Parle-t-on trop d’entrepreneuriat ? Le cas de la presse française

Source: The Conversation – France (in French) – By Gaël Gueguen, Professeur en Stratégie et en Entrepreneuriat, TBS Education

La représentation des entrepreneurs dans la presse française a beaucoup changé depuis le début du XXIᵉ siècle. Tant dans la quantité d’articles que dans le caractère des récits journalistiques. Nous avons étudié ces évolutions pour mieux comprendre les ressorts de l’« entrepreneurialisme » , ce courant de pensée qui érige l’entrepreneuriat comme un remède aux problèmes de la société.


L’entrepreneuriat est devenu un sujet grand public, il s’est même transformé en spectacle. Sur M6, aux heures de grandes écoutes, l’émission « Qui veut être mon associé ? » permet à des porteurs de projet de trouver des investisseurs. Il y a bien longtemps, en 1986, l’homme d’affaires Bernard Tapie avait déjà mêlé création d’entreprise et télévision avec l’émission « Ambitions » sur TF1 pour montrer le visage d’une France plus audacieuse, « enthousiaste et généreuse ».

Quand le président de la République Emmanuel Macron évoque la « start-up nation » française en 2017, son objectif est de présenter l’entrepreneuriat comme un moyen de transformer positivement un pays en permettant à des individus d’être acteurs de ces changements.

Du modèle managérial au modèle entrepreneurial

Les économistes David Audretsch et Roy Thurik ont posé pour hypothèse que, depuis le dernier quart du XXᵉ siècle, les pays occidentaux sont passés d’un modèle managérial, qui valorise la grande entreprise (privée ou publique), à un modèle entrepreneurial, valorisant les actions individuelles et le « Small is Beautiful », du titre du livre de l’économiste Ernst Schumacher. Si nous voulions caricaturer, l’entrepreneuriat est une dynamique porteuse de bénéfices et l’entrepreneur une figure inspirante.

Mais la mise en avant des réussites de la Silicon Valley, de jeunes pousses de la tech, des licornes ou décacornes (ces start-up valorisées à plus d’un milliard ou dix milliards de dollars) ne saurait occulter les dangers d’une schématisation abusive autour de l’imaginaire de la start-up et de l’entrepreneuriat. En effet, l’entrepreneuriat est un processus complexe et multiple, et ne doit pas être considéré comme un miracle. Un courant de recherche s’est ainsi développé pour une approche critique de l’entrepreneuriat.




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Illustrant ce changement de modèle, l’entrepreneuriat connaît une forte exposition médiatique depuis une trentaine d’années. Cet engouement dépasse la simple sphère économique. Dans le secteur de l’intelligence artificielle, l’exposition médiatique de Mistral AI et celle de son cofondateur Arthur Mensch, tout comme le récit entourant Demis Hassabis et DeepMind, sont des exemples récents de cette exposition.

Google DeepMind, 2026.

L’« entrepreneurialisme » ou l’idéologie entrepreneuriale

La notion d’« entrepreneurialisme » nous apparaît comme pertinente pour étudier cette tendance. Il s’agit d’une idéologie qui envisage l’entrepreneuriat non plus comme une simple activité économique, mais comme une solution universelle aux maux de la société. Pour faire simple, il est bon d’entreprendre et tout le monde peut entreprendre ; souvenons-nous du propos d’Emmanuel Macron sur X :

Il est admis que les médias (spécialisés ou grand public) jouent un rôle central dans la construction des représentations. Les médias agissent comme des témoins et des acteurs de la culture d’un pays. Des travaux sociologiques, par exemple ceux d’Edward Herman et Noam Chomsky, rappellent que les médias orientent l’attention du public. Même s’ils ne dictent pas directement ce qu’il faut penser, ils définissent les thèmes qui doivent être considérés comme importants.

En ce qui concerne l’entrepreneuriat, le traitement médiatique est régulièrement critiqué pour son caractère uniforme, excessivement positif, voire héroïsé, qui met en scène des figures de réussite, souvent masculines et éloignées de la réalité quotidienne des entrepreneurs.

Façonner l’imaginaire collectif de l’entrepreneuriat

Partant de ce constat, nous avons mené une recherche afin d’avoir une vision globale de la façon dont la presse généraliste traite le sujet de l’entrepreneuriat sur un temps long. Deux grandes questions nous ont animés. Comment le discours sur l’entrepreneuriat a-t-il évolué au début du XXIᵉ siècle ? Et, de quelle manière les différents journaux, selon leur ligne éditoriale, façonnent-ils l’imaginaire collectif autour de la notion d’entrepreneuriat ?

Pour répondre à ces questions, nous avons étudié le traitement de l’entrepreneuriat dans les cinq principaux quotidiens généralistes nationaux français (le Monde, le Figaro, Libération, la Croix et l’Humanité) sur une période allant de 2001 à 2022. En analysant plus de 6 000 articles, qui comportaient, tous, le terme « entrepreneuriat », par des méthodes d’analyse textuelle, nos résultats permettent d’identifier une transformation majeure : le passage d’une représentation macro, centrée sur l’économie et la politique, à une représentation micro, orientée sur l’individu, son parcours et son vécu. Ce glissement témoigne d’une plus grande hétérogénéité dans le traitement de l’entrepreneuriat et contribue à une diffusion plus large de l’« entrepreneurialisme » dans la culture française.

Nos résultats révèlent aussi que le volume d’articles traitant de l’entrepreneuriat a progressivement augmenté, passant d’une centaine par an au début des années 2000 à un pic de plus de 500 articles en 2017, année électorale, avant de connaître une légère diminution. Les journaux marqués à droite ou au centre (le Figaro et le Monde) produisent la majorité des contenus sur le sujet.

Macro et microreprésentations

La macroreprésentation est prédominante dans les journaux de gauche (l’Humanité et Libération) et était majoritaire durant la première décennie d’observation (2001-2012). L’entrepreneuriat y est envisagé de façon globale, impersonnelle et institutionnelle comme un système. Il est traité sous l’angle de l’action publique, de la croissance économique, des mesures fiscales ou lié à l’emploi. Il se retrouve également dans le débat politique, notamment lors des différentes campagnes présidentielles. En outre, des réflexions sur l’idéologie entrepreneuriale, le capitalisme et le système économique lui sont associées.

La microreprésentation est davantage portée par un journal de droite comme le Figaro et a pris une ampleur croissante, devenant majoritaire sur la période la plus récente (2018-2022). Il s’agit d’un entrepreneuriat plus incarné, car il concerne les expériences concrètes des acteurs de l’entrepreneuriat. Cette représentation se retrouve fréquemment dans des articles traitant de l’enseignement supérieur ou de l’innovation technologique dans le monde des start-up. Elle va envisager les carrières des entrepreneurs sous forme biographique, souvent pour relater des success stories. L’entrepreneuriat y est abordé sous l’angle du parcours de vie, de la famille, des aspirations, mais aussi des lieux où se déroule l’entrepreneuriat. La microreprésentation humanise donc l’entrepreneur.

Dans la presse, un glissement clair de la représentation de l’entrepreneur

L’évolution temporelle des résultats montre un glissement clair. Au début des années 2000, la presse parlait d’entrepreneuriat principalement comme d’un levier de politique économique ou d’un sujet de débat idéologique. Progressivement, le discours s’est déplacé vers le récit et l’expérience individuelle. Nous assistons à une banalisation de la figure de l’entrepreneur, qui n’est plus seulement une statistique économique mais qui devient un personnage familier, dont on raconte les rêves, les échecs et l’environnement familial.

