L’article L214 fête ses 50 ans : la sensibilité animale reconnue par la loi mais ignorée dans les faits

Source: The Conversation – in French – By Émilie Dardenne, Professeure des universités, Université Rennes 2

Cinquante ans après l’article L214 qui reconnaissait les animaux comme sensibles, le développement de l’élevage intensif est désormais de plus en plus facilité. Mark Stebnicki/Pexels, CC BY

Il y a cinquante ans, la loi française reconnaissait la sensibilité animale avec le désormais célèbre article L214-1 du Code rural.

Cet article a depuis été régulièrement mobilisé contre l’élevage intensif et ses dérives, car il reconnaît la nécessité pour chaque animal d’évoluer dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

Un demi-siècle plus tard, cependant, les dernières loi Duplomb et loi d’urgence agricole s’éloignent de plus en plus de l’esprit de l’article L214 en facilitant le développement de l’élevage intensif. Comment expliquer cette évolution ? La chercheuse Émilie Dardenne, autrice de Penser la condition animale, Outils critiques (Presse de Sciences Po), nous offre plusieurs clefs de réponse.


En 1976, l’article L214-1 du Code rural considérait les animaux non humains comme des êtres sensibles et établissait que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Ce principe inédit ouvrait une nouvelle ère. Toutefois, cinquante ans plus tard, on ne peut faire qu’un constat accablant : non seulement cet article n’a jamais été réellement appliqué, mais l’État s’éloigne de plus en plus de la reconnaissance de la sensibilité animale.

De la sensibilité animale en 1976 à la loi d’urgence agricole de 2026

La loi Duplomb, dont les décrets d’application ont été publiés en février 2026, a déjà relevé sensiblement les seuils à partir desquels une évaluation environnementale (une étude d’impact favorisant la prise en compte des enjeux environnementaux dans l’élaboration de projets) est requise pour les élevages : de 40 000 à 85 000 poulets, de 2 000 à 3 000 cochons, de 750 à 900 truies.

Cette loi a ceci de remarquable qu’elle encourage ce que la loi de 1976 réprouve, et ce qu’une large majorité de Françaises et des Français déclarent vouloir interdire. En effet, selon un sondage Ifop conduit en janvier 2026, 82 % sont hostiles à l’élevage intensif, qui pousse à l’extrême les densités, génère des douleurs intenses ou chroniques, sépare les petits d’avec leur mère et empêche l’expression de comportements essentiels tels que l’exploration de l’environnement ou la possibilité de se reposer dans un endroit approprié. Les bâtiments sont souvent inadaptés au changement climatique, où, sans possibilité de se mettre à l’abri, les animaux subissent des coups de chaleur mortels.

Les pratiques de l’élevage intensif s’opposent ainsi aux besoins fondamentaux des animaux et à leur bien-être, ce qui est en totale contradiction avec l’article L214. Comme le souligne l’association du même nom dans son rapport Insensibles. 1976-2026, 50 ans de mépris de la loi en élevage intensif :

« En un demi-siècle, l’élevage n’a pas seulement changé d’échelle, il a transformé les animaux. Plus productifs, plus gros, plus prolifiques. Au lieu de respecter les besoins d’êtres sensibles, la sélection génétique a poussé leurs corps aux limites du possible. »

Un poulet dit de chair « produit » aujourd’hui presque deux fois plus de viande qu’il n’en produisait en 1978. Ces poulets, notamment ceux de la variété Ross 308, ont été sélectionnés génération après génération pour avoir une croissance maximale en un minimum de temps. L’accélération est telle que leur corps ne parvient pas à suivre : leurs muscles se développent si vite que leurs os, leur cœur et leurs poumons défaillent.

Adopté en première lecture le 2 juin à l’Assemblée nationale, le projet de loi d’urgence agricole (qui sera examiné au Sénat à partir du 29 juin) va pourtant encore plus loin que la Loi Duplomb. Son article 17 habilite le gouvernement à créer un régime spécifique pour les élevages, en assouplissant les règles : relèvement des seuils réglementaires, allègement des autorisations, réduction de certaines obligations de consultation ou d’évaluation.

Sur tous ces points, il permet au gouvernement de réformer par simple ordonnance. Le texte fragilise également le travail des lanceurs d’alerte en rendant les enquêtes dans les élevages plus risquées. Derrière le terme « simplification », c’est en réalité l’expansion de l’élevage intensif que le gouvernement peut ainsi administrer directement, sans passer par le parlement. Ce faisant, le modèle agroindustriel s’impose encore davantage, et la prise en compte de la sensibilité animale devient une variable encore plus distante, malgré son inscription dans la loi de 1976.

Mais comment expliquer que le sort de centaines de millions d’êtres sensibles soit quantité négligeable ?

De l’anthropocentrisme à l’« anthroparchie »

Une première clef d’explication est sans doute à trouver du côté de l’anthropocentrisme, que l’on peut définir comme une simple propension des êtres humains à se voir comme le centre de l’univers, mais qui peut être aussi mobilisé de façon idéologique pour justifier une supériorité humaine sur le reste des êtres sensibles.

L’anthropocentrisme s’est constitué historiquement, depuis la grande chaîne des êtres d’Aristote, qui affirmait que tous les animaux non humains ont été conçus par la nature pour servir l’être humain, jusqu’aux religions monothéistes qui placent Homo sapiens au sommet des créatures terrestres.

La grande chaîne des êtres.
CC BY

L’anthropocentrisme se déploie alors sous différentes formes.

Le primatologue Frans de Waal, qui n’a cessé d’explorer dans ses travaux la richesse des émotions et des sociétés de grands singes a nommé « anthropodéni » la tendance humaine à s’octroyer certains attributs, se positionnant ainsi comme espèce spéciale, unique, niant partager avec les autres animaux des capacités émotionnelles, cognitives et comportementales comparables.

Quand l’anthropocentrisme cesse d’être un simple point de vue pour devenir une doctrine, il engendre ce que la politologue Erika Cudworth appelle une « anthroparchie » : un régime politique et un système social d’attitudes, de pratiques et d’institutions qui privilégient les êtres humains et leur permet d’exercer une souveraineté sur le reste du monde. Ce régime repose sur cinq structures imbriquées : relations de production industrialisée, domestication, politique institutionnelle, violence systémique et humanisme exclusif. C’est dans ce cadre que la Loi Duplomb et la loi d’urgence agricole de 2026 trouvent leur légitimité.

Elles la trouvent aussi dans le spécisme, qui caractérise notre société, et qui permet à l’exploitation intensive des animaux non humains de se développer sans entrave.

Le spécisme institutionnalisé

Le spécisme a été théorisé par le psychologue britannique Richard Ryder puis popularisé par le philosophe australien Peter Singer dans les années 1970. Il dénote un préjugé ou parti pris en faveur des intérêts des membres d’une espèce. La forme la plus connue et influente du spécisme est celle qui favorise les intérêts de l’espèce humaine sur les autres espèces animales.

Si l’anthropocentrisme permet sur le plan politique l’hégémonie humaine, le spécisme, lui, signale un traitement différencié fondé sur l’espèce. Autrement dit, là où l’anthropocentrisme dit « l’humain est au centre ou en surplomb de tout », le spécisme dit « traitons différemment les êtres en fonction de leur espèce », que cette espèce soit Homo sapiens ou non.

C’est le spécisme, par exemple, qui explique que des familles contemporaines intègrent des animaux non humains avec qui leurs membres entretiennent des relations privilégiées (chien et chat, en particulier), mais que, dans le même temps, les animaux dont nous nous nourrissons, comme les cochons, soient traités avec mépris et cela bien qu’ils aient des capacités cognitives et des comportements équivalents à ceux des chiens.

Comme l’écrit la philosophe Sarah Zanaz, le spécisme fait système, c’est-à-dire que l’institution permet, perpétue et légalise la maltraitance des animaux en vertu de leur non-appartenance à l’espèce humaine. L’exploitation animale et la violence exercée contre les animaux maintenus captifs dans les productions intensives ne sont pas de simples accidents administratifs : elles sont l’expression d’une cohérence systémique. Sous l’influence des filières agroindustrielles, les gouvernements successifs ont ainsi régulièrement bloqué les évolutions réglementaires et entravé la remise en cause du modèle intensif, pourtant réclamée par l’opinion publique et également appelée par des scientifiques spécialistes de bien-être animal.

L’invisibilisation du spécisme est un mécanisme central de son existence et de son déploiement continu. Les abattoirs et les élevages sont relégués loin des villes, hors de la vue des citoyennes et citoyens. Le langage lui-même participe de l’occultation : on ne « tue » pas les animaux, on préfère dire qu’on les « abat », tels des arbres. Le jargon technique présente les cochons comme vivant dans des « bâtiments d’engraissement », ils deviennent des êtres dont la seule valeur est économique et qui ont, une fois mis à mort, des « rendements de carcasse ». Les expressions courantes liées aux cochons sont d’ailleurs invariablement péjoratives (« se goinfrer comme un cochon », « vivre dans une porcherie », « avoir une tête de cochon »), ce qui entretient à leur égard un profond mépris.

