Migration africaine : pourquoi se focaliser sur l’Europe fait rater l’essentiel

Source: The Conversation – in French – By Nadine Biehler, Researcher, German Institute for International and Security Affairs

Les images de canots pneumatiques surchargés de réfugiés se dirigeant vers l’Europe et les récits de mauvais traitements et d’exploitation des migrants sur des routes migratoires dangereuses ont fini par dominer la perception de la migration africaine dans les débats publics et politiques européens.

Ces images laissent penser que tout un continent est en mouvement vers le nord, principalement à cause des conflits. Ces récits sont profondément trompeurs. Néanmoins, ils influencent l’opinion publique et les décisions politiques.

Les craintes d’une migration massive de l’Afrique vers l’Europe sont exagérées. Les données montrent que la migration en provenance d’Afrique a augmenté, mais à un rythme plus lent que celui de croissance de la migration dans le monde entier, et qu’elle se déroule en grande partie sur le continent.

Comme la migration en provenance d’Afrique est principalement perçue comme une crise imminente pour l’Europe, les réponses politiques ont tendance à se concentrer sur le contrôle des frontières et la dissuasion, plutôt que sur la coopération, le potentiel de développement de la migration ou la protection.

Nous sommes des chercheurs travaillant sur la migration, les déplacements forcés et l’analyse de données. Nous avons mis en commun notre expertise dans un nouveau document de travail afin d’analyser les dernières données du Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) sur les migrations mondiales. Nous avons également examiné les données actuelles sur les déplacements forcés.

Nous avons constaté que :

  • la plupart des migrations africaines ont lieu à l’intérieur de l’Afrique

  • la majorité des migrants africains qui traversent les frontières ne fuient pas la violence

  • la grande majorité des personnes contraintes de fuir ne quittent jamais leur propre pays ou région, et encore moins le continent.

Il est essentiel de comprendre ces schémas de mobilité pour élaborer des politiques migratoires européennes plus réalistes et plus efficaces.

Les données

Les estimations du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DAES) sur les migrations sur lesquelles s’appuie notre article constituent la source de données mondiale la plus complète disponible sur les migrations. Elles mesurent le nombre de migrants vivant dans un pays à un moment donné (données sur les stocks). Cependant, elles ne précisent pas quand ils ont déménagé (données sur les flux) ni pourquoi. De plus, les chiffres du DAES excluent les mouvements à l’intérieur des pays.

Notre article complète ces estimations avec des données fournies par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et le Centre de surveillance des déplacements internes sur les déplacements forcés. Cela inclut les déplacements internes, particulièrement répandus en Afrique.

Cette étude a révélé que la plupart des migrations africaines ont lieu à l’intérieur de l’Afrique.

À l’échelle mondiale, on comptait environ 304 millions de migrants internationaux en 2024. Les Africains représentaient environ 15 % de ce total.

En d’autres termes, la majorité des migrants dans le monde ne sont pas originaires d’Afrique.

Ce qui est encore plus frappant, c’est la destination des migrants africains.

En 2024, environ 25 millions d’Africains vivaient dans un pays africain autre que celui où ils étaient nés ou dont ils avaient la nationalité. Ce chiffre dépassait d’environ 21 % le nombre d’Africains vivant hors du continent (20,7 millions).

Cela signifie que la migration africaine est principalement intracontinentale, une tendance de longue date qui s’est encore accentuée au fil du temps.

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette situation.

Les voyages en Afrique sont souvent moins chers et plus sûrs que les voyages vers d’autres continents. Les accords régionaux de libre circulation, tels que ceux conclus en Afrique de l’Ouest et de l’Est, facilitent la mobilité transfrontalière. Dans le même temps, les voies légales vers l’Europe, l’Amérique du Nord ou l’Asie restent limitées et coûteuses pour la plupart des Africains, avec des taux de rejet de visas élevés et peu de possibilités de migration régulière.

La migration africaine est également liée au genre. Les hommes sont plus susceptibles de migrer que les femmes, en particulier lorsqu’ils quittent le continent. Cet écart est moins important pour les migrations au sein de l’Afrique. Cela suggère que des voies légales plus accessibles et des voyages moins dangereux contribuent à surmonter les obstacles à la migration pour les femmes.

Déplacements forcés

Les guerres et les conflits obligent de plus en plus de personnes à quitter leur foyer dans le monde entier, et l’Afrique ne fait pas exception.

À la fin de 2024, plus de 120 millions de personnes dans le monde avaient été déplacées de force par la guerre et la violence. Cependant, la majorité d’entre elles (73,5 millions, soit 60 % des personnes déplacées de force dans le monde) n’ont jamais quitté leur propre pays pour demander l’asile ailleurs. Elles sont restées déplacées à l’intérieur de leur pays d’origine.

Cette réalité est particulièrement marquée en Afrique qui concentre près de la moitié des déplacés dans le monde.

Le Soudan et la République démocratique du Congo représentent près de 80 % des déplacements internes en Afrique.

Même lorsque les Africains franchissent les frontières pour chercher protection, ils restent généralement près de chez eux.

En 2024, près de 87 % des 12,2 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile africains dans le monde vivaient sur le continent africain. Seule une petite minorité a cherché refuge en dehors de l’Afrique.

Cela remet en question l’idée répandue selon laquelle les déplacements forcés en Afrique se traduisent automatiquement par une migration massive vers l’Europe.

En réalité, ce sont les pays voisins, souvent eux-mêmes touchés par la pauvreté ou l’instabilité, et parfois à la fois pays d’origine et de destination des personnes déplacées de force, qui assument la plus grande partie de la responsabilité d’accueillir les populations déplacées.

Même en tenant compte des scénarios de déplacement futurs liés à la crise climatique, la Banque mondiale estime que les personnes touchées resteront dans leur région.

Néanmoins, tant au niveau mondial qu’en Afrique, la migration volontaire domine : sur les 45,8 millions de migrants africains dans le monde, les réfugiés et les demandeurs d’asile représentent 12,2 millions.

Cela vaut également pour la migration africaine vers les pays de l’Union européenne, où les permis de séjour pour raisons professionnelles, éducatives ou familiales (2024 : environ 670 000) dépassent largement les premières demandes d’asile (2024 : environ 240 000).

Pourquoi ces conclusions sont importantes

Tout d’abord, les données montrent clairement que la migration africaine ne concerne pas principalement l’Europe. Elle concerne avant tout l’Afrique elle-même. Pour les décideurs politiques européens et ceux d’autres pays du Nord, nos conclusions suggèrent la nécessité de repenser les priorités. Soutenir les pays d’accueil des réfugiés en Afrique, élargir les voies de migration légales et investir dans des données fiables sur la migration peuvent garantir une gestion plus efficace de la migration. Se concentrer uniquement sur la dissuasion n’est pas approprié.

Deuxièmement, nos conclusions soulignent l’importance des pays et des régions africains en tant que destinations migratoires et États d’accueil des réfugiés. Des pays tels que l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud ou le Nigeria accueillent des millions de migrants et de réfugiés, souvent avec des ressources bien moindres que les États plus riches en matière d’intégration et de protection.

Pour les gouvernements africains, cela signifie qu’il faut continuer à renforcer les cadres régionaux et continentaux de mobilité. Ceux-ci permettraient aux personnes de se déplacer en toute sécurité et légalement pour des raisons professionnelles, éducatives ou familiales. La migration intra-régionale est déjà l’épine dorsale de la mobilité africaine. Elle devrait le rester.

Troisièmement, l’analyse démontre que les données du DAES sont indispensables mais incomplètes. Elles excluent la migration interne, la migration sans papiers et de nombreuses formes de mobilité temporaire ou circulaire courantes en Afrique. Les réductions budgétaires imposées aux institutions internationales de collecte de données risquent d’affaiblir encore davantage l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes.

