Être grand-parent à distance : ce qui se perd lorsque les familles sont séparées et comment combler le fossé

Source: The Conversation – in French – By Sulette Ferreira, Transnational Family Specialist and Researcher, University of Johannesburg

Devenir grand-parent est souvent perçu comme une expérience profondément intime et concrète : tenir un nouveau-né dans ses bras, partager ses premiers sourires, assister à ses premiers pas hésitants. Cette expérience repose traditionnellement sur la présence physique et sur des visites spontanées.

Pour de nombreux grands-parents dont les enfants ont émigré, ces moments précieux ne se vivent plus avec le contact physique. Ils se déroulent désormais à travers des écrans et sont soumis aux contraintes des décalages horaires. Ils sont aussi marqués par un sentiment d’éloignement.

C’est le cas en Afrique du Sud, un pays où l’émigration est en hausse, en particulier parmi les jeunes familles. Plus d’un million de Sud-Africains vivent aujourd’hui à l’étranger. Cela a des effets profonds et durables et touche plusieurs générations.

Dans une étude récente, j’ai exploré l’impact de l’émigration mondiale sur les relations entre les grands-parents sud-africains et leurs petits-enfants nés à l’étranger. J’ai examiné ce que signifie endosser le rôle de grand-parent à distance, souvent pour la première fois, et comment l’absence de proximité physique remodèle les relations entre générations.

J’ai publié divers articles sur la migration et les relations entre générations dans les familles qui vivent entre deux pays. Je dirige également un cabinet privé qui se concentre sur les défis émotionnels liés à l’émigration.

Dans le cadre de ma thèse de doctorat, j’ai mené des entretiens approfondis avec 24 parents sud-africains dont les enfants adultes avaient émigré. Ce projet a jeté les bases de mon programme de recherche plus large sur les effets émotionnels de la migration. Cet article de recherche est basé sur les expériences de 44 participants.

Pour ces grands-parents, l’émigration représente plus qu’une simple séparation géographique. Le rythme familier de la vie avec leurs petits-enfants, des visites spontanées aux fêtes communes, est bouleversé. Il en résulte un sentiment de perte profond et permanent, non seulement lié à l’absence des interactions quotidiennes avec leurs petits-enfants, mais aussi à la disparition progressive d’un rôle cher à leur cœur, autrefois ancré dans la présence physique et les liens quotidiens.

Les résultats montrent que l’absence de proximité physique engendre de profondes barrières émotionnelles, particulièrement durant les premières années de la vie d’un petit-enfant, qui sont déterminantes. Pourtant, malgré la distance, les grands-parents parviennent à trouver des moyens créatifs et significatifs de rester émotionnellement présents.

Dans les familles transnationales, les grands-parents jouent un rôle de gardiens de la continuité culturelle et de soutien émotionnel, mais aussi d’acteurs actifs qui redéfinissent ce que signifie être grand-parent dans le contexte de la migration mondiale.

Témoignages des grands-parents

La question centrale de ma recherche était de savoir comment la distance avait redéfini le rôle de certains grands-parents dans les familles sud-africaines. Elle a également examiné comment les grands-parents s’adaptent et négocient leurs rôles à différentes étapes de la vie de leurs petits-enfants.

Les critères de sélection étaient les suivants : être citoyen sud-africain, parler couramment l’anglais, vivre en Afrique du Sud, être parent d’un ou plusieurs enfants adultes ayant émigré et vécu à l’étranger pendant au moins un an, et être de toute origine ethnique, culture, sexe, statut socio-économique et âgé de 50 à 80 ans.

J’ai complété les entretiens par des enquêtes qualitatives distribuées via mon groupe de soutien en ligne.

Les grands-parents ont fait état de diverses difficultés, telles que la perte de leur implication quotidienne, la charge émotionnelle liée à la séparation et les difficultés de communication numérique qui nécessitaient des stratégies d’adaptation continues pour maintenir le lien.

L’étude montre que la distance n’affaiblit pas nécessairement les liens intergénérationnels, mais oblige les grands-parents à redéfinir leur présence.

Mes recherches ont clairement montré que le lieu de naissance est un facteur déterminant dans la formation du lien entre grands-parents et
petits-enfants.

Les grands-parents d’enfants nés en Afrique du Sud et qui déménagent ensuite dans un autre pays sont souvent impliqués dès le début. Ils aident à prendre soin des enfants au quotidien, célèbrent les étapes importantes et profitent de visites spontanées. Ces interactions quotidiennes nourrissent des liens émotionnels forts.
Comme l’a confié Annelise, une participante :

Quand votre petit-enfant naît ici, vous le connaissez depuis sa naissance, vous le voyez tous les jours, vous partagez tout.

Lorsque ces petits-enfants émigrent, la rupture peut être profonde. Les grands-parents perdent non seulement un contact régulier, mais aussi leur rôle de soutiens actifs.

Lorsque les petits-enfants naissent à l’étranger, un parcours émotionnel différent se dessine. La joie et l’excitation sont souvent tempérées par la nostalgie et la tristesse.

La réalité des relations transfrontalières oblige les grands-parents à redéfinir leur rôle. Pour de nombreuses familles, la grossesse renforce les liens entre les générations, en particulier entre les mères et les filles. Cette phase est généralement marquée par des rituels communs, qui façonnent l’identité de mère et de grand-parent. Ces rituels favorisent les liens affectifs et le sentiment d’appartenance.

Mais pour les grands-parents qui sont séparés, ces moments peuvent être remplacés par des captures d’écran et des messages vocaux, rendant les étapes importantes lointaines et intangibles.

Cette absence précoce peut être ressentie comme une exclusion de la grand-parentalité elle-même, comme si ce rôle était refusé avant même d’avoir commencé. Ce phénomène correspond étroitement au concept de « perte ambiguë » développé par la psychologue américaine Pauline Boss, qui désigne un deuil sans fin.

Malgré cela, de nombreux grands-parents restent activement impliqués. Certains deviennent ce que les sociologues américaines Judith Treas et Shampa Mazumdar appellent des « seniors en mouvement » : ils se déplacent plus, et organisent leur vie autour de billets d’avion, des renouvellements de visa et des séjours temporaires consacrés aux petits-enfants.

Mais les défis sont de taille.

Rester proche malgré la distance

Il est difficile de maintenir une relation au-delà des frontières.

Deux stratégies clés sont ressorties de mes recherches : la communication virtuelle et les visites transnationales.

Toutes les personnes que j’ai interrogées utilisaient largement la technologie : lecture hebdomadaire d’histoires sur Zoom, enregistrements de lectures ou « colis » remplis de lettres, de recettes ou d’objets artisanaux.

Les visites physiques étaient limitées par un ensemble d’obstacles financiers, logistiques, émotionnels et relationnels.

Les vols sont tout simplement trop chers, et avec ma santé, je ne pense pas pouvoir supporter le voyage. Cela me brise le cœur, mais ce n’est tout simplement pas possible. Je ne pense pas que je le reverrai un jour.

J’ai également constaté que le rôle des parents était essentiel. En partageant des photos, en prenant l’initiative d’appeler et en faisant en sorte que les grands-parents soient présents dans les conversations quotidiennes, certains parents ont contribué à renforcer les liens affectifs.

Ma fille et mon gendre sont tous deux très doués pour m’envoyer régulièrement des photos et des vidéos… Ils savent tous les deux à quel point mes deux petits-enfants me manquent, alors ils me tiennent au courant… Ils m’appellent également chaque semaine et encouragent les enfants à se concentrer sur nos appels.

Conclusions

Le rôle des grands-parents transnationaux remet en question le modèle traditionnel d’implication active. Il nécessite de repenser la notion de présence.

Mes recherches montrent que les grands-parents y parviennent grâce à leur créativité, leur souplesse émotionnelle et leur amour indéfectible. Ils sont en train de forger un nouveau type de grands-parents à travers les continents, où les liens transcendent la distance.

The Conversation

Sulette Ferreira est chercheuse à l’université de Johannesburg.

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Pollution, un mot qui permet aussi d’opérer un classement social

Source: The Conversation – France (in French) – By Camille Dormoy, Docteure en sociologie, spécialiste des politiques publiques de gestion des déchets/économie circulaire, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

Le mot « pollution n’est pas neutre, loin de là. Emprunté, d’un point de vue étymologique, au vocabulaire du sacré pour désigner ce qui « souille » ce dernier, le mot n’est pas aussi factuel qu’il y paraît. Ce qu’on considère comme polluant n’est pas seulement défini par des critères scientifiques ou sanitaires, mais également de règles sociales implicites. Il revêt aujourd’hui des enjeux de pouvoir : qui peut désigner la pollution peut non seulement désigner ce qui pollue, mais également « qui » pollue.


Tout le monde s’accorde sur l’objectif : réduire la pollution. Au-delà des discussions sur la ou les meilleures façons d’agir, dès qu’il s’agit de désigner ce qui pollue et, surtout, qui pollue, les désaccords éclatent. Loin d’être purement techniques, les conflits liés à la pollution révèlent des fractures sociales, culturelles et politiques.