Quel horizon pour les animaux non humains naissant et vivant dans les exploitations intensives ? Tant que l’anthropocentrisme idéologique et le spécisme resteront les piliers invisibles de nos institutions, aucune loi ne suffira à les protéger, eux qui, pourtant, sont sensibles, ont une vie psychique et sociale, et de ce fait, ont des intérêts à ne pas souffrir.

The Conversation

Émilie Dardenne a reçu des financements de l’Institut universitaire de France.

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El día de la revelación… nutricional: ¿qué podrían comer los extraterrestres?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

lucky vectorstudio/Shutterstock

Con el estreno de El día de la revelación, la nueva película de Steven Spielberg sobre extraterrestres, vuelve una pregunta tan vieja como la ciencia ficción: si los alienígenas llegaran a la Tierra, ¿vendrían a conquistarnos, a estudiarnos… o quizás a comer?

Conviene empezar con una advertencia. No existen pruebas científicas de que seres extraterrestres hayan visitado la Tierra, ni mucho menos datos sobre su alimentación. La NASA afirma que no hay datos que apoyen que los fenómenos anómalos no identificados (FANI) sean tecnología alienígena, y el Departamento de Defensa de Estados Unidos tampoco ha encontrado pruebas verificables de tecnología o actividad extraterrestre.

Ahora bien, “extraterrestre” significa, literalmente, “fuera de la Tierra”. En ese sentido amplio, los únicos extraterrestres cuya alimentación conocemos son, paradójicamente, humanos: astronautas que viven durante semanas o meses en el espacio. Su caso no nos dice qué comería un alienígena, pero sí recuerda que salir de la Tierra modifica la forma de alimentarse.

En microgravedad cambian el apetito, la percepción del sabor, la masa muscular, la salud ósea, la hidratación y el gasto energético. Incluso para nuestra propia especie, comer fuera del planeta exige adaptar menús, nutrientes, texturas, conservación de alimentos y control metabólico.

Por tanto, este artículo es un ejercicio completamente especulativo, pero no absurdo. La biología permite hacer preguntas razonables incluso sobre organismos imaginarios: ¿cuánto pesan? ¿Se mueven mucho? ¿Mantienen una temperatura corporal constante? ¿Respiran oxígeno? ¿Tienen cerebro grande? ¿Viven en gravedad similar a la terrestre? Con esas piezas podemos estimar no “la dieta alienígena”, sino el coste energético mínimo de un ser vivo hipotético.

De los ovnis a las calorías: lo que sí podemos calcular

La palabra “alienígena” no designa una categoría biológica. En la cultura popular aparecen seres “grises” o “reptilianos”, humanoides altos, criaturas luminosas o inteligencias mecánicas. Pero esas clasificaciones pertenecen al folclore ufológico y a la ficción, no a la zoología.

La ciencia sí tiene herramientas para estimar el metabolismo. En los animales terrestres, una orientación que se puede aplicar es que el gasto energético basal (la energía mínima que un organismo necesita en reposo para mantener funciones vitales) aumenta con la masa corporal, aunque no de forma proporcional. Un ratón consume mucha energía por cada gramo de cuerpo; un elefante, en cambio, gasta muchísimo en total, pero relativamente poco por kilo. Dicho de otra forma: cuanto más grande es un organismo, más energía necesita, pero cada kilo de su cuerpo suele ser energéticamente más “barato”.

Aplicado a un ser vivo hipotético, esto permite hacer estimaciones orientativas. Si imaginamos un organismo caliente, activo y parecido en su funcionamiento básico a un mamífero o un ave, un ser de unos 30 kilos podría necesitar cerca de 900 kilocalorías (kcal) al día solo para mantenerse en reposo. Una criatura de 70 kilos precisaría alrededor de 1 700 kcal diarias, una cifra próxima a la de un humano adulto en metabolismo basal. Y un alienígena de 150 kilos podría superar las 3 000 kcal diarias incluso antes de moverse demasiado.

La clave está en “reposo”. Esas cifras solo indican la energía mínima para sostener funciones básicas: respirar, mantener la temperatura corporal, reparar tejidos, hacer circular fluidos y conservar activo el sistema nervioso. A eso habría que añadir locomoción, estrés, reproducción, termorregulación, digestión, actividad cerebral y cualquier comportamiento propio de un visitante interplanetario.

Un alienígena que caminara, corriera, excavara, volara o atravesara medio planeta para abducir vacas necesitaría bastante más energía que la estimada por su metabolismo basal. En ese caso, la pregunta ya no sería solo cuánto pesa, sino qué hace, cómo se mueve y cuánta energía le cuesta existir en nuestro ambiente.

Grises, reptilianos y humanoides: una bioenergética imaginaria

Tomemos tres figuras clásicas de la imaginación extraterrestre.

  • El “gris” pequeño, de cuerpo delgado, cabeza grande y aparente baja musculatura, podría pesar entre 25 y 40 kg. Si fuera un organismo caliente, activo y con cerebro voluminoso, su gasto basal estaría entre 800 y 1 100 kcal diarias. Sin embargo, un cerebro grande es caro: en humanos, consume alrededor de una quinta parte de la energía en reposo. Si los grises fueran seres hiperencefalizados, su dieta tendría que ser energética y constante, salvo que hubieran desarrollado una biología muy eficiente o apoyo tecnológico.

  • El “reptiliano” plantea otro problema. Si realmente fuera reptiliano en el sentido fisiológico, quizá sería ectotermo: no gastaría tanta energía en mantener una temperatura interna constante. En ese caso, un ser de 100 kg podría necesitar menos comida diaria que un mamífero de igual tamaño, siempre que viviera en un ambiente térmicamente favorable. Pero si fuera un depredador inteligente, bípedo, musculoso y activo, su gasto podría subir a niveles comparables o superiores a los humanos. Un reptiliano de 150 kg endotermo quizá necesitaría 3 000 kcal diarias en reposo, y bastante más si realiza actividad física.

  • El humanoide alto, de 80 a 100 kg, sería el caso más fácil de imaginar. Si su fisiología resultara similar a la humana, precisaría entre 1 900 y 2 300 kcal diarias en reposo, y entre 2 500 y 4 000 con actividad. En una visita espacial, además, habría que considerar trajes, naves, gravedad distinta, microbiota, hidratación y adaptación al estrés.

Una cuarta posibilidad es la entidad postbiológica: inteligencia artificial, organismo híbrido o cuerpo sintético. Ahí la “alimentación” ya no serían proteínas, grasas o carbohidratos, sino electricidad, calor, combustible químico o energía nuclear. Un robot alienígena no comería paella: recargaría baterías.

¿Qué podrían comer en la Tierra?

Si un visitante extraterrestre estuviera basado en carbono, agua y química parecida a la terrestre, nuestro planeta sería un buffet peligroso. Hay agua líquida, sales, carbono orgánico, azúcares, grasas, aminoácidos y minerales, pero también toxinas, patógenos, alérgenos y moléculas incompatibles.

La Tierra no sería necesariamente comestible para ellos. Una proteína terrestre podría no servirles si usaran aminoácidos distintos. Nuestros azúcares podrían resultar inútiles si su metabolismo empleara otras formas quirales (versiones especulares de las muestras). Nuestras bacterias podrían no infectarlos… o podrían resultar devastadoras.

Esta última posibilidad ya fue desarrollada por H.G. Wells en su novela La Guerra de los Mundos (1898): los marcianos no son derrotados por las armas humanas, sino por los microorganismos terrestres, frente a los que no tienen defensas evolutivas. La novela convierte así la incompatibilidad biológica en el verdadero límite de la invasión.

En astrobiología se suele pensar que la vida necesita una fuente de energía, un medio líquido y elementos químicos adecuados. Pero eso no implica que todos los seres vivos del universo puedan compartir menú. En la Tierra, un koala vive casi condenado al eucalipto y una vaca necesita a su microbiota para digerir celulosa. La dieta no es solo energía: es bioquímica, microbioma y evolución.

Por eso, si vinieran, quizá no buscarían “comida” humana, sino materias primas: agua, nitrógeno, fósforo, hierro, sales, lípidos, biomasa microbiana o moléculas orgánicas simples. La vieja imagen de alienígenas robando ganado podría reinterpretarse, especulativamente, no como maldad cósmica, sino como muestreo nutricional. Poco tranquilizador para las vacas, en todo caso.

La nutrición extraterrestre como espejo de la nuestra

Este juego especulativo recuerda que la nutrición no es una lista de alimentos, sino una ciencia del intercambio energético entre un organismo y su ambiente. Comer es resolver un problema físico: obtener energía, construir tejidos, eliminar residuos y no intoxicarse.

En humanos, los dietistas-nutricionistas son importantes porque traducen esa ciencia en salud: ajustan energía, proteínas, micronutrientes, hidratación y hábitos a personas concretas. No ingerimos “calorías” en abstracto, sino que comemos dentro de una cultura, una microbiota, una enfermedad, una edad, un presupuesto y una biografía.