Il est essentiel de comprendre comment les personnes se déplacent réellement – et pourquoi – pour concevoir des politiques migratoires équitables et réalistes.

The Conversation

Nadine Biehler travaille à la SWP pour le projet de recherche « Politique stratégique en matière de réfugiés et de migration », financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

Emma Landmesser travaille à la SWP pour le projet de recherche « Politique stratégique en matière de réfugiés et de migration », financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

Rebecca Majewski does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Migration africaine : pourquoi se focaliser sur l’Europe fait rater l’essentiel – https://theconversation.com/migration-africaine-pourquoi-se-focaliser-sur-leurope-fait-rater-lessentiel-274919

What to do when your home is at risk of falling into the sea – the hard choices facing Britain’s storm-battered coasts

Source: The Conversation – UK – By Avidesh Seenath, Course Director, MSc Environmental Change and Management, University of Oxford

Recent storms washed away large sections of roads in the UK after sea defences were damaged. For residents, it was a shock. But for coastal scientists, it was not unexpected.

Parts of the A379 between Torcross and Slapton, in south Devon, collapsed leaving a 200-metre stretch of road broken apart and part of a nearby car park destroyed. Engineers say even steel-reinforced protection failed under repeated wave action.

The road runs along the crest of a shingle barrier beach, with the sea on one side and Slapton Ley, a freshwater lake, on the other. Recent monitoring shows the beach has become narrower and steeper as storms move sediment along and away from the shoreline.

With less material in front of it, waves now break closer to the road and can undercut the edge of the carriageway. In places like this, the problem is not a single extreme storm. Rather, it is the gradual loss and redistribution of beach material that leaves the road increasingly exposed.

Hard defences such as seawalls and rock armour are often the first response. They can hold the line for a while, but they do not remove the force of incoming waves. The energy simply moves elsewhere, often speeding up erosion further along the coast. The risk is diverted rather than resolved.

As sea levels rise and storms intensify, these defences simply cannot keep up. What they usually provide is time, not lasting protection.

Even the science used to inform coastal management decisions comes with caveats. Computer models help estimate how beaches might change in the future, but real coastlines are messy and constantly evolving. Small differences in the assumptions of these models can produce very different forecasts, which makes long-term planning difficult.

Natural ways to manage the coastline are increasingly put forward as alternatives. Restoring dunes, saltmarshes or wetlands can help absorb wave energy while supporting biodiversity and storing carbon. These natural landscapes can adapt, hard defences cannot.

However, they are not quick fixes. They take time and space to establish, and their protection varies. Studies show they can reduce wave energy, but often only modestly reduce flooding during extreme events.

Public expectations often pull the other way. In the UK, natural ways to manage the coastline are popular in principle, yet when storms threaten, people tend to favour hard defences because they offer immediate, visible protection, even if it does not last.

The economics add another layer.

Flood and erosion risks affect where people live and invest. When people see flood maps, they often look elsewhere and pay less for homes in exposed areas. Property prices and insurance costs reflect that. But these maps are usually treated as certain, even though they are not, so prices can fall suddenly after major storms.

In practice, that means money and development often remain concentrated in places that science suggests will become increasingly vulnerable.

A wake-up call

The situation at Slapton brings all of this into focus. Rebuilding the same stretch of road after every storm may not be physically or financially realistic.

Some shoreline plans already acknowledge this potential reality through policies such as managed realignment or “no active intervention”, allowing the coast to move inland and creating natural buffers such as mudflats and marshes. In some places, relocating development inland may simply be safer and cheaper than trying to defend an increasingly exposed shoreline.

But these decisions come with real trade-offs.

Roads may need to be rerouted. Farmland may flood more often. Homes and businesses may have to relocate. Existing habitats may be lost before new ones establish. In areas dominated by high-value waterfront properties or second homes, decisions about who receives protection, and who does not, quickly become political as well as practical.

The alternative is a costly cycle of damage, repair and rebuild, with less benefit each time.

Slapton is not simply an engineering failure. It is a reminder that coastlines are inherently dynamic and cannot always be pinned in place. Seawalls can buy time. Nature can help soften impacts. Better information can guide smarter decisions. But none of these removes risk altogether.

Long-term resilience means accepting how coasts really behave and being practical about where to defend, where to adapt and where it may be wiser to step back and let the shoreline reshape itself.


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The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. What to do when your home is at risk of falling into the sea – the hard choices facing Britain’s storm-battered coasts – https://theconversation.com/what-to-do-when-your-home-is-at-risk-of-falling-into-the-sea-the-hard-choices-facing-britains-storm-battered-coasts-275030

The EU-India agreement is huge – and it illustrates the changing role of trade in a fractured world order

Source: The Conversation – UK – By Sangeeta Khorana, Professor of International Trade Policy, Aston University

The recently concluded EU-India free trade agreement is notable for the huge scale and ambition of the deal. Labelled the “mother of all deals” by European Commission President Ursula von der Leyen, it comes as India has overtaken Japan as the world’s fourth-largest economy.

Bilateral trade in goods and services between the EU and India is already worth €180 billion (£155 billion). The agreement aims to double EU exports to India by 2032 and create a free-trade area representing around a quarter of the world’s population (nearly two billion people). This would also cover about 25% of the world’s GDP.

At this point in history, the world’s multilateral trading system is under threat from tariffs and geopolitical tensions. But this agreement offers a clear example that the era of free trade is not over.

Rather, it demonstrates how countries are adapting to new global realities to liberalise trade (that is, remove barriers). Instead of steering away from free trade, countries are becoming selective and seeking bilateral arrangements with strategic partners. The UK signed its own trade agreement with India in July 2025.




Read more:
UK’s India trade deal offers wider access to a surging economy – and could make food imports cheaper


Traditionally, a free trade agreement would have a set of rules for how two or more countries must treat one another when importing, exporting, investing or doing any other business together.

But to view the EU-India trade agreement through the lens of classical free trade would be misleading. Trade agreements of the 1990s and early 2000s such as Nafta and the EU, were driven mainly by tariff reductions and efficiency gains. The EU-India deal on the other hand has been shaped by shifting geopolitical pressures and concerns about resilience in the face of trade shocks or other crises.

Long time in the making

Trade talks between the EU and India began in 2007 but negotiations gained momentum in 2025 amid renewed tariff threats from the United States under Donald Trump’s second administration.

This deepened trade imbalances between the EU and China due to Beijing’s drive to be more self-reliant and employ export controls. It also raised concerns about the resilience of global supply chains. The EU-India Trade and Technology Council was set up in 2023, modelled on the EU-US framework, and highlights how modern trade agreements can bundle economic, technological and strategic objectives together.

At a time when global trade has become increasingly protectionist and with geopolitical rivalry growing, this agreement provides an opportunity to recalibrate trade alignment. It is also a chance to reshape trade architecture while bolstering supply chain resilience across Asia, Europe and the Atlantic.

For the EU, the deal is a central pillar of its diversification strategy. There was an urgent need for the bloc to reach an agreement with India in order to be less dependent on China, its largest trade partner.

In 2024, more than 21% of the EU’s imports came from China. Meanwhile, China bought only 8.3% of the bloc’s exports. For the EU, this has resulted in a €304 billion (£264 billion) trade deficit with China.

So the EU-India deal provides an opportunity for the EU to reduce its excessive dependence on China. It’s also a chance to remove some of the risk from its supply chains and secure access to India’s fast-growing consumer market. This should offer European firms growth opportunities in Asia at a time when EU domestic demand is sluggish and flat.

