Sortir du piège de la dette : les alternatives au modèle FMI pour le Sénégal

Source: The Conversation – in French – By Souleymane Gueye, Professor of Economics and Statistics, City College of San Francisco

Depuis février 2025, le Sénégal est secoué par les révélations du rapport de la Cour des comptes sur une dette publique bien plus élevée que ce qui avait été annoncé. Une première mission du Fonds monétaire international (FMI) , en mars dernier, avait confirmé une sous-évaluation massive de la dette (passée à près de 100 % du PIB). Le FMI a dépêché une deuxième mission “spéciale” du 19 au 27 août suite à un deuxième audit. Celui-ci a montré que la dette réelle du pays était bien plus lourde que prévu, atteignant près de 119 % du PIB en 2024.

Depuis plus de quarante ans, le Sénégal s’est engagé dans une coopération continue avec le FMI. Cette relation, justifiée à ses débuts par le besoin de rétablir les équilibres macroéconomiques, s’est traduite par une succession de programmes d’ajustement structurel, de stabilisation budgétaire et de réformes économiques.

Si elle a permis une certaine stabilité du cadre macroéconomique, elle a aussi généré une dépendance chronique vis-à-vis de l’endettement extérieur et a freiné la capacité du pays à définir une stratégie économique souveraine. Les révélations récentes de la Cour des comptes et la révision spectaculaire de la dette publique par le FMI confirment que ce modèle est à bout de souffle.

Dans une étude récente, j’ai examiné l’évolution des relations entre le Sénégal et le FMI. J’estime que cette coopération de plus de quatre décennies a laissé des traces profondes sur l’économie nationale. Aujourd’hui, l’enjeu pour le Sénégal est de redéfinir ce partenariat et de repenser les relations avec le FMI, afin d’éviter de reproduire le suivisme des régimes précédents.

Une coopération héritée de l’ajustement structurel

Les années 1980 inaugurent une ère d’austérité avec les premiers plans d’ajustement structurel. Sous l’impulsion du FMI, le Sénégal a réduit les dépenses sociales, privatisé des secteurs stratégiques et ouvert son économie à une concurrence internationale déséquilibrée.

Les promesses de modernisation se sont vite traduites par un affaiblissement de l’État, la disparition de pans entiers du tissu productif national et une pauvreté endémique. Le secteur agricole, notamment les filières arachidière, cotonnière et rizicole, ainsi que dans le secteur industriel les industries de transformation des produits halieutiques et du phosphate, ont particulièrement été touchés.

L’objectif officiel de réduction des déficits s’est payé d’un coût social et économique élevé, dont les séquelles sont encore visibles dans le pays.




Read more:
Sénégal : ce que révèle la dégradation de la note sur la dette cachée et les notations de crédit


Des réformes macroéconomiques sans transformation sociale

Au tournant des années 2000, avec les initiatives PPTE (Pays pauvres très endettés) et les mécanismes concessionnels, le Sénégal a bénéficié des initiatives d’allégements de dette et de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance. Mais la logique est restée la même : dépendre des financements extérieurs pour stabiliser le cadre macroéconomique, sans s’attaquer aux causes structurelles du sous-développement.

Le Plan Sénégal Émergent (PSE) lancé en 2014 a certes dopé la croissance par les infrastructures et l’énergie, mais sans transformation profonde du marché du travail ni réduction significative de la pauvreté et des inégalités. Il a contribué à accroître le taux de pauvreté, qui atteint 39 %. Il a aussi approfondi les inégalités : les 20 % les plus riches concentrent 48 % des revenus, tandis que les 20 % les plus pauvres ne disposent que de 5 %, soit un indice de 0,45.

De plus, il a créé les conditions d’une insécurité alimentaire inquiétante, touchant près de 3 500 000 personnes. Le chômage des jeunes (27,7 %), la précarité et l’informalité demeurent massifs.

Les politiques de développement du capital humain et social n’étaient pas au coeur des préoccupations des autorités étatiques. Il s’en est suivi une inadéquation entre la formation, la qualification professionnelle et les besoins réels du marché du travail d’une part et d’autre part, aucune attention n’était accordée à la mise en place de politiques d’emplois sérieuses en direction des jeunes, des femmes et des couches les plus vulnérables de la société.

