Good maternity care needs good science – but there’s more research on marathon running than giving birth

Source: The Conversation – UK – By Anastasia Topalidou, Associate Professor in Perinatal Biomechanics and Health Technologies, University of Lancashire

Dmitry Naumov/Shutterstock

For years, debates about maternity care have centred on how women give birth. But the more important question has always been safety.

Vaginal birth, assisted birth and caesarean section are different clinical routes, not measures of success. The outcome that matters is the wellbeing of both mother and baby, guided by individual risk and informed decision making.

In the wake of maternity investigations, public debate has focused on staffing levels, organisational culture and accountability. These are essential concerns. But there is another, less visible issue. We still do not fully measure or understand what physically happens during childbirth itself.

Labour is one of the most physically demanding processes the human body experiences. It involves coordinated muscle activity, shifting pressure through the pelvis and spine, and joints adapting under intense physiological stress. Yet there are currently no studies directly measuring how labour positions, movement, hands-on techniques and physical forces affect the mother and baby in real time during active labour.

As a result, many positioning strategies are based largely on tradition and accumulated clinical experience rather than direct measurement.

Guidance sometimes suggests certain positions are better than others. But bodies do not behave in one-size-fits-all ways. Research examining upright birthing positions shows there is no single ideal mechanical pattern. The same position can distribute strain differently depending on flexibility, spinal curvature, previous injury and joint mobility.

Despite this complexity, active labour is still not measured biomechanically in real time, while other demanding physical activities have been studied in great detail. Marathon running, for example, has been analysed extensively. Researchers have mapped muscle activity, joint forces and how the body interacts with the ground. Birth has not received the same level of mechanical study.




Read more:
Why we still don’t understand what happens to women’s bodies during labour


This gap reflects long-standing research priorities. Women were historically excluded from large areas of clinical research, and funding for women’s health remains comparatively limited. In England, a dedicated Women’s Health Strategy was introduced only in 2022.

Foetal movement

One of the most common reasons women seek urgent maternity assessment is reduced or absent foetal movement. Yet foetal movement itself is not directly measured.

The main monitoring tool used in pregnancy and labour is cardiotocography, often called CTG. It tracks the baby’s heart rate and the mother’s contractions. It does not capture how the baby moves, such as limb activity, rotation or developing movement patterns. In practice, assessment still relies largely on what the pregnant woman feels and reports.

When someone says, “My baby is not moving normally,” she is describing a change we cannot objectively measure in real time. If detecting change early is central to safe care, this gap matters. When reassurance is given, it is based on the measurements we currently have, but not always the ones we need.

The education gap

Midwives, obstetricians and maternity teams support one of the most physically demanding processes the human body undergoes. Yet formal education in biomechanics is limited. Biomechanics is the study of how forces move through the body, how joints interact and how changing one angle affects another.

Understanding how altering hip position affects the pelvis and spine is not abstract theory. It can influence comfort, pressure on tissues and potentially safety.

Embedding biomechanics into maternity education is not about criticising clinicians. It is about giving them more precise tools and knowledge to support decision making.

Improving maternity safety requires care to be guided by evidence rather than shaped mainly by tradition.

The NHS spends substantial sums each year on maternity-related negligence payments. Investing even a fraction of this in rigorous childbirth research, alongside improvements to staffing and systems, could strengthen the scientific foundation of care and support safer, more personalised decisions.

Behind every statistic is a family living with loss, trauma or unanswered questions. Improving maternity safety is not only about accountability or workforce pressures. It is also about understanding what happens during labour, equipping clinicians with better knowledge and ensuring women’s concerns are supported by reliable tools.

Birth is one of the most significant physical events in human life. It deserves to be studied and understood with the same scientific rigour applied to any other complex medical process.

The Conversation

Anastasia Topalidou received funding from the NIHR Applied Research Collaboration North West Coast (NIHR ARC NWC) for the completion of the scoping review referenced in this article.

– ref. Good maternity care needs good science – but there’s more research on marathon running than giving birth – https://theconversation.com/good-maternity-care-needs-good-science-but-theres-more-research-on-marathon-running-than-giving-birth-276093

Le droit civil n’aime pas les chats, mais il aime la responsabilité

Source: The Conversation – France (in French) – By Jordy Bony, Docteur et Professeur en droit à l’EM Lyon, EM Lyon Business School

Quand le chat, malgré sa liberté légendaire, se heurte à un adversaire aussi têtu que le Code civil, quand un plaignant obtient, outre des dommages et intérêts, le versement d’une astreinte financière de 30 euros chaque fois que le félin domestique de sa voisine entrera dans son jardin, cela donne un jugement qui fait beaucoup jaser médiatiquement, mais qui n’est pas du tout surprenant quand on regarde ce que dit le droit.


Le Code civil n’aime pas les chats parce qu’ils sont indisciplinés, imprévisibles et libres, trois qualités que le droit supporte mal. En revanche, il aime la responsabilité, car elle permet de réparer sans juger.

Retour sur une actualité surprenante datant de 2025 : une propriétaire de chat a été condamnée à payer 1 250 euros à son voisin pour des dégradations causées par son animal. Si cette décision a suscité beaucoup d’émoi, elle permet aussi de mieux comprendre une logique du droit civil méconnue du grand public, celle de la réparation sans faute du fait de l’animal, et, de façon plus globale les enjeux juridiques concernant le statut de nos compagnons domestiques.

Les faits et la décision de justice

En l’espèce, une propriétaire de chat vivant dans une maison individuelle laissait son animal circuler librement à l’extérieur. À plusieurs reprises, le chat s’est introduit dans la propriété voisine, où il a causé diverses dégradations, notamment dans le jardin et les aménagements extérieurs. Malgré les démarches amiables entreprises par le voisin pour faire cesser ces intrusions, les passages répétés de l’animal se sont poursuivis.

Estimant subir un préjudice anormal et récurrent, le voisin a alors saisi le tribunal judiciaire compétent. Il reprochait à la propriétaire de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour empêcher son chat de pénétrer sur sa propriété et sollicitait une indemnisation au titre des nuisances et dégradations subies.

Par une ordonnance rendue en janvier 2025, le tribunal de Béziers (Hérault) a fait droit à cette demande. Il a condamné la propriétaire du chat à verser une somme totale de 1 250 euros, comprenant des dommages et intérêts ainsi que des frais de justice. Le juge a également assorti sa décision d’une astreinte financière en cas de nouvelles intrusions de l’animal sur la propriété voisine (soit 30 euros à chaque passage de l’animal chez le voisin), afin d’inciter la propriétaire à prendre des mesures effectives pour y mettre fin. À noter que le voisin avait installé des caméras chez lui pour prouver le passage du chat.

Cette décision, largement relayée dans les médias, a pu surprendre par son montant et par l’idée même qu’un propriétaire puisse être tenu de réparer le comportement d’un chat, animal souvent perçu comme indépendant et difficilement contrôlable. Elle s’inscrit pourtant dans une logique juridique bien établie en droit civil, fondée sur la responsabilité du gardien de l’animal et sur la protection des victimes de troubles anormaux de voisinage.

Explication de la logique juridique

La première clé de compréhension, très pragmatique, est la suivante : le droit civil ne s’intéresse pas à l’intention de l’animal. Il s’intéresse à une question plus terre-à-terre : qui doit réparer le dommage survenu à la suite des intrusions du chat ?

C’est précisément l’objet de la responsabilité civile : remettre la victime du dommage, autant que possible, dans la situation où elle se serait trouvée si le dommage n’avait pas eu lieu. Et c’est là que le chat, malgré son indépendance légendaire, tombe sur un adversaire plus têtu que lui : le Code civil.

En droit civil français, la responsabilité civile est encadrée par les articles 1240 et suivants du code civil. L’article 1243 intéresse particulièrement notre cas. Il énonce la chose suivante :

« Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. »

Autrement dit le propriétaire dont le chat erre dans le voisinage devra répondre des dégradations commises par ce dernier, qu’importe que cela soit le résultat d’un manque de diligence ou non. Le Code civil est plutôt clair sur la question.

Il en va de même pour les parents responsables de leurs enfants mineurs causant des dégradations ou des instituteurs et artisans qui sont responsables de leurs élèves et apprentis lorsqu’ils sont sous leur surveillance.