Nous constatons une diversité croissante des thèmes abordés. Par exemple, les journaux situés au centre, comme le Monde et la Croix, présentent le traitement le plus diversifié, naviguant entre les aspects économiques, sociaux et humains. À droite, le Figaro reste plus focalisé sur les aspects managériaux et biographiques. Tandis qu’à gauche, l’Humanité et Libération privilégient des angles politiques et sociétaux.

Ces résultats confirment que l’entrepreneuriat est désormais un fait social, irriguant les rubriques économie, politique, société ou éducation des journaux. En passant d’un discours abstrait sur les politiques gouvernementales à des récits sur les projets de vie, nous pensons que la presse contribue à la normalisation de l’idée selon laquelle l’entrepreneuriat est une option possible, voire souhaitable, pour tous.

Il est impossible de dire si l’on parle trop d’entrepreneuriat, mais nous pouvons affirmer que son traitement par la presse est plus hétérogène. C’est en ce sens que nous concluons à une montée de l’« entrepreneurialisme ».

The Conversation

Gaël Gueguen ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Parle-t-on trop d’entrepreneuriat ? Le cas de la presse française – https://theconversation.com/parle-t-on-trop-dentrepreneuriat-le-cas-de-la-presse-francaise-276643

Investir dans l’art… puis dans les artistes : les nouvelles collaborations des entreprises

Source: The Conversation – France (in French) – By Thomas Blonski, Professeur assistant en stratégie et entrepreneuriat, ICN Business School

Longtemps pensé comme un placement ou un outil d’image, l’art occupe désormais une place plus stratégique dans les entreprises. De la collection à la résidence, l’artiste devient progressivement un partenaire organisationnel à part entière. C’est une nouvelle économie collaborative qui se dessine de cette façon.


Au tournant des années 2000, de nombreuses entreprises occidentales se sont mises à acheter des œuvres d’art. Incitations fiscales, amélioration de l’image, diversification des actifs : l’« art comme investissement » semblait aller de soi. Vingt ans plus tard, une évolution plus discrète est à l’œuvre. Les entreprises n’investissent plus seulement dans des œuvres, mais aussi dans des artistes.

À partir d’une enquête fondée sur 23 entretiens menés auprès de dirigeants, d’artistes et d’intermédiaires (galeries, structures spécialisées), nous avons cherché à comprendre ce déplacement progressif : comment passe-t-on de l’achat d’une œuvre à l’organisation d’une résidence d’artiste, puis à des programmes de formation à la créativité ?

De l’œuvre au partenariat

Les lois sur le mécénat adoptées au début du XXIe siècle ont joué un rôle déclencheur. En France, il s’agit de la loi Aillagon de 2003, avec des équivalents au Royaume-Uni (2000), en Allemagne (2000), mais aussi en Italie (2000) et d’autres pays européens. Les avantages fiscaux ont incité des entreprises qui n’avaient aucun lien direct avec le monde de l’art à constituer des collections, soutenir des expositions ou financer des institutions.




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Dans ce cadre, l’investissement artistique est pensé selon une double logique. D’un côté, il s’agit d’un actif : certaines études montrent que l’art peut constituer un outil de diversification patrimoniale pour une entreprise, même si certains chercheurs, tels Mandel ainsi que Lindenberg et Oosterlinck, montrent que les rendements sont incertains et difficiles à anticiper. De l’autre, l’œuvre produit un effet symbolique, puisqu’elle renforce l’image de marque, signale un engagement culturel et installe l’entreprise dans un univers de prestige.

Mais très vite, un constat s’impose aux dirigeants interrogés : acheter une œuvre et l’accrocher dans un hall d’entrée ne suffit pas. « Le niveau zéro, c’est mettre une œuvre au mur, résume un intermédiaire. Si on le fait, autant aller plus loin. »

Une logique du « tant qu’à faire »

Ce « autant aller plus loin » est au cœur de la dynamique observée. Nous l’avons qualifiée de logique du « tant qu’à faire » (might as well). Puisque l’entreprise investit dans l’art, autant en exploiter toutes les potentialités de façon opportuniste.

Après son investissement initial dans le mécénat, l’entreprise découvre en effet qu’elle a désormais accès à un réseau : artistes, galeristes, commissaires d’exposition, collectionneurs. Les relations nouées autour de l’achat d’une œuvre ouvrent d’autres possibilités. Pourquoi ne pas créer un prix d’art contemporain ? Pourquoi ne pas organiser une résidence d’artiste au sein du siège social ?

Au-delà du patrimoine

C’est ainsi que se multiplient, y compris dans des secteurs éloignés du monde culturel, comme, par exemple, l’automobile, l’immobilier, ou encore les vins et spiritueux), des prix d’entreprise, des partenariats avec des institutions muséales ou des programmes de résidence.

L’objectif n’est plus seulement patrimonial. Il devient relationnel et symbolique : gagner en légitimité dans les « mondes de l’art », selon l’expression du sociologue Howard Becker, et renforcer la crédibilité culturelle de la marque.

L’art comme expérience organisationnelle

Un second déplacement s’opère ensuite. Au contact des artistes, les entreprises découvrent autre chose que des œuvres : des manières de travailler. Les résidences, initialement conçues comme des opérations d’image ou de mécénat, deviennent des espaces d’interaction entre artistes et salariés. Des ateliers sont organisés, des projets collaboratifs voient le jour. Les équipes sont confrontées à l’incertitude, à l’expérimentation, à des formes de création qui échappent aux routines managériales.

Certains dirigeants décrivent explicitement ce basculement. L’artiste n’est plus seulement celui qui produit une œuvre, mais celui qui peut transmettre une approche du travail, de la créativité ou de la résolution de problèmes.

À ce stade, de nouvelles formes d’intermédiation apparaissent. Aux galeries traditionnelles s’ajoutent des structures hybrides, par exemple Mona Lisa Factory ou Viarte, capables de traduire le langage artistique en objectifs organisationnels, comme la créativité, la cohésion d’équipe ou encore l’innovation. L’investissement initial dans l’art se transforme alors en investissement organisationnel dans l’artiste.

D’acheteur à acteur

Ce que révèle cette trajectoire consiste en un enchaînement de rationalités. Au départ, la logique est principalement financière : bénéficier d’un cadre fiscal favorable et, éventuellement, d’une valorisation patrimoniale. Très vite, une rationalité symbolique s’y ajoute, puisque l’art confère du prestige, de la distinction, une forme de capital symbolique. Enfin, une rationalité organisationnelle émerge : l’expérience esthétique est convertie en apprentissage collectif, en ressource managériale, en outil de transformation interne.

Ce processus n’est ni linéaire ni planifié d’emblée. Il est progressif et cumulatif. Chaque étape ouvre la voie à la suivante. Parce que l’entreprise a acheté une œuvre, elle a rencontré un artiste ; parce qu’elle a rencontré un artiste, elle a imaginé une résidence ; parce qu’elle a organisé une résidence, elle a envisagé un programme de formation.

Construire la réputation

Cette évolution n’est pas neutre pour les artistes. Recevoir un prix d’entreprise, mener une résidence ou intervenir dans un programme de formation constitue une ligne supplémentaire dans un curriculum vitae. Les entreprises deviennent ainsi des acteurs à part entière des trajectoires artistiques, aux côtés des galeries, des musées et des institutions publiques.