L’absence manifeste d’une bonne stratégie de développement économique diversifiée adossée aux réalités économiques du pays explique aussi le manque de création d’emplois durant la mise en exécution du PSE.

D’autres facteurs expliquent le manque de transformation du marché de l’emploi, notamment la négligence du secteur agricole et la mauvaise gouvernance marquée par la corruption. Cette situation favorise une gestion défaillante des ressources publiques et crée une dissymétrie entre les investissements massifs dans les infrastructures et le secteur minier, d’une part, et leur faible impact réel sur le marché du travail, d’autre part. En conséquence, le développement économique et social du pays reste limité.

Le choc des révélations de 2025

Le rapport de la Cour des comptes (février 2025), confirmé par l’audit du cabinet Forvis Mazars, a révélé l’ampleur des « déclarations erronées » des autorités du régime précédent dans la gestion des finances publiques. La dette, présentée comme soutenable, est passée brutalement de 74,4 % à 111 % du PIB en 2023, puis 118,8 % en 2024.

Cette révision dramatique démontre l’absence de transparence et l’inefficacité des mécanismes de contrôle censés accompagner la coopération avec le FMI. L’institution elle-même, en validant pendant plusieurs années des données sous-estimées, porte une responsabilité dans cette crise de crédibilité.

De la transparence à la dépendance renforcée

La mission du FMI d’août 2025 a salué l’engagement du Sénégal à corriger ses pratiques budgétaires et annoncé une série de mesures techniques : centralisation de la gestion de la dette, audits des arriérés, création d’une base de données unifiée, renforcement du Compte unique du Trésor.

Si ces mesures peuvent améliorer la gouvernance financière, elles ne changent rien à la logique de dépendance. Le nouveau communiqué de presse du FMI, présenté comme aligné sur la Vision 2050 (référentiel de développement du Sénégal), reprend les conditionnalités classiques du FMI : rigueur budgétaire, discipline macroéconomique et promesse d’inclusion sociale. Mais l’expérience historique démontre que ces engagements se traduisent rarement en progrès tangibles pour les populations.

Le piège d’une économie à deux vitesses

L’économie sénégalaise affiche en 2025 une croissance record de 12,1 % grâce au boom pétrolier et gazier. Mais la croissance hors hydrocarbures reste limitée à 3,1 %, confirmant le risque d’une économie duale où la manne énergétique masque la stagnation des autres
secteurs. Cette dépendance aux hydrocarbures, adossée à un endettement massif, fragilise l’avenir du pays et l’expose aux chocs extérieurs. En poursuivant dans cette voie, le Sénégal risque de voir ses marges de souveraineté réduites à néant.

Pour une rupture nécessaire

Quarante ans de coopération avec le FMI montrent une constante : la dépendance aux financements extérieurs et la reproduction des déséquilibres structurels. Face à cette impasse, une rupture s’impose. Elle passe par :

  • la mobilisation des ressources internes (épargne nationale, appel à la diaspora, lutte contre la corruption et les détournements) ;

  • une politique industrielle et agricole endogène, tournée vers la création d’emplois et la sécurité alimentaire ;

  • la réorientation des priorités budgétaires vers l’éducation, la santé et la protection sociale ;

  • une gouvernance renforcée, fondée sur la transparence et l’appropriation nationale des réformes.

Le nouveau cycle de coopération proposé par le FMI, malgré son habillage technique et son discours sur la transparence, risque de reproduire le schéma de dépendance qui a marqué les décennies passées. Le Sénégal se trouve face à un choix historique : continuer dans la voie du suivisme, au prix d’une souveraineté économique toujours plus réduite, ou engager une véritable rupture pour construire un modèle de développement autonome, inclusif et résilient.

C’est seulement au prix de cette rupture que le pays pourra transformer la manne énergétique en un levier de prospérité partagée et durable. Il pourra aussi inscrire les financements extérieurs dans une logique de transformation systémique et structurelle de l’économie, au service des priorités nationales définies dans l’Agenda national de transformation Vision 2050.