The agreement will also make it easier for EU firms to source suppliers quickly and build alternative manufacturing bases when supply chains are threatened. India’s location in the Indo-Pacific is of strategic interest for the EU due to the growing interdependence and the importance of maritime supply chains. This also makes India a key partner against the uncertainty of the bloc’s future relations with the US.

For India, the agreement guarantees market access to Indian firms at a time of rising trade uncertainty – especially after its relations with the US were damaged following Trump’s threat of 500% tariffs.

male and female indian garment producers sitting working at their sewing machines in a factory.
The agreement should provide a reliable trading partner for Indian garment producers.
PradeepGaurs/Shutterstock

The EU-India deal will eliminate tariffs on textiles and apparel, and when it comes into force it will give Indian garment-producers a reliable trading partner. The deal will allow European brands, such as Zara and H&M, to diversify away from China towards Indian manufacturing hubs. It is estimated costs here could be lower as the deal will allow garments to be zero-tariff.

The pharmaceuticals sector also offers an opportunity for India. While EU tariffs are already low, the deal aims to simplify regulation and to achieve stronger intellectual property frameworks. This could integrate Indian generic drug producers into Europe’s healthcare supply chains.

The scope of the agreement extends well beyond goods, services and investment. Plans to co-operate on clean energy aligns Europe’s Green Deal (the bloc’s framework for achieving net zero) with India’s target of producing 500 gigawatts of renewable capacity by 2030. This should open up avenues for joint leadership in solar, wind, grids and green hydrogen.

The EU-India deal neither marks a return to the free trade orthodoxy of an earlier age nor signals the end of free trade in today’s fractured global order. Rather, it highlights how trade has evolved into a tool for achieving geopolitical objectives. The deal also shows that countries are opening their markets – selectively and after careful deliberations. Trade agreements are evolving: increasingly they are shaped not only by market access considerations, but also by economic security.

The Conversation

Sangeeta Khorana works on issues related to free trade agreements. She has received funding from the ESRC, Commonwealth Secretariat, EU projects, IADB, among others.

ref. The EU-India agreement is huge – and it illustrates the changing role of trade in a fractured world order – https://theconversation.com/the-eu-india-agreement-is-huge-and-it-illustrates-the-changing-role-of-trade-in-a-fractured-world-order-275136

Reunión entre Petro y Trump: el día que el interés de los Estados se impuso a las rencillas y las ideologías

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Cvitanic, Docente de Relaciones Internacionales, Universidad de La Sabana

miss.cabul/shutterstock

El martes 4 de febrero, Gustavo Petro y Donald Trump dejaron una imagen hasta hace poco impensable. Esta se produjo cuando los mandatarios de Colombia y Estados Unidos se saludaron y recorrieron juntos el Paseo de la fama de los presidentes en la Casa Blanca.

Fue el preámbulo de una de la reuniones más esperadas de la política internacional reciente. Los hechos tuvieron lugar después de que Estados Unidos y Colombia hayan vivido las relaciones más tensas de los últimos tiempos. El balance del encuentro marca una nueva etapa, que retoma la colaboración de manera amistosa.

Un callejón diplomático con salida

El contexto no era favorable para Petro y este no tenía muchas opciones.

Poco después de la nueva toma de posesión de Trump, se produjo la primera crisis. El regreso de unos aviones con inmigrantes deportados provenientes de los Estados Unidos desencadenó una ola de amenazas por parte de Washington. Gracias a los mecanismos diplomáticos de Colombia, este primer incidente pudo ser paleado.

La gota que derramó la copa surgió con la captura de Nicolás Maduro y las subsiguientes críticas del presidente colombiano. A modo de respuesta, se registraron nuevas amenazas que abrían la posibilidad de que Estados Unidos hiciera lo mismo con Colombia.

Una llamada telefónica solicitada por Gustavo Petro sirvió para calmar a Estados Unidos y aclarar un panorama, que ahora se torna amistoso y con serios compromisos.

Los temas principales: narcotráfico, Venezuela y Ecuador

“Llegamos a acuerdos. Nos llevamos muy bien. Él y yo no éramos los mejores amigos, pero no me ofendió porque no nos conocíamos. Estamos trabajando en eso y en otras cosas, incluyendo sanciones. Creo que él fue fantástico, nos llevamos muy bien”, dijo en primer lugar Donald Trump desde su despacho.

Primaron las relaciones binacionales. Los líderes se retiraron la camiseta de la idolología para dejar en claro que los intereses de los Estados van primero.

En una reunión que alcanzó las dos horas y rodeado por otros asistentes, como el vicepresidente, J.D. Vance, el secretario de estado, Marco Rubio y el senador Bernie Moreno, la delegación colombiana se dio a la tarea, de la mano del ministro de defensa, Pedro Sánchez, de presentar los resultados en materia de lucha contra las drogas.

A la exposición de los logros en este rubro se sumó la extradición y la llegada a Texas de uno de los narcotraficantes más poderosos del Valle del Cauca, Pipe Tuluá. Este arribó a los Estados Unidos justamente el día de la reunión para cumplir una pena de varios años de cárcel por ingresar drogas a los Estados Unidos.

Sobre el tema del narcotráfico, el presidente Gustavo Petro indicó en la rueda de prensa posterior que la lucha es “contra los capos de los capos”, no contra los campesinos y destacó que la erradicación de los cultivos de coca continuará manualmente, sin recurrir al glifosato. Una decisión que contrasta con la tomada a finales del pasado año, cuando el Gobierno volvió a recurrir a este polémico herbicida tras estar suspendido su uso durante los diez años anteriores.

El segundo punto involucró a Venezuela. “Cómo reactivar a Venezuela en su vecindad; cuál es el papel de los Estados Unidos ahí y cómo dejar fluir, incluso con aportes de los Estados Unidos, unos flujos que están construidos desde hace tiempo, que son comunes”, señalo el presidente Petro en rueda de prensa.

Con esta declaración, el mandatario colombiano hizo referencia a la importancia de activar fronteras prósperas, permitiendo el flujo de energía colombiana a Venezuela para la extracción de petróleo. También destacó que las fronteras cerradas o con sanciones solo favorecen al narcotráfico, por lo que es posible que una vez sean retiradas estas restricciones para que ambos países puedan hacer negocios. Colombia vendiendo energía y comprando hidrocarburos y gas al país vecino sin ser castigada.

En tercer lugar se habló de la crisis con Ecuador, situación ante la cual el presidente norteamericano se ofreció como mediador para resolver la tensión.

Varios desafíos y un solo camino

La reunión deja una reflexión. Cuando las alternativas se han reducido al mínimo, optar por el único camino disponible no responde a la falta de voluntad, sino a una lectura estratégica del contexto.

Antes de la reunión volvimos a ver a un Gustavo Petro provocador, que hizo repensar a varios analistas sobre una posible estrategia enfocada en buscar la cancelación de la reunión. Pero, en las relaciones internacionales, algunas veces es mejor hacer oídos sordos al ruido y abrir la posibilidad a ese único camino que ya estaba planeado: una reunión exitosa que finalizó en buenos términos para las partes.

En el tablero, Colombia sigue siendo el mejor aliado para la lucha contra las drogas de Estados Unidos, pero el más vulnerable. Alejarse de su principal socio comercial sería una operación kamikaze.

En este escenario, la decisión no fue entre opciones equivalentes, sino entre actuar de manera racional o poner a los colombianos a asumir costos mayores por la inacción.

Solo entre enero y noviembre de 2025, Colombia ingresó 13.498,8 millones de dólares fruto de las exportaciones a Estados Unidos, lo que equivale al 30% del total exportado. Dineros de los que dependen familias de floricultores, caficultores, productores de cacao, entre otros sectores de materias primas. Sin esta inyección económica, el país sufriría una crisis económica sin precedentes.