Elles participent à la construction de la réputation et à la circulation des artistes. Dans certains cas, les collaborations contractuelles avec des entreprises sont même perçues comme plus lisibles et plus sécurisées financièrement que certaines relations au sein du monde de l’art.

Moins qu’un aboutissement, l’« art comme investissement » apparaît comme un point d’entrée dans cet univers. Ce qui commence comme un achat d’actif se transforme, par ajustements successifs, en partenariat organisationnel.

Une nouvelle économie collaborative

Cette dynamique contribue à l’émergence d’une économie collaborative spécifique, reliant artistes, entreprises et intermédiaires spécialisés. Elle brouille les frontières traditionnelles entre mécénat, marché de l’art et management.

Reste une question ouverte : jusqu’où cette logique peut-elle aller ? À force d’intégrer l’artiste dans l’organisation, le risque d’une réduction de l’art à un simple outil managérial existe-t-il vraiment ? Ou, à l’inverse, ces collaborations contribuent-elles à réellement redéfinir les rapports entre création et entreprise ?

Loin de l’image d’une simple instrumentalisation, cette recherche montre que la relation entre entreprises et artistes est devenue plus dense, plus réflexive et plus structurante qu’elle ne l’était au début des années 2000. L’œuvre n’est plus seulement accrochée au mur. Elle ouvre la porte à une autre manière de penser l’organisation.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

– ref. Investir dans l’art… puis dans les artistes : les nouvelles collaborations des entreprises – https://theconversation.com/investir-dans-lart-puis-dans-les-artistes-les-nouvelles-collaborations-des-entreprises-277303

6 ways your smartwatch is lying to you, according to science

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Hunter Bennett, Lecturer in Exercise Science, Adelaide University

Solen Feyissa/Pexels

You check your smartwatch after a run. Your fitness score has dropped. You’ve burnt hardly any calories. Your recovery score is really low. It’s telling you to take the next 72 hours off exercise.

The worst bit? The whole run felt amazing.

So why’s your watch telling you the opposite?

Ultimately, it’s because smartwatches and other fitness trackers aren’t always accurate.

Smartwatches can shape how you exercise

Using wearable fitness technology, such as smartwatches, has been one of the top fitness trends for close to a decade. Millions of people around the world use them daily.

These devices shape how people think about health and exercise. For example, they provide data about how many calories you’ve burnt, how fit you are, how recovered you are after exercise, and whether you’re ready to exercise again.

But your smartwatch doesn’t measure most of these metrics directly. Instead, many common metrics are estimates. In other words, they’re not as accurate as you might think.

1. Calories burned

Calorie tracking is one of the most popular features on smartwatches. However, the accuracy leaves a lot to be desired.

Wearable devices can under- or overestimate energy expenditure (often expressed as calories burned) by more than 20%. These errors also vary between activities. For example, strength training, cycling and high-intensity interval training can lead to even larger errors.

This matters because people often use these numbers to guide how much they eat.

For example, if your watch overestimates calories burned, you might think you need to eat more food than you really need, which could result in weight gain. Conversely, if your watch underestimates calories burned, it could lead you to under-eat, negatively impacting your exercise performance.

2. Step counts

Step counts are a great way to measure general physical activity, but wearables don’t capture them perfectly.

Smartwatches can under-count steps by about 10% under normal exercise conditions. Activities such as pushing a pram, carrying weights, or walking with limited arm swing likely make step counts less accurate, as smartwatches rely on arm movement to register steps.

For most people, this isn’t a major problem, and step counts are still useful for tracking general activity levels. But view them as a guide, rather than a precise measure.

3. Heart rate

Smartwatches estimate your heart rate using sensors that measure changes in blood flow through the veins in your wrist.

This method is accurate at rest or low intensities, but gets less accurate as you increase exercise intensity.

Arm movement, sweat, skin tone and how tightly you wear the watch can also impact the heart rate measure it spits out. This means the accuracy can vary between people.

This can be problematic for people who use heart rate zones to guide their training, as small errors can lead to training at the wrong intensity.




Read more:
What are heart rate zones, and how can you incorporate them into your exercise routine?


4. Sleep tracking

Almost every smartwatch on the market gives you a “sleep score” and breaks your night into stages of light, deep and REM sleep.

The gold standard for measuring sleep is polysomnography. This is a lab-based test that records brain activity. But smartwatches estimate sleep using movement and heart rate.

This means they can detect when you’re asleep or awake reasonably well. But they are much less accurate at identifying sleep stages.

So even if your watch says you had “poor deep sleep”, this may not be the case.




Read more:
How do sleep trackers work, and are they worth it? A sleep scientist breaks it down


5. Recovery scores

Most smartwatches track heart rate variability and use this, with your sleep score, to create a “readiness” or “recovery” score.

Heart rate variability reflects how your body responds to stress. In the lab it is measured using an electrocardiogram. But smartwatches estimate it using wrist-based sensors, which are much more prone to measurement errors.

This means most recovery metrics are based on two inaccurate measures (heart rate variability and sleep quality). This results in a metric that may not meaningfully reflect your recovery.

As a result, if your watch says you’re not recovered, you might skip training – even if you feel good (and are actually good to go).

6. VO₂max

Most devices estimate your VO₂max – which indicates your maximal fitness. It’s the maximum amount of oxygen your body can use during exercise.

The best way to measure VO₂max involves wearing a mask to analyse the amount of oxygen you breathe in and out, to determine how much oxygen you’re using to create energy.

But your watch cannot measure oxygen use. It estimates it based on your heart rate and movement.

But smartwatches tend to overestimate VO₂max in less active people and underestimate VO₂max in fitter ones.

This means the number on your watch may not reflect your true fitness.

What should you do?

While the data from your smartwatch is prone to errors, that doesn’t mean it is completely worthless. These devices still offer a way to help you track general trends over time, but you should not pay attention to daily fluctuations or specific numbers.

It’s also important you pay attention to how you feel, how you perform and how you recover. This is likely to give you even more insight than what your smartwatch says.

The Conversation

Hunter Bennett does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

– ref. 6 ways your smartwatch is lying to you, according to science – https://theconversation.com/6-ways-your-smartwatch-is-lying-to-you-according-to-science-279851

You don’t have to be a ‘cyclist’ to ride a bike. Here’s how to start again

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Glen Fuller, Professor Communications and Media, University of Canberra

Centre for Ageing Better/Unsplash

As fuel prices climb and oil supply shocks multiply, you might might be thinking – perhaps for the first time in years – about dusting off the bike and riding again. Perhaps you’re kicking yourself you haven’t done it already.

But getting back on a bike rarely comes from a single moment of willpower. It usually emerges from small changes that rebuild capacity over time: a serviced bike, calmer traffic, having permission to ride slowly, riding an e-bike, or cycling part-way.

Mass cycling did not return to cities by accident. In the Netherlands, the dominance of everyday cycling emerged after a deliberate break with car-centred transport following the 1973 oil crisis. Public protest over road deaths and energy dependence also contributed.

Cycling became viable again not because people were persuaded to try harder, but because car use was actively constrained and alternatives were made easier.

If we want people to return to bikes in car-centric societies, the question is not why they stopped cycling – but what would make cycling possible again.

It’s not just about motivation

People often assume the hardest part of cycling again is motivation.