The Conversation

Souleymane Gueye does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Sortir du piège de la dette : les alternatives au modèle FMI pour le Sénégal – https://theconversation.com/sortir-du-piege-de-la-dette-les-alternatives-au-modele-fmi-pour-le-senegal-263755

Deuda autonómica: quién gana y quién pierde con su condonación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Guillermo Rodríguez Sánchez de la Nieta, Investigador, Hacienda Pública: Federalismo fiscal, Universidad de Castilla-La Mancha

El Consejo de Ministros del Gobierno de España acaba de aprobar el martes el Anteproyecto de Ley de Medidas Excepcionales de Sostenibilidad Financiera para las Comunidades Autónomas de Régimen Común, lo que permitirá mutualizar 83 252 millones de euros de deuda autonómica. La propuesta de condonación (el dinero pendiente de pago por parte de las comunidades autónomas pasa a ser deuda estatal), presentada el pasado febrero, parte del reconocimiento del impacto de la crisis financiera entre 2010 y 2013 en el sobreendeudamiento autonómico.




Leer más:
Condonación de la deuda autonómica española: de sus causas objetivas y el riesgo moral de perdonar


La situación actual de la deuda autonómica

El estado de la deuda autonómica, según los últimos datos disponibles, es cuanto menos preocupante. Las comunidades de régimen común aglutinan 324 000 millones de euros de deuda, de los cuales el 65 % está en manos del Estado. Cataluña (89 700 millones), Comunidad Valenciana (60 368) y Andalucía (40 490) concentran más de la mitad del endeudamiento total, acompañadas por Madrid (39 651), aunque esta última con una evolución más contenida.

El contraste más llamativo está en la evolución: Murcia ha disparado su deuda más de un 300 % desde 2012, seguida por la Comunidad Valenciana, Extremadura y Andalucía, todas muy por encima de la media. En cambio, Galicia, Canarias o Baleares han mantenido un endeudamiento mucho más controlado. Estos datos muestran que el problema no es homogéneo: algunas regiones arrastran un sobreendeudamiento estructural, mientras que otras han gestionado con mayor disciplina. De ahí que la condonación tenga efectos tan desiguales según el territorio.

Los mecanismos adicionales de financiación autonómica han canalizado desde 2012 más de 439 000 millones de euros, de los que aún quedan por devolver unos 210 000. Cataluña, Comunidad Valenciana y Andalucía concentran casi el 70 % de estos recursos, lo que explica su elevada dependencia del Estado: en su caso, más del 80 % de la deuda está en manos del Tesoro. En contraste, comunidades como Galicia, Canarias o Castilla y León apenas han recurrido a esos instrumentos. Madrid es la excepción, con un 0 %, gracias a su mayor capacidad de acudir a los mercados.

El saldo vivo pendiente de devolución refleja esa brecha: Cataluña debe todavía casi 80 000 millones y la Comunidad Valenciana más de 54 000. En definitiva, los datos confirman que la condonación no solo alivia cuentas autonómicas, sino que también redistribuye riesgos entre territorios, beneficiando especialmente a quienes más dependieron del auxilio financiero del Estado.

El resultado de la condonación

El artículo 13 de la Ley Orgánica 2/2012 de Estabilidad Presupuestaria y Sostenibilidad Financiera reconoce implícitamente que las comunidades de régimen común deberían tener un porcentaje de deuda del 13 % de su producto interior bruto (PIB). A marzo de 2025, solo Canarias, Navarra y el País Vasco cumplen esta premisa, mientras que la Comunidad Valenciana, Cataluña, Castilla-La Mancha y la Región de Murcia tienen porcentajes por encima del 30 % de su PIB.

La propuesta de condonación, que consta de tres fases, es asimétrica y beneficia especialmente a las comunidades de Andalucía, Cataluña y la Comunidad Valenciana, con 23, 21 y 13 % respectivamente del total condonado. Andalucía, Asturias, Galicia, La Rioja, Madrid, Canarias, Navarra y País Vasco entrarían en porcentajes de deuda plenamente válidos para endeudarse en los mercados financieros.

