L’avenir de l’impression 3D passera par les matériaux

Source: The Conversation – in French – By Benoît Vieille, Professeur en mécanique des matériaux aéronautiques, INSA Rouen Normandie

Qu’il s’agisse de pièces de fusée, d’automobile, de pont ou même d’aliments, la fabrication additive (FA) redéfinit complètement le champ des possibles dans de très nombreux domaines d’activités. Elle offre des perspectives prometteuses en matière de matériaux, mais elle pose également des défis techniques, économiques et environnementaux qui nécessitent une maturation et une adaptation des procédés en lien avec les matériaux utilisés.


Plus connu sous la dénomination « impression 3D », ce procédé met en œuvre des polymères (plastiques) ou des alliages métalliques pour fabriquer des objets du quotidien. Les imprimantes 3D polymères sont accessibles au grand public pour quelques centaines d’euros. Elles permettent notamment de fabriquer des pièces prototypes (d’où le nom prototypage rapide), des coques de téléphone, des pièces de rechange, des prothèses, des bijoux, des jouets, des objets de décorations ou des maquettes. En ce qui concerne les métaux, les machines d’impression sont beaucoup plus chères (quelques centaines de milliers d’euros). On trouve des applications telles que des implants médicaux, des pièces aérospatiales/automobiles, de l’outillage industriel, des bijoux de luxe. On peut également trouver ce principe de fabrication dans le domaine du BTP avec des « imprimantes » qui mettent en œuvre du béton pour fabriquer des maisons, des bâtiments ou tout type de structure en génie civil.

Mais, comme toute nouveauté, le procédé suscite autant d’espoir qu’il ne réserve de surprises (bonnes ou mauvaises) à celles et ceux qui souhaitent utiliser ce nouveau moyen de fabrication.

D’un point de vue technique, l’impression 3D consiste, couche après couche, à durcir (polymériser) une résine liquide ou à venir déposer de la matière (plastique ou métallique) de manière précise et contrôlée (en ajustant les paramètres tels que la température, la vitesse d’impression, le taux de remplissage, l’orientation de l’objet) pour répondre à certaines contraintes de géométrie, poids, optimisation des propriétés mécaniques ou physiques.

La microstructure d’une pièce imprimée en 3D (polymère ou métal) désigne l’organisation interne de sa matière à une échelle microscopique, influencée par le procédé d’impression. La complexité de la géométrie, les dimensions, le prix vont conditionner le choix de la technologie d’impression et des matériaux associés.

Une révolution dans de nombreux domaines industriels

Qu’elle soit alternative ou complémentaire des techniques conventionnelles par enlèvement de matière ou par déformation, la FA révolutionne de nombreux domaines industriels. De la réalisation de pièces monolithiques (en une seule étape de fabrication, sans assemblage) à forte valeur ajoutée à la fonctionnalisation (conférer à la pièce certaines propriétés locales en changeant les paramètres d’impression au besoin), en passant par le prototypage rapide (valider la conception d’une pièce prototype de manière itérative), les possibilités sont multiples. On peut citer notamment des prothèses de hanche en titane adaptées à l’anatomie de chaque patient, des injecteurs de fusée à géométrie complexe et fabriquées en une seule pièce, des moules optimisés avec canaux de refroidissement sur mesure, des bijoux en métaux précieux avec des designs impossibles à obtenir avec des moyens d’usinage conventionnels.

La chaîne de valeurs de la FA – qui définit l’ensemble des étapes de réalisation d’une pièce de l’approvisionnement en matière première, à la conception, aux conditions de mise en œuvre, à la fabrication, au coût énergétique, à la reprise d’usinage, aux opérations de parachèvement, à la qualification de la santé matière, à la caractérisation des propriétés physiques, au recyclage – est cependant plus complexe et potentiellement plus onéreuse. La technicité, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Outre les moyens de fabrication spécifiques sur lesquels elle repose, elle nécessite des règles de conception fondamentalement différentes car elle impose de nouvelles contraintes techniques. De la Conception Assistée par Ordinateur, au choix matériau, au programme machine et à l’industrialisation, il faut ainsi redéfinir complètement la manière de penser du cahier des charges à la maintenance des produits issus de la FA.

Des enjeux majeurs pour les matériaux

Un des points fondamentaux du développement de ces nouveaux procédés réside dans la compréhension du lien entre les paramètres de fabrication des pièces (temps d’impression, puissance du laser, vitesse de déplacement de la tête d’impression, dimensions, environnement de travail – sous atmosphère contrôlée ou non), leur santé matière (présence de porosités ou de défauts parfois liés à un manque de fusion/gazéification locaux de la matière) et leurs propriétés physiques (conductivité thermique ou électrique, propriétés mécaniques, densité). Autrement dit, il est nécessaire de fiabiliser les procédés et optimiser les propriétés finales de la pièce en étant capable de contrôler des paramètres de fabrication, lesquels vont beaucoup dépendre des matériaux mis en œuvre. Ainsi, la FA présente des enjeux majeurs pour les matériaux, qu’ils soient techniques, économiques ou environnementaux.

Tout d’abord, les procédés de FA nécessitent de développer, en amont, des matériaux adaptés (filaments, poudres) aux spécificités des procédés (fusion laser, dépôt de matière fondue, alimentation en matière des têtes d’impression), lesquels vont imposer des contraintes en termes de prix, toxicité et recyclabilité. En effet, les poudres métalliques ou polymères spécifiques (de type thermoplastique) dédiées à la fabrication additive restent souvent plus coûteuses que les matériaux conventionnels, d’un facteur 10 environ.

Néanmoins, malgré le coût plus élevé des matériaux et des procédés, l’impression 3D réduit les déchets (pas de copeaux comme en usinage), permet de fabriquer des pièces dont la géométrie est optimisée (allègement des structures) et élimine le besoin de moules coûteux pour les petites séries, ce qui peut compenser l’écart de coût pour des pièces à forte valeur ajoutée. Ainsi, la réduction des coûts est un enjeu clé pour une adoption plus large. De plus, l’approvisionnement en matière première peut être limité, ce qui ralentit le développement des applications industrielles.

La FA permet également de faire de l’hybridation en associant différents types de matériaux lors de l’impression (en utilisant plusieurs têtes d’impression) afin d’obtenir des pièces composites dont les propriétés mécaniques, électriques ou thermiques sont spécifiques. Par exemple, dans l’industrie aérospatiale ou l’automobile, l’impression 3D de pièces comme des moules d’injection ou des échangeurs thermiques avec des canaux de refroidissement complexes intégrés – lesquels sont impossibles à réaliser par usinage classique – permettent d’optimiser la dissipation thermique, améliorant l’efficacité et la longévité de la pièce.

Les procédés de FA permettent également d’imprimer des structures arborescentes (bio-mimétisme) obtenues via des outils d’optimisation topologique qui est une méthode de conception avancée qui utilise des algorithmes pour déterminer la forme optimale d’une structure en fonction de contraintes spécifiques, telles que la résistance, le poids, ou la distribution des efforts. La spécificité de l’impression 3D réside aussi dans la possibilité de produire des structures complexes de type treillis ou architecturées pour fonctionnaliser le matériau (propriétés mécaniques sur mesure, réduction de la masse, diminution des coûts de fabrication, isolation thermique, acoustique, absorption des chocs ou des vibrations).

Fusion de matière

Quand les pièces sont imprimées, il existe – selon le procédé de fabrication – des opérations dites de parachèvement qui consistent à finaliser les pièces. Cela inclut l’usinage des supports de conformage (qui sont comme des échafaudages qui supportent la pièce lors de la fabrication couche par couche), la reprise d’usinage des surfaces (ou polissage) pour améliorer l’état de surface (quand cela est possible) en raison de la rugosité importante des pièces brutes. On peut également réaliser des traitements thermiques pour homogénéiser la microstructure (pièces métalliques) ou de compression à chaud pour limiter le taux de porosités (un des inconvénients majeurs de l’impression 3D). Ces opérations sont fondamentales, car la rugosité de surface et le taux de porosités sont les caractéristiques les plus critiques du point de vue du comportement mécanique. Par ailleurs, quand il s’agit de procédés à base de poudres, il est nécessaire de dépoudrer les pièces pour évacuer le surplus de matière, lequel peut nuire au fonctionnement en service de la pièce ainsi fabriquée.

Par nature, la majorité des procédés de FA impliquent la fusion de matière (plastique ou métallique), ce qui va se traduire par des échauffements localisés et des différences de température très importants au sein de la pièce. Ces gradients thermiques vont conditionner la microstructure, la présence de contraintes internes (en lien avec la microstructure), la santé (présence de défauts), l’anisotropie (les propriétés ne sont pas les mêmes dans toutes les directions) et l’hétérogénéité (les propriétés ne sont pas les mêmes en tout point) des pièces. La fiabilité des pièces imprimées va donc beaucoup dépendre de ces caractéristiques.