Il faut dire que l’étymologie du mot n’est pas neutre : pollution est emprunté du latin pollutio, qui signifie « souillure », « profanation », est lui-même dérivé de polluere, (souiller). Un terme qui souligne la distinction entre le sacré et ce qui ne l’est pas, c’est-à-dire le profane.

Mary Douglas, en 2002.
United Nations International School (UNIS).

L’anthropologue britannique Mary Douglas (1921-2007) s’est intéressée à cette distinction entre acceptable et inacceptable, profane et sacrée qui donne à la pollution sa portée symbolique et politique, dans une perspective anthropologique.

Son ouvrage de 1966 De la souillure. Essai sur les notions de pollution et de tabou (dans son titre original, Purity and Danger: An Analysis of Concepts of Pollution and Taboo) est devenu un classique. Elle y explique que la pollution n’est pas seulement un effet secondaire de nos modes de vie, mais aussi une question de pouvoir.

Quand « sale » veut surtout dire « hors norme »

Mary Douglas propose une idée aussi simple que subversive : la saleté, c’est, d’abord, ce qui dérange l’ordre des choses. Autrement dit, ce qu’on considère comme polluant n’est pas toujours seulement défini par des critères scientifiques ou sanitaires.

Cela dépend avant tout des règles implicites de chaque société, de ce qu’elle juge acceptable ou non. Ce n’est pas l’objet ou le geste en soi qui est « sale », c’est le fait qu’il transgresse des règles, des normes. Dès qu’il ne rentre pas dans la bonne case, il devient suspect, dérangeant, indésirable.

Un sac plastique dans un marché bio choque, mais dans un supermarché discount, il passe inaperçu. Des poules dans un jardin de campagne symbolisent l’autonomie alimentaire, mais dans une résidence de centre-ville, elles deviennent un problème de voisinage. Dans une piscine municipale, le chlore est associé à la propreté et à la désinfection, mais dans l’eau du robinet, il est soupçonné d’empoisonner ou de perturber le goût, en particulier dans les milieux qui valorisent l’eau « pure » (de source, filtrée, ou encore osmosée).

À travers ces quelques exemples, on voit que ce n’est pas tant la matière qui fait la pollution, mais le contexte dans lequel elle survient. Ce qu’on considère comme propre, polluant ou sain ne dépend pas seulement de critères scientifiques, mais aussi de normes sociales souvent invisibles.

La pollution ne désigne donc pas seulement une nuisance matérielle, elle fonctionne comme un révélateur de frontières symboliques : ce qui dérange, ce qui transgresse, ce qui fait éclater les catégories établies et qui menace un ordre social donné.




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La pollution, un langage du pouvoir pour désigner les bonnes façons d’habiter ?

Transposée à nos sociétés industrielles, la grille d’analyse de Mary Douglas permet de relire autrement les conflits écologiques contemporains. Ceux-ci ne se limitent pas à des désaccords techniques ou à des niveaux de risque mesurables : ils renvoient à des visions du monde incompatibles, à des manières d’habiter et de cohabiter dans un espace donné.

Ce que l’on nomme polluant – ou sale, ou incivique – n’est que rarement et seulement une substance ou un comportement objectivement problématique. C’est une manière de désigner ce qui dérange un ordre établi et, surtout, ceux qui sont perçus comme menaçant cet ordre.

À Étouvie, un quartier populaire d’Amiens, mon enquête ethnographique a mis en lumière la façon dont certaines pratiques ordinaires, comme la mécanique de rue (c’est-à-dire, le fait de réparer son véhicule directement dans l’espace public), le nourrissage d’animaux ou les dépôts d’encombrants sont régulièrement qualifiées de polluantes, souvent bien au-delà de leur impact réel.

Ces gestes, chargés d’un jugement moral, deviennent les marqueurs d’un écart à la norme. Dans le contexte local que j’ai étudié, ce sont souvent les habitants de longue date – ceux qui se perçoivent comme « autochtones » – qui en sont les auteurs désignés. Progressivement, ils se trouvent disqualifiés au profit d’un groupe de nouveaux arrivants ou d’habitants extérieurs, plus actifs dans les instances locales et plus légitimes aux yeux des institutions.

Ces plaintes sur la « propreté du quartier » ne relèvent pas de simples préférences esthétiques ou de velléités écologiques : elles sont productrices de pouvoir. En désignant ce qui est sale ou polluant, certains habitants acquièrent une légitimité pour s’imposer dans les comités de quartier, dans les associations ou dans les réunions publiques.

C’est là que se négocient non seulement les règles de propreté, les formes de contrôle local, mais aussi les grandes lignes des politiques et des aménagements à venir. Nommer ce qui est polluant devient ainsi une manière de gouverner les manières d’habiter.

Un phénomène urbain, mais aussi rural

Ces mécanismes ne se jouent pas uniquement en milieu urbain ou populaire. Dans certaines communes rurales, j’ai observé un phénomène comparable entre des habitants récemment installés en périphérie et des agriculteurs en place. Ces néoruraux, souvent porteurs d’une sensibilité écologique affirmée, rejettent fortement les pratiques agricoles dites conventionnelles, et s’opposent, par exemple, à l’implantation d’un méthaniseur.

Pour disqualifier leurs voisins agriculteurs, ils mobilisent un vocabulaire de la pollution, non pas en invoquant la contamination des sols ou de l’air, mais en désignant une forme de trouble paysager et sensoriel : « les tracteurs qui pourrissent la rue », « les traînées de boue sur les trottoirs » ou « les buttes de terre jusque devant les portails ». Ce n’est pas tant la matière elle-même qui pose ici problème, mais ce qu’elle incarne : une manière de produire, de circuler, d’habiter le territoire, perçue comme incompatible avec l’idée que ces habitants se font du « bon » rural.

Unité de méthanisation agricole.
Jérémy-Günther-Heinz Jähnick, CC BY-NC-SA

Dans les deux cas, urbain et rural, la pollution devient un levier de classement social et spatial. Elle ne désigne pas uniquement ce qui salit, mais ce qui déborde d’un cadre attendu, d’un paysage imaginé, d’une norme implicite. Elle permet de dire : ceci est hors de sa place. Et donc, ceci n’a pas lieu d’être ici.




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Penser la pollution autrement : ne pas moraliser mais politiser

Associée à l’industrie, aux fumées, aux déchets toxiques, la pollution a longtemps désigné des atteintes massives à l’environnement, portées par des acteurs identifiables.

Mais, depuis quelques années, le mot a glissé vers d’autres usages. Aujourd’hui, il s’applique aussi à des comportements individuels et à des gestes jugés « inappropriés » : mal trier ses déchets, entreposer des objets sur le trottoir, laisser des traces de son passage. Ce glissement n’est pas anodin.

Comme l’a montré Mary Douglas, la pollution n’est jamais seulement une affaire de substances. C’est un langage : une manière de dire ce qui dérange, ce qui déborde, ce qui n’est pas « à sa place ». Elle sert à dessiner les frontières entre le propre et le sale, le légitime et l’inacceptable.

Dans les quartiers populaires comme dans les villages périurbains, les conflits autour des déchets ou des pratiques agricoles ne parlent pas seulement de propreté ou d’écologie. Ils révèlent des luttes pour définir ce qui est normal, pour dire qui a sa place et qui ne l’a pas.

Cette lecture éclaire aussi un paradoxe : certaines pollutions massives, chimiques ou diffuses, restent invisibles dans l’espace public. Trop silencieuses, trop abstraites, elles échappent aux radars symboliques. On repère un sac plastique mal trié. On perçoit l’odeur d’un méthaniseur. Mais un perturbateur endocrinien ou un seuil dépassé (par exemple la pollution aux oxydes d’azote, aux particules fines, à l’ozone…) en termes de qualité de l’air passent davantage inaperçus, non parce qu’ils sont inoffensifs – ce qu’ils ne sont pas –, mais parce qu’ils ne troublent pas immédiatement notre ordre sensible.

Ainsi, les conflits écologiques ne portent pas seulement sur des substances à éliminer ou sur des comportements à corriger. Ils engagent une lutte plus fondamentale, celle du pouvoir de nommer ce qui dérange, de désigner ce qui – objets, gestes ou populations – est « hors de place ». Car celui qui définit la saleté définit aussi l’ordre. La vraie question est ainsi de savoir qui détient ce pouvoir.

The Conversation

Camille Dormoy ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Pollution, un mot qui permet aussi d’opérer un classement social – https://theconversation.com/pollution-un-mot-qui-permet-aussi-doperer-un-classement-social-262724

FDA approves updated COVID-19 vaccines with new restrictions, potentially limiting access for healthy children

Source: The Conversation – USA (3) – By David Higgins, Assistant Professor of Pediatrics, University of Colorado Anschutz Medical Campus

The FDA’s move comes as, for the first time in decades, guidance from federal health authorities and pediatric experts diverge. PeopleImages/iStock via Getty Images Plus

Guidance around COVID-19 vaccines has once again shifted after the Food and Drug Administration on Aug. 27, 2025, approved updated shots for the fall season, but for a more limited group than in prior seasons.