Il faut insister sur un point qui explique, à lui seul, le sentiment de « sévérité » que cette affaire peut susciter : la responsabilité du fait des animaux est une responsabilité de plein droit. Concrètement, le voisin n’a pas à démontrer que la propriétaire a été négligente ni qu’elle « aurait pu faire mieux » : il doit surtout établir que l’animal a joué un rôle dans la survenance du dommage et que la personne poursuivie en était le propriétaire ou, plus largement, le gardien. Qu’importe, d’ailleurs, que l’animal viennent une seule fois ou de façon récurrente. À partir du moment où le lien peut être établi avec certitude entre un dommage certain, la venue du chat et le propriétaire, la responsabilité peut être engagée.

Être le gardien d’un chat implique d’être tenu responsable de ses possibles dégradations des biens d’autrui.
Fourni par l’auteur

En droit, la notion de « garde » renvoie à l’idée de maîtrise : celui qui a l’usage, le contrôle et la direction de l’animal. Dans l’immense majorité des cas, c’est le propriétaire. Et c’est précisément parce que le chat est un chat (mobile, autonome, parfois fugueur) que le droit choisit une règle simple : la victime ne supporte pas le risque de cette autonomie ; le gardien, si, lorsqu’il est parfaitement identifiable.

C’est quelque chose qui peut être sous-estimé, mais adopter un animal est de fait vecteur de responsabilité. La Société protectrice des animaux (SPA) met d’ailleurs régulièrement à jour la liste des obligations des propriétaires d’animaux domestiques.

À ce stade, le raisonnement est clair, mais l’affaire ne se limite pas à un pot de fleurs renversé. Elle parle aussi de voisinage. En effet, le deuxième fondement utile pour comprendre la décision est la théorie du trouble anormal de voisinage, désormais consacrée dans le Code civil. L’article 1253 dispose que

« Le propriétaire […] qui est à l’origine d’un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. »

Dans le langage juridique, « de plein droit » signifie ici que la victime n’a pas à prouver une faute, à condition d’établir l’existence d’un trouble anormal et un lien de causalité entre ce trouble et le chat.

Là encore, la logique est accessible : vivre en société implique d’accepter des désagréments ordinaires. Mais lorsqu’une nuisance dépasse ce qu’on peut raisonnablement tolérer (par sa répétition, sa durée, sa fréquence ou son intensité), le droit ouvre droit à réparation. Dans cette affaire, la répétition des intrusions (et la persistance malgré les démarches amiables) est précisément ce qui fait basculer le dossier du simple incident vers un trouble que le juge peut considérer comme anormal.

Reste enfin une question plus générale, qui explique aussi l’étonnement du public : quel est, au juste, le statut juridique d’un animal ?

Un animal sensible… mais pas responsable au sens du droit

Le droit français reconnaît la singularité de l’animal : l’article 515-14 du Code civil dispose que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité, tout en précisant qu’ils demeurent soumis au régime des biens (sous réserve des lois qui les protègent).

Autrement dit l’animal n’est pas reconnu comme un bien classique au sens du Code civil, mais il n’est pas non plus un sujet de droit civilement « débiteur » : il ne peut pas, juridiquement, être condamné à indemniser. Le droit civil se tourne donc vers une personne : le gardien, parce que c’est le seul acteur doté d’un patrimoine sur lequel la réparation peut s’exécuter. C’est cette singularité qui permet d’affirmer avec humour que « le droit civil n’aime pas les chats » dans le sens où l’animal, en général, s’est révélé être un des enjeux juridiques de la modernisation du droit civil.

Le statut juridique de l’animal demeure toujours un sujet d’intenses débats, riches également en précédents historiques qui peuvent sembler étonnants, à l’instar des procès des animaux qui ont été rendus du XIIIᵉ au XVIᵉ siècle. Aujourd’hui, les poursuites pénales à l’encontre des animaux ne sont pas possibles puisqu’ils sont dénués de personnalité juridique. C’est un élément auquel il faut cependant faire attention, car certaines personnes défendent aujourd’hui l’octroi d’une personnalité juridique animale.

Une truie et ses porcelets jugés pour le meurtre d’un enfant. Le procès aurait eu lieu en 1457. la mère a été reconnue coupable mais les porcelets ont été acquittés.
Wikimédia, CC BY

Au fond, cette affaire en dit moins sur les chats que sur le droit civil : ce dernier ne moralise pas, il œuvre pour la réparation. Le propriétaire d’un animal peut trouver cela injuste, surtout lorsque l’animal échappe en partie à son contrôle. Mais c’est précisément la logique du système : éviter que la victime supporte seule un trouble qu’elle n’a pas choisi. Le droit civil n’a pas de préférence pour les chats ou contre eux. Il a une préférence constante : identifier un responsable et réparer.

Si le chat fauteur de troubles avait été un animal errant sans propriétaire, il aurait été manifestement impossible pour le propriétaire du jardin d’obtenir réparation, en l’absence de gardien identifié du félin. Idem pour les animaux non domestiques qui doivent faire l’objet d’une autre forme de contrôle.

À cet égard, le statut du chat peut troubler. Si le droit le considère comme un animal domestique quand il a un gardien, certains peuvent questionner cette nature. C’est ce que souligne l’historienne des sciences Valérie Chansigaud dans Histoire de la domestication animale (2020), lorsqu’elle rappelle le statut atypique du chat. À la différence de nombreuses races de chiens dont l’aptitude à la chasse s’est trouvée « altérée par la domestication », le chat conserve généralement ses capacités de prédateur. Il peut s’éloigner de son gardien, et il reste « difficile de distinguer morphologiquement » les chats domestiques des chats sauvages. Le chat demeure ainsi, écrit-elle, « une énigme » qui « interroge la notion même de domestication ».

The Conversation

Jordy Bony ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Le droit civil n’aime pas les chats, mais il aime la responsabilité – https://theconversation.com/le-droit-civil-naime-pas-les-chats-mais-il-aime-la-responsabilite-276321

Lifting the lid on unknown coral microbiomes living in the Pacific ocean

Source: The Conversation – France – By Shinichi Sunagawa, Associate Professor at the Department of Biology, Swiss Federal Institute of Technology Zurich

Reef-building coral colonies serve as structured habitats for diverse microbiomes, forming a
hidden reservoir of taxonomic, genetic and chemical diversity (photo supplied by the author).
Shinichi Sunagawa, Fourni par l’auteur

For decades, we have thought of coral reefs as the “rainforests of the sea:” vibrant, complex ecosystems full of fish, sponges, and coral. However, our recent findings suggest we’ve been overlooking a crucial part of this picture. By looking beyond the colourful life into the microscopic world, we have uncovered a “hidden chemical universe” that could hold the key to the next generation of life-saving medicines.

Our work, published in Nature, is the result of an international collaborative effort between the Sunagawa, Paoli, and Piel labs, alongside the Tara Ocean Foundation: France’s first foundation to be recognised as promoting public interest in the world’s oceans, founded by Agnès Troublé alias French Fashion designer agnès b. By combining our expertise in marine ecology, microbiology, and biotechnology, we have taken a closer look at corals. Far more than just individual animals, we prefer to think of them as super-organisms: bustling cities where the coral animal provides the living architecture, while trillions of microbes inhabit them, carrying out vital services.

What we found within these microscopic communities was staggering. After analysing 820 samples from 99 coral reefs across the Pacific, we reconstructed the genomes of 645 microbial species living within the corals. The surprise? More than 99% of them were completely new to science. Deciphering their genetic code revealed that these tiny residents are not silent “germs,” but prolific chemical engineers. They harbour a greater variety of biosynthetic blueprints for natural products than has been documented in the entire global open ocean so far.

How we found out

Our discovery didn’t happen in a single laboratory. It began aboard the 118-foot research schooner Tara, designed to withstand Arctic ice. After completing an extensive exploration of plankton across the global ocean, Tara served as our floating laboratory for the Tara Pacific mission. Over several years, our team visited 99 reefs across the Pacific. Life on Tara combined rugged seafaring with high-tech biology: while the crew managed the ship, teams of divers collected coral samples from remote archipelagos thousands of miles apart.

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The Tara Expedition and sample-collecting mission’s ship route.
tara, Fourni par l’auteur

Back on land, the real detective work began. DNA sequencing at the French National Center of Sequencing (Genoscope) and genome reconstruction using ETH Zurich’s supercomputers allowed us to decode the genetic information from these microbes.

This enabled us to map Pacific coral microbiomes at an unprecedented scale. We found that microbes are highly specific to their coral hosts; each coral species has its own unique microbial fingerprint, shaped over millions of years of evolution.

Why it matters

Most current medical drugs were originally discovered in nature, many from soil bacteria. But we are running out of new “soil” leads, and antibiotic-resistant “superbugs” pose a growing global threat.