En amont, il est alors important d’étudier les interactions entre procédés-microstructure et propriétés mécaniques pour différents types de matériaux. C’est l’objet de nos travaux de recherche menés à l’INSA Rouen Normandie. Pour les polymères, l’impression 3D par dépôt de filament fondu (FFF) présente une porosité intrinsèque qui réduit la résistance à la rupture. En utilisant des procédés tels que le laser shock peening (LSP), un traitement mécanique in situ appliqué à certaines couches pendant l’impression, on peut alors faire de la fonctionnalisation en réduisant localement la porosité et en créant des barrières ralentissant la propagation des fissures, améliorant ainsi la ténacité des matériaux (la résistance à la fissuration du matériau). De manière similaire, pour les alliages métalliques obtenus par Fusion sur Lit de Poudre, en jouant sur les paramètres de fabrication (puissance et vitesse de déplacement du laser notamment), il est possible d’ajuster localement les propriétés du matériau pour moduler sa ténacité ou sa capacité à se déformer plastiquement.*

Aussi, il est nécessaire de caractériser précisément – en aval de la fabrication – les propriétés (thermiques, électriques, mécaniques) des pièces en accord avec les normes de certification propres aux différents domaines d’activité (médical, aéronautique, aérospatiale, automobile, agro-alimentaire).

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. L’avenir de l’impression 3D passera par les matériaux – https://theconversation.com/lavenir-de-limpression-3d-passera-par-les-materiaux-258652

Cinq pistes pour éviter les clichés sur l’apprentissage et aider les élèves à progresser

Source: The Conversation – in French – By Jerrid Kruse, Professor of Science Education, Drake University

C’est pour apprendre que les élèves se rendent chaque jour en classe. Mais savent-ils bien toujours ce que cela signifie réellement ? Les fausses croyances sur la manière dont on acquiert des connaissances sont nombreuses, et elles peuvent compliquer la tâche des enfants et des adolescents. Quelques pistes pour les aider à réajuster leurs méthodes de travail et augmenter leurs chances de réussite.


Au cours de mes années d’enseignement des sciences au collège, au lycée et à l’université, j’ai constaté que certains de mes élèves résistaient à l’exercice de ce que les pédagogues appellent la pensée de haut niveau, incluant l’analyse, la pensée créative et critique, et la résolution de problèmes.

Par exemple, lorsque je leur ai demandé de tirer des conclusions à partir de données ou de mettre au point un protocole pour tester une idée, certains élèves ont répondu : « Pourquoi ne nous dites-vous pas quoi faire ? » ou « N’est-ce pas le rôle de l’enseignant que de nous donner les bonnes réponses ? »

En d’autres termes, mes élèves avaient développé une forte idée préconçue selon laquelle le savoir provient de l’autorité. Après enquête, mes collègues et moi-même avons conclu que ces croyances sur l’apprentissage influençaient leur approche de nos cours, et donc ce qu’ils étaient capables d’apprendre.

Tous les élèves arrivent en classe avec des croyances diverses sur ce que signifie apprendre. Dans le domaine de l’éducation, la croyance la plus recherchée est peut-être ce que nous appelons avoir un état d’esprit de croissance. Les élèves ayant un état d’esprit de croissance croient qu’ils peuvent s’améliorer et continuer à apprendre. En revanche, les élèves ayant un état d’esprit fixe ont du mal à croire qu’ils peuvent approfondir leurs connaissances sur le sujet qu’ils étudient. Lorsque les élèves disent « Je suis nul en maths », ils font preuve d’un état d’esprit fixe.




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En tant qu’enseignants, nous essayons non seulement d’aider les élèves à comprendre le sujet traité, mais nous cherchons également à leur inculquer des croyances justes sur l’apprentissage afin que rien ne vienne entraver leur capacité à assimiler de nouvelles informations.

Outre l’état d’esprit de croissance, je soutiens que cinq autres croyances sont particulièrement importantes à promouvoir dans les salles de classe afin d’aider les élèves à mieux apprendre et à mieux se préparer au monde moderne.

Apprendre, c’est comprendre

Certains élèves et enseignants assimilent l’apprentissage à la mémorisation.

Si la mémorisation joue un rôle dans l’apprentissage, l’apprentissage approfondi repose quant à lui sur la compréhension. Les élèves ont tout intérêt à reconnaître que l’apprentissage consiste à expliquer et à relier des concepts entre eux pour leur donner un sens.

Se concentrer trop sur la mémorisation peut masquer des lacunes.

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Apprendre, c’est un processus difficile.
demaerre/iStock via Getty Images

Par exemple, je travaillais un jour avec un élève de maternelle qui m’a fièrement montré qu’il savait réciter les chiffres de 1 à 20. Je lui ai alors demandé de compter les crayons sur le bureau. L’élève n’a pas compris ma demande. Il n’avait pas fait le lien entre ces nouveaux mots et le concept des chiffres.

Pour aider les élèves à reconnaître l’importance de la compréhension dans l’apprentissage, les enseignants et les parents peuvent leur poser des questions telles que « Pourquoi est-il préférable de relier une nouvelle idée à une ancienne idée plutôt que d’essayer simplement de mémoriser la réponse ? » ou « Pourquoi une explication est-elle plus utile qu’une simple réponse ? »

Apprendre est un défi

La conviction des élèves selon laquelle l’apprentissage s’apparente à la mémorisation peut refléter une croyance connexe selon laquelle la connaissance est simple et l’apprentissage devrait être facile.

Au contraire, les éducateurs veulent que les élèves acceptent la complexité et les défis qu’elle comporte. En se confrontant aux nuances et à la complexité, les élèves fournissent l’effort mental nécessaire pour former et renforcer de nouvelles connexions dans leur pensée.

Lorsque les élèves pensent que les connaissances sont simples et que l’apprentissage devrait être facile, leur engagement dans la réflexion de haut niveau, nécessaire pour appréhender la complexité et les nuances, en pâtit.

Pour aider les élèves en difficulté à saisir une idée complexe, les enseignants et les parents peuvent leur poser des questions qui les aident à comprendre pourquoi l’apprentissage est complexe et nécessite des efforts.

Apprendre prend du temps

Lorsque les élèves pensent que l’apprentissage est simple et facile, les enseignants ne devraient pas s’étonner qu’ils pensent également que l’apprentissage doit être rapide.

Au contraire, les élèves doivent comprendre que l’apprentissage approfondi prend du temps. Si les élèves pensent que l’apprentissage est rapide, ils sont moins enclins à rechercher des défis, à explorer les nuances ou à réfléchir et à établir des liens entre les idées. Malheureusement, de nombreux programmes scolaires condensent tellement d’objectifs d’apprentissage en un laps de temps très court que la croyance en un apprentissage rapide est subtilement renforcée.

Si les enseignants peuvent faire preuve de créativité dans l’utilisation du matériel pédagogique et consacrer plus de temps à inciter les élèves à explorer la complexité et à établir des liens, le simple fait de passer plus de temps sur un concept peut ne pas suffire à changer les convictions des élèves en matière d’apprentissage.

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L’apprentissage ne se fait pas uniquement auprès des enseignants.
Drazen Zigic/iStock via Getty Images

Pour aider les élèves à changer leur façon de penser, je leur demande de discuter de questions telles que « Pourquoi pensez-vous que la compréhension de concepts complexes prend autant de temps ? » ou « Pourquoi une seule leçon ne suffirait-elle pas pour couvrir ce concept ? » Grâce à ces questions, mes collègues et moi avons constaté que les élèves commencent à reconnaître que l’apprentissage approfondi est lent et prend du temps.

L’apprentissage est un processus continu

Les étudiants doivent également comprendre que l’apprentissage n’a pas de fin.

Malheureusement, beaucoup d’étudiants considèrent l’apprentissage comme une destination plutôt que comme un processus continu. Or, comme la connaissance comporte un degré inhérent d’incertitude et qu’un apprentissage accru révèle souvent une complexité accrue, l’apprentissage doit être continu.

Pour aider les élèves à s’interroger sur cette conviction, les enseignants et les parents pourraient leur poser les questions suivantes : « Comment pensez-vous que vos connaissances ont évolué au fil du temps ? » et « Comment pensez-vous que votre apprentissage va évoluer à l’avenir ? »

L’apprentissage ne se fait pas uniquement auprès des enseignants

Je me souviens qu’un lycéen m’avait dit : « Les enseignants sont censés nous donner les réponses pour que nous sachions quoi écrire à l’examen. »

Cet élève avait apparemment compris les « règles du jeu » et n’était pas content lorsque son professeur essayait de l’inciter à réfléchir de manière plus approfondie. Il s’accrochait à un modèle d’apprentissage par transmission, reposant sur des figures d’autorité.

Au contraire, les élèves doivent comprendre que l’apprentissage provient de nombreuses sources, notamment de leurs expériences, de leurs pairs et de leur propre réflexion, autant que de figures d’autorité.

Même si les enseignants et les parents peuvent hésiter à remettre en cause leur propre autorité, ils rendent un mauvais service aux élèves lorsqu’ils ne les préparent pas à remettre en question les figures d’autorité et à aller au-delà.

Pour aider les élèves à changer leur façon de penser, les enseignants peuvent leur demander de réfléchir à la question suivante : « Pourquoi le fait d’apprendre à partir de sources multiples peut-il vous aider à mieux comprendre la complexité et les nuances d’un concept ? »

Changer nos croyances sur l’apprentissage

Souvent, les enseignants et les parents pensent que les occasions de faire appel à un raisonnement de haut niveau suffisent à aider leurs élèves à développer de meilleures croyances concernant l’apprentissage.

Mais de telles croyances nécessitent une attention explicite et doivent être prévues dans les cours. Pour ce faire, il convient de poser des questions ciblant des croyances spécifiques, telles que celles mentionnées dans la chacune des sections précédentes.

