Donald Trump limoge la cheffe des statistiques sur le travail et affaiblit les bases des politiques sociales

Source: The Conversation – in French – By Sarah James, Assistant Professor of Political Science, Gonzaga University

Les programmes gouvernementaux sont-ils efficaces ? Impossible de le savoir sans données. Andranik Hakobyan/iStock/GettyImagesPlus

En freinant la production de données officielles, l’administration Trump met en péril la transparence et l’avenir des politiques sociales aux États-Unis.

Le 1er août 2025, le président Donald Trump a limogé la commissaire du Bureau de la statistique du travail (Bureau of Labor Statistics ou BLS) Erika McEntarfer, après la publication d’un rapport défavorable sur le chômage. Cette décision a suscité de vives critiques en raison du risque qu’elle sape la crédibilité de l’agence. Mais ce n’est pas la première fois que l’administration Trump prend des mesures susceptibles d’affaiblir l’intégrité de certaines données gouvernementales.

Prenons l’exemple du suivi de la mortalité maternelle aux États-Unis, qui est la plus élevée parmi les pays développés. Depuis 1987, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) administrent le système de surveillance de l’évaluation des risques liés à la grossesse afin de mieux comprendre quand, où et pourquoi ces décès surviennent. En avril 2025, l’administration Trump a placé ce département, chargé de la collecte et du suivi de ces données, en congés forcés.

Pour l’instant, rien n’indique que des données du BLS ont été supprimées ou altérées. Mais des rapports font état de situations similaires dans d’autres agences.

La Maison-Blanche collecte également moins d’informations, qu’il s’agisse de savoir combien d’Américains disposent d’une assurance maladie ou du nombre d’élèves inscrits dans les écoles publiques, et elle rend inaccessibles au public de nombreuses données gouvernementales. Donald Trump tente également de supprimer des agences entières, comme le département de l’éducation, qui sont responsables de la collecte de données cruciales liées à la pauvreté et aux inégalités. Son administration a aussi commencé à supprimer des sites web et des répertoires qui partagent les données gouvernementales avec le public.

Pourquoi les données sont essentielles pour le filet de sécurité

J’étudie le rôle que jouent les données dans la prise de décision politique, y compris quand et comment les responsables gouvernementaux décident de les collecter. Au fil de plusieurs années de recherche, j’ai constaté que de bonnes données sont essentielles non seulement pour les responsables politiques, mais aussi pour les journalistes, les militants ou les électeurs. Sans elles, il est beaucoup plus difficile de déterminer quand une politique échoue et encore plus compliqué d’aider les personnes qui ne sont pas dans les radars et qui n’ont pas de connexions politiques.

Depuis que Trump a prêté serment pour son second mandat, je surveille de près les conséquences de la perturbation, de la suppression et du sous-financement des données sur les programmes de filet de sécurité sociale, comme l’aide alimentaire ou les services destinés aux personnes en situation de handicap.

J’estime que perturber la collecte de données rendra plus difficile l’identification des personnes éligibles à ces programmes ou la compréhension de ce qui se passe lorsque des bénéficiaires perdent leur aide. Je crois aussi que l’absence de ces données compliquera considérablement le travail des défenseurs de ces programmes sociaux pour les reconstruire à l’avenir.

Pourquoi le gouvernement collecte ces données

Il est impossible de savoir si des politiques et programmes fonctionnent, sans données fiables collectées sur une longue période. Par exemple, sans un système permettant de mesurer avec précision combien de personnes ont besoin d’aide pour se nourrir, il est difficile de déterminer combien le pays doit consacrer au Supplemental Nutrition Assistance Program (le programme alimentaire fédéral), au programme fédéral d’aide nutritionnelle (connu sous le nom de WIC) destiné aux femmes, nourrissons et enfants, ainsi qu’aux programmes associés.

Les données sur l’éligibilité et l’inscription à Medicaid avant et après l’adoption de l’Affordable Care Act (ACA) en 2010 en sont un autre exemple. Les données nationales ont montré que des millions d’Américains ont obtenu une couverture santé après la mise en œuvre de l’ACA.

De nombreuses institutions et organisations, comme les universités, les médias, les think tanks et les associations à but non lucratif qui se concentrent sur des enjeux tels que la pauvreté et les inégalités ou le logement, collectent elles aussi des données sur l’impact des politiques sociales sur les Américains à faible revenu.

Il ne fait aucun doute que ces efforts non gouvernementaux vont se poursuivre, voire s’intensifier. Cependant, il est très improbable que ces initiatives indépendantes puissent remplacer les programmes de collecte de données du gouvernement – encore moins l’ensemble d’entre eux. Parce qu’il met en œuvre les politiques officielles, le gouvernement est dans une position unique pour collecter et pour conserver des données sensibles sur de longues périodes. C’est pourquoi la disparition de milliers de sites web officiels peut avoir des conséquences à très long terme.

Ce qui distingue l’approche de Trump

La mise en pause, la réduction de financement et la suppression des données gouvernementales par l’administration Trump marquent une rupture majeure avec ses prédécesseurs.

Dès les années 1930, les chercheurs en sciences sociales et les responsables politiques locaux américains avaient compris le potentiel des données pour identifier quelles politiques étaient efficaces et lesquelles représentaient un gaspillage d’argent. Depuis lors, les responsables politiques de tout l’éventail idéologique se sont de plus en plus intéressés à l’utilisation des données pour améliorer le fonctionnement de l’État.

Cet intérêt pour les données s’est accentué à partir de 2001, lorsque le président George W. Bush a fait de la responsabilisation du gouvernement sur la base de résultats mesurables une priorité. Il considérait les données comme un outil puissant pour réduire le gaspillage et évaluer les résultats des politiques publiques. Sa réforme phare en matière d’éducation, le No Child Left Behind Act, a profondément élargi la collecte et la publication de données sur les performances des élèves dans les écoles publiques de la maternelle à la terminale.

George W. Bush
Le président George W. Bush parle d’éducation en 2005 dans un lycée de Falls Church, en Virginie, exposant ses plans pour le No Child Left Behind Act.
Alex Wong/Getty Images

En quoi cela contraste avec les administrations Obama et Biden

Les présidents Barack Obama et Joe Biden ont mis l’accent sur l’importance des données pour évaluer l’impact de leurs politiques sur les populations à faible revenu, historiquement peu influentes sur le plan politique. Obama a mis en place un groupe de travail chargé d’identifier des moyens de collecter, analyser et intégrer davantage de données utiles dans les politiques sociales.

Biden a mis en œuvre plusieurs des recommandations de ce groupe. Par exemple, il a exigé la collecte et l’analyse de données démographiques pour évaluer les impacts des nouvelles politiques sociales. Cette approche a influencé la manière dont son administration a géré les changements dans les pratiques de prêts immobiliers, l’expansion de l’accès au haut débit et la mise en place de programmes de sensibilisation pour inscrire les citoyens à Medicaid et Medicare.

Pourquoi il sera difficile de reconstruire

Il est plus difficile de défendre l’existence de programmes sociaux lorsqu’il n’existe pas de données pertinentes. Par exemple, des programmes qui aident les personnes à faible revenu à consulter un médecin, à avoir accès à des produits frais ou à trouver un logement peuvent être plus rentables que de simplement laisser les gens vivre dans la pauvreté.

Bloquer la collecte de données peut aussi compliquer le rétablissement du financement public après la suppression ou l’arrêt d’un programme. En effet, il sera alors plus difficile pour les anciens bénéficiaires de ces programmes de convaincre leurs concitoyens qu’il est nécessaire d’investir dans l’extension d’un programme existant ou dans la création d’un nouveau.

Faute de données suffisantes, même des politiques bien intentionnées risquent à l’avenir d’aggraver les problèmes qu’elles sont censées résoudre, et ce, bien après la fin de l’administration Trump.

The Conversation

Sarah James ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

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Suplemento cultural: nuestra vida desde Jesse y Céline

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Cultura, The Conversation

Julie Delpy e Ethan Hawke en ‘Antes del amanecer’. IMDB

Este texto se publicó por primera vez en nuestro boletín Suplemento cultural, un resumen quincenal de la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música. Si quiere recibirlo, puede suscribirse aquí.


