Aristote, premier penseur de la démocratie

Source: The Conversation – in French – By Pierre Pellegrin, Professeur de philosophie, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Statue du philosophe Aristote (384-322 av. n. è.), dans sa ville natale de Stagire, en Grèce. Panos Karas

Notre démocratie est en crise, comment la réinventer ? Que nous enseignent ceux qui, au cours des âges, furent ses concepteurs ? Second volet de notre série consacrée aux philosophes et à la démocratie avec le Grec Aristote. Sa politeia, ou gouvernement constitutionnel, assoit le pouvoir sur un grand nombre de citoyens et vise l’intérêt commun.


On dit souvent que les Grecs ont inventé la démocratie. Une affirmation qu’il faut accompagner de plusieurs attendus, dont le plus important apparaît dans le recensement qui, en 317 avant J.-C., donnait à Athènes 21 000 citoyens, 10 000 métèques et 400 000 esclaves. Or les métèques, les esclaves et les femmes libres, qui devaient en gros être aussi nombreuses que les citoyens, étaient exclus de la citoyenneté. Il serait donc plus exact de dire que les Grecs ont inventé la cité (polis), une forme de communauté dans laquelle les hommes qui étaient comptés comme citoyens jouissaient d’une égalité de statut quelles qu’aient été par ailleurs leurs différences sociales (de naissance, de fortune, etc.) et avaient donc part aux décisions politiques de leur cité (« politique » vient de polis). Là aussi, avec de multiples nuances.
Alors que la cité était présente à tous les niveaux de la vie quotidienne des Grecs et dans les textes qu’ils nous ont laissés, Aristote est le premier à définir ce qu’est la cité : la communauté parfaite dans laquelle les citoyens, en partageant le pouvoir, parvenaient à un épanouissement psychologique et affectif qu’Aristote, comme tous les Grecs, appelait le bonheur. La lecture de la philosophie politique d’Aristote qui a été dominante jusqu’aux dernières décennies du XXe siècle et qui faisait de lui un réaliste modéré qui opposait le « bon sens » aux thèses extrémistes du « communisme » de Platon est donc fausse. Aristote donne à la vie en cité, une destination éthique et ce qu’il recherche, c’est une forme excellente de communauté qui mène ses citoyens à cette excellence qu’est le bonheur. Il propose une forme remarquable de cette relation entre vertu et cité en déclarant que la cité est une communauté naturelle (alors qu’une alliance militaire, par exemple, est une association conventionnelle) et que, selon une formule célébrissime, « l’homme est un animal politique par nature ». Ce qui signifie que les hommes (il faut ici sous-entendre grecs et libres) ne développent complètement leur nature qu’en étant les citoyens d’une cité vertueuse. Cette situation est paradoxale du fait qu’Aristote vivait à une époque où la cité était en train de perdre son indépendance du fait de l’impérialisme des rois de Macédoine et notamment d’Alexandre le Grand, dont Aristote avait été le précepteur.

La politeia, ou gouvernement constitutionnel

Si l’on s’en tient aux mots tels qu’il les emploie, Aristote n’est pas démocrate, car il considère que la dêmokratia, dont Athènes était si fière, est une forme déviée de constitution, c’est-à-dire qu’elle régit la cité au profit, non pas de l’ensemble du corps civique, mais d’une classe sociale particulière, la masse des citoyens pauvres. Un régime démagogique, qui débouche, selon Aristote, sur une forme de tyrannie, car bien des tyrans ont été issus des classes populaires. Aristote a néanmoins été le soutien le plus solide, dans l’Antiquité et peut-être au-delà, d’un régime populaire que nous appellerions une démocratie et que lui nomme une politeia, terme qui, en grec, désigne tantôt toute forme de constitution, tantôt le fait même de vivre en cité (polis). Dans ma traduction des Politiques, j’ai rendu politeia par « gouvernement constitutionnel ». Il s’agit donc d’un régime qui assoit le pouvoir sur un nombre important de citoyens, appartenant à toutes les classes de la cité, et qui exerce ce pouvoir au profit de tous les citoyens en œuvrant à leur amélioration éthique.

La raison principale de ce penchant d’Aristote vers le gouvernement constitutionnel, c’est la relation réciproque qu’il a mise au jour entre un régime vertueux et les vertus de ses citoyens : un tel régime ne peut pas fonctionner si ses citoyens ne partagent pas des valeurs éthiques qui leur font mettre le bien de la cité au-dessus de leurs intérêts personnels, mais la vie en cité elle-même développe les vertus éthiques des citoyens : Aristote insiste sur le fait que les vertus nous relient à autrui (on n’est pas généreux envers soi) et que donc les vertus que l’on exercera au sein de cette communauté parfaite qu’est la cité seront des vertus parfaites. En tant donc qu’il exercera la fonction de citoyen, un homme sera plus courageux à la guerre, moins soumis à ses intérêts privés, etc. Ce qui est crucial, c’est que les citoyens qui ont le pouvoir, ou qui ont plus de pouvoir que les autres, soient suffisamment vertueux pour que le pouvoir qu’ils installent fasse diffuser la vertu dans le corps civique. Les régimes corrects, qui peuvent être des monarchies ou des aristocraties, tendent donc vers un régime populaire correct, la politeia. Il y a en effet trois régimes corrects : la royauté quand le roi est vertueux et éduque ses sujets à devenir des citoyens (c’est-à-dire à dépasser la royauté), l’aristocratie, quand seul un petit nombre de citoyens sont vertueux et la politeia, auxquels correspondent trois régimes déviés : la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie au sens d’Aristote.

Éduquer les citoyens par les lois

Le moyen principal de cette éducation des citoyens à la vertu, ce sont les lois. Il y avait chez les Grecs, une révérence envers les lois de leur cité, qui a fait dire à Paul Veyne que le patriotisme revendiqué de Socrate, par exemple, ne l’attachait pas au territoire d’Athènes ou aux ancêtres, mais aux lois de la cité. Quand nous obéissons à de bonnes lois, il se forme en nous des habitudes vertueuses, et c’est pourquoi ce sont les enfants qu’il faut surtout habituer à accomplir des actions en conformité avec ces bonnes lois. Par la contrainte s’il le faut. Nous avons ici un enchaînement que les judéo-chrétiens que nous sommes ont du mal à comprendre : l’obéissance aux lois nous contraint à agir vertueusement (à être courageux, généreux, etc.), or ces vertus sont, sans que nous nous en apercevions immédiatement, une partie de notre nature. Car tôt ou tard nous passons de ce qu’Aristote appelle la « continence » à la vertu : nous disons la vérité parce que nous avons peur que notre mensonge soit découvert et puni, jusqu’au moment où dire la vérité nous fait plaisir. Le plaisir qu’elle procure est la preuve qu’une action est vertueuse.

La loi doit s’imposer à tous et la preuve la plus évidente qu’un régime est corrompu, c’est que la loi n’y est plus souveraine. Le tyran est au-dessus des lois et dans les régimes démagogiques, le peuple décide que sa volonté du moment l’emporte sur la loi. Aujourd’hui, les régimes dits par euphémisme « autoritaires » ont ce que l’on pourrait appeler une « légalité Potemkine » et, dans nos démocraties, des leaders populistes appellent à abandonner, au moins partiellement, l’état de droit pour suivre les désirs populaires. Mais pour Aristote la loi n’est pas immuable. Certes, les changements législatifs doivent être entrepris avec une extrême prudence, car il faut donner à la loi le temps de produire des effets éthiques. Aristote préconise de changer la loi lorsqu’elle n’est plus en adéquation avec le régime (la constitution). Ainsi le code d’honneur qui régit une société aristocratique n’a pas sa place dans un régime populaire. Ceci montre un profond bouleversement des rôles, notamment par rapport à Platon. Pour Aristote, en effet, le philosophe ne doit pas gouverner la cité, et cela pour une raison doctrinale forte : l’excellence théorique du philosophe est différente de l’excellence pratique de l’homme politique. Celui-ci doit pouvoir saisir les occasions favorables pour prendre les décisions et entreprendre les actions bénéfiques pour sa cité. La fonction du philosophe politique sera donc de donner une formation théorique, non seulement à l’homme politique, mais surtout à l’homme-clé de la vie politique grecque, le législateur, celui qui donne sa forme à la constitution d’une cité et qui tente ensuite de corriger cette forme au cours de l’histoire de cette cité. Quand le rapport des forces dans une cité aura changé, par exemple au profit du peuple, le bon législateur devra être assez sagace pour comprendre que le régime doit évoluer et que sa législation doit s’adapter à la situation nouvelle. Car ce sont les lois qui dépendent du régime et non l’inverse. Comme il le dit explicitement, Aristote entend incarner les réquisits éthiques qui rendent les citoyens vertueux et heureux dans des institutions effectivement réalisables.