These changes, announced on X by Secretary of Health and Human Services Robert F. Kennedy Jr., raise new questions about eligibility and availability of COVID-19 vaccines for children.

As a pediatrician and researcher who studies vaccine delivery and health policy, I foresee these changes adding to the confusion facing parents and providers, just as this summer’s COVID-19 wave continues to rise.

How does the new guidance differ from before?

The FDA revoked the emergency use authorizations for COVID‑19 vaccines, a status used during public health emergencies that made it possible to provisionally approve vaccines swiftly during the pandemic. The agency also limited their approval to only people at higher risk of serious illness from COVID-19 infection, such as those over 65 or with underlying health conditions. But for children it is even more complicated.

The FDA approved two updated mRNA-based vaccines – Moderna’s vaccine for children 6 months and older and Pfizer’s vaccine – both targeting a new variant called LP.8.1, for children 5 years and older. The agency also approved an updated version of the the protein-based Novavax vaccine targeting a strain of the virus called JN.1 for children 12 years and older. But all three approvals are limited to children at higher risk of serious illness from COVID-19 infection.

Previously, all children 6 months and older were able to receive either the Pfizer and Moderna vaccines, with the Novavax vaccine available for anyone 12 years and older. These changes mean it may be significantly more difficult for infants and young children to get vaccinated, even though they remain at higher risk for complications from COVID-19 compared with the general population.

The decision comes as, for the first time in decades, guidance from federal health authorities and pediatric experts diverge. The Centers for Disease Control and Prevention no longer routinely recommends COVID-19 vaccines for healthy children ages 6 months to 17 years. The decision to take this approach bypassed the CDC’s normal independent review panel, creating concerns about credibility.

In contrast, the American Academy of Pediatrics recently issued its own guidance based on its review of the evidence. The AAP recommends that all children 6 months to 23 months old and children 2 to 18 years old at higher risk receive vaccines. They also emphasize that COVID-19 vaccines should be available for all children whose parents want them.

The FDA’s new guidance on vaccines may make it difficult for families to obtain vaccines for healthy children.

The AAP’s review of the evidence showed COVID-19 remains a serious risk for young children and kids with certain high-risk conditions. It also found that children are still being hospitalized and dying at rates similar to those with other illnesses for which vaccines are routinely recommended, such as influenza. And an independent expert group called the Vaccine Integrity Project confirmed that no new safety concerns have emerged relating to COVID-19 vaccines and that the vaccines remain effective.

How might access to COVID-19 vaccines for kids change?

Despite young children remaining particularly vulnerable, changes to FDA approval and conflicting recommendations will mean access to vaccines could be challenging.

Children under 5 years of age can now only receive Moderna’s vaccine. Providers who had planned to use Pfizer’s vaccine need to quickly pivot, and Moderna will need to fill supply gaps. Also, providers may not be able to use any Pfizer vaccine stock they still hold now that the emergency use authorizations is no longer in effect. Families who already face barriers to vaccination, such as those who live in rural areas or who lack health insurance, may be especially affected by these new limitations.

If providers give healthy children a COVID-19 vaccine, they would be doing this “off-label,” meaning different than what the FDA label says. This practice is legal and common, with an estimated 1 in 5 medications prescribed off-label. However, while physicians can give vaccines off-label, in many states, pharmacists and other non-physicians may not be able to do so for any age.

Even if it is legal, some providers may be hesitant to give COVID-19 vaccines off-label. After the AAP released its own recommendations, Kennedy warned that vaccine recommendations that diverge from the CDC’s official list are not protected from liability, though legal experts argue that this is misleading.

The AAP published a list of high-risk health conditions or characteristics to guide parents and providers in deciding whether a child should receive the vaccine.

At the federal level, the only current list is on the CDC website and is not specifically related to COVID-19 vaccine recommendations. For example, it includes pregnancy, even though federal health leaders have previously stated the vaccines would no longer be recommended in pregnancy. In contrast, the American College of Obstetricians and Gynecologists strongly recommends updated COVID-19 vaccination during pregnancy, when planning pregnancy, in the postpartum period and while lactating, noting benefits for both patients and their newborns.

What might happen next?

Unfortunately, the confusion may deepen as the CDC’s recommendations, including who is at high risk, may be revised after an upcoming meeting of the Advisory Committee on Immunization Practices, a panel of independent experts that advises the agency.

In June 2025, in an unprecedented move, Kennedy disbanded the entire committee and hand-picked new members. The new committee has yet to weigh in on COVID-19 vaccines for children. The chair of the COVID-19 vaccine work group, which will make recommendations to all committee members, is led by an outspoken critic of COVID-19 vaccines who does not have a biomedical degree or medical experience. Also, on Aug. 27, 2025, federal officials attempted to oust the CDC’s director just a few weeks after she was confirmed, and multiple top officials resigned.

The bottom line is that with these FDA changes, fewer vulnerable children may end up vaccinated against COVID-19 because of supply constraints, parental confusion or provider uncertainty. The best thing a family can do is talk with their pediatrician about what options remain and what is best for their child.

The Conversation

David Higgins volunteers as Vice President of the Colorado Chapter of the American Academy of Pediatrics and as a board member of Immunize Colorado. He was not involved in the development or publication of the American Academy of Pediatrics’ immunization guidelines. The views and opinions expressed in this article are solely his own and do not represent those of the American Academy of Pediatrics.

ref. FDA approves updated COVID-19 vaccines with new restrictions, potentially limiting access for healthy children – https://theconversation.com/fda-approves-updated-covid-19-vaccines-with-new-restrictions-potentially-limiting-access-for-healthy-children-264098

Resiliencia desde abajo: proyectos comunitarios frente al cambio climático en América del Norte

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Alberto Gran Castro, Professor, Universidad de Guadalajara

Huellas de la sequía en la presa de Palote (Guanajato, México). Dany Bejar photography/Shutterstock

Frente a la creciente intensidad de los impactos del cambio climático –inundaciones, sequías prolongadas, incendios forestales, pérdida de biodiversidad y degradación ambiental–, las comunidades más vulnerables tienden a enfrentar desafíos cada vez más complejos para proteger sus territorios y alcanzar condiciones de vida deseables.

Esta vulnerabilidad, que se expresa en condiciones de exposición y dificultades para el acceso a recursos a la hora de afrontar amenazas, es el “escenario” de los proyectos de base comunitaria que emergen a través de procesos alternativos que buscan atender los efectos del cambio climático desde el conocimiento local, la acción colectiva y el compromiso con la justicia ambiental.

Sin embargo, para que estas iniciativas puedan desarrollarse, escalar y sostenerse en el tiempo, hace falta conjuntar una serie de factores; entre ellos, el apoyo institucional y recursos financieros.

El programa J4Climate: Equidad Ambiental y Resiliencia Climática, impulsado por la Comisión para la Cooperación Ambiental (CCA) –organismo trinacional establecido en el marco del Tratado de Libre Comercio entre México, Estados Unidos y Canadá–, representa uno de los mecanismos regionales que han reconocido la importancia de fortalecer este tipo de esfuerzos.

A través de convocatorias anuales, J4Climate financia proyectos en la región, priorizando a comunidades indígenas, rurales y marginadas en contextos de alta vulnerabilidad climática.




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Una mirada crítica al programa J4Climate

Aunque estos apoyos han dado lugar a experiencias valiosas, es importante reflexionar críticamente sobre sus alcances y limitaciones. ¿Qué implica financiar la resiliencia comunitaria?

Los recursos de J4Climate provienen de las agencias ambientales de los tres países: el Ministerio de Medio Ambiente y Cambio Climático de Canadá, la Agencia de Protección Ambiental de Estados Unidos y la Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales de México. Se trata, por tanto, de un instrumento intergubernamental que refleja tanto intereses comunes como tensiones políticas que requieren articulación y negociación entre los países.

Desde una perspectiva comunitaria, este financiamiento representa una oportunidad estratégica, ya que permite dar continuidad a proyectos que, de otro modo, enfrentarían enormes obstáculos para acceder a recursos financieros. Sin embargo, no todos los proyectos comunitarios pueden acceder a este tipo de fondos: las exigencias técnicas, los marcos de evaluación por resultados y los plazos de ejecución corren el riesgo de excluir propuestas que no encajan fácilmente en los formatos institucionales.

Además, temas sensibles –como la defensa del territorio frente a megaproyectos extractivos, la lucha contra el racismo ambiental o la criminalización de defensores– son cuestiones que quedan fuera de los alcances de este tipo de subvenciones.

Esta situación plantea un dilema: el financiamiento que hace posible la acción comunitaria puede, al mismo tiempo, condicionar sus contenidos, temporalidades y formas organizativas. Así, se corre el riesgo de fortalecer sólo aquellas expresiones de acción climática que resultan “compatibles” con las agendas gubernamentales o con las métricas internacionales de impacto, dejando fuera voces, enfoques o conflictos fundamentales para una verdadera justicia ambiental.




