Adolescence : comment le téléphone change les codes amoureux

Source: The Conversation – in French – By Marine Lambolez, Doctorante, ENS de Lyon

S’ils se croisent tous les jours au collège ou au lycée, c’est sur les réseaux sociaux que les adolescentes et les adolescents choisissent souvent de déclarer leur flamme. S’agit-il d’échapper aux regards moqueurs en cas de déconvenue ? Ou est-ce au contraire un moyen de rechercher une validation ? Penchons-nous sur ces nouveaux codes amoureux.


L’utilisation du téléphone portable personnel par les plus jeunes fait l’objet de nombreuses craintes et fantasmes dans le débat public. La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en témoigne : l’inquiétude vis-à-vis des liens virtuels entretenus par les ados ne faiblit pas.

S’il est important de protéger les personnes mineures de rencontres en ligne avec des individus malintentionnés, souvent plus âgés, il ne faut pas croire que les réseaux sociaux ne leur servent qu’à communiquer avec des inconnus.

Les discussions en ligne jouent un rôle central dans les sociabilités adolescentes, même avec les camarades de classe croisés toute la semaine à l’école. Plus précisément, le portable participe activement à la naissance des amours de jeunesse et occupe une place importante dans les échanges amoureux des jeunes.

Se rapprocher en ligne

Le fait de se parler, en ligne, dans des conversations privées, c’est-à-dire auxquelles seuls les deux participants ont accès, semble être un préambule obligatoire à la mise en couple chez les jeunes. Plutôt que le temps passé ensemble, les rendez-vous donnés hors de l’établissement scolaire ou le premier baiser, c’est le fait de s’écrire sur ses réseaux personnels qui atteste du caractère intime de la relation.

Dans mon enquête auprès de jeunes de 13 ans, il apparaît que les interactions en ligne ont la même valeur que les moments partagés « in real life » quand il s’agit de nouer, alimenter ou rompre des relations amoureuses. Par exemple, pour Amina, en couple depuis huit mois sur la plateforme Discord avec un garçon qu’elle n’a jamais vu, la rencontre n’est ni souhaitée ni préalable au fait de se dire en relation sérieuse.




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Vladimir, lui, se sert des réseaux sociaux pour séduire et considère que ne plus se parler via ces interfaces scelle la fin d’une relation. Lorsqu’il veut se rapprocher d’une fille, il ne lui demande pas son numéro de téléphone mais son compte Instagram ou Snapchat. Un autre jeune, Fabio, détaille la façon dont il s’est rapproché d’une amie, jusqu’à leur mise en couple officielle :

« Alors, j’ai fait une photo torse nu dans ma salle de bain, je voulais mentionner des personnes sur Insta[gram], j’ai vu son nom et j’ai cliqué parce que c’était la première personne proposée et, vu qu’avant c’était ma meilleure amie entre guillemets… Du coup je l’ai identifiée, après elle a mis l’émoji avec les cœurs dans les yeux. Et voilà, après elle m’a identifié dans sa story. J’ai fait de même et on a commencé à se rapprocher. »

L’importance que Fabio porte au type d’émojis employé montre bien la valeur apportée à ce simple symbole numérique qui évoque la précision avec laquelle certaines et certains se souviennent de la première déclaration de leur partenaire.

La drague en ligne permet aux jeunes de choisir leurs mots avec plus de réflexion, et de prétexter de fausses manipulations, des blagues ou l’emprunt du téléphone par un ami ou une amie en cas de « râteau ». Ces échanges virtuels présentent aussi le grand avantage d’être secrets : le flirt adolescent échappe ainsi aux regards souvent moqueurs de la cour d’école ainsi qu’aux interdictions familiales.

Preuves d’amour virtuelles

Les réseaux proposent des fonctionnalités qui mettent en lumière la proximité partagée entre deux contacts : amis proches sur Instagram, flammes sur Snapchat, pseudo et émojis personnalisés sur Messenger… Autant d’options qui soulignent le lien spécial entre deux personnes, pour elles-mêmes et parfois aux yeux des autres utilisateurs.




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Documenter sa relation en publiant des photos prises à deux, liker et commenter les publications de l’élu·e de son cœur, sont autant de manifestations virtuelles d’engagement amoureux qui rassurent les adolescent·es sur les sentiments de leurs partenaires. Ces preuves d’amour en ligne prennent encore plus d’importance quand le jeune couple n’a pas l’occasion de soumettre son idylle au regard extérieur en dehors du monde connecté, c’est-à-dire quand les jeunes se connaissaient au collège mais sont dans des lycées différents, sont en couple à distance ou se connaissent via une activité extra-scolaire.

La sociologue Claire Balleys écrit :

« Les adolescents fonctionnent entre eux comme un public participatif et évaluateur. Ils sont à la fois spectateurs et acteurs du lien social entre pairs, en ce sens qu’ils prennent activement part à la construction, à la négociation et à la gestion des relations amicales et amoureuses. »

Rendre publiques ses relations amoureuses sur les espaces en ligne est un enjeu majeur dans la hiérarchie sociale adolescente. La popularité s’acquiert notamment par la validation externe de sa relation amoureuse, en choisissant un·e partenaire convenable et en mettant en scène des comportements amoureux adéquats.

Le contrôle du téléphone comme abus amoureux

La question du contrôle du téléphone portable est centrale quand il s’agit d’adolescent·es et de jalousie. 72 % des jeunes interrogés en entretien, filles comme garçons, répondent « Oui » à la question : « Est-ce que tu laisserais ton copain ou ta copine regarder tes messages sur ton téléphone ? » Plusieurs élèves racontent comment ce droit de regard téléphonique fonctionnait dans leurs couples précédents :

Céleste : Alors ça, on en a parlé parce qu’il avait mon code de téléphone et j’avais le sien. Alors s’il veut fouiller avec qui je parle, il y a pas de souci. J’ai rien à me reprocher. Il peut regarder mes discussions, oui bien sûr, ça fait suspect sinon.

Malvina : Bah oui, le gars avec qui j’étais, il connaissait mes codes, il les avait même.
ML : Et est-ce que toi, tu voudrais voir ses messages ?
Malvina : Je lui fais confiance, mais de temps en temps bon… ça fait du bien de regarder. Enfin, j’avais tout le temps ses codes, donc je savais qu’il faisait rien.

Pour ces ados, si l’on est fidèle, notre partenaire devrait pouvoir fouiller dans notre téléphone sans que cela soit un problème.

Zlatan : Oui, elle a mon code.
ML : Ok, sans hésitation ?
Zlatan : Oui.
ML : Et toi, tu lui demanderais de regarder ses messages ?
Zlatan : Oui. Enfin, je prends pas son téléphone, mais juste si je vois un truc ou quoi je demande son téléphone, je regarde, voilà. Déjà ça peut rassurer, ça peut beaucoup rassurer et faire confiance aussi.

Puisque la plupart d’entre eux se draguent virtuellement avant de se dire en couple, toute conversation sur les réseaux devient suspecte. Vouloir garder une part d’intimité en ligne serait alors un red flag laissant soupçonner une tromperie.

Karim : Après, si elle fait une crise de jalousie, ça veut dire qu’elle m’aime vraiment, ça veut dire qu’elle tient à moi. Par exemple, si elle voit que j’ai une copine sur Instagram, je la [cette copine] bloque d’abord, je parle avec elle et après si elle veut bien, je reste avec elle, si elle veut pas, ben je sais pas comment ça se passerait.

Toutefois, d’après le violentomètre – outil conçu en Amérique latine, puis adapté en 2018 par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En Avant Toutes et la Mairie de Paris, pour déterminer ce qui relève ou non des violences – si un partenaire « contrôle tes sorties, fouille tes textos et est jaloux et possessif en permanence », il faut être vigilant·e et « dire stop ! » à ces comportements.

Le violentomètre.

D’autres cyberviolences émaillent parfois les relations amoureuses : divulgations d’échanges intimes, harcèlement, montages photos violents…

Rappeler ces risques n’est cependant pas condamner l’utilisation des réseaux par les ados, car leur diabolisation empêche une éducation aux bonnes pratiques numériques et laisse les jeunes démunis face à leurs premiers téléphones, avant ou après 15 ans.

The Conversation

Marine Lambolez ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Adolescence : comment le téléphone change les codes amoureux – https://theconversation.com/adolescence-comment-le-telephone-change-les-codes-amoureux-274663

Yes, men have a biological clock too. But it’s not just age that affects male fertility

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Theresa Larkin, Associate Professor of Medical Sciences, University of Wollongong

joyce huis/Unsplash

When we talk about a biological clock ticking, it usually means the pressure women feel to fall pregnant before a certain age. It’s linked to the decline in eggs (ova) and fertility as females age.

But sperm numbers and fertility similarly decline with age in men. When a heterosexual couple experiences fertility issues, it’s equally likely due to male and female factors. Yet the woman is usually tested first.

But this is changing. New male infertility guidelines for Australian GPs recommend the male and female partner undergo investigations at the same time.