Mi madre me llevó en 1995, hace 30 años, a los Minicines de Oviedo a ver Antes del amanecer. Yo tenía 9 años y me pareció un castañazo épico. “No se callaban”, le eché en cara cuando salimos. No tardé mucho, probablemente un lustro, en reconciliarme con la película y rendirme al encanto de la historia de amor de Jesse y Céline, trenzada a base de conversaciones.

Esta semana, tras editar el estupendo artículo de Celestino Deleyto y Marimar Azcona, volví a revisitarla y me quedé atrapada en un comentario que hace Jesse en los primeros minutos de la película. Cuando Céline le pregunta qué tal le está yendo en ese viaje a través de Europa en el que está inmerso, dice algo como que ha sido un asco pero que “estar sentado en un tren mirando por la ventana durante dos semanas le ha dado para pensar ideas que no se le hubiesen ocurrido de otra forma”. Esa frase me produjo escalofríos porque primero pensé “¿hace cuánto que no viajo en tren durante horas solo mirando por la ventana?” y eso me llevó al segundo razonamiento: “¿cuántas cosas interesantes no estoy pensando porque no le estoy dejando espacio al cerebro?”

De repente, Antes del amanecer, un relato precioso que idealizaba el enamoramiento joven, la magia de la conexión y el encanto de una vieja ciudad europea, se revelaba como una narración, hoy en día, mucho más cercana a la ciencia ficción que, por ejemplo, el Minority Report de Steven Spielberg.

Cómo ha cambiado el mundo… a pesar de que los seres humanos seguimos siendo los mismos.

To ChatGPT or not to ChatGPT?

El filósofo germano-coreano Byung-Chul Han ha sido galardonado con el Premio Princesa de Asturias de Comunicación y Humanidades. Su figura enciende debates entre quienes aprecian su cercanía a la gente y su claridad expositiva y aquellos que creen que, en esencia, utiliza pocas palabras para decir… también poco.

Jesús Zamora Bonilla es uno de los críticos con el personaje, un punto de vista que expuso en un artículo académico. Cuando le propusimos sintetizar sus tesis hizo algo poco ortodoxo y muy macarra que ha acabado resultando ser desternillante: le preguntó a ChatGPT cuáles son las principales críticas que se le hacen a Han. Cuando vio que la respuesta era, prácticamente, la misma que la suya y que estaba bien argumentada decidió mantener el texto hecho por la inteligencia artificial alegando que si el filósofo no hacía más que meterse con la IA, la IA debía tener derecho de réplica.

El artículo coincidió en el tiempo con otro, de Ronald Forero-Álvarez, en el que el investigador debatía si, al utilizar a ChatGPT para escribir un libro, la autoría debía compartirse entre el ideólogo y la máquina, y se preguntaba quién tenía que rendir cuentas en esos casos: el humano o la tecnología. En nuestro caso podemos decir que Zamora Bonilla es el responsable de su texto y que no le hemos pedido a ChatGPT que rellene una ficha de autor.

Merece la pena leer ambos artículos, tan lejanos a la Viena de Antes del amanecer, y plantearse preguntas exclusivas del mundo de hoy.

Peter Hujar y la primera imagen del Orgullo

Hace unos años leí un libro titulado Los optimistas, escrito por Rebecca Makkai, que narraba los primeros tiempos del sida en Estados Unidos (en concreto, en Chicago). La cubierta del libro era la foto (que está sobre estas líneas) de unos jóvenes que parecían manifestarse en medio de la calle de una ciudad. Sonreían, por lo que imaginé que iba acorde con el optimismo del título.

Después supe, gracias a Arte compacto y su imprescindible pódcast sobre la historia del arte, que la foto era obra de Peter Hujar.

Y finalmente Noemí Díaz Rodríguez escribió un estupendo artículo sobre esta imagen, creada para ilustrar el cartel que buscaba reclutar a gente para unirse a la que se convertiría, en 1970, en la primera marcha del Orgullo celebrada en Nueva York.

Cajón desastre

Después del susto que nos dio a finales de 2024, Raphael ha retomado su gira española. Estrella Fernández-Jiménez explica por qué, si cerramos los ojos y pensamos en el cantante, además de verle entonar seremos capaces de recrear en nuestra mente unos gestos que son solo suyos y que ha ido trabajando a lo largo de su carrera.

No tuvo una acogida tan popular, pero unos años después de Shakespeare enamorado se estrenó una película titulada Belleza prohibida, que narraba la revolución que supuso en el teatro inglés que las mujeres pudiesen volver a subirse a los escenarios.

Y esa época describe precisamente Laura Martínez García en su artículo, centrándose en lo revolucionario que fue que, de repente, en una sociedad tremendamente segregada, las actrices y dramaturgas pudiesen ocupar el espacio público.

Y para acabar cerrando el círculo, volvamos a los 90. Entre mi visita a los Minicines y este 20 de junio la comedia en España ha pasado de venderse en formatos como No te rías que es peor a promocionar los monólogos de Ignatius Farray o, hablando de ocupar el espacio público, a lanzar late nights presentados por mujeres como Henar Álvarez.

Si eso ha pasado en 30 años, ¡qué no habrá pasado en 120! De recopilar, documentar y analizar la historia del humor oral en España desde principios del siglo XXI se encargará a partir de ahora Humcor, el primer archivo digital dedicado a esta especialidad en el país. Doina Repede, su directora, aprovecha para explicar cómo hemos cambiado en esto de reírnos.

The Conversation

ref. Suplemento cultural: nuestra vida desde Jesse y Céline – https://theconversation.com/suplemento-cultural-nuestra-vida-desde-jesse-y-celine-262532

Ya en la antigua Roma Séneca clamaba contra los turistas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Freya Higgins-Desbiolles, Adjunct professor and adjunct senior lecturer in tourism management, University of South Australia

Este caluroso verano europeo, las protestas contra el turismo han acaparado los titulares de la prensa, desde Barcelona hasta Venecia, pasando por Mallorca y las islas Canarias. Sin embargo, los disturbios no se limitan a Europa.

Hace unas semanas, en Ciudad de México, varias manifestaciones pacíficas contra el turismo excesivo y la gentrificación por parte de los “nómadas digitales” extranjeros acabaron en violencia cuando un pequeño grupo de participantes destrozó escaparates y saqueó tiendas.

Y a principios de este año, la oficina de turismo de Japón instó a los australianos a cambiar sus viajes a Tokio y Kioto (donde se ha acusado a los turistas de acosar a las geishas) por destinos menos transitados. Los turistas han sido criticados por su mal comportamiento en la Antártida y Bali (donde el turismo representa entre el 60 % y el 70 % de su producto interior bruto).

Aunque el malestar por el exceso de turismo en Europa se remonta al menos a 2017, este año marca un hito: por primera vez, los activistas de todo el continente han coordinado sus protestas. Los lugareños han recurrido a grafitis contra el turismo en Atenas, ataques con pistolas de agua en Italia, Portugal y España, y una marcha acuática contra los cruceros en Venecia. Hasta el punto de que se han emitido advertencias de seguridad para los viajeros que vayan a Europa durante la temporada estival.

Las quejas más habituales se refieren al hacinamiento, la inaccesibilidad de la vivienda y los daños al entorno físico y natural. En otras partes del mundo también preocupan el desequilibrio de las políticas turísticas, la insensibilidad de los visitantes y la especulación inmobiliaria.

Pero las protestas locales contra el turismo no son nuevas. Tienen una larga historia: desde la antigua Roma y el Brighton del siglo XIX hasta Hawái y el Caribe tras el auge del turismo de masas en la década de 1950.

La antigua Roma y el Brighton del siglo XIX

El rechazo a los turistas se remonta a los inicios de las “escapadas”. En el año 51, el filósofo Séneca escribió sobre quienes huían de Roma para ir a la playa:

“¿Por qué tengo que ver a borrachos tambaleándose por la orilla o ruidosas fiestas en barcas […]? ¿Quién quiere escuchar las disputas de los cantantes nocturnos?”.

Esto podría haberlo dicho un lugareño que sufre los excesos alcohólicos del “turismo de despedidas de soltero” en la Ámsterdam actual. El choque cultural entre la vida de los habitantes, centrada en el trabajo y la familia, y el espíritu “despreocupado” de los visitantes es atemporal.