Here is where the tiny but mighty “chemical engineers” come in. Within their DNA, these microbes encode Biosynthetic Gene Clusters: instruction manuals for building diverse biochemical molecules, including antibiotics. Because coral-associated microbes live in the highly competitive reef environment, they have evolved sophisticated chemical weapons to defend their hosts or fight rivals. By identifying these Biosynthetic Gene Clusters, we have uncovered a “molecular library” written in a language we are only just beginning to translate. These chemicals may provide solutions to biotechnological challenges and human diseases.

What is next

Our discovery of new microbial species and biochemical diversity in corals is just the beginning. The Tara Pacific expedition studied only a handful of coral species, while at least 1,500 have been described worldwide, highlighting the enormous potential for scientific breakthroughs. But a tragedy is unfolding: as climate change warms the oceans, reefs are dying. When a reef disappears, we don’t just lose a beautiful ecosystem, we witness the “burning” of this library before we’ve had a chance to read the books.

The journey that began on Tara is now a race against time to unlock the secrets contained in the microbiomes of coral and other reef organisms before they are lost forever. Protecting reefs is critical, not only for the environment and the millions of people who directly depend on them, but also for preserving the biological pharmacy that could safeguard human health for generations to come.

The Conversation

Shinichi Sunagawa received funding from the Swiss National Science Foundation.

Chris Bowler ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Lifting the lid on unknown coral microbiomes living in the Pacific ocean – https://theconversation.com/lifting-the-lid-on-unknown-coral-microbiomes-living-in-the-pacific-ocean-276770

New global study: long after war, injuries from landmines and explosives kill nearly 4 in 10 victims

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Stacey Pizzino, Lecturer, School of Public Health, The University of Queensland

When a war ends and peace agreements are signed, most people assume the danger is over. But for many communities around the world the danger remains in the ground, waiting.

Landmines and other explosives left behind after a conflict can stay active for decades – buried in the paths to school, in the fields that feed families and in the areas where children play.

In some countries, such as Laos and the Solomon Islands, bombs from conflicts decades ago still injure and kill.

This quiet danger isn’t a distant problem. Today, at least 57 countries are contaminated by landmines and other explosive ordnance, including mortars and grenades.

At the same time, some governments are stepping back from the Landmine Ban Treaty, the first comprehensive treaty aimed at eliminating landmines in conflicts. Decisions made in parliaments today can translate into hazards underfoot for years to come.

Our new research is aimed at understanding the ongoing risk landmines pose. The study is the world’s largest analysis of landmine and explosive ordnance casualties. And the data allows us to answer critical questions: who dies from these weapons, and why?

What do the numbers tell us?

In our study, we analysed 105,913 casualties across 17 conflict-affected countries, using operational data. These are the real world operational records routinely collected by national mine action authorities, the UN and other humanitarian organisations.

These records let us see what communities are facing without adding any burden to these often stretched services.

Across all settings, the case fatality rate was 38.8%. Put simply: for every ten people injured by landmines or other explosive ordnance around the world, nearly four die. This is extraordinarily high.

For comparison, the fatality rate for blast injuries among military personnel or civilians treated in well-resourced trauma centres is around 2%.

The gap highlights the brutal disparity between those who are injured in environments with functioning surgical and trauma care and those who are not.

Not all explosive threats are equal, either.

Improvised explosive devices (IEDs) were the most lethal weapon type in our analysis.

IEDs are increasingly used in many modern conflicts and are often remotely detonated to maximise casualties. Their explosive force and unpredictability cause devastating injuries that many local health systems are simply not equipped to manage.

Who is most affected?

Although most casualties from landmines and explosive ordnance are men, women had significantly higher odds of dying from their injuries. This likely reflects unequal access to health care, delayed treatment, and social barriers that limit mobility and decision making in many conflict-affected settings.

Children’s risks are different – they are both vulnerable and resilient.

Children are particularly at risk of detonating landmines when playing, when caught up in active conflict, or simply as bystanders.

The reason is often tragic.
Children tend to play together in groups, meaning when one child encounters an explosive remnant, several are injured at once.

Yet, overall, children in our data were more likely to survive their injuries than adults, perhaps because they sustain different injury patterns or receive care sooner when adults rush to assist.

But survival is only the beginning. Children may need multiple surgeries, new prostheses as they grow up, long-term rehabilitation and lifelong disability support. These are needs that many health systems struggle to meet.

Age also shapes outcomes. The highest odds of death were observed in adults aged 45–64. Older people may have pre-existing health issues and face greater barriers to reaching medical care, yet their needs can often be overlooked.

The human cost of explosives

The impact of landmines and explosive ordnance extends far beyond immediate injuries. These injuries disrupt people’s daily lives in ways that can entrench communities in poverty.

For example, farmers cannot safety cultivate their land because of the threat of landmines. Women gathering water or food can trigger explosives, too.

When injuries occur, families lose breadwinners and care-giving roles change, pushing households deeper into poverty.

How can we strengthen care for survivors?

There are ways to mitigate the impacts of landmines and explosive ordnance, though. This is a preventable public health crisis.

Our findings highlight the urgent need to strengthen emergency, critical and surgical care in conflict-affected areas to reduce preventable deaths.

Reliable pre-hospital care, transport and basic surgical care saves lives. So does long-term rehabilitation and disability support, especially for children who will live with the consequences of these explosive weapons and injuries for decades.

As old conflicts continue and new ones emerge, explosive ordnance keep contaminating the places where people live, play, work and travel.

Understanding who dies, and why, is essential to preventing future deaths and ensuring that peace, when it comes, offers real safety.

The Conversation

Stacey Pizzino received funding from the Australian government Research Training Program.

Michael Waller does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

– ref. New global study: long after war, injuries from landmines and explosives kill nearly 4 in 10 victims – https://theconversation.com/new-global-study-long-after-war-injuries-from-landmines-and-explosives-kill-nearly-4-in-10-victims-276062

‘Paleodictyon’: el misterioso organismo que dibuja patrones en el mar profundo desde hace millones de años

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alberto González Casarrubios, Doctorando en Zoología, Universidad Complutense de Madrid

Fósil de _Paleodictyon_, probablyemente _P. imperfectum_, hallado en roca sedimentaria en Punta de San García, Campo de Gibraltar, Algeciras. Wikimedia Commons., CC BY

La vida en la Tierra lleva evolucionando desde hace, al menos, 3 500 millones de años, la mayoría de los cuales ha sido en los océanos. Hasta ahora, una de las mejores herramientas para reconstruir quién vivió y cómo lo hizo han sido los fósiles: restos de organismos pretéritos que han quedado atrapados en rocas sedimentarias.

Sin embargo, los organismos biológicos no solo somos un cuerpo o una anatomía, sino también lo que hacemos con él. Los organismos construyen (y construimos) casas, nidos, trampas, galerías y dejamos huellas de nuestra actividad en el ambiente.

Cuando lo que se conserva en la roca no es el cuerpo del animal, sino el rastro fosilizado de su actividad, hablamos de icnofósiles o fósiles traza. La disciplina encargada de descifrarlos, la paleoicnología, intenta leer estos comportamientos congelados en el tiempo.

El catálogo de icnofósiles es inmenso. De muchos de ellos conocemos al “autor” con certeza, pero en otros casos, el organismo productor sigue siendo una incógnita. Y, entre esos misterios sin resolver, destaca uno por encima de todos.

Palaeodictyon hallado en el río Savio, Italia, perteneciente al mioceno.
Wikimedia Commons., CC BY

Patrones regulares en el mar profundo

Pocos fósiles traza son tan reconocibles como Paleodictyon. A simple vista, parece un panal de abejas fosilizado; una red perfecta de celdas hexagonales. Sin embargo, no se trata de una huella dejada en superficie por un organismo, sino de un sistema de túneles horizontales, regulares e interconectados entre sí, que en ocasiones conectan con la superficie mediante pequeños pozos verticales. Lo que se ve en superficie es únicamente un patrón de agujeros en el sedimento que esconde un sistema oculto mucho más complejo.

Su patrón es tan llamativo que el primer registro visual de este “organismo” se atribuye a Leonardo da Vinci. En sus observaciones sobre los fósiles de los Apeninos, Da Vinci dibujó una serie de patrones hexagonales que coinciden con las redes de Paleodictyon. Sin embargo, el reconocimiento oficial no llegó hasta más de 300 años después, en 1850, cuando el naturalista italiano Giuseppe Meneghini describió formalmente el género en depósitos de flysch –rocas de origen sedimentario–, en Italia.