Aristote et la lutte des classes

Aristote s’est radicalement distingué de tous les autres auteurs antiques sur des points cruciaux, que l’on peut résumer sous la forme de trois thèses. D’abord, Aristote ne rêve pas d’une cité homogène et immuable, mais il reconnaît que l’on appellera plus tard la « lutte des classes » est naturelle à la cité. Pour lui est naturel ce qui se produit « toujours ou la plupart du temps ». Ainsi il est naturel que les chattes fassent des chatons, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Or Aristote voit bien autour de lui que le monde des cités est composé presque exclusivement de régimes populaires démagogiques et de régimes censitaires oligarchiques. Plusieurs travaux récents ont mis en lumière la conception absolument originale qu’il a de la stasis. Ce terme désigne la discorde à l’intérieur d’une cité menant quelquefois à la guerre civile. Pour les Grecs, il s’agit là du crime suprême, que Platon assimile au parricide et punit de mort. Aristote remarque, sans surprise, que la sédition vient du fait que le corps civique est composé de classes antagonistes aux intérêts divergents. Ainsi la stasis, loin d’être une exception désastreuse, est l’état normal des cités. Encore faut-il que le législateur propose des institutions qui empêchent qu’elle ne prenne une ampleur excessive et qui la font servir à l’amélioration du régime en place.

D’où la deuxième thèse : la lutte des classes est non seulement naturelle, mais elle est bénéfique à la cité dans la mesure où, à côté de sa face sombre (les démocrates veulent faire un usage immodéré de leur pouvoir pour spolier les riches ; les oligarques tentent d’accaparer le pouvoir et veulent s’enrichir sans limites), chaque parti est porteur de valeurs positives : le parti oligarchique milite pour que l’on prenne en compte la valeur et la richesse dans l’attribution du pouvoir, et cela est bon pour la cité, car les gens de valeur et les riches peuvent lui être utiles. Quant au parti démocratique, il a raison de rappeler le caractère de base de toute cité, à savoir que ses citoyens sont libres et politiquement égaux. Car si on les prive de leur liberté, les membres du corps civique ne sont plus des citoyens.

Les luttes des dominés apportent les progrès politiques et sociaux

La tendance de fond de toute constitution déviée à prendre une forme de plus en plus extrême conduit inévitablement à une tyrannie. Aristote réintroduit alors le rôle des classes dominées dans l’histoire des cités, reconnaissant ainsi, bien avant Marx, que la lutte des classes est le moteur de l’histoire, ce qui constitue une troisième thèse. Deux cas se présentent : soit les dominants, aveuglés par leur arrogante confiance en eux, cherchent à s’imposer et risquent de déclencher une révolution, soit ils sont assez intelligents pour lâcher du lest à temps et s’entendre avec les dominés. C’est une idée que nous partageons encore : ce sont les luttes des classes dominées qui apportent des progrès politiques et sociaux.

Le fait que toute cité soit composée de classes en lutte (dans la grande majorité des cas, un parti oligarchique et un parti démocratique), peut conduire à la catastrophe ou à l’excellence. Ainsi le tyran cumule les mauvais côtés des deux partis en accumulant une fortune en spoliant les riches. Mais si un législateur avisé combine les bons côtés de ces deux partis, goût de la liberté des démocrates et reconnaissance des talents par les oligarques, on obtient une politeia. La politeia, la meilleure des constitutions, est donc composée de traits de deux constitutions vicieuses. Ainsi toutes les classes sociales auront satisfaction sur un ou plusieurs points, ce qui est aussi l’un des objectifs des démocraties modernes.

Mais Aristote fait un pas de plus. L’idéal serait que tous les citoyens soient des hommes éthiquement parfaits, mais c’est trop demander. On peut donc se contenter, pour établir une politeia, de mélanger un petit nombre de citoyens vertueux à une masse d’autres qui le sont moins, sans toutefois être vraiment vicieux. Or, ajoute Aristote, l’exercice collectif des fonctions de citoyen permet de pallier les insuffisances de chacun. Pour Aristote, la délibération en commun nous hisse à un niveau d’excellence que nous ne pouvons pas atteindre seuls. Il y a dans ce pouvoir du collectif le socle d’une pensée réellement démocratique.


Pierre Pellegrin a traduit et édité les Politiques, d’Aristote (Flammarion, 2015). Il est l’auteur de l’Excellence menacée. Sur la philosophie politique d’Aristote (Classiques Garnier, 2017) et de Aristote (« Que sais-je ? », PUF, 2022).

The Conversation

Pierre Pellegrin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Aristote, premier penseur de la démocratie – https://theconversation.com/aristote-premier-penseur-de-la-democratie-261546

Quand écouter vos signaux corporels peut davantage améliorer votre bien-être que compter vos calories

Source: The Conversation – in French – By Marie-Pierre Légaré-Baribeau, Doctorante en psychologie – Recherche et Intervention clinique , Université Laval

Loin des règles rigides, plusieurs chercheuses et chercheurs s’intéressent à l’alimentation intuitive, une approche qui encourage les gens à se reconnecter avec leurs signaux de faim et de satiété pour nourrir une relation saine avec leur corps, mais aussi avec leur esprit.

De récentes recherches confirment que cette approche est liée à une image corporelle plus positive, à une meilleure estime de soi, ainsi qu’à moins de détresse psychologique et de comportements alimentaires problématiques, comme la restriction alimentaire ou l’exercice excessif.

Imaginons que notre corps soit un orchestre comprenant de nombreux instruments de musique jouant chacun un rôle dans la symphonie de notre bien-être. Les signaux de faim et de satiété, les émotions, les envies, les habitudes de vie sont différentes sections de cet orchestre qui influence la mélodie. L’alimentation intuitive, c’est notre capacité à devenir le chef d’orchestre, c’est-à-dire diriger l’ensemble des instruments pour créer une symphonie harmonieuse et équilibrée à l’intérieur de notre corps.

Doctorante en psychologie à l’Université Laval, mes travaux de thèse portent sur les associations présentes entre le stigmate lié au poids (grossophobie) perpétré par le partenaire amoureux au sein des couples, les comportements alimentaires problématiques et différents indicateurs de bien-être individuels et conjugaux.


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Une relation plus saine avec la nourriture

Les personnes adhérant à l’approche de l’alimentation intuitive rapportent des niveaux moins élevés d’anxiété, de dépression, de stress, ce qui témoigne d’une moins grande détresse psychologique. Cet effet protecteur est validé à la fois chez la population adulte et adolescente. Il s’explique par plusieurs mécanismes.

D’abord, apprendre à s’ajuster au tempo de son corps génère un sentiment de libération envers la surveillance constante de son assiette. Il s’agit du bénéfice le plus immédiat : la fin du cercle vicieux de la restriction menant à la compulsion alimentaire. La nourriture redevient ce qu’elle doit être, c’est-à-dire une source de nutrition, d’énergie et de plaisir, et non pas le centre de nos pensées.




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Ensuite, l’alimentation intuitive encourage les gens à apprécier leur corps pour ce qu’il permet de faire, plutôt que de le juger uniquement sur son apparence. Cette acceptation inconditionnelle de son corps permet aux individus de développer une plus grande appréciation corporelle. Il a effectivement été démontré que les personnes qui mangent intuitivement vivent une moins grande pression à se conformer aux idéaux de minceur corporels véhiculés dans la société ou venant de l’entourage. Elles ont conséquemment plus de satisfaction corporelle et rapportent une estime de soi plus positive.

De plus, les individus adoptant cette approche alimentaire tendent à présenter un meilleur fonctionnement émotionnel. Nombreuses sont les personnes qui se tournent vers la nourriture lors de moments difficiles. L’alimentation intuitive ne nie pas cette réalité, mais encourage plutôt à reconnaître ces moments d’alimentation émotionnelle sans jugement. Elle incite parallèlement à développer un répertoire d’outils alternatifs de régulation émotionnelle le cas échéant, comme contacter un ami ou aller prendre une marche.

Enfin, l’alimentation intuitive est associée à moins de comportements alimentaires problématiques, comme les diètes, les compulsions alimentaires ou les comportements compensatoires (p. ex., vomissements). L’alimentation intuitive ramène le plaisir de manger des aliments à la fois nutritifs et savoureux au cœur de l’expérience alimentaire. Ce faisant, elle devient un puissant facteur de protection contre le développement des troubles des conduites alimentaires.