Incluso en la antigua Roma, los lugareños se quejaban de los turistas ruidosos en la playa.
Shutterstock

Los cimientos modernos del turismo actual se establecieron en el siglo XIX, en el Reino Unido. Entre ellos se encontraban la agencia de viajes creada por Thomas Cook, el desarrollo del ferrocarril y los barcos de vapor, y una cultura basada en lo que se conocía como el Gran Tour europeo.

Las protestas y el sentimiento antiturístico se desarrollaron rápidamente.

En el Reino Unido, por ejemplo, los ricos comenzaron a pasar sus vacaciones en la costa. Se construyeron centros turísticos para atenderlos, pero la irrupción de estos recién llegados afectó a menudo la vida de los residentes.

Los disturbios de Brighton de 1827 marcaron uno de los primeros enfrentamientos. Después de que los turistas se quejaran de las redes de pesca que ocupaban la playa y de la presencia hosca de los pescadores, los barcos pesqueros fueron retirados de la costa. Las protestas fueron reprimidas, los barcos desplazados de la playa principal de la ciudad y la sensibilidad de los turistas apaciguada.

Los disturbios contra el turismo en Brighton, Reino Unido, en 1827 protestaron por la retirada de los barcos pesqueros de la costa debido a las quejas de los turistas.
Detroit Publishing Co/Library of Congress/Wikipedia

En la década de 1880, varias protestas tuvieron como objetivo impedir que llegasen trenes llenos de visitantes al pintoresco Distrito de los Lagos del Reino Unido. “Las estúpidas manadas de turistas modernos se dejan vaciar como carbón de un saco en Windermere y Keswick”, escribió el filósofo John Ruskin. Los manifestantes lograron al menos una victoria temporal.

Cruceros, parques temáticos y ‘aloha marketing

Sin embargo, desde la Segunda Guerra Mundial, la catalizadora de las protestas fue la “masificación” del turismo como consecuencia de una industria globalizada y comercializada, cuyos símbolos fueron los cruceros, los aviones jumbo y los grandes parques temáticos.

El turismo de masas fue el resultado del crecimiento de las clases medias, a las que se concedieron vacaciones pagadas. Los sistemas de transporte hicieron que el turismo fuera más barato, más accesible y más amplio. Se desarrolló una cultura en la que ciertos segmentos de la población mundial comenzaron a considerar las vacaciones frecuentes como un derecho, en lugar de un privilegio excepcional.

El libro The Golden Hordes incluye un capítulo titulado “Paradise Rejected” (El paraíso rechazado). En él se documenta el sentimiento antiturístico local desde el Caribe hasta Hawái y Europa. Los autores, Louis Turner y John Ash, relatan violentos incidentes antiturísticos ocurridos en la década de 1970 en lugares como Jamaica.

Los gobiernos solían promocionarse a nivel nacional con “campañas de la sonrisa” para buscar que los turistas considerasen sus naciones como posibles destinos. Esto sucedía mientras muchos de estos países se estaban descolonizando y trazando caminos hacia la independencia.

Los indígenas Kanaka Ma’oli de Hawái llevan décadas protestando, según se ha ido desarrollando la industria. Además, en Hawái el turismo se ha basado en parte en el abuso de su cultura, especialmente en la comercialización del “aloha”, idealizando su forma de vida de forma estereotipada para atraer las fantasías exóticas de los viajeros.

Muchas de las protestas de Hawái tienen lugar en las playas, donde los lugareños informan a los visitantes del contexto político y la crisis de la vivienda provocada por el turismo. A partir de 2004, algunos activistas locales comenzaron a crear “desvíos” para los viajeros, con el fin de compartir con ellos las opiniones de los habitantes locales y contar historias alejadas de la narrativa comercial.

Recientemente, a raíz de la pronta reapertura del turismo tras los incendios de Maui de 2023, los hawaianos decidieron protestar con una “pesca” masiva. Una coalición organizó a los lugareños para colocarse con cañas y aperos frente a los complejos turísticos de la playa de Kaanapali, con el fin de llamar la atención sobre la falta de viviendas permanentes para los residentes y la lentitud de la recuperación tras el desastre.

Este es un claro ejemplo de turistificación, en el que los residentes sienten que se da prioridad al éxito turístico por encima del bienestar local.

Esta época también está siendo testigo de la competencia entre los gobiernos por albergar megaeventos deportivos, en parte por los beneficios turísticos derivados de ellos. Las ciudades brasileñas vivieron varias manifestaciones en protesta por los enormes costes que supuso la celebración de la Copa Mundial de Fútbol de 2014, que fueron reprimidas por los antidisturbios.

Las protestas podrían pronto dar paso a estrategias comunitarias más integrales. Se están organizando movimientos sociales contra el turismo excesivo y la turistificación. Por ejemplo, recientemente se celebró en Barcelona un congreso, convocado por la red global Stay Grounded, que reunió a participantes de toda Europa para crear coaliciones con el fin de empoderar a las comunidades.

Mirando atrás, “antiturismo” podría ser un término erróneo. Los locales no están necesariamente en contra de los turistas ni del turismo. Están en contra de los visitantes irrespetuosos, de una industria impulsada por el crecimiento a cualquier precio y de los gobiernos que no gestionan de forma eficaz en interés de sus residentes locales.

Desde hace mucho tiempo, está claro que tenemos que mejorar, y las comunidades locales, hartas, están tomando cartas en el asunto.

The Conversation

Freya Higgins-Desbiolles fue cofundadora y participante del Tourism Alert and Action Forum, una red global que defiende los derechos de las comunidades en el turismo (actualmente inactiva). También ha participado en organizaciones de turismo responsable y ético, como la Responsible Tourism Network de Australia (ya desaparecida) y la organización Equality in Tourism (ya no afiliada), y ha colaborado con el Alternative Tourism Group of Palestine.

ref. Ya en la antigua Roma Séneca clamaba contra los turistas – https://theconversation.com/ya-en-la-antigua-roma-seneca-clamaba-contra-los-turistas-262530

No existe una varita mágica para eliminar todo el plástico del planeta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jordi Diaz Marcos, Profesor departamento materiales y microscopista , Universitat de Barcelona

Aleksandr Grechanyuk/Shutterstock

En apenas 70 años, hemos pasado de producir dos toneladas de plástico al año (en 1950) a más de cuatrocientas (en 2022). Además, estas cifras se han acelerado en el siglo XXI. Desde el año 2000, se ha fabricado más de la mitad de la cantidad total de plástico existente. Si seguimos esta progresión, se espera que para el 2050 la producción se acerque a los 1 500 millones de toneladas.

De esta enorme cantidad total de plásticos, se recicla menos de un 20 %. Está claro que a los grandes beneficios del plástico les acompaña una terrible mochila: la contaminación ambiental asociada, que cada día es más grande.

¿Y si con una varita pudiéramos eliminar los plásticos?

A pesar de que existe un amplio debate crítico sobre los plásticos, si nos queremos plantear de forma seria, sin demagogia, su sustitución, hemos de implicar a otros materiales como el vidrio, el metal, la madera o la cerámica. Estas alternativas, aunque útiles, presentan desafíos significativos.

En primer lugar, son materiales más pesados, lo que implica costes energéticos más altos. Por ejemplo, una botella de vidrio de un litro puede pesar hasta veinte veces más que una de igual capacidad de plástico.

Por otra parte, ¿qué sería de la deforestación de los bosques si la madera sustituyera a los plásticos y se utilizara de forma masiva? ¿Qué residuos se generarían por la producción masiva de vidrios y metales? Además, producirían residuos de difícil postprocesado y reciclado. La suma de todos estos factores implicaría un impacto muy pernicioso para nuestro planeta.

El caso de los hospitales

Los plásticos han transformado de forma irreversible nuestras vidas, pero su ausencia cambiaría radicalmente nuestra sociedad. Es, por lo tanto, crucial su uso responsable y el desarrollo de alternativas sostenibles para asegurar un futuro más limpio y saludable.

Así, sectores como la medicina o la automoción han evolucionado de una manera exponencial gracias al desarrollo de los plásticos. A todos los críticos de este material, que ven viable su sustitución, les preguntaría: ¿cómo gestionarían un hospital sin plástico? ¿De qué material fabricarían los guantes, tubos, jeringas o las bolsas de sangre y suero? ¿Qué implicaciones tendría la ausencia de plásticos en la seguridad y la higiene en los hospitales?