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Ejemplos de resiliencia desde el territorio

A pesar de estas tensiones, los proyectos apoyados por J4Climate han demostrado una notable capacidad para articular respuestas concretas al cambio climático. A continuación se presentan dos iniciativas emblemáticas que muestran cómo la acción comunitaria puede generar soluciones sostenibles, culturalmente relevantes y territorialmente arraigadas.

Restauración comunitaria de marismas saladas (Canadá)

Ubicado en el canal Gorge, en la Columbia Británica, este proyecto parte de una premisa clara: los ecosistemas costeros pueden ser aliados clave frente a los impactos del cambio climático, como las inundaciones y los domos de calor (extensas áreas de alta presión que atrapan el aire caliente cerca del suelo).

A través de un proceso participativo de restauración ecológica, se están rehabilitando las marismas saladas para aumentar la resiliencia urbana, promover la biodiversidad nativa y reducir el riesgo de desastres.

Lo destacable es la articulación que se da entre actores comunitarios, científicos y autoridades locales, que permite una gobernanza compartida del territorio. Además, el proyecto incluye actividades educativas y de sensibilización, integrando a diversos sectores sociales y fomentando una cultura de cuidado ambiental desde edades tempranas.

One Water: resiliencia hídrica indígena entre Canadá y México

Esta iniciativa binacional articula comunidades indígenas de Ontario, en Estados Unidos, y del sur de México que enfrentan una problemática común: la escasez y contaminación del agua, agravada por la falta de infraestructura adecuada.

One Water promueve la instalación de sistemas de captación de lluvia, talleres de capacitación y redes de intercambio de saberes entre territorios indígenas.

Más allá de la tecnología implementada, el proyecto destaca por su dimensión intercultural y transfronteriza. Reconoce el derecho al agua como un bien común y no como un recurso mercantil, y promueve la autonomía comunitaria en su gestión. Además, evidencia que los impactos del cambio climático no respetan fronteras, pero que la solidaridad entre pueblos puede ser una respuesta poderosa.




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Hacia una resiliencia transformadora

Los proyectos apoyados por J4Climate son una pequeña muestra del potencial de las comunidades organizadas para hacer frente a los desafíos del cambio climático de forma creativa, pertinente y sostenible. Son ejemplos de cómo la resiliencia va más allá de las respuestas técnicas: implica la articulación de una estrategia política, cultural y ética de cuidado del territorio y la defensa de la vida.

No obstante, también es necesario reconocer los límites de los marcos de financiamiento institucional. La resiliencia no debe entenderse sólo como una capacidad para adaptarse a condiciones adversas, sino también como una posibilidad de transformación estructural que permita la reducción de los contextos de vulnerabilidad en el que se desenvuelven estas iniciativas: de las relaciones con el ambiente, de las formas de gobernanza y de las desigualdades históricas que hacen que algunos territorios afronten los mayores riesgos con los menores recursos.

Por tanto, apoyar la resiliencia comunitaria requiere más que fondos: exige voluntad política, reconocimiento pleno de los derechos de las comunidades y apertura a formas diversas –no siempre cuantificables– de imaginar el futuro.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Resiliencia desde abajo: proyectos comunitarios frente al cambio climático en América del Norte – https://theconversation.com/resiliencia-desde-abajo-proyectos-comunitarios-frente-al-cambio-climatico-en-america-del-norte-261251

Ni dislexia ni autismo: ¿qué es el trastorno del desarrollo del lenguaje y cómo detectarlo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Anastasiia Ogneva, Profesora ayudante doctora, Universidade de Santiago de Compostela

NadyaEugene/Shutterstock

En los últimos años hemos oído hablar con frecuencia de la dislexia y del autismo, dos trastornos del neurodesarrollo que afectan a muchos niños y que ya forman parte del vocabulario cotidiano de muchas familias y docentes. Pero hay otro trastorno igual de frecuente –o incluso más– que sigue siendo muy poco conocido: el trastorno del desarrollo del lenguaje (TDL).

El TDL es un trastorno del neurodesarrollo que dificulta el aprendizaje y el uso del lenguaje, sin que haya una causa evidente como pérdida auditiva, discapacidad intelectual o autismo. Puede afectar la comprensión, la expresión, o ambas.

Se estima que este trastorno afecta a entre un 7 y un 10 % de los niños en edad escolar. Sin embargo, muchas veces pasa desapercibido o se confunde con “inmadurez”, “vagancia” o incluso problemas de comportamiento. No es un simple retraso que se resuelva con el tiempo.

Es persistente y, si no se interviene, afecta al rendimiento escolar, las relaciones sociales y la autoestima.

Un trastorno invisible

El TDL se considera un trastorno invisible: no hay rasgos físicos que lo delaten. Muchos niños se manejan bien en conversaciones cotidianas, pero se bloquean cuando el lenguaje se complica, como al leer un libro de texto, escuchar una explicación de ciencias o entender un chiste.




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En el día a día, los padres pueden notar que el niño no entiende frases largas (“pon el vaso encima de la mesa y después tráeme la cuchara”), usa frases muy cortas y omite ciertas palabras (“niño jugar coche” en lugar de “el niño juega con el coche”), o tiene problemas para contar lo que hizo en el recreo.

Históricamente, el TDL ha recibido nombres distintos (“trastorno específico del lenguaje” o TEL, “trastorno mixto receptivo-expresivo”), lo que generó confusión y limitó su visibilidad. El proyecto internacional CATALISE impulsó el uso del término trastorno del desarrollo del lenguaje y criterios más claros para su identificación.

Señales de alerta según la edad

Cada niño con TDL presenta un perfil distinto, pero algunos signos son frecuentes:

  • En la edad preescolar: dificultad para seguir instrucciones, frases muy cortas, problemas para aprender canciones o para contar lo que ha pasado en el día.

  • En la edad escolar: dificultades para comprender textos, usar oraciones complejas, aprender vocabulario nuevo, errores gramaticales y de ortografía frecuentes, o problemas para escribir con coherencia.




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Cómo distinguirlo de otros trastornos

El TDL puede confundirse con otras dificultades del neurodesarrollo, pero hay diferencias importantes:

  • No es dislexia. La dislexia se centra en las dificultades para aprender a leer y escribir, en especial en la decodificación de palabras y las habilidades fonológicas. Por ejemplo, una niña con dislexia puede confundir letras parecidas (b/d, p/q) o leer “casa” como “cata”, aunque luego tenga un vocabulario oral rico y frases bien estructuradas. En cambio, una niña con TDL puede leer correctamente “casa”, pero no comprender lo que significa la frase entera, además de tener un lenguaje oral más limitado y con errores gramaticales.

  • No es autismo. En el TDL las habilidades sociales y la intención comunicativa suelen estar preservadas, aunque el lenguaje sea limitado. Aunque en los primeros años ambas condiciones pueden parecer “niños que hablan tarde”, los estudios muestran que los niños con TDL suelen usar gestos, responder mejor al lenguaje y jugar de forma simbólica, mientras que en el autismo predominan mayores problemas de comprensión, de contacto social y conductas repetitivas.

  • No depende del cociente intelectual no verbal. En el pasado, solo se diagnosticaba TDL si la inteligencia no verbal del niño estaba dentro de la media, como forma de distinguirlo de una discapacidad intelectual general. Hoy sabemos que algunos niños con TDL puntúan algo más bajo en estas pruebas, pero eso no significa que tengan un retraso global. Por eso, los especialistas ya no usan la discrepancia entre capacidad verbal y no verbal como criterio diagnóstico.

Consecuencias a largo plazo

El TDL no desaparece con la edad. Aunque muchos niños mejoran con la intervención, las dificultades suelen acompañarlos en la adolescencia y la adultez. Estudios longitudinales muestran que los jóvenes con TDL tienen más probabilidades de presentar problemas de lectura y escritura (en distinto grado: desde leves hasta persistentes), abandonar antes los estudios, encontrar más barreras en el empleo y sufrir problemas de autoestima y de salud mental.

Esto no significa que el pronóstico sea necesariamente negativo: con diagnóstico temprano y apoyo especializado muchos logran desenvolverse con éxito en la escuela y la vida diaria.

Las intervenciones se centran en reforzar el lenguaje oral y escrito: trabajar vocabulario, gramática y narración con un logopeda, usar apoyos visuales y adaptaciones curriculares en la escuela, y fomentar la lectura compartida y las conversaciones en casa.

En la escuela, los docentes pueden ayudar dando instrucciones claras y cortas, comprobando que el niño ha entendido, usando esquemas o imágenes de apoyo y ofreciendo más tiempo en exámenes y tareas.

En la familia, los padres pueden leer juntos todos los días, ampliar lo que el niño dice modelando frases correctas (si dice “agua aquí”, se le corrige a “sí, el agua está aquí en la mesa”), y animarle a contar historias de su día a día.