L’orchestre alimentaire

À l’origine, l’alimentation intuitive est une approche alimentaire développée par deux nutritionnistes et reposant sur dix principes détaillés dans l’ouvrage Intuitive eating : A revolutionary anti-diet approach. St. Martin’s Essentials. Selon cette approche, l’attention est portée sur les besoins physiologiques internes du corps, soit les signaux de faim et de satiété, pour déterminer quand et quelle quantité manger. Elle met ainsi de côté les influences autres comme les pensées, les personnes ou l’environnement.

Les mangeurs intuitifs se laissent guider par la philosophie que s’alimenter devrait être une expérience agréable, sociale, sans restriction ni sentiment de honte ou de culpabilité. Comme le chef qui est l’expert de son orchestre, l’individu est l’expert de son propre corps.

Les signaux de faim et de satiété, dictés par l’estomac, le système digestif et le cerveau sont les parties principales de notre orchestre alimentaire. Ils nous indiquent lorsque nous avons faim et lorsque nous sommes rassasiés. Il est important d’apprendre à être à l’écoute de ces signaux pour réguler la quantité de nourriture que l’on mange à chaque repas.

Les émotions, telles que le stress, la joie et la tristesse, peuvent elles aussi dicter notre consommation d’aliments. Parfois prenants plus ou moins de place, il est crucial d’apprendre à prendre conscience de ses émotions et de reconnaître leur influence selon notre humeur du moment dans notre orchestre intérieur.




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Les envies, quant à elles, sont un autre facteur puissant influant les types d’aliments qu’on mange. Certains aliments sont réconfortants et nous font naturellement envie plus que d’autres. C’est tout à fait normal ! Bien qu’essentielles à notre bien-être, il faut savoir s’adapter à ces envies pour qu’elles ne dominent pas entièrement notre orchestre alimentaire.

Enfin, les habitudes de vie jouent un rôle non négligeable dans notre alimentation. Celles-ci devraient générer un cadre stable pour la journée avec des repas et des collations à des heures régulières, tout en demeurant flexibles aux autres facteurs pouvant influencer notre orchestre intérieur.

L’alimentation intuitive fonctionne donc comme une improvisation musicale : il ne s’agit pas de suivre des notes fixes d’une partition déjà écrite. Tout comme un chef d’orchestre qui apprend à lire et à interpréter une partition, l’individu répond à ses signaux au fur et à mesure qu’ils se présentent, en trouvant l’équilibre entre les besoins physiologiques, mentaux et émotionnels.

Toutefois, il est à noter que ce n’est pas tout le monde qui réussit à maîtriser l’art de diriger un orchestre seul. L’accompagnement d’un chef expert tel qu’un nutritionniste peut alors être indiqué pour nous montrer comment bien diriger notre symphonie !

Une harmonie dans l’ensemble des sphères de notre bien-être

Les régimes alimentaires sont rarement efficaces sur le long terme en plus de dérailler notre rapport avec notre corps et notre esprit. Au moins un tiers des personnes qui se mettent au régime reprennent plus de poids qu’elles n’en ont perdu. Une étude longitudinale a montré que jusqu’à 80 à 95 % des individus reprennent le poids perdu dans les trois à cinq années suivant un régime amaigrissant.

Comparativement à l’approche traditionnelle qui se focalise sur le poids et qui mène à un regain du poids perdu sur le long terme, l’approche adhérant aux principes de l’alimentation intuitive favoriserait un maintien du poids dans le temps. Prendre conscience de comment on se sent dans son corps après avoir consommé un aliment aurait donc des effets positifs tant au niveau physique que psychologique, et encore plus pour les personnes présentant effectivement un surplus de poids ou de l’obésité.

Au lieu de regarder des données comme le chiffre sur la balance, le nombre de calories dépensées, la quantité de protéines ingérées, pourquoi ne pas se recentrer sur soi ? L’alimentation intuitive devient une douce mélodie à nos oreilles qui a le potentiel de générer une harmonie dans l’ensemble des sphères de notre bien-être.

La Conversation Canada

Marie-Pierre Légaré-Baribeau ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Quand écouter vos signaux corporels peut davantage améliorer votre bien-être que compter vos calories – https://theconversation.com/quand-ecouter-vos-signaux-corporels-peut-davantage-ameliorer-votre-bien-etre-que-compter-vos-calories-258952

What are education and health care plans and why are parents worried about them being scrapped?

Source: The Conversation – UK – By Jonathan Glazzard, Rosalind Hollis Professor of Education for Social Justice, University of Hull

Drazen Zigic/Shutterstock

For children in England with special educational needs and disabilities, an education and health care plan (EHCP) is a central pillar of support. The government is due to set out its educational strategy for children with special educational needs and disabilities in the autumn, though, and has not ruled out scrapping ECHPs. Their removal would signal radical change in how the system works in England.

ECHPs are individualised plans that set out the needs of a particular child and the support they should receive – from education, health services and social care – in order have the best opportunity to thrive. But demand for ECHPs is soaring and providing support is proving financially catastrophic for local authorities.

One of the criticisms of EHCPs is that they prioritise providing children with individual models of support, rather than developing inclusive cultures within schools and within the broader education system. Education secretary Bridget Phillipson has outlined a vision of building a system where more children with special educational needs and disabilities can attend mainstream schools.

But removing ECHPs leads to the possibility of children who need more specialist support missing out.


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To secure an ECHP, local authorities carry out a statutory assessment to determine whether a child’s needs warrant additional support. An assessment does not always lead to an EHCP, but if one is issued, it must outline how the child’s needs will be met and the additional resources needed to do so.

These resources might include funding to provide a child with a teaching assistant, funding for equipment and transport to school, or funding to go to a specialist school. This system of support helps school leaders ensure that children and young people have the right support, at the right time.

According to a report published earlier this year, the demand for EHCPs has risen by 140% since 2015. Recent data shows that there are 482,640 children and young people in England with an EHCP.

Many more children have special educational needs, but do not have an ECHP. These pupils are classed as receiving special educational needs support. The percentage of pupils with an EHCP has increased to 5.3%, from 4.8% in 2024. The percentage of pupils with special educational needs support has increased to 14.2%, from 13.6% in 2024.

Despite government investment of £10.7 billion to local authorities in 2024-25, a House of Commons committee report outlines that long waiting times for assessments, as well as to access support such as speech and language therapy, has led to parents losing confidence in the system.

Boy in one to one class
Support may include equipment or additional sessions.
ABO PHOTOGRAPHY/Shutterstock

Funding is allocated to each local authority from central government to fund provision in their areas. It is for local authorities, in consultation with their schools, to determine the individual allocation to schools. However, local authorities are struggling to meet the increased demand for EHCPs. Even when funding is allocated through EHCPs, it is not always sufficient to address the needs of those with complex needs.

And funding is not sufficient to meet demand. Local authorities have accumulated huge deficits due to spending exceeding funding, placing some at risk of going bankrupt.

Future plans

Bridget Phillipson has refused to be drawn on whether EHCPs will be axed. “What I can say very clearly,” she has said, “is that we will strengthen and put in place better support for children.”

Building more inclusive schools is obviously one way of achieving this vision. If scrapping EHCPs means less funding for children for special educational needs and disabilities, though, this cannot be the answer. Children need more support, not less, to enable them to thrive.

The solution is for the government to work out what models of inclusion work well in mainstream schools and to decide how these can be resourced and evaluated. Clarity is also needed on inclusion in mainstream schools can be measured in order to assess whether it is working.

Making more support in mainstream schools work also requires an adequate supply of knowledgeable, well-trained teachers. The government is prioritising this through revision to initial teacher education courses, with an emphasis on all teachers being teachers of special educational needs.

If the government doesn’t get this right, the result may be poorer educational and long-term outcomes for pupils with special educational needs and disabilities. It may also lead to issues with teacher recruitment and retention in mainstream schools, particularly if teachers feel that they do not have the level of support in place that they need to meet the needs of their pupils.

The Conversation

Jonathan Glazzard does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. What are education and health care plans and why are parents worried about them being scrapped? – https://theconversation.com/what-are-education-and-health-care-plans-and-why-are-parents-worried-about-them-being-scrapped-260622

The A to K of vitamins: what you need and where to get it

Source: The Conversation – UK – By Dan Baumgardt, Senior Lecturer, School of Physiology, Pharmacology and Neuroscience, University of Bristol

SpeedKingz/Shutterstock

The late, great comedian Barry Humphries (of Dame Edna fame) once spoke whimsically about the health benefits of kale. Just one fistful, he joked, contained enough essential vitamins, minerals and trace elements to keep you in a sedentary position in the bathroom for two whole days. Apparently, it wasn’t tasty enough to justify a second helping.