Es lícito y realista plantear, eso sí, que el plástico de un solo uso se utiliza en exceso en los centros sanitarios. Por ejemplo, un estudio en un hospital del Reino Unido demostró que una simple operación de amigdalitis generaba más de un centenar de piezas separadas de residuos de plástico.

En este momento, el plástico es esencial e insustituible en medicina; sin él se perderían muchas vidas.

¿Irremplazable o usado en exceso?

No solo el sector médico depende del plástico, otros también demandarían soluciones si este se eliminara. Desde el sector alimentario al de servicios o el tecnológico, plantearían preguntas tan básicas como: ¿podríamos mantener el ritmo frenético de crecimiento de dispositivos electrónicos en la sociedad actual? ¿Qué sería de las nuevas tecnologías?

La afirmación de que, sin plástico, nuestro sistema alimentario se desmoronaría es arriesgada, pero bastante realista. ¿Qué tipo de envases tendríamos? ¿Podríamos mantener igual de frescos y seguros los alimentos? ¿Podríamos garantizar el abastecimiento de comida a todos los confines del planeta?

¿Podemos entonces convivir sin plásticos? La respuesta es no, pero esto no es óbice para observar cómo el crecimiento desmesurado e insostenible de su utilización plantea un problema de difícil solución: la contaminación plástica.

La nanotecnología entra en acción

Si queremos tener un equilibrio respecto al uso responsable de los plásticos, debemos repensar fundamentalmente la forma en que los fabricamos, usamos y reutilizamos, para que no se conviertan únicamente en residuos sin uso. La economía circular puede ser un enfoque interesante para lograr este objetivo.

Es aquí donde entran en juego nuevos avances, como la nanotecnología diseñada para detectar cambios microbianos o bioquímicos en los alimentos. En este contexto, diversos equipos de investigación trabajan en “embalajes inteligentes”, que nos proporcionará información sobre el producto que contiene.

También será clave en el futuro la mejora de las técnicas de reciclaje y la apuesta decidida por el reciclaje químico, donde los residuos poliméricos cambian su estructura química para ser utilizados como materia prima en la fabricación de nuevos plásticos. Un enfoque totalmente ajustado a la economía circular. A pesar de sus beneficios, aquí todavía debemos superar ciertas barreras, como las energéticas y las de rendimiento en comparación con el reciclado mecánico.

Cambio de hábitos

Un mundo sin plásticos no es posible, pero un mundo con el actual consumo de ellos, tampoco. Así, una llamada a la acción para poner fin a nuestra dependencia de los plásticos debe ir acompañada de pasos claros y tangibles, con una comprensión de las implicaciones de nuestras elecciones.

Si queremos transitar hacia una economía circular, solo queda alejarnos del modelo actual de “consumir, fabricar, desechar”. Debemos rediseñar productos para que sean más duraderos, reutilizables, reparables y reciclables. ¿Estamos preparados para cambiar nuestros hábitos? La respuesta a esta pregunta marcará nuestro futuro con o sin plásticos.

The Conversation

Jordi Diaz Marcos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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El nacionalismo vuelve con fuerza: del siglo XIX al MAGA de Trump

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Manuel Torres Aguilar, Catedrático de Historia del Derecho y de las Instituciones y director de la Cátedra UNESCO de Resolución de Conflictos, Universidad de Córdoba

Un seguidor de Trump lleva la gorra con el lema MAGA. Roschetzky Photography/Shutterstock

La ideología nacionalista nacida a finales del siglo XIX marcó buena parte de la historia desde entonces hasta casi la primera mitad del XX. Ahora está llamando de nuevo a nuestro presente.

Algunos ejemplos actuales revisten elementos compartidos con esa vieja ideología. Uno se viene arrastrando desde hace mucho tiempo: la reivindicación de China sobre Taiwán. Otro lo tenemos a las puertas de Europa desde hace menos tiempo: la aspiración de Rusia a ser la Gran Rusia, con todo lo que ello conlleva.

Los grandes fastos de EE. UU en 2026

Ahora se une a este florecer del nacionalismo excluyente el MAGA –Make America Great Again, “Haz América Grande Otra Vez” en español– de Donald Trump, que va a encontrar en la celebración del 250 aniversario de la Declaración de Independencia de los Estados Unidos de Norteamérica, en 2026, su formulación más integrista y provocadora: la política antiinmigración y el renacido y furibundo nacionalismo MAGA.

Por su parte, en Europa los partidos de ultraderecha tratan de imitar el modelo, reivindicando el sentimiento nacional por encima de cualquier propuesta de multilateralismo o integración y tratando de atacar los cimientos de la Unión Europea con argumentos de lo más pintoresco.

De este modo hacen el trabajo sucio, cual caballo de Troya, al proyecto de Trump de debilitar y, si es posible, romper la Pax Europaea que se construyó sobre las cenizas de más de 55 millones de muertos.

Algunas de las actividades previstas para las celebraciones del próximo año en Norteamérica recuerdan mucho a los desfiles de nibelungos, deidades y mitos pangermánicos, exaltaciones de la pureza aria y demás que llenaron las calles de Alemania en los años previos a la II Guerra Mundial.

EE. UU. va a tener en 2028, una vez más, hasta unos Juegos Olímpicos –en Los Ángeles–, por si faltase algún ingrediente.

No es cuestión baladí el mensaje que quiere transmitirse desde el gobierno trumpista. El proyecto de reescritura de la historia norteamericana que están llevando a cabo –bajo la premisa de que hay que eliminar todas las mentiras introducidas por la cultura de la “izquierda radical”– cumple su deseo de hacer una historia sin historiadores. En ese sentido, se trabaja en una historia que modifique contenidos, museos, archivos y bibliografía, si es preciso, para exaltar el valor de lo propio frente a cualquier otro elemento integrador.

Raíces del nacionalismo

El nacionalismo tal y como lo conocemos no siempre ha acompañado a la humanidad. Es una ideología que apareció entre los años 1880-1914, aunque tiene sus atencedentes tras la Revolución Francesa. El término comenzó a usarse en Francia, Italia y Alemania para definir a los grupos ideológicos de derecha extrema que utilizaban las apelaciones a la patria frente a extranjeros, liberales y socialistas.

La base del nacionalismo es la voluntad de identificar emocionalmente al individuo con los elementos identitarios de su nación, frente a otros a los que considera inferiores, de modo que quien no comparta estos principios sea simplemente un traidor a la patria.

De otra parte, en cuanto a las conmemoraciones, celebraciones, centenarios y demás, no es algo que hunda sus raíces en la memoria de los tiempos. Es un invento también ligado al nacionalismo.

Baste recordar que, por mucho que busque cualquier investigador, no encontrará ninguna referencia al III Centenario del descubrimiento de América, y menos al segundo o al primero. Sencillamente, era algo que no existía en la conciencia política. Los reyes solo celebraban sus cumpleaños, onomásticas y algún que otro asunto religioso. La primera vez que se conmemoró tal efeméride fue en 1892, con motivo de los 400 años del viaje de Cristóbal Colón.

“Patria” y “España” no siempre fueron sinónimos

Con el ánimo de seguir relativizando la fortaleza de estos conceptos, es preciso recordar que en español la palabra “patria” no fue sinónimo de España hasta el siglo XIX, con anterioridad el término se refería a la localidad de nacimiento.

Algo parecido pasa con el italiano y la palabra “paese”. Cuando las comunidades locales tales como la aldea, el pueblo, la comarca iban debilitándose, la patria se convirtió en la metáfora para integrar al imaginario de la nación. La escuela, los nuevos medios de comunicación de masas, incluso la religión, fueron contribuyendo a crear y fortalecer el concepto de la comunidad, del yo frente a la comunidad del otro.

Es paradigmático el caso del Imperio austrohúngaro, en el que la conciencia de pertenencia a una nación no fue incompatible con la idea del apoyo a la monarquía habsbúrgica. Claro está, hasta que saltó por las aires tras la caída del Imperio y las naciones centroeuropeas acrecentaron su idea nacional, que desembocaría en las guerras europeas del siglo XX.

A la altura de 1914 ya no era la gloria individual o la conquista lo que inspiraba a los beligerantes, sino la idea de la amenaza al nosotros, de la agresión del ellos contra nuestra libertad y nuestra civilización. No es casual que la xenofobia encontrara también en este momento su mejor caldo de cultivo. Nuestra victoria ya no era la de nuestra gloria, sino la de la patria.