Les conversations que j’ai pu avoir par ce biais avec les élèves étaient très intéressantes. De plus, aider les enfants à développer des croyances plus solides sur l’apprentissage est peut-être la chose la plus importante que les enseignants puissent faire pour les préparer à l’avenir.

The Conversation

Jerrid Kruse a reçu des financements de la National Science Foundation, du NASA Iowa Space Grant Consortium et de la William G. Stowe Foundation.

ref. Cinq pistes pour éviter les clichés sur l’apprentissage et aider les élèves à progresser – https://theconversation.com/cinq-pistes-pour-eviter-les-cliches-sur-lapprentissage-et-aider-les-eleves-a-progresser-265441

Après l’abattage de milliers de chevaux sauvages, le parc australien du Kosciuszko retrouve peu à peu ses paysages

Source: The Conversation – in French – By David M Watson, Professor in Ecology, Charles Sturt University

Des brumbies, chevaux sauvages d’Australie, dans le parc national du Kosciuszko. Fourni par l’auteur, CC BY-ND

Dans le parc national du Kosciuszko, la diminution de la population de brumbies, les chevaux sauvages, ouvre une chance de restauration pour les écosystèmes fragiles du massif. Celles et ceux qui parcourent le parc au quotidien en voient déjà les premiers effets.


Dans le parc national du Kosciuszko, en pleines Alpes australiennes, le paysage évolue lentement. Des zones de végétation, autrefois rasées par les chevaux, repoussent. Les berges de ruisseaux, longtemps érodées, paraissent moins tassées sur les bords. Les visiteurs croisent aussi moins de chevaux immobiles sur les routes, ce qui représentait un réel danger pour la circulation.

En 2023, en effet, la Nouvelle-Galles du Sud a autorisé l’abattage aérien de chevaux sauvages dans le parc national du Kosciuszko. Et fin novembre, le gouvernement a adopté un projet de loi abrogeant le texte qui reconnaissait aux brumbies ou chevaux sauvages un « statut patrimonial » dans le parc (NDT : ces chevaux, arrivés d’Angleterre avec les premiers colons ont été au centre d’une bataille culturelle culturelle ces dernières années).

Ce changement a supprimé les protections juridiques dont bénéficiaient les chevaux dans le parc, qui les distinguaient des autres espèces introduites comme les cerfs, les porcs, les renards et les lapins. Désormais, ils sont traités en Australie de la même manière que les autres espèces invasives, rétablissant une cohérence dans la gestion de leur impact sur les paysages.

La dernière enquête estime qu’environ 3 000 chevaux subsistent dans le parc national du Kosciuszko, contre quelque 17 000 il y a un an. Plus de 9 000 chevaux ont été abattus depuis 2021.

Le plan de gestion actuellement en vigueur prévoit de conserver 3 000 de ces chevaux, un compromis entre protection des écosystèmes et sauvegarde de la valeur patrimoniale de ces animaux. Il doit s’appliquer jusqu’à la mi-2027.

Quels sont les effets environnementaux de la réduction du nombre de chevaux à Kosciuszko ? Et à quoi le parc pourrait-il ressembler à l’avenir ?

Un étalon se tenant dans une tourbière alpine à sphaignes
Un étalon se tenant dans une tourbière alpine à sphaignes.
Fourni par l’auteur, CC BY-ND

Les dégâts

Depuis des décennies, les chevaux sauvages constituent une source majeure de dégradations écologiques dans les paysages alpins du Kosciuszko. Leur impact dans ces milieux d’altitude fragiles s’est particulièrement accru au cours de la dernière décennie, période pendant laquelle leur population a augmenté de manière incontrôlée.

Des études empiriques et des analyses d’images satellites montrent que les brumbies réduisent la couverture végétale, dégradent la structure des sols et endommagent les berges des cours d’eau, les tourbières et les marais alpins – des sols riches en carbone formés sur des dizaines de milliers d’années.

Une partie de ces dégâts résulte de leur alimentation, fondée sur des graminées et des plantes herbacées alpines à croissance lente. Un cheval consomme généralement l’équivalent de 2 % de sa masse corporelle par jour, soit environ 8 kilogrammes quotidiens. À titre de comparaison, le plus grand herbivore indigène des hauts plateaux, le kangourou gris de l’Est, consomme environ 600 grammes par jour, c’est 13 fois moins.

Mais l’essentiel des dégâts est causé par leurs sabots. Les chevaux sauvages parcourent jusqu’à 50 kilomètres par jour, et leurs sabots durs écrasent les couches de mousses à sphaignes, compactant en profondeur les sols tourbeux. Ces plantes et ces sols fonctionnent normalement comme des éponges à restitution lente, stockant l’eau de fonte des neiges et alimentant les cours d’eau tout au long de l’été. Et contrairement aux wombats, aux kangourous et à d’autres espèces indigènes, les chevaux sauvages se déplacent en file indienne, traçant de profonds sentiers qui quadrillent les prairies alpines et les assèchent.

Ces transformations affectent l’ensemble de l’écosystème. Les scinques alpins, les rats à dents larges, les grenouilles corroboree, les phalangers pygmées des montagnes et les poissons indigènes dépendent tous d’une végétation dense, de tapis de mousse intacts ou de cours d’eau exempts de sédiments – soit précisément les éléments que les chevaux dégradent.

Un groupe de chevaux sauvages traversant une rivière dans le parc national de Kosciuszko
Un groupe de chevaux sauvages traversant une rivière dans le parc national de Kosciuszko.
Fourni par l’auteur, CC BY-ND

Les cours d’eau ont été particulièrement touchés. Les Alpes australiennes fournissent près d’un tiers des eaux de surface qui alimentent le bassin Murray-Darling (NDT : le plus vaste bassin hydrographique d’Australie), mais le piétinement des chevaux le long des cours d’eau trouble des rivières jusque-là limpides et déstabilise les apports lents et réguliers dont dépendent ces bassins versants.

Ces impacts ne se limitent pas au parc. Ces dernières années, de nombreux chevaux ont gagné des zones voisines, notamment des forêts domaniales, où leurs perturbations s’ajoutent aux effets de l’exploitation forestière commerciale et mettent en danger les visiteurs et les campeurs.

Si l’attention s’est surtout concentrée sur les effets des brumbies au Kosciuszko et, plus largement, dans les écosystèmes alpins, près d’un demi-million de chevaux sauvages affectent les paysages à l’échelle de toute l’Australie, les forêts tropicales claires et les zones semi-arides étant les plus durement touchées.

Une berge de ruisseau, dont le sol tourbeux a été érodé par le passage des chevaux
Une berge de ruisseau, dont le sol tourbeux a été érodé par le passage des chevaux.
Fourni par l’auteur, CC BY-ND

Ce que nous avons observé jusqu’à présent

Nous avons passé beaucoup de temps dans le parc au cours de l’année écoulée et avons commencé à remarquer de petits changements dans les hauts plateaux, cohérents avec ce que l’on pourrait attendre du programme de contrôle des animaux sauvages.

Nous voyons moins de chevaux lors de nos journées sur le terrain. Dans les zones régulièrement piétinées, de petites poches de végétation réapparaissent sur les surfaces dénudées. Même certaines berges, érodées de longue date, paraissent plus souples sur les bords.

Ces observations restent strictement anecdotiques et ne constituent pas des preuves formelles. Mais elles suggèrent un paysage qui commence à se « réoxygéner » à mesure que la pression diminue. Il y a aussi un aspect sécuritaire. Quiconque circule sur les routes alpines connaît la surprise, au sortir d’un virage dans les eucalyptus, de se retrouver nez à nez avec un cheval, voire un troupeau, sur le bitume. Moins de chevaux signifie moins de ces rencontres dangereuses pour les chercheurs, le personnel des parcs nationaux et les visiteurs.

Le retour progressif

Avec beaucoup moins de chevaux dans les hauts plateaux, la pression commence à diminuer. À mesure que le piétinement diminue, les tourbières et les marais devraient commencer à se régénérer et à retenir l’eau plus longtemps. Les tapis de mousse repousseront et d’autres plantes productrices de tourbe pourront s’implanter à nouveau dans des sols qui ne sont plus constamment compactés et surpâturés.

Moins de pâturage signifie également que les herbes alpines, les carex et les graminées des neiges retrouveront de l’espace pour se développer. Les sols nus vont se stabiliser, les berges des cours d’eau se rétablir et les lits des ruisseaux commencer à se dégager.

Un ruisseau alpin sous la chaîne principale dans le parc national de Kosciuszko
Un ruisseau alpin sous la chaîne principale dans le parc national de Kosciuszko.
Fourni par l’auteur, CC BY-ND

Ces améliorations se répercutent sur l’ensemble de l’écosystème : des sols plus stables et une végétation plus dense créent un habitat plus favorable aux grenouilles, aux scinques, aux petits mammifères et aux invertébrés qui dépendent d’environnements alpins frais, humides et structurés.

La récupération prendra du temps – des décennies, et non des mois. Des études empiriques à long terme seront indispensables pour suivre les changements et identifier les zones du parc où des efforts de restauration ciblés seront nécessaires pour accélérer le rétablissement.

Enfin, une vraie chance

Rien de tout cela ne se produira en un claquement de doigts. Les écosystèmes alpins se régénèrent lentement, et des décennies de dégâts ne peuvent pas être effacées du jour au lendemain. Les courtes saisons de croissance font que les plantes repoussent progressivement, et non par à-coups. De nombreuses pentes et berges de ruisseaux portent encore les cicatrices du pâturage bovin plus de 60 ans après le départ du bétail. Les perturbations perdurent ici pendant des générations.