In a world where “superfoods” are relentlessly marketed for their supposed ability to deliver all the nutrients we need, it’s worth asking: which vitamins really are essential? And aside from kale (which I actually rather like), what foods help us meet our daily needs?

Vitamin A

Let’s start at the top. Vitamin A – also known as retinol – is found in foods like eggs, oily fish and dairy products. It plays a crucial role in keeping your skin and immune system healthy.

But it’s probably most famous for supporting vision. Vitamin A binds with light-sensitive pigments in the rod and cone cells of your retina, helping you to see, particularly in low light.

A deficiency in vitamin A, though uncommon in wealthy countries, can lead to serious vision problems and even blindness. Another source of vitamin A is beta-carotene, found in colourful fruits and vegetables like carrots, peppers, spinach and pumpkin. Your body converts beta-carotene into vitamin A, which is why we associate carrots with seeing in the dark.

Vitamin B

The B vitamins are a family of eight different nutrients, each with its own number and role.

B1 (thiamin) helps the nervous system and aids digestion. People with chronic alcoholism are especially at risk of deficiency, which can lead to Wernicke-Korsakoff syndrome, a serious neurological disorder that affects memory and movement.

B2 (riboflavin) and B3 (niacin) support similar functions, while B9 (folate) and B12 (cobalamin) are essential for red blood cell production. A lack of either can lead to anaemia.

Folate is especially important in early pregnancy, helping to prevent neural tube defects like spina bifida. That’s why it’s recommended for people who are pregnant or trying to conceive.

You’ll find B vitamins in everything from beans and legumes to meat, fish and dairy; a wide-ranging family of nutrients in a wide-ranging variety of foods.

Vitamin C

The go-to vitamin when we’re under the weather, whether from a virus or a hangover, vitamin C (ascorbic acid) is known as the “healing” vitamin for good reason. It promotes wound healing, supports tissue repair and helps maintain blood vessels and bones.

A deficiency in vitamin C causes scurvy – a condition once common among sailors – with symptoms like fatigue, bruising, depression and gum disease.

Fortunately, vitamin C is found in many different fruits and vegetables, especially citrus fruits. That’s why 19th-century British sailors were given limes to prevent scurvy, earning them the nickname “limeys”.

Vitamin D

Vitamin D is essential for bones, teeth and muscles. It can be absorbed through diet, especially from oily fish, eggs and meat, but your body also makes it in the skin, thanks to sunlight.

In the summer, most people get enough vitamin D from being outside. But in the winter months, diet and, if needed, supplementation become more important.

Deficiency is more common, especially in areas with limited sun exposure. It can lead to soft, weakened bones and symptoms like bone pain, fractures and deformities – including the classic bow-legged appearance. In children, this condition is known as rickets; in adults, it’s called osteomalacia.

Vitamin E

Often overlooked, vitamin E helps protect cells, supports vision and bolsters the immune system. You’ll find it in nuts, seeds and plant oils and it’s usually easy to get enough through a varied diet.

Vitamin F (Sort of)

Not actually a vitamin, “vitamin F” is just a nickname for two omega fatty acids: alpha-linolenic acid (ALA) and linoleic acid (LA). These essential fats support brain function, reduce inflammation, and help maintain healthy skin and cell membranes. Since they’re technically not vitamins, we’ll let them quietly bow out.

Vitamin K

No, you didn’t miss vitamins G through J: they were renamed over the years. But vitamin K is real, and crucial for blood clotting.

Deficiencies are more common in children, and can lead to bruising and bleeding that’s hard to stop. Supplements are effective and given after birth.

Most adults get enough through foods like leafy greens and grains.

And the winner is…

All these vitamins are important – and all are found in a wide range of everyday foods. But which single food provides the widest variety?

Kale, oily fish and eggs come in strong at second, third and fourth. But number one is: liver.

Yes, liver. The stuff of childhood dread and overcooked school dinners. But it’s also rich in vitamins A, B, D and K. So rich in Vitamin A, in fact, that it’s advised to eat it only once a week to avoid vitamin A toxicity, and not at all if you’re pregnant. Sometimes, you just can’t win.

The Conversation

Dan Baumgardt does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. The A to K of vitamins: what you need and where to get it – https://theconversation.com/the-a-to-k-of-vitamins-what-you-need-and-where-to-get-it-261209

Sylvia Plath’s ‘fig tree analogy’ from The Bell Jar is being misappropriated

Source: The Conversation – UK – By Elisha Wise, English, University of Sheffield

In chapter seven of Sylvia Plath’s The Bell Jar (1963), protagonist Esther Greenwood imagines her life branching out before her like a green fig-tree. Each individual fig on the branches represents a different “wonderful future” – a family, a successful career, romance, travel, fame, etc.

High-achieving Esther has innumerable figs she can choose from, yet she envisages herself “starving to death” in the crook of the tree because she can’t make up her mind on which of the figs she should choose.

Her indecision stems from the knowledge that choosing one wonderful future means losing out on the other, equally appealing opportunities. She wants to experience all of them, but knows she cannot, and, in the end, spends so long deciding that every single fig rots and falls to the ground, dead.

By wanting to do everything, Esther misses her chance to do anything at all. This is a metaphor about wasted potential, fears of choosing the wrong pathway, and feeling rushed into making decisions before you truly know what you want. There is little wonder that it appeals to teenagers.

The “fig tree analogy”, as it is known online, is beloved by gen Z and has become a TikTok staple over the last three years. It was first discussed on the platform as part of the 2023 “Roman Empire” meme, with female users citing it as an example of something they constantly think about.

It then reached a new peak in early 2024 thanks to the “my fig tree” trend, in which users (again, predominantly young women) wrote future hopes and dreams onto a stock image of a fig branch in videos featuring accompanying audio of the passage being read aloud.


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This trend was, in essence, a way for people to share their dream jobs – with career pathways as varied as “surgeon” and “influencer” sometimes appearing on a single branch. But it also allowed young users to express their anxieties about planning for the future.

In one video, “I can’t help but wonder if I’m going to be truly happy in [my chosen career] forever” is written beside a beautifully illustrated fig tree. I remember feeling this way myself when I read The Bell Jar for the first time in the middle of university applications and big life choices.

When you are young, it can feel like you have only one choice and can never remake it, which is why Plath’s words spoke to me then and seem to be speaking to hundreds now.

But why exactly is this metaphor resonating so strongly with gen Z?

The girls who are participating in the “my fig tree” trend are not subject to the same binary choice of marriage or career that Esther faced. It is now possible to have loads of lovers and then a husband and family, and neither disqualifies you from also being a “brilliant professor” or “amazing editor” or anything else you wish to be.

In The Bell Jar, Plath treats these things as distinct because they would truly have felt that way in Esther’s time of enforced purity and nuclear families. She was, after all, writing pre-second-wave feminism.

So why, in our fourth-wave feminist world, do women still feel their options are so narrow? It could be because women workers are disproportionately at risk of being displaced by AI, or because other TikTok sensations like the “trad wife” are promoting to young women the very purity culture that Plath rallied against.

Perhaps, for this generation, it really seems urgent to grasp hold of one fig before all are lost.

However, as the “fig tree analogy” goes more and more viral, it is at risk of being removed from its original context. The signs of this are already visible on TikTok, as the passage has in the last month been used to soundtrack #romanticisinglife content and promote fig-themed homeware at a garden centre.

It was also referenced in a recent episode of reality dating show Love Island, where it was incorrectly named the “fig theory” and not attributed to Plath.

All of this suggests that the passage has now reached an audience of people who have not read The Bell Jar and see the analogy more as some generic life wisdom than a literary device. Indeed, TikTok videos by self-styled philosophers encouraging watchers to pick any or every fig off the tree instead of being paralysed by indecision like Esther are gaining traction.

While these may prove helpful to Zoomers unsure about their future pathway, I feel that the conversation around this metaphor is increasingly overlooking the fact that Esther is unable to choose a fig because she is depressed.

The real meaning of the fig tree analogy

The Bell Jar may be a novel about coming of age as a woman, but it’s also, at its core, the story of a woman having a breakdown. In the pages preceding the “fig tree analogy”, Esther calls herself “dreadfully inadequate” and claims that “I was only purely happy until I was nine years old”.

So, in the context of the novel, the metaphor can be read as a product of depressive thinking. It is not meant to be a universal truth.