A growing body of research highlights the role of men in infertility and how a man’s age and health matters when trying to conceive. Let’s look at the evidence.

Semen and sperm health decline with age

Sperm are produced in the testes continuously from puberty, but sperm count (the average number of sperm in an ejaculate) starts to decline when a man is in his early twenties. Men over 55 have average sperm counts close to or below the threshold for infertility.

But it’s not just the number of sperm that matters.

Sperm need to be alive, have good motility (movement or “swimming ability”) and be the correct shape to reach and fertilise an egg in the female reproductive tract.

An adequate volume of semen (sperm and seminal fluid together) is also necessary because this provides nourishment to sperm.




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From around age 30, the number of sperm with good motility and correct shape, and semen volume decline, while the number of dead sperm increases. The biggest changes generally occur from around 35 years of age.

The age-dependent decline in sperm and semen affects male fertility. In studies of more than 2,000 couples, one study showed men older than 45 took five times longer to conceive than men younger than 25. Another study found the chance of falling pregnant within a year was 20% lower at 45 compared to the peak at 30.

Genetic damage and miscarriage risk increase with age

Though a sperm might have reached and fertilised an egg, if it contains genetic damage, this can also affect fertility or the baby.

As men age, their sperm accumulate more genetic damage, including damage to DNA and chromosomes (coils of DNA that carry genes). This is because sperm stem cells replicate hundreds of times during their life. Each time a cell replicates, there is a risk of genetic damage.

Genetic damage to sperm can stop the embryo developing and result in miscarriage. This is linked to about 30% higher chance of miscarriage in men older than 40 compared to those aged 25–29.

New techniques have shown chromosomal abnormalities in sperm also increase with age. These can cause birth defects and chromosomal syndromes such as Down syndrome and Klinefelter syndrome.

Beyond ageing and sperm’s biological clock

Several environmental and lifestyle factors also affect semen and sperm measures, and therefore fertility.

Oxidative stress (too many damaging chemicals and not enough antioxidants) disrupts sperm production and increases sperm DNA damage, and is strongly linked to male infertility.

Oxidative stress is increased by environmental toxins such as pollution, heavy metals, pesticides and some chemicals.

Oxidative stress also increases with certain lifestyle factors, including smoking, alcohol, illicit drugs, too much processed meat and sugar consumption, obesity and being sedentary.

Male infertility can also be due to medical causes such as erectile dysfunction, or issues with the male reproductive tract or blood vessels.

A varicocele (dilation of the veins that drain the testes) is one of the most common causes of male infertility, and treatable.

One or two in 100 men with infertility will not have the tubes that transport sperm from the testes to the penis, which means their semen does not contain sperm.

However, for about one in three cases of male infertility, the cause is not known.

The new guidelines

The World Health Organization recognises the importance of addressing infertility in everyone, regardless of sex or gender.

Australia’s first male infertility guidelines support this by recommending infertility is investigated in both partners in heterosexual couples. For the male, this includes examination of the penis, scrotum and testes, and semen and blood analyses.

For the one in nine couples in Australia with fertility problems, this will help them find answers and treatment options sooner.

Staying healthy for fertility

If you’re looking to conceive, age is a consideration but not the only factor.

For optimal sperm health, you can focus on:

  • eating a healthy diet with enough vitamins A, C, E and D
  • not smoking
  • reducing alcohol
  • maintaining a healthy weight
  • exercising
  • avoiding chronic stress
  • avoiding excessive exposure to environmental toxins and pollutants.

Reducing unnecessary stress or pressure around falling pregnant is also important. In Australia, most pregnancies are normal and most babies are healthy, regardless of the age of the parents.




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The Conversation

Theresa Larkin does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Yes, men have a biological clock too. But it’s not just age that affects male fertility – https://theconversation.com/yes-men-have-a-biological-clock-too-but-its-not-just-age-that-affects-male-fertility-268298

Un estudio halla un nuevo sistema inmune vegetal ‘parecido’ al humano

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge Poveda Arias, Profesor Titular de Universidad. Departamento de Producción Vegetal y Recursos Forestales. Escuela Técnica Superior de Ingenierías Agrarias de Palencia, Universidad de Valladolid

_Sclerotinia sclerotiorum_, un hongo que causa un gran número de enfermedades en los cultivos, fue el elegido para demostrar en un experimento el poder protector de otro hongo, _Trichoderma hamatum_. Rupinder singh 0071/Shutterstock

Cuando un patógeno nos “ataca”, nuestro sistema inmune actúa y nos protege de la enfermedad “matando” a ese invasor dañino. Aunque de forma muy diferente, las plantas también tienen su propio sistema inmune, que las defiende de diferentes infecciones.

Cuando un patógeno entra en el cuerpo humano, hay dos tipos de células que entran en acción: los macrófagos y las células dendríticas (o de Langerhans). La forma en que estas células de defensa actúan es mediante la ingestión directa del intruso, para digerirlo y matarlo, o la ingestión de células que estén siendo atacadas por el patógeno, eliminándolas de igual forma. Tanto los macrófagos como las células dendríticas actúan contra todos los invasores que entren en el cuerpo –sin saber previamente “quién” está atacando– mediante la respuesta inmunitaria denominada innata.

Una vez el patógeno ha sido digerido, estas células defensivas cogen pequeñas moléculas de éste (denominadas antígenos) y las sitúan en su exterior. Posteriormente, se acercan a otras células de defensa, denominadas linfocitos T, y les “enseñan” estos antígenos. De esta forma, los linfocitos T aprenden a reconocer al patógeno y, cuando éste ataque de nuevo, lo destruirán de forma más rápida y efectiva.

Macrófago que ha ingerido un patógeno fúngico.
Wikimedia Commons, CC BY

Señales hormonales defensivas

En el caso de las plantas, su sistema inmune funciona de forma muy diferente, porque no dispone de células de defensa que se muevan por todos sus órganos. Actúa mediante señales hormonales y respuestas defensivas. Cuando un patógeno ataca una planta –por ejemplo, una hoja–, el vegetal reconoce al patógeno mediante sus células y desarrolla dos tipos de respuesta.

Por un lado, una respuesta local, en la hoja atacada, donde se sintetizan compuestos antimicrobianos u otras moléculas que “maten” al invasor. Por otro lado, se activa una respuesta defensiva por toda la planta (o sistémica): envía hormonas (como el ácido salicílico y el ácido jasmónico) que activan respuestas de defensa en otros órganos vegetales, como otra hoja o las raíces.

Estas señales hormonales provocan la acumulación en estos otros órganos vegetales de las mismas moléculas defensivas que actuaron en la primera hoja infectada, preparando a toda la planta contra el posible futuro ataque del patógeno.

“Vacunas” vegetales

Sin embargo, no es siempre necesario el ataque de un patógeno para que la planta active sus defensas. Cuando microorganismos beneficiosos, como bacterias u hongos, entran en contacto con las raíces, el vegetal activa esas mismas respuestas defensivas en sus hojas. Por lo tanto, estos microorganismos actúan como “vacunas” que preparan a las plantas para defenderse mejor contra posibles patógenos que puedan infectarlas.

Uno de estos microorganismos beneficiosos es el hongo Trichoderma, ampliamente utilizado como biofungicida en agricultura para combatir a otros hongos patógenos que atacan a los cultivos.

Además de colonizar las raíces e inducir las defensas de las plantas, Trichoderma actúa mediante otras estrategias antifúngicas. Por ejemplo, produce compuestos químicos tóxicos para los hongos patógenos. Pero también es capaz de atacarlos directamente, atrapándolos y digiriéndolos internamente hasta matarlos.

Trichoderma hamatum.
Jorge Poveda.

Experimento con brócoli

Por otro lado, dentro del grupo de los hongos nocivos encontramos a una amplia diversidad de microorganismos muy diferentes, como Sclerotinia sclerotiorum. Este patógeno ataca a las raíces, tallo, hojas y frutos de diferentes cultivos, provocando lesiones negras que van creciendo hasta provocar la pudrición completa del vegetal, que queda cubierto de un moho blanco.

Uno de los grupos de cultivos que puede ser atacado por Sclerotinia sclerotiorum son las brásicas, que incluyen a verduras (brócoli, berza, repollo, coliflor, etc.), ampliamente consumidas por sus características nutraceúticas (antioxidantes, anticancerígenas, etc.).

Pudrición blanca por Sclerotinia sclerotiorum en fruto de tomate.
Wikimedia Commons., CC BY

Utilizando el brócoli como cultivo, a Sclerotinia sclerotiorum como patógeno y a Trichoderma hamatum como hongo beneficioso, investigadores de la Universidad de Valladolid y de la Misión Biológica de Galicia (CSIC) hemos descubierto un nuevo mecanismo de inmunidad en plantas muy similar al ya conocido en humanos.