But bikes tend to stop being ridden long before people decide to stop cycling. Something small went wrong and was never fixed. The bike ends up in the garage with flat tyres, tucked behind boxes, or hanging unused.

When that happens, cycling doesn’t feel like a choice any more. It feels unavailable.

In our research with people who had stopped riding in Sydney, cycling faded when everyday arrangements no longer worked: storage was awkward, routes became stressful, or minor mechanical issues accumulated.

People are more likely to cycle when the bike is stored near the front door and ready to use.

Cycling depends on a combination of bodies, bikes, routes, time and confidence. When any one of these falls out of sync, your capacity to cycle drains away.

A man looks at his phone while on his bike.
In reality, cycling does not require a lot of specialist gear for most everyday trips.
David Iglesias/Pexels

Abandon ideas about ‘proper’ cyclists

One of the strongest barriers we encountered was the sense of not fitting the image of a “proper” cyclist.

In Australia, that image is still closely tied to being male, wearing a lot of Lycra, owning an expensive bike and costly cycling gear and riding really fast.

Women, older riders and those returning to cycling after a long break often experience that culture as quietly excluding.

In reality, cycling does not require a lot of specialist gear for most everyday trips.

In places where cycling functions as everyday transport – such as large parts of Europe and Asia – people ride in work clothes, at relaxed speeds, on practical bikes.

Similarly, e-bikes enable a range of differently abled bodies to cycle (suggesting we should rethink some of the ways e-bikes have been recently demonised).

Letting go of narrow definitions of who cycling is for can reopen the possibility of riding at all.

Cycling routes might have improved

Our research into the significant increase in cycling during the COVID pandemic found the lockdowns offered a rare natural experiment.

Many Australians returned to cycling after years away because traffic temporarily disappeared.

With fewer cars on the road, cycling felt calmer and less demanding, and confidence grew quickly. A significant investment was made in cycling infrastructure across Australian cities (although this investment is still minuscule compared with car infrastructure spending).

So if you’re reluctant to cycle again because you’re afraid of being hit by a car, it’s worth checking if cycling routes have improved since last you rode.

Start by using a digital map to search for cycling routes separate from vehicle traffic.

Get your bike serviced

A serviced bike changes everything.

A lot of the anxiety stopping people from riding can be greatly reduced by simply having gears that work, brakes that respond and tyres that hold air.

Our research found these small material fixes can make a big difference to getting people back on the bike.

There are myriad explainer and DIY videos on YouTube covering maintenance basics if getting the bike professionally serviced is out of your budget.

You can also try to find a local community bike kitchen or council‑supported course. Some councils also run programs where experienced riders can show you good cycling routes through your suburb or city.

These make maintenance affordable but also reconnect people with cycling as something ordinary and shared, rather than technical or elite.

You don’t have to ride the whole way

Another quiet enabler is allowing cycling to be partial and occasional. Some begin by riding to a train station or local cafe rather than committing to an entire commute.

In our interviews, people stayed on the bike longest when they allowed themselves to mix modes of transport, adjust routes and change plans without feeling they had “failed” at cycling.

Treating cycling as one option among several, rather than an all‑or‑nothing identity, makes it easier to start.

Make cycling ordinary again

The Dutch experience after the oil crisis shows society-wide shifts follow when everyday conditions change, not when individuals are told to try harder.

As the world once again confronts energy uncertainty, the lesson is timely.

The challenge for cities is not to convince people that cycling is good. It is to make cycling ordinary enough that people can return to it without having to become a “cyclist” first.

The Conversation

Glen Fuller received funding in the past from the ARC for the research project Pedalling for Change.

– ref. You don’t have to be a ‘cyclist’ to ride a bike. Here’s how to start again – https://theconversation.com/you-dont-have-to-be-a-cyclist-to-ride-a-bike-heres-how-to-start-again-280451

AuDHD means being autistic and having ADHD. And it can look very different to a single diagnosis

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Tamara May, Psychologist and Research Associate in the Department of Paediatrics, Monash University

Halfpoint Images/Getty Images

When you finally receive a neurodevelopmental diagnosis that reflects your strengths and the challenges you face, it can be life-changing.

But for people with both autism and attention-deficit hyperactivity disorder (ADHD) – known colloquially as AuDHD – getting the right diagnosis can be difficult.

People with AuDHD (pronounced awe-D-H-D) often find their traits and experiences don’t always neatly fit into either category. Sometimes the two conditions contradict each other and appear to act in opposite ways. Other times they exacerbate or increase a trait or difficulty.

This can delay diagnosis and support.

What are these conditions and how common are they?

Autism is a condition that affects social communication. Autistic people often have significant sensory sensitivities and need certainty and repetition. Around 1-2% of children and adults are autistic.

ADHD impacts either the ability to flexibly focus and sustain attention, or results in hyperactivity and impulsivity – or both. Around 5–8% of children and 3% of adults have ADHD.

Around 30% to 50% of autistic people also have ADHD. But despite them commonly occurring together, autism and ADHD have only been able to be diagnosed together since 2013, when the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders received its fifth update in the the DSM-5.

What’s usually diagnosed first?

Autism is usually diagnosed at an earlier age than AuDHD and ADHD in childhood.

This may related to autistic traits – social difficulties – often being apparent in preschool, whereas ADHD traits may not become apparent or problematic until school age, when concentration abilities are needed to learn.

But some people can mask their autistic differences through strategies, such as learning explicitly how to socialise, following scripts, copying and mirroring others and hiding autistic traits.

Sometimes, accessing ADHD medication treatment can reveal autistic traits that may not have been obvious and were overshadowed by ADHD. After taking ADHD medications, some people can achieve their preference for being highly structured and organised, when ADHD traits of disorganisation and inconsistency in attention are reduced.

For others, ADHD medication will treat impulsivity that manifests as talkativeness or extroversion, to reveal a deeper introversion and preference for solitary activities.

In recent years, some people who have one existing diagnosis have learned about the other condition on social media and realised they might have AuDHD.

Some difficulties are exacerbated

Maintaining friendships and socialising

For autistic people, maintaining friendships is a core difficulty and can make social interaction draining and overwhelming. Autism makes it difficult to pick up social cues, know what to do or say in social situations, and identify non-verbal signals from others.

ADHD can make it hard to organise social events, stay in touch with friends and respond to texts and calls. When socialising, attention difficulties can make it harder to focus on conversations and remember what was said. Hyperactivity and impulsivity can mean interrupting and talking over others or being overly talkative.

Together, AuDHD can mean a person experiences all these differences in social interactions, resulting in more unintended “social mistakes”.

Stims

Repetitive behaviours in autism (stims) are often ways to regulate or express emotions through repeated movements or vocalisations. They could be repetitive noises such as squeaks or humming, or movements such as rocking back and forth or finger flicking.

ADHD hyperactivity often involves fidgeting and not being able to be still or relax.

Together, movement from stims and fidgets can be more obvious and frequent.

Other traits pull people in different directions

Organisation

Autistic traits include the need for order, systems, categorisation and organisation around the house, at work and with hobbies.

ADHD traits of inattention include significant difficulties with organisation.

The result for people with AuDHD is often internal frustration and discomfort: wanting to be organised but not being able to maintain it.

Special interests

Autistic special interests are usually long-standing (over years) and limited to a few subjects.

ADHD involves seeking novelty and quickly becoming bored and moving on to the next interest once something is no longer stimulating. This might mean buying new things for a hobby but never actually using them.