Por contra, la Comunidad Valenciana (35 % de deuda sobre su PIB tras la condonación), Cataluña (26 %), Región de Murcia (25 %) o Castilla-La Mancha (21 %) necesitarían ajustes adicionales para poder financiarse en los mercados financieros en el corto plazo.

Al comparar la ratio deuda/PIB antes y después de la condonación se aprecia que la reducción media del 7 % no basta para garantizar que todas las comunidades puedan financiarse sin problemas en los mercados. La Comunidad Valenciana, con un 35 % de deuda sobre su PIB incluso tras la quita, seguirá en una situación de vulnerabilidad financiera, lo que apunta a que serán necesarias medidas adicionales de disciplina fiscal, o una reforma más profunda del sistema de financiación autonómica. Este dato contrasta con comunidades como Andalucía o Galicia, que, gracias a la condonación, logran situarse en niveles considerados aceptables por los organismos supervisores.

Ganadores y perdedores

Es evidente que las comunidades de régimen común tienen un problema importante con su deuda. Por ello, la propuesta de condonación significará un alivio financiero importante para todas ellas. Sin embargo, la deuda pública no desaparece, se reparte. Es decir, en términos absolutos, encontramos ganadores y perdedores.

Antes de la condonación, la deuda per cápita se situaba en torno a 7 021 euros de media. Tras la operación, comunidades como Castilla-La Mancha (-509 €), Cataluña (-294 €), Comunidad Valenciana (-249 €) o Andalucía (-359 €) ven reducida la carga de sus habitantes, lo que supone un alivio directo en términos de sostenibilidad financiera.

Sin embargo, en territorios como Madrid (+594 €), La Rioja (+436 €) o Cantabria (+414 €), la deuda per cápita aumenta, ya que asumen parte del esfuerzo solidario. El contraste es evidente: mientras un castellanomanchego se libera de más de 500 euros de deuda, un madrileño soporta casi 600 euros adicionales. Esto ilustra que la condonación no elimina deuda, sino que la redistribuye, generando percepciones de ganadores y perdedores.

En clave divulgativa, puede decirse que la medida funciona como una mutualización: se aligera la mochila de quienes más pesada la tenían pero a costa de que otros carguen con un poco más en las suyas.

El ahorro de intereses

El reparto del ahorro en intereses refleja también la desigualdad territorial de la condonación. Aunque todas las comunidades se benefician en mayor o menor medida, las diferencias son notables: algunas logran un respiro financiero considerable mientras que otras apenas perciben impacto.

La condonación de deuda permitirá ahorrar 6 700 millones en intereses, concentrados en la Comunidad Valenciana y Cataluña, mientras que regiones como Canarias, Galicia o Asturias apenas percibirán alivio. En definitiva, los datos confirman que la condonación no solo reduce la carga financiera, sino que reabre el debate sobre la equidad del reparto y la necesidad de una reforma del sistema de financiación autonómica.

Una propuesta alternativa

La condonación de deuda no afecta por igual a todas las comunidades autónomas. Todo depende del criterio con el que se reparta: si se sigue la propuesta del Gobierno, si se distribuye de manera estrictamente per cápita o si se aplica la fórmula de población ajustada que se utiliza en el sistema de financiación autonómica.

Según la propuesta aprobada por el Consejo de Ministros, las comunidades más beneficiadas son Canarias (51 % de su deuda condonada), Andalucía (46 %), Galicia (33 %) y Extremadura (31 %), todas por encima de la media. Sin embargo, si el reparto se realizara de manera estrictamente per cápita, el mapa sería distinto: Asturias alcanzaría un 45 % y Baleares un 27 %, frente al 19 % de Cataluña o el 16 % de la Comunidad Valenciana, que quedarían entre las menos favorecidas.

La fórmula de población ajustada –la que suele emplearse en el sistema de financiación autonómica porque pondera factores como envejecimiento, dispersión geográfica o insularidad– también ofrece un panorama diferente: Canarias subiría hasta un 64 %, mientras que regiones como Murcia o la Comunidad Valenciana apenas superarían el 15 %.