Instead, it represents the subjective thoughts of a narrator who feels herself a failure, despite her plentiful opportunities, because she is mentally ill. Turning Plath’s prose into a theory or philosophy or meme minimises its darker aspects, particularly as the popular TikTok audio that accompanies “fig tree analogy” videos often cuts off before the figs fall, due to the app’s preference for short content.

Some users may well have participated in the “my fig tree” trend without even realising that the quotation ends with Esther losing everything.

Perhaps it should be concerning so many young people relate to a narrator who becomes so overwhelmed by her conflicting ambitions that she attempts to kill herself. I certainly wonder how Plath would feel about her words now being treated as emblematic of a collective female experience. If nothing else, I am sure she would be disappointed at how little has changed in 60 years.


This article features references to books that have been included for editorial reasons, and may contain links to bookshop.org. If you click on one of the links and go on to buy something from bookshop.org The Conversation UK may earn a commission.

The Conversation

Elisha Wise will receive funding from the White Rose College of Arts and Humanities (ARCH) from October 2025.

ref. Sylvia Plath’s ‘fig tree analogy’ from The Bell Jar is being misappropriated – https://theconversation.com/sylvia-plaths-fig-tree-analogy-from-the-bell-jar-is-being-misappropriated-261597

People with MS and other fluctuating health conditions are often forced to quit their jobs when they want to work

Source: The Conversation – UK – By Alice Martin, Head of Research, Work Foundation, Lancaster University

Andrey_Popov/Shutterstock

Plans to cut health-related benefits in the UK continue to give the government political grief – as well as being a huge worry for claimants. Underpinning the controversy are government plans to move more people into work with a long-term ambition of 80% employment.

But cutting welfare costs is a blunt and unhelpful way to face the challenge of increasing employment among people with long-term health conditions.

For people with fluctuating and often invisible conditions such as multiple sclerosis (MS), welfare and work are not opposed. They are usually part of the same life journey – one that is rarely linear and requires systems and supports that are flexible, not punitive.

This was the focus of a recent study led by my research colleague Aman Navani and the MS Society. It is a major UK survey of people with MS with more than 1,100 respondents, and highlights systemic failures in workplace support and welfare systems.


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Because of its fluctuating nature, MS can act as an important case study to understand how work should accommodate people’s evolving health needs. It also offers lessons that are relevant to a wide array of other conditions.

Cases of MS are rising globally. Around 150,000 people in the UK live with the condition, which affects the central nervous system and causes pain, mobility problems, cognitive issues and fatigue.

Women are more likely to have MS, which is usually diagnosed in people in their 30s or 40s. These, of course, are peak working years.

The vast majority of people with MS (96%) who participated in our study reported that their condition has affected their ability to work. This is because MS can make commuting and navigating workplace environments challenging, and physical and mental health impacts often overlap.

Managing symptoms such as cognitive changes, pain and restricted mobility can contribute to anxiety and depression. All of these things put additional strain on the working lives of those affected.

For a quarter of respondents (24%), MS had such a severe effect that they felt unable to work at all. Worryingly, one in two people said they have compromised their health by staying in a job.

For many, leaving work is the only solution they can see. More than one-quarter (26%) cited unmanageable workloads, 19% could not afford to stay in work due to low pay, 20% lacked flexible hours, and for 22% the flexibility they were offered did not meet their needs.

Just 8% said their employer helped them adapt their job to suit their health, and only 2% had progression opportunities tailored to their condition. But nearly half (45%) of those who left work said they could have stayed if their employer had understood their condition better.

Almost half (46%) of respondents who were in work had used the personal independence payment (Pip) as a lifeline. This is an allowance that helps people with the extra living costs associated with having a disability. Under the government’s plans, conditions will be tightened for new claimants.

Designing better jobs

Living with a fluctuating condition requires constant adaptation, from coping with exhaustion to managing the extra time and cost of daily activities. As such, the way jobs are designed matters.

A government report has said that one-quarter of those who are out of work and claiming health and disability benefits might be able to work if they could do so from home.

The rise of remote and hybrid work has indeed been a lifeline for some disabled workers. A recent major study of people who are classified as disabled highlights just how vital this change has been for them: 85% said remote or hybrid work was essential or very important when job hunting, and 79% wouldn’t apply for roles without it.

Among those working fully remotely, 64% said their physical health improved. Homeworking was valued by those with fluctuating conditions such as MS, and for disabled women and carers in particular, full-time homeworking was their preference.

But these gains are precarious. Growth in hybrid roles has stalled and some employers are grabbing headlines with “return-to-office” mandates even at the risk of losing key members of their workforce.

woman using a wheelchair commuting on public transport
Return-to-office mandates can force some workers to navigate a challenging commute.
AlvaroRT/Shutterstock

Nearly one in four working-age people in the UK are disabled. Work and welfare must be designed from the perspective of this growing and diverse cohort – ensuring financial security for people with health conditions, both in work and out of work.

Expanding and protecting access to secure and flexible jobs is key, including remote and hybrid roles, baking these models into more sectors of the economy. The government could lead by example with public sector workers, and protect jobs from knee-jerk employer mandates.

In January this year, only 3.8% of vacancies on the Department for Work and Pensions jobs portal included an option for hybrid or remote work.

Finally, it’s vital to improve job design and in-work support, with effective occupational health systems, consultation with workforces, normalising shorter working weeks and time off.

This would enable people with fluctuating conditions to attend appointments, recuperate and even take career breaks without harming their careers. For this, the UK needs a benefits system that supports movement in and out of work, avoiding financial cliff edges.

Too many people with MS and similar conditions who can and want to work are forced to leave jobs early due to inadequate support. They face a trade-off between progressing their working life and managing their health. The challenge for government and employers now is to remove this tension.

The Conversation

Alice Martin works for the Work Foundation think tank at Lancaster University, which received funding from MS Society to conduct the research.

ref. People with MS and other fluctuating health conditions are often forced to quit their jobs when they want to work – https://theconversation.com/people-with-ms-and-other-fluctuating-health-conditions-are-often-forced-to-quit-their-jobs-when-they-want-to-work-259083

Dog thefts: what really happened during the COVID pandemic

Source: The Conversation – UK – By Daniel Allen, Animal Geographer, Keele University

smrm1977/Shutterstock

Dog theft can be a devastating crime. During the COVID pandemic, newspapers suggested there was an epidemic of “dognapping” in the UK. If you have a dog, the reports may have alarmed you at a time when there were already many reasons to feel afraid.

There are mixed views on whether or not lockdown triggered an increase in dog ownership. Animal welfare charity Battersea attributed a 53% increase in dog adoption to lockdown, and online pet adoption service Pets4Homes said in their 2022 report that demand for puppies rose 104% at the peak of lockdown in May 2020.

But animal charity PDSA said its survey data pointed to a gradual increase in dog ownership since 2011 rather than a dramatic surge during lockdown. However, we do know lockdown saw inflated prices for dogs, with some fashionable breeds going for £9,000.

In terms of criminal activity, social distancing restrictions seemed to lead to a decline in some forms of crime, including shoplifting and burglary. But many media outlets reported the number of dog thefts had increased up to 250% during the pandemic.


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We wanted to explore if the data supported claims of a dognapping epidemic and whether patterns in dog theft could suggest ways to help reduce it. Our recent study found new insights into dog theft patterns and showed the situation was more complicated than it seemed at first glance.

Under the Theft Act 1968, dog theft is not a specific offence. It comes under other theft offences, such as burglary or theft from a person.

This means police records on dog theft were not included in crime statistics. The only way to access such information is through Freedom of Information (FOI) requests to individual police forces. There are 45 territorial and three special police forces in the UK, and each has its own reporting and recording practices.

Although police FOI data for dog theft must be approached with caution, it is useful. Previous studies exploring police FOI data found an upward trend in recorded dog thefts in England and Wales: rising nearly 20% from 2015 (1,545) to 2018 (1,849) for 41 police forces combined; and up 3.5% year on year from 2019 (1,452) to 2020 (1,504) for 33 police forces.

DogLost, a UK online community for reuniting lost and stolen dogs with their owners, reported a 170% increase in stolen dogs (with Crime Reference Numbers) registered on their website in 2020 (465), compared to 2019 (172). This figure was widely quoted as a national increase “since lockdown started” by the media.

The 250% increase figure first quoted in December 2020 was actually a comparison of two seven-month periods (January-July 2019 and 2020) for only one police force.

Patterns and trends

Our study found the data for the period covering the COVID pandemic is also incomplete. Data was provided by 32 forces (71%) for 2020, by 27 forces (60%) for 2021, and 23 forces (51%) for 2022.