Solo basta recordar que después de la Gran Guerra, como la patria ya eran todos, se abandonó la idea del campo de batalla y nació el concepto de guerra total que encontraría su cenit en la II Guerra Mundial. En ella, los muertos eran todos, no solo los soldados, y las bombas iban contra todos: niños, mujeres, ancianos, civiles en general. Exactamente como hoy se hacen las guerras, atacando más a las retaguardias, a los civiles, y haciendo a toda la comunidad objetivo militar.

Desgracias en nombre de la nación

La nación, la patria, ha sido desde finales del siglo XIX el origen de las mayores desgracias de la humanidad. En cambio, los proyectos colectivos y de integración –Naciones Unidas, Unesco, Organización Mundial de la Salud, FAO y, por supuesto, la Unión Europea– han traído las épocas de mayor prosperidad y solidaridad mundial o regional y paz.

Advertidos estamos porque tenemos cerca los dos modelos. Después de Napoleón, hasta el nacimiento de los nacionalismos, Europa había vivido en paz. Luego acabó todo. El renovado protagonismo de esta ideología nada bueno puede augurar.

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Manuel Torres Aguilar no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El nacionalismo vuelve con fuerza: del siglo XIX al MAGA de Trump – https://theconversation.com/el-nacionalismo-vuelve-con-fuerza-del-siglo-xix-al-maga-de-trump-261333

¿Funcionan las mantas refrescantes virales en TikTok?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Dolores Martín Alonso, Materials Science PhD, IMDEA MATERIALES

nito/Shutterstock

TikTok tiene la asombrosa capacidad de convertir objetos cotidianos en milagros virales. Un día es una crema que borra las arrugas en segundos, al siguiente, una manta que promete noches frescas sin aire acondicionado. Las “mantas refrescantes” son el nuevo fetiche del algoritmo: vídeos con millones de visualizaciones muestran a influencers envolviéndose en tejidos que, según ellos, “absorben el calor corporal”.

Uno de los vídeos más comentados es el del portal SlashGear, que realizó una prueba práctica con una de las mantas virales más vendidas. Dejaron esa manta y una convencional al sol. ¿El resultado? La manta “refrescante” mostraba hasta 6 °C menos en su superficie exterior. A simple vista, parece una victoria… pero la física, como suele ocurrir, pide una segunda opinión.

La bajada de temperatura con la manta

¿Por qué muestra esa bajada en la temperatura si ni siquiera hay contacto humano? La clave está en cómo cada tejido absorbe, refleja o disipa el calor del entorno. Algunos materiales sintéticos, como el nailon o el polietileno modificado, reflejan más la radiación solar o se calientan menos al sol, lo que puede explicar esa diferencia superficial.

Esa diferencia, sin embargo, no garantiza automáticamente una sensación de frescor duradera cuando entramos en contacto con la manta. La sensación de alivio térmico al contacto se debe principalmente a la conductividad térmica. Algunos tejidos, como los mencionados nailon o polietileno, transfieren el calor de nuestra piel de forma más eficiente que otros, como el algodón. Es el mismo principio por el que un pasamanos metálico se percibe mucho más caliente al sol que uno de madera, aunque ambos estén expuestos a las mismas condiciones.

Por eso, muchas personas que prueban estas mantas en una habitación templada dicen que “sí, se nota más fresca”, al menos al principio. Pero esa sensación inicial no dura. En foros como Reddit es fácil encontrar experiencias que contrastan con la euforia inicial. “Los primeros diez minutos, genial. Luego fue como envolverme en papel film.”

El efecto desaparece al romper el equilibrio térmico

Lo que ocurre es que, tras absorber nuestro calor corporal, el tejido alcanza rápidamente el equilibrio térmico. Si ese calor no se disipa, por ejemplo, si estamos tumbados sin ventilación o hace mucho calor ambiental, la manta deja de ser fresca. Es decir, si no hay un mecanismo que mantenga el gradiente térmico, el efecto desaparece.

Sin embargo, hay mantas que sí logran mantener ese gradiente durante más tiempo. Lo hacen gracias a materiales específicamente diseñados para ello. Y ahí es donde entra en juego la física.

La física básica: un cambio de fase

El truco no está en el tejido, ni en la textura, ni en una fórmula secreta al estilo Coca-Cola. Está en un principio básico de la física térmica: el cambio de fase.

Cuando un material cambia de estado (por ejemplo, de sólido a líquido), necesita absorber una gran cantidad de energía sin aumentar su temperatura. Esa energía se llama calor latente de fusión. El ejemplo más cotidiano es el hielo: puede absorber mucho calor al derretirse, pero permanece a 0 °C hasta que se ha convertido en agua por completo.

En el caso de las mantas realmente refrescantes, se utilizan materiales llamados PCM (Phase Change Materials por sus siglas en inglés), diseñados para fundirse a temperaturas cercanas al confort térmico humano, entre 18 y 21 °C. Durante ese cambio de estado, absorben el calor del cuerpo sin calentarse hasta que todo el PCM haya fundido, lo que permite mantener una sensación de frescor durante más tiempo.

Imaginemos que nos tapamos con una manta llena de “cubitos invisibles” que se derriten justo a la temperatura ideal. Mientras lo hacen, se “beben” parte del calor que generamos al dormir. Esa es, literalmente, la esencia de una manta con PCM. Y lo mejor es que, una vez que el material ha terminado de fundirse, se puede “recargar” dejándola en un lugar fresco para que se solidifique de nuevo.

La manta del futuro

Para conseguir estas mantas realmente refrescantes necesitamos echar mano de la ciencia de materiales. No todos los sólidos se funden a temperaturas útiles para el confort humano que, al mismo tiempo, absorban una cantidad significativa de calor. Los PCMs más comunes se dividen en tres grandes grupos: orgánicos, inorgánicos y eutécticos.

Los PCMs orgánicos, como las parafinas, son populares por su estabilidad y bajo coste. Están compuestos por largas cadenas hidrocarbonadas que, al fundirse, absorben calor y se mantienen estables durante muchos ciclos térmicos. Su temperatura de fusión puede ajustarse eligiendo el número de átomos de carbono.

En el contexto de las mantas, estos PCMs se encapsulan en microestructuras, normalmente cápsulas poliméricas, que les permiten pasar de sólido a líquido sin escapar ni dañar el textil. El encapsulado protege al material de la degradación y permite que la manta soporte muchos ciclos sin perder eficacia.

¿Y están ya en el mercado o aún son ciencia de laboratorio?

Los cubitos invisibles ya son una realidad

Aunque hablar de “cubitos invisibles” suene a ciencia ficción, los materiales de cambio de fase ya están presentes en productos reales, no solo en mantas, sino también en ropa deportiva, calzado técnico o arquitectura bioclimática.

En el sector textil, varias marcas han comenzado a comercializar tejidos que incorporan microcápsulas de PCM. Una de las más conocidas es Outlast Technologies, que surgió a partir de colaboraciones con la NASA y aplica estas tecnologías en ropa térmica, sábanas o chaquetas.

Mientras tanto, la investigación sigue avanzando. Las líneas más activas se centran en mejorar la estabilidad a largo plazo, aumentar la conductividad térmica y desarrollar materiales más sostenibles y con el mayor calor latente de fusión por masa posible. El reto ya no es demostrar que funcionan, sino lograr que lo hagan de forma fiable, asequible y cómoda.

Como muchas modas virales, las mantas refrescantes tienen un pie en la realidad y otro en la exageración. Algunas sí funcionan, pero no por arte de magia ni por una “fórmula secreta guardada en un sobre lacrado”, sino gracias a principios bien conocidos de la física y la ingeniería de materiales. Y aunque su efecto no sea eterno ni milagroso, tal vez sea suficiente para pasar una noche de verano sin sudar la gota gorda.

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María Dolores Martín Alonso no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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Peligros de la exposición de menores en redes sociales: una moda que debemos y podemos evitar

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis M. Rojo Bofill, Facultativo Especialista en Psiquiatría en H. La Fe, Valencia, Spain. Profesor Asociado, Universitat de València

Prostock-studio/Shutterstock

El sharenting, la exposición de información relacionada con menores por parte de sus cuidadores –una práctica que incluye imágenes, vídeos, o datos personales del menor– se ha vuelto cada vez más común.