Tranquilidad comercial y electoral

Pero el éxito no solo traslada un ambiente de tranquilidad a los diferentes gremios comerciales. De cara a las elecciones presidenciales, el presidente y, por ende, su sucesor suman puntos. La apertura al diálogo impulsa su imagen de forma más favorable y permite a muchos empresarios sentir la calma de los mercados. En el caso de los floricultores, esto se traduce en un próspero 14 de febrero (Día de San Valentín).

“Gustavo: Un gran Honor. Amor a Colombia: Donald Trump”, rezaba el pie de la fotografía que se tomaron los dos mandatarios al final de la reunión. Una imagen que inmortaliza el momento histórico que fortalece la relación de dos presidentes.

En palabras de Petro, ambos le demostraron al mundo que, a pesar de las diferencias, se pueda dialogar y superar las tensiones. No importa si eso implica salir del Salón Oval llevando gorras rojas con la palabra MAGA (Make America Great Again). Posteriormente, con marcador, el propio Petro corrigió con la letra ‘S’, para convertirlo en un “Make Americas Great Again”, tal como lo hubiera querido Bolívar.

The Conversation

Fernando Cvitanic no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Reunión entre Petro y Trump: el día que el interés de los Estados se impuso a las rencillas y las ideologías – https://theconversation.com/reunion-entre-petro-y-trump-el-dia-que-el-interes-de-los-estados-se-impuso-a-las-rencillas-y-las-ideologias-275054

Female genital cutting: why Southeast Asia should follow Africa’s lead in challenging religious and cultural justifications

Source: The Conversation – Indonesia – By Nadira Irdiana, PhD Student, Monash University

Illustration of campaign against Female Genital Mutilation (FGM). Tunatura/Shutterstock

Female genital mutilation or cutting (FGM/C) remains a threat to the rights of women in Southeast Asia, often religiously and culturally justified. Yet, despite lasting physical and psychological impacts, governments have not mounted a coordinated regional effort to address it.

From about 4.1 million of FGM/C cases worldwide, which involves cutting tissue or the clitoris itself, more than one million cases occur in Asia.

The practice has been documented in Indonesia, Malaysia, Thailand, Singapore, the Philippines, and Brunei Darussalam. Reliable data in Southeast Asia is limited, but Indonesia is estimated to account for around 35% of reported cases globally.

FGM/C undermines women’s reproductive and sexual health. Studies link it to severe bleeding, infection, chronic pain, menstrual and urinary problems, and complications during childbirth.

WHO classifies the practice as a form of mutilation that violates human rights. But so far, countries in the region have yet to fully ban all forms of female genital mutilation.

Growing challenges in Southeast Asia

Governments across Southeast Asia are often reluctant to confront or ban all forms of FGM/C, partly because some religious authorities continue to justify it.

For example, Malaysia’s Department of Islamic Development considers it obligatory for Muslim girls, while Indonesia’s Ulema Council describes it as recommended. These positions have slowed efforts to protect the rights of women and girls.

Yet many Muslim scholars worldwide have condemned the practice because of its harmful impacts. In Indonesia, the Women’s Ulema Congress — a network of female Islamic scholars — has also called for an end to female genital cutting.

Beyond the religious debate, addressing FGM/C requires clear evidence.

Indonesia’s participation in the UNICEF-UNFPA Joint Programme, for instance, shows how data can help secure funding and shape policy. Indonesian government has set a target to reduce the practice from about 46% to 34% between 2024 and 2029 under its National Medium-Term Development Plan.

While this is a positive first step, Southeast Asia can learn from African nations, which have made ending FGM a regional priority through formal protocols.

Southeast Asian countries need a coordinated regional approach to end FGM/C in a way that upholds human rights and advances gender equality. Three key aspects should guide these efforts.

1. Explicit law and policies

The African Union’s Maputo Protocol shows the importance of addressing female genital mutilation directly within child protection and gender equality efforts.

Several African countries, including Chad, Côte d’Ivoire, Guinea, and Somalia, have written protections into their constitutions. About half of the protocol’s signatories now have national strategies to end the practice, and 20 countries have criminalised it through specific laws.

Even so, states can still enter reservations to protect sovereignty, highlighting the challenge of enforcing regional agreements.

While ASEAN (the Association of Southeast Asian Nations) has established a Gender Mainstreaming Strategic Framework, it does not yet treat FGM/C as an explicit priority.

The bloc’s long-standing tradition of non-interference often prevents it from addressing sensitive cultural or religious issues across borders. Advocacy is needed to ensure the issue is clearly included in regional human rights agendas.

2. Addressing medicalisation and cross-border practice

A recent study highlights that nurses, midwives, and doctors are increasingly performing FGM/C across Southeast Asia. Indonesia, Malaysia, and Singapore report some of the highest rates of medicalised procedures.

Medicalisation can create the false impression that the practice is safer, yet there is no scientific evidence that it reduces harm.

In Indonesia, prevalence is slightly higher in urban than rural areas, suggesting the trend may be linked to urbanisation.

As more countries move to ban FGM/C, cross-border procedures may also rise. East Africa offers a warning: the practice has become common in border areas, prompting the East African Community to draft a regional bill to address it. In countries such as Kenya, Tanzania, Uganda, Ethiopia, and Somalia, prevalence is often higher in border regions than national averages.

Learning from efforts in East Africa, Southeast Asian nations must collaborate to tackle the issue of cross-border FGM/C.

3. Changing beliefs that harm women

Laws alone are not enough. Resistance to women’s rights advocacy remains widespread, and the FGM/C reflects a deeper gender inequality by reinforcing harmful norms about women and girls.

Research suggests that shifting beliefs must be paired with broader efforts to drive real behavioural change.

Religious justifications often hinder the prevention of female genital mutilation in Southeast Asia.
Activists carry banners to commemorate International Women’s Day.
Toto Santiko Budi/Shutterstock

The African Union’s gender equality strategy includes a continent-wide campaign to end FGM/C. Southeast Asia needs a similar regional approach.

Rather than normalising medicalised procedures, countries should invest in support services for survivors and those at risk.

FGM/C is not tradition — it is violence. Southeast Asia has the tools to act, but action must come with urgency. A coordinated regional strategy — backed by strong legislation, accountability, and support for survivors — will be key to ending FGM/C and protecting future generations.


Adinda Ghinashalsabila Salman translated this article from Bahasa Indonesia.

The Conversation

Nadira Irdiana is affiliated with the ARC Centre of Excellence for the Elimination of Violence against Women (CEVAW). She is a recipient of the Australia Awards scholarship.

ref. Female genital cutting: why Southeast Asia should follow Africa’s lead in challenging religious and cultural justifications – https://theconversation.com/female-genital-cutting-why-southeast-asia-should-follow-africas-lead-in-challenging-religious-and-cultural-justifications-274541

Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿realmente los protege?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ricard Martínez Martínez, Profesor de Derecho Constitucional. Director de la Cátedra de Privacidad y Transformación Digital, Universitat de València

Wirestock Creators/Shutterstock

La limitación de la edad de acceso a las redes sociales se ha situado en el centro del debate político estos días en España. Es una cuestión de extraordinaria complejidad que requiere de un acercamiento ponderado y basado en la evidencia.

Aunque el anuncio del presidente del gobierno español resulte novedoso, en realidad el Reglamento General de Protección de Datos de la UE, vigente desde 2018, permite fijar la capacidad legal para consentir el tratamiento de nuestros datos en servicios digitales entre los 13 a los 16 años. En España se decidió que fuera a partir de los 14.