Patterns and trends do, however, emerge. Between 2020 and 2022, the available data shows a 3.7% rise in dog thefts in the UK, from 1,573 to 1,631. When making adjustments for the number of police forces providing data (which decreased over the period), the estimated national figures suggest there may have been more significant rise of up to 44.2%.

While we cannot assume that the forces who supplied data are representative of all 45 regional forces, if this were the case, it would equate to 2,212 recorded dog thefts in 2020, 2,645 in 2021, and 3,191 in 2022.

There was a lot of variation between different areas. For example, Cambridgeshire, Gwent and Northumbria police forces experienced increases of 36%, 49% and 80% respectively in the number of recorded dog thefts between 2020 and 2021.

Monthly analysis of data from regional police forces and DogLost, show that the number of reports of stolen dogs started to go up when the UK entered its first national lockdown and again during part of the third lockdown. But the average number of police-recorded dog thefts was actually slightly higher outside of lockdown periods than during them between 2020 and 2022.

However, in contrast with police trends, DogLost data shows a 65.2% drop in dogs reported stolen on DogLost’s website in 2022 compared to 2020. Lower DogLost numbers may reflect limited visibility or presence of their networks, the use of alternative lost and stolen dog services, or reluctance to share personal details online due to scams targeting dog theft victims.

Close up of dog looking out of a window
Dogs are often stolen from inside their own homes.
GoodFocused/Shutterstock

Our study found that, overall, there probably was an increase in dog theft from
2020 to 2022, following already identified increases in the preceding years. This rise was probably driven by a combination of opportunity (more dogs, higher value) and situational factors (accessibility, dogs unattended in gardens while owners were inside).

Our evidence does not support the notion of a widespread epidemic as portrayed by the media. However, increased media interest probably amplified awareness of the issue, and influenced the creation of the Pet Theft Taskforce, a UK government initiative set up in May 2021 to investigate and tackle dog thefts.

New research appears to confirm the idea that dog abduction has significant welfare effects on both dogs and their owners. We also know that few dog thefts are successfully resolved, with under a quarter of stolen dogs likely to be returned and around 1%-5% of reported dog thefts result in someone being charged.

However, there is potential good news. Our ongoing research suggests the number of police-recorded dog thefts decreased slightly in 2023, and again in 2024. This is supported by research from pet insurer Direct Line, which has estimated a 21% decrease in the number of stolen dogs from 2,290 in 2023 to 1,808 in 2024 in the UK.

The Conversation

Daniel Allen is founder of Pet Theft Reform and patron of the Stolen and Missing Pets Alliance (Sampa).

Melanie Flynn is a member of the Research Advisory Committee of the Vegan Society (UK).

John Walliss does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Dog thefts: what really happened during the COVID pandemic – https://theconversation.com/dog-thefts-what-really-happened-during-the-covid-pandemic-252061

Voir la planète respirer depuis l’espace, ou comment mesurer les gaz à effet de serre par satellite

Source: The Conversation – France in French (2) – By Carole Deniel, Responsable des programmes de composition atmosphérique et Climat, Centre national d’études spatiales (CNES)

Les activités humaines dégagent du CO<sub>2</sub>. Mais les arbres, les tourbières et les autres écosystèmes sont aussi capables d’en rejeter ou d’en stocker. ©CNES/ill. Oliver Sattler, 2021, Fourni par l’auteur

La quantité de CO2 dans l’atmosphère varie à cause des activités humaines, mais aussi en réponse au fonctionnement des écosystèmes, comme les arbres, qui absorbent et émettent du CO2 en respirant.

Grâce aux satellites, on peut ainsi voir la planète « respirer ». La nouvelle mission MicroCarb du Cnes doit décoller le 25 juillet de Guyane et vient rejoindre d’autres programmes pour suivre de près ce facteur important du changement climatique.


Les satellites sont devenus des outils indispensables pour suivre l’évolution du climat. En effet, les mesures denses et continues de la teneur en CO2 permettent d’identifier les sites d’émission ou au contraire d’absorption par les écosystèmes et les activités humaines.

Avec le lancement de la mission MicroCarb, qui est consacrée à la mesure précise de la concentration du CO2 atmosphérique, la France va apporter une contribution inédite à l’amélioration de notre connaissance du cycle du carbone.

Le rôle du CO₂ dans l’effet de serre

Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal moteur du changement climatique actuel. Sa concentration dans l’atmosphère a fortement augmenté depuis le début de l’ère industrielle, à cause de la combustion des énergies fossiles et des changements d’usage des terres (en particulier la déforestation).

Ce gaz joue un rôle fondamental dans l’effet de serre, le phénomène naturel par lequel certains gaz atmosphériques absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Le CO2 contribue ainsi à réchauffer la surface. Si cet effet est indispensable à la vie sur notre planète, son amplification par les activités humaines entraîne les modifications du climat dont nous ressentons déjà les conséquences et qui vont encore s’accentuer.




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« Dis-moi, pourquoi il y a le réchauffement climatique ? »



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Le changement climatique entraîne déjà des impacts majeurs : élévation du niveau des mers, intensification des événements extrêmes, réduction des glaciers, modification des régimes de précipitations, et bouleversements pour les écosystèmes et les sociétés humaines.

Le cycle du carbone : des mécanismes d’échange entre les écosystèmes déstabilisés par les émissions issues des activités humaines

Mais au-delà de son rôle moteur du changement climatique, le CO2 intervient aussi dans des rétroactions complexes au sein du cycle du carbone.

Malheureusement, les perturbations sur le cycle du carbone interrogent. Aujourd’hui, environ 55 % des émissions de CO2 sont absorbés naturellement par les océans (où il se dissout) et par la végétation terrestre (via la photosynthèse), qui jouent le rôle de « puits de carbone ». Cette absorption atténue partiellement l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère. Or, ces puits de carbone (océan et végétation) sont sensibles au changement climatique lui-même, ce qui conduit donc à des « rétroactions » entre climat et cycle du carbone.

foret et zone humide
Les forêts et les tourbières absorbent et stockent le dioxyde de carbone, mais le changement climatique affecte leur capacité à mitiger ainsi l’effet de ce gaz à effet de serre.
Juan Davila, Unsplash, CC BY



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Par exemple, quelles seront les conséquences s’ils deviennent moins efficaces du fait, par exemple, de la sécheresse récurrente qui atténue la capacité d’une forêt à absorber le carbone, ou d’autres impacts négatifs du changement climatique sur les écosystèmes ? De même, le réchauffement climatique entraîne des conditions favorables aux incendies, qui peuvent ainsi devenir des sources additionnelles et significatives de CO2 vers l’atmosphère.

Les États signataires de l’accord de Paris (2015) se sont engagés à réduire leurs émissions dans le but de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C, et même de rester aussi proche que possible de 1,5 °C. En 2024, les objectifs apparaissent difficiles à atteindre car, même si les émissions de certains pays ont commencé à décroître, les émissions continuent de croître globalement.

Dans ce cadre, il apparaît nécessaire, d’une part, de disposer d’un système indépendant pour suivre les émissions de CO2 aux échelles nationales et, d’autre part, de suivre l’évolution des flux naturels en réponse au changement climatique. Cela passe par une observation dense et continue des concentrations atmosphériques de CO2.

Mesurer les absorptions et émissions de carbone à l’échelle planétaire est un défi technique

Aujourd’hui, on mesure la concentration atmosphérique de CO2 proche de la surface, sur une centaine de stations très inégalement réparties sur la Terre. La série de données la plus iconique est celle de Mauna Loa, au sommet d’une des îles de l’archipel d’Hawaï, qui décrit la composition atmosphérique en continu depuis 1958. Depuis, plusieurs réseaux d’observation ont été mis en place et regroupés pour l’Europe dans le programme ICOS en 2015.

Quelques campagnes de mesures spécifiques apportent, par ailleurs, une description résolue sur la verticale depuis la surface jusqu’à près de 30 kilomètres d’altitude.

Malgré ces observations, la densité d’observations reste très insuffisante pour les objectifs scientifiques et sociétaux décrits ci-dessus. C’est pourquoi les satellites apportent un complément nécessaire, avec une mesure certes moins précise que celles des observations in situ, mais avec une densité très largement supérieure.

décollage de Véga-C
Le lanceur léger européen décollera dans la nuit du 25 au 26 juillet 2025 du Centre spatial guyanais pour placer en orbite les satellites d’observation français MicroCarb et CO3D (ici pris en photo lors du décollage avec la mission Biomass à bord).
©CNES/ESA/Optique Vidéo CSG/S. Martin, 2025, Fourni par l’auteur

Une dynamique internationale depuis quinze ans

Dans les rapports internationaux intergouvernementaux GEO (intergovernmental Group on Earth Observations) ou des agences spatiales du CEOS (Committee on Earth Observation Satellites), les groupes d’experts sont unanimes pour reconnaître le besoin de mesure de CO2 depuis l’espace.