Esquema de Da Vinci (izquierda) y fósil real (derecha) de Paleodyction.
Alberto González, modificado de Baucon (2010) y Rona et al. (2009).

Durante el siglo XIX, la confusión reinó sobre su naturaleza. A menudo, se clasificaban como “fucoides”, creyéndose restos de algas primitivas.

Sin embargo, a medida que se multiplicaban los hallazgos, surgió una sorpresa mayor que su propia identidad: su asombrosa estabilidad temporal. Paleodictyon aparece en el registro fósil desde principios del Cámbrico (hace más de 500 millones de años) hasta el Eoceno (hace unos 35 millones de años). A diferencia de otros fósiles que surgen y desaparecen, este patrón se mantuvo estable durante eones.

El hallazgo de un fósil viviente

El fósil ya era misterioso de por sí, pero la historia guardaba un giro inesperado. En 1976, el oceanógrafo estadounidense Peter Rona, de la Universidad de Rutgers 8Estados Unidos), se encontraba analizando imágenes del fondo oceánico en el rift de Galápagos y el Atlántico profundo cuando algo captó su atención: cientos de agujeros impresos en el sedimento, con un patrón hexagonal.

Al principio, Rona pensó que sus colegas le estaban gastando una broma, pero tras descartar el engaño, se puso en contacto con los mejores biólogos marinos del momento, consultándoles sobre las extrañas marcas. La respuesta fue unánime; ninguno había visto un patrón similar. En 1978, publicó sus desconcertantes resultados, bautizando las marcas como obra de “invertebrados de identidad desconocida”.

La identificación llegó poco después y no vino de la biología, sino de la paleontología. Adolf Seilacher, un renombrado paleontólogo alemán, vio las fotografías de Rona y reconoció de inmediato lo que tenía delante. Se puso en contacto con el oceanógrafo con un mensaje revelador: aquello que las fotos mostraban “vivo” a miles de metros de profundidad era idéntico a Paleodictyon nodosum, un fósil del Eoceno que él mismo había estudiado.

Esquema de varios tipos de grafoglíptidos, grupo de icnofósiles al que pertenece Paleodictyon.
Alberto González, modificado de Rona et al. (2009).

La conclusión era asombrosa: el organismo desconocido que dejó su rastro en los sedimentos hace 500 millones de años seguía vivo hoy en día, dejando su impronta en sedimentos abisales. El rastro estaba fresco; ahora solo faltaba atrapar al arquitecto.

En búsqueda del arquitecto desconocido

A pesar de la magnitud del descubrimiento, Seilacher y Rona se toparon con un muro habitual en la ciencia: la financiación. La investigación del océano profundo es compleja y costosa y, en aquella época, financiar una expedición para buscar al autor de un fósil traza parecía imposible.

La suerte cambió en 1985, cuando el propio Rona y colaboradores descubrieron fuentes hidrotermales en la dorsal mesoatlántica. Este hallazgo multiplicó el interés y la financiación, lo que permitió realizar hasta cuatro expediciones de 1990 a 2003, incluida la realización de un documental para IMAX (Volcanoes of the Deep Sea).

Aprovechando estas campañas, Rona y Seilacher consiguieron estudiar las misteriosas marcas, que yacían a pocas millas de las fuentes hidrotermales.

Los investigadores tomaron multitud de fotografías, recolectaron numerosos testigos de sedimento para analizar su química y microbiología e, incluso, realizaron reconstrucciones 3D de la red.

El sumergible Alvin en 1978, un año después de su primera exploración de fuentes hidrotermales. El rack que aparece en la proa alberga contenedores de muestras.
Johlman / Wikimedia Commons., CC BY

Cara a cara en submarino

El momento culminante llegó con un experimento in situ, gracias al famoso sumergible DSV Alvin, rociaron un suave chorro de agua sobre un ejemplar de Paleodictyon para “barrer” la capa superficial, con el objetivo de encontrar el organismo responsable escondido en el sedimento.

Al despejarse la nube de fango, apareció lo que Seilacher había predicho: bajo los simples agujeros se escondía una red hexagonal de túneles idéntica a los fósiles de hace millones de años.

Los autores publicaron un extenso artículo con todos sus resultados, en 2009. Sin embargo, la victoria fue incompleta. Ni la observación submarina, ni el análisis de la muestra en superficie, ni la secuenciación genética posterior lograron encontrar al organismo. Tenían la estructura conservada, pero el autor no estaba allí.

Fotografía de Paleodictyon actual y reconstrucción 3D.
Alberto González, modificado de Durden et al., 2020 y Rona et al., 2009.

Distribución actual

Actualmente, Paleodictyon se encuentra en el registro fósil en sedimentos marinos de todos los continentes. Es una herramienta fundamental para los paleontólogos para datar capas geológicas y reconstruir océanos antiguos. Aunque su origen evolutivo se remonta a aguas más someras en el Cámbrico, con el tiempo migró hacia el mar profundo, donde parece haberse asentado.

En cuanto al organismo “vivo”, su presencia actual no se queda atrás. Se ha documentado en los tres grandes océanos, siempre en profundidades abisales: desde la dorsal mesoatlántica hasta la inmensa zona de fractura Clarion-Clipperton en el océano Pacífico, pasando por las dorsales del Índico.

Está en todas partes y, sin embargo, parece no estar en ninguna de sus “madrigueras”.

Un enigma global: teorías sobre su origen

Aunque se han realizado numerosos estudios, desde análisis de imágenes hasta modelos teóricos, todavía nadie ha conseguido detectar al autor de estas marcas. A día de hoy, la comunidad científica baraja tres hipótesis principales:

• Madriguera de invertebrado: propuesta por Seilacher, sugiere que el rastro es una madriguera excavada por un crustáceo o un animal vermiforme, que la utilizaría para el “cultivo” y la recolección de alimento microbiano.

• Protozoo macroscópico: en el mar profundo, son comunes unos organismos unicelulares de un tamaño considerable llamados xenofióforos (Xenophyophorea). Algunos de ellos presentan formas tubulares y viven enterrados en el sedimento. Esta teoría propone que la red no es una excavación, sino la impresión del cuerpo de uno de estos organismos.

Esponja hexantinélida fotografiada durante la expedición MANGAN 26 (SO317).
Alberto González et al.

• Esponja de vidrio: las esponjas hexantinélidas son comunes en el mar profundo, y se han descubierto especies que poseen una arquitectura esquelética interna con patrones hexagonales. Esta teoría sugiere que Paleodictyon es el esqueleto de una esponja adaptada a la vida infaunal –organismos que viven entre las partículas del sedimento en el medio acuático–.

Misterio por resolver

Todas las teorías tienen puntos sólidos y debilidades. No se conocen animales que realicen madrigueras hexagonales regulares y nunca se ha visto ningún crustáceo o animal vermiforme habitando u ocupando estos tubos. Tampoco se han encontrado las espículas de sílice características de las esponjas, además de que no parece la mejor estrategia para un organismo filtrador vivir bajo el sedimento.

La propuesta más razonable parece ser un protista desconocido, quizás emparentado con los xenofióforos (organismos unicelulares gigantes), pero la ausencia total de filamentos de citoplasma en el interior de los tubos impide confirmarlo. En definitiva, todas las propuestas son mera especulación.

El autor de estas marcas permanece desconocido hoy en día. Y no estamos hablando de una rareza biológica confinada a un rincón perdido. El océano profundo es el ecosistema más grande de la Tierra: cubre aproximadamente el 60 % de la superficie del planeta y representa más del 90 % del espacio habitable.

No sabemos qué es Paleodictyon en sí mismo, pero sí sabemos lo que significa para nosotros: un recordatorio bello y simétrico de los muchos misterios que quedan sin resolver en el mar profundo.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ‘Paleodictyon’: el misterioso organismo que dibuja patrones en el mar profundo desde hace millones de años – https://theconversation.com/paleodictyon-el-misterioso-organismo-que-dibuja-patrones-en-el-mar-profundo-desde-hace-millones-de-anos-274866

Puede que no consuma suficiente creatina, pero eso no significa que deba suplementarse

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alberto Pérez-López, Profesor Permanente Laboral. Ejercicio físico, Nutrición y Metabolismo., Universidad de Alcalá

Lazhko Svetlana/Shutterstock

La creatina está de moda. Al principio se asociaba con el deporte de alto rendimiento y los suplementos para aumentar la masa muscular, pero sus aplicaciones parecen ampliarse día a día. Cada vez surgen más estudios que plantean su utilidad en distintos contextos y poblaciones más allá del ámbito deportivo. No en vano esta molécula cumple funciones esenciales que van mucho más allá del gimnasio. Así, participa en la producción rápida de energía en músculos, cerebro y otros tejidos con alta demanda energética.