Si algún día contactáramos con seres biológicos no terrestres, no solo serían necesarias profesiones como la diplomacia, la lingüística o la ingeniería. También harían falta expertos capaces de preguntar qué moléculas toleran, qué energía necesitan, qué les intoxica, qué microorganismos transportan y qué recursos terrestres podrían usar sin destruir ecosistemas: los nutricionistas de alienígenas.

Porque, pensándolo bien, si alguna vez los ET llegaran a nuestro mundo, a lo mejor no vendrían a llevarse cosas, conquistarnos o revelar secretos cósmicos. Tal vez vendrían, simplemente, a comer mejor. Pero si de verdad quisieran entender nuestra nutrición, tendrían que aprender una última lección terrestre: aquí comer no es solo ingerir energía, es compartir tiempo.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El día de la revelación… nutricional: ¿qué podrían comer los extraterrestres? – https://theconversation.com/el-dia-de-la-revelacion-nutricional-que-podrian-comer-los-extraterrestres-283623

El rompecabezas numérico de la Sagrada Familia y el alma matemática del templo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sergi Muria Maldonado, Professor de Didàctica de les Matemàtiques, Universitat de Barcelona

Vista de las columnas del interior del templo, que finalmente se ramifican en múltiples brazos que imitan a los árboles de la naturaleza. David Herraez Calzada/Shutterstock

Este año, 2026, se cumple el centenario de la muerte de Antoni Gaudí, el arquitecto de la basílica de la Sagrada Familia. La belleza de este templo, ya de por sí extraordinaria, se vuelve aún más profunda cuando uno descubre los cálculos numéricos que se esconden tras sus formas.

Es como si la armonía visual del conjunto adquiriera una nueva dimensión al contemplar los principios matemáticos que sustentan su estructura, dotándola de funcionalidad, equilibrio y coherencia.

Sin duda, la persona que más a fondo ha estudiado las matemáticas de la Sagrada Familia ha sido Claudi Alsina i Català, quien cursó sus estudios iniciales en esta especialidad en la Universidad de Barcelona y supervisó la tesis doctoral del actual arquitecto director de las obras del templo, Jordi Faulí.

En sus memorias, Alsina afirma:

Todo el mundo se había preguntado si en el diseño del Templo de la Sagrada Família existía un módulo y un sistema de proporciones que guiara todas las relaciones métricas de la obra. (…) Un sábado por la tarde, sentado en mi escritorio en casa, con todos los datos y documentos sobre este misterioso sistema proporcional, si es que existía…, lo descubrí. El módulo de 7,5 metros y las relaciones entre los divisores de 12 (1:4, 1:3, 1:2, 3:4, 2:3, 1) parecían explicar muchas cosas.

El número 12, un elemento central

No es de extrañar que el número 12 desempeñe un papel destacado en la estructura del templo. Gaudí concibió la Sagrada Familia como una síntesis de arquitectura y simbolismo religioso, y el 12 es un número con una fuerte presencia bíblica: los 12 hijos de Jacob, las 12 tribus de Israel, los 12 apóstoles o la corona de 12 estrellas del Libro del Apocalipsis son solo algunos ejemplos.

Pero su interés no es solo simbólico. Desde un punto de vista matemático, el 12 es un número especialmente adecuado para establecer proporciones, ya que tiene muchos divisores. De hecho, son las relaciones entre estos divisores las que, según Alsina, explican gran parte del sistema proporcional de la basílica.

Con estos antecedentes simbólicos y matemáticos, el vínculo entre los elementos estructurales del templo y el número 12 no debería sorprender.

El módulo de 7,5 metros

Basándonos en las palabras de Alsina, les invitamos a realizar una breve visita con una perspectiva matemática de la Sagrada Familia.

Las dimensiones del templo están vinculadas al número 12 y al módulo de 7,5 metros. Su longitud es de 90 m (7,5 x 12), la anchura es de 60 metros (7,5 x 8) y la anchura de la nave principal es de 45 m (7,5 x 6).

En cuanto a las alturas, la bóveda más alta es la del ábside, con 75 m (7,5 × 10); seguida de la bóveda del crucero, con 60 m (7,5 × 8); 45 metros para la bóveda de la nave (7,5 × 6); 30 metros para la nave lateral (7,5 × 4) y 15 metros para el coro (7,5 × 2).

En armonía con la montaña de Montjuïc

La Torre de Jesús es la torre central y más alta del templo, con 172,5 m (7,5 x 23), en armonía con la altura del monte de Montjuïc. Está coronada por una cruz de cuatro brazos de 17 metros de altura y 13,5 metros de ancho. Alrededor de esta se encuentran las cuatro torres de los Evangelistas, que alcanzan una altura de 135 m (7,5 x 18).

Estrella de la Sagrada Familia coronando la Torre de María.
Estrella de la Sagrada Familia coronando la Torre de María.
Por Canaan., CC BY

La Torre de María, de 138 m, es la segunda más alta de la basílica. Está coronada por una estrella de 12 puntas, que descansa sobre tres brazos de soporte. Esta estrella tiene un diámetro de 7,5 m y está formada por un dodecaedro regular, en cada una de cuyas caras se alzan puntas pentagonales en forma de pirámide. Los reflejos de la luz del día y la iluminación nocturna interior confieren a esta estrella una belleza única.

Poliedros en las torres

Los poliedros también están muy presentes en las torres de la Sagrada Familia. Las cuatro torres de la fachada de la Gloria culminan en dodecaedros, las cuatro torres de la fachada de la Natividad culminan en octaedros irregulares truncados y las cuatro torres de la fachada de la Pasión culminan en cubos truncados.

En las 12 torres, un pináculo se eleva por encima de estos poliedros. Las dedicadas a los evangelistas culminan en icosaedros regulares que contienen focos que iluminan la gran cruz que preside la torre de Jesús. Justo encima de cada icosaedro hay una escultura con la representación simbólica del evangelista. Hay numerosos poliedros estrellados en el templo, especialmente en la fachada de la Natividad.

Torres de la fachada de la Natividad, coronadas por octaedros.
Yura Tarasovskyy/Shutterstock

¡No son columnas, es un bosque!

Por otro lado, los arcos catenarios están presentes en el templo como elementos estructurales principales, ya que son una forma muy eficaz de transmitir cargas al suelo sin necesidad de otros elementos de soporte. Se integran en el sistema de columnas inclinadas que sostienen las bóvedas de las naves interiores, en las propias bóvedas y techos, y en la Fachada de la Natividad.

En el interior de la Sagrada Familia se pueden encontrar cuatro tipos diferentes de columnas. Todas ellas se denominan columnas de torsión de doble hélice, tienen una base poligonal en forma de estrella redondeada y se generan por la intersección de dos columnas de Salomón opuestas. Por encima de cada una hay un nudo del que emergen diferentes ramas, similares a las de un árbol, que sostienen de manera muy eficiente las torres y el techo del templo.

Las claraboyas del techo son también hiperboloides de una sola lámina. Al estar formadas por líneas rectas su construcción es más fácil y optimiza la captación y proyección de la luz.

El simbolismo de dos números: 7 y 33

Otros números ocultos en el templo son profundamente simbólicos. Por ejemplo, el baldaquín sobre el altar mayor, que es un heptágono regular de 5 metros de diámetro, cuyos siete lados simbolizan los siete dones del Espíritu Santo.

En la Fachada de la Pasión hay un cuadrado numérico en el que todas las filas, columnas y diagonales suman 33, con evidentes connotaciones religiosas. Parece estar inspirado en el cuadrado mágico que aparece en el cuadro Melancolía, de Alberto Durero.

Montaje de _Melencolia I_, de Alberto Durero, donde se puede ver una cuadrícula numérica en la esquina superior derecha y del cuadrado mágico diseñado por el escultor Josep Maria Subirachs.
A la derecha, Melencolia I, de Alberto Durero, donde se puede ver una cuadrícula numérica en la esquina superior derecha. A la izquierda, el cuadrado mágico diseñado por el escultor Josep Maria Subirachs.
Wikimedia Commons/jordi domènech, CC BY-SA

La percepción de las matemáticas que hay detrás del Templo de la Sagrada Familia lo hace aún más bello e inspira una mayor admiración por el genio de Antoni Gaudí.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. El rompecabezas numérico de la Sagrada Familia y el alma matemática del templo – https://theconversation.com/el-rompecabezas-numerico-de-la-sagrada-familia-y-el-alma-matematica-del-templo-284845

La agricultura bajo el punto de mira de la geopolítica mundial

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Rigal, Doctorando Industrial en Biotecnología, Universidad Pública de Navarra

KarlosWest/Shutterstock

La agricultura moderna se encuentra en un punto de estancamiento. La necesidad imperiosa de incrementar los rendimientos para alimentar a una población creciente, sin comprometer la capacidad de las futuras generaciones para satisfacer sus propias necesidades, se suma a una serie de factores que dificultan alcanzar este objetivo. Una creciente volatilidad en el ámbito económico, geopolítico y ambiental esta modulando las necesidades del agricultor, empujándole a buscar alternativas disponibles y rentables. En este contexto, el agricultor se encuentra atrapado entre varias fuerzas: la necesidad de mantener rendimientos competitivos y obtener unos incrementos productivos sostenibles con el medio ambiente mientras se enfrenta a un aumento de costes impredecibles y tornadizos.