Ainsi, la Jaxa (Japon) puis la Nasa (États-Unis) se sont lancé, dès 2009, dans la mesure du CO2 depuis l’espace.

Depuis quelques années, la Chine dispose également d’un programme spécifique ambitieux, avec de nombreux capteurs utilisant diverses technologies déjà en orbite, mais dont malheureusement les données restent très peu distribuées à la communauté internationale (communication entre agences).

En Europe, la Commission européenne a étendu son programme spatial de surveillance environnementale opérationnelle (appelé Copernicus, dont l’implémentation a été confiée à l’Agence spatiale européenne, l’ESA) – dont les missions de surveillance du CO₂ atmosphérique sont une priorité. Ainsi, les données de la mission européenne CO2M sont attendues d’ici fin 2027 pour permettre de mieux surveiller depuis l’espace les émissions anthropiques de CO2 grâce à une résolution spatiale de quatre kilomètres carrés et une fauchée de plus de 200 kilomètres permettant d’obtenir une image des panaches issus des émissions intenses localisées.

Avec le lancement prévu cet été de sa mission MicroCarb, développée en collaboration avec l’Agence spatiale du Royaume-Uni et la Commission européenne, le Centre national d’études spatiales (Cnes) va ouvrir la voie en Europe à des données précises de concentration de CO2.

La mission MicroCarb

MicroCarb est un microsatellite d’environ 200 kilogrammes équipé d’un spectromètre. Celui-ci mesure le rayonnement solaire réfléchi par la surface terrestre, après une double traversée dans l’atmosphère. La mesure à très haute résolution spectrale permet d’identifier les raies d’absorption du CO2, dont les intensités peuvent être reliées à la quantité de CO2 dans l’atmosphère.

Avec des outils sophistiqués qui prennent en compte l’ensemble de la physique de l’interaction entre le rayonnement solaire et les molécules de l’atmosphère, on peut en déduire une estimation de la concentration atmosphérique de CO2 avec une précision d’environ 0,25 % sur une surface d’environ 40 kilomètres carrés.

simulation du mode exploratoire pour observer les villes
Le satellite Microcarb va tester un nouveau mode de fonctionnement, qui permet de zoomer fortement pour avoir une résolution de l’ordre de 2 x 2 kilomètres carrés. Cette fonctionnalité est dite exploratoire.
©CNES, Fourni par l’auteur

Le satellite est sur une orbite héliosynchrone pour faire des mesures autour de midi, ce qui permet d’avoir un éclairement solaire d’une intensité nécessaire à la mesure. Cette mission va donc assurer une continuité avec les missions précédentes, en particulier celle de la Nasa dont la poursuite semble fortement compromise suite au budget prévisionnel du gouvernement Trump pour 2026, notamment pour les sciences de la Terre.

Par ailleurs, le spectromètre de MicroCarb est fondé sur un concept optique innovant par sa compacité permise par l’utilisation d’un seul détecteur pour l’ensemble des canaux de mesures et d’une bande spectrale inédite pour l’amélioration de la précision de mesure. En fonction des performances de MicroCarb, ces innovations pourraient être reprises pour les prochaines missions déjà en préparation.

The Conversation

Carole Deniel travaille à l’Agence Spatiale Francaise, le CNES.

François-Marie Bréon est Responsable Scientifique de la mission MicroCarb. Il est professeur invité au Collège de France sur l’année universitaire 2024-2025. Par ailleurs, il a une implication citoyenne en tant que vice-président et porte-parole de l’Association Française pour l’Information Scientifique (Afis).

ref. Voir la planète respirer depuis l’espace, ou comment mesurer les gaz à effet de serre par satellite – https://theconversation.com/voir-la-planete-respirer-depuis-lespace-ou-comment-mesurer-les-gaz-a-effet-de-serre-par-satellite-260931

There is no known cure for ALS, but medical tourism exploits desperation for profit

Source: The Conversation – Canada – By Judy Illes, Professor, Neurology, University of British Columbia

Amyotrophic lateral sclerosis (ALS) is a devastating neurological disorder of unknown cause, in which motor nerve cells of the brain and spinal cord that transmit signals to muscles progressively degenerate. This weakens limbs and affects speech, swallowing and ultimately the ability to breathe, resulting in death, typically within just a few years.

Each year in Canada, approximately two people per 100,000 are diagnosed with ALS, amounting to about 1,000 cases based on the current population. In British Columbia, where we are located, the rate is estimated at just over three per 100,000 or roughly 190 new cases per year.

This equates to approximately 4,000 Canadiansand 400 British Columbians — living with ALS at any given time.

Rigorous ALS research is underway locally, nationally and internationally to slow — and ideally reverse — the relentless progression of this disease. Significant advances in understanding the genetic and environmental drivers of ALS are providing genuine hope that motor neuron diseases will one day be defeated.

As experts in neurology and ethics, we are committed to delivering the best available health care and information throughout B.C. and across Canada. Trust in science and informed hope are essential to achieving the best possible outcomes and the longest possible trajectories in enjoying life when facing the overwhelming odds of ALS.

A disturbing case

In June, CBC’s The National reported on the case of Geoff Sando, a person living with ALS who pursued an unproven intervention for his condition. Sando travelled to Moose Jaw, Sask., to seek treatment at a clinic that claims to provide a cure for ALS.

CBC’s The National reports on a Saskatchewan clinic claiming to offer ALS treatments.

The ALS Society of Saskatchewan and the provincial New Democrat Party allege the clinic attended by Sando and several other patients is a form of medical tourism — travelling elsewhere to seek treatment — that can prey on the most vulnerable in society: those whose quality of life is deteriorating, and whose futures are tragically cut short.

Medical tourism for a wide variety of other health-related conditions is not new. For example, treatments for cancer, strokes and orthopedic conditions have been available abroad for decades.

In the United States and Mexico, unfounded stem cell interventions for ALS have been advertised for years. But until recently, it had been unusual to find such offerings in Canada. Their emergence speaks to the need for Health Canada to revisit its guidance on both regulated health and unregulated wellness products, including all forms of treatments, medications and device-based approaches.




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Giving patients the ‘right to try’ experimental drugs is a political maneuver, not a lifesaver


We understand the urgency and desire to pursue any thread of hope in the face of desperation, but claims of dramatic improvement or cures from ALS by unregulated clinics that seem too good to be true are likely just that.

Before investing in alternative treatments, we recommend that patients conduct their due diligence by consulting with their health-care team and their provincial ALS society for guidance. Ineffective interventions can jeopardize not only recipients, but also caregivers, especially when financial resources are drained.

Trusted sources

Developing approved therapies for ALS has been painfully slow, as evidenced by the failure of more than 95 per cent of ALS clinical trials in the past 28 years. Only three drugs — riluzole, edaravone and tofersen — have been approved by Health Canada and the U.S. Food and Drug Administration.

Although riluzole and edaravone are only modestly effective, they remain the only widely approved pharmacological options for all forms of ALS. Tofersen is the first gene therapy recently approved to treat hereditary ALS caused by SOD1 gene abnormalities. Other treatments are being evaluated worldwide.

This marks only the beginning of such treatment approaches to not only hereditary ALS but also non-hereditary ALS, which makes up about 90 per cent of all cases.




Read more:
A promising new study could lead to a reduction in symptoms of amyotrophic lateral sclerosis (ALS)


For those affected by ALS and their families, ample resources are provided by various organizations, including ALS Canada and related provincial organizations, including the ALS Society of BC.

Future hope

Canadians generally trust science and scientists more than citizens of other countries and, on the whole, value science and believe in our government’s support for the work that scientists do.

But in this time of geopolitical upheaval, vast incursions of disinformation and reversals of prior evidence-based human and health rights abroad means keeping up this level of trust — trust that leads to hope — will only become more challenging.

The disproportionate suffering and impact on people who are marginalized by serious health conditions will only grow if dubious treatment offerings become normalized in Canada.

The Conversation

Erik P Pioro consults for MT Pharma, which manufactures edaravone (Radicava) and for Biogen, which manufactures tofersen (Qalsody). He has received funding support for ALS research from the ALS Association and the National Institutes of Health.

Judy Illes does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. There is no known cure for ALS, but medical tourism exploits desperation for profit – https://theconversation.com/there-is-no-known-cure-for-als-but-medical-tourism-exploits-desperation-for-profit-261057

Voyage en réalité virtuelle : un substitut au tourisme réel ou un impératif écologique ?