¿Por qué importa intervenir temprano?

La intervención temprana es fundamental porque el lenguaje es la base de la lectura, la escritura y el aprendizaje escolar. Cuanto antes se apoye al niño, más fácil será reducir las dificultades futuras. Un niño atendido a los 4–5 años puede progresar notablemente mejor que uno que recibe ayuda a los 9–10, cuando ya arrastra fracaso escolar y frustración.

La detección requiere una evaluación profesional, normalmente realizada por logopedas o especialistas en lenguaje. Pero padres y docentes son quienes primero pueden sospechar: si un niño no avanza en el lenguaje como sus compañeros, si sus frases son muy cortas, si evita participar en conversaciones o se frustra con la lectura, conviene consultar. La intervención temprana es fundamental.

El TDL es frecuente, persistente y, sin embargo, uno de los trastornos del neurodesarrollo menos conocidos. Reconocer sus señales y diferenciarlo de otros problemas es esencial para intervenir a tiempo. Como dicen los expertos del proyecto CATALISE, el lenguaje es la base del aprendizaje, y apoyar a estos niños desde pequeños es la mejor forma de abrirles oportunidades en el futuro.

The Conversation

Anastasiia Ogneva recibe fondos de la Comisión Europea a través del programa Marie Skłodowska-Curie Postdoctoral Fellowships 2022.

ref. Ni dislexia ni autismo: ¿qué es el trastorno del desarrollo del lenguaje y cómo detectarlo? – https://theconversation.com/ni-dislexia-ni-autismo-que-es-el-trastorno-del-desarrollo-del-lenguaje-y-como-detectarlo-262829

Los paleontólogos podrían estar dañando los fósiles con un método que se creía seguro

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mathieu Duval, Adjunct Senior Researcher at Griffith University and La Trobe University, and Ramón y Cajal (Senior) Research Fellow, Centro Nacional de Investigación sobre la Evolución Humana (CENIEH)

Fósil de una mandíbula humana de 185 000 años de antigüedad encontrada en la cueva MIsliya, Israel. Gerhard Weber, University of Vienna, CC BY-ND

Los fósiles son valiosos archivos del pasado. Conservan detalles sobre los seres vivos de hace miles o cientos de millones de años. Su estudio nos ayuda a comprender la evolución de las especies a lo largo del tiempo y nos permite vislumbrar instantáneas de los entornos y climas del pasado. También pueden revelar las dietas o los patrones migratorios de especies desaparecidas hace mucho tiempo, incluidos nuestros antepasados.

Pero cuando los seres vivos se convierten en roca, discernir esos detalles no es tarea fácil. Una técnica común para estudiar los fósiles es la microtomografía computarizada o micro-CT. Se ha utilizado para encontrar la evidencia más antigua de cáncer de huesos en humanos, para estudiar las huellas del cerebro y los oídos internos en los primeros homínidos y para analizar los dientes de los restos humanos modernos más antiguos fuera de África, entre muchos otros ejemplos.

Sin embargo, nuestro nuevo estudio, publicado este verano en Radiocarbon, muestra que la microtomografía computarizada puede afectar a la conservación de los fósiles y borrar información crucial que contienen, a pesar de que esta tecnología se consideraba no destructiva.

Conservación de especímenes valiosos

Los fósiles son raros y frágiles por naturaleza. Los científicos evalúan constantemente cómo manejarlos dañándolos lo menos posible. Queremos preservar los fósiles para las generaciones futuras en la medida de lo posible, y la tecnología puede ser de gran ayuda en este sentido.

La microtomografía computarizada funciona como las tomografías computarizadas médicas (TC o TAC) que utilizan los médicos para ver el interior del cuerpo humano. Sin embargo, lo hace a una escala mucho menor y con una resolución mayor.
Esto es perfecto para estudiar objetos pequeños, como los fósiles, ya que hace posible obtener imágenes 3D de alta resolución y acceder a la estructura interna de las muestras sin necesidad de cortarlas.

Estos escáneres también permiten obtener copias virtuales de los fósiles, a las que otros científicos pueden acceder desde cualquier parte del mundo. Esto reduce significativamente el riesgo de daños, mientras los originales escaneados pueden permanecer a salvo en una colección de museo, por ejemplo.

Mandíbula del fósil humano Homo antecessor hallado en España. Izquierda: microtomografía computarizada con un plano de corte para visualizar las estructuras internas, los huesos y los dientes. Derecha: reconstrucción en 3D basada en las imágenes de microtomografía computarizada de alta resolución.
Laura Martín-Francés

¿Cómo funciona la microtomografía computarizada?

Esta técnica utiliza rayos X y programas informáticos para producir imágenes de alta resolución y reconstruir los especímenes fósiles con detalle. Normalmente, los paleontólogos utilizan escáneres comerciales para ello, pero las investigaciones más avanzadas pueden utilizar potentes haces de rayos X generados en un sincrotrón (un tipo de acelerador de partículas).

Los rayos X atraviesan el espécimen y son capturados por un detector situado en el otro extremo. Esto permite comprender con gran detalle la materia por la que han atravesado, especialmente la densidad, lo que a su vez proporciona pistas sobre la forma de las estructuras internas, la composición de los tejidos o cualquier contaminación.

El escáner produce una sucesión de imágenes en 2D desde todos los ángulos. A continuación, se utiliza un software informático para “limpiar” estas imágenes de alta resolución y ensamblarlas en una forma tridimensional: una copia virtual del fósil y sus estructuras internas.

Ejemplo de resultados de microtomografía computarizada en un fósil de homínido conocido como Little Foot, procedente del sur de África.

Pero los rayos X no son inocuos

Los rayos X son un tipo de radiación ionizante. Esto significa que tienen un alto nivel de energía y pueden separar los electrones de los átomos (esto se denomina ionización).

En los tejidos vivos, la radiación ionizante puede dañar las células y el ADN, aunque el nivel de daño dependerá de la duración y la intensidad de la exposición.

Sin embargo, a pesar de lo que sabemos sobre el impacto de los rayos X en las células vivas, nunca se ha investigado en profundidad su impacto potencial en los fósiles.

¿Qué revela nuestro estudio?

Utilizando los ajustes estándar de un escáner micro-CT típico, escaneamos varios huesos y dientes –modernos y fósiles– de animales. También medimos su contenido de colágeno antes y después del escaneo.

El colágeno es útil para muchos fines analíticos, como determinar la edad de los fósiles mediante datación por radiocarbono o para el análisis de isótopos estables, un método utilizado para inferir la dieta de las especies extintas, por ejemplo. El contenido de colágeno en los fósiles suele ser mucho menor que en los especímenes modernos, ya que se degrada lentamente con el tiempo.

Después de comparar nuestras mediciones con muestras no escaneadas tomadas de los mismos especímenes, descubrimos dos cosas. En primer lugar, la edad del radiocarbono se mantuvo sin cambios. En otras palabras, el escaneo micro-CT no afecta a la datación por radiocarbono. Esa es la buena noticia.

La mala noticia es que observamos una disminución significativa en la cantidad de colágeno presente. En otras palabras, las muestras escaneadas con microtomografía computarizada tenían aproximadamente un 35 % menos de colágeno que las muestras antes del escaneo.

Esto demuestra que las imágenes micro-CT tienen un impacto nada desdeñable en los fósiles que contienen trazas de colágeno. Aunque esto era de esperar, el impacto no se había confirmado experimentalmente hasta ahora.

Es posible que algunas muestras fósiles no tengan suficiente colágeno después del escaneo micro-CT. Esto las haría inadecuadas para una serie de técnicas analíticas, incluida la datación por radiocarbono.

¿Y ahora qué?

En un estudio anterior, demostramos que la microtomografía computarizada puede “envejecer” artificialmente los fósiles que posteriormente se datan con un método denominado resonancia de espín electrónico. Se utiliza habitualmente para datar fósiles de más de 50 000 años, más allá de lo que puede discernir el método del radiocarbono.

Ambas investigaciones muestran que el escaneo micro-CT puede cambiar de forma significativa e irreversible el fósil y la información que contiene. A pesar de no causar daños visibles, argumentamos que, en este contexto, la técnica ya no debe considerarse no destructiva.

Las imágenes de microtomografía computarizada son muy valiosas en paleontología y paleoantropología, de eso no hay duda. Sin embargo, nuestros resultados sugieren que debe utilizarse con moderación para minimizar la exposición de los fósiles a los rayos X. Existen directrices que los científicos pueden seguir para lograrlo. También será útil compartir libremente los datos para evitar repetir los escáneres del mismo espécimen.

The Conversation

Mathieu Duval recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación española. Actualmente es beneficiario de una beca Ramón y Cajal (RYC2018-025221-I) financiada por MCIN/AEI/10.13039/501100011033 y por «ESF Investing in your future». Este trabajo también forma parte de la subvención española PID2021-123092NB-C22 financiada por MCIN/AEI/10.13039/501100011033/FEDER, UE, y por «FEDER Una forma de hacer Europa».