Aunque el término hace referencia a los progenitores y cuidadores cercanos, atañe también a otras figuras de su entorno, como el profesorado. Todos ellos son referentes y modelos para el menor, quien puede resultar muy vulnerado por esta práctica en auge en las redes sociales.




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Información personal y huella digital

Una fuente de riesgos relacionados con el sharenting es la aportación de información que facilita la identificación e interacción con el menor. Este tipo de datos, como sus gustos o sus rutinas, son susceptibles de ser utilizados por terceros de manera inadecuada.

Además, la acumulación de información sobre la identidad y el pasado de una persona, su huella digital, también puede resultar fuente de muchos problemas. Una imagen comprometida, por ejemplo, podría dar lugar a una situación de acoso escolar, o formar parte de la misma. Por otro lado, compartir datos sobre la salud podría tener consecuencias futuras. Pese a esto, las publicaciones sobre los menores se comparten frecuentemente sin su consentimiento, un fenómeno que se ha disparado en los últimos años.

Esa exposición en redes sociales podría además tener consecuencias psicológicas en los menores, según están empezando a plantear algunos profesionales de la salud mental.




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Sharenting y autoimagen

La importancia que se concede a la imagen o al éxito cuando se genera contenido sobre el menor puede impactar en su manera de percibirse a sí mismo y a lo que le rodea. En estos casos, ese niño o niña es frecuentemente consciente de que su imagen está siendo compartida y, por tanto, juzgada por otros, lo que puede tener especial repercusión en una persona con un autoconcepto y pensamiento crítico que se encuentran en proceso de construcción.

Además, si la imagen es previamente editada, el mensaje que se transmite puede entenderse como: “tal y como eres no es suficiente para ser aceptado; tu imagen debe ser modificada para agradar”. Estos aprendizajes, que en el sharenting son promovidos por el entorno del menor, influyen en cómo la persona se considera y se compara con los demás.




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La mercantilización de los menores

Por otro lado, cuando el contenido en redes sociales está relacionado con menores tiene una mayor difusión. Esto promueve que, en ocasiones, los cuidadores compartan información, buscando más visibilidad, así como beneficios directos o indirectos. Ello supone una mercantilización de la imagen del niño o niña.

Es más, la repercusión aumenta si la información incluye imágenes comprometidas o del menor sufriendo. Aquí, no solo se nutre la huella digital, sino que el cuidador puede llegar a generar situaciones artificiales para grabarles en situaciones desagradables (por ejemplo, creando vídeos en los que se les humilla).

En algunos casos, cuando el pequeño está sufriendo, en vez de responder a su malestar de una manera que les ayude a regular sus emociones, se les graba, propiciando aprendizajes peligrosos sobre cómo gestionar las emociones.




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Desconfianza en su figura de referencia

Las dinámicas que ocurren en torno al sharenting influyen, además, en la relación entre el menor y sus cuidadores. Las situaciones que genera esta práctica puede incrementar la desconfianza hacia ellos. En casos extremos, los niños podrán llegar a dudar de si un paseo responde a un deseo de disfrutar juntos o a una necesidad de generar likes, o incluso de si un regalo es únicamente fruto de una colaboración.

De la misma forma, esta práctica pone en duda los límites de la intimidad propia y de la relación con el cuidador: si como hijo te cuento una experiencia muy personal o si como alumno te escribo una carta que acaba siendo pública, ¿qué parte de mí puedo confiarte? ¿Qué debería dejar de compartir sobre mí con los demás?

Responsabilidad compartida

El sharenting puede llevar la exposición de los menores al extremo, monetizándola, buscando impacto y seguidores. Pero no hace falta llegar tan lejos: una sola imagen ofrece datos de lugares, de edades, etc. Además, la propia fotografía puede ser empleada con finalidades malintencionadas. Por tanto, como profesionales, debemos recomendar evitar compartir datos de los menores en redes sociales.

Como familias, intentemos no subir imágenes de los pequeños de la casa a cualquier red social y, en caso de hacerlo, debería ser siempre de forma consciente, meditada, consentida y responsable. Precisamente ahora, en verano, no podemos dejar de señalar los riesgos potenciales de compartir imágenes o vídeos de menores en playas o piscinas.

Recordemos que esto incluye las fotos de perfil de Whatsapp, red en la que tenemos contactos con los que puede hacer años que no hablamos o con los que no tenemos confianza o son completamente desconocidos. Por eso resulta importante revisar la configuración o evitar poner imágenes con menores.




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Como educadores no debemos subir fotografías del alumnado a nuestras redes, ni a nivel personal ni como centros educativos. Aunque tengamos el permiso de los progenitores, deberíamos buscar otros modos de trasladar nuestras actividades por medios privados o sin exponer a los estudiantes. Al fin y al cabo, compartir experiencias del aula o del centro en redes sociales identificando al menor no responde a ningún objetivo didáctico o pedagógico.

Finalmente, como usuarios de redes sociales, intentemos no viralizar, compartir, comentar o dar like a vídeos, imágenes o a información relacionada con menores. Desde todos los ámbitos de la sociedad podemos contribuir, de un modo u otro, a cuidar a nuestros niños y niñas.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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El liderazgo positivo beneficia la salud física y mental de las personas trabajadoras

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Esther Lopez-Zafra, Catedrática de Psicología Social, Universidad de Jaén

Studio Romantic/Shutterstock

A principios de este siglo surgió la psicología positiva, cuya finalidad es investigar el funcionamiento humano positivo para poder incrementarlo o potenciarlo. En el ámbito laboral, esta rama de la psicología indaga en las fortalezas y virtudes que fomentan el bienestar en el trabajo.

En un entorno en que, por las condiciones de crisis económicas, sanitarias o sociales, merma la salud de las personas trabajadoras nos preguntamos qué recursos personales y laborales pueden ayudarles a sobrellevar estas dificultades.

¿Cómo afrontar las dificultades derivadas de situaciones excepcionales?

Siguiendo la teoría de las demandas y recursos laborales –que sugiere que cuando no hay equilibrio entre las exigencias del trabajo y los recursos disponibles se generan estrés y agotamiento–, hemos analizado su influencia en los niveles de salud de las personas empleadas. Los resultados de nuestra investigación nos permiten señalar cuáles son los recursos personales y sociales necesarios para atender con bienestar las distintas situaciones laborales.

Para algunos personas trabajadoras, la covid-19 supuso la implementación forzosa del teletrabajo, una contingencia para la que no estaban preparadas y que afectó al bienestar laboral.




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Comprobamos que el apoyo social, un recurso interpersonal muy valioso, aumentaba los niveles de vigor en el trabajo, pero solo en situaciones presenciales, y que estos efectos desaparecían en cualquier modalidad de teletrabajo. Se entiende como vigor laboral a la sensación de poseer fuerza física, energía emocional y agilidad cognitiva mientras se realiza el trabajo.

Vigor, estrés y actividad física

En su día a día, las personas trabajadoras se enfrentan a múltiples situaciones de estrés que afectan negativamente a su salud mental. Hemos encontrado que ese efecto se produce cuando se reducen los niveles de vigor en el trabajo.

Este recurso psicológico positivo se compone de tres dimensiones: fuerza física (las capacidades físicas de la persona), vivacidad cognitiva (relativa a la agilidad mental y la fluidez del pensamiento) y energía emocional (la capacidad de mostrar empatía y compasión).

Mientras que el estrés afecta negativamente a la salud mental de las personas trabajadoras, el vigor tiene un efecto diametralmente opuesto. No obstante, los niveles altos de estrés reducen significativamente los de vigor en relación con la energía, la resiliencia, la persistencia y el esfuerzo.

En un estudio previo (2022), investigamos cómo incide el ejercicio regular en el estrés y el vigor en el trabajo. Vimos que una actividad física intensa potencia –en los trabajadores más estresados– los efectos negativos del estrés sobre el vigor en el trabajo. Esto podría deberse a que dicha actividad física intensa aumente el agotamiento. Por tanto, en situaciones de estrés laboral elevado es recomendable un nivel controlado de actividad física en términos de tipo, duración y frecuencia, para no superar el umbral en el que se ven afectados los niveles de vigor de las personas trabajadoras.

Por otra parte, investigadores daneses hicieron en 2012 un descubrimiento paradójico: mientras que la actividad física relacionada con el trabajo aumenta el riesgo a largo plazo de baja por enfermedad, la que se realiza en el tiempo libre disminuye este mismo riesgo.