Es necesario entender los hechos que nos conducen hasta aquí y el conjunto de medidas que deberían acompañar a esta limitación. El deber de verificar la edad se reguló en EE. UU. por la Children Online Privacy Protection Act de 1998, y en España desde el Reglamento de la LOPD de 2007. Esa obligación de verificación prácticamente no ha sido cumplida por ningún operador, salvo los esfuerzos de la española Tuenti.

En el caso de las redes sociales, la Unión Europea se ha reunido con las compañías desde la vicepresidencia de Viviane Reding y se han adoptado acuerdos y compromisos corporativos sin resultado práctico alguno. En la actualidad, la industria ha pasado de la aceptación displicente a la oposición cerrada.

Distintos informes, como los realizados por EU Kids Online, han venido constatando de forma consistente el crecimiento significativo de los riesgos de internet para los menores. Existe un descenso constante en la edad a la que los menores se conectan a internet, disponen de un móvil, consumen pornografía o se registran en una red social. El reciente Informe de UNICEF sobre el impacto de la tecnología en la infancia y la adolescencia confirma esta tendencia con datos ciertamente preocupantes que apuntan a un uso adictivo del smartphone y las redes, al crecimiento de la conflictividad o la exposición a la pornografía, acompañadas de una demanda de educación e incluso de desconexión.

El diagnóstico del informe impulsado por el Ministerio de Juventud e Infancia es demoledor. Señala que las redes sociales generan un contexto de alto riesgo para la salud mental y física de los menores, de sobreexposición al acoso y los delitos contra la libertad sexual, de acceso a la pornografía y de adquisición de hábitos y conductas nocivos.

Coincide con los estudios que vienen alertando sobre el crecimiento de las enfermedades mentales, de las autolesiones o del suicidio en niños, niñas y adolescentes. Las redes sociales pueden desplazar experiencias presenciales y reducir espacios de socialización autónoma, especialmente en usos intensivos.

Un modelo de negocio que busca el enganche

Distintas filtraciones parecen acreditar que los operadores de redes sociales han sido plenamente conscientes de los riesgos de su modelo de negocio y lo han fomentado. Las redes fomentan mecanismos de recompensa generando adicción. Estos se acentúan a través del scroll infinito, de la hiperestimulación y el uso nocturno que puede deteriorar la higiene del sueño. Cada like, emoji, chat o filtro de imagen responde a un objetivo claro: fomentar la vinculación, mantener la atención del usuario y monetizar la privacidad.

Además, los algoritmos de personalización favorecen el “enganche” del usuario y le proporcionan una visión de la realidad a través de filtros que generan una burbuja de contenidos a medida. Por otro lado, la monetización publicitaria parece incentivar la polarización, los discursos de odio, el negacionismo o la pornografía.

Responsabilidades sociales y administrativas

Por otra parte, es innegable que existe una cuota de responsabilidad social y administrativa. El primer contacto de un niño, niña o adolescente con una red social será propiciado por madres y padres o por el propio colegio, por ejemplo al adquirir un smartphone o al pedir tareas digitales

La ausencia de herramientas educativas para familias, y la presión que experimentan las familias cuando a ciertas edades sus hijos e hijas se enfrentan al ostracismo y el aislamiento si no están en una red social, hacen que la identidad digital en los primeros años dependa de adultos sin apoyos suficientes y de prácticas escolares a veces poco reflexivas o contradictorias con la protección de la infancia, como la publicación de vídeos en las redes sociales de los centros.

Legislar más allá de la prohibición

En este contexto, la acción legislativa emprendida por el Ministerio de Juventud e Infancia es adecuada. Parece urgente legislar con medidas eficaces, proporcionales y con garantías que aseguren el derecho a la identidad digital de nuestros niños, niñas y adolescentes. La limitación de la edad encuentra plena justificación en la garantía de un desarrollo adecuado de la personalidad.

Pero no es la única medida. Se requiere un diseño holístico que contemple políticas públicas proactivas y, al mismo tiempo, defina escenarios de responsabilidad. Desde una visión jurídica se hace imprescindible un enfoque que refuerce la disuasión, incluido si procede el incremento de la responsabilidad civil y penal. A la vez, hay que disciplinar la acción de los centros escolares y su responsabilidad.

La voz de los interesados

No obstante, existe un riesgo que no podemos obviar. Los niños, niñas y adolescentes deben tener voz. Deberíamos entender cómo hacer viable una socialización y un aprendizaje de la tecnología inspirado por valores democráticos e inclusivos. No podemos ser víctimas de la urgencia regulatoria y centrarnos exclusivamente en la prohibición.

Vivimos en la sociedad de la inteligencia artificial. Se requerirá de nosotros un nuevo modo de hacer las cosas y nuevas capacidades. No estamos en guerra con la tecnología, sino con un uso antisocial que cosifica a las personas.

Por último, los reguladores más directamente concernidos (Agencia Española de Protección de Datos, Comisión Nacional de los Mercados y la Competencia, y la Agencia Española de Supervisión de Inteligencia Artificial) deben pasar de la recomendación a la auditoría, la coerción y la sanción a las plataformas. Pasó el tiempo de contemporizar. Existe una firme voluntad de sus directivos de amenazar la regulación y romperla. La democracia nos hizo libres, nos convirtió de súbditos en ciudadanos: no permitamos que nos conviertan en siervos digitales empezando por nuestros niños, niñas y adolescentes.

The Conversation

Ricard Martínez Martínez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿realmente los protege? – https://theconversation.com/prohibir-el-acceso-a-las-redes-sociales-a-menores-de-16-anos-realmente-los-protege-275092

Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿realmente les protege?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ricard Martínez Martínez, Profesor de Derecho Constitucional. Director de la Cátedra de Privacidad y Transformación Digital, Universitat de València

Wirestock Creators/Shutterstock

La limitación de la edad de acceso a las redes sociales se ha situado en el centro del debate político estos días en España. Es una cuestión de extraordinaria complejidad que requiere de un acercamiento ponderado y basado en la evidencia.

Aunque el anuncio del presidente del gobierno español resulte novedoso, en realidad el Reglamento General de Protección de Datos de la UE, vigente desde 2018, permite fijar la capacidad legal para consentir el tratamiento de nuestros datos en servicios digitales entre los 13 a los 16 años. En España se decidió que fuera a partir de los 14.

Es necesario entender los hechos que nos conducen hasta aquí y el conjunto de medidas que deberían acompañar a esta limitación. El deber de verificar la edad se reguló en EE. UU. por la Children Online Privacy Protection Act de 1998, y en España desde el Reglamento de la LOPD de 2007. Esa obligación de verificación prácticamente no ha sido cumplida por ningún operador, salvo los esfuerzos de la española Tuenti.

En el caso de las redes sociales, la Unión Europea se ha reunido con las compañías desde la vicepresidencia de Viviane Reding y se han adoptado acuerdos y compromisos corporativos sin resultado práctico alguno. En la actualidad, la industria ha pasado de la aceptación displicente a la oposición cerrada.

Distintos informes, como los realizados por EU Kids Online, han venido constatando de forma consistente el crecimiento significativo de los riesgos de internet para los menores. Existe un descenso constante en la edad a la que los menores se conectan a internet, disponen de un móvil, consumen pornografía o se registran en una red social. El reciente Informe de UNICEF sobre el impacto de la tecnología en la infancia y la adolescencia confirma esta tendencia con datos ciertamente preocupantes que apuntan a un uso adictivo del smartphone y las redes, al crecimiento de la conflictividad o la exposición a la pornografía, acompañadas de una demanda de educación e incluso de desconexión.