Los insumos agrícolas clásicos, los fertilizantes minerales y de síntesis, representan uno de los puntos delicados a tratar. Existen dos prismas decisivos, la ubicación de este tipo de yacimientos y los procesos de síntesis vinculados con recursos estratégicos. Por eso, dos de las grandes preguntas que debemos hacernos son: ¿de dónde vienen los fertilizantes más comunes? ¿Y qué vinculación tienen con una situación geopolítica cambiante?




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La geopolítica como modulador de los recursos agrícolas

La urea, uno de los fertilizantes más utilizados a nivel mundial, se ha convertido en el ejemplo más claro de cómo un evento geopolítico puede impactar directamente la rentabilidad del campo.

Este compuesto se fabrica industrialmente a partir de amoníaco y dióxido de carbono, mediante una reacción química a alta presión y temperatura que transforma ambos compuestos en un fertilizante. Su elaboración está directamente vinculada al gas natural, ya que este es la principal materia prima para producir amoníaco, “su componente base”, a través de un proceso llamado Haber-Bosch. Debido a la vinculación con este recurso tan estratégico, los precios de esta materia prima son tan volátiles.

El conflicto en Ucrania, las restricciones impuestas por los distintos países implicados y la fragmentación del comercio internacional provocaron su encarecimiento. Tras el inicio de la guerra en febrero de 2022, los precios globales de los fertilizantes experimentaron un notable encarecimiento en los primeros meses del año.




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La crisis del estrecho de Ormuz también disparó el precio de la urea al interrumpir una ruta estratégica para el comercio global de fertilizantes . Según declaraciones del director de la Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura (FAO), el impacto generado por el conflicto se tradujo en un aumento de los precios de la urea granulada procedente de Oriente Medio de casi un 20 % en una semana. A mediados de abril, los precios de la urea habían subido un 52 % en Estados Unidos y un 60 % en Brasil.

Se calcula que se han retrasado entre 1,5 y 3 millones de toneladas de comercio de fertilizantes al mes, lo que pone en peligro la productividad agrícola a nivel global.




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El fósforo, otro fertilizante estratégico

Aunque el fósforo suele recibir menos atención mediática que el nitrógeno, se trata de otro de los fertilizantes estratégicos más expuestos a la inestabilidad geopolítica. A diferencia del nitrógeno, que puede sintetizarse industrialmente a partir de gas natural, el fósforo depende mayoritariamente de la extracción minera de compuestos como la roca fosfórica, un recurso finito cuya producción y reservas están altamente concentradas en unos pocos países, especialmente Marruecos, China y Estados Unidos.

Reportes de la FAO indican que la crisis en el Estrecho de Ormuz ha tensionado el comercio mundial de fertilizantes, elevando los costes energéticos y de transporte, presionando al alza los precios de insumos como la roca fosfórica. En el primer trimestre de 2026 se experimentaron subidas de entorno al 6 % en fertilizantes fosfatados ampliamente utilizados como el DAP (fosfato diamónico) y el MAP (fosfato monoamónico), trasladándose hacia el usuario final, el agricultor.

Estos dos ejemplos, denotan la elevada vulnerabilidad del sistema agrícola debido a la estrecha vinculación con factores ajenos al campo. En los últimos años, alternativas a estos productos han ido tomando más protagonismo en el mercado de los fertilizantes, no solo por tener un carácter más limpio y ser impulsado por normativas verdes, sino por su naturaleza productiva y su vinculación a un mercado más local.




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Una alternativa para el agricultor

En este escenario, los biofertilizantes se están consolidando como una alternativa especialmente atractiva no solo por su eficacia agronómica, sino por su menor dependencia de recursos estratégicos globales y su mayor integración en circuitos productivos locales. A diferencia de los fertilizantes minerales convencionales, cuya producción depende de materias primas concentradas en pocos países y de cadenas de suministro altamente expuestas a la volatilidad geopolítica, los biofertilizantes se basan en recursos biológicos renovables y procesos de producción más descentralizados.

Esto permite reducir la exposición a crisis internacionales de materias primas como el gas natural o la roca fosfórica, y al mismo tiempo favorece el desarrollo de industrias locales más resilientes y cercanas al agricultor. El valor de estos biofertilizantes, por lo tanto, no radica únicamente en mejorar la eficiencia del uso de nutrientes o la salud del suelo, sino también en ofrecer una mayor autonomía estratégica al sistema agrícola frente a un entorno global cada vez más incierto.

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Francisco Rigal Actualmente se encuentra haciendo un doctorado industrial habiendo recibido financiación a través de la Convocatoria DIN.

Miren Edurne Baroja Fernández es Investigadora Científica del CSIC y recibe financiación pública para la realización de sus trabajos de investigación en el área de la bioestimulación.

– ref. La agricultura bajo el punto de mira de la geopolítica mundial – https://theconversation.com/la-agricultura-bajo-el-punto-de-mira-de-la-geopolitica-mundial-283235

Ni ‘Los Supersónicos’ ni ‘El quinto elemento’: así será la movilidad área en las ciudades

Source: The Conversation – (in Spanish) – By C. Alejandro Di Bernardi, Profesor Máster en Gestión de Sistemas Aeronáuticos, Universidad Politécnica de Madrid (UPM); Universidad Nacional de la Plata

El CityAirbus es un vehículo de aterrizaje vertical diseñado para el transporte urbano. Wikimedia Commons., CC BY

El crecimiento demográfico, la congestión del tráfico y la necesidad de sistemas de transporte más eficientes y sostenibles están impulsando un cambio de paradigma. La movilidad aérea urbana (o UAM, siglas de Urban Air Mobility) propone agregar una nueva dimensión al transporte en las ciudades inteligentes del futuro: el espacio aéreo a baja altura.

Lejos de pertenecer al terreno de la ciencia ficción, esta idea comenzó a consolidarse y a tomar fuerza después de la pandemia de covid-19, en 2020, como una de las transformaciones más disruptivas del sistema de transporte moderno.

Imagen de la serie Los Supersónicos –The Jetsons en inglés–.
Hanna Barbera.

Naves de aterrizaje vertical

El desarrollo de aeronaves eléctricas de despegue y aterrizaje vertical –conocidas como eVTOL (electric Vertical Take-Off and Landing)–, junto con avances en el internet de las cosas (IoT), automatización, inteligencia artificial, ciencia de datos, conectividad y almacenamiento energético, está acelerando la posibilidad de transportar, de otra manera, a pasajeros y carga dentro de las ciudades mediante corredores aéreos urbanos dedicados a tal fin.

A diferencia de los helicópteros tradicionales, los eVTOL buscan ofrecer menores impactos acústicos y costos operativos sensiblemente más bajos. Diferentes empresas ya desarrollan prototipos tecnológicos orientados tanto al transporte de pasajeros como a logística urbana, servicios de emergencia y seguridad.

Paralelamente, organismos internacionales de referencia como la Federal Aviation Administration (FAA) estadounidense, la European Aviation Safety Authority (EASA) y la Organización de Aviación Civil Internacional (OACI) avanzan en marcos regulatorios y conceptuales para integrar estas operaciones en entornos urbanos complejos.

Adaptar la planificación urbana

La incorporación de transporte aéreo en las ciudades obligará a repensar infraestructura, conectividad, diseño urbano y gestión del espacio aéreo, con una planificación integral que permita la circulación de distintos tipos de vehículos.

Uno de los cambios más visibles será la aparición de los vertipuertos (similares a los helipuertos), que funcionarán como puntos de despegue, aterrizaje, carga eléctrica y transferencia de pasajeros o carga.

Estas nuevas infraestructras podrían integrarse a terrazas de edificios, centros logísticos, intercambiadores multimodales o zonas estratégicas de la ciudad, ya sean de interés comercial o financiero.

Imagen ilustrativa de una red de vertipuertos en Milán.
GTAA – UNLP.

Mientras, la planificación urbana, de la mano con las autoridades aeronáuticas, deberá contemplar nuevos corredores aéreos de baja altitud en sus códigos urbanos de uso de suelos. En este sentido, la movilidad aérea urbana camina hacia un ecosistema tridimensional donde los modos de transporte tradicional convivirán con drones, eVTOL, helicópteros y aeronaves convencionales. Esto requerirá sistemas avanzados de gestión de tráfico aéreo urbano, integración digital y altos niveles de automatización.