¿Por qué es importante el liderazgo positivo?

Ejercer un liderazgo positivo (auténtico, ético o transformacional) favorece la salud física y mental de las personas trabajadoras.

En el caso del liderazgo auténtico, su relación con la satisfacción laboral, tanto en organizaciones privadas como públicas, se explica a través del engagement (compromiso) y el vigor que genera en el trabajo.

Además, la percepción de un estilo de liderazgo auténtico aumenta la probabilidad de pertenecer al grupo de personas trabajadoras con mayores recursos personales, lo que a su vez conlleva mayores niveles de bienestar propio.

Los efectos del liderazgo transformacional

Comparar dos estilos positivos de liderazgo, el auténtico y el transformacional, nos permitió comprobar que este último tiene un mayor efecto sobre el vigor y el compromiso en el trabajo que el liderazgo auténtico.

Este tipo de liderazgo puede definirse como aquel en que el líder se conoce bien a sí mismo y al contexto en que se encuentra, y establece objetivos en base a principios y valores éticos. Estos factores le hacen capaz de incrementar la motivación, el compromiso y la satisfacción de su equipo.

Por su parte, el líder transformacional busca provocar un cambio positivo y profundo en los equipos y las organizaciones. Inspira y motiva, generando cambios positivos en los individuos, el equipo y las organizaciones. De ahí que sea un liderazgo muy estudiado en la psicología positiva.

Mediante un análisis profundo del estilo de liderazgo transformacional, comprobamos que favorece el compromiso con la organización a nivel individual y de equipo, y tanto directa (mediante la motivación y la inspiración) como indirectamente, al crear un ambiente de trabajo positivo.

No obstante, también vemos que este efecto varía en función de si se trabaja en una organización pública o privada. En las organizaciones privadas es más relevante que en las públicas cómo perciben las personas trabajadoras el estilo de su líder. Así, mientras que en las primeras el liderazgo transformacional favorece el desempeño, en las organizaciones públicas se asocia con una menor productividad.

Liderazgo y bienestar

Si revisamos los estudios sobre el papel del liderazgo positivo en la salud de las personas trabajadoras), vemos que quienes lo reciben suelen tener un perfil más positivo (son enérgicas, vivaces y entusiastas), tienen recursos personales positivos, hacen más actividad física y están más comprometidas con su trabajo. Estos factores inciden en su bienestar emocional.

En resumen, en nuestra investigación hemos comprobado que el liderazgo positivo en el trabajo es un recurso fundamental para procurar mayor y mejor salud a las personas trabajadoras.

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Esther Lopez-Zafra ha recibido fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación para la realización de este proyecto. Estos fondos se obtienen de forma competitiva.

Daniel Cortés-Denia ha recibido fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación para la realización de este proyecto. Estos fondos se obtienen de forma competitiva.

Manuel Pulido Martos ha recibido fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación para la realización de este proyecto. Estos fondos se obtienen de forma competitiva..

María del Pilar Berrios Martos ha recibido fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación para la realización de este proyecto. Estos fondos se obtienen de forma competitiva..

ref. El liderazgo positivo beneficia la salud física y mental de las personas trabajadoras – https://theconversation.com/el-liderazgo-positivo-beneficia-la-salud-fisica-y-mental-de-las-personas-trabajadoras-259634

By firing the Bureau of Labor Statistics chief, the Trump administration raises concerns that it may further restrict the flow of essential government information

Source: The Conversation – USA (2) – By Sarah James, Assistant Professor of Political Science, Gonzaga University

Do government programs work? It’s impossible to find out with no data. Andranik Hakobyan/iStock via Getty Images Plus

President Donald Trump’s firing of Bureau of Labor Statistics Commissioner Erika McEntarfer on Aug. 1, 2025, after an unfavorable unemployment report has been drawing criticism for its potential to undercut the agency’s credibility. But it’s not the first time that his administration has taken steps that could weaken the integrity of some government data.

Consider the tracking of U.S. maternal mortality, which is the highest among developed nations. Since 1987, the Centers for Disease Control and Prevention has administered the Pregnancy Risk Assessment Monitoring System to better understand when, where and why maternal deaths occur.

In April 2025, the Trump administration put the department in charge of collecting and tracking this data on leave.

So far, there are no indications that any BLS data has been deleted or disrupted. But there have been reports of that occurring in other agencies of all kinds.

The White House is also collecting less information about everything from how many Americans have health insurance to the number of students enrolled in public schools, and making government-curated data of all kinds off-limits to the public. President Donald Trump is also trying to get rid of entire agencies, like the Department of Education, that are responsible for collecting important data tied to poverty and inequality.

His administration has also begun deleting websites and respositories that share government data with the public.

Why data is essential for the safety net

I study the role that data plays in political decision-making, including when and how government officials decide to collect it. Through years of research, I’ve found that good data is essential – not just for politicians, but for journalists, advocates and voters. Without it, it’s much harder to figure out when a policy is failing, and even more difficult to help people who aren’t politically well connected.

Since Trump was sworn in for a second time, I have been keeping an eye on the disruption, removal and defunding of data on safety net programs such as food assistance and services for people with disabilities.

I believe that disrupting data collection will make it harder to figure out who qualifies for these programs, or what happens when people lose their benefits. I also think that all this missing data will make it harder for supporters of safety net programs to rebuild them in the future.

Why the government collects this data

There’s no way to find out whether policies and programs are working without credible data collected over a long period of time.

For example, without a system to accurately measure how many people need help putting food on their tables, it’s hard to figure out how much the country should spend on the Supplemental Nutrition Assistant Program, formerly known as food stamps, the federal supplemental nutrition program for women, infants and children, known as WIC, and related programs. Data on Medicaid eligibility and enrollment before and after the passage of the Affordable Care Act in 2010 offers another example. National data showed that millions of Americans gained health insurance coverage after the ACA was rolled out.

Many institutions and organizations, such as universities, news organizations, think tanks, and nonprofits focused on particular issues like poverty and inequality or housing, collect data on the impact of safety net policies on low-income Americans.

No doubt these nongovernmental data collection efforts will continue, and maybe even increase. However, it’s highly unlikely that these independent efforts can replace any of the government’s data collection programs – let alone all of them.

The government, because it takes the lead in implementing official policies, is in a unique position to collect and store sensitive data collected over long periods of time. That’s why the disappearance of thousands of official websites can have very long-term consequences.

What makes Trump’s approach stand out

The Trump administration’s pausing, defunding and suppressing of government data marks a big departure from his predecessors.

As early as the 1930s, U.S. social scientists and local policymakers realized the potential for data to show which policies were working and which were a waste of money. Since then, policymakers across the political spectrum have grown increasingly interested in using data to make government work better.

This focus on data grew starting in 2001, when President George W. Bush made holding government accountable to measurable outcomes a top priority.

He saw data as a powerful tool for reducing waste and assessing policy outcomes. His signature education reform, the No Child Left Behind Act, radically expanded the collection and reporting of student achievement data at K-12 public schools.

George W. Bush speaks against a school locker backdrop, next to an American flag and another flag. Above him are the words 'Strengthening our schools.'
President George W. Bush speaks about education in 2005 at a high school in Falls Church, Va., outlining his plans for the No Child Left Behind Act.
Alex Wong/Getty Images)

How this contrasts with the Obama and Biden administrations

Presidents Barack Obama and Joe Biden emphasized the importance of data for evaluating the impact of their policies on low-income people, who have historically had little political clout.

Obama initiated a working group to identify ways to collect, analyze and incorporate more useful data into safety net policies. Biden implemented several of the group’s suggestions.

For example, he insisted on the collection of demographic data and its analysis when assessing the impacts of new safety net policies. This approach shaped how his administration handled changes in home loan practices, the expansion of broadband access and the establishment of outreach programs for enrolling people in Medicaid and Medicare.

Why rebuilding will be hard

It’s harder to make a case for safety net programs when you don’t have relevant data. For example, programs that help low-income people see a doctor, get fresh food and find housing can be more cost-effective than simply having them continue to live in poverty.

Blocking data collection may also make restoring government funding after a program gets cut or shut down even more challenging. That’s because it will be more challenging for people who in the past benefited from these programs to persuade their fellow taxpayers that there is a need for investing in a expanding program or creating a new one.

Without enough data, even well-intended policies in the future may worsen the very problems they’re meant to fix, long after the Trump administration has concluded.