Laura Martín-Francés recibe fondos de las Acciones Marie Sklodowska-Curie del Noveno Programa Marco de la UE (2021-2027) en el marco del proyecto HORIZON-MSCA-2021-PF-01: 101060482.

ref. Los paleontólogos podrían estar dañando los fósiles con un método que se creía seguro – https://theconversation.com/los-paleontologos-podrian-estar-danando-los-fosiles-con-un-metodo-que-se-creia-seguro-263832

Cómo afectan los incendios forestales a la salud de la población incluso en lugares alejados

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Julio Díaz, Codirector de la Unidad de Referencia de Cambio Climático, Salud y Medio Ambiente Urbano. Profesor de Investigación. ISCIII, Instituto de Salud Carlos III

Ekrem sahin/Shutterstock

Los incendios forestales ocurridos en España en lo que va de 2025 han quemado más de 400 000 hectáreas, superando las 300 000 calcinadas en 2022. La superficie quemada este año supera la suma de lo quemado en los años 2019, 2020, 2021, 2023 y 2024.

Esta combustión de biomasa produce emisiones a la atmósfera de gran cantidad de partículas y gases. En el caso del dióxido de carbono (CO₂), las emisiones como consecuencia de los incendios de 2025 en España superan, según datos del Sistema Europeo de Información sobre Incendios forestales (EFFIS), las 13 megatoneladas y en toda Europa, las 20 megatoneladas. En España estas emisiones serían seis veces superiores a las emitidas como consecuencia de los incendios de 2022.

El dióxido de carbono es el principal gas de efecto invernadero que contribuye al calentamiento global. Solamente afecta a la salud humana en el marco del cambio climático, pero estrictamente no puede considerarse un contaminante atmosférico con efectos en la salud.

No ocurre lo mismo con otras sustancias que se emiten también en un incendio forestal y que tienen una clara incidencia en la salud humana a corto plazo. Entre los compuestos generados destaca el material particulado (PM, por sus siglas inglesas), que es bastante tóxico porque contiene hidrocarburos aromáticos policíclicos (HAP), benzopireno y reteno.

Impacto en la salud de los incendios forestales

La toxicidad del material particulado emitido durante los incendios se ha investigado recientemente y se ha comprobado que podemos estar subestimando su impacto en la salud humana hasta en un 93 %.

El estudio analizó el efecto de las PM2.5 (partículas con un diámetro menor o igual a 2.5 micrómetros) originadas durante los incendios forestales y concluyó que, para cuantificar su efecto en la mortalidad, hay que tener en cuenta que estas partículas provienen de un incendio forestal y no de emisiones convencionales del tráfico.

¿Hasta dónde llegan las partículas tóxicas de un incendio?

Generalmente, cuando se tienen en cuenta los daños en salud producidos por los incendios forestales, estos suelen centrarse de forma casi exclusiva en la población que ha estado en contacto de forma directa o expuesta en las proximidades del fuego.

Pocas veces se considera que las sustancias generadas pueden recorrer largas distancias, por efecto del desplazamiento horizontal de las masas de aire que las transporta empujadas por los vientos, llegando a recorrer cientos e incluso miles de kilómetros. Por eso, sus posibles impactos en la salud pueden extenderse a lugares bastante alejados del foco del incendio.

Investigaciones recientes han establecido que el humo de estos incendios forestales, al contener también compuestos orgánicos volátiles (COV), pueden favorecer la formación de ozono troposférico (O₃) a grandes distancias del incendio. Por tanto, la calidad del aire puede verse muy deteriorada como consecuencia del aumento de las concentraciones de partículas y de O₃. Así se ha puesto de manifiesto en los altos valores de las concentraciones de contaminantes que se han registrado en algunas localidades españolas como consecuencia de los incendios forestales producidos recientemente.

Por lo tanto, los impactos en la salud se producen no solo por el aumento en las concentraciones del material particulado PM10 –partículas con un diámetro superior a 10 micrómetros– y PM2.5, sino también como consecuencia de la mayor toxicidad de estas partículas y por el aumento de las concentraciones de otros contaminantes generados, como el ozono troposférico.

A lo anterior hay que añadir que las condiciones meteorológicas óptimas para el desarrollo de un incendio forestal también concurren en ocasiones con temperaturas extremadamente altas (olas de calor), por lo que al efecto de la contaminación atmosférica habría que añadir el efecto en la salud de las altas temperaturas.




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Inflamación celular sistémica y estrés oxidativo

Un estudio realizado en España en 2018 sobre el efecto de la combustión de biomasa proveniente de incendios forestales muestra que la mortalidad diaria asociada al material particulado es mayor los días en los que hay transporte aéreo de partículas provenientes de incendios forestales que en aquellos días que no lo hay.

Además, este material particulado no solo tiene efecto a nivel respiratorio. Las partículas más finas depositadas en los pulmones pueden pasar al torrente sanguíneo. Una vez en la sangre, pueden llegar a cualquier parte del cuerpo causando estrés oxidativo. El estrés oxidativo ocurre cuando hay un desequilibrio entre los radicales libres y los antioxidantes en el cuerpo que pueden dañar células y tejidos. Está relacionado con enfermedades cardiovasculares, cáncer, enfermedades neurodegenerativas y el envejecimiento prematuro.

Además, las partículas pueden originar procesos de inflamación celular sistémica, provocando una cascada de reacciones químicas que elevan los niveles de sustancias inflamatorias y la actividad de células inmunitarias en todo el organismo.




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Más partos prematuros

En el caso de mujeres en estado gestacional, como ejemplo de situación individual vulnerable, las partículas pueden producir hipertensión, afectando al funcionamiento de la placenta, y provocar un parto prematuro. Así se ha demostrado en un estudio publicado en 2020.

El trabajo revela que en los días en los que debido a la dirección de los vientos dominantes llegaban a cierta población partículas provenientes de un incendio forestal, en ese lugar aumentaban los partos prematuros y los nacimientos con bajo peso en relación a los días en los que el aire no contenía estas partículas.

Efectos en la salud mental

En el caso de la población general, esta inflamación sistémica y el estrés oxidativo también se han relacionado con el aumento de los ingresos hospitalarios urgentes a corto plazo tanto por causas circulatorias, como especialmente por causas respiratorias, así como con el aumento de ingresos hospitalarios con carácter de urgencia debidos a desórdenes mentales y del comportamiento, ansiedad y depresión.

En estos dos últimos estudios, el efecto que tienen sobre los ingresos hospitalarios el ozono troposférico en particular y las altas temperaturas, en algunas regiones, puede superar al efecto de las partículas. Por ello, ceñir el análisis de los impactos a estas podría estar subestimando el efecto a corto plazo de los incendios forestales en la salud de las personas.




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Adaptación, prevención y respuesta

La evidencia científica sobre cómo afecta el cambio climático a los factores de propagación de los incendios se conoce desde hace más de una década. Poner en marcha planes de monitorización y vigilancia de los riesgos en salud se hace cada vez más necesario en el contexto de la adaptación.

Prevenir los impactos sobre la salud en esta situación de emergencia no se limita a la vigilancia un solo factor ambiental, como el empeoramiento de la calidad del aire por aumento de las concentraciones de material particulado o de ozono, ni a las altas temperaturas. Debemos tener en cuenta el efecto conjunto de todos los factores de riesgo sobre las poblaciones afectadas, incluyendo además otro tipo de consecuencias como las relativas a la salud mental tanto a corto como a largo plazo.

The Conversation

Julio Díaz recibe fondos de Instituto de Salud Carlos III (ENPY 436/21; ENPY204/25) y de FECYT (FCT-24-20138)

Cristina Linares Gil recibe fondos de Instituto de Salud Carlos III (ENPY204/25) y de FECYT (FCT-24-20138)

José Antonio López Bueno no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cómo afectan los incendios forestales a la salud de la población incluso en lugares alejados – https://theconversation.com/como-afectan-los-incendios-forestales-a-la-salud-de-la-poblacion-incluso-en-lugares-alejados-263834

La IA puede anticipar en minutos las reacciones del mercado a las noticias financieras

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gabriel Lozano Reina, Profesor del Departamento de Organización de Empresas y Finanzas, Universidad de Murcia

insta_photos/Shutterstock

Las emociones que generan las noticias financieras relacionadas con el anuncio de dividendos pueden influir en la cotización de las acciones en el día posterior a la publicación de tales informaciones. De ello ya hablamos en un artículo publicado en 2024.




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Ahora, hemos dado un paso más y nos hemos preguntado: ¿Y si en lugar de esperar al día siguiente pudiéramos anticipar la reacción del mercado en cuestión de minutos?

Los anuncios de dividendos: mucho más que cifras

Cuando una empresa anuncia que repartirá dividendos, los inversores no solo miran la cantidad a cobrar. También intentan interpretar el significado de ese anuncio: ¿Es una muestra de solidez financiera, un movimiento para calmar a los accionistas o una señal de que no hay oportunidades de inversión rentables?