El diagnóstico del informe de expertos para el desarrollo de un entorno digital seguro para la juventud y la infancia impulsado por el Ministerio de Juventud e Infancia es demoledor. Señala que las redes sociales generan un contexto de alto riesgo para la salud mental y física de los menores, de sobreexposición al acoso y los delitos contra la libertad sexual, de acceso a la pornografía y de adquisición de hábitos y conductas nocivos.

Coinciden con los estudios que vienen alertando sobre el crecimiento de las enfermedades mentales, de las autolesiones o del suicidio en niños, niñas y adolescentes. Las redes sociales pueden desplazar experiencias presenciales y reducir espacios de socialización autónoma, especialmente en usos intensivos.

Un modelo de negocio que busca el enganche

Distintas filtraciones parecen acreditar que los operadores de redes sociales han sido plenamente conscientes de los riesgos de su modelo de negocio y lo han fomentado. Las redes fomentan mecanismos de recompensa generando adicción. Estos se acentúan a través del scroll infinito, de la hiperestimulación y el uso nocturno que puede deteriorar la higiene del sueño. Cada like, emoji, chat o filtro de imagen responde a un objetivo claro: fomentar la vinculación, mantener la atención del usuario y monetizar la privacidad.

Además, los algoritmos de personalización favorecen el “enganche” del usuario y le proporcionan una visión de la realidad a través de filtros que generan una burbuja de contenidos a medida. Por otro lado, la monetización publicitaria parece incentivar la polarización, los discursos de odio, el negacionismo o la pornografía.

Responsabilidades sociales y administrativas

Por otra parte, es innegable que existe una cuota de responsabilidad social y administrativa. El primer contacto de un niño, niña o adolescente con una red social será propiciado por madres y padres o por el propio colegio, por ejemplo al adquirir un smartphone o al pedir tareas digitales

La ausencia de herramientas educativas para familias, y la presión que experimentan las familias cuando a ciertas edades sus hijos e hijas se enfrentan al ostracismo y el aislamiento si no están en una red social, hacen que la identidad digital en los primeros años dependa de adultos sin apoyos suficientes y de prácticas escolares a veces poco reflexivas o contradictorias con la protección de la infancia, como la publicación de vídeos en las redes sociales de los centros.

Legislar más allá de la prohibición

En este contexto, la acción legislativa emprendida por el Ministerio de Juventud e Infancia es adecuada. Parece urgente legislar con medidas eficaces, proporcionales y con garantías que aseguren el derecho a la identidad digital de nuestros niños, niñas y adolescentes. La limitación de la edad encuentra plena justificación en la garantía de un desarrollo adecuado de la personalidad.

Pero no es la única medida. Se requiere un diseño holístico que contemple políticas públicas proactivas y, al mismo tiempo, defina escenarios de responsabilidad. Desde una visión jurídica se hace imprescindible un enfoque que refuerce la disuasión, incluido si procede el incremento de la responsabilidad civil y penal. A la vez, hay que disciplinar la acción de los centros escolares y su responsabilidad.

La voz de los interesados

No obstante, existe un riesgo que no podemos obviar. Los niños, niñas y adolescentes deben tener voz. Deberíamos entender cómo hacer viable una socialización y un aprendizaje de la tecnología inspirado por valores democráticos e inclusivos. No podemos ser víctimas de la urgencia regulatoria y centrarnos exclusivamente en la prohibición.

Vivimos en la sociedad de la inteligencia artificial. Se requerirá de nosotros un nuevo modo de hacer las cosas y nuevas capacidades. No estamos en guerra con la tecnología, sino con un uso antisocial que cosifica a las personas.

Por último, los reguladores más directamente concernidos (Agencia Española de Protección de Datos, Comisión Nacional de los Mercados y la Competencia, AESIA) deben pasar de la recomendación a la auditoría, la coerción y la sanción a las plataformas. Pasó el tiempo de contemporizar. Existe una firme voluntad de sus directivos de amenazar la regulación y romperla. La democracia nos hizo libres, nos convirtió de súbditos en ciudadanos: no permitamos que nos conviertan en siervos digitales empezando por nuestros niños, niñas y adolescentes.

The Conversation

Ricard Martínez Martínez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿realmente les protege? – https://theconversation.com/prohibir-el-acceso-a-las-redes-sociales-a-menores-de-16-anos-realmente-les-protege-275092

Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿de verdad les protege?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ricard Martínez Martínez, Profesor de Derecho Constitucional. Director de la Cátedra de Privacidad y Transformación Digital, Universitat de València

Wirestock Creators/Shutterstock

La limitación de la edad de acceso a las redes sociales se ha situado en el centro del debate político estos días en España. Es una cuestión de extraordinaria complejidad que requiere de un acercamiento ponderado y basado en la evidencia.

Aunque el anuncio del presidente del gobierno español resulte novedoso, en realidad el Reglamento General de Protección de Datos de la UE permite fijar la capacidad legal para consentir en el tratamiento de los datos en los servicios de la sociedad de la información en la franja de los 13 a los 16 años.

Es necesario entender los hechos que nos conducen hasta aquí y el conjunto de medidas que deberían acompañar a esta limitación. El deber de verificar la edad se reguló en EE.UU. por la Children Online Privacy Protection Act de 1998, y en España desde el Reglamento de la LOPD de 2007. Esa obligación de verificación prácticamente no ha sido cumplida por ningún operador, salvo los esfuerzos de la española TUENTI.

En el caso de las redes sociales, la Unión Europea se ha reunido con las compañías desde la vicepresidencia de Viviane Reding y se han adoptado acuerdos y compromisos corporativos sin resultado práctico alguno. En la actualidad, la industria ha pasado de la aceptación displicente a la oposición cerrada.

Distintos informes, como los realizados por EU Kids Online ENLACE, han venido constatando de forma consistente el crecimiento significativo de los riesgos de internet para los menores. Existe un descenso constante en la edad a la que los menores se conectan a internet ENLACE, disponen de un móvil, consumen pornografía o se registran en una red social. El reciente Informe de UNICEF ENLACE sobre el impacto de la tecnología en la infancia y la adolescencia confirma esta tendencia con datos ciertamente preocupantes que apuntan a un uso adictivo del smartphone y las redes, al crecimiento de la conflictividad o la exposición a la pornografía, acompañadas de una demanda de educación e incluso de desconexión.

El diagnóstico del informe del comité de personas expertas para el desarrollo de un entorno digital seguro para la juventud y la infancia impulsado por el Ministerio de Juventud e Infancia es demoledor. Señala que las redes sociales generan un contexto de alto riesgo para la salud mental y física de los menores, de sobreexposición al acoso y los delitos contra la libertad sexual, de acceso a la pornografía y de adquisición de hábitos y conductas nocivos.

Coinciden con los estudios ENLACES que vienen alertando sobre el crecimiento de las enfermedades mentales, de las autolesiones o del suicidio en niños, niñas y adolescentes. Las redes sociales pueden desplazar experiencias presenciales y reducir espacios de socialización autónoma, especialmente en usos intensivos.

Un modelo de negocio que busca el enganche

Distintas filtraciones parecen acreditar que los operadores de redes sociales han sido plenamente conscientes de los riesgos de su modelo de negocio y lo han fomentado. Las redes fomentan mecanismos de recompensa generando adicción. Estos se acentúan a través del scroll infinito, de la hiperestimulación y el uso nocturno que puede deteriorar la higiene del sueño. Cada like, emoji, chat, o filtro de imagen responde a un objetivo claro: fomentar la vinculación, mantener la atención del usuario y monetizar la privacidad.

Además, los algoritmos de personalización favorecen el “enganche” del usuario y le proporcionan una visión de la realidad a través de filtros que generan una burbuja de contenidos a medida. Además, la monetización publicitaria parece incentivar la polarización, los discursos de odio, el negacionismo o la pornografía.