AuDHD tends to follow the pattern of ADHD. So someone may have intense interests but be exhausted by them sooner than they would with autism alone.

Routine

Autism wants certainty, plans and routine. ADHD wants spontaneity and novelty. Together, autism often seems to win.

People with AuDHD may follow routines due to the anxiety uncertainty causes them, but they may feel bored or dissatisfied as their ADHD needs aren’t met.

Unique strengths

Many late-diagnosed people with AuDHD are highly intelligent and have developed elaborate compensation strategies for their difficulties. Many have found ways to leverage and maximise their strengths.

Strengths in AuDHD can be related to either condition. This can include common autistic strengths such as being highly focused, having meticulous attention to detail and subject matter expertise.

ADHD strengths can include creativity and the ability to develop novel solutions, strategise, quickly research to a deep level, have a high level of focus, and take quick action in highly stressful situations.

Knowing you have AuDHD can result in self-acceptance and understanding, and replace a lifetime of self-criticism. This can lead to developing a life that is right for each individual person with AuDHD rather than trying to fit in with what might be socially and culturally expected.

It also means you can access treatments and supports to support both autism and ADHD needs. This might include ADHD medication, neuro-affirming education and therapy adjusted for autism and ADHD, occupational therapy, ADHD coaching, as well as workplace and academic accommodations.

The Conversation

Tamara May is a clinical psychologist in private practice.

– ref. AuDHD means being autistic and having ADHD. And it can look very different to a single diagnosis – https://theconversation.com/audhd-means-being-autistic-and-having-adhd-and-it-can-look-very-different-to-a-single-diagnosis-278095

Musk’s SpaceX is shaping up as the biggest IPO on record. It’s also bending the rules to do so

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Marta Khomyn, Senior Lecturer, Finance and Data Analytics, Adelaide University

Elon Musk’s space exploration company SpaceX has filed confidential papers ahead of a planned public company listing on the US NASDAQ stock exchange.

The initial public offering (IPO) for the company controlled by the world’s richest man is targeting a total valuation of US$2 trillion. Musk plans to list only a small fraction of the company to raise US$75 billion from public investors, which would still make it the largest IPO in history.

So, why is SpaceX planning to go public? And what does the IPO mean for investors who might want a tiny slice of the action?

The backstory

SpaceX says it aims to “make humanity multiplanetary”. You would expect no less from Musk, who founded SpaceX in 2002.

His company’s breakthrough was to re-use as much of the rocket and launcher vehicle as possible. This slashed launch costs to as little as 5% of the costs in the early 2000s, and turned commercial space flight from science fiction into reality. The company says it has now completed about 600 successful rocket landings.

Yet, for all its space ambitions, SpaceX still derives 50–80% of its revenue from Starlink, a communications business, which provides satellite internet to over 10 million users around the world.

In February 2026, SpaceX merged with xAI, the loss-making AI company behind the Grok chatbot, in what was the largest private merger transaction on record. The deal valued xAI at US$250 billion and SpaceX at US$1 trillion, creating a combined entity worth US$1.25 trillion.

The merger has helped to set the stage for the SpaceX IPO.

Musk suggested the IPO proceeds will be used for launching up to one million data centre satellites into space. The idea is that space-based data centres would be powered by abundant solar energy, and therefore bypass the constraints of electricity and water usage on Earth.

Bending the rules for the IPO

SpaceX may be the first of three mega-IPOs this year, ahead of potential listings of AI companies Anthropic and OpenAI.

If it goes ahead with plans to raise US$75 billion, that would represent just 3.75% of the company’s total value. It means the vast majority of SpaceX would remain in private hands, owned by Musk himself and a handful of early private investors. In stock market terms, this is called a low “free float”.

Normally, companies that only list such a small percentage of their total value would not qualify for inclusion in major stock market indices like the S&P 500 or the NASDAQ 100.

The NASDAQ normally requires at least a 10% free float of shares in a given company. But to allow a potential listing of SpaceX to be included in the index, the exchange has introduced a special adjustment to the weighting of shares and removed the 10% minimum.

NASDAQ also reduced the normal “seasoning period” before a newly listed company can join the index from three months to just 15 trading days. Again, this is to accommodate the SpaceX listing.

For investors in passive funds, including exchange-trade funds (ETFs), this matters a lot. Currently, more than US$600 billion of investors’ money is with passive funds that track the NASDAQ 100 index. As soon as SpaceX joins the index, these investors will automatically be buying in. The concern is that allowing giant companies such as SpaceX to enter the index too quickly could lead to big price swings, which would expose millions of investors to high volatility.

SpaceX wants investors to value it at US$2 trillion, but it only earned US$15 billion in revenue last year. At that rate, it would take 133 years of revenue just to match its current asking price.

Tesla, one of the most expensive stocks in the world, would take just 13 years — making SpaceX’s price tag ten times higher.

Other leading market indices, such as S&P 500 and FTSE Russell, are also bending their rules to fast-track the inclusion of very large, newly listed companies.

Many more investors have their money in funds that track S&P indices compared to Nasdaq 100 – more than US$16 trillion in passive funds track the S&P. If the S&P 500 follows NASDAQ’s lead and changes its own rules to accommodate SpaceX, the wave of automatic buying would be even larger.

What does this mean for investors?

Musk’s companies have long been the darlings of non-professional, retail investors, and SpaceX would be no exception. In fact, the company said it aims to sell up to 30% of its shares to non-institutional, individual investors.

With SpaceX’s sky-high valuation, investors need to stop and think before buying in. But when powerful companies can rewrite the rules in their own favour, thinking carefully becomes a luxury. Markets only work when everyone plays by the same rules, and right now, not everyone is.

The Conversation

Marta Khomyn does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

– ref. Musk’s SpaceX is shaping up as the biggest IPO on record. It’s also bending the rules to do so – https://theconversation.com/musks-spacex-is-shaping-up-as-the-biggest-ipo-on-record-its-also-bending-the-rules-to-do-so-280271

Proponen una nueva terapia para el síndrome de Down: ¿funcionará?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lluís Montoliu, Investigador científico del CSIC, Centro Nacional de Biotecnología (CNB – CSIC)

AnnaStills/Shutterstock

Hace poco más de un año, unos investigadores japoneses propusieron el uso de las herramientas CRISPR-Cas9 de edición genética para eliminar la copia extra del cromosoma 21 que identifica a las personas con síndrome de Down, las cuales tienen tres copias en lugar de las dos que deberían tener. Sugerían cortar en más de 50 sitios específicos de una de esas tres copias en células derivadas de personas con el síndrome, para así resolver experimentalmente la trisomía que define esta condición genética. El cromosoma troceado en más de 50 fragmentos sería incapaz de restaurarse y acabaría desapareciendo.

Aquella propuesta terapéutica, evaluada solamente en ciertos tipos de células cultivadas en laboratorio –células inducibles pluripotentes (iPS) y fibroblastos derivados de personas con síndrome de Down–, no estaba exenta de riesgos. Entre otros motivos porque esas “tijeras” CRISPR-Cas9 podían también realizar cortes en otros cromosomas accidentalmente, con consecuencias imprevisibles.

Por otro lado, la propuesta planteaba focalizarse en células de un tejido u órgano determinado, como el cerebro, para promover la desaparición del cromosoma 21 extra en algún grupo de neuronas. En el supuesto de que todo funcionara bien y se pudiera aplicar el tratamiento, eso podría detener, en parte, el deterioro cognitivo asociado al síndrome de Down.