Conectividad y sostenibilidad

Por supuesto, esta innovación no reemplazará a los sistemas de transporte terrestre, sino que los complementará. Los futuros vertipuertos se conectarán, según el caso, con aeropuertos, estaciones ferroviarias, subterráneos y terminales de buses, generando ecosistemas de movilidad más integrados y dinámicos. El objetivo final será reducir tiempos de desplazamiento y mejorar conectividad urbana.

La sostenibilidad es otro de sus puntos clave. Gran parte de los desarrollos actuales se orientan hacia aeronaves eléctricas o híbridas que buscan reducir emisiones y dependencia de combustibles fósiles. Sin embargo, el verdadero impacto ambiental dependerá de múltiples factores: el origen de la generación eléctrica, la cantidad de operaciones, la infraestructura requerida y la gestión del ruido urbano.

Como parte importante de la ecuación, la aceptación social será probablemente uno de los mayores desafíos para su implementación masiva.

La ciencia ficción se materializa

En este contexto, la regulación jugará un papel central. Organismos como la FAA y la EASA ya desarrollan acuerdos vinculados a certificación de aeronaves eVTOL, integración operacional y seguridad y desarrollo de infraestructura.

Por su parte, la OACI comenzó, no hace mucho, a incorporar la movilidad aérea avanzada (AAM) dentro de sus discusiones estratégicas sobre el futuro del transporte aéreo. No se trata únicamente de aprobar nuevas aeronaves, sino de construir un ecosistema operacional completamente nuevo.

Su desarrollo todavía enfrenta enormes desafíos tecnológicos, regulatorios y sociales. Hoy tenemos más preguntas que respuestas. Sin embargo, la historia de la aviación demuestra que muchas de las ideas que alguna vez parecieron imposibles terminaron transformando la vida de las personas.

Tal vez el mejor espejo donde mirarnos hoy sean Los Supersónicos, aquella serie animada de los años 1960 que imaginaba ciudades verticales, videollamadas, educación a distancia, relojes inteligentes, hogares automatizados, robots domésticos y vehículos voladores mucho antes de que existieran.

Como decía Eric Hoffer, “la mejor manera de predecir el futuro es crearlo”. Y quizás eso sea precisamente lo que estamos comenzando a hacer.

The Conversation

C. Alejandro Di Bernardi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Ni ‘Los Supersónicos’ ni ‘El quinto elemento’: así será la movilidad área en las ciudades – https://theconversation.com/ni-los-supersonicos-ni-el-quinto-elemento-asi-sera-la-movilidad-area-en-las-ciudades-284047

Tenemos que hablar más de la postmenopausia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Susana P. Gaytan, Profesora Titular de Fisiología, Universidad de Sevilla

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Históricamente, las investigaciones sobre el bienestar y la calidad de vida de las mujeres han sido muy minoritarias. Como consecuencia de esta escasez de estudios, la información que nos llegaba a las mujeres sobre nuestra salud era sesgada o, directamente, falsa.

Detectar un infarto en mujeres

El uso de estudios clínicos realizados sin perspectiva de género nos ha llevado a conclusiones erróneas. Ya es un clásico el problema en la identificación del infarto en mujeres. Entre nosotras no es habitual el fuerte dolor en el brazo izquierdo de los hombres y, por ese motivo, muchas veces pasaba desapercibido.

Identificar bien la enfermedad es importante, pero la salud no se limita a eso. Estar sanas implica también mantener unos niveles adecuados de confort. Lo que sucede en una etapa vital concreta puede ser “frecuente”, pero si nos duele o molesta no tenemos que aceptarlo como “normal”.

Los cambios específicos que experimenta el cuerpo de las mujeres precisan de estudios concretos, revisando todas las fases de su biografía. El problema es que, a partir de cierta edad, la invisibilización de las mujeres se intensifica.

Teniendo en cuenta que, para 2030, la población mundial de mujeres menopáusicas alcanzará los 1 200 millones, es indiscutible la urgencia de informar sobre el tema. Todas deberíamos poder transitar por esta etapa sin estigmas, con salud y seguridad. Sobre todo teniendo en cuenta que muchas mujeres vamos a pasar al menos un tercio de nuestras vidas en la postmenopausia, que implica cambios importantes en nuestros cuerpos. De ahí que sean indispensables los avances en el conocimiento de la fisiología de las mujeres que alcanzamos el climaterio.

Equilibrio emocional y físico

No existe una única forma “correcta” de vivir la menopausia. Sin embargo, todas tenemos derecho a vivirla con un bienestar adecuado disfrutando de equilibrio emocional y físico. Para hacerlo posible, es preciso tener acceso a todos los datos disponibles que nos permitan decidir sobre nuestro propio cuerpo. Una menopausia saludable no significa que todo siga igual: el cuerpo experimenta cambios, pero estos deben ser manejables.

Ante preguntas como si tenemos opciones cuando se presenta un problema en nuestros huesos, o si podemos reaccionar frente a las enfermedades cardiovasculares y las alteraciones metabólicas, la respuesta corta es sí.

Existen terapias, pero no todo se reduce a “medicalizar” la fisiología femenina. El climaterio conlleva cambios endocrinos evidentes que requieren ajustes. El principal de estos cambios es el nivel de hormonas sexuales femeninas (sobre todo de estrógenos), absolutamente normal. Con algunas adaptaciones en la dieta, el ejercicio o los cuidados de la salud emocional se puede disfrutar de una vida plena.

Por ejemplo, realizar ejercicio aeróbico regula con eficacia la salud cardíaca, la presión arterial y otras variables de la salud coronaria. Además, practicar un deporte de manera regular tiene efectos positivos probados sobre la salud mental de las mujeres ENLACE.

En cuanto a la alimentación, la dieta mediterránea, en especial el consumo de verduras frescas y legumbres, ayuda a mantener un peso adecuado y unas arterias sanas.

Alimentación y microbiota en la menopausia

Una buena alimentación también contribuye a paliar los efectos de los cambios hormonales en el sistema digestivo, que en la menopausia se asocian con menos diversidad y riqueza de la microbiota intestinal.

Cuidar la microbiota también ayuda a evitar la pérdida de salud ósea, la osteoporosis, que no solo depende del calcio, sino también de los cambios en los microorganismos que pueblan nuestro intestino.

A esto se suma que, en la menopausia, las mujeres suelen notar habitualmente una pérdida de la calidad del sueño. Se necesitan más estudios para determinar con claridad la causa.

Aunque existen opciones de tratamiento farmacológicas y no farmacológicas seguras y eficaces para tratar estos trastornos, la dieta vuelve a ser relevante como medida preventiva. Hay datos que demuestran que el aumento de peso se corresponde con un mayor riesgo de problemas a la hora de dormir.

En definitiva, una menopausia con bienestar no debe ser una excepción, sino una posibilidad real para todas nosotras. En las mujeres mayores, al llegar a esta etapa se fortalecen muchas destrezas intelectuales y tenemos una perspectiva vital más equilibrada. Y eso, no cabe duda, es digno de celebrar.

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Susana P. Gaytan no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Tenemos que hablar más de la postmenopausia – https://theconversation.com/tenemos-que-hablar-mas-de-la-postmenopausia-280824

Aprender dialogando: ventajas de evaluar con exámenes orales grupales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mª Pilar Rodrigo Moriche, Prof. Ayudante Doctor del departamento de Pedagogía – Directora Escuela UAM de Animación, Universidad Autónoma de Madrid

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En plena era de la inteligencia artificial y las pedagogías activas, los exámenes orales grupales están reapareciendo como una alternativa eficaz para evaluar lo que de verdad importa: pensar, dialogar y construir conocimiento en común.

No pretenden sustituir por completo a los exámenes escritos, sino reconocer que ciertos aprendizajes –los más ligados a la comprensión profunda, al análisis crítico y a la competencia social– se expresan mejor en el contexto de una interacción con iguales.

La vuelta del examen oral está reabriendo un debate necesario. No se trata solo de recuperar una práctica tradicional, sino de explorar formatos que permitan una evaluación más auténtica, dialogada y conectada con la naturaleza social de los aprendizajes. Sobre todo si entendemos que el conocimiento no se construye en soledad: se negocia, se discute, y se elabora en relación con otros.

Por qué grupal

Escuchar a los estudiantes, en lugar de leer sus escritos a posteriori, tiene limitaciones evidentes en términos de tiempo y logística, pero pueden resolverse con formatos breves, grupos reducidos y criterios transparentes. Y a cambio, lo que aporta el examen oral grupal es difícil de replicar de otra manera: permite observar cómo se construye el conocimiento entre muchos.

Este formato es especialmente adecuado para valorar comprensión, aplicación y razonamiento, siempre que se cuiden criterios y condiciones de equidad.

También puede favorecer la colaboración y el pensamiento crítico, y reducir parte de la ansiedad asociada al “cara a cara” individual. El grupo se convierte, así, en un espacio que potencia y sostiene, en lugar de amenazar o jerarquizar.