La diminution du nombre de chevaux n’est qu’un début, mais c’est une étape essentielle. Et désormais – avec moins de chevaux sur le terrain et la suppression des barrières légales – le parc du Kosciuszko dispose enfin d’une voie réaliste vers la restauration. La prochaine décennie déterminera combien de son fragile patrimoine alpin pourra finalement être retrouvé.

Le fragile écosystème alpin du parc national de Kosciuszko
Le fragile écosystème alpin du parc national de Kosciuszko.
Fourni par l’auteur, CC BY-ND

The Conversation

David M. Watson reçoit des financements de recherche du gouvernement fédéral (via l’ARC, le DAFF, le DCCEEW) et siège aux conseils d’administration du Holbrook Landcare Network et des Great Eastern Ranges. Il a exercé deux mandats au sein du Comité scientifique des espèces menacées de la Nouvelle-Galles du Sud, avant de démissionner lorsque la Wild Horse Heritage Act est entrée en vigueur en juin 2018.

Patrick Finnerty est actuellement directeur pour les carrières émergentes en écologie à l’Ecological Society of Australia, coordinateur des jeunes chercheurs à l’Australasian Wildlife Management Society, et membre du conseil de la Royal Zoological Society of NSW. Il reçoit des financements de l’Australian Research Council.

ref. Après l’abattage de milliers de chevaux sauvages, le parc australien du Kosciuszko retrouve peu à peu ses paysages – https://theconversation.com/apres-labattage-de-milliers-de-chevaux-sauvages-le-parc-australien-du-kosciuszko-retrouve-peu-a-peu-ses-paysages-272905

Cyclone Senyar: Why hazards continue to turn into disasters in Indonesia

Source: The Conversation – Canada – By Lisa Hiwasaki, Assistant Professor, Management of International Cooperation and Humanitarian Action, Université Laval

Weeks after Cyclone Senyar made landfall in northern Sumatra, Indonesia, the province of Aceh continues to struggle. The cyclone passed through the Strait of Malacca in late November, bringing heavy rains and causing widespread flooding in parts of Indonesia, Malaysia and Thailand. More than 500 people were killed and 250,000 people displaced in Aceh alone.

The cyclone’s unusually high death toll and catastrophic impacts have been attributed to a range of factors, including warming ocean temperatures due to climate change, deforestation and other environmental changes, Aceh’s unique geographical and topographical setting and how rarely cyclones occur near the equator.

What’s missing from the discussion is the root cause of why Aceh was ill-prepared for the hazard. Like many other regions in the Global South, Aceh’s vulnerability can be traced back to colonialism, which created an inequitable distribution of power, wealth and resources. Post-colonial development continues to reinforce it.

The impact of Cyclone Senyar has drawn parallels to the 2004 Aceh tsunami that devastated the province and surrounding areas. Since then, disaster preparedness in Aceh has come a long way. Yet the aftermath of Senyar suggests that disaster preparedness efforts have not tackled Aceh’s underlying vulnerabilities.

Indonesia’s national meteorological agency gave multiple warnings of the hazard well in advance. But neither the national agency responsible for disaster management, the National Agency for Disaster Countermeasure, nor the Aceh Provincial Disaster Management Agency were able to translate warnings into effective action or effectively lead emergency response efforts. Such institutional failures are among the challenges that contribute to vulnerability in Aceh.

In our ongoing research among coastal communities in Aceh, we explore how their livelihoods have been impacted by external shocks, as well as the diverse ways they have adapted to navigate these stresses.




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The colonial roots of Aceh’s vulnerability

Starting in the late 16th century, the Dutch colonial government established infrastructure and policies to facilitate resource extraction in Indonesia. The focus of European colonizers was on the eastern part of the archipelago to control the spice trade in the Maluku region. However, it was in Aceh that the Dutch spent the most resources to conquer.

The Dutch East India company opened the port of Kuala Langsa in 1907, in the same area where Cyclone Senyar made landfall. That was followed by large-scale investment in rubber and palm oil plantations. Colonialists supported top-down governance and implemented policies that gave lasting economic and political advantages to those who aligned themselves with the Dutch.

An example is the Ethische politiek (Ethical Policy); among other things, it provided educational opportunities to local elites with the aim of helping the Dutch lead the colony. Local elites were also given land that had previously been communal, to expand agriculture and exploit natural resources, creating divisions within the Acehnese.

Colonial rule also had a lasting impact on the natural environment: highly biodiverse forests were converted to monocrop plantations, ports were expanded to accommodate larger ships and both land and seas were exploited for resources.

Post-independence pressures

Post-independence governments have maintained the top-down institutions put in place by the Dutch. They have also emphasized a continued economic focus on extractive industries, such as pepper, copra and petroleum to fuel Indonesia’s rapid economic growth. These coupled together continue to have devastating impacts on the environment and on the livelihoods of the communities.

In the 1970s, communities in Kuala Langsa, a village in the city of Langsa along Aceh’s east coast, shifted their livelihoods to intensive tiger prawn aquaculture as part of the push to develop marine fisheries under then-president Suharto’s “New Order” political economy regime.

However, a viral disease outbreak led to the collapse of the tiger prawn industry in the early 1990s. Intensive prawn aquaculture significantly degraded the coastal mangrove forests and reduced water quality. That, in turn, undermined the viability of small-scale fisheries that local communities had traditionally relied on.

The conflict between the government and separatists in Aceh from 1976 to 2005 led to an influx of migrants to Kuala Langsa from other parts of the province, putting additional pressures on the environment.

The 2004 tsunami destroyed many mangrove forests along Langsa’s coastline, further negatively affecting the livelihoods of communities that depended on shrimp, crab and fish living in the mangroves.

Policy decisions increase vulnerability

The hazard that struck Langsa and other parts of Aceh did not turn into such a devastating disaster due to climatic and geophysical factors alone. Hazards turn into disasters due to decisions made by those in power that make people vulnerable.

Between 1990 and 2024, almost 160,000 hectares of land was deforested to make way for palm oil monoculture plantations under permits issued by the Ministry of Forestry. Land converted into monoculture plantations loses its capacity to absorb rainwater, turning torrential rain into runoff that can create landslides. The forest on which communities depended for fruits such as durian, mangoes, rambutan and medicinal plants were impacted, affecting local incomes and sources of food, as well as their local knowledge associated with them.

Aceh’s vulnerability stems from environmental degradation from rampant resource extraction, instability and displacement due to armed conflict, top-down, centralized decision-making by the government and weak institutions stemming from poor governance and corruption.

Measures to strengthen disaster preparedness in Aceh have not tackled the region’s underlying vulnerabilities. Oftentimes, projects meant to promote resilience and development do not address the factors and processes that decrease the vulnerability of the most marginalized.

Disaster contingency plans continue to focus on geological hazards instead of taking a multi-hazard approach. These plans have not been successful in strengthening preparedness of institutions responsible for reducing disaster risk.

As the fourth-most flood-prone region in Indonesia, local and provincial authorities in Aceh need to prepare for extreme weather events so future events like Cyclone Senyar do not wreak such havoc.

As climate change increases the frequency and intensity of storms, it is imperative that disaster risk reduction efforts centre on reducing vulnerability and social justice. Equitable distribution of wealth, power and resources can only be realized when local and Indigenous knowledge is acknowledged to help build sustainable communities.

The Conversation

Lisa Hiwasaki has received funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.

Haekal A. Haridhi does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Cyclone Senyar: Why hazards continue to turn into disasters in Indonesia – https://theconversation.com/cyclone-senyar-why-hazards-continue-to-turn-into-disasters-in-indonesia-272242

4 ways to empower students to spark social change

Source: The Conversation – Canada – By Oral Robinson, Lecturer & Chair, Honours Program, Department of Sociology, University of British Columbia

College students in the humanities and social sciences are constantly learning about the world’s biggest problems — from inequality, wars, forced displacement, hunger and famine, discrimination and climate change to unjust policies and laws.

While this knowledge helps them see the world in new ways, it can also be overwhelming.

Many students end up feeling discouraged, emotionally burdened or even silenced by the weight of these issues. Educators working in transformative learning — teaching that trains learners to take action — note that students want to help, but they often feel powerless, stuck and unsure of what to do next.

So how can teachers show students how to use what they learn to create real change? How can we turn students into change-makers without making them feel defeated?

When learning feels social and personal, students stop feeling overwhelmed and start believing they can truly make a difference. This finding emerged from a study I conducted with Rohil Sharma, an undergraduate researcher and co-ordinator of the Student as Partners Program at the Centre for Teaching and Learning at the University of British Columbia.

Effective teaching practices

To practise effective teaching practices for transformative learning, I implemented 14 instructional strategies in a second-year university sociology course.

The course analyzes contemporary family issues like gender inequality, globalization, cultural shifts, legal changes and colonialism. Students reflected on how these forces shape their personal lives and explored actionable ways to improve their circumstances.

We surveyed students to find out which teaching methods made them feel confident enough to address these issues and why.

When we asked students about effective teaching practices, the results were enlightening. Students did not want to simply sit and listen. They felt most empowered by four strategies: interactive lectures, small-group conversations, whole-class discussions and personal reflections.