Como ocurre con casi todos los suplementos, la pregunta clave no debería ser cuánto tomar o cuándo hacerlo para obtener un beneficio. La cuestión inicial es algo mucho más básico: ¿estamos obteniendo suficiente creatina a través de la alimentación cotidiana?

La evidencia científica más reciente sugiere que, probablemente, una proporción significativa de la población no consume suficiente creatina. Esto es así especialmente en el caso de quienes consumen pocos alimentos de origen animal o siguen dietas basadas en plantas. ¿Significa eso que deberíamos tomar suplementos? Comencemos por el principio.

¿Qué es la creatina y por qué importa?

La creatina es un compuesto nitrogenado que el organismo sintetiza de manera natural. Lo hace en cantidades de alrededor de 1 gramo al día en adultos, principalmente en el hígado y los riñones. Se produce a partir de aminoácidos como arginina, glicina y metionina. También se obtiene a través de la dieta, a través del consumo de alimentos de origen animal, pues se almacena en el tejido muscular animal. Por el contrario, los alimentos vegetales (legumbres, cereales, frutas o verduras) no contienen prácticamente creatina.

En condiciones fisiológicas normales el organismo degrada alrededor 1-2% del total de creatina contenido en los músculos por día, unos 2-3 gramos dependiendo de la persona. Considerando que se recomienda ingerir entre 3-5 gramos al día de creatina,resulta necesario reponer entre 2 y 4 gramos diarios de creatina por medio de la alimentación.

En alimentos de origen animal, la creatina se encuentra en concentraciones moderadas:

  • Carne (ternera, cordero o pollo): entre 0,3 y 0,5 gramos por kilogramo de alimento.

  • Pescado (bacalao, atún o salmón): entre 0,3 y 0,5 gramos por kilogramo de alimento. Destacando el arenque con 0,6-0,8 gramos por kilogramo de alimento.

Traslademos estas cantidades a raciones reales. Para hacernos una idea, de manera general, un filete de ternera o salmón (200g) suele contener 0,8-1 g de creatina. Mientras que unos 200 gramos de arenques puede aportar hasta 1,8 gramos de creatina. Por tanto, en teoría, dos o tres raciones diarias de carne y/o pescado podrían cubrir el aporte dietético necesario para complementar la producción endógena (la que produce el organismo de manera natural).

Sin embargo, la realidad poblacional es más compleja.

A menos consumo de alimentos de origen animal, menos creatina

En las últimas décadas, muchas recomendaciones nutricionales han promovido dietas con mayor proporción de proteínas vegetales por razones de salud y sostenibilidad ambiental. Como consecuencia, el consumo de carne y pescado ha disminuido en los países occidentales.

Un análisis reciente de datos nacionales en Estados Unidos, tomados entre 1999 y 2018, incluyó a más de 89 000 participantes. Los resultados mostraron que la ingesta dietética de creatina ha descendido con el tiempo.

Además, aproximadamente dos tercios de la población consumían menos de 1 gramo diario, una cifra inferior a la cantidad estimada como necesaria para reponer las pérdidas diarias. El consumo medio de carne en algunos subgrupos resultó sorprendentemente bajo.

El impacto potencial de esta reducción es mayor en personas que siguen una alimentación vegetariana o vegana. Dado que la creatina se encuentra casi exclusivamente en tejidos animales, las dietas basadas en plantas aportan cantidades mínimas o nulas. Diversos estudios han mostrado que personas vegetarianas presentan menores concentraciones musculares de creatina y que incluso unas semanas sin consumo de carne o pescado pueden reducir las reservas intramusculares.

¿Importa realmente consumir poca creatina?

La creatina es ampliamente conocida por su papel en el rendimiento físico, pero su función en el cerebro está recibiendo creciente atención. El cerebro depende de sistemas de fosfocreatina para mantener la estabilidad energética durante periodos de alta demanda metabólica.

Algunos estudios observacionales han encontrado asociaciones entre menor ingesta dietética de creatina y peor rendimiento cognitivo en adultos mayores, incluyendo menor velocidad de procesamiento y memoria más débil.. Ensayos clínicos con suplementación también han mostrado beneficios modestos en determinadas tareas cognitivas, especialmente en situaciones de privación de sueño y en población vegetariana, aunque los resultados no son uniformes.

Estos hallazgos han llevado a proponer que la creatina podría considerarse un nutriente “condicionalmente esencial”. Esto significa que el organismo puede sintetizarla, pero no siempre en cantidades suficientes para optimizar funciones fisiológicas en todos los contextos o grupos poblacionales.

¿Deberíamos preocuparnos o suplementarnos?

No se trata de que toda la población necesite tomar suplementos. De hecho, en muchas ocasiones puede ser una pérdida de tiempo y dinero. Antes de hacerlo debemos analizar nuestra alimentación para determinar de forma objetiva si necesitamos ese suplemento o no.

Esta es una regla general para cualquier suplemento, y la creatina no es una excepción. Sin embargo, esta sustancia es una de las estudiadas en nutrición deportiva (junto con la cafeína) y su ingesta en dosis de entre 3 y 5 g/día se considera saludable.

Es más, la evidencia sugiere que una parte considerable de la población podría no estar alcanzando niveles óptimos únicamente a través de la dieta. En especial cuando hablamos de personas mayores e individuos con mayores demandas metabólicas por mayor actividad (deportistas, bomberos, militares, etc) o estar sometidos a diferentes tipos de estrés como alteraciones en sueño (trabajadores a turnos, personal sanitario o cuerpos de seguridad).

En estos grupos la suplementación podría ser una estrategia razonable para apoyar tanto la función muscular como, potencialmente, ciertos aspectos de la función cognitiva. No obstante, todavía se necesitan más estudios a largo plazo para establecer recomendaciones poblacionales formales.

Un nutriente poco visible en la transición alimentaria

También en personas que consumen una reducida cantidad de alimentos de origen animal la suplementación con creatina resulta interesante. La evidencia disponible indica que, especialmente en poblaciones que siguen dietas veganas y vegetarianas, las necesidades de creatina no terminan de cubrirse solo mediante la dieta.

Esto no invalida los beneficios demostrados de las dietas ricas en vegetales para la salud cardiovascular y metabólica. Sí invita a reflexionar sobre cómo asegurar el aporte adecuado de nutrientes menos visibles, como la creatina, en un contexto de transición hacia patrones alimentarios más sostenibles.

A medida que cambian nuestras recomendaciones dietéticas también conviene revisar qué micronutrientes pueden quedar en segundo plano. La creatina, a la luz de las evidencias disponibles, podría ser uno de ellos.

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Alberto Pérez-López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Puede que no consuma suficiente creatina, pero eso no significa que deba suplementarse – https://theconversation.com/puede-que-no-consuma-suficiente-creatina-pero-eso-no-significa-que-deba-suplementarse-275415

Lo que el caso de Madrid nos enseña sobre la gestión de residuos: tratarlos no es suficiente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Nicolás Martínez Ramón, Investigador predoctoral en análisis de sistemas energéticos, IMDEA ENERGÍA

RomaMCS/Shutterstock

En 2035 solo el 10 % de los residuos municipales podrán acabar en vertedero, según el objetivo marcado por el Parlamento Europeo. Con menos de diez años por delante, España parte de una situación muy alejada de esta meta: cerca de la mitad de los residuos siguen recalando en en vertedero.

Abordar el tramo que falta hasta alcanzar el objetivo supone un gran esfuerzo, particularmente en aquellos municipios densamente poblados, donde las instalaciones de tratamiento de residuos se encuentran necesariamente cerca de las áreas residenciales.

Ejemplos de otros países europeos

En algunos lugares de Europa, este objetivo se ha alcanzado ya combinando distintos enfoques. Los Países Bajos son un ejemplo claro del uso intensivo de incineradoras. Tanto es así que en periodos puntuales han tenido que importar residuos de otros lugares para mantener la operación de las plantas.

Existen otros casos (por ejemplo, el modelo alemán) en los que se apuesta por sistemas de separación en origen altamente exigentes, acompañados de políticas públicas que reducen los impropios. Estos impropios son los materiales que se depositan en el contenedor equivocado y que dificultan el reciclaje. Aun así, tampoco en estos modelos se prescinde del tratamiento térmico del rechazo, es decir, de aquellos residuos que no pueden reciclarse ni aprovecharse en las primeras etapas de tratamiento. La diferencia no está tanto en las tecnologías disponibles como en dónde se sitúan los mayores esfuerzos en la gestión del sistema.