Sistema inmune parecido al humano

Nuestra pregunta inicial fue ¿podría Trichoderma actuar como los macrófagos o las células dendríticas? La respuesta es sí. En el suelo cercano a las raíces, espacio denominado rizosfera, Trichoderma y los hongos patógenos entran en contacto. En nuestro estudio, este contacto hongo-hongo lo llevamos a cabo con Trichoderma hamatum y Sclerotinia sclerotiorum.

Brócoli.
Wikimedia Commons, CC BY

Al detectar al hongo patógeno, Trichoderma produce unas enzimas digestivas denominadas quitinasas y glucanasas. Éstas rompen la pared celular del patógeno y liberan unas moléculas denominadas oligómeros, de quitina y glucanos. Cuando las raíces reconocen estos oligómeros, activan sus defensas por toda la planta. Como consecuencia, cuando el patógeno ataca las hojas no es capaz de infectarlas.

Por lo tanto, Trichoderma actuaría como un macrófago o una célula dendrítica humana, pero para las plantas. Liberaría antígenos (en forma de oligómeros) de la pared celular del patógeno (Sclerotinia), poniéndolos a disposición de las raíces del vegetal, para que ésta pueda activar sus defensas y defenderse del patógeno cuando ataque.

Este estudio nos enseña que las plantas pueden desarrollar mecanismos de inmunidad sorprendentemente similares a los de los animales, gracias a la interacción con microorganismos beneficiosos del suelo. Hemos aprendido que hongos como Trichoderma no solo actúan como agentes de control biológico directo, sino que también desempeñan un papel clave como “mediadores inmunes”, al ayudar a la planta a reconocer anticipadamente a sus patógenos y a activar defensas sistémicas eficaces.

Esta novedad amplía nuestro conocimiento sobre la complejidad del sistema inmune vegetal y abre interesantes aplicaciones en agricultura sostenible, como el diseño de estrategias de protección de cultivos basadas en microorganismos beneficiosos que funcionen de forma similar a una vacunación. Ello reduciría el uso de productos químicos y mejoraría la salud y productividad de las plantas.

The Conversation

Jorge Poveda Arias no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Un estudio halla un nuevo sistema inmune vegetal ‘parecido’ al humano – https://theconversation.com/un-estudio-halla-un-nuevo-sistema-inmune-vegetal-parecido-al-humano-273247

El ‘body shaming’ se contagia: así se aprende a ridiculizar el cuerpo de otros en redes sociales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Beatriz Feijoo, Profesora Titular de Publicidad, Universidad Villanueva

WOOCAT/ ISTOCK , CC BY

En los últimos años, la sociedad ha desarrollado una mayor sensibilidad hacia el uso de un lenguaje inclusivo, especialmente en cuestiones relacionadas con la imagen corporal. Sin embargo, informes recientes sobre acoso escolar siguen planteando una paradoja: en el 54,9 % de los casos, el aspecto físico continúa siendo uno de los motivos principales de discriminación y agresión entre menores. Entonces, ¿qué ocurre en un escenario de aparente libertad de expresión como las redes sociales? ¿Cómo hablan y se relacionan con el cuerpo? ¿Hay más respeto o más crueldad?

El body shaming, frase en inglés que define la acción de burlarse, criticar o ridiculizar el cuerpo de otras personas de manera directa o indirecta, es un fenómeno aprendido que se interioriza y se reproduce, en parte, a través de la imitación. En el entorno digital, los adolescentes hacen también lo que ven hacer a otros, al igual que en el hogar o en clase.

Sin embargo, nuestra reciente investigación apunta en otra dirección. En el contexto digital, los menores no solo “copian” conductas por lo que escuchan o ven. Ver este tipo de contenidos no implica automáticamente comportarse igual. Lo que sí les empuja a reproducir el body shaming son factores emocionales como haber tenido experiencias negativas previas o vivir con miedo a ser criticados o ridiculizados.

Es el propio clima de inseguridad y vulnerabilidad de las redes sociales el que facilita que estas dinámicas se mantengan, contagiándose de un usuario a otro.

Cuando la burla se vuelve rutina

A partir de una muestra de más de mil adolescentes españoles, no encontramos una relación directa entre ver (a otros hacer estas burlas o críticas) y participar. En cambio, sí identificamos dos factores que influyen con notoriedad en la práctica: haber vivido experiencias de humillación anteriores y sentir un miedo y ansiedad constantes a que les juzguen por su apariencia física. En ambos casos, la implicación en burlas a terceros es mayor, incluso cuando adoptan formas aparentemente inofensivas, como reaccionar o compartir ese contenido.




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En el estudio comprobamos que la mayoría de adolescentes no insulta directamente ni crea contenidos para ridiculizar per se. Sí participa muchas veces sin ser plenamente consciente en pequeñas formas de burla: un “me gusta”, un meme reenviado a un grupo privado o perfil público, una reacción cómplice. Interacciones mínimas, casi invisibles, que no suelen percibirse como problemáticas, pero que, con el tiempo, contribuyen a que la burla corporal se perciba como algo natural y aceptable.

Este tipo de participación “de baja intensidad” cumple una función importante en la difusión del body shaming. Al no percibirse como agresión explícita, rara vez genera rechazo social, reflexión o autocrítica. Al contrario, suele integrarse en las dinámicas cotidianas de interacción en redes sociales: comentar, reaccionar, compartir. Así, la burla se convierte progresivamente en una forma “más” de estar en redes, diluyendo la responsabilidad individual y reforzando la idea de que “no pasa nada”.

¿Están más expuestas las chicas?

Nuestros resultados muestran adicionalmente diferencias relevantes si atendemos al género de los menores. Las chicas tienden a manifestar niveles más altos de temor a la exposición corporal y mayor preocupación por cómo será percibido su cuerpo en redes sociales. Es decir, viven con más intensidad la presión de mostrarse “adecuadamente” en espacios marcados por ese juicio y comparación permanentes.

Por el contrario, son los chicos quienes presentan una mayor implicación en determinadas prácticas de burla, fundamentalmente en aquellas que son más visibles, como comentar, reenviar y compartir contenidos que han creado otros usuarios para ridiculizar el aspecto físico de otra persona. Esta combinación genera una dinámica desigual, ya que mientras ellas soportan una mayor carga emocional asociada a la (auto)vigilancia y la inseguridad corporal, ellos alientan esta práctica ofensiva.

Las redes sociales contagian de manera inadvertida

Estos patrones de género no suceden al margen del contexto. Se desarrollan en entornos digitales que amplifican las inseguridades y convierten la comparación corporal en una experiencia de constante escrutinio.

Imaginemos una situación cotidiana. Alguien hace un comentario sobre nuestro cuerpo. Tal vez menciona nuestros abdominales o su falta de definición. Por curiosidad (o por inseguridad) buscamos ese rasgo en redes sociales y comenzamos a consumir contenidos similares. A partir de ahí, el algoritmo hace su trabajo: aparecen más vídeos, más imágenes, más cuerpos normativos. La pantalla se llena de referencias y reacciones. Todo el mundo parece encajar. Menos nosotros.




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Lo que comienza como una búsqueda ingenua puede convertirse en un bucle difícil de romper que contagia con sigilo y en mayor medida a los usuarios más jóvenes. Conviene considerar que los sistemas de personalización de estas plataformas, en apariencia diseñados para organizar el contenido, refuerzan esa comparación y alimentan la sensación de que el propio cuerpo (o el ajeno) está fuera de lugar, ya sea por su idealización o filtrado, como por su estigmatización.

El desafío de no juzgarse

Esto plantea un desafío verdaderamente complejo para familias, gobiernos, docentes y las propias plataformas. Si el problema no es solo lo que se ve, sino cómo se experimenta en redes, no basta con prohibir, vigilar o censurar. Es necesario enseñar a los adolescentes a reconocer sus inseguridades, a cuestionar las comparaciones y a entender el impacto de sus gestos, aunque sean pequeños, en el entorno digital.

La educación de las nuevas generaciones no puede limitarse a normas y recomendaciones técnicas: debe también integrar la empatía, el pensamiento crítico y la responsabilidad colectiva. Solo así será posible romper un clima contagioso en el que el body shaming se ha vuelto rutina para sustituirlo por formas más respetuosas de convivir en línea.


La versión original de este artículo se ha publicado en la Revista Telos, de Fundación Telefónica.


The Conversation

Este artículo nace de los resultados al amparo del proyecto de investigación “Odios juveniles. La alfabetización digital de los adolescentes ante la incidencia de la gordofobia en redes sociales”, financiado por la Universidad Villanueva.

Este artículo se enmarca en los proyectos “La incidencia del marketing de influencers en la construcción de la identidad digital de los adolescentes (INFLUIDENTITY)” del Vicerrectorado de Investigación de UNIR, e “Influencers: Difusión y prevención de conductas autolesivas en los adolescentes (INFLUSUIX)”, financiado por el ITEI de la Universidad Internacional de la Rioja, así como en los estudios desarrollados en el seno del Grupo de Investigación COYSODI de UNIR.