Interactive lectures

Students cited interactive lectures, which invited students to question instructors, respond to prompts and participate in activities, as among the most effective strategies for building confidence to address social problems. Lectures that included reflective questions, short writing exercises and real-world scenarios encouraged deeper and more creative thinking.

Likewise, when role-playing and case studies were built into lectures, our students reported that they were better able to see how decisions and policies affect different people in different ways. These activities made it clear that social systems are shaped by human choices, and that choices can be questioned and changed. One student reflected:

“When the professor shares experiences and lets us reflect and respond, the issues stop being scary textbook facts and start feeling like problems I actually have the power to help fix.”

Rather than asking students to sit back and listen, we encourage educators to actively invite student participation.

Small conversations

Students also favoured small-group discussions because they created space for students to speak honestly without the pressure of addressing the entire class or being closely monitored by the instructor.

In these settings, students were more comfortable expressing confusion, asking questions and listening to one another. Our findings suggest that these conversations helped students connect social issues to real life.

Students also realized that their classmates were grappling with similar questions, which helped turn uncertainty into connection and shared purpose. As one student explained:

“Sharing our connections to the course content allowed me to see how our experiences and feelings were similar … we could then have shared solutions, which was empowering.”

Whole-class discussions

Whole-class discussions added another important layer to students’ understanding of how they can challenge social problems. Hearing a wide range of perspectives helped students understand that social issues are complex and connected to power and privilege.

With guidance, students learn to practise listening respectfully, disagreeing thoughtfully and explaining their ideas clearly. These discussions helped students link personal experiences to larger social patterns, showing that individual stories are part of broader social patterns.

For many students, this realization sparked a desire to act rather than remain passive. As one participant noted:

“Discussions in class are the best way to get a general view of social problems … hearing diverse experiences … provides a realistic context and solution.”

Personal reflection

Connecting all the favoured strategies is personal reflection. When students had time to consider how social issues affected their own lives or communities, learning was reported to feel more meaningful.

Reflection helped students process emotions, clarify what they care about and recognize inequality around them. It also showed them that change does not have to begin with something dramatic.

One student shared:

“By pinpointing how issues had permeated my own life, I was able to recognize how much control I actually had over the situation and felt like I could spearhead change in my life and the lives of those around me.”

This confirmed our observation that even small changes in the classroom can help students see themselves as people who can make a difference.

Everyday activities can be life-changing

Overall, our research adds to the body of work on transformative learning, showing that students crave more than passive listening and are eager to translate knowledge into actionable solutions.

Furthermore, we find that empowering students to address social issues does not require a complete classroom overhaul. Simple, everyday activities can be life-changing when integrated into traditional teaching.

The key is shifting from one-way lectures toward open dialogue, peer collaboration and personal reflection. These changes foster the trust and inspiration students need to ask better questions, listen deeply and see themselves as capable of creating real-world change.

This story was co-authored by Rohil Sharma, co-ordinator of the Student as Partners Program at the Centre for Teaching and Learning at UBC.

The Conversation

Oral Robinson does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. 4 ways to empower students to spark social change – https://theconversation.com/4-ways-to-empower-students-to-spark-social-change-272013

Cyclone Senyar: Why hazards continue to turn into disasters in Aceh

Source: The Conversation – Canada – By Lisa Hiwasaki, Assistant Professor, Management of International Cooperation and Humanitarian Action, Université Laval

Weeks after Cyclone Senyar made landfall in northern Sumatra, Indonesia, the province of Aceh continues to struggle. The cyclone passed through the Strait of Malacca in late November, bringing heavy rains and causing widespread flooding in parts of Indonesia, Malaysia and Thailand. More than 500 people were killed and 250,000 people displaced in Aceh alone.

The cyclone’s unusually high death toll and catastrophic impacts have been attributed to a range of factors, including warming ocean temperatures due to climate change, deforestation and other environmental changes, Aceh’s unique geographical and topographical setting and how rarely cyclones occur near the equator.

What’s missing from the discussion is the root cause of why Aceh was ill-prepared for the hazard. Like many other regions in the Global South, Aceh’s vulnerability can be traced back to colonialism, which created an inequitable distribution of power, wealth and resources. Post-colonial development continues to reinforce it.

The impact of Cyclone Senyar has drawn parallels to the 2004 Aceh tsunami that devastated the province and surrounding areas. Since then, disaster preparedness in Aceh has come a long way. Yet the aftermath of Senyar suggests that disaster preparedness efforts have not tackled Aceh’s underlying vulnerabilities.

Indonesia’s national meteorological agency gave multiple warnings of the hazard well in advance. But neither the national agency responsible for disaster management, the National Agency for Disaster Countermeasure, nor the Aceh Provincial Disaster Management Agency were able to translate warnings into effective action or effectively lead emergency response efforts. Such institutional failures are among the challenges that contribute to vulnerability in Aceh.

In our ongoing research among coastal communities in Aceh, we explore how their livelihoods have been impacted by external shocks, as well as the diverse ways they have adapted to navigate these stresses.




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Death and devastation: why a rare equatorial cyclone and other storms have hit southern Asia so hard


The colonial roots of Aceh’s vulnerability

Starting in the late 16th century, the Dutch colonial government established infrastructure and policies to facilitate resource extraction in Indonesia. The focus of European colonizers was on the eastern part of the archipelago to control the spice trade in the Maluku region. However, it was in Aceh that the Dutch spent the most resources to conquer.

The Dutch East India company opened the port of Kuala Langsa in 1907, in the same area where Cyclone Senyar made landfall. That was followed by large-scale investment in rubber and palm oil plantations. Colonialists supported top-down governance and implemented policies that gave lasting economic and political advantages to those who aligned themselves with the Dutch.

An example is the Ethische politiek (Ethical Policy); among other things, it provided educational opportunities to local elites with the aim of helping the Dutch lead the colony. Local elites were also given land that had previously been communal, to expand agriculture and exploit natural resources, creating divisions within the Acehnese.

Colonial rule also had a lasting impact on the natural environment: highly biodiverse forests were converted to monocrop plantations, ports were expanded to accommodate larger ships and both land and seas were exploited for resources.

Post-independence pressures

Post-independence governments have maintained the top-down institutions put in place by the Dutch. They have also emphasized a continued economic focus on extractive industries, such as pepper, copra and petroleum to fuel Indonesia’s rapid economic growth. These coupled together continue to have devastating impacts on the environment and on the livelihoods of the communities.

In the 1970s, communities in Kuala Langsa, a village in the city of Langsa along Aceh’s east coast, shifted their livelihoods to intensive tiger prawn aquaculture as part of the push to develop marine fisheries under then-president Suharto’s “New Order” political economy regime.

However, a viral disease outbreak led to the collapse of the tiger prawn industry in the early 1990s. Intensive prawn aquaculture significantly degraded the coastal mangrove forests and reduced water quality. That, in turn, undermined the viability of small-scale fisheries that local communities had traditionally relied on.

The conflict between the government and separatists in Aceh from 1976 to 2005 led to an influx of migrants to Kuala Langsa from other parts of the province, putting additional pressures on the environment.

The 2004 tsunami destroyed many mangrove forests along Langsa’s coastline, further negatively affecting the livelihoods of communities that depended on shrimp, crab and fish living in the mangroves.

Policy decisions increase vulnerability

The hazard that struck Langsa and other parts of Aceh did not turn into such a devastating disaster due to climatic and geophysical factors alone. Hazards turn into disasters due to decisions made by those in power that make people vulnerable.

Between 1990 and 2024, almost 160,000 hectares of land was deforested to make way for palm oil monoculture plantations under permits issued by the Ministry of Forestry. Land converted into monoculture plantations loses its capacity to absorb rainwater, turning torrential rain into runoff that can create landslides. The forest on which communities depended for fruits such as durian, mangoes, rambutan and medicinal plants were impacted, affecting local incomes and sources of food, as well as their local knowledge associated with them.

Aceh’s vulnerability stems from environmental degradation from rampant resource extraction, instability and displacement due to armed conflict, top-down, centralized decision-making by the government and weak institutions stemming from poor governance and corruption.

Measures to strengthen disaster preparedness in Aceh have not tackled the region’s underlying vulnerabilities. Oftentimes, projects meant to promote resilience and development do not address the factors and processes that decrease the vulnerability of the most marginalized.

Disaster contingency plans continue to focus on geological hazards instead of taking a multi-hazard approach. These plans have not been successful in strengthening preparedness of institutions responsible for reducing disaster risk.

As the fourth-most flood-prone region in Indonesia, local and provincial authorities in Aceh need to prepare for extreme weather events so future events like Cyclone Senyar do not wreak such havoc.

As climate change increases the frequency and intensity of storms, it is imperative that disaster risk reduction efforts centre on reducing vulnerability and social justice. Equitable distribution of wealth, power and resources can only be realized when local and Indigenous knowledge is acknowledged to help build sustainable communities.

The Conversation

Lisa Hiwasaki has received funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.

Haekal A. Haridhi does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Cyclone Senyar: Why hazards continue to turn into disasters in Aceh – https://theconversation.com/cyclone-senyar-why-hazards-continue-to-turn-into-disasters-in-aceh-272242

‘Heated Rivalry’ shows how queer joy can disrupt hockey’s culture of masculinity

Source: The Conversation – Canada – By JJ Wright, Assistant Professor, Sociology and Gender Studies, MacEwan University

The reason people are so captivated by Heated Rivalry, the new Crave romance adapted from Rachel Reid’s popular novel, isn’t just because the storyline is unprecedented, but because the two main characters find queer joy in impossible circumstances. In doing so, the series creates new possibilities for imagining relationships, masculinity and society.