España presenta realidades muy diversas, desde pequeños municipios rurales hasta grandes áreas metropolitanas con combinaciones de distintas estrategias y tecnologías. En términos generales, la incineración es menos habitual que en los países del norte de Europa y se concentra sobre todo en las grandes ciudades.

El caso de Madrid

Madrid resulta interesante porque dispone de un sistema de tratamiento tecnológicamente complejo donde conviven plantas de reciclaje, compostaje, digestión anaerobia, vertedero e incineración.

Hoy en día, Madrid está todavía lejos del objetivo marcado por la Unión Europea: alrededor del 45 % de los residuos madrileños siguen terminando en vertedero. Buena parte de la reducción conseguida depende de que la incineradora de Valdemingómez opere prácticamente al límite de su capacidad.

Un paisaje verde con montículos y una infraestructura con chimeneas para la gestión de residuos
Parque de gestión de residuos de Valdemingómez.
IES MANUEL GARCÍA BARROS A ESTRADA – PONTEVEDRA/Flickr, CC BY-SA

Además, el cierre previsto de la incineradora en torno a 2035 obliga a plantear alternativas. Prescindir de ella sin una solución equivalente implicaría un aumento inmediato de la deposición en vertedero, mientras que su sustitución por tecnologías emergentes como la gasificación o la pirólisis –descomposición de los residuos a altas temperaturas en ausencia de oxígeno– abre un debate sobre hasta qué punto el problema puede resolverse únicamente desde el tratamiento.

Por todo ello, Madrid constituye un caso de estudio revelador a la hora de evaluar hasta qué punto un sistema apoyado en tecnologías de tratamiento avanzadas puede conseguir una reducción en el vertido sin cambios profundos en la generación de residuos y las políticas públicas que condicionan la aparición del rechazo.

¿Es más efectivo eliminar los residuos o evitarlos y reciclarlos?

Esta tensión entre tecnología y prevención supone un rasgo típico en la gestión de residuos, donde las respuestas se han apoyado principalmente en soluciones de tratamiento, frente a un avance menos ambicioso en las estrategias de prevención, reutilización y reciclaje de calidad.

En este sentido, un estudio que hemos liderado investigadores de la Unidad de Análisis de Sistemas de IMDEA Energía ha demostrado que, incluso sustituyendo la incineradora por tecnologías avanzadas de tratamiento como la gasificación y la pirólisis, un sistema de gestión de residuos como el de Madrid toparía con un límite estructural de alrededor del 40 % de tasa de vertido bajo escenarios optimistas de separación.

A pesar de ese límite, y aunque son necesarias otras soluciones, la incorporación de estas tecnologías resulta interesante dado que amplían la funcionalidad del sistema, contribuyendo a satisfacer la demanda de productos de alto valor como hidrógeno o combustibles circulares avanzados.

Los estudios identifican medidas eficaces para reducir estructuralmente la producción aguas arriba de residuos que no pueden reciclarse: fiscalidad que penalice envases complejos, una responsabilidad ampliada del productor más exigente o requisitos de ecodiseño, es decir, diseñar los productos desde el inicio para que generen menos impacto y sean más fáciles de desmontar y reciclar.




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Estas medidas requieren marcos regulatorios de ámbito nacional o europeo, ya que afectan directamente al diseño y comercialización de los productos. Otras, en cambio, pueden activarse a escala local, una vez establecidos esos marcos, mediante el diseño de instrumentos económicos, sistemas de recogida más exigentes o incentivos vinculados a la calidad del residuo.

En este contexto se sitúa la reintroducción de la tasa de residuos urbanos en Madrid en 2023, en aplicación del principio de “quien contamina paga”. Todos los municipios de más de 5 000 habitantes tenían de plazo hasta el 2025 para implantar una tasa de basuras.

Aunque la obligación de implantar esta tasa deriva de la legislación estatal, su configuración a nivel municipal determina en gran medida su capacidad para modificar comportamientos y reducir los impropios.

Buscar las causas para aplicar soluciones

En definitiva, reducir el vertido no es una cuestión solo de elegir la “mejor” tecnología, sino también de abogar por un enfoque integral que actúe sobre las causas del problema. La experiencia muestra que, sin políticas públicas ambiciosas que actúen sobre la prevención, el diseño de productos y la calidad de los residuos que generamos, incluso las soluciones más avanzadas acabarán topando con los mismos muros.

La buena noticia es que las herramientas de apoyo a la gestión existen y están bien documentadas. Tanto modelos matemáticos para dirigir los sistemas de gestión de residuos hacia un desempeño más sostenible, como estrategias para empujar políticas públicas que reduzcan la presencia de impropios y rechazos. Combinar estas herramientas con innovación tecnológica permite no solo cumplir objetivos, sino también avanzar hacia un modelo de gestión de residuos más justo, capaz de contribuir a la transición energética y alineado con los principios de la economía circular.

The Conversation

Nicolás Martínez Ramón recibe fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación.

Diego Iribarren Lorenzo participa en proyectos financiados por entidades como el Ministerio de Ciencia e Innovación y la Unión Europea.

Javier Dufour Andía participa en proyectos financiados por entidades como el Ministerio de Ciencia e Innovación y la Unión Europea y es miembro del Executive Board de Hydrogen Europe Research

– ref. Lo que el caso de Madrid nos enseña sobre la gestión de residuos: tratarlos no es suficiente – https://theconversation.com/lo-que-el-caso-de-madrid-nos-ensena-sobre-la-gestion-de-residuos-tratarlos-no-es-suficiente-273311

¿Y si lo dejásemos todo y nos fuésemos al desierto? ‘Sirāt’ y la tentación de desaparecer de sí

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sofía Esteban Moreno, Investigadora Predoctoral Teoría de la Literatura , Universidad de Valladolid

Dos de los _raveros_ de _Sirāt_ en pleno trance. BTEAM Pictures

Estamos solos en el desierto. Cielo sin fronteras, tierra sin agua. Todo es horizonte. ¿Cruzamos? Para no perderse, advertía María Zambrano en Los bienaventurados, hay que interiorizar el desierto, hacerlo carne en el alma y en los sentidos.

En la tradición islámica, el Sirāt es un puente escatológico, más fino que un cabello y más afilado que una espada, suspendido entre la condena y la salvación. No todos lo atraviesan. Con esta advertencia simbólica arranca la aclamada película homónima de Óliver Laxe. Lo que podría parecer una road movie se revela pronto como viaje iniciático hacia el límite interior.

Un padre, acompañado por su hijo, busca a su hija desaparecida entre jóvenes que cruzan el desierto marroquí de rave en rave. Pero aquí la desaparición no es necesariamente muerte ni tragedia. Es fuga. Es retirada. Es la tentación de desvincularse del mundo.

Un grupo de gente y dos camiones en el desierto.
Imagen promocional de Sirāt de Oliver Laxe, con los protagonistas en medio del desierto.
BTEAM Pictures

Desertar: una forma de exilio contemporáneo

Desertar es abandonar el campo de batalla. En Sirāt, esa palabra resuena literalmente cuando Tonin, con la pierna amputada, canta en tono lúdico “Le déserteur” de Boris Vian. La película muestra tres formas de exilio: la del ravero que se retira del mundo productivo en busca de comunión; la del desplazado por la guerra, expulsado sin elección; y la del peregrino que avanza hacia La Meca en busca de orientación. Tres deserciones distintas que convergen en el mismo desierto. Y quizás una cuarta, la deserción ontológica, la retirada del relato que nos sostiene para quedar expuestos, sin garantías, al misterio.

Sirāt convierte en imagen el nihilismo contemporáneo.

Mientras el ritmo techno propone suspensión, el mundo introduce guerra y controles militares. En la rave bailan también jóvenes con amputaciones. El rito los acoge. El trance actúa como un fármaco, remedio y veneno a la vez, amplificado por sustancias que prometen expansión. Los psicoactivos, escribe el sociólogo David Le Breton en Desaparecer de sí, son un filo de navaja: “el objetivo es vivir burlando la muerte, pero aceptando al mismo tiempo que algún día habrá que pagar un precio por ello”.

El trance no borra la violencia, pero abre un espacio precario donde incluso el cuerpo herido es integrado. Las heridas físicas y simbólicas, en lugar de fijarse como estigmas, se convierten en ritmo compartido, y por unos instantes dejan de doler.