Este artículo nace de los resultados al amparo del proyecto de investigación “Odios juveniles. La alfabetización digital de los adolescentes ante la incidencia de la gordofobia en redes sociales”, financiado por la Universidad Villanueva.

ref. El ‘body shaming’ se contagia: así se aprende a ridiculizar el cuerpo de otros en redes sociales – https://theconversation.com/el-body-shaming-se-contagia-asi-se-aprende-a-ridiculizar-el-cuerpo-de-otros-en-redes-sociales-274367

Por qué nos cuesta escuchar opiniones contrarias y cómo entrenar a nuestro cerebro para hacerlo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Manuel Ocaña Campos, Investigador Principal Grupo Neurociencia del Bienestar. Área de Psicobiología, Universidad de Sevilla

Escuchar una opinión contraria a la nuestra rara vez es una experiencia neutra. Aunque solemos atribuir esta dificultad a factores culturales o personales, la ciencia muestra que tiene raíces profundas en el funcionamiento del cerebro.

Desde la neurociencia sabemos por qué nos cuesta tanto escuchar opiniones diferentes. El desacuerdo activa sistemas diseñados para detectar conflicto y mantener la coherencia interna. Esto explica por qué solemos reaccionar con rapidez y, a menudo, con rigidez ante ideas que desafían lo que creemos.

El cerebro detecta conflicto antes de razonar

Cuando escuchamos una idea que contradice nuestra forma de pensar, el cerebro no empieza evaluando argumentos. Primero detecta que hay un conflicto. Una de las regiones implicadas en este proceso es la llamada corteza cingulada anterior o CCA.

Esta estructura actúa como un radar encargado de identificar inconsistencias entre nuestras expectativas y la realidad, así como conflictos entre respuestas o entre creencias. Por lo tanto, la CCA funciona como un “radar de incongruencias”.

La evidencia neurocientífica muestra que la CCA forma parte de circuitos implicados tanto en el control cognitivo como en el procesamiento del dolor físico y del dolor social.

Por eso, una opinión contraria puede ser experimentada como algo incómodo o amenazante, incluso cuando no hay confrontación directa.

Junto a la corteza cingulada anterior se activan otras regiones. Una de ellas, la amígdala, está implicada en la respuesta de amenaza. Otra área importante, la ínsula, está relacionada con la percepción del malestar corporal.

El resultado de este proceso es familiar para todos: nudo en el estómago, tensión corporal y una tendencia a defenderse o cerrar la conversación.

Finalmente entra en juego la corteza prefrontal dorsolateral, responsable de funciones como la planificación, la inhibición de impulsos y la toma de decisiones.

El coste cognitivo y emocional de integrar otra perspectiva

Aceptar una visión opuesta exige un esfuerzo considerable. El cerebro debe mantener al mismo tiempo dos modelos mentales incompatibles: “lo que yo creo” y “lo que tú dices”. Además, debe compararlos y decidir si alguno debe modificarse. Desde el punto de vista energético, es una operación exigente.

A este esfuerzo se suma la disonancia cognitiva: el malestar que aparece cuando una información amenaza la coherencia de nuestra visión del mundo o de nuestra identidad. En muchos casos, este malestar no se resuelve escuchando al otro, sino justificando lo que ya pensábamos. Es lo que se conoce como “razonamiento motivado”.

Por otra parte, muchas creencias están ligadas a la pertenencia a un grupo. Cambiar de perspectiva puede ser experimentado, aunque sea de forma inconsciente, como un riesgo social: quedar mal, perder estatus o sentirse excluido. El cerebro social está especialmente orientado a evitar ese tipo de amenazas.

El estrés dificulta escuchar y pensar con calma

Un factor clave en todo este proceso es el estrés. Cuando este es elevado o sostenido, el sistema nervioso funciona en modo de alerta, lo que reduce la capacidad de la corteza prefrontal para regular emociones y sostener el desacuerdo con calma. En ese estado, escuchar se vuelve especialmente difícil.

La buena noticia es que estos sistemas son plásticos. Las regiones cerebrales implicadas en el conflicto, la emoción y el control cambian con la experiencia y la práctica.

Escuchar desde la calma se puede entrenar

La dificultad para escuchar opiniones contrarias ha ido ganando presencia en el debate social y cultural. Especialmente en contextos donde las decisiones tienen consecuencias compartidas como en equipos de trabajo, instituciones o espacios de liderazgo.

El desacuerdo mal gestionado suele escalar hacia conflictos interpersonales, bloqueos comunicativos y deterioro del clima emocional. Se trata de algo muy común en entornos laborales de alta demanda.

Afortunamente podemos entrenar la escucha desde la calma, circunstancia que mejora de forma clara el liderazgo y la toma de decisiones. Prácticas como el mindfulness o el biofeedback reducen la reactividad automática y aumentan la capacidad de observar el desacuerdo sin responder de forma impulsiva.

Por ejemplo, estudios sobre redes cerebrales en reposo muestran que la práctica sostenida de mindfulness modula redes cerebrales implicadas en regulación emocional y flexibilidad cognitiva. De este modo se favorecen respuestas más adaptativas ante la discrepancia.

Por otra parte, nuestros proyectos de investigación del grupo Neurociencia del Bienestar de la Universidad de Sevilla han mostrado que entrenar la regulación fisiológica y emocional se asocia con una mayor capacidad para pausar antes de responder, escuchar con menos reactividad y gestionar conversaciones difíciles con mayor claridad.

La clave no está en eliminar la incomodidad, sino en aprender a regularla para que no derive en rechazo automático. Escuchar no significa ceder ni renunciar a los propios valores. Significa sostener la incomodidad el tiempo suficiente para ampliar el marco desde el que decidimos.

En un mundo cada vez más polarizado, la capacidad de escuchar opiniones contrarias es una habilidad neurocognitiva entrenable. Comprender cómo responde el cerebro al desacuerdo es el primer paso para dejar de reaccionar automáticamente y empezar a responder con mayor calma, claridad y humanidad.

The Conversation

Francisco Manuel Ocaña Campos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Por qué nos cuesta escuchar opiniones contrarias y cómo entrenar a nuestro cerebro para hacerlo – https://theconversation.com/por-que-nos-cuesta-escuchar-opiniones-contrarias-y-como-entrenar-a-nuestro-cerebro-para-hacerlo-273047

En Irán, el movimiento ‘Mujer, Vida, Libertad’ no ha desaparecido pero está siendo silenciado

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mina Fakhravar, PhD Candidate, Feminist and Gender Studies, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

Hoy en Irán parece que reina la calma (relativamente). Pero no es una calma orgánica, sino que ha sido impuesta por la fuerza. Las organizaciones de derechos humanos informan de que la represión del Gobierno en las últimas semanas ha causado miles de muertos y decenas de miles de detenidos, al tiempo que advierten de que el número real de víctimas probablemente sea mucho mayor, ocultas mediante desapariciones forzadas, entierros secretos y ejecuciones llevadas a cabo sin el debido proceso.

Las protestas populares, que comenzaron por el colapso económico, se convirtieron rápidamente en un levantamiento político abierto, ya que los cánticos pasaron de ser reivindicaciones por la supervivencia a un rechazo absoluto del régimen. Un régimen que, para ocultar las consecuencias, decidió cortar las comunicaciones digitales y telefónicas internas y externas.

Ahora lo que está en juego no es un simple retorno a una secuencia cíclica de protestas. Se trata de la continuación de la ruptura feminista iniciada en 2022 con el movimiento “Mujer, Vida, Libertad”, que hoy se enfrenta a dos fuerzas decididas a neutralizarla: la República Islámica y sus alternativas patriarcales y militaristas.

Las mujeres, objetos políticos a disciplinar

Décadas de represión han enseñado a las mujeres que sus cuerpos son el primer terreno del poder del Estado: velo obligatorio, vigilancia pública, patrullas de la moralidad, confesiones forzadas, violencia sexual durante la detención, amenazas de ejecución contra las jóvenes.

Bajo la República Islámica, esos cuerpos se gobiernan como objetos políticos que hay que disciplinar. Las movilizaciones anteriores lo han demostrado claramente: al atacar los símbolos mismos de la dominación, las iraníes han afirmado su agencia política. Han logrado victorias en materia de visibilidad, pero el régimen jurídico basado en la sharia (ley islámica) ha permanecido intacto. Esta tensión es la que estructura la revuelta actual.

Se ha desarrollado una postura promonárquica, facilitada por el acceso a los medios de comunicación y las plataformas políticas occidentales, que aboga por que Reza Pahlavi, hijo del difunto sha de Irán, sustituya al régimen. En sus intervenciones públicas, Pahlavi habla de las represiones como “crímenes contra la humanidad” y se posiciona como un futuro líder. Sin embargo, a principios de enero, eliminó el lema “Mujer, Vida, Libertad” de sus plataformas oficiales, una decisión criticada públicamente por activistas y por las familias de los fallecidos durante el levantamiento de 2022.

¿Qué augura esta alternativa? Nada que tranquilice a las iraníes. Pahlavi parece estar enviando un mensaje claro: puede haber una nueva revolución, pero sin las mujeres. De llegar, se invocaría la unidad para posponer la igualdad, tal y como ocurrió en los prolegómenos de la Revolución iraní de 1979.