Responsabilidades sociales y administrativas

Por otra parte, es innegable que existe una cuota de responsabilidad social y administrativa. El primer contacto de un niño, niña o adolescente con una red social será propiciado por madres y padres o por el propio colegio, por ejemplo al adquirir un smartphone o al pedir tareas digitales

La ausencia de herramientas educativas para familias, y la presión que experimentan las familias cuando a ciertas edades sus hijos e hijas se enfrentan al ostracismo y el aislamiento si no están en una red social, hacen que la identidad digital en los primeros años dependa de adultos sin apoyos suficientes y de prácticas escolares a veces poco reflexivas o contradictorias con la protección de la infancia, como la publicación de vídeos en suslas redes sociales de los centros.

Legislar más allá de la prohibición

En este contexto, la acción legislativa emprendida por el Ministerio de Juventud e Infancia es adecuada. Parece urgente legislar con medidas eficaces, proporcionales y con garantías que aseguren el derecho a la identidad digital de nuestros niños, niñas y adolescentes. La limitación de la edad encuentra plena justificación en la garantía de un desarrollo adecuado de la personalidad.

Pero no es la única medida. Se requiere un diseño holístico que contemple políticas públicas proactivas y, al mismo tiempo, defina escenarios de responsabilidad. Desde una visión jurídica se hace imprescindible un enfoque que refuerce la disuasión, incluido si procede el incremento de la responsabilidad civil y penal. A la vez, hay que disciplinar la acción de los centros escolares y su responsabilidad.

La voz de los interesados

No obstante, existe un riesgo que no podemos obviar. Los niños, niñas y adolescentes deben tener voz. Deberíamos entender cómo hacer viable una socialización y un aprendizaje de la tecnología inspirado por valores democráticos e inclusivos. No podemos ser víctimas de la urgencia regulatoria y centrarnos exclusivamente en la prohibición.

Vivimos en la sociedad de la inteligencia artificial. Se requerirá de nosotros un nuevo modo de hacer las cosas y nuevas capacidades. No estamos en guerra con la tecnología, sino con un uso antisocial que cosifica a las personas.

PPor último, los reguladores más directamente concernidos (AEPD, CNMC, AESIA) deben pasar de la recomendación a la auditoría, la coerción y la sanción a las plataformas. Pasó el tiempo de contemporizar. Existe una firme voluntad de sus directivos de amenazar la regulación y romperla. La democracia nos hizo libres, nos convirtió de súbditos en ciudadanos: no permitamos que nos conviertan en siervos digitales empezando por nuestros niños, niñas y adolescentes.

The Conversation

Ricard Martínez Martínez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Prohibir el acceso a las redes sociales a menores de 16 años: ¿de verdad les protege? – https://theconversation.com/prohibir-el-acceso-a-las-redes-sociales-a-menores-de-16-anos-de-verdad-les-protege-275092

Winter Olympics: the new video technology that could help push Britain’s skeleton team to gold

Source: The Conversation – UK – By Steffi Colyer, Senior Lecturer in Sports Biomechanics, Centre for Health and Injury and Illness Prevention in Sport,, University of Bath

Skeleton is an exhilarating Winter Olympic sport in which athletes race head-first down an ice track at speeds reaching over 80 miles per hour (130km/h). While the event can look basic at first glance, success relies heavily on highly engineered equipment and extensive wind‑tunnel testing – much like elite Olympic track cycling programmes.

Each run begins with the athlete pushing a sled (also known as a “tea tray”) explosively off the starting block, then sprinting rapidly for about 30 metres downhill. After diving on the sled, they ride the rest of the course with their head just a few inches above the ice. The sleds have no brakes, and riders wear only a thin suit and helmet for protection.

A powerful start is considered the defining component of skeleton performance. So, developing a skeleton athlete’s strength and power while refining their pushing technique is a central focus in the lead-up to competitions. The biggest of all these, the Winter Olympics, is being held in Milan and Cortina d’Ampezzo, Italy, this month. Skeleton events start on February 12.

While Britain does not tend to rank highly in Winter Olympic sports, in skeleton it has won a world-best nine Olympic medals, including three golds. Over the past ten years, my colleagues and I at the University of Bath have worked with Team GB skeleton athletes to help improve their starts, using a form of “markerless” motion capture technology.

But the applications of this technology extend far beyond the Winter Olympics. There is potential for it to replace traditional motion capture systems in the film, TV and gaming industries, and to be used in injury rehabilitation.

How motion analysis began

The origins of motion analysis can be traced back to the pioneering work of English photographer Eadweard Muybridge in the late 19th century. Muybridge developed early techniques for capturing sequences of images, including documenting equine gait.

Eadweard Muybridge developed pioneering motion capture techniques. Video: Cantor Arts Centre.

By manually annotating specific features across successive images, researchers have since been able to build a detailed picture of how a person or animal moves. But while this method was the standard for many decades, it was both time- and labour-intensive.

So, technological advances in cameras and computer processing led to the development of automated methods of motion analysis – notably, marker-based motion capture. This uses reflective markers placed on key parts of the body, which are automatically tracked by infra-red cameras as the person moves around.

In film, animation and gaming, this mean an actor’s body movements and facial expressions can be translated into to realistic CGI characters. Marker-based technology is currently the most widely used 3D motion analysis technique across the film, gaming and health sectors, with an estimated global market value of over US$300 million (£220 million).

However, this advanced technology has limitations too, including the need for specialist equipment, controlled laboratory environments, and lengthy preparation time to attach the markers. These can be problematic in sports and many other fields – particularly during live competitions and public performances.

As a result, the field of motion analysis has come almost full circle. Thanks to major advances in computer vision and artificial intelligence, biomechanists such like me are once again extracting detailed movement information directly from video images – but this time in an automated way.

The markerless motion capture systems we use rely on deep‑learning models that are trained on a huge number of images of people performing everyday activities. When applied to unseen images, the algorithms can then automatically detect the same body landmarks. By fusing multiple camera views, a simplified digital 3D skeleton can be extracted, from which the person’s movement across time can be modelled and analysed.

Video: CNN.

Analysing the optimum technique

Markerless motion capture makes it possible to unobtrusively measure athletes’ movements outside the lab, in training and even during competitions. Our recent research has demonstrated its value in many different sports, including badminton, tennis and Olympic weightlifting.

In skeleton, the unique, bent-over position at the start of each run, as the athlete sprints alongside the sled with one hand holding it, makes this form of biomechanical analysis particularly important.

Using markerless motion capture, we have explored the differing roles of an athlete’s limbs in the push-start performance, comparing these biomechanics with conventional sprinting. Importantly, we have also validated this markerless approach by comparing it with a traditional marker‑based system.

The optimum starting technique for each skeleton athlete is shaped by their physical characteristics, including factors such as relative limb lengths and flexibility. Analysing each athlete’s pushing technique, how it relates to their performance and how this evolves over time, can help give them a crucial competitive edge during this all-important first phase of each skeleton run.

Medals can be won and lost by hundredths of seconds as athletes sprint away from the starting block. In these first few seconds, we hope Britain’s athletes reap the benefit of our markerless motion capture technology.

The Conversation

Steffi Colyer receives funding via the Centre for the Analysis of Motion, Entertainment Research & Applications (CAMERA) from the UKRI’s Engineering and Physical Sciences Research Council.

ref. Winter Olympics: the new video technology that could help push Britain’s skeleton team to gold – https://theconversation.com/winter-olympics-the-new-video-technology-that-could-help-push-britains-skeleton-team-to-gold-274859

La geopolítica que se oculta tras los Juegos Olímpicos de Invierno de Milán-Cortina 2026

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Noah Eliot Vanderhoeven, PhD Candidate, Political Science, Western University

Los Juegos Olímpicos de este invierno no serán un evento deportivo internacional normal. Una nube de tensión geopolítica se cierne sobre las competiciones en Milán-Cortina, así como sobre la próxima Copa Mundial de Fútbol Masculino de la FIFA.