¡Silencio, cromosomas!

Ahora, otros investigadores, estadounidenses esta vez, han puesto sobre la mesa otra nueva posible terapia para personas con el síndrome de Down que pretende usar las herramientas CRISPR de otra manera. No para cortar un cromosoma 21, sino para silenciarlo.

La nueva propuesta es elegante e innovadora. Utiliza el gen XIST, que es uno de los encargados de promover la inactivación de uno de los dos cromosomas X (al azar) en las hembras de mamífero y en las personas de sexo femenino (XX). Esta inactivación se produce de forma natural durante el desarrollo embrionario. Pero ¿y si lo usamos para inactivar, de manera dirigida, una de las copias extras del cromosoma 21 que provoca el síndrome de Down –la trisomía, total o parcial, del cromosoma 21–?

El resultado seguiría siendo una célula trisómica con tres copias del cromosoma 21; no habría “cortes”. Pero una de esas copias estaría totalmente silenciada. De esta manera, la célula se comportaría funcionalmente como diploide, es decir, utilizaría solo las dos copias del cromosoma 21 que tenemos la mayoría de las personas.

El gen XIST

Conseguir que el gen XIST se inserte en una (y solo una) de las tres copias del cromosoma 21, dejando intactos las otros dos, no es en absoluto sencillo. La persona con síndrome de Down tiene dos copias de un progenitor y una tercera del otro. E, idealmente, deberían quedar activas una de cada progenitor exclusivamente.

Para ello, los investigadores han combinado una serie de modificaciones tecnológicas, en las que también participan las herramientas CRISPR, encaminadas a lograr la inserción del gen XIST en el cromosoma 21.

Pero ojo porque la expresión de este gen, que promueve la inactivación del cromosoma en el que reside, debe ser cuidadosamente regulada. Porque si se expresa de forma excesiva puede ser problemático y tóxico. Para ello, los investigadores insertaron este gen de forma inducible, es decir, con capacidad de ser activado a voluntad, usando un sistema de control de la expresión bien conocido por los biólogos moleculares. Con ello consiguieron “encender” el gen XIST y activar voluntariamente su expresión en células en cultivo derivadas de una persona con síndrome de Down.

Lejos de una terapia para tratar a personas con síndrome de Down

La estrategia, así contada, todavía está lejos de convertirse en algún tipo de terapia experimental para tratar a personas con síndrome de Down, en las que todas sus células son trisómicas.

Para empezar, los investigadores han visto que hay diferencias a la hora de trasladar este experimento a distintas células: no todas se modifican con la misma eficacia. También hay que tener en cuenta los efectos secundarios derivados del uso de CRISPR-Cas9, que puede acabar promoviendo cortes y/o la integración del gen XIST en otros cromosomas. Además, la estrategia actual usa muchos reactivos (muchas moléculas diferentes), lo cual complica su aplicación. Habría que simplificarla si queremos insertar el gen XIST en una cantidad significativa de células.

En estos momentos resulta impensable trasladar todos estos múltiples elementos de forma eficiente a todas o a la mayoría de células de una persona con síndrome de Down. Los vectores virales habituales no permiten introducir fácilmente tantas secuencias de ADN. Habría que acudir a estrategias que no impliquen a virus –por ejemplo, a nanopartículas lipídicas como las que se usaron en la vacuna contra la covid-19– para acarrear tantas construcciones génicas como son necesarias.

Ojalá podamos transformar esta idea interesante e innovadora, probada de momento solo en algunas células en el laboratorio, en una futura terapia que resulte segura y eficaz.


Una versión de este artículo fue publicada originalmente en el blog GenÉtica.

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Los contenidos de esta publicación y las opiniones expresadas son exclusivamente las del autor y este documento no debe considerar que representa una posición oficial del CSIC ni compromete al CSIC en ninguna responsabilidad de cualquier tipo.

– ref. Proponen una nueva terapia para el síndrome de Down: ¿funcionará? – https://theconversation.com/proponen-una-nueva-terapia-para-el-sindrome-de-down-funcionara-280921

Una investigación española estrecha el cerco a la nueva física: 150 modelos descartados

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Llorente Merino, Investigador en Física de Partículas, Centro de Investigaciones Energéticas, Medioambientales y Tecnológicas (CIEMAT)

Todo lo que podemos imaginar, desde el cuerpo humano hasta las estrellas, los océanos o los planetas, está formado por unas pocas partículas elementales que interactúan entre sí a través de cuatro fuerzas fundamentales. La física ha desarrollado una teoría que describe todas las partículas elementales y todas esas interacciones. Es lo que llamamos Modelo Estándar, y trata de describir cómo se organiza un pequeño puñado de ingredientes para estructurar todo lo que nos rodea.

El modelo explica muy bien prácticamente todos los fenómenos observados en el universo, pero hay preguntas sin respuesta, lagunas, agujeros negros. Por eso decimos que el Modelo Estándar es una teoría incompleta.

Científicos de todo el mundo buscamos señales de lo que sería una “nueva física”.

Cómo buscamos respuestas

Numerosos experimentos buscan nuevas partículas que puedan dar una solución a los problemas abiertos. Algunos de esos experimentos se llevan a cabo en el Gran Colisionador de Hadrones (LHC), el mayor acelerador de partículas jamás construido.

Situado en el CERN, fue en su interior donde se descubrió la última partícula incorporada al Modelo Estándar, el bosón de Higgs. Con él se rellenó una de las lagunas del modelo. El hallazgo se hizo gracias a la colaboración entre ATLAS y CMS, dos de los cuatro grandes experimentos del CERN, que analizan enormes cantidades de datos del LHC siguiendo pistas que indican el camino a seguir en la búsqueda de la nueva física.

La interacción fuerte como puerta hacia lo desconocido

En la naturaleza existen cuatro interacciones fundamentales: la interacción fuerte, la interacción débil, la fuerza electromagnética y la gravedad. Cada una de estas fuerzas puede describirse mediante un marco teórico en el que se introduce un parámetro que nos indica cómo de intensa es la interacción.

La fuerza más intensa es la interacción fuerte. Se encarga de mantener unidos entre sí a los quarks, un tipo de partícula fundamental, contenida en el interior de los protones y los neutrones.

La teoría que describe la interacción fuerte recibe el nombre la Cromodinámica Cuántica (QCD). Y el parámetro que cuantifica la intensidad de la fuerza es la constante de acoplo fuerte αₛ. Curiosamente, el valor de αₛ varía en función de la energía a la que se mide, lo que es clave en los estudios modernos de física de partículas.

Los grandes experimentos

Los experimentos ATLAS y CMS son capaces de realizar medidas de gran precisión de variables que dependen directamente del valor de la constante de acoplo fuerte. Si se detectase una desviación de la medida con respecto a la predicción del Modelo Estándar, podríamos estar ante una señal indirecta de la existencia de una nueva partícula no conocida hasta la fecha.

En el pasado, todas las observaciones realizadas en el LHC encajaban con la teoría. Sin embargo, a medida que los detectores y aceleradores se perfeccionan, la energía que se alcanza en los aceleradores crece, abriendo la puerta a regiones de la física antes inaccesibles.

En el LHC se alcanzan energías sin precedentes, del orden de 13 teraelectronvoltios, de modo que merece la pena preguntarse si el Modelo Estándar sigue funcionando cuando lo ponemos a prueba en este régimen energético.