No hay una única manera de medir la justicia del reparto: según el criterio escogido, las comunidades aparecen como más o menos beneficiadas. De hecho, territorios con sobreendeudamiento estructural, como la Comunidad Valenciana, apenas logran un 19 % de quita en la propuesta actual, mientras que otras con menor peso de deuda relativa, como Canarias, se sitúan en lo más alto. Esto explica buena parte del debate político y técnico: lo que para unos es un alivio necesario, para otros puede percibirse como un trato desigual.

The Conversation

José Guillermo Rodríguez Sánchez de la Nieta recibe fondos de un contrato predoctoral de investigación cofinanciado por la Universidad de Castilla la Mancha y el Fondo Social Europeo

Juan José Rubio Guerrero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Deuda autonómica: quién gana y quién pierde con su condonación – https://theconversation.com/deuda-autonomica-quien-gana-y-quien-pierde-con-su-condonacion-264518

¿Cómo era ser anciano en la prehistoria?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Gorodenkoff/Shutterstock

A día de hoy, el 40 % de las personas desempleadas mayores de 50 años afirma haber sufrido discriminación por su edad, según el Centro Internacional sobre el Envejecimiento (CENIE). Mientras, la OMS advierte que una de cada cinco personas mayores de 50 años han sufrido edadismo en el ámbito sanitario.

En España, el término edadismo aparece por primera vez en el último informe anual del Defensor del Pueblo (2024) y, desde 2022, está incluido en el Diccionario de la Real Academia Española de la Lengua.

Convivimos con una forma sutil de discriminación benevolente que infantiliza a las personas mayores y les resta autonomía y voz, incluso cuando las intenciones son buenas. Esta situación conlleva menor autoestima, rechazo e invisibilidad social. Sin embargo, todo ello forma parte de una construcción cultural reciente.

Valiosos por su experiencia

Este rechazo al envejecimiento contrasta con la supervivencia de mayores en la prehistoria. Los ancianos, así como los heridos graves o con problemas genéticos, sin duda alguna, contribuían al grupo. Si no podían aportar físicamente, su valor social estaría relacionado con su capacidad como depositarios de memoria y conocimiento.

En las sociedades primitivas, la edad avanzada no estaba vinculada a estigmas, sino a experiencias. Los estudios osteológicos, dentales y arqueológicos permiten afirmar practicas de cuidado, longevidad creciente y valor social de personas de edad avanzada y sobrevivientes a graves accidentes. En estos casos, todo el grupo debía formar parte de una adaptación de las dietas y la movilidad.

Viejos a los 40

En muchos contextos prehistóricos, superar los 40 años ya podía ser una longevidad significativa. Por eso, algunos especialistas hablan de “anciano” a partir de esta edad, si se evidencia deterioro físico funcional.

En prehistoria, es complicado contar con un umbral cronológico absoluto para hablar de ancianidad como hacemos en la actualidad. Debemos aplicar criterios osteológicos y funcionales para determinar ese estado de edad avanzada.

Entrada de la cueva donde vivía el anciano de Shanidar (Kurdistán iraquí).
Wikimedia Commons., CC BY

Entre ellos, se encuentra el desgaste extremo de molares o pérdida completa de dentición sin remplazo. En algunos casos, también, la remodelación del hueso mandibular, que indica que el individuo sobrevivió bastante tiempo sin dientes funcionales.

Asimismo, son indicativos de la edad cambios en el esqueleto asociados a artrosis, osteoporosis, degeneración vertebral o formaciones de hueso adicional en respuesta al estrés articular (exostosis). Y otras circunstancias, como la comparación con patrones de mortalidad dentro de un grupo. Si el promedio de vida de un grupo humano es de 25-30 años y aparece un individuo de 45-50, este puede considerarse un anciano en términos relativos.

Ancianos prehistóricos famosos

Uno de los ancianos prehistóricos más reconocidos es el Homo erectus de Dmanisi, el Cráneo 4, de hace más de 1,8 millones de años. Sabemos que sobrevivió varios años prácticamente sin dentición (endetulismo). Esto supone graves dificultades para masticar y la necesidad de asistencia alimentaria u otras formas de cuidado social.