Ni República Islámica ni bombas extranjeras

Este movimiento feminista también es plural. No representa una sola voz iraní, sino una constelación de grupos oprimidos que se reconocen mutuamente. Mujeres kurdas, baluchis, árabes, azeríes y persas han dado forma a esta revuelta.

Varias de sus voces más radicales se encuentran hoy en prisión. Entre ellas, la kurda Verisheh Moradi, que recientemente ha enviado dos cartas desde su celda. En ellas rechaza la falsa elección impuesta a los iraníes. “No queremos la República Islámica”, escribe, “pero tampoco queremos bombas extranjeras”.

No se trata de neutralidad. Es una postura feminista y anticolonial, basada en la conciencia de que la dictadura y la intervención militar destruyen en primer lugar a las mujeres.

Este rechazo es esencial. Cuando los soldados israelíes escribieron “Mujer, Vida, Libertad” en los misiles durante la guerra de junio de 2025, la insurrección feminista fue vaciada de su significado para convertirse en un eslogan colonial de dominación. El lema nació del asesinato de la joven kurda Jina Mahsa Amini a manos de la policía moral. Nació de los cuerpos de las mujeres en rebelión, no de los ejércitos.

Una máquina de dominación basada en la humillación de las mujeres

Fuera de Irán, la realidad se malinterpreta constantemente. La revuelta se reduce con frecuencia a un enfrentamiento con el islam y se enmarca como un conflicto civilizatorio entre la religión y la modernidad.

Tales interpretaciones convierten una lucha política en una lucha cultural. Han alimentado la vacilación y la solidaridad selectiva en partes de la izquierda occidental y las comunidades musulmanas, borrando décadas de resistencia dirigida no contra la fe, sino contra un régimen que ha utilizado la religión como instrumento de castigo, vigilancia y muerte.

Pero lo que está en juego no es la fe, sino el poder.

La revuelta actual se basa en esta experiencia acumulada. Al persistir en organizarse, testificar y resistir a pesar de las ejecuciones, la tortura y el bloqueo informativo, las mujeres no formulan simples reivindicaciones. Afirman un nuevo orden político en el que la vida, y no la obediencia, se convierte en el valor central.

“Mujer, Vida, Libertad” no se ha contentado con oponerse al régimen. Ha cambiado profundamente el discurso de autoridad que ha estructurado la política iraní durante un siglo.

Esto es precisamente lo que la República Islámica y sus supuestos sucesores intentan hoy anular.

El apagón empobrece a las mujeres

El régimen considera a su propia población como un enemigo. Los manifestantes son calificados de terroristas, agentes del Mossad o elementos similares al Daesh.

En un sistema jurídico en el que la moharebeh محاربه, “la guerra contra Dios”, se castiga con la pena de muerte, este lenguaje permite las ejecuciones incluso antes de los juicios. El bloqueo digital total viene a reforzar esta violencia. Al eliminar la visibilidad, el régimen ha ocultado los asesinatos y transformado su significado político. La violencia se vuelve gobernable cuando no se puede ver, contar o llorar colectivamente.

El bloqueo también destruye los medios de vida. Miles de mujeres iraníes, excluidas del empleo formal por leyes discriminatorias y prácticas de contratación basadas en el género, dependen de microeconomías en línea para ofrecer servicios de belleza a domicilio, clases particulares, traducciones, artesanía y comercio a pequeña escala.

Al cortar la infraestructura digital, el Estado desmantela la frágil autonomía que las mujeres han logrado forjarse bajo la exclusión estructural, empujándolas de nuevo a la dependencia, la invisibilidad y el cuidado no remunerado.

La violencia contra ellas

A esto se suma la represión. Los profesionales médicos y las investigaciones sobre derechos humanos han documentado disparos dirigidos a la cara, los ojos y los genitales de las mujeres, así como violencia sexualizada durante la detención y el encarcelamiento.

La violación y la tortura sexual no solo sirven para extorsionar confesiones, sino que destruyen los lazos sociales, los matrimonios y los proyectos de futuro. Las mujeres que salen de prisión sufren traumas duraderos. Sus cuerpos siguen llevando las secuelas de la guerra mucho después de que cesen los disparos.

La guerra exige que algunas vidas sean tratadas como desechables, y las mujeres casi siempre se encuentran entre las primeras en ser sacrificadas. Las iraníes lo saben. Su rechazo tanto a la dictadura como a los salvadores extranjeros no es ingenuidad. Es inteligencia política.

¿Quién escribirá el después de la revolución?

Las iraníes ya han logrado algo extraordinario. Han resquebrajado los cimientos de un orden político construido sobre su subordinación.

Lo que está en juego hoy en Irán no es solo la cuestión del poder. Es la definición misma de la revolución. ¿Volverá a ser una vez más la historia de hombres que se apoderan del futuro a costa de las mujeres, o esta vez las mujeres que se han organizado, han resistido y han derramado su sangre podrán finalmente forjar el futuro?

Si la historia se repite, las mujeres corren el riesgo de quedar relegadas una vez más después de haber liderado la lucha. Sin embargo, el futuro de Irán no puede construirse sin aquellas que han convertido sus propias vidas en un acto de resistencia. El día después de la caída de este régimen también les pertenece.
Y mientras se siga cuestionando esta evidencia, “Mujer, Vida, Libertad” seguirá siendo una línea divisoria, y no un eslogan del pasado.

The Conversation

Mina Fakhravar no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. En Irán, el movimiento ‘Mujer, Vida, Libertad’ no ha desaparecido pero está siendo silenciado – https://theconversation.com/en-iran-el-movimiento-mujer-vida-libertad-no-ha-desaparecido-pero-esta-siendo-silenciado-275480

Vulvodinia: cuando el dolor íntimo no se ve y lo invade todo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marina Gómez de Quero Córdoba, Profesora Lectora en Grado en Enfermería, Universitat Rovira i Virgili

¿Qué ocurre cuando un dolor constante aparece en una de las zonas más íntimas del cuerpo y nadie sabe decirnos por qué? ¿Qué pasa cuando la causa de ese dolor no aparece en las pruebas, pero condiciona las decisiones del día a día?

Esto es lo que viven miles de mujeres con vulvodinia, un trastorno todavía poco conocido, infradiagnosticado y, con frecuencia, minimizado.

Un problema frecuente e invisible

Aunque durante años se ha considerado una enfermedad rara, hoy sabemos que afecta a entre un 10 % y un 28 % de las mujeres en edad fértil, especialmente a mujeres jóvenes. Aun así, sigue siendo un problema de salud invisible.

La vulvodinia se define como un dolor vulvar crónico, que se prolonga más de tres meses, y sin una causa orgánica claramente identificable. Puede manifestarse como ardor, escozor, pinchazos o una hipersensibilidad extrema al tacto. En muchos casos, aparece o se intensifica durante las relaciones sexuales, convirtiendo algo cotidiano en una fuente constante de miedo y sufrimiento.

En realidad, no tiene un único desencadenante. En su aparición influyen factores musculares (como la hipertonía del suelo pélvico), neuropáticos (debido a una lesión en el sistema nervioso), inflamatorios, hormonales, genéticos y psicológicos. Por ello, ningún tratamiento aislado suele ser suficiente.

Los mejores resultados se obtienen con un abordaje interdisciplinar que combine educación sanitaria, fisioterapia del suelo pélvico, tratamiento farmacológico individualizada, estrategias de autocuidado y apoyo psicológico. Dicho enfoque mejora de forma clara la funcionalidad, el bienestar emocional y la calidad de vida.

Cuando el diagnóstico llega tarde… o no llega

Sin embargo, los beneficios de esa estrategia acostumbran a llegar tarde, si es que llegan. Uno de los mayores problemas de la vulvodinia es que no existe una prueba específica que la confirme: el diagnóstico se realiza descartando otras patologías. Esto provoca que muchas mujeres pasen años entrando y saliendo de consultas sin una respuesta clara.

Durante ese tiempo, las pacientes reciben reiteradamente tratamientos para candidiasis, infecciones urinarias o vaginismo, sin que el dolor desaparezca. Cada intento fallido refuerza una idea peligrosa: “no hay nada”, “todo está bien”, “quizá sea psicológico”.

Pero además, dichos tratamientos incluso pueden aumentar los síntomas: el ciclo de dolor se identifica con la acción de medicamentos como antifúngicos, administrados por vía oral y vía tópica, que repercuten en la flora y sensibilidad de la vagina.

Cuanto más tiempo pasa sin una explicación, más se alarga el dolor y mayor es el impacto emocional. Además, puede existir sesgo de género: el dolor femenino tiende a banalizarse o atribuirse a causas menstruales o emocionales, lo que contribuye a agravar el problema.

Una de las recomendaciones más clásicas es usar lubricante antes o durante las relaciones sexuales, lo cual asocia el dolor a la sequedad o a las propias relaciones.