The show centres on a romance between two professional hockey players, Ilya Rozanov (Connor Storrie) and Shane Hollander (Hudson Williams), who are rivals in a fictitious professional hockey league.

Queer joy in Heated Rivalry unsettles hockey’s hypermasculine order and makes new ways of relating seem possible. As my research on queer joy articulates, this form of joy holds transformative, collective power for reimagining the world beyond oppressive norms.

It’s no wonder that far from being limited to the show’s large queer fan base, straight women are also hooked. Men who are emotionally attuned, show vulnerability and express care are rare in a world increasingly dominated by the manosphere and its violent misogyny.


No one’s 20s and 30s look the same. You might be saving for a mortgage or just struggling to pay rent. You could be swiping dating apps, or trying to understand childcare. No matter your current challenges, our Quarter Life series has articles to share in the group chat, or just to remind you that you’re not alone.

Read more from Quarter Life:


Hockey culture and masculinity

In the fantasy world of Heated Rivalry, Ilya and Shane are constantly confronted with the harsh realities of hockey culture and its expectations for men. Those expectations are not exaggerated, and closely mirror real-life professional hockey.

As veteran player Scott Hunter (François Arnaud) says to the media after publicly coming out as gay: “I didn’t want to be that thing that hockey players throw around as an insult.” His statement captures how masculinity in hockey is built around proving that you’re not weak, not soft, not gay.

Scott and Kip kiss on ‘Heated Rivalry.’ (Crave)

Within this culture, emotional stoicism, physical dominance and the routine objectification and dehumanization of women function as ways of asserting power over others.

This context helps explain why there’s currently no out gay player in the entire National Hockey League (NHL).

Emotional repression

Anger is the only emotion that is permissible for men to express in hockey. Rage-fuelled fights and punishing physical play are rewarded with cheers and highlight reels. That emotional narrowing produces consequences beyond the rink.

It helps normalize a culture where misogyny, racism, homophobia, transphobia and ableism are routinely dismissed as “locker-room talk.”

A 2022 report by Hockey Canada found that of the 512 penalties called for on-ice harassment, 61 per cent involved sexual orientation or gender identity, followed by race (18 per cent) and disability (11 per cent).

This isn’t an environment where gay players, especially racialized or disabled ones, can feel safe, let alone joyful, in their queerness.

Yet Heated Rivalry insists on joy, and that is precisely what makes the series electric. It’s exhilarating to watch Ilya and Shane find deep, passionate connection in a sport designed to keep men emotionally severed. Queer joy emerges despite hockey culture’s cruelty, forging itself inside conditions that were never meant to hold it.

Visibility and resistance

Heated Rivalry has sparked an “online frenzy,” leading to public watch parties, group chats and conversations online about what kinds of men — and sex — we’re allowed to imagine. This shared excitement is a reflection of the pleasure of watching something long considered forbidden become visible and celebrated.

Much queer representation remains dominated by pain and suffering, but Heated Rivalry refuses a tragic queer script and centres joy, unsettling the social order that has historically sought to deny queer people access to pleasure and fulfillment.

That disruption is especially powerful when set against the realities of contemporary hockey. In 2024, the NHL briefly banned Pride Tape, seemingly confirming that hockey is not “for everyone.”

Around the same time, some players refused to wear Pride jerseys during themed games, largely citing Christian Biblical commitments or anti-gay Kremlin laws, and the NHL responded by banning these jerseys altogether.

The Pride Tape ban was reversed after public outcry, yet the ban on specialty jerseys remains. These realities help explain why gay players continue to hide, and why the storyline of a Russian player forced into secrecy resonates so deeply. So, too, does the casting of Hudson Williams, who is half-Korean, as Shane Hollander in a sport still dominated by whiteness.

Consent and intimacy

Hockey’s hypermasculinity has real consequences. In 2022, it came to light that Hockey Canada had paid $8.9 million since 1989 in sexual abuse settlements, exposing a culture of entitlement, silence and impunity.

Queer joy in Heated Rivalry is transformative because of its ethical eroticism. In my research, I’ve argued that queer sexual joy has the capacity to shift sexual cultures away from rape culture, opening space for reciprocity, greater authenticity and embodied pleasure.

That’s why moments where Ilya pauses to ask for consent while having sex with Shane are so important. They dismantle the idea that men are entitled to other people’s bodies and that consent processes ruin the moment.

What makes Heated Rivalry’s sex scenes feel different is that they don’t rely on the familiar trope of gay men roughhousing during sex as they work through internalized homophobia. What we see instead is tenderness, erotic curiosity and emotional commitment.

Even popular “hockey bros” podcasts Empty Netters and What Chaos have discussed the show seriously, commenting openly on both its emotional impact and eroticism. Such conversations begin to loosen rigid norms around masculinity, desire and permissible pleasure.

Once queer joy is made visible, it becomes harder to accept a sporting culture — and a society — that insists it remain impossible.

The Conversation

JJ Wright receives funding from the Social Sciences and Humanities Council of Canada and Public Safety Canada.

ref. ‘Heated Rivalry’ shows how queer joy can disrupt hockey’s culture of masculinity – https://theconversation.com/heated-rivalry-shows-how-queer-joy-can-disrupt-hockeys-culture-of-masculinity-272790

Ghanaian celebrities are dealing with mental illness stigma behind closed doors – why speaking up matters

Source: The Conversation – Africa (2) – By Lyzbeth King, PhD Student, School of Communication Studies, Ohio University

Imagine living in a country where talking openly about depression or anxiety can cost you your job, your reputation, or even your freedom. That is still the reality in Ghana, where mental illness is often explained in spiritual terms, and seeking help can mean being taken to a prayer camp instead of seeing a therapist. Even with global mental health awareness campaigns flooding social media and calendar days dedicated to ending stigma, many Ghanaians continue to struggle in silence.

We study communication and wanted to understand how Ghanaian celebrities, in particular, communicatively manage the stigma that is associated with their mental illness. Celebrities are often treated as near-superhuman figures; they are admired for their talent, resilience and public influence. But they suffer too.

For our research, we reached out to some celebrities who helped us reach out to others who were experiencing or had experienced a mental illness. Altogether, 20 celebrities were interviewed.

Most of them told us they hide their struggles and turn to private prayer rather than professional care. Fear of being labelled “weak”, judged as “spiritually afflicted” or losing work opportunities keeps them quiet. Instead of speaking out, they pray behind closed doors, hoping their symptoms will disappear before anyone notices.

Their status makes it even harder for them to speak openly about their mental illnesses. Their careers depend on credibility and the impression of strength. As a result, they cope privately, turning to prayer rather than professional help.

Celebrities influence public perceptions. Therefore, understanding how they manage mental illness stigma can offer valuable insights into broader societal attitudes and behaviours towards mental health communication.




Read more:
Why Africa needs to invest in mental health


Insights from our conversations

Our candid conversations with 20 Ghanaian celebrities in the entertainment and sports industries revealed the unique ways they manage stigma associated with mental illness. For example:

I would wake up at dawn and walk to a church and pray. I could stand outside for the dawn dew to fall on me just so that I could pray and ask God to use the dew to change the happenings in my life. (male, actor)

Some reported that prayer served not only as a way of managing stigma, but also as a source of healing from the mental illness itself. One said that “prayers and fasting” helped.

Others use a combination of acceptance and praying to cope. Acceptance is a stigma management strategy identified by health and stigma researcher Rebecca Meisenbach. It refers to acknowledging the existence of stigma around a certain condition and its application to the individual.

Acceptance as a stigma management strategy manifests through behaviours such as displaying symptoms associated with the mental illness and forming bonds with other individuals who are similarly stigmatised.

Our study participants said they managed stigma by connecting with others going through similar experiences:

When I was dealing with depression and all of that, the person I spoke to about it was my cousin. He was also depressed at the time. So it was like, we are sharing notes. You know, and we end up encouraging each other. (male, actor and comedian)

Another male actor and comedian shared:
“Among celebrities who go through mental health issues, we talk. We have discussions among ourselves. It will not be possible to go out and say it publicly but among ourselves, I can call a colleague and say, guy, I have been experiencing this breakdown.”




Read more:
Unpacking the role of religious counselling services in Ghana


What needs to be done

Our research shows an important truth for Ghanaians. The people we admire most are also actively navigating mental health challenges behind closed doors. Their silence and ways of handling their mental struggles reflect the same fears many ordinary Ghanaians carry. If people in the spotlight are quietly battling mental illnesses, it shows that mental illness is far more common than some people are willing to admit.

This is why real mental illness conversations must begin now. To reduce mental illness stigma, it must be openly spoken about, and every shift starts somewhere: in our homes, religious spaces and workplaces. When people speak honestly about their struggles, and if others listen and respond with compassion, it creates a culture where seeking mental help is not seen as shameful.

Celebrity stories show that prayer plays a central role in how celebrities largely cope with mental illness. Prayer is meaningful, culturally rooted and, for many, spiritually essential. But prayer should not replace medical help. In short, prayer and seeking medical help should not be seen as mutually exclusive; rather, they should be seen as complementary.

Mental health professionals and religious leaders can help reframe mental illness healing as a process that can be accomplished through both medical care and spiritual prayers and not as a choice between them, especially in a religious culture like Ghana. Doing this can offer a more holistic pathway to recovery and a more accepting community for people who fear stigmatisation.