La comunidad que surge ahí no se funda en identidades, sino en la necesidad de compartir cuando ya no se tiene nada. Lo que empieza como comunidad estética deviene comunidad de supervivencia. ¿Estamos ante una espiritualidad sin templo ni dogma, o ante su simulacro? ¿Puede surgir una forma de trascendencia en medio de la saturación y del exceso?

La rave como suspensión del yo

Le Breton llamó “desaparecer de sí” a ese deseo contemporáneo de suspender el peso de ser alguien. En sociedades donde debemos afirmarnos constantemente en nuestro personaje, surge la voluntad de ralentizar el pensamiento y dejar de representarnos ante los otros.

La rave en Sirāt ensaya esa ligereza. El techno no se escucha, se baila. La música de Kangding Ray es densa, industrial y casi mineral. La vibración es tectónica, como si el desierto marcara el pulso desde el subsuelo. En la estructura de los altavoces, plantados como monolitos tecnológicos en la arena, se dibuja una cruz; es un cruce de ejes donde la horizontalidad del ritmo roza una verticalidad simbólica. ¿No sostiene el DJ, como un oficiante, ese altar efímero?

La investigación continúa fuera del cine. En su instalación HU/هُوَ. Bailad como si nadie os viera en el Museo Reina Sofía, Laxe trabaja con el término árabe hu, asociado en la tradición sufí al aliento originario, a la vibración primera. Es una instalación audiovisual inmersiva que traslada las cuestiones espirituales y sensoriales planteadas en Sirāt al espacio museístico. El sonido, así entendido, dibuja una arquitectura invisible que ordena el mundo desde la vibración.

Un hombre con una mano amputada baila en el desierto.
Una de las imágenes de la instalación de Oliver Laxe en el Reina Sofía que recupera a uno de los personajes de Sirāt y su entorno.
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía

Cruzar después de haberlo perdido todo

El viaje se radicaliza (y a partir de ahora se dan datos clave del argumento de la película). Los personajes cruzan agua –umbral tradicional de tránsito y purificación– y atraviesan un desfiladero donde el protagonista pierde a su hijo. La noche oscura cae. Cae con ella la inocencia. Se anuncia la apoteosis del héroe.

El desierto, como recordaba Juan Eduardo Cirlot en su Diccionario de símbolos, es un paisaje que despoja al sujeto de todo refugio y lo reduce a lo esencial. No es casual que sea el lugar de la prueba en las tradiciones monoteístas; Moisés, Elías o Cristo atraviesan la intemperie antes de recibir la palabra o la misión. La revelación profética pasa por la pérdida del yo.

El campo de minas materializa el Sirāt. Cada paso puede ser el último. Jade, cubierta con una mortaja negra que recuerda a los derviches giróvagos –miembros de cofradías sufíes que buscan la unión con lo divino a través de la danza extática–, grita en trance y estalla. Como en el giro sufí, pensar implica caer.

Imagen de un hombre bailando mientras gira rodeado de otros hombres.
Los derviches giratorios (semazens) realizan la danza mística Sema, que simboliza el viaje espiritual del ser humano y su deseo de alcanzar a Alá.
Turpcan/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Aquí la catarsis opera en sentido aristotélico: el espectador experimenta miedo y compasión sin distancia analítica. No se trata de comprender el límite, sino de sentirlo. La rave había anticipado esa forma de pensamiento encarnado, pues en la danza, el cuerpo precede al juicio. Se siente antes de pensar.

Luis, interpretado por Sergi López, consigue cruzar ese campo porque ya no tiene relato que proteger. El Sirāt exige ligereza. Y esa ligereza es desposesión del yo.

Ir con las imágenes hasta el final de las palabras

Con un cine de silencios, riesgo y gestos mínimos, Laxe devuelve a la pantalla algo infrecuente: el espacio para el misterio, lo sagrado y la fragilidad. En sus entrevistas ha insistido en que mirar hacia dentro es hoy un gesto radicalmente contracultural. En un mundo saturado de representaciones, habitar la herida sin dramatismo –bailarla en lugar de negarla– puede convertirse en una forma de regenerar el imaginario colectivo. En una entrevista reciente, el director afirmaba que Sirāt “visualiza el miedo a morir y te revivifica, porque cuando la muerte irrumpe nos conecta con la vida”.

La herida es la grieta existencial de una época que ya no sabe qué creer. Y creer es crear, como sostenía Unamuno. Crear, dice Laxe, es construir un edificio sabiendo que al final habrá que saltar. Esa es también la posición del espectador; aceptar la entrega, atravesar la vibración y asumir el vacío.

No ofrece respuestas ni paraísos visibles. Pero deja una pregunta abierta:
¿desaparecer de sí es una forma de libertad o el primer paso hacia la intemperie?


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Sofía Esteban Moreno recibe fondos de ayudas de Formación del Profesorado Universitario (FPU) financiadas por la Agencia Estatal de Investigación, el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades. Asimismo, forma parte del proyecto TRANSFERRE. Referencia: PID2023-148361NB-I00), financiado por la Agencia Estatal de Investigación, el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades y cofinanciado por la Unión Europea.

– ref. ¿Y si lo dejásemos todo y nos fuésemos al desierto? ‘Sirāt’ y la tentación de desaparecer de sí – https://theconversation.com/y-si-lo-dejasemos-todo-y-nos-fuesemos-al-desierto-sirat-y-la-tentacion-de-desaparecer-de-si-273552

Lingüística: la ciencia que nos revela el código de la ‘matrix’ en que habitamos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lorena Pérez Hernández, Catedrática de Filología Inglesa. Lingüística cognitiva, Universidad de La Rioja

CalypsoArt/Shutterstock

Un día cualquiera nos levantamos. Quizás pedimos una taza de té y una tapa en el bar, escribimos la lista de lo que falta en nuestra nevera, hacemos la compra en el supermercado y también leemos en el periódico un titular que dice: “La IA nos va a robar el trabajo”. En todos estos casos, hemos recibido o intercambiado información. Pensamos que esto ocurre en un mundo objetivo, pero en realidad operamos en una realidad construida, una suerte de matrix como la de la película de Keanu Reeves dirigida por las hermanas Wachowski.

Solemos creer que el lenguaje es solo una herramienta de comunicación, pero en realidad es el código que construye nuestra percepción del mundo. La lingüística es la ciencia que nos permite ver y entender ese código. En mi reciente libro, 20 razones para amar la lingüística, explico cómo esta ciencia estudia y desentraña la naturaleza de una de las capacidades más especiales y definitorias del ser humano.

El algoritmo que hace posible entenderse

Cuando pedimos una taza de té, el camarero entiende fácilmente que no queremos la taza, sino un té; tampoco queremos una tapa para cerrar un bote, sino una pequeña porción de algún alimento que acompañe nuestra bebida. El camarero, como cualquier hablante, llega directamente a la interpretación final de esas expresiones.

El lingüista, en cambio, ve el algoritmo que las hace posibles: la metonimia “contenedor por contenido” (taza de té por té) y la metáfora conceptual que utiliza la analogía con las tapas de los botes para referirse al pequeño bocatita que según leyendas varias los taberneros colocaban sobre los vasos de vino o los bebedores usaban para tapar los efectos del alcohol.

Lenguaje y memoria

Si se nos olvida la lista de la compra y somos hablantes de español seguramente recordaremos peor los primeros elementos de la lista que un hablante de japonés o coreano. Los lingüistas saben que se debe a que estas lenguas tienen una estructura SOV (Sujeto-Objeto-Verbo) que acostumbra a poner los modificadores antes que el sustantivo (por ejemplo, en estos idiomas se dice: “el brillante y luminoso, de navidad árbol”).

Esta particularidad hace que los hablantes de estas lenguas retengan mejor la información inicial de un listado de palabras ya que su idioma les ha entrenado para desarrollar su memoria de trabajo a corto plazo, reteniendo los adjetivos en su mente hasta llegar al objeto.

Números y palabras

La lengua que hablamos también puede facilitar el razonamiento y la memoria de trabajo al aprender y realizar cálculos matemáticos.

Por ejemplo, cuando por fin nos acordamos de lo que queríamos comprar y vamos a pagar, puede que necesitemos contar las monedas de 20 céntimos que tenemos en la cartera. Si somos hablantes de euskera podremos sumarlas un poquito más rápidamente que si hablamos italiano o español.

De nuevo, la lingüística puede explicar esta curiosidad. El euskera es una lengua que tiene un sistema numérico en base 20. El español y el italiano son sistemas decimales (base 10). Otros idiomas, como el francés, mezclan estas dos bases.