¿Cómo interaccionaría la nueva partícula? ¿Cuál sería su masa?

Muchos físicos teóricos han tratado de definir, a través de la Cromodinámica Cuántica, extensiones del Modelo Estándar que introducen nuevas partículas. Algunas teorías sugieren la existencia de quarks adicionales mucho más masivos que los ya conocidos. Otras apuestan por la existencia de nuevos tipos de partículas sensibles a la interacción fuerte.

La idea que respalda estos modelos es sencilla: si estas partículas son los suficientemente masivas, u obedecen a ciertas reglas matemáticas en el contexto de la Cromodinámica Cuántica, podrían haber pasado desapercibidas hasta ahora. Sin embargo, al movernos a energías más altas, podríamos empezar a detectar señales de su existencia.

Un resultado que descarta más de 150 modelos

En enero de 2026 analizamos datos del experimento de ATLAS para poner límites a modelos de nueva física en los que se introducen partículas que interaccionan a través de la fuerza fuerte. Comparando las medidas realizadas en ATLAS de cantidades que dependen directamente de la constante de acoplo fuerte con las predicciones teóricas de 400 extensiones del Modelo Estándar, conseguimos excluir más de 150 modelos teóricos.

Para llegar a este resultado no realizamos apenas suposiciones específicas sobre los modelos, más allá de la masa de la nueva partícula y una cantidad relacionada con la transformación de la partícula en teoría de grupos. Entre otros modelos, en el estudio se descarta la existencia de un cuarto quark con masa inferior a 1700 GeV (unas diez veces mayor que la masa del quark más pesado conocido, el quark top).

Acotando el terreno de nueva física

Por el momento no sabemos qué forma tiene la nueva física. Pero este tipo de estudios nos permite acotar el terreno, porque nos indica qué condiciones no pueden cumplirse en cualquier modelo que se proponga como “el definitivo”.

Entretanto, la ciencia sigue avanzando, los experimentos continúan mejorando y, poco a poco, se estrecha el abanico de teorías posibles, acercándonos a una comprensión más completa de nuestro universo.

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Javier Llorente Merino recibe fondos de la Comunidad Autónoma de Madrid

Eva Sánchez Berenguer recibe fondos de la Comunidad Autónoma de Madrid

– ref. Una investigación española estrecha el cerco a la nueva física: 150 modelos descartados – https://theconversation.com/una-investigacion-espanola-estrecha-el-cerco-a-la-nueva-fisica-150-modelos-descartados-277417

Más allá de las rampas: las 5 claves que convierten una vivienda en inclusiva

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mª Ángeles Quesada Cubo, Investigadora predoctoral FPU, Universidad Pablo de Olavide

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Cuando pensamos en viviendas accesibles para personas con discapacidad, solemos imaginar rampas, ascensores o baños adaptados. Pero la accesibilidad física es solo una parte de la cuestión. Las personas con discapacidad intelectual necesitan viviendas con otro tipo de apoyos que contribuyan a su bienestar, su autonomía y su participación en la comunidad.

Históricamente, la respuesta habitacional para estas personas ha sido la vida en instituciones, en centros de grandes dimensiones, con atención especializada y, en la mayoría de los casos, orientados en modelos de atención médica. El último cuarto del siglo XX el principio de normalización inicia un proceso de desistitucionalización que, con suerte, por la falta de recursos, programas y servicios de apoyo adecuados, ha quedado en que las personas con discapacidad vivan con sus familias.

Hoy se reconoce con más claridad el derecho de las personas con discapacidad a vivir de forma independiente. Es más, la Convención de la ONU sobre los Derechos de las Personas con Discapacidad (2006), en su artículo 19, reconoce el derecho a elegir dónde vivir y con quién hacerlo. También defiende la participación plena en la vida de la comunidad.

Gracias a este marco, muchos países han impulsado políticas y proyectos para transicionar los espacios convivenciales desde las residencias tradicionales hacia modelos de apoyo personalizados y comunitarios. Pero vivir en la comunidad no garantiza por sí solo una vida mejor. Las investigaciones muestran que el tipo de vivienda, el barrio, las relaciones sociales o los apoyos disponibles influyen en el bienestar y la salud.

En un estudio reciente publicado en Journal of Applied Research in Intellectual Disabilities analizamos qué características del lugar donde viven influyen en la vida de las personas con discapacidad intelectual.

Para ello realizamos una revisión de estudios científicos. En total analizamos 73 estudios de distintos países publicados entre 1994 y 2024. El objetivo era claro: reunir y organizar lo que ya sabemos gracias a los estudios previos.

Los resultados muestran que para que una vivienda sea inclusiva hace falta mucho más que hacerla accesible.

A partir de estos estudios, y siguiendo este modelo, se describen y explican cinco aspectos de la vivienda y su entorno que influyen en la calidad de vida, siendo todos importantes y complementarios.

  1. El entorno físico. Incluye el diseño de la vivienda y sus características, tanto dentro como fuera del hogar. Pero no se trata solo de accesibilidad. También ayuda que sean viviendas pequeñas y con ambiente hogareño, que combinen espacios privados con zonas comunes y la cercanía a servicios básicos (salud, alimentación, ocio…), transporte público y actividades comunitarias. Estos elementos, unidos a tecnologías fáciles de usar que faciliten la autonomía, pueden marcar la diferencia.

  2. El entorno social. Las relaciones sociales dentro y fuera del hogar son fundamentales. La convivencia con otras personas, las amistades o el contacto con el vecindario ayudan a sentirse parte del barrio y de la comunidad. Los estudios muestran que estos vínculos reducen el aislamiento y la soledad y mejoran el bienestar emocional.

  3. El entorno natural. El contacto con la naturaleza también importa. Aunque suele recibir poca atención, cada vez más estudios destacan su importancia. La luz natural, los espacios verdes o los animales tienen efectos positivos en la salud mental y el bienestar.

  4. El entorno de apoyos. Los apoyos profesionales y familiares son otro elemento clave. Aquí influyen distintos factores. Por ejemplo, la formación del personal, equipos estables o los apoyos adaptados según las necesidades de cada persona. Sin estos apoyos, incluso una vivienda bien diseñada puede no funcionar como se espera.

  5. El entorno simbólico. La vivienda no es solo un espacio físico. También tiene un significado personal. Poder decorar la casa, tomar decisiones sobre la vida diaria o elegir cómo organizar el hogar es muy importante. Todo esto influye en la identidad, la autoestima y el sentido de pertenencia. En otras palabras, una vivienda inclusiva debe permitir que las personas sientan que ese lugar es realmente su hogar.

Un cambio de perspectiva necesario

En conjunto, esta propuesta apunta hacia una idea clara. La vivienda influye directamente en la salud física, mental y social de las personas. No es solo una cuestión de arquitectura sino de tener en cuenta muchos factores así como distintos aspectos del diseño y cuestiones sociales, organizativas y personales. Se trata de incluir en la agenda de investigación, el análisis de las características que hacen que una vivienda sea viable y amable para las personas con discapacidad intelectual.

Este conocimiento puede ayudar a orientar políticas públicas, tipos de vivienda y proyectos de diseño. La verdadera inclusión aparece cuando las viviendas permiten a las personas vivir con autonomía, participar en la comunidad y construir su propio proyecto de vida.

Y esto solo es posible si tienen la libertad de decidir dónde vivir, cómo hacerlo y con quién compartir su hogar.