Teoría del grupo operativo

Desde la perspectiva del “grupo operativo” desarrollada por el psiquiatra argentino de origen suizo Enrique Pichon Riviére, el grupo no es solo un conjunto de personas: orientado a una tarea, emergen roles y dinámicas que pueden facilitar el aprendizaje.

En este marco, una tarea no es únicamente hablar del temario (tarea explícita), sino también mantener las condiciones para pensar en conjunto (tarea implícita). Es decir, distribuir la palabra, tolerar la duda, gestionar la tensión y volver al problema cuando el grupo se dispersa.

Durante ese proceso emergen roles que influyen directamente en el aprendizaje: quién impulsa y organiza, quién pregunta y confronta, quién sintetiza, quién monopoliza o incluso quién –sin querer– bloquea el avance.

Esto hace que sea posible evaluar, simultáneamente, el dominio conceptual de cada estudiante y cómo contribuye o dificulta que el grupo aprenda con escucha, argumentación, regulación emocional y responsabilidad. No como habilidades blandas superficiales, sino como condiciones reales y necesarias para producir conocimiento colectivo.

Más humano y más fiel

No se trata de un regreso al pasado como reacción a la tecnología, sino de recuperar lo que aporta este formato para evaluar a los estudiantes de una manera más fiel. Un examen oral grupal permite valorar aspectos que no se recogen en pruebas estandarizadas: la argumentación, la escucha activa o la construcción de sentido, por ejemplo, de manera que se puede analizar mejor el grado de conocimiento de un contenido determinado. Analizar, evaluar y crear son capacidades cognitivas de orden superior.

Si, además, se plantea conectando lo que el alumnado aprende con su realidad cotidiana, la evaluación resulta todavía más auténtica.

Por ejemplo, en la formación inicial del profesorado, el examen puede comenzar con una breve simulación de claustro: “El equipo docente de un centro público debate cómo reorganizar los apoyos y desdobles tras detectar dificultades de convivencia en un grupo de 5º de primaria. ¿Qué información necesitaríais para tomar una decisión fundamentada? ¿Qué alternativas propondríais y cómo justificaríais vuestra postura desde los marcos conceptuales trabajados en la asignatura?”

Situaciones de este tipo permiten que la discusión sea más auténtica, que emerja un razonamiento situado y que el alumnado movilice el conocimiento profesional de manera significativa.

Del producto al proceso

La prueba oral así planteada permite desplazar el foco del producto al proceso. Ayuda a chicos y chicas a comprender cómo se aprende, cómo progresan y cómo pueden [transferir ese conocimiento a nuevos contextos]. Se trata de evaluar para dar a los propios estudiantes mayor capacidad de mejora y para que lo que aprenden no sea puntual, sino que los efectos perduren y sean transferibles.

Aunque gran parte de las investigaciones sobre el examen oral grupal se han desarrollado en educación superior, pueden plantearse también para fortalecer la autonomía progresiva del alumnado en etapas de primaria y secundaria.

Pero ¿cómo diseñarlo para que sea justo, fiable, inclusivo y realmente conectado con los desafíos educativos contemporáneos?

Cómo diseñar un examen oral grupal

Para que el examen oral grupal pueda aplicarse en contextos educativos diversos, manteniendo la exigencia académica sin que se dispare la carga docente, proponemos que se realice en grupos reducidos de cinco o seis estudiantes, con una duración aproximada de veinte a veinticinco minutos. La prueba comienza con la presentación de un caso, una pregunta generadora o un breve dilema relacionado con los contenidos trabajados en la asignatura.

Tras uno o dos minutos de lectura silenciosa y reflexión individual –que permiten garantizar la responsabilidad personal–, el grupo inicia una discusión estructurada en torno al problema planteado.

Durante este intercambio se observa no solo lo que los estudiantes saben, sino cómo negocian, argumentan, se escuchan y reconstruyen el conocimiento en interacción, elementos que la investigación señala como clave en la evaluación oral y en el aprendizaje social.

La discusión grupal es seguida de un breve turno de preguntas individuales dirigidas por la persona docente, que permiten verificar de manera inequívoca la comprensión y el dominio conceptual de cada participante. La prueba concluye con una síntesis conjunta en la que el grupo recoge sus conclusiones y decisiones finales.

Qué se evalúa en un examen oral en grupo

El examen integra criterios individuales y grupales. En la dimensión individual se valora la precisión conceptual, la capacidad para aplicar los contenidos a situaciones reales, la coherencia de los argumentos y la calidad de las aportaciones. También se observa la participación sostenida y la responsabilidad en el proceso.

En la dimensión grupal se evalúa la calidad del diálogo: cómo se distribuye la palabra, cómo se mantiene el foco en la tarea, la capacidad de escucha, la integración de perspectivas diversas y el modo en que el grupo consigue construir una respuesta común.

Esta mirada conjunta permite identificar tanto los roles que impulsan el trabajo –como el líder o el mediador– como aquellos que, sin pretenderlo, lo dificultan o desvían –como el saboteador o el chivo expiatorio–.

Durante el examen no se corrige al alumnado de forma directa, pero sí se realizan intervenciones discretas para redistribuir la palabra, recentrar el foco o moderar un monopolio involuntario. Al finalizar, se nombran como funciones grupales (y no como rasgos individuales) para que el alumnado comprenda su impacto en el proceso y pueda ajustarlos en futuras actividades.

De este modo, la retroalimentación combina una breve devolución oral e inmediata al grupo, centrada en la dinámica y en criterios observables, con una retroalimentación individual posterior y más detallada, que permite profundizar sin exponer a nadie y asegura una evaluación más justa y formativa.

Para garantizar la equidad, es importante publicar la rúbrica y los criterios desde el inicio del curso, realizar simulacros de examen oral grupal en sesiones breves, incluir preguntas individuales obligatorias, y cerrar la actividad con una autoevaluación y coevaluación que permita revisar tanto el desempeño individual como la dinámica del grupo.

Entrenamiento previo

El formato de examen grupal oral no solo hace posible evaluar de manera más auténtica competencias complejas como el pensamiento crítico, la argumentación o la colaboración. También ofrece un espacio más humano y más fiel a cómo se aprende y se discute el conocimiento en los entornos académicos y profesionales actuales.

Eso sí, para que el examen sea una experiencia formativa y no una situación de ansiedad, es fundamental que el alumnado practique este tipo de interacción a lo largo del curso.

Actividades como las simulaciones, los mapas conceptuales colaborativos, las ferias expositivas o las micro presentaciones en equipo ayudan a desarrollar habilidades de escucha, síntesis, negociación y toma de decisiones compartidas. De este modo, llegado el examen, el grupo podrá centrarse en la calidad del razonamiento.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Aprender dialogando: ventajas de evaluar con exámenes orales grupales – https://theconversation.com/aprender-dialogando-ventajas-de-evaluar-con-examenes-orales-grupales-274128

Gestión empresarial: no vale solo porque lo diga la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Bocoya Maline, Personal docente e investigador del área de Organización de Empresas (Gestión Estratégica y Negocios Internacionales, Gestión del Conocimiento y Sistemas de Información), Universidad de Cádiz

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La inteligencia artificial ha entrado sigilosamente en la gestión empresarial. A principios de 2023 comenzaba a implementarse ChatGPT y los trabajadores lo empleaban para realizar consultas sencillas. Tres años después, su uso se ha normalizado y las empresas han adoptado múltiples herramientas de IA que, entre otras funciones posibles, elaboran informes, resumen documentos y analizan potentes bases de datos a una alta velocidad.

El éxito se debe a su buen desempeño, mejorando la productividad y reduciendo los tiempos de trabajo, algo que implica reducir costes. Pero ¿hasta qué punto es buena idea delegar en una IA tareas que antes dependían de la experiencia y el criterio profesional de las personas? Por otra parte, ¿en qué medida se someten a escrutinio las respuestas que ofrece? Y, por último, ¿en qué momento dejamos de hacerlo?

En el campo de la física

Según el diccionario de la Real Academia Española, la palabra inercia proviene del latín inertia (‘indolencia’, ‘inacción’) y significa:

  1. f. Fís. Propiedad de los cuerpos de mantener su estado de reposo o movimiento si no es por la acción de una fuerza.

Con el uso de la IA ocurre algo similar a la inercia: de implementarse para algunas tareas concretas ha pasado a formar parte de las rutinas laborales.

La cuestión es si lo mismo ocurre cuando interviene en tareas que van más allá de lo rutinario y exigen análisis, experiencia y capacidad de decisión. Por ejemplo, elaborar unas cuentas anuales, realizar una valoración técnica o una planificación presupuestaria.

Criterio humano

Por eso no basta con que una herramienta produzca una respuesta rápida. Algunas tareas necesitan revisión y criterio humano: la preparación de estados contables, la evaluación del talento de candidatos o la asignación de presupuestos no son simples ejercicios mecánicos. Exigen comprender el contexto, aprovechar la experiencia acumulada y actuar con responsabilidad.