El ekari de Papúa Nueva Guinea tiene un sistema en base 60, y otras lenguas ni siquiera tienen palabras para nombrar cantidades mayores de 3 unidades. El pirahã, una lengua amazónica, carece de números. Este agujero lingüístico parece estar ligado a la dificultad que tienen sus hablantes de reconocer cantidades exactas mayores de tres.

Narrativas y metáforas

Por cierto, el yogur que elegimos porque es un 80 % libre de grasa es exactamente igual que el que no hemos comprado porque en su etiqueta nutricional declaraba un 20 % de grasa. Los especialistas en marketing, entre los que suelen encontrarse lingüistas, manipulan así las narrativas publicitarias, mostrándonos el producto desde el marco lingüístico más atractivo para influir en nuestra decisión de compra.

Algo parecido hacen los políticos y los periodistas. Cuando leemos en el periódico que “la IA nos va a robar el trabajo”, se nos está presentando lingüísticamente la inteligencia artificial como un ser con capacidad de decisión y acción. Esta personificación metafórica oculta al verdadero agente (grandes tecnológicas) y diluye la responsabilidad de los efectos de la IA sobre el mercado laboral.




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Influencia en la salud física y mental

Como muestran estos ejemplos cotidianos, el lenguaje es el código con el que se construye la matrix en la que habitamos.

Pero además, tiene efectos beneficiosos sobre la salud, ordena y da sentido al mundo en el que vivimos, permite trascender la inmediatez del aquí y el ahora, nos ayuda a coordinarnos para defendernos de amenazas y evolucionar como especie; es un instrumento de opresión, pero también de liberación; es nuestra piel, nuestra tarjeta de presentación, nos protege y también nos delata, desenmascarando a tramposos, criminales y falsificadores.

Una ciencia fundamental

La lingüística, la disciplina que nos ayuda a entender el lenguaje, es como cualquier otra ciencia que estudia aspectos fundamentales del ser humano. Y sin embargo, a menudo su naturaleza científica se pone en duda.

Quizás esto es así porque su objeto de estudio no es observable ni medible. El lenguaje es una capacidad intangible e invisible. Sin embargo, físicos y matemáticos buscan descubrir la naturaleza de la materia oscura del universo, también invisible, y predijeron la existencia de los agujeros negros antes de poder verlos a través de un telescopio, y nadie cuestionaría el carácter científico de estos estudios.




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La materia oscura de nuestro universo comunicativo

Los lingüistas estudiamos el lenguaje, la materia oscura de nuestro universo comunicativo, invisible e inmaterial, observando su reflejo sobre lenguas concretas. Analizamos su uso en situaciones reales (habla) llevando a cabo estudios estadísticos basados en corpus informáticos de millones de palabras.

También realizamos complejos experimentos psicolingüísticos y neurolingüísticos mediante resonancias magnéticas funcionales y electroencefalogramas, sensores de sudoración, pupilometrías y oculometrías. Gracias a ello sabemos que el lenguaje influye en nuestra percepción de la realidad, en nuestra toma de decisiones, en nuestra creatividad, salud, memoria y capacidad de razonamiento y cálculo, entre otros muchos aspectos de nuestra vida diaria.

Parecen razones más que suficientes para amar la lingüística. Pero si aún no he logrado resultar convincente, hay muchas más.

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Lorena Pérez Hernández es Investigadora Principal del proyecto OTRI “Research Project on Cognitive Models in Branding” (OTEM240725), investigadora en el proyecto “Partnership on University Plagiarism Prevention” (Social Sciences and Humanities Research Council of Canada #895-2021-1016) y miembro del Grupo GRISSU (Grupo Riojano de Investigación en Semántica, Sintaxis y Uso del Lenguaje; Universidad de La Rioja) y del Grupo de Acción ICON (Campus Iberus).

– ref. Lingüística: la ciencia que nos revela el código de la ‘matrix’ en que habitamos – https://theconversation.com/linguistica-la-ciencia-que-nos-revela-el-codigo-de-la-matrix-en-que-habitamos-276657

Aranceles de ida y vuelta: el coste económico de la incertidumbre

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan de Lucio, Investigador – profesor. Economista, Universidad de Alcalá

Donald Trump pronuncia un discurso económico en Iowa el pasado 27 de enero. Robert V Schwemmer/Shutterstock

El Tribunal Supremo de Estados Unidos anuló por ilegales los mal llamados “aranceles recíprocos”, impuestos por el presidente Trump en abril de 2025 al amparo de poderes de emergencia nacional.

Los aranceles desaparecen y lo cobrado deberá ser reembolsado a las empresas, ¿o no? Sería tentador pensar que volvemos al punto de partida, al 2 de abril de 2024, cuando desde la Casa Blanca se anunció una política generalizada de gravámenes. Nada más lejos de la realidad. En economía no hay un botón de “deshacer”.

Seguimos en un contexto negativo

En primer lugar, la lejía económica en forma de aranceles que han tenido que ingerir empresas y consumidores ha causado heridas en decisiones, cadenas de suministro y expectativas. Y eso deja cicatrices. Empresas extranjeras han dejado de exportar o han tenido que renunciar a sus planes de expansión en EE. UU., mientras que compañías importadoras estadounidenses han visto aumentar sus costes y los riesgos regulatorios.

Pero las decisiones políticas no han conseguido corregir el déficit comercial de EE. UU., que mantiene niveles similares a los del año anterior. Además, cabe esperar que las arcas públicas tengan que devolver lo recaudado, que se calcula sea un 1 % del PIB aproximadamente.

Los precios internos crecen como consecuencia de los aranceles y las represalias internacionales, pero la pérdida de poder adquisitivo y de empleo no va a ser devuelta a los consumidores. Los estudios (Fed New York y Kiel Institute) indican que los consumidores americanos soportan casi todo el coste del incremento de los aranceles (entre el 94 y el 96 %), mientras que los exportadores extranjeros soportan apenas entre el 6 y el 4 % restante.

Tras el fallo, muchas compañías no prevén bajar precios: si llega el reembolso, lo usarán para cubrir pérdidas pasadas.

Se mantiene la incertidumbre

En segundo lugar, la administración Trump ya ha anunciado que adoptará nuevas medidas. Impondrá nuevos aranceles, que tendrán una duración de 150 días, aludiendo esta vez a una cláusula de la Ley de Comercio de 1974.

De esta forma, en cuestión de horas, Estados Unidos ha pasado, de tener aranceles del 16 % (los más elevados desde 1936), al 9 % tras la decisión del Tribunal Supremo, para nuevamente subirlos, hasta el 15 %, durante 150 días. Tras este plazo volverían al 9 %, o al nivel que determinasen nuevas medidas.

La administración Trump afirma que, antes de que expiren, encontrará nuevas maneras de reconstruir los aranceles utilizando otros resquicios legales.

Los cambios son constantes e impredecibles. El peor aliado del crecimiento y el bienestar es la incertidumbre. Así lo apunta el juez del Tribunal Supremo Neil Gorsuch en su voto particular, página 73 del documento, al señalar que los aranceles deben ser aprobados por el Congreso pues al obtener “un apoyo tan amplio para sobrevivir al proceso legislativo, tienden a perdurar, permitiendo a la gente común planificar sus vidas de maneras que no pueden cuando las reglas cambian día a día”_.

El actual gobierno estadounidense no parece entender este argumento, por lo que es probable que los cambios arbitrarios y repentinos sigan afectando negativamente a la economía y, con ella, a la vida de las personas.

Tensiones y volatilidad a escala global

Finalmente, el resto del mundo no sabe a qué atenerse. Los lazos comerciales y la confianza han desaparecido. Los acuerdos son tales por un tiempo incierto. China continua su avance estratégico y Europa mantiene su desconcierto. El resultado es un clima de inversión más volátil, cadenas de valor más caras y una economía mundial un poco menos eficiente y más tensa.

En resumen: el fallo judicial es una llamada de atención sobre la necesidad de certidumbre y respeto institucional. Aún así, la dirección política sigue siendo la misma. Mientras tanto, las empresas seguirán a la espera de certidumbre, las inversiones retenidas, los beneficios esperados reduciéndose, los riegos en la economía de EE. UU. al alza y el dólar perdiendo valor frente a otras monedas refugio. La política comercial puede ser dura, pero lo que no puede ser es volátil.

The Conversation

Juan de Lucio no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Aranceles de ida y vuelta: el coste económico de la incertidumbre – https://theconversation.com/aranceles-de-ida-y-vuelta-el-coste-economico-de-la-incertidumbre-276797