Source: The Conversation – France (in French) – By Adel Ben Youssef, A. Professor, Université Côte d’Azur

L’Unesco a mis en place, en 2021, des visites virtuelles immersives de musées ou de sites touristiques patrimoniaux afin notamment de soulager les infrastructures locales et de les préserver. GroundPicture/Shutterstock

Parcourir le monde sans quitter son salon : c’est désormais possible grâce au tourisme virtuel. Mais ces expériences numériques sont-elles une incitation au voyage réel ou pourraient-elles s’y substituer durablement, notamment face aux contraintes écologiques   ?


Il y a trente ans tout pile, Nintendo sortait l’ancêtre du casque de réalité virtuelle (VR), le Virtual Boy. Si à l’époque, l’équipement a fait un flop, trois décennies plus tard ces casques redessinent les contours de pans entiers de l’économie… comme le tourisme.

Le tourisme virtuel désigne l’ensemble des expériences touristiques réalisées à distance, via des médias numériques. La littérature économique et en gestion propose de définir le tourisme virtuel comme « l’ensemble des activités des personnes qui, pour apprendre ou se divertir, s’immergent dans une réalité virtuelle (VR) afin d’avoir l’illusion de changer de lieu ». Ce tourisme dématérialisé s’oppose au tourisme in situ, c’est-à-dire le voyage physique sur place, avec son lot de déplacements, de rencontres et de sensations réelles.

En 2020-2021, confinements et restrictions ont empêché des millions de personnes de voyager. Faute de pouvoir se déplacer, beaucoup ont découvert les visites virtuelles pour satisfaire leur envie d’évasion. La demande pour ces expériences a explosé. Le musée du Louvre a enregistré plus de 10 millions de visites virtuelles en deux mois seulement. Aujourd’hui, ces offres numériques continuent d’attirer les utilisateurs, devenant une part intégrante du paysage touristique. Une question demeure : le tourisme virtuel est-il devenu une option sérieuse pour la durabilité du tourisme ?

Amuse-bouche numérique

L’arrivée d’une nouvelle vague de technologies numériques appelées Industrie 4.0 au début des années 2010 a permis l’éclosion d’applications sérieuses en matière de tourisme virtuel. Ces applications permettent, sans quitter son salon, de voyager de manière immersive dans divers endroits du monde réservés jusque là aux touristes « in-situ ». La question s’est alors imposée d’elle-même : dans quelle mesure le tourisme virtuel remplacerait les vacances réelles ?

Pour beaucoup de voyageurs, la réalité virtuelle reste surtout un moyen séduisant de découvrir une destination avant d’y aller physiquement, une sorte d’amuse-bouche numérique. Et cela fonctionne particulièrement auprès des jeunes générations. En 2023, 34 % des personnes âgées de 16 à 24 ans et 35 % des 25‑34 ans utilisaient la réalité virtuelle. À l’inverse, certaines circonstances précises – contraintes écologiques, frein financier ou raisons sécuritaires – poussent une partie des utilisateurs à envisager la réalité virtuelle en substitution au vrai voyage.

Coût des équipements

Nous sommes encore loin de confondre tourisme virtuel et réel. La réalité virtuelle, même immersive, reste privée des sensations physiques et des rencontres spontanées qui font la richesse d’un vrai voyage. Aucune simulation ne restitue complètement les sensations réelles, telles que les parfums, les goûts ou les rencontres spontanées, éléments essentiels qui font tout le charme d’un vrai séjour touristique.




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Un autre handicap à l’heure actuelle concerne les coûts des équipements. En France, l’Apple Vision Pro est vendu à partir de 3 999 euros. Ces coûts, jugés prohibitifs, ne permettent pas la démocratisation des usages. Cependant, de nouveaux casques associés aux smartphones, générant des expériences immersives de moindre qualité, arrivent massivement sur le marché. Des modèles autonomes comme le Meta Quest 3, à environ 549 euros, ou sa version plus abordable, le Meta Quest 3S, à environ 329 euros, rendent déjà la réalité virtuelle plus accessible au grand public. Leurs prix devraient encore baisser, comme pour toutes les technologies émergentes.

Gain écologique

Le vrai gain du tourisme virtuel se situe sur le plan écologique et environnemental. Le tourisme virtuel s’impose de nos jours comme une option durable pour limiter les impacts écologiques du tourisme. Une étude récente montre que le tourisme virtuel contribue à la réalisation de 12 des 17 des Objectifs de développement durable (ODD) et de 42 de leurs 169 cibles (25 %).

Remplacer un vol long-courrier par un voyage en réalité virtuelle représente un gain évident : aucun déplacement physique, c’est une empreinte carbone quasiment nulle par rapport au tourisme traditionnel. Par exemple, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), un seul vol aller-retour Paris-New York génère environ 1,7 tonne de CO₂ par passager, soit l’équivalent des émissions moyennes annuelles d’un Français pour le chauffage de son logement.

Eau de Venise limpide

Cette dimension a été mise en lumière lors des confinements, entre janvier et avril 2020, la réduction mondiale des émissions de CO2 a atteint environ 1 749 millions de tonnes, soit une baisse de 14,3 % par rapport à 2019. Elle est principalement due au secteur des transports (58 %).

À Venise, l’arrêt soudain du trafic touristique a rendu l’eau exceptionnellement limpide, permettant d’observer à nouveau les poissons dans les canaux.

Le tourisme virtuel apparaît comme une piste pour un tourisme plus durable et une réponse concrète au surtourisme dans des lieux très fréquentés ou fragiles comme le Machu Picchu 5pérou), Pompéi (Italie) ou la tour Eiffel à Paris. L’Unesco a lancé, dès 2021, des visites virtuelles immersives sur le Machu Picchu afin de détourner une partie du public, de soulager les infrastructures locales et de préserver ce site emblématique.

Ces voyages virtuels démocratisent l’accès à des lieux lointains ou difficiles d’accès. Les personnes à mobilité réduite (16 % de la population mondiale, selon l’Organisation mondiale de la santé), les familles à budget modeste ou les seniors qui ne peuvent plus prendre l’avion, peuvent découvrir le monde depuis chez eux. Cette accessibilité accrue, combinée à l’absence de frais de transport et d’hébergement, fait du tourisme virtuel une option bien plus économique pour le voyageur moyen. Cette dimension sociale est encore faiblement explorée.

Visite virtuelle avant le voyage

Des agences de voyage intégraient des visites immersives de leurs séjours, et des compagnies aériennes expérimentaient la réalité virtuelle en vol pour divertir leurs passagers. La compagnie aérienne allemande Lufthansa propose depuis plusieurs années des casques de réalité virtuelle dans ses salons d’aéroport, permettant aux voyageurs d’explorer virtuellement leurs futures destinations avant de monter à bord.

Pour la plupart, le virtuel ne remplace pas le voyage physique, il le complète. Le Club Med, déjà en 2016, proposait des visites immersives de ses villages aux Maldives (océan Indien). Des initiatives économiques sont apparues. Katie Wignall, une guide londonienne, a proposé des visites interactives permettant à des centaines de participants de découvrir depuis chez eux des lieux emblématiques de la capitale britannique, comme Buckingham Palace, ou des quartiers méconnus.

Vers une cohabitation du réel et du virtuel

À l’arrivée, faut-il opposer tourisme virtuel et tourisme in situ ? Plutôt que des rivaux, on peut y voir des formes complémentaires, appelées à coexister.

Les expériences numériques offrent un aperçu précieux, une manière d’apprendre, de préparer ou de prolonger un voyage. Elles permettent aussi de voyager autrement, de façon plus respectueuse de l’environnement ou plus accessible à ceux qui ne peuvent pas partir. D’un autre côté, le voyage physique demeure une aspiration profonde pour beaucoup : découvrir de ses propres yeux un paysage lointain, sentir l’atmosphère d’une ville, entrer en contact direct avec une autre culture – ce que le virtuel n’émule pas entièrement.

Les progrès rapides de l’intelligence artificielle (IA) pourraient changer la donne. Des agents intelligents capables de créer des expériences virtuelles sur mesure, immersives et dynamiques, rapprochent peu à peu le virtuel du réel, offrant des sensations inédites. Mais ces avancées posent aussi une question plus profonde : Jusqu’où accepterons-nous de confier notre désir d’évasion à des univers numériques générés par l’IA ?

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Voyage en réalité virtuelle : un substitut au tourisme réel ou un impératif écologique ? – https://theconversation.com/voyage-en-realite-virtuelle-un-substitut-au-tourisme-reel-ou-un-imperatif-ecologique-257416