Los investigadores llaman descarga cognitiva a la tendencia a delegar parte de nuestro esfuerzo mental en herramientas externas. No es algo nuevo. Las calculadoras sustituyeron muchos cálculos mentales y el GPS redujo la necesidad de orientarnos por nosotros mismos.

El asunto es que, con la IA, podemos caer en la tentación de delegar decisiones estratégicas y de alto impacto, y empezar a confiar tanto en ella que se dejen de cuestionar sus respuestas. Este fenómeno se conoce como sesgo de automatización: cuanto más útil parece una herramienta, más fácil resulta asumir que tiene razón.

Precisamente ahora conviene pararse a pensar.

Todo por la productividad inmediata

Llegados a este punto, hablemos de las personas a cargo de la gestión de la empresa. ¿Es razonable que un jefe le pida a un empleado que use la IA para elaborar tareas complejas porque así tardará menos? ¿Y pedirlo, además, sin conocer en profundidad la complejidad de su puesto de trabajo? Lo que parece una tarea sencilla desde fuera puede ser una pieza clave para que muchos otros procesos funcionen correctamente.

¿Es maduro pensar que un exceso de carga de trabajo desaparecerá si el empleado usa la IA? ¿En qué punto estamos si la inteligencia artificial sirve de excusa para no contratar personal de apoyo? Esta forma de actuar plantea interrogantes éticos y organizativos.

Los jefes que incentivan el uso de la IA por encima de aspectos tan importantes en el desempeño laboral como la experiencia, el criterio profesional, la capacidad de análisis o el conocimiento acumulado, ¿pretenden realmente motivar a sus empleados?

El valor de un profesional no consiste únicamente en completar tareas. Interpretar el contexto, anticiparse a los problemas o tomar decisiones complejas son aportaciones difíciles de medir con una hoja de cálculo.




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Si el jefe solo busca resultados, ¿podría sustituirle una IA?


Una cuestión crítica: la gestión del conocimiento

Las organizaciones aprenden porque las personas generan ideas, las comparten y las aplican para resolver problemas. Es decir, en las empresas, el conocimiento se mueve a través de las personas y nace de la experiencia, la intuición, la prueba y el error.

¿La IA ayuda a que las organizaciones aprendan mejor o está sustituyendo parte de la reflexión necesaria para el aprendizaje? Si bien es cierto que la inteligencia artificial puede ser una aliada en la optimización de los procesos, cuando sustituye la reflexión, el debate o la revisión crítica, genera riesgos.

La organización trabajará más rápido, pero a cambio podría dejar de aprender.
Y una organización que deja de aprender pierde la experiencia, el conocimiento y la capacidad para tomar buenas decisiones.

De la eficiencia al ‘deskilling’

El deskilling es la pérdida progresiva de habilidades cuando se deja que ciertas funciones dependan demasiado de sistemas automatizados. La tendencia de hacer un uso dependiente de la IA podría, a la larga, ser perjudicial para las personas y sus organizaciones al empeorar habilidades como el juicio experto, la reflexión crítica o la capacidad de argumentar.

Por eso, la dirección responsable debe respetar el tiempo para pensar, revisar, debatir y aprender. Antes de ceder demasiado espacio a la IA conviene proteger el recurso intangible más valioso de cualquier organización: el conocimiento.

Volviendo a la definición de inercia, el diccionario presenta otra acepción:

  1. f. Rutina, desidia.

Desidia, que también significa negligencia, falta de cuidado. ¿Podrá llegar el momento en que la inercia derive en un uso negligente de la IA?

The Conversation

José Bocoya Maline no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Gestión empresarial: no vale solo porque lo diga la IA – https://theconversation.com/gestion-empresarial-no-vale-solo-porque-lo-diga-la-ia-284130

Llorar es cosa de hombres, pero solo en el estadio: el Mundial de fútbol como escuela de emociones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antoni Aguiló Bonet, Profesor Titular Laboral, Universitat de les Illes Balears

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El Mundial de 2026 será el mayor de la historia: 48 selecciones, 104 partidos, 16 sedes y tres países anfitriones: Estados Unidos, México y Canadá. En ese contexto, conviene mirar el fútbol no solo como espectáculo global, sino como una escuela de emociones: un espacio donde se aprenden, organizan y legitiman formas de sentir. El Mundial vuelve especialmente visible esa dimensión por la identificación nacional, la movilidad entre países y la exposición mediática masiva.

Los recientes disturbios tras la segunda Champions consecutiva del Paris Saint-Germain, con más de 200 heridos, una persona muerta y más de 400 detenciones, recuerdan hasta qué punto la emoción futbolística puede desbordarse. La investigación sobre violencia en el fútbol lleva tiempo mostrando que ese desborde no es neutro: suele articularse en códigos de pertenencia, reputación y masculinidad dura.

Pero el Mundial plantea la cuestión en otro escenario: no el de un club y su hinchada, sino el de un torneo de selecciones que amplifica euforia, identificación colectiva y rivalidad. La pregunta de fondo, por tanto, no es solo por qué el fútbol emociona tanto, sino qué tipo de masculinidad encuentra ahí uno de sus espacios más visibles de expresión emocional pública.

Qué aprende la masculinidad en el fútbol

Esa dimensión pedagógica empieza pronto. Un estudio de 2025 sobre los patios escolares en España muestra que el fútbol participa activamente en la construcción de identidades masculinas infantiles y en la reproducción de dinámicas excluyentes de género. Ese juego configura inclusiones y exclusiones, jerarquiza cuerpos y distribuye prestigio.




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Cómo el fútbol condiciona la masculinidad y las relaciones de género en los colegios


El fútbol enseña a competir, a resistir, a ocupar espacio, a reconocer aliados y a identificar adversarios. Nada de eso conduce automáticamente a la violencia, pero sí configura una gramática afectiva muy concreta: efusividad, lealtad, orgullo y agravio. Un trabajo publicado en 2025 sobre futbolistas adolescentes en Chipre encontró la persistencia de estereotipos de género, modelos tradicionales de masculinidad y actitudes preocupantes hacia la violencia de género.

Otra investigación de 2026 con jóvenes futbolistas en Polonia mostró que algunos legitimaban la violencia de aficionados como parte “esencial” del fútbol o como respuesta territorial frente a seguidores rivales. Eso sugiere que el fútbol no solo organiza la competencia, sino también ciertos aprendizajes sobre qué significa ser hombre.

Hombres compartiendo emociones

Para muchos varones, el fútbol sigue siendo uno de los pocos espacios donde la expresión compartida de las emociones no deslegitima la masculinidad. Un estudio de 2024 sobre el llanto de jugadores y aficionados sugiere que el fútbol sigue siendo uno de los pocos espacios donde determinadas expresiones emocionales masculinas pueden hacerse visibles sin quedar automáticamente fuera del guion de la virilidad.

Sin embargo, esa expresión emocional no se produce en el vacío. Se organiza dentro de una estructura concreta: adhesión al grupo, oposición al rival, afirmación territorial y demostración de aguante. Ahí es donde entra la masculinidad patriarcal: no como un rasgo individual, sino como un guion cultural que sigue premiando control, dureza, superioridad y capacidad de imponerse.

En el fútbol, ese guion no siempre se expresa como violencia física. A veces aparece como celebración agresiva, desprecio a lo femenino o nostalgia del estadio como último “espacio de hombres”. El problema no es que los hombres sientan mucho en el fútbol, sino que demasiadas veces han aprendido a hacerlo en marcos donde la vulnerabilidad sigue costando más que la agresividad.

Masculinidades diversas, misoginia persistente

No obstante, conviene evitar simplificaciones. El fútbol no produce una sola masculinidad ni todos los hombres que lo viven lo hacen del mismo modo. Una investigación de 2022 sobre la afición masculina en Reino Unido mostró que la masculinidad en el fútbol no funciona como un bloque homogéneo, sino como un espectro: desde posiciones más progresistas hasta otras abiertamente misóginas, pasando por formas aparentemente igualitarias que siguen reproduciendo rasgos hegemónicos.

Ese matiz permite escapar del tópico de “fútbol igual a machismo” sin dejar de reconocer que la misoginia sigue muy presente. En 2024, un estudio con 1 624 aficionadas a equipos masculinos en el Reino Unido documentó experiencias recurrentes de estereotipos, abuso y discriminación en X, mostrando hasta qué punto el espacio futbolístico sigue siendo hostil para muchas mujeres cuando opinan, celebran o simplemente se hacen visibles como aficionadas.

Qué enseña el Mundial 2026

De cara al Mundial de 2026, quizá la pregunta relevante no sea si el fútbol mueve demasiadas pasiones. La cuestión es qué hace con ellas cuando circulan en una escala inédita y bajo identificaciones nacionales tan intensas. Si lo percibimos solo como entretenimiento global, veremos goles, himnos, audiencias y negocio. Si lo pensamos también como escuela de emociones, apreciaremos algo más incómodo: uno de los espacios donde la masculinidad sigue entrenándose a gran escala. Y quizá entendamos mejor por qué, en un torneo que multiplica la efervescencia colectiva y la rivalidad simbólica entre países, el fútbol no solo celebra o reúne: también enseña a vivir la emoción como rivalidad frente a otros.