The Conversation

Este trabajo forma parte del proyecto de investigación FRI-HOUSING (“Entornos inclusivos y sostenibles para personas con discapacidad intelectual. Diagnóstico y evaluación de elementos para la identificación de viviendas amigables”), (PID2022-140619OB-I00). Está financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades de España.

– ref. Más allá de las rampas: las 5 claves que convierten una vivienda en inclusiva – https://theconversation.com/mas-alla-de-las-rampas-las-5-claves-que-convierten-una-vivienda-en-inclusiva-277937

La IA facilita (pero no garantiza) el aprendizaje en las organizaciones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jose Luis Alonso Andreano, Diseño de la estrategia, proyectos y programas de educación continua y lifelong learning, Mondragon Unibertsitatea

Andrey_Popov / shutterstock

La inteligencia artificial, en especial la generativa (IAG), ha entrado con fuerza en el aprendizaje en las organizaciones. Hoy, cualquier persona puede pedir en segundos a un asistente chatbot que explique una normativa, genere un plan de formación, resuma un informe técnico o proponga soluciones a un problema complejo.

Las plataformas de aprendizaje online ya incorporan IA para personalizar itinerarios, recomendar contenidos y adaptar la experiencia formativa a las competencias, los objetivos y el contexto de cada profesional.

Todo esto es real y supone una gran oportunidad. Varios informes y análisis recientes describen una revolución del aprendizaje impulsada por la IA, aunque advierten de que la mayoría de las organizaciones todavía no están preparadas para aprovecharla. El problema no es sobrevalorar la tecnología, sino confundir el acceso al conocimiento con el aprendizaje.

Aun con todas sus capacidades, la IA no está resolviendo la transferencia al trabajo real. Esa transferencia constituye la última milla: pasar de acumular conocimiento a tener un impacto real en las organizaciones.

El problema de las alucinaciones y la falsa experticia

Podríamos dejar al margen el debate sobre las llamadas “alucinaciones” de la IAG si no fuese por una cuestión. En la práctica, la creatividad, la utilidad percibida y la facilidad de uso pesan hoy más que la veracidad estricta de los resultados. La IA suele generar respuestas claras, coherentes y bien redactadas, aunque a veces contengan errores.

El riesgo aparece cuando una persona no domina el tema, porque esas respuestas pueden parecerle tan fiables como las de un experto. Ahí surge la ilusión de comprensión: la persona cree que tiene una buena respuesta y cree, además, que ha aprendido, cuando en realidad solo ha leído una explicación plausible que todavía no ha comprendido ni incorporado.

No estaría demasiado lejos de lo que Daniel Kahneman describió como el falso experto. Se observa, por ejemplo, en la programación asistida por IA (vibe coding), cuando una persona programa con ayuda de la herramienta sin comprender realmente qué hace el código.

El resultado puede ser un aumento aparente de la eficiencia, ya que se reduce el esfuerzo y se avanza más rápido, pero realmente existe un desconocimiento de lo que se está haciendo. Se toman decisiones sobre información que no se ha interiorizado y que difícilmente se podrá transferir a situaciones nuevas o imprevistas.

Desde el punto de vista del aprendizaje, esto es crítico. Porque aprender no es reproducir una respuesta correcta con ayuda externa. Aprender implica comprender, integrar y ser capaz de aplicar ese conocimiento de manera autónoma en contextos distintos. Cuando la IAG acelera el resultado, pero debilita el proceso de reflexión, lo que genera es una falsa sensación de haber aprendido. Este fenómeno empieza ya a denominarse como “descarga cognitiva”.

Pensar que el problema era el acceso al conocimiento

Durante años, muchas organizaciones partieron de una premisa: el problema era el acceso al conocimiento. Las direcciones de formación pensaban que las personas no aprendían porque faltaban recursos adecuados: la formación presencial era cara, interrumpía el trabajo y resultaba casi imposible llegar a toda la plantilla. La solución consistió en ampliar la oferta, digitalizarla y ponerla a disposición en cualquier momento y desde cualquier lugar. Esa lógica impulsó la proliferación de catálogos y plataformas; el problema desde entonces es que la tasa de finalización de cursos online es de en torno al 10 %.

La IA ha llevado este enfoque al máximo. Hoy se pueden recomendar contenidos personalizados y ajustarlos de forma continua. La incorporación de la inteligencia artificial impulsa el consumo, la finalización y la satisfacción en los procesos formativos. Sin embargo, el acceso al conocimiento, por valioso que sea, no garantiza su transferencia efectiva al puesto de trabajo.

Por tanto, el verdadero reto del aprendizaje en las organizaciones no está en saber más, sino en transferir el conocimiento a acciones en el día a día. Las barreras para ello son individuales, sociales y organizativas. Y la motivación, el tiempo y el contexto son los factores que más influyen en la transferencia.

Aprender es cambiar, y cambiar cuesta

Si entendemos el aprendizaje no como una acumulación de conocimiento sino como un cambio de comportamiento, duradero y transferible, el problema es otro. Las organizaciones no tienen tanto un problema de formación como un problema de aprendizaje. El mayor reto ya no es el acceso al conocimiento, sino cómo se gestionan las barreras que dificultan cambiar cómo se decide, cómo se colabora, cómo se lidera o cómo se prioriza, incluso cuando “se sabe” que debería hacerse de otra manera.

La IA generativa puede sugerir opciones, simular escenarios y ayudar a preparar conversaciones difíciles. Sin embargo, el verdadero reto aparece cuando hay que tomar una decisión ambigua y arriesgada, cambiar un proceso o elegir una estrategia frente a otra. En esos momentos, el aprendizaje no lo determina la calidad del prompt ni del agente, sino la capacidad de decidir bajo incertidumbre y de asumir consecuencias. Las culturas que favorecen la experimentación y el aprendizaje facilitan esas decisiones. Las culturas que castigan el error y protegen el statu quo las vuelven casi imposibles.

Rediseñar el contexto

Parece evidente que la IA esta facilitando y acelerando el acceso al conocimiento. Sin embargo, el núcleo del problema no está en la herramienta. El trabajo principal sigue estando en el contexto, en la cultura de aprendizaje, en los incentivos para aprender, en el tiempo disponible, en el margen para experimentar y en la forma en que se toman decisiones. La dirección de las organizaciones no debería limitarse a añadir IA, sino que debería rediseñar las condiciones reales en las que las personas trabajan y aprenden, porque solo ahí se completa la transferencia.

Esto implica pasar de la formación como consumo de contenidos a un aprendizaje ligado a proyectos reales, en los que el conocimiento se adquiere para resolver problemas concretos. Esto implica combinar la IA como asistente con espacios de reflexión compartida, en los que se extraen aprendizajes de las pruebas, aprendiendo de aquello que funciona y de lo que no. Esto implica, además, dejar de medir solo la actividad formativa y empezar a observar cambios en decisiones, comportamientos y resultados.

Si queremos transformar las organizaciones y pasar de la formación al aprendizaje real, resulta imprescindible no solo acercar el conocimiento a las personas, sino cambiar las dinámicas que permitan aplicarlo en la última milla.

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Jose Luis Alonso Andreano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. La IA facilita (pero no garantiza) el aprendizaje en las organizaciones – https://theconversation.com/la-ia-facilita-pero-no-garantiza-el-aprendizaje-en-las-organizaciones-272632