La tensión se intensificó tras el discurso del primer ministro Mark Carney en Davos, donde expuso su visión de un nuevo orden mundial para las potencias medias. Esto contrastó claramente con el discurso del presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, quien siguió expresando su interés en adquirir Groenlandia.

Como resultado, es probable que los Juegos Olímpicos de Invierno de 2026 perturben de manera singular el objetivo declarado por el Comité Olímpico Internacional de que el deporte una al mundo bajo una misma bandera. En lugar de silenciar el conflicto político, los Juegos podrían amplificarlo.

La política detrás de los anfitriones

La misión unificadora de los Juegos Olímpicos se sitúa en una posición incómoda, sobre todo si se tienen en cuenta debates pasados sobre la moralidad de celebrarlos en Estados represivos. Durante décadas, los críticos han argumentado que esos regímenes utilizan los Juegos para mejorar su imagen global y promover sus objetivos políticos y económicos.

Los eventos deportivos internacionales proporcionan una amplia cobertura mediática y exposición de marca. Esa atención es especialmente atractiva para quienes buscan legitimidad en la escena mundial. El acceso a una audiencia occidental brinda a estos Estados la oportunidad de “lavar su imagen” a través de una percepción cuidadosamente construida.

Los regímenes represivos han recurrido cada vez más a esta estrategia. Las investigaciones muestran que la proporción de eventos deportivos internacionales organizados por autocracias se redujo del 36 % en 1945-1988 al 15 % en 1989-2012, pero ha repuntado hasta el 37 % desde 2012.

El lavado deportivo y el acuerdo olímpico

El sportswashing, o lavado deportivo, consiste en utilizar el deporte para desviar la atención del público de conductas poco éticas. En el caso de los eventos internacionales, el objetivo suele ser mejorar la reputación del país anfitrión utilizando la inmensa popularidad del deporte para “evitar” el escrutinio relacionado con los abusos de los derechos humanos o el retroceso democrático.

El lavado deportivo también puede servir para establecer una mayor aceptación global de los regímenes represivos, especialmente cuando las instituciones occidentales aceptan su riqueza y consienten sus objetivos.

Las organizaciones deportivas internacionales también se benefician de este acuerdo. Los anfitriones autoritarios son más propensos a aceptar la construcción de costosas instalaciones deportivas de un solo uso, ya que no se enfrentan a las repercusiones que puede tener en una democracia el utilizar fondos públicos para un evento que reporta pocos beneficios a los ciudadanos.

En algunos casos, estos regímenes incluso han estado dispuestos a sobornar a funcionarios con el objetivo de obtener los votos necesarios para ganar las licitaciones para albergar estos eventos deportivos.

Del lavado deportivo al nacionalismo

A menudo existe una relación simbiótica entre los regímenes represivos y las organizaciones deportivas internacionales. Sin embargo, es poco probable que el evento de Milán-Cortina sirva para el lavado deportivo que hemos visto recientemente. En cambio, es posible que los relatos políticos de los Juegos Olímpicos de Invierno de 2026 sean más explícitamente nacionalistas.

El deporte es un poderoso vehículo para la retórica nacional. Puede reforzar la identidad social de una persona o la forma en que se percibe a sí misma en relación con los demás. Así, anima a la gente a verse como miembros de un equipo o de un país, celebrando la victoria como un éxito colectivo o interpretando la derrota como una pérdida simbólica.

El deporte también posee un fuerte simbolismo que puede ser explotado para construir una identidad de país. Por ello, esta identidad conecta con formas primitivas de ideología nacional.

Tensiones políticas de cara a Milán-Cortina

En el período previo a los Juegos Olímpicos de Invierno de 2026, una serie de conflictos geopolíticos ha intensificado las tensiones en torno al evento. Entre ellos se incluyen la invasión estadounidense de Venezuela, el deseo de Trump de anexionar tanto Groenlandia como Canadá a Estados Unidos y sus continuas disputas comerciales con quienes eran aliados tradicionales.

Ya sea por la tensión entre la Unión Europea y Estados Unidos o entre estos y Canadá, hay muchas historias que pueden reactivar la retórica nacionalista.

El campeonato de hockey sobre hielo 4-Nations Face-Off, que Canadá ganó hace un año, demostró lo rápido que se puede movilizar el nacionalismo canadiense en medio de tensas negociaciones comerciales con Estados Unidos. Cualquier partido olímpico de hockey sobre hielo entre ambos alimentará la imaginación nacional de los dos países y de sus líderes políticos.

Dinamarca y Estados Unidos también están en el mismo grupo en el torneo masculino de hockey sobre hielo, lo que significa que tendrán que enfrentarse entre sí en la fase de liguilla.

El torneo masculino de hockey sobre hielo de los Juegos Olímpicos de Invierno de 1980 en Lake Placid, Nueva York, supuso un momento crucial en la Guerra Fría. Cuando Estados Unidos, el equipo que nadie creía que podría ganar, venció a los favoritos, el Ejército Rojo de la Unión Soviética, se consideró un “milagro sobre el hielo”.

Dadas las amenazas de Trump contra Groenlandia, un territorio danés, el enfrentamiento olímpico entre los dos equipos podría servir como el propio “milagro sobre el hielo” de Dinamarca.

Un medallero propicio para la manipulación política

Más allá del hockey sobre hielo, todo apunta a que estos Juegos Olímpicos de Invierno serán fructíferos para Estados Unidos, ya que los equipos de Noruega y Rusia, que suelen ser los favoritos, están inmersos en diferentes problemas.

Noruega, líder histórico en medallas de los Juegos Olímpicos de Invierno, y tradicionalmente una potencia en los deportes nórdicos y las pruebas de esquí, se enfrenta a un enorme escándalo por haber hecho trampas en el salto de esquí. Por su parte, los atletas rusos siguen sin poder competir bajo su bandera nacional debido a la guerra en Ucrania y solo se les permite participar como atletas individuales neutrales previamente seleccionados.

Es probable que Trump le dé mucha importancia a cualquier buen resultado de Estados Unidos, comparando cualquier éxito con los de la UE y Canadá.

Durante su segundo mandato, Trump ha recibido a numerosos atletas en la Casa Blanca y ha vinculado públicamente el éxito deportivo con la fortaleza nacional. Celebró la participación estadounidense en la Ryder Cup de golf y el 4-Nations Face-Off, incluso cuando Estados Unidos fue derrotado en ambas.

Por lo tanto, el éxito de los Juegos Olímpicos de Invierno podría proporcionar capital político en un momento delicado. En medio de su ataque a Venezuela y su objetivo declarado de adquirir Groenlandia, los principales países futbolísticos y los poderosos de la UE –entre ellos Francia y Alemania– han hecho tentativas de reconsiderar su participación en la Copa Mundial Masculina de 2026, organizada en gran parte por Estados Unidos.

Pero primero, los Juegos Olímpicos de Invierno de 2026 ofrecerán una serie de enfrentamientos que servirán a los objetivos nacionalistas de Trump, Carney y los líderes de la Unión Europea.

The Conversation

Noah Eliot Vanderhoeven no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La geopolítica que se oculta tras los Juegos Olímpicos de Invierno de Milán-Cortina 2026 – https://theconversation.com/la-geopolitica-que-se-oculta-tras-los-juegos-olimpicos-de-invierno-de-milan-cortina-2026-275161