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Antoni Aguiló Bonet es miembro de Homes Transitant, asociación sin ánimo de lucro dedicada a la reflexión crítica sobre masculinidades.

– ref. Llorar es cosa de hombres, pero solo en el estadio: el Mundial de fútbol como escuela de emociones – https://theconversation.com/llorar-es-cosa-de-hombres-pero-solo-en-el-estadio-el-mundial-de-futbol-como-escuela-de-emociones-284494

¿Existe la justicia urbana? Barrios creativos como antídoto contra la desigualdad meritocrática

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Miguel De Souza Sánchez, Doctor Arquitecto y Licenciado en Bellas Artes. Profesor Titular en el Departamento de Proyectos y Representación de la Arquitectura., Universidad Europea

En esta época donde la meritocracia es considerada el estándar para el progreso individual y social, surge una pregunta incómoda: ¿realmente estamos premiando el mérito o perpetuando la desigualdad? En el caso concreto de los entornos urbanos, destaca una solución. Los barrios creativos pueden ser una alternativa que desafíe este paradigma, estableciendo focos de cooperación y creatividad comunitaria que funcionen como motor del desarrollo de la ciudad.

La dicotomía entre barrios creativos y la supuesta igualdad meritocrática abre un debate decisivo sobre el futuro de nuestras ciudades y de las democracias contemporáneas.

Mientras la meritocracia tiende a legitimar desigualdades de origen, presentándolas como resultados “justos” del esfuerzo individual, los barrios creativos apuntan a otra lógica. La cooperación, el reconocimiento mutuo y la construcción de capacidades colectivas como motor del desarrollo urbano. En este sentido, la revolución creativa no es solo una alternativa cultural o estética: es una estrategia de justicia urbana.

La falsa promesa de la meritocracia

La meritocracia, definida como un sistema en el que los puestos de responsabilidad se adjudican en función de los méritos personales, parece a simple vista una forma justa de gobernanza. Sin embargo, numerosos estudios sugieren lo contrario.

Michael Young, en su obra seminal The Rise of the Meritocracy, criticó la meritocracia como un sistema que inevitablemente conduce a una sociedad estratificada y desigual. Más de 60 años después, la vigencia de sus críticas sigue intacta.

La educación y el empleo son los dos ámbitos más afectados por el mito meritocrático. Según Spiros Themelis, la movilidad social en el Reino Unido ha retrocedido desde las políticas económicas de los años 80. Este autor sugiere que el mérito tiene un impacto muy limitado como ascensor social. Las clases altas disponen de mejores medios para superar las pruebas que acreditan ese mérito, perpetuando así la desigualdad inicial. Así pues, la meritocracia no solo es una promesa incumplida, sino una promesa imposible de cumplir, ya que legitima las desigualdades sociales como justamente merecidas.

Richard Florida, en su obra The New Urban Crisis, critica la creciente desigualdad y segregación urbana provocada parcialmente por el sistema meritocrático, proponiendo un urbanismo participativo como solución. Esta visión se alinea con los principios de John Rawls, quien defendía una sociedad cooperativa donde todos los ciudadanos tienen igual acceso al poder y a las oportunidades.

Barrios creativos: la alternativa inclusiva

¿Está la sociedad preparada para abandonar un sistema que, según muchos críticos, perpetúa la exclusión social en favor de un modelo más inclusivo y participativo?

Los barrios creativos se presentan como una propuesta urbana que fomenta la equidad y la integración social a través del arte y la cultura. En el documento “Barrios creativos: Propuestas urbanas para la solución de problemas sociales de equidad”, se exponen estrategias para convertir estos espacios en nuevos atractores urbanos. Focos que revitalizan nuestras ciudades y mejoran la participación social.

Los distritos creativos aprovechan el valor del arte para rehabilitar áreas urbanas afectadas por la exclusión social. El arte, como pilar de la civilización, define nuestra identidad y mejora nuestra calidad de vida. Este enfoque no solo dignifica la vida urbana, sino que también da voz a las esperanzas, realidades y protestas de los ciudadanos, promoviendo una cultura activa y participativa.

El Handbook for Livable and Resilient Cities del Banco Mundial subraya que los procesos urbanos deben incorporar prácticas participativas que reconozcan la diversidad social y cultural como un beneficio, y no como un “ruido” a gestionar. Este enfoque incorpora explícitamente lo “sociocultural” como parte del marco de ciudades vivibles y resilientes, junto a lo ambiental, lo económico y lo infraestructural.

¿Una utopía realizable?

Se podría argumentar que estas iniciativas, aunque bien intencionadas, son difíciles de implementar a gran escala y pueden ser vistas como utópicas. Sin embargo, ejemplos de éxito en diversas ciudades del mundo muestran que es posible crear espacios inclusivos y cooperativos que mejoren significativamente la calidad de vida de sus habitantes.

En mi investigación Sustainable urban innovation: Correlations between art, society, and individuals in fostering creative neighborhoods, se ofrecen evidencias de cómo la creatividad compartida mejora el bienestar, la salud mental y la cohesión social.

En España y, más concretamente en Barcelona, la aplicación del concepto de “supermanzanas”, acuñado por Salvador Rueda, director de la Fundación de Ecología Urbana y Territorial, y su equipo, está ayudando a proveer espacios para la ciudadanía. Esta solución urbana multiplica y diversifica las actividades hacia un nuevo modelo de ciudad del conocimiento.

Las intervenciones artísticas no deben ser efímeras, superficiales y cosméticas acciones mercantiles, sino que deben apoyarse en valores de transformación y mejora urbana permanente. Con estrategias artísticas se puede cambiar la percepción y significación de los barrios históricos. Del producto turístico se pasa al atractor turístico y cultural.

Esto confiere a esos barrios un nuevo carácter como agente de transformación, impulso y mejora de la creación cultural y de la calidad del espacio habitable de la ciudad.

El Festival Internacional de Cine Medioambiental de Canarias (FICMEC) es un ejemplo vivo y sostenido en el tiempo. Con 28 ediciones, es el festival internacional de cine medioambiental más longevo de Europa. Su trayectoria demuestra que, cuando la cultura se arraiga en el territorio, se convierte en una infraestructura social capaz de activar redes, generar identidad, movilizar a la comunidad y reforzar la respuesta colectiva ante crisis y cambios.

Del mito meritocrático a la revolución creativa

El gran reto ya no es únicamente corregir la desigualdad: es dotar a nuestras sociedades democráticas de resiliencia real. Ello equivale a la capacidad de adaptarse y responder sin fracturarse ante desafíos globales cada vez más frecuentes y simultáneos.

Por ejemplo, el cambio climático intensifica temperaturas extremas, lluvias torrenciales y episodios de riesgo que golpean con especial dureza a los entornos urbanos más vulnerables. A ello se suman movimientos migratorios, tensiones por el acceso a recursos, y desequilibrios económicos que presionan los sistemas de bienestar y erosionan la confianza institucional. En este escenario, la desigualdad no es solo una injusticia: es una debilidad estructural, porque reduce la cohesión social y dificulta la acción colectiva que exigen las crisis complejas.

La creatividad como infraestructura social

Aquí es donde el desarrollo de competencias creativas, entendidas estas como pensamiento crítico, imaginación aplicada, capacidad de cooperación, aprendizaje situado y producción cultural compartida, se convierte en infraestructura social de resiliencia.

Sociedades más justas y abiertas, que activan estas competencias en el espacio urbano, mejoran su habilidad para anticipar riesgos, reorganizarse ante emergencias, sostener redes de apoyo y generar soluciones locales con impacto sistémico.

Los barrios creativos, cuando se conciben como procesos de transformación micropolítica y no como intervenciones cosméticas, pueden fortalecer vínculos comunitarios, ampliar la participación y producir un “capital cívico” imprescindible para afrontar escenarios climáticos y socioeconómicos inciertos.

¿Estamos dispuestos a abandonar el mito meritocrático –competitivo, individualizante y frecuentemente excluyente– para apostar por una cultura democrática de la creatividad compartida? La respuesta condicionará nuestra capacidad de sostener ciudades habitables en un mundo más extremo.

El desafío es monumental, pero la recompensa también lo es. Comunidades con mayor cohesión, instituciones más legítimas y una resiliencia urbana construida desde la equidad. Si adoptamos esta revolución creativa, no solo estaremos corrigiendo desigualdades: estaremos aumentando la capacidad colectiva de adaptación y supervivencia democrática ante los grandes desafíos del siglo XXI.

The Conversation

Pablo Miguel De Souza Sánchez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Existe la justicia urbana? Barrios creativos como antídoto contra la desigualdad meritocrática – https://theconversation.com/existe-la-justicia-urbana-barrios-creativos-como-antidoto-contra-la-desigualdad-meritocratica-233589