Excavación del sitio de Dmanisi, Georgia.
Georgian National Museum., CC BY

Por otro lado, Nandy o el fósil Shanidar 1, un neandertal de hace más de 50 000 años, ha sido de los más estudiados. Se estima que sobrevivió con una grave discapacidad hasta los 40 años o más. Había sufrido un golpe lateral en la cara, fracturas y amputación del brazo derecho en el codo, lesiones en la pierna derecha, degeneración sistemática y sordera.

Sobrevivir a todo ello en una sociedad de cazadores-recolectores es sin duda una evidencia de cuidados prolongados por parte de su grupo.

Sobrevivir en tiempos difíciles

En el yacimiento de Dolni Vestonice (actual República Checa), se encontraron los restos de un joven adulto con graves anomalías del desarrollo, conocido como Doln V-stonice 15. El estudio de sus huesos evidencia la presencia de osteoartritis. Su patrón óseo obedece a prácticas de transporte pronunciado y repetitivo o arrastre de cargas pesadas. Esos datos indican la capacidad del grupo para mantener vivo a un individuo gravemente afectado, pero también enfatizan en la necesidad de que todas las personas participen en la elevada movilidad de las poblaciones en el Paleolítico.

Venus de Dolní Věstonice (República Checa).
Wikimedia Commons., CC BY-SA

Tanto en Dolni Vestonice como en la Gran Dolina (Atapuerca), donde una niña neandertal con síndrome de Down bautizada como Tina sobrevivió hasta los 10 años, muestran como los seres humanos trataban de no dejar a nadie atrás. Ayudar al prójimo se convirtió en una tarea fundamental para la supervivencia del grupo.

Abuelas de las cavernas

En este contexto, las mujeres ancianas siguen prácticamente ausentes de los discursos científicos y divulgativos sobre el pasado humano. En parte, debido a la limitación de los propios restos, que suelen ser fragmentos de mandíbula o cráneo que no permiten determinar el sexo.

Pero, los prejuicios modernos no deben condicionar nuestros estudios del pasado. Mientras nuestra sociedad tiende a asociar la vejez con deterioro, pasividad o dependencia, en 1998 ya se abría una nueva línea de estudio: la llamada “hipótesis de la abuela”.

La antropóloga evolutiva estadounidense Kristen Hawkes y sus colegas, con esta hipótesis, explicaban como la menopausia podría tener un significado relevante para la especie humana. Para ellos, el envejecimiento femenino está asociado a nuestra madurez tardía, con implicaciones para la organización social del hábitat y la importancia del aprendizaje extendido.

Por otra parte, Cat Bohannon, en su reciente obra Eva (2025), insiste en la mayor longevidad femenina. Diferentes mecanismos biológicos protegen a las mujeres para sobrevivir a sus compañeros. Y su valor reside en su conocimiento: sobre crisis anteriores, sobre contratiempos en los partos, sobre soluciones ante dificultades alimentarias.

Visibilizar a las ancianas prehistóricas no es solo una tarea científica pendiente, también lo es educativa. Necesitamos construir nuevas narrativas sobre el pasado que incluyan a todos los individuos (mujeres, niños y ancianos), para enriquecer por extensión las narrativas del presente.

The Conversation

Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo era ser anciano en la prehistoria? – https://theconversation.com/como-era-ser-anciano-en-la-prehistoria-262968

Hemos identificado los árboles que mejor funcionan para refrescar las ciudades

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel Jato Espino, Investigador Sénior / Profesor en Ingeniería y Gestión Ambiental, Universidad Internacional de Valencia

Jardines del Turia, en Valencia. Maksim Safaniuk/Shutterstock

En verano, muchas ciudades se convierten en auténticos hornos. El fenómeno conocido como isla de calor urbana –la concentración del calor debida a los materiales, la densidad de población y el tráfico en las ciudades– no solo incomoda. También puede afectar seriamente a la salud, sobre todo en zonas densamente urbanizadas.