Healing does not have to be hidden, and help does not have to be feared. A new culture of openness can begin with each person who chooses to speak, listen and support. We hope that this shift starts now and that Ghana becomes a place where spiritual care and medical support work in tandem to make mental health care accessible and stigma-free.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Ghanaian celebrities are dealing with mental illness stigma behind closed doors – why speaking up matters – https://theconversation.com/ghanaian-celebrities-are-dealing-with-mental-illness-stigma-behind-closed-doors-why-speaking-up-matters-270710

Africa’s climate finance rules are growing, but they’re weakly enforced – new research

Source: The Conversation – Africa – By Paola D’Orazio, Associate Professor, IÉSEG School of Management

Climate change is no longer just about melting ice or hotter summers. It is also a financial problem. Droughts, floods, storms and heatwaves damage crops, factories and infrastructure. At the same time, the global push to cut greenhouse gas emissions creates risks for countries that depend on oil, gas or coal.

These pressures can destabilise entire financial systems, especially in regions already facing economic fragility. Africa is a prime example.

Although the continent contributes less than 5% of global carbon emissions, it is among the most vulnerable. In Mozambique, repeated cyclones have destroyed homes, roads and farms, forcing banks and insurers to absorb heavy losses. Kenya has experienced severe droughts that hurt agriculture, reducing farmers’ ability to repay loans. In north Africa, heatwaves strain electricity grids and increase water scarcity.

These physical risks are compounded by “transition risks”, like declining revenues from fossil fuel exports or higher borrowing costs as investors worry about climate instability. Together, they make climate governance through financial policies both urgent and complex. Without these policies, financial systems risk being caught off guard by climate shocks and the transition away from fossil fuels.

This is where climate-related financial policies come in. They provide the tools for banks, insurers and regulators to manage risks, support investment in greener sectors and strengthen financial stability.

Regulators and banks across Africa have started to adopt climate-related financial policies. These range from rules that require banks to consider climate risks, to disclosure standards, green lending guidelines, and green bond frameworks. These tools are being tested in several countries. But their scope and enforcement vary widely across the continent.

My research compiles the first continent-wide database of climate-related financial policies in Africa and examines how differences in these policies – and in how binding they are – affect financial stability and the ability to mobilise private investment for green projects.

A new study I conducted reviewed more than two decades of policies (2000–2025) across African countries. It found stark differences.

South Africa has developed the most comprehensive framework, with policies across all categories. Kenya and Morocco are also active, particularly in disclosure and risk-management rules. In contrast, many countries in central and west Africa have introduced only a few voluntary measures.

Why does this matter? Voluntary rules can help raise awareness and encourage change, but on their own they often do not go far enough. Binding measures, on the other hand, tend to create stronger incentives and steadier progress. So far, however, most African climate-related financial policies remain voluntary. This leaves climate risk as something to consider rather than a firm requirement.

Uneven landscape

In Africa, the 2015 Paris Agreement marked a clear turning point. Around that time, policy activity increased noticeably, suggesting that international agreements and standards could help create momentum and visibility for climate action. The expansion of climate-related financial policies was also shaped by domestic priorities and by pressure from international investors and development partners.

But since the late 2010s, progress has slowed. Limited resources, overlapping institutional responsibilities and fragmented coordination have made it difficult to sustain the earlier pace of reform.

Looking across the continent, four broad patterns have emerged.

A few countries, such as South Africa, have developed comprehensive frameworks. These include:

  • disclosure rules (requirements for banks and companies to report how climate risks affect them)

  • stress tests (simulations of extreme climate or transition scenarios to see whether banks would remain resilient).

Others, including Kenya and Morocco, are steadily expanding their policy mix, even if institutional capacity is still developing.

Some, such as Nigeria and Egypt, are moderately active, with a focus on disclosure rules and green bonds. (Those are bonds whose proceeds are earmarked to finance environmentally friendly projects such as renewable energy, clean transport or climate-resilient infrastructure.)

Finally, many countries in central and west Africa have introduced only a limited number of measures, often voluntary in nature.

This uneven landscape has important consequences.

The net effect

In fossil fuel-dependent economies such as South Africa, Egypt and Algeria, the shift away from coal, oil and gas could generate significant transition risks. These include:

  • financial instability, for example when asset values in carbon-intensive sectors fall sharply or credit exposures deteriorate

  • stranded assets, where fossil fuel infrastructure and reserves lose their economic value before the end of their expected life because they can no longer be used or are no longer profitable under stricter climate policies.

Addressing these challenges may require policies that combine investment in new, low-carbon sectors with targeted support for affected workers, communities and households.

Climate finance affects people directly. When droughts lead to loan defaults, local banks are strained. Insurance companies facing repeated payouts after floods may raise premiums. Pension funds invested in fossil fuels risk devaluations as these assets lose value. Climate-related financial policies therefore matter not only for regulators and markets, but also for jobs, savings, and everyday livelihoods.

At the same time, there are opportunities.

Firstly, expanding access to green bonds and sustainability-linked loans can channel private finance into renewable energy, clean transport, or resilient infrastructure.

Secondly, stronger disclosure rules can improve transparency and investor confidence.

Thirdly, regional harmonisation through common reporting standards, for example, would reduce fragmentation. This would make it easier for Africa to attract global climate finance.

Looking ahead

International forums such as the UN climate conferences (COP) and the G20 have helped to push this agenda forward, mainly by setting expectations rather than hard rules. These initiatives create pressure and guidance. But they remain soft law. Turning them into binding, enforceable rules still depends on decisions taken by national regulators and governments.

International partners such as the African Development Bank and the African Union could support coordination by promoting continental standards that define what counts as a green investment. Donors and multilateral lenders may also provide technical expertise and financial support to countries with weaker systems, helping them move from voluntary guidelines toward more enforceable rules.

South Africa, already a regional leader, could share its experience with stress testing and green finance frameworks.

Africa also has the potential to position itself as a hub for renewable energy and sustainable finance. With vast solar and wind resources, expanding urban centres, and an increasingly digital financial sector, the continent could leapfrog towards a greener future if investment and regulation advance together.

Success stories in Kenya’s sustainable banking practices and Morocco’s renewable energy expansion show that progress is possible when financial systems adapt.

What happens next will matter greatly. By expanding and enforcing climate-related financial rules, Africa can reduce its vulnerability to climate shocks while unlocking opportunities in green finance and renewable energy.

The Conversation

Paola D’Orazio does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Africa’s climate finance rules are growing, but they’re weakly enforced – new research – https://theconversation.com/africas-climate-finance-rules-are-growing-but-theyre-weakly-enforced-new-research-270990

Où vivent les plus riches ? Ce que la géographie des hauts revenus dit des fractures françaises

Source: The Conversation – France (in French) – By Hippolyte d’Albis, Professeur, ESSEC

Des centres urbains, où se concentrent les hauts revenus, aux territoires périphériques, où ils disparaissent, la carte des foyers les plus aisés de France raconte une histoire singulière des inégalités. En retraçant leur répartition géographique depuis 1960, une nouvelle étude éclaire les conséquences spatiales des transformations structurelles de l’économie française, et les tensions sociales et politiques qu’elles continuent d’alimenter.


Réduire les écarts entre territoires est un objectif récurrent des politiques publiques, en France comme en Europe. L’Union européenne (UE) en a fait un principe fondateur, inscrit à l’article 174 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) :

« Afin de promouvoir un développement harmonieux de l’ensemble de l’Union, celle-ci vise à réduire les écarts entre les niveaux de développement des diverses régions. »

Pourtant, cet objectif est aujourd’hui plus que jamais mis à l’épreuve. En France, comme ailleurs, les dernières décennies ont vu s’accentuer un sentiment de fracture territoriale : d’un côté, quelques grandes métropoles concentrent les emplois qualifiés, les sièges d’entreprises, les services de haut niveau ; de l’autre, de vastes espaces voient leurs activités industrielles décliner, leurs jeunes partir et leurs revenus stagner.

Ces déséquilibres économiques ne sont pas sans conséquence sociale ou politique, comme les dernières années l’ont montré avec force. Des ronds-points des « gilets jaunes » aux cartes électorales où se lit la progression de l’abstention ou du vote pour les partis extrêmes, la colère sociale a souvent une géographie. Là où les opportunités économiques se raréfient, les perspectives se referment, le sentiment d’injustice s’installe, et une question fondamentale émerge : que devient une société lorsque les perspectives de réussite se concentrent exclusivement dans quelques territoires ?

Un indicateur plus fin pour comprendre ces enjeux

Comprendre ces enjeux suppose d’abord de bien les mesurer. Or, les indicateurs couramment utilisés dans la littérature économique tendent à masquer la réalité des disparités territoriales. On analyse souvent le développement d’une région à l’aune du produit intérieur brut par habitant ou du revenu moyen, sans tenir compte des différences de structures sociales : ici, une forte proportion de ménages aisés et modestes ; là, une population plus homogène, composée de classes moyennes. Ainsi, la répartition des revenus constitue un élément central pour comprendre les dynamiques locales.




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Dans un article à paraître dans le Journal of Economic Geography, nous avons voulu dépasser ces limites en construisant une base de données inédite retraçant la répartition des foyers fiscaux appartenant aux 10 % et aux 1 % les plus aisés dans les départements de France hexagonale depuis 1960. Ce travail, rendu possible par une collecte de longue haleine dans les archives du ministère des finances, offre pour la première fois la possibilité d’observer sur plus d’un demi-siècle la géographie des hauts revenus en France et les transformations qu’elle révèle.