This article was updated on Aug. 4, 2025, with the BLS news.

The Conversation

Sarah James does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. By firing the Bureau of Labor Statistics chief, the Trump administration raises concerns that it may further restrict the flow of essential government information – https://theconversation.com/by-firing-the-bureau-of-labor-statistics-chief-the-trump-administration-raises-concerns-that-it-may-further-restrict-the-flow-of-essential-government-information-259760

Agents masqués et armés : la police migratoire de Trump sème la peur dans les rues américaines

Source: The Conversation – France in French (3) – By Dafydd Townley, Teaching Fellow in US politics and international security, University of Portsmouth

Aux États-Unis, la police de l’immigration de Donald Trump multiplient les raids ciblant les personnes non blanches, principalement sans papiers ou titulaires d’un titre de séjour. Bras armé de la politique migratoire de Donald Trump, cette agence fédérale (ICE), renforcée par un budget historique, applique une répression de grande ampleur.


Des hommes masqués, et parfois des femmes, patrouillent dans les rues des villes américaines, parfois à bord de voitures banalisées, souvent armés et vêtus de tenues militaires. Ils ont le pouvoir d’identifier, d’arrêter, de détenir des personnes qui n’ont pas la citoyenneté américaine et d’expulser les immigrés sans papiers. Ils ont également le droit d’interroger toute personne qu’ils soupçonnent de ne pas être citoyenne américaine afin de vérifier son droit de séjourner aux États-Unis.

Ce sont des agents de l’Immigration and Customs Enforcement Agency, connue sous le nom d’Ice. Il s’agit d’un organisme fédéral chargé de l’application de la loi, qui relève du département de la Sécurité intérieure (DHS) et qui joue un rôle important et controversé dans la mise en œuvre de la politique d’immigration stricte de Donald Trump.

Lors de la campagne électorale, Trump a promis « la plus grande opération d’expulsion intérieure de l’histoire américaine ». Et il donne à Ice plus de pouvoir pour réaliser ses projets.

Depuis l’entrée en fonction de Trump en janvier, le financement d’Ice a été considérablement augmenté. Le « big beautiful bill » (« grand et beau projet de loi ») de Trump, adopté par le Congrès en juillet 2025, a accordé à Ice 75 milliards de dollars US (65 milliards d’euros) pour les quatre années à venir, contre environ 8 milliards de dollars US (6,9 milliards d’euros) par an auparavant.

Cette augmentation de financement permettra à l’agence de recruter davantage d’agents, d’ajouter des milliers de lits supplémentaires et des extensions aux bâtiments afin d’augmenter la capacité des centres de détention. De nouveaux fonds sont également prévus pour des outils de surveillance avancés, incluant la reconnaissance faciale assistée par IA et la collecte de données mobiles. Une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) est destinée aux opérations de première ligne, notamment l’expulsion des immigrants et leur transfert vers les centres de détention.

Le président s’est engagé à expulser toutes les personnes en situation irrégulière aux États-Unis, soit, selon le Wall Street Journal, environ 4 % de la population actuelle. Au cours des cinq derniers mois, le nombre de personnes interpellées par les agents d’Ice a augmenté rapidement.




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Le nombre moyen d’arrestations quotidiennes a augmenté de 268 %, atteignant environ 1 000 par jour en juin 2025, comparé au même mois un an plus tôt. Cela représente également une hausse de 42 % par rapport à mai 2025, selon une analyse des données réalisée par le Guardian et le Deportation Data Project. Cependant, ce chiffre reste bien en deçà des 3 000 arrestations par jour ordonnées par la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem et le chef adjoint de cabinet de la Maison Blanche Stephen Miller.

Les tactiques d’Ice ont déjà suscité de vives critiques. La chaîne de télévision conservatrice Fox News a rapporté que des agents masqués ne présentaient pas leur carte d’identité ni le nom de leur agence lorsqu’ils interpellaient des personnes lors de raids. D’autres reportages ont mis en lumière des allégations selon lesquelles des citoyens américains seraient également parfois pris dans ces raids.

Fonctionnement et organisation d’ICE

L’agence, actuellement dirigée par le directeur par intérim Todd M. Lyons, comporte trois divisions principales :

Lyons a affirmé que le port du masque était nécessaire car les agents de l’ICE étaient victimes de « doxxing », c’est-à-dire que leurs informations personnelles, telles que leurs noms et adresses, étaient divulguées en ligne sans leur consentement. Il a également déclaré que les agressions contre les agents d’Ice avaient augmenté. Les données du DHS indiquent qu’il y avait eu 79 agressions contre des agents d’Ice entre janvier et juin 2025, contre dix sur la même période en 2024.

Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a comparé le port du masque par les agents d’Ice à des forces de police secrète dans des régimes autoritaires : « Nous ne sommes pas derrière le Rideau de fer. Nous ne sommes pas dans les années 1930. »

L’agence Ice a été créée en 2003 par l’administration de George W. Bush, en partie à la suite des attentats terroristes du 11 septembre, et faisait partie d’une réorganisation plus large des agences fédérales sous la direction du DHS alors tout juste créé. Elle a intégré des parties de l’ancienne Immigration and Naturalization Service (INS) ainsi que certains éléments du Service des douanes américaines.

Selon le site web de l’agence, la mission principale d’Ice est « de protéger l’Amérique par le biais d’enquêtes criminelles et de l’application des lois sur l’immigration afin de préserver la sécurité nationale et la sécurité publique ».

Comment ICE a accru ses moyens et son champ d’action

Au début du mandat présidentiel en janvier dernier, la Maison Blanche a donné à Ice le droit d’accélérer l’expulsion des immigrés entrés légalement dans le pays sous l’administration précédente. Ce « droit d’expulsion accélérée » permettait à Ice d’expulser des personnes sans qu’elles aient à comparaître devant un juge de l’immigration.

Alors que les arrestations se sont multipliées ces derniers mois, Lyons a déclaré à CBS News qu’Ice traquait tout immigrant sans papiers, même s’il n’avait pas de casier judiciaire.

L’administration Trump a également autorisé les agents de l’ICE à procéder à des arrestations dans les tribunaux d’immigration, ce qui était auparavant interdit. Cette restriction avait été introduite par l’administration Biden en 2021 afin de garantir que les témoins, les victimes de crimes et les accusés puissent toujours comparaître devant la justice sans craindre d’être arrêtés pour des infractions à la législation sur l’immigration (à l’exception des personnes représentant une menace pour la sécurité nationale).

La plupart du temps, Ice a ciblé les immigrants illégaux. Mais l’agence a aussi arrêté et détenu certaines personnes qui étaient résidentes (détentrices de la carte verte) ou touristes – et, dans certains cas même des citoyens étatsuniens.

Ces dernières semaines, selon le Washington Post, ICE a reçu l’ordre d’augmenter le nombre d’immigrants équipés de bracelets électroniques GPS. Cela augmenterait considérablement le nombre d’immigrants sous surveillance. Ces dispositifs limitent également la liberté de mouvement des personnes concernées.

Des manifestations face aux raids d’ICE

De nombreuses manifestations publiques ont eu lieu contre les raids d’Ice, notamment en Californie. Le point culminant a été atteint le 6 juin après qu’Ice ait mené plusieurs raids à Los Angeles, qui ont donné lieu à des affrontements entre agents et manifestants. Cela a conduit la Maison Blanche à envoyer environ 2 000 soldats de la Garde nationale et 700 Marines à Los Angeles, malgré l’opposition du gouverneur de Californie, Gavin Newsom.




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Une partie des tensions entre l’administration Trump et l’État vient du fait que Los Angeles et San Francisco ont adopté des politiques locales limitant la coopération avec les autorités fédérales en matière d’immigration, notamment ICE. La Californie dispose de lois sur les sanctuaires, telles que la SB 54, qui interdisent aux forces de police et aux shérifs locaux d’aider Ice dans l’application des lois civiles sur l’immigration.

Cependant, Trump semble déterminé à durcir et accélérer la répression contre les immigrants illégaux, et les agents d’Ice sont clairement en première ligne de cette stratégie.

The Conversation

Dafydd Townley ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Agents masqués et armés : la police migratoire de Trump sème la peur dans les rues américaines – https://theconversation.com/agents-masques-et-armes-la-police-migratoire-de-trump-seme-la-peur-dans-les-rues-americaines-262539