Un dolor que condiciona la vida cotidiana

La evidencia científica es clara: la vulvodinia reduce de forma significativa la calidad de vida. Una revisión reciente realizada por nuestro equipo de investigación y publicada en Journal of Clinical Medicine mostró que las mujeres con vulvodinia presentan perores resultados a nivel físico, psicológico y social.

En el plano físico, el dolor constante interfiere con actividades tan básicas como sentarse durante mucho tiempo, caminar, hacer ejercicio o vestir ropa ajustada. Muchas afectadas modifican su postura o evitan determinadas situaciones por miedo a que el dolor empeore. Vivir en “modo alerta” acaba agotando el cuerpo.

A esto se suma la dispareunia (el dolor durante las relaciones sexuales), uno de los síntomas más frecuentes y que lleva a que muchas mujeres eviten practicar el sexo. No se trata solo del dolor en sí, sino de la anticipación: el miedo a que vuelva a aparecer condiciona la intimidad y la relación con el propio cuerpo. Esto puede generar incomprensión, distancia emocional y conflictos en la pareja.

También es interesante comprobar que otras mujeres –tras años (una media de cuatro) sin un diagnóstico claro– llegan a normalizarlo y siguen manteniendo relaciones sexuales a pesar de las molestias.

Ansiedad, frustración y una autoestima que se resiente

En general, el impacto psicológico de la vulvodinia es profundo. Los estudios muestran altas tasas de ansiedad, depresión y estrés crónico. El dolor persistente desgasta, agota y genera una sensación constante de pérdida de control sobre el propio cuerpo.

Muchas mujeres describen sentimientos de culpa, vergüenza o frustración. La falta de respuestas claras y de tratamientos eficaces favorece la aparición de ansiedad anticipatoria: el miedo al dolor puede crear un círculo difícil de romper. Es importante tener este sufrimiento emocional en cuenta, pues sería una consecuencia directa del infradiagnóstico y de la falta de reconocimiento del problema.

Por otro lado, quienes no han cumplido su deseo de tener hijos muestran un estado de ansiedad y frustración todavía más alto. Llegan a dejar de lado lo que supone el placer de las relaciones con su pareja, poniendo el foco en cómo lograr un embarazo. Sería interesante conocer qué porcentaje de mujeres recurren a técnicas de reproducción asistida por imposibilidad de concebir una relación sexual placentera. Y todo ello como consecuencia de un diagnóstico tardío.

Hacer visible lo que durante años se ha silenciado

La vulvodinia existe y duele. Condiciona la vida de miles de mujeres. Reconocerla es el primer paso para reducir un sufrimiento innecesario y prolongado. Formar a los profesionales sanitarios, escuchar a las pacientes y dejar de normalizar el dolor femenino no es opcional: es una responsabilidad colectiva por parte de los equipos sanitarios.

Visibilizar la vulvodinia no solo mejoraría el diagnóstico: también ayudaría a las mujeres a legitimar su dolor y afrontar la posibilidad real de recuperar su bienestar físico, emocional y afectivo.

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Marina Gómez de Quero Córdoba no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Vulvodinia: cuando el dolor íntimo no se ve y lo invade todo – https://theconversation.com/vulvodinia-cuando-el-dolor-intimo-no-se-ve-y-lo-invade-todo-273035

Cuando la geopolítica entra en la farmacia: el caso de los medicamentos GLP-1

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marta Trapero Bertran, Profesora agregada Serra Hunter e investigadora en Economia de la Salud., Universitat de Lleida

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Durante décadas, el acceso a los medicamentos se entendió como una cuestión principalmente clínica y económica. Hoy, sin embargo, se ha convertido también en un asunto geopolítico. Las tensiones internacionales, la concentración industrial y las estrategias de poder de los Estados influyen cada vez más en qué tratamientos llegan antes, a qué precio y para quién. Los fármacos agonistas del receptor GLP-1, utilizados en la diabetes y la obesidad (y cuya marca más conocida es Ozempic), ilustran con claridad esta transformación.

La pandemia de covid-19 marcó un punto de inflexión. Las vacunas evidenciaron hasta qué punto la salud depende de decisiones tomadas fuera del ámbito sanitario: control de patentes, capacidad industrial, diplomacia internacional y política comercial. Desde entonces, conceptos como “soberanía sanitaria”, “autonomía estratégica” o “seguridad del suministro” han entrado de lleno en la agenda pública. Ya no se trata solo de innovar, sino de garantizar el acceso en un mundo más fragmentado e incierto.

Tecnologías sanitarias en clave geopolítica

Este cambio de contexto afecta a todas las tecnologías sanitarias, pero es especialmente visible en los medicamentos. La innovación farmacéutica se concentra en pocos países y empresas, generando una asimetría estructural: quienes controlan la investigación, la producción y la propiedad intelectual tienen también mayor capacidad para fijar las condiciones de acceso.

En este escenario, los sistemas sanitarios se ven obligados a negociar no solo precios, sino también volúmenes, calendarios de suministro y prioridades terapéuticas. Incluso la evaluación de tecnologías sanitarias –tradicionalmente centrada en eficacia y eficiencia– se enfrenta hoy a nuevas dimensiones, como la capacidad de respuesta de las cadenas de suministro o la equidad territorial.

El fenómeno GLP-1: innovación bajo presión

Los medicamentos GLP-1, que imitan el funcionamiento de una hormona natural para controlar el azúcar en sangre, nacieron como tratamiento para la diabetes tipo 2, pero su eficacia en la pérdida de peso los ha convertido en un fenómeno global.

La demanda se ha disparado en pocos años, impulsada por la evidencia clínica, la cobertura mediática y las redes sociales. Este rápido crecimiento también ha generado riesgos de sobreutilización y expectativas poco realistas, mientras los sistemas sanitarios tratan de equilibrar innovación, seguridad y sostenibilidad.

Esta situación ha puesto de relieve un problema estructural: la innovación avanza más rápido que la capacidad de garantizar el acceso al producto. La fabricación de estos fármacos es compleja, está concentrada en pocas plantas de producción y protegida por patentes que limitan la competencia. Cuando la demanda crece de forma abrupta, el mercado no responde con la rapidez necesaria.

Las consecuencias son visibles: escasez, retrasos en el suministro y priorización de determinados mercados. Pacientes con diabetes han visto interrumpidos tratamientos, mientras que personas con obesidad encuentran barreras económicas y administrativas para acceder a esta terapia.

La geopolítica del acceso

Aquí es donde la geopolítica se vuelve decisiva. Los países con mayor poder económico y capacidad de negociación aseguran contratos preferentes; otros quedan relegados a la espera. Se reproduce así un patrón ya observado con las vacunas: el acceso depende tanto de la necesidad clínica como de la posición en el sistema internacional.

En Europa, el debate sobre la autonomía estratégica en medicamentos esenciales ha ganado fuerza. Sin embargo, gran parte de la producción y del control tecnológico sigue concentrada fuera del ámbito de decisión de muchos Estados, lo que limita la capacidad para garantizar suministros estables.

Al mismo tiempo, los medicamentos innovadores se han convertido en instrumentos de política industrial. Donde se instalan plantas de producción o centros de investigación, se generan empleo, ingresos fiscales y poder de negociación. La frontera entre política sanitaria y política económica es cada vez más difusa.

Un dilema social: innovación y desigualdad

El caso de los GLP-1 plantea una cuestión de fondo: ¿qué ocurre cuando una innovación con alto potencial en salud pública se distribuye de forma desigual y se utiliza sin una adecuada priorización clínica? Si estos fármacos consolidan su papel en la lucha contra la obesidad –uno de los grandes desafíos sanitarios del siglo XXI–, pero solo son accesibles para quienes pueden pagarlos o viven en países con mayor capacidad de negociación, el resultado puede ser un aumento de las desigualdades en salud. A ello se suma un riesgo adicional: cuando el acceso se amplía sin criterios claros, la eficacia poblacional puede verse limitada por problemas de adherencia (el seguimiento del tratamiento prescrito por parte del paciente), efectos secundarios o usos inapropiados.

Este dilema adquiere una dimensión aún mayor en un contexto de fragmentación geopolítica. Conflictos, sanciones económicas y tensiones comerciales afectan directamente a las cadenas de suministro farmacéutico, con impactos especialmente graves en los países de ingresos bajos y medios.

Más allá del mercado

La experiencia reciente muestra que confiar exclusivamente en la lógica del mercado no garantiza ni eficiencia ni equidad (recordemos los precios de las mascarillas al principio de la pandemia). La pregunta clave ya no es solo cómo financiar la innovación, sino cómo gobernarla. Esto implica explorar mecanismos de compra conjunta, acuerdos de precios basados en valor, incentivos a la producción local y una visión más amplia de la evaluación de tecnologías sanitarias, que incorpore dimensiones sociales y geopolíticas.

Los GLP-1 son, en este sentido, un caso paradigmático. Anticipan los retos que traerán otras terapias avanzadas: medicamentos personalizados, terapias génicas o soluciones digitales basadas en datos. Todas ellas dependerán de infraestructuras globales y de decisiones que se toman más allá del ámbito clínico.