À partir de ces données, nous proposons un indicateur simple mais riche de sens : la part des très hauts revenus (Top 1 %) et des hauts revenus (Top 10 % moins Top 1 %) dans la population locale. On peut interpréter ces indicateurs comme la probabilité, pour un individu, d’appartenir aux ménages aisés selon le territoire où il vit.

Cette approche offre un regard nouveau sur les fractures territoriales contemporaines. Là où les opportunités économiques s’amenuisent, les plus qualifiés, les plus ambitieux, les plus mobiles partent ailleurs, laissant derrière eux des territoires appauvris en capital humain et en perspectives. Ces départs nourrissent à leur tour un sentiment de déclassement collectif, l’impression diffuse que « le progrès se passe ailleurs ».

Les cartes de la figure 1 retracent plus de soixante ans d’histoire sociale du territoire français. Elles montrent, pour trois dates clés (1960, 1990 et 2019), la part des ménages appartenant aux très hauts revenus (à gauche) et aux hauts revenus (à droite). Si les foyers fiscaux aisés étaient répartis uniformément, ces parts seraient respectivement de 1 % et de 9 % dans tous les départements : ce sont les zones blanches sur les cartes. Dans la réalité, ce n’est pas le cas : les nuances d’orange et de rouge signalent donc une surreprésentation locale, les teintes de bleu une sous-représentation. Il faut enfin rappeler que la géographie administrative de l’Île-de-France est passée de trois départements au début des années 1960 à huit aujourd’hui.

L’importance de la ligne Caen-Annecy dans les années 1960

En 1960, la France des très hauts revenus est très largement structurée par une ligne Caen-Annecy. Au sud, la part des foyers aux très hauts revenus dans la population locale est faible, souvent moins de 0,5 % (nous l’estimons par exemple à 0,1 % en Lozère). Seules quelques zones urbaines ou industrielles (Rhône, Haute-Garonne, Isère, Haute-Savoie) se distinguent légèrement. Au nord, la présence des foyers les plus aisés s’intensifie, notamment en région parisienne, où la part atteint 2,6 % dans le département de la Seine et 1,6 % en Seine-et-Oise, ou dans le département du Nord.

Trente ans plus tard, la ligne Caen–Annecy a perdu son sens. Les départements où les très hauts revenus sont rares se concentrent près du Massif central (0,4 % en Lozère). Un second pôle où se concentrent les foyers aux très hauts revenus s’est formé à la frontière suisse (Ain, Savoie, Haute-Savoie), tandis que la Côte d’Azur, les métropoles du Sud-Ouest (Toulouse, Bordeaux) et quelques villes du centre (Dijon, Tours) gagnent en attractivité. On observe une forte polarisation en Île-de-France : les très hauts revenus sont très présents à Paris, dans les Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, mais très peu nombreux en Seine-Saint-Denis.

Une nouvelle géographie aujourd’hui

En 2019, la rupture est manifeste. Les très hauts revenus sont absents dans la plupart des départements de la « diagonale du vide », tandis que la France des très hauts revenus se réduit à quelques pôles métropolitains (Bordeaux, Nantes, Toulouse, Marseille, Dijon, Strasbourg, Nice) qui conservent des parts proches de 1 % et à la frontière suisse où elle est de 2 % en Haute-Savoie. En Île-de-France, la polarisation atteint des sommets : la part des très hauts revenus est seulement de 0,4 % en Seine-Saint-Denis, mais de 4,5 % à Paris, 4,2 % dans les Hauts-de-Seine, et 2,8 % dans les Yvelines.

Les cartes des hauts revenus (hors Top 1 %) confirment ces dynamiques. En 1960, les foyers aisés sont déjà concentrés autour de Paris et du Rhône tandis que la Bretagne, le Sud-Ouest et le Massif central en comptent peu (moins de 3 % en Aveyron ou en Haute-Loire). En 1990, cette géographie change. La frontière suisse, la Côte d’Azur et plusieurs métropoles régionales rejoignent le groupe des départements surreprésentés. En 2019, les écarts s’accentuent encore, mais la logique reste la même : une sous-représentation persistante dans le centre du pays, et une forte surreprésentation des ménages aisés en région parisienne et près de la frontière suisse. La part de ces foyers est maximale dans les Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, où elle atteint 18 %.

Figure 1 : Proportion des très hauts revenus et des hauts revenus dans la population locale en 1960, en 1990 et en 2019.


Fourni par l’auteur

Notes : On définit la part des très hauts revenus comme la proportion de ménages faisant partie des 1 % de ménages aux plus hauts revenus (respectivement 10 % de ménages aux plus hauts revenus moins les 1 % aux plus hauts revenus) tels que définis en France hexagonale.

Des trajectoires divergentes depuis la fin des années 1990

Ces transformations géographiques détaillées peuvent se résumer en un indicateur unique : l’indice de Theil, couramment utilisé pour mesurer les inégalités économiques. Nous l’avons calculé pour chaque année à partir de la part des foyers appartenant aux très hauts revenus ou aux hauts revenus dans chaque département (en vert et en orange sur la figure 2), en conservant une classification départementale stable sur toute la période. Cet indicateur permet de mesurer si ces parts se sont rapprochées ou, au contraire, éloignées au fil du temps. Pour faciliter la comparaison entre les deux courbes, les valeurs ont été normalisées à 1 en 1962.

Le résultat est frappant : après quarante ans de convergence, les écarts territoriaux se sont de nouveau creusés depuis la fin des années 1990. En vingt ans, la concentration géographique des très hauts revenus a triplé, retrouvant son niveau du début de la période. C’est bien le signe d’un retour marqué des inégalités régionales, tirées par le haut de la distribution des revenus.

Figure 2 : Évolution des inégalités d’opportunités économiques régionales entre 1960 et 2019.


Fourni par l’auteur

L’impact de la désindustrialisation

Nous avons cherché à comprendre pourquoi ces opportunités économiques régionales de faire partie des ménages aux très hauts revenus ont d’abord convergé, avant de diverger à nouveau fortement. Deux transformations majeures permettent d’en comprendre la logique.

Dans les années 1960, la présence de très hauts revenus s’expliquait avant tout par la concentration d’activités industrielles, elles-mêmes très inégalement réparties sur le territoire national au profit des régions du Nord-Est. Puis, entre 1960 et 1990, les structures productives régionales se sont progressivement rapprochées : les territoires longtemps agricoles se sont industrialisés tandis que les grandes régions manufacturières perdaient peu à peu leur avantage relatif. Ce mouvement de rééquilibrage a favorisé une réduction des différences régionales d’opportunités économiques.




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Enfin, à partir des années 1990, la désindustrialisation s’est généralisée à l’ensemble du pays tout en s’accompagnant d’une montée en puissance des services à haute valeur ajoutée. Ce sont eux qui expliquent alors où se trouvent les opportunités économiques de faire partie des ménages aux très hauts revenus. Or, ces activités se trouvent majoritairement dans les grandes métropoles, où elles bénéficient de la présence d’emplois qualifiés, d’infrastructures performantes et de politiques publiques volontaristes, comme l’illustre l’écosystème scientifique et technologique développé sur le plateau de Saclay (Essonne) depuis une quinzaine d’années. On retrouve cette logique dans la région frontalière de Genève, où la concentration d’emplois hautement qualifiés dans les services financiers explique en partie la surreprésentation de ménages à très hauts revenus dans les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain.

Une économie polarisée et des territoires « laissés pour compte »

Pour finir, nous défendons l’idée selon laquelle les inégalités territoriales ne tiendraient pas seulement à des écarts de revenus par habitant entre régions, mais à la manière dont les revenus les plus élevés se répartissent dans l’espace.

Depuis les années 2000, les opportunités économiques se concentrent dans un tout petit nombre de territoires, reflet d’une économie de plus en plus polarisée autour de quelques métropoles et de leurs bassins d’emplois qualifiés. En France, comme ailleurs, les transformations structurelles ont progressivement creusé l’écart entre des régions gagnantes, insérées dans l’économie de la connaissance, et d’autres qui peinent à en profiter.

Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique plus large, documentée dans la littérature internationale sous le concept de left-behind places. Ces territoires « laissés pour compte » se retrouvent déconnectés des pôles de croissance et des réseaux de pouvoir économique, et expriment à intervalles réguliers le sentiment d’abandon qui les ronge. Réduire ces écarts ne relève donc pas d’un enjeu d’efficacité économique, mais d’un impératif démocratique.

Aujourd’hui, la question reste entière : comment faire en sorte que la transition vers une économie fondée sur les savoirs, les services et l’innovation ne creuse pas davantage les fractures entre territoires ? En retraçant cette histoire sur plus d’un demi-siècle, nos travaux rappellent que la géographie des hauts revenus est mouvante, et ne saurait se passer de volontarisme politique.

The Conversation

Hippolyte d’Albis a reçu des financements de l’ANR et de la Commission européenne.

Aurélie Sotura et Florian Bonnet ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Où vivent les plus riches ? Ce que la géographie des hauts revenus dit des fractures françaises – https://theconversation.com/ou-vivent-les-plus-riches-ce-que-la-geographie-des-hauts-revenus-dit-des-fractures-francaises-272183