Por otra parte, más allá de los números, el tono con el que se comunique la noticia puede marcar la diferencia. Comparemos estos dos titulares:

  • “La compañía X mantiene el dividendo pese a la incertidumbre”.

  • “La compañía X anuncia con optimismo la continuidad del dividendo”.

Ambos informan un mismo hecho, pero según el tono empleado transmiten emociones muy diferentes. Y ese tono es importante porque las emociones que genera influyen en la toma de decisiones de los inversionistas.

ChatGPT como ‘lector’ de noticias

Para medir esas emociones o sentimientos utilizamos ChatGPT, el modelo de lenguaje desarrollado por OpenAI.

En concreto, analizamos 4 682 noticias relacionadas con anuncios de dividendos de 394 empresas del índice S&P 500 (compuesto por 500 grandes empresas que cotizan en la bolsa de Nueva York o el NASDAQ) publicadas entre enero de 2023 y enero de 2024. Le pedimos a ChatGPT que evaluara el tono de cada noticia en una escala de -1 (muy negativo) a +1 (muy positivo) utilizando diferentes instrucciones (prompts).

Así obtuvimos un indicador cuantitativo del sentimiento asociado a cada noticia.




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El tiempo es oro

Nuestros hallazgos fueron claros:

  1. El sentimiento predice el movimiento de la acción: en concreto, las noticias con tono positivo suelen ir seguidas de subidas en el precio del título, mientras que las negativas tienden a asociarse con bajadas.

  2. La ventana de oportunidad es muy corta. Ello implica que el impacto del sentimiento es máximo en las primeras dos horas después de la publicación de la noticia. Tras ello, el efecto tiende a diluirse de forma rápida.

  3. Las estrategias basadas en el sentimiento marcan la diferencia. Invertir en acciones con noticias positivas y vender (o apostar a la baja) cuando las informaciones son negativas genera mejores resultados que las estrategias tradicionales, especialmente en las primeras horas tras el anuncio.

¿Por qué funciona?

En los mercados financieros, las reacciones rápidas suelen estar guiadas por las emociones y la interpretación inmediata de la información, más que por un análisis profundo de los fundamentos de la empresa.

En este contexto, ChatGPT actúa como un sensor, capaz de procesar al instante grandes volúmenes de texto y de detectar matices que a veces pasan desapercibidos incluso para analistas humanos. Aunque no significa que los inversores estén usando directamente esta herramienta, sí refleja que su interpretación se aproxima a la forma en que reaccionan los participantes del mercado bajo presión de tiempo.

Un ejemplo práctico

Imagine que a las nueve y media de la mañana se publica la siguiente noticia:

“La empresa X anuncia un dividendo récord impulsado por sus sólidos resultados trimestrales”.

ChatGPT la clasifica como +0,85 (muy positiva). En los minutos siguientes, la acción empieza a subir, impulsada por el optimismo de los inversores. Una estrategia basada en este tipo de señales podría haber capturado esa subida siempre que se actuara rápido.

Lo que esto significa para el inversor

Para quien invierte en bolsa, estos hallazgos tienen varias implicaciones:

  1. El análisis de sentimiento es una herramienta valiosa para detectar oportunidades a muy corto plazo.

  2. La rapidez de reacción es clave, dado que las oportunidades se evaporan en horas.

  3. Incluso modelos sencillos pueden generar señales útiles si se alimentan con datos de calidad y se aplican de forma consistente.

En cualquier caso, hay que recordar que no hay fórmulas mágicas: el riesgo siempre está presente y estas estrategias no garantizan beneficios.

Nuestros resultados refuerzan una idea fundamental: los mercados no se mueven solo por datos y balances, sino también por emociones colectivas. Herramientas como ChatGPT nos permiten medirlas y actuar sobre ellas, abriendo nuevas posibilidades para entender y anticipar el comportamiento del mercado.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La IA puede anticipar en minutos las reacciones del mercado a las noticias financieras – https://theconversation.com/la-ia-puede-anticipar-en-minutos-las-reacciones-del-mercado-a-las-noticias-financieras-262919

Caso del ‘streamer’ francés Pormanove: el espectáculo de la humillación bajo el foco de la psicología

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Serrano León, Director y profesor del Máster de Psicología General Sanitaria de la Universidad Europea de Canarias, Universidad Europea

El _streamer_ Jean Pormanove. Narutovie/Wikimedia Commons, CC BY-SA

La muerte del streamer francés Raphaël Graven (Jean Pormanove) el 18 de agosto durante una emisión en la plataforma de transmisión en directo Kick ha devuelto a primer plano una pregunta incómoda: ¿por qué algunas personas convierten la violencia sobre sí mismas en entretenimiento público y por qué tantos nos quedamos a mirar?

Aunque los indicios apuntan a que el fallecimiento no se debió directamente a los golpes sufridos en emisión, el caso señala algo más amplio: la economía de la humillación en el ecosistema de streaming y redes sociales. En Francia, la Fiscalía ha abierto diligencias para investigar la responsabilidad de la plataforma Kick bajo la normativa europea de servicios digitales.

El sufrimiento ajeno se ha convertido históricamente en espectáculo. Lo distintivo hoy es la inmediatez y monetización: un móvil, una audiencia y un sistema de donaciones bastan para transformar el cuerpo propio en contenido.

El refuerzo es inmediato (visualizaciones, likes, propinas…), y esa recompensa social rápida activa los circuitos de motivación y aprendizaje, volviendo más probable repetir el comportamiento.

Qué empuja a la autoviolencia pública

  1. Recompensas sociales inmediatas. Los likes y donaciones operan como reforzadores potentes y variables: atención hoy, promesa de más mañana. La literatura académica sobre neurociencia social explica cómo esas señales de aprobación social se vinculan a sistemas de recompensa, lo que ayuda a entender por qué algunas conductas extremas se repiten.

  2. Exhibición de la identidad. En un mundo donde parece que todos compiten por llamar la atención, muchos sienten que solo se puede destacar haciendo algo que nadie más se atreve a hacer. En su versión más dañina, eso significa convertir el propio cuerpo en escenario: mostrar cuánto dolor puedes soportar o cuánta vergüenza eres capaz de aguantar, como si el mensaje fuera “yo voy más allá que los demás”.

  3. Sensación de riesgo y búsqueda de intensidad. Parte del fenómeno se relaciona con el sensation seeking (búsqueda de estímulos intensos) y con los desajustes típicos del desarrollo: sistemas de recompensa hiperreactivos con control inhibitorio aún inmaduro (no sólo en adolescentes).

  4. Desinhibición online. La pantalla reduce frenos: anonimato relativo, sensación de impunidad, minimización de la autoridad y “realidad disociada” favorecen lo que algunos investigadores han llamado efecto de desinhibición online.

  5. Autoplacer y erotización del dolor. En algunos casos, la exposición al dolor se entrecruza con el placer (por ejemplo, en formatos de humillación consensuada). Lo problemático es su traslado a las plataformas digitales, donde la búsqueda de límites compite con la búsqueda de atención.

El papel de los espectadores

Nada de esto funciona sin audiencia. Quien se expone lo hace porque alguien mira, comenta y paga. La investigación sobre schadenfreude –disfrutar con el mal ajeno– muestra que el infortunio de otros puede generar placer, sobre todo en contextos competitivos o de antagonismo, lo que ayuda a entender por qué ciertos directos humillantes retienen público durante horas.

Los ejemplos de esta tendencia son numerosos y ayudan a entender que el caso de Raphaël Graven no es aislado. El propio Graven pasó días retransmitiendo en directo a través de Kick mientras sufría vejaciones ante miles de espectadores, lo que ha acabado en investigación fiscal en Francia y ha puesto a la plataforma bajo el foco internacional.

En España, Simón Pérez y Silvia Charro fueron expulsados de esa misma plataforma tras protagonizar emisiones de corte autodegradante a cambio de donaciones, lo que les obligó a buscar refugio en otros espacios digitales.

En cualquier caso, no se trata de un fenómeno nuevo. A mediados de los 2000 se popularizó el llamado happy slapping: grabar agresiones para difundirlas entre iguales. Entonces el centro de la violencia estaba en el otro; hoy, con frecuencia, se ha desplazado hacia uno mismo en clave de performance.

Algo parecido ocurre con los retos virales: ingestión de sustancias no comestibles que han disparado las alertas en centros toxicológicos; desafíos “picantes extremos”, como el de la famosa “spicy chip”, que llevó incluso a retirar el producto tras el fallecimiento de un adolescente con problemas cardíacos; o el cinnamon challenge o reto de la canela –consistente en ingerir una cucharada de canela molida en 60 segundos sin beber agua–: muchos pediatras alertaron de riesgos respiratorios en menores que lo imitaban.

También abundan los riesgos físicos en busca de la foto más impactante. Los selfis en lugares extremos o el rooftopping (colgarse de edificios o estructuras a gran altura) tienen como objetivo captar una imagen más espectacular que la anterior.