Mirar al futuro

La gran lección es clara: el acceso a la innovación sanitaria ya no puede pensarse al margen de la geopolítica. Si no se incorporan estas dinámicas a la planificación sanitaria, corremos el riesgo de construir sistemas cada vez más sofisticados, pero también más desiguales.

En última instancia, el debate sobre los GLP-1 no es solo farmacológico. Es un debate sobre qué modelo de salud queremos en un mundo interdependiente pero fragmentado, y sobre si los avances científicos llegarán realmente a toda la población.

The Conversation

Marta Trapero Bertran no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cuando la geopolítica entra en la farmacia: el caso de los medicamentos GLP-1 – https://theconversation.com/cuando-la-geopolitica-entra-en-la-farmacia-el-caso-de-los-medicamentos-glp-1-274789

Negociar, forzar y resistir: así operan las élites políticas y digitales de EE.UU.

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José-Francisco Jiménez-Díaz, Profesor Titular de Ciencia Política y de la Administración, Universidad Pablo de Olavide

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El poder político no se tiene, más bien se ejerce. Pero ejercerlo implica negociar y gestionar las resistencias que provoca. Desde este ángulo se entiende mejor cómo ejercen o han ejercido el poder los actuales líderes de Estados Unidos: Donald Trump, Elon Musk, James D. Vance y Marco Rubio. Todos ellos, por sus posiciones y relaciones, disponen de un potencial transformador inédito.

Foucault y las relaciones de dominación

Michel Foucault (1926-1984), el pensador político más citado de la historia según Google Académico, nació, vivió y murió en el siglo XX. Todavía, en muchos sentidos, las élites políticas y las ciudadanías nacionales no han superado el contexto del siglo pasado. Sin embargo, los dirigentes de los estados digitales (Bezos, Musk, Zuckerberg, etc.) alardean de su poder ubicuo.

Foucault nos legó un concepto innovador de poder político. Para él, el poder no se tiene, se ejerce. Tener un cargo de poder no es lo mismo que ejercerlo.

El poder no es tangible, sino que se desenvuelve por medio de un entramado relacional. Quienes luchan por el poder se implican en relaciones de dominación. Estas relaciones se presentan mediante tres elementos: negociación, fuerza y resistencia en cierto campo. Comprender cómo funcionan dichos elementos requiere concebir el poder como un dispositivo relacional y simbólico.

El poder en el pensamiento político

Uno de los objetivos principales de la historia de las ideas es definir y comprender el fenómeno del poder político. La tradición de pensamiento occidental debatió cuestiones centrales al respecto: ¿qué es? (Sócrates, Platón), ¿quién debe ser el titular? (Platón, Aristóteles y Cicerón), ¿con qué finalidad utilizarlo? (Agustín de Hipona, Tomás de Aquino), ¿cómo ejercerlo? (Maquiavelo), ¿con qué limitaciones practicarlo? (Locke, Montesquieu), ¿sobre qué bases se fundamenta su legitimidad? (Weber).

Foucault, lector de Max Weber, reveló que el ejercicio del poder moderno muda de formas visibles y discontinuas (castigo físico) hacia formas sutiles y continuas (vigilancia y vida modulada por las tecnologías del poder). Su obra Vigilar y castigar expone esta mudanza. En el presente, los algoritmos vigilan, normalizan y disciplinan a un ser humano superado por los avances informáticos. Simone Weil y Hannah Arendt anticiparon varias ideas foucaultianas.

Donald Trump y el ejercicio del poder

La perspectiva de Foucault es útil para comprender el despliegue del poder presidencial en Estados Unidos. Asombra cómo lo ejerce Donald Trump (nacido en 1946). El magnate inmobiliario fue frenado durante su primer mandato (2017-2021) por su equipo para tomar algunas decisiones. Ahora, Trump dispone de colaboradores más fieles al movimiento MAGA (Make America Great Again), controla instituciones centrales y gobierna concentrando mucho poder.

En su segundo mandato, Trump encarna el superpoder de la persona con más margen de negociación en el marco de la presidencia estadounidense. El desarrollo de las estrategias de presión arancelaria han puesto a prueba dicho margen negociador, desde una perspectiva personal.

Pero los equipos que lideran esas conversaciones revelan otras muchas de las pretensiones presidenciales. En este caso, se trata de personas que negocian los asuntos diarios, como el vicepresidente James D. Vance, que, con 41 años (comparados con los 79 del presidente), ocupa un papel más relevante del habitualmente ostentado por este cargo.

Por su parte, Marco Rubio, Secretario de Estado y encargado de representar a Estados Unidos en el extranjero, negocia asuntos cruciales de la política mundial.

Prueba de esta presencia negociadora es el papel que Vance y Rubio jugaron en la reunión con el presidente Zelenski, el 28 de febrero de 2025.

Musk, la tecnología y el biopoder

Por su parte, el hombre más rico del planeta, Elon Musk, fue nombrado Consejero Superior del presidente de los Estados Unidos y administrador del Departamento de Eficiencia Gubernamental. Pero presidente y consejero deshicieron su alianza a finales de mayo de 2025 por diferencias relacionadas con la Big Beautiful Bill, una ley fiscal federal promovida por Trump y criticada por Musk, y otras cuestiones.

No obstante, los líderes tecnológicos siguen influyendo sobre el presidente. Este sabe que los primeros ejercen poder continuado sobre las vidas de muchos sujetos (biopoder). El biopoder promueve una vida conforme al poder.

El liderazgo de Trump y su impacto en Europa

El liderazgo político requiere la habilidad negociadora de quienes lo ejercen. Para los presidentes de Estados Unidos del último siglo, liderar casi siempre consistió en negociar con los fuertes e imponerse por la fuerza a los débiles. Pero el poder es relacional y los débiles pueden fortalecerse.

La Administración Trump, según la Estrategia Nacional de Seguridad (NSS, por sus siglas en inglés) de 2025, sustituye el lenguaje liberal democrático por otro soberanista e identitario. Ello implica la “ruptura doctrinal con la tradición del orden liberal” y el regreso a la política del poder duro (fuerza). En la NSS se considera a la Unión Europea un actor débil, y se apoya a partidos nacionalistas conservadores que cuestionan la integración europea.

Negociar, forzar y resistir

Trump conoce la negociación y el manejo de la fuerza. Pero saber gobernar una gran empresa no capacita para gobernar un país tan complejo como Estados Unidos. Los agentes fuertes de las esferas económicas, políticas y tecnológicas estadounidenses están aliados, pero esto podría cambiar. Y desentenderse de los actores en declive tiene consecuencias inesperadas. El giro de la NSS sacude las debilitadas instituciones liberales democráticas de Estados Unidos.

La oligarquía tecnológica ostenta un poder efectivo para definir los marcos y relatos políticos. Y Trump sabe utilizarlos en su beneficio. Musk, quien dirige un estado digital (Tesla, Red social X, SpaceX, Neuralink, entre otras empresas), ejerció el poder político y se tornó en elemento clave del equipo trumpista. Se atribuyó el soporte tecnológico (TECH support) al gobierno estadounidense. Otros líderes tecnológicos han dicho lo mismo a su modo (Bezos, Gates, Pichai, Zuckerberg, etc.). Los avances chinos en Inteligencia Artificial (IA) justifican el valor de dicho soporte.

El equipo presidencial de Estados Unidos habrá advertido que todo poder genera resistencias, como destacó Foucault. El poder ejercido por los fuertes provoca la reacción de los débiles. Muestra de ello son las recientes protestas contra el Gobierno estadounidense, así como la elección del joven treintañero de origen inmigrante para la alcaldía de Nueva York, Zohran Mamdani.

Las escenas de poder que protagonizan Trump y su equipo crean variadas resistencias en el mundo (China, Unión Europea, Ucrania, etcétera). Muchas críticas al poder de Trump radican en Estados Unidos: la sociedad civil estadounidense opone resistencias al poder constituido del presidente. Un hecho que se constata también a través de la reacción política y ciudadana que han desatado las violentas intervenciones del ICE (Inmigration and Customs Enforcement) en Minneapolis.

En su segundo mandato Trump muestra el espectáculo diario de su poder. Pero la exhibición del poder trumpista revela también las debilidades de los fuertes.

