dentro del ordenamiento penal vigente en España. Ello implica una grave quiebra del principio de igualdad, consagrado en la Constitución como un “valor superior del ordenamiento jurídico”.

Este se ve subvertido al aplicarse a los ciudadanos un tratamiento penal diverso por la comisión de ciertos delitos. La justificación de esta asimetría reside en la diferente utilidad de esos sujetos para el funcionamiento del sistema en su conjunto. Mientras a algunos se les va a castigar con una severidad excesiva, a otros se les aplicará un tratamiento penal mucho más benévolo.

Normal y con garantías penales

En primer lugar, existe el derecho penal normal o común, también llamado del ciudadano. Es aquel que, afortunadamente, opera como regla general y está investido de las garantías prescritas por la Constitución Española y por las leyes penales y procesales.

En contraposición, existe un derecho penal de la excepcionalidad, que se aparta de la senda de normalidad del modelo anterior. Funciona como un instrumento de lucha contra aquellos sujetos considerados enemigos del sistema y a los que hay que neutralizar a cualquier coste.

Derecho penal del enemigo

Se trata del “derecho penal del enemigo”, concepto acuñado por el penalista alemán Gunter Jakobs en las décadas de los años 80 y 90 del pasado siglo. Este modelo penal se caracteriza por una reducción de las garantías procesales del individuo que comete ciertos delitos y al que se niega el estatus mismo de ciudadano. Se considera a este sujeto una fuente de peligro que hay que erradicar para garantizar la seguridad.

En España, la legislación antiterrorista y figuras como la medida de seguridad de libertad vigilada o la pena de prisión permanente revisable se inscriben en los postulados propios de esta cuestionable modalidad penal.

Dentro del derecho penal del enemigo, se viene observando una tendencia dirigida a criminalizar a las personas más pobres y desfavorecidos de nuestras sociedades: los sin hogar, los vagabundos y los emigrantes en situación irregular, entre otros. Personas desposeídas y arrinconadas por el sistema y por la sociedad, hacia las que el Estado dirige una reacción penal particularmente hostil.

El artículo 274.3 del código penal establece hasta 2 años de prisión por un delito de pobres como es el “top manta”. Esta sanción constituye un ejemplo incontestable de lo que la filósofa Adela Cortina bautizó como aporofobia.




Leer más:
Víctima por ser pobre: la ley debe castigar la discriminación por aporofobia


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La aporofobia, entendida como odio al pobre, se deja sentir en el texto penal. En este sentido, pueden señalarse como manifestaciones aporófobas el referido “top manta” y el delito de defraudación a la Seguridad Social cometido por persona no empresaria (artículo 307 tercero). Para este último tipo de infracciones, el código prevé un castigo al fraude, cualquiera que sea su importe.

Apreciamos un rasero totalmente distinto si el fraude a la Seguridad Social es cometido por un empresario. En estos casos, el Código Penal establece una cantidad mínima de 50.000 euros para que la defraudación sea delito.

Derecho penal del amigo

Por último, se encuentra aquel modelo de derecho penal que no se dirige ya ni a los ciudadanos “normales” ni a los “enemigos”, sino a los sujetos que son “amigos” del sistema y deben por ello ser debidamente protegidos.

Se trata del llamado derecho penal del amigo, que busca favorecer a ciertos sujetos considerados necesarios para el correcto funcionamiento del sistema. Los “amigos” son jueces, políticos, funcionarios, empresarios, financieros o celebridades. Esta valoración amistosa les dispensa un tratamiento penal favorable cuando llegan a delinquir.

El trato de favor se manifiesta por medio de tipificaciones asimétricas de ciertas conductas delictivas o mediante la intervención posterior del Gobierno. Este puede conceder indultos o incluso diseñar amnistías posteriormente aprobadas por ley.

Históricamente, ha habido muchos amigos del sistema que el derecho penal ha buscado proteger: el amigo rico, el amigo noble, el amigo varón, el amigo blanco, el amigo cristiano, el amigo político o el amigo poderoso, entre otros. A todos estos colectivos ha favorecido el derecho penal. Su tratamiento penal y/o procesal se encuentra dulcificado frente al dispensado al simple ciudadano y, por supuesto, al enemigo no ciudadano.

Hay figuras penales como la regularización en el delito fiscal, la atenuante de reparación del daño, de la que recientemente se ha beneficiado el futbolista Daniel Alves, o los indultos a políticos condenados por corrupción. Estas variables se adscriben a las coordenadas tolerantes del derecho penal del amigo.

¿Qué es la plutofilia?

En la actualidad, dos son los fundamentos de este derecho penal empático: la política y la economía. Es precisamente esta segunda modalidad de derecho penal del amigo, fundamentada en razones económicas, la que recibe la denominación de plutofilia.

La plutofilia, definida etimológicamente como amor por la riqueza y que la RAE todavía no contempla, sería aquella vertiente del derecho penal del amigo que favorece al rico. Aquel que, por su riqueza y por su nivel patrimonial, va a verse protegido por el modelo penal.

Una de las principales manifestaciones del derecho penal de la plutofilia es el delito fiscal, también llamado delito contra la Hacienda Pública en el artículo 305 del código penal. Este delito, considerado como un ilícito de ricos, exige defraudar al fisco la nada desdeñable cantidad de 120 000 euros por periodo impositivo. Las defraudaciones de importe inferior solo reciben sanción por la vía administrativa.

Irse “de rositas”

El artículo 305 contempla, además, una vía de escape para eludir la responsabilidad penal de su autor (rico, recuérdese). El interesado puede evitar una condena mediante el completo reconocimiento y pago de la deuda tributaria. Dicha posibilidad de devolver lo defraudado para “irse de rositas” es absolutamente única en el Código Penal.

No se contempla en delitos contra el patrimonio (típicamente el delito de hurto, sin violencia ni intimidación), cuyo perfil de autor no corresponde a un sujeto acaudalado que contribuya al correcto funcionamiento del sistema.

En definitiva, el legislador privilegia con esta vía de escape del delito fiscal a unos concretos delincuentes (los defraudadores tributarios, generalmente de elevado nivel adquisitivo) frente a otros sujetos penales. En su caso, ya no se contempla ninguna regularización específica con la que puedan liberarse de sus culpas.

Esta divergencia entre el trato penal ofrecido al amigo rico y el dispensado al enemigo pobre supone una intolerable quiebra del principio de igualdad, pilar esencial de un Estado de Derecho. Una divergencia que debe ser resuelta más pronto que tarde.

The Conversation

Cecilia Cuervo Nieto recibe fondos del Proyecto coordinado de generación de conocimiento “Plutofilia y Derecho Penal- Plutofilia”, financiado por el Gobierno de España con la cofinanciación del Fondo Social Europeo. En particular, la financiación se adscribe al Subproyecto 1 de dicho proyecto coordinado, titulado “Análisis crítico del Derecho penal de la plutofilia- Plutopenal” de la Universidad de Salamanca y con número de referencia PID2022-142211NB-C21.

Ana Isabel Pérez Cepeda participa en el proyecto de generación de conocimiento “Plutofilia y derecho penal-plutofilia”. Está financiado por el Gobierno de España con la cofinanciación del Fondo Social Europeo. Se adscribe al Subproyecto 1 titulado “Análisis crítico del derecho penal de la plutofilia-plutopenal” de la Universidad de Salamanca y con número de referencia PID2022-142211NB-C21.

ref. ¿El derecho penal otorga un trato de favor a ricos (plutofilia) y poderosos? – https://theconversation.com/el-derecho-penal-otorga-un-trato-de-favor-a-ricos-plutofilia-y-poderosos-263018