En el terreno del streaming, los maratones de horas o incluso días –los llamados subathons extremos– convierten el agotamiento y la pérdida de control en parte de la narrativa del show, donde la humillación aparece como gag recurrente.

Rechazo y atracción al mismo tiempo

El fenómeno se produce en parte porque genera una mezcla de emociones contradictorias: rechazo y atracción a la vez. Esa tensión es adictiva, nos mantiene mirando aunque sepamos que lo que vemos es dañino. También juega un papel la comparación social: al ver a otros “caer”, muchas personas sienten una especie de alivio o de superioridad, como si su propia vida quedara mejor parada en contraste.

A esto se suma el papel de los algoritmos, que premian lo que retiene la atención. Y lo extremo, lo que provoca un shock, siempre retiene más que lo cotidiano.

Pero este fenómeno no es responsabilidad de una sola parte. Los creadores de contenido tienen que contar con herramientas y formación para reconocer límites y con mecanismos de seguridad que les permitan parar antes de que el daño sea irreversible.

Las audiencias, por su parte, pueden decidir no alimentar la maquinaria: no mirar, no compartir y no financiar cuando lo que se ofrece es sufrimiento.

Las plataformas deberían asumir un papel activo, con moderación en vivo y sistemas que interrumpan emisiones peligrosas. De hecho, en la Unión Europea ya se están abriendo vías legales para exigirlo. Y también los medios de comunicación tienen un papel: informar sin glorificar, aportando contexto y evidencia, sin difundir enlaces que puedan incentivar imitaciones.

Un espejo incómodo

El caso de Graven y los ejemplos mencionados no nos hablan sólo de quién hace qué en internet, sino de quiénes somos como público. Si el dolor genera atención y la atención genera ingresos, la pregunta ética ya no es solo “¿hasta dónde se expone quien emite?”, sino “¿hasta dónde contribuimos quienes miramos?”. Convertir la humillación en espectáculo nos empobrece a todos.

The Conversation

Oliver Serrano León no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Caso del ‘streamer’ francés Pormanove: el espectáculo de la humillación bajo el foco de la psicología – https://theconversation.com/caso-del-streamer-frances-pormanove-el-espectaculo-de-la-humillacion-bajo-el-foco-de-la-psicologia-263989

¿Cannabis contra el insomnio?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Guillermo López Lluch, Catedrático del área de Biología Celular. Investigador asociado del Centro Andaluz de Biología del Desarrollo. Investigador en metabolismo, envejecimiento y sistemas inmunológicos y antioxidantes., Universidad Pablo de Olavide

Steve Ikeguchi/Shutterstock

El [cannabis o cáñamo](https://es.wikipedia.org/wiki/Cannabis_(g%C3%A9nero) es conocido por sus efectos sobre el sistema nervioso. Ahora, un estudio publicado por el investigador Arushika Aggarwal y colaboradores en la revista científica Plos Mental Health analiza su uso en el tratamiento del insomnio.

El trabajo se basa en información proveniente del Registro Médico sobre el Cannabis de Reino Unido. Concretamente, en datos de personas que fueron tratadas con productos derivados de Cannabis sativa y que respondieron a una serie de encuestas para determinar su efecto sobre la calidad del sueño, la ansiedad, hábitos de vida o estado de salud general.

Aunque el uso de productos de esta planta –como el hachís o la marihuana– en el tratamiento del insomnio puede llamar la atención, los resultados del estudio en sí son poco prometedores y muestran problemas en el uso de estos compuestos. El más evidente es el desarrollo de tolerancia por parte del sistema nervioso, o lo que es lo mismo, un descenso en la sensibilidad de las células frente a las moléculas activas del cannabis.

Compuestos activos del cannabis

Para entender el efecto en humanos de compuestos farmacológicos provenientes de otros organismos como bacterias, hongos, plantas u otros animales debemos tener en cuenta la relación entre un compuesto y su receptor.

Nuestras células expresan receptores para los compuestos derivados del cannabis conocidos como cannabinoides. El receptor presente en las células del sistema nervioso es el CB1R, mientras que el CB2R está asociado con el sistema inmunitario.

La anandamida, nuestro propio cannabinoide

Estos receptores existen porque nuestro organismo ya produce un compuesto de la familia de los cannabinoides llamado anandamida. La anandamida es un neurotransmisor, es decir, transmite señales entre las neuronas, y lo producen nuestras células. Es nuestro cannabinoide endógeno.

Entre otras funciones, anandamida regula el estado de ánimo, la memoria y la percepción del dolor, y actúa como un vasodilatador.

Aunque nuestro cuerpo sintetiza anandamida de forma natural, también la podemos obtener a partir de algunos nutrientes como el chocolate, la trufa negra, los erizos de mar y las huevas de algunos peces. Tal vez por ella y otros compuestos que encontramos en el chocolate nos resulta tan placentero y relajante tomarlo.

El THC y el sistema nervioso

Los componentes activos del cannabis son el cannabidiol o CBD y el delta⁹-tetrahidrocannabinol o THC.

De los dos, el THC es el que presenta mayor actividad psicoactiva, ya que activa el receptor CB1R. El CBD parece actuar como inhibidor, aunque puede incrementar los niveles de anandamida, produciendo un efecto paradójico, inhibiendo al receptor a la vez que aumenta los niveles del estimulador natural al inhibir su degradación. Por tanto, el CBD nos relajaría porque su efecto inhibidor sobre el receptor quedaría anulado por el aumento de la anandamida.




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Tolerancia, la base de la dependencia

Aunque se ha discutido mucho sobre la dependencia de los cannabinoides, lo cierto es que también inducen tolerancia, es decir, una disminución de la sensibilidad de las células a los cannabinoides que se agrava con el paso del tiempo. Este efecto genera que sea necesaria una mayor cantidad de compuesto para producir el mismo efecto; la clave de la drogodependencia.

El trabajo recién publicado muestra claramente este aumento en la tolerancia. En todos los cuestionarios utilizados con la población de estudio se observó un efecto mayor de los cannabinoides tras un mes de tratamiento, que fue reduciéndose hasta alcanzar niveles previos al tratamiento a los 18 meses. Es decir, al final del estudio la percepción de los participantes fue la misma que antes del tratamiento pese a haber estado tomando los compuestos durante este tiempo y pese a haber aumentado la dosis.

Aunque los autores tratan de explicar este proceso por un posible efecto placebo o por un número limitado de participantes, un total de 124, no se puede descartar el efecto debido a la tolerancia. De hecho, ellos mismos afirman que no se puede descartar.

Bases moleculares de la tolerancia a los fármacos

Cualquiera que dependa de algún fármaco de forma crónica puede darse cuenta de que su cuerpo genera tolerancia. En especial, en los casos de tratamientos con ansiolíticos o analgésicos. Las células necesitan de estímulos para poder actuar de manera coordinada a lo que ocurre en el resto del cuerpo. Estos estímulos dependen de la activación de sus receptores.

Las neuronas necesitan de neurotransmisores para enviar sus señales a otras neuronas u órganos. Los receptores de estos neurotransmisores pueden ser estimulados por sustancias, como los compuestos del cannabis, similares a las que se encuentran naturalmente en nuestro cerebro, pero pueden sufrir modificaciones si la señal es intensa o duradera.

Una de estas modificaciones es la insensibilidad de los receptores o la reducción de estos frente a un estímulo continuo e intenso. Es lo que conocemos como tolerancia por disminución del receptor. Esta tolerancia es muy conocida en el caso de los opioides y es el principio de la narcodependencia a estos. Las células reducen la cantidad de receptores ya que el estímulo es anormalmente alto, de manera que para producir una misma señal y, por tanto, el mismo efecto, necesitan cada vez de más estímulo.

Así, el cuerpo se adapta con el tiempo a los opioides y pierden eficacia, por lo que los pacientes necesitan cada vez más. Este problema se ha dado, por ejemplo, en Estados Unidos con el el exceso de consumo de oxicodona.

La investigación ahora presentada parece resaltar la idea de una posible terapia contra el insomnio en el tratamiento con productos derivados de la marihuana. No obstante, aunque al principio los participantes notaban un efecto positivo, el nulo efecto observado al final del periodo de estudio, pese al incremento en las dosis de CBD o THC, parece un claro signo de que las neuronas estaban perdiendo sensibilidad a los cannabinoides y se estaba generando dependencia.

Tal vez terapias basadas en el incremento del cannabinoide endógeno, la anandamida, serían más interesantes para tratar los problemas de sueño.

The Conversation

Guillermo López Lluch es miembro de la Sociedad Española de Biología Celular, la Sociedad Española de Bioquímica y Biología Molecular, la Sociedad Española de Geriatría y Gerontología, la Society for Free Radical Research y presidente de la International Coenzyme Q10 Association. Las investigaciones realizadas por el autor están financiadas por fondos públicos provenientes del Gobierno de España o del Gobierno Autonómico de Andalucía.

ref. ¿Cannabis contra el insomnio? – https://theconversation.com/cannabis-contra-el-insomnio-263548