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José-Francisco Jiménez-Díaz es miembro de Asociación Española de Ciencia Política y de la Administración (AECPA). También ha recibido financiación para el proyecto titulado “Análisis generacional del liderazgo político presidencial en España: estudio del Gobierno central y del Gobierno andaluz”. Proyecto de investigación en el marco de Ayudas al Desarrollo de Líneas de Investigación Propias, VI Plan Propio de Investigación y Transferencia (2023-2026), Universidad Pablo de Olavide. Referencia: PPI2404.

ref. Negociar, forzar y resistir: así operan las élites políticas y digitales de EE.UU. – https://theconversation.com/negociar-forzar-y-resistir-asi-operan-las-elites-politicas-y-digitales-de-ee-uu-251334

La regularización masiva de 500 000 inmigrantes indocumentados en España no es extrema ni oportunista, y tiene precedentes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Asbel Bohigues, Profesor de Ciencia Política, Universitat de València

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Mientras los gobiernos de todo el mundo endurecen los controles migratorios, España ha tomado un camino sorprendentemente diferente. En enero de 2026, el Consejo de Ministros aprobó un decreto que abre la vía a la residencia legal para cientos de miles de migrantes indocumentados que ya viven en el país. En un momento en el que las deportaciones, las detenciones y la exclusión dominan los debates sobre migración en otros lugares, España ha optado por la regularización.

La medida permite a los migrantes sin estatus legal solicitar permisos de residencia temporal, sacándolos de la invisibilidad administrativa. El contraste con otros países es notable. Mientras que el ICE intensifica sus operaciones en Estados Unidos y los gobiernos europeos –incluido el del Reino Unido– avanzan hacia políticas de inmigración más duras, España ha manifestado su voluntad de integrar en lugar de excluir.

Un largo camino

El decreto no es el resultado de una iniciativa gubernamental repentina, sino de un largo proceso político y social. Sus raíces se encuentran en una iniciativa legislativa popular, un mecanismo consagrado en la Constitución que permite a los ciudadanos presentar propuestas legislativas al Parlamento con al menos 500 000 firmas de apoyo.

En este caso, más de 700 000 personas respaldaron una iniciativa promovida por organizaciones sociales que exigían la regularización extraordinaria de los migrantes que viven en España sin papeles. Según los organizadores, alrededor de 500 000 personas se veían afectadas, lo que significa que residían y trabajaban en España sin acceso a los derechos básicos.

En abril de 2024, el Congreso de los Diputados votó por abrumadora mayoría a favor de estudiar la propuesta. Un total de 310 diputados la apoyaron, con solo 33 votos en contra; Vox fue el único que se opuso. A pesar de este amplio respaldo parlamentario, la iniciativa se estancó a finales de ese año y siguió bloqueada.

El decreto aprobado en enero de 2026 reaviva explícitamente la propuesta ciudadana, pero también se basa en experiencias anteriores. El precedente más notable se remonta a 2005, cuando el Gobierno de José Luis Rodríguez Zapatero regularizó a más de 570 000 inmigrantes indocumentados.

Este proceso previo desempeña un papel importante en el debate actual: una investigación ha descubierto que condujo a un aumento de los ingresos fiscales y de las cotizaciones a la seguridad social, así como a una mejora de los resultados del mercado laboral. Es fundamental señalar que no provocó el efecto llamada a gran escala que suelen citar los detractores de las políticas de regularización.




Leer más:
¿Provocan las regularizaciones de migrantes un efecto llamada? Esto dicen los datos de los últimos 80 años


¿Qué se ha aprobado exactamente?

En virtud del nuevo régimen, cualquier ciudadano extranjero que ya se encontrara en España antes del 31 de diciembre de 2025 podrá solicitarlo, siempre que pueda demostrar al menos cinco meses de residencia continuada. La prueba de residencia puede acreditarse mediante documentos públicos o privados, o una combinación de ambos. Los solicitantes no deben tener antecedentes penales y no deben ser considerados una “amenaza para el orden público”.

En el caso de los solicitantes de asilo, la elegibilidad depende de que hayan presentado una solicitud de protección internacional antes del 31 de diciembre de 2025 y puedan documentarla.

Los solicitantes seleccionados recibirán un permiso de residencia válido por un año. Transcurrido ese periodo, deberán pasar a una de las categorías de residencia ordinaria previstas en la normativa española de inmigración. La medida no concede la residencia permanente, la ciudadanía ni el derecho de voto (excepto en las elecciones locales, pero en condiciones muy exigentes).

Su objetivo principal es la formalización. La regularización permite a las personas que ya viven y trabajan en España entrar en el mercado laboral legal, pagar impuestos y cotizar a la seguridad social, en lugar de permanecer atrapadas en la economía informal. El proceso se aplica por igual independientemente de la nacionalidad.

La unidad familiar es otro de los pilares del decreto. Los hijos menores de edad de los solicitantes que ya se encuentran en España pueden regularizarse al mismo tiempo, recibiendo permisos de residencia válidos por cinco años. El Gobierno también ha confirmado que los menores a cargo de migrantes indocumentados y solicitantes de asilo que cumplan los requisitos están cubiertos por la medida.

Las estimaciones oficiales sugieren que más de 500 000 personas podrían beneficiarse, pero esta cifra podría ser inferior a la real. Según un informe reciente del think tank económico Funcas, basado en datos de 2025, el número de personas que viven en situación irregular en España podría ascender a 840 000.

El momento es importante

Más allá de su contenido, el momento en que se ha promulgado el decreto ha generado una intensa controversia política. Llega en un momento de evidente fragilidad para la coalición gobernante, en particular para el Partido Socialista (PSOE).

El Gobierno se ha enfrentado a resultados decepcionantes en las elecciones regionales, relaciones cada vez más tensas con sus aliados parlamentarios, en particular con el partido nacionalista catalán Junts. También existe un clima generalizado de malestar político relacionado con las acusaciones de corrupción que afectan a miembros del PSOE, incluida la familia del presidente Pedro Sánchez.

En este contexto, el Partido Popular (PP) y Vox han acusado al Gobierno de utilizar la política migratoria como distracción, señalando el mortal accidente ferroviario ocurrido en Adamuz el 18 de enero, que se cobró al menos 46 vidas, así como la crisis generalizada del sector ferroviario.

Sin embargo, esta narrativa de distracción pasa por alto la larga gestación de la medida. La recogida de firmas para la iniciativa legislativa popular comenzó en 2021, y el Congreso respaldó formalmente la propuesta en abril de 2024, casi 21 meses antes de que el decreto fuera finalmente aprobado en 2026.

La aritmética parlamentaria también ha desempeñado un papel importante en esta decisión, ya que el Ejecutivo español carece de mayoría parlamentaria. Desde las elecciones de 2023, los votos combinados del PP, Vox y Junts (que apoyó a Sánchez en 2023, pero que ya no puede considerarse un aliado parlamentario) suman una estrecha mayoría de derecha, a pesar de que el propio Gobierno está liderado por la izquierda.

Esto ayuda a explicar la decisión de proceder mediante un real decreto, un instrumento normativo que no requiere la ratificación parlamentaria. No se trata de un caso aislado: medidas como el gasto en defensa también se han promovido de esta manera.

Gobernar mediante la regularización

Irónicamente, en un sistema parlamentario como el español, en el que el Ejecutivo surge de una votación de investidura, el mismo Gobierno que se formó con el respaldo parlamentario en 2023 está ahora haciendo todo lo posible para evitar las votaciones en el Parlamento. España no ha aprobado un nuevo presupuesto estatal desde 2022, y el Gobierno ni siquiera presentó un proyecto de presupuesto en 2025.

La razón es sencilla: reunir una mayoría se ha vuelto extraordinariamente complejo. Cualquier coalición viable debe incluir no solo a los partidos gobernantes, el PSOE y Sumar, sino también a los nacionalistas regionales y a los partidos independentistas, así como a fuerzas tanto de izquierda como de derecha, todos con sus propias agendas, rivalidades y tensiones internas.

Nada de esto es nuevo. Los gobiernos en minoría y los parlamentos fragmentados son características habituales de la política española. Lo que sí es nuevo, sin embargo, es la intensidad de la polarización política, que crea la impresión de un escenario excepcional o totalmente novedoso.

Desde esta perspectiva, el decreto de regularización puede entenderse como un intento del Gobierno de recuperar la iniciativa sin pasar por el Congreso, marcar la agenda política y reparar las tensas relaciones con Podemos.

Aunque Podemos solo cuenta con cuatro de los 350 escaños de la cámara, esos escaños son decisivos: en un parlamento minoritario, ninguno puede darse por sentado. Así es como funcionan los gobiernos minoritarios, configurando la agenda y negociando constantemente con otras fuerzas políticas, y en ese sentido, no hay nada extraordinario aquí: es simplemente un gobierno que gobierna.

En última instancia, el decreto refleja una elección política más amplia. Mientras que muchos gobiernos dan prioridad al cierre de fronteras y a la expulsión, España ha optado por abordar la realidad de que cientos de miles de personas ya vivían y trabajaban en el país sin estatus legal.

La experiencia pasada demuestra que incorporarlos al sistema legal fortalece las finanzas públicas, mejora la cohesión social y, sobre todo, devuelve los derechos a personas que ya forman parte de la sociedad española.

The Conversation

Asbel Bohigues no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La regularización masiva de 500 000 inmigrantes indocumentados en España no es extrema ni oportunista, y tiene precedentes – https://theconversation.com/la-regularizacion-masiva-de-500-000-inmigrantes-indocumentados-en-espana-no-es-extrema-ni-oportunista-y-tiene-precedentes-275509