Hay una solución natural y eficaz que a menudo pasa desapercibida: los árboles. Sin embargo, no todos refrescan igual. Y no todas las ciudades tienen suficientes para marcar la diferencia.

¿Por qué hace más calor en las ciudades?

Las ciudades están construidas con materiales que absorben el calor durante el día. El asfalto, por ejemplo, lo retiene y lo libera lentamente por la noche. Por eso, incluso cuando el sol se ha ido, las temperaturas siguen siendo altas.

En zonas urbanas densas como Madrid, la diferencia con respecto a áreas rurales puede llegar hasta los 8 ºC. Este calor acumulado no se disipa fácilmente. Los edificios altos y las calles estrechas crean lo que se conoce como “efecto cañón urbano”. El calor queda atrapado como en una olla a presión.

Si además hay poca vegetación, el resultado son diferencias notables de temperatura entre zonas urbanas y rurales. Este fenómeno está provocando un aumento de las noches tropicales –cuando la temperatura no baja de los 20°C– en muchas ciudades españolas.

Elegir el árbol adecuado es clave

Los árboles no solo dan sombra, también refrescan el aire mediante evapotranspiración –transferencia de humedad a la atmósfera–. Este proceso combina la evaporación del agua del suelo con la transpiración de las hojas. Así, se reduce la temperatura del entorno, especialmente en días calurosos.

Pero no todos los árboles tienen el mismo efecto. Algunas especies, por su forma, densidad de hojas y adaptación al clima, son especialmente eficaces para enfriar el ambiente urbano.

Cinamomo.
Paulo rsmenezes/Wikimedia Commons, CC BY-SA

En un estudio realizado en Valencia, identificamos tres especies destacadas. El cinamomo (Melia azedarach) crece rápido y tiene hojas grandes y densas que generan sombra y humedad. El azahar de la China (Pittosporum tobira) resiste bien la sequía y tiene una copa baja y compacta, ideal para calles estrechas. Y el olmo común (Ulmus minor) tiene una copa amplia y ayuda a crear microclimas frescos, aunque su uso ha disminuido por su vulnerabilidad a enfermedades como la grafiosis, causada por un hongo.

En general, estas especies combinan copas densas, hojas grandes y troncos no muy altos. Además, se adaptan bien al clima mediterráneo. Por eso, son buenas opciones para ciudades como Valencia, Málaga o Sevilla, donde el calor urbano tiene un impacto notable en la mortalidad.

No obstante, solo una de estas especies es autóctona: el olmo. Las otras dos provienen de Asia. Por tanto, también es importante priorizar la plantación de especies propias. Estas están mejor adaptadas al entorno local y presentan menos riesgos ecológicos en los ecosistemas urbanos.

Ramas y hojas de un árbol
Ramas y hojas de un olmo común.
Lidine Mia/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Más árboles y mejor situados

En muchas ciudades españolas, los árboles se concentran en parques o avenidas principales. Mientras tanto, algunos barrios residenciales, especialmente los más vulnerables, tienen menos vegetación. Esta desigualdad agrava el impacto del calor urbano.

No se trata solo de plantar más árboles. También hay que elegir bien qué especies se usan y dónde se colocan. Un árbol mal adaptado o mal ubicado puede tener un efecto limitado. En cambio, una planificación cuidadosa puede reducir la temperatura en zonas críticas.

Se deben seleccionar especies adaptadas al clima local, con alta capacidad de sombra y evapotranspiración. Además, es necesario priorizar aquellas zonas más vulnerables, donde el calor afecta más y hay menos vegetación. También es importante involucrar a la ciudadanía en los proyectos de reforestación urbana, fomentando el cuidado del espacio público. Por último, para conseguir efectos a mayor escala, el arbolado ha de integrarse en redes de infraestructura verde, conectándose con parques, jardines y espacios naturales.

Estas medidas no solo ayudan a combatir el calor. También mejoran la calidad del aire, aumentan la biodiversidad, reducen el consumo energético al requerir las viviendas menos climatización y pueden incluso revalorizar las viviendas cercanas.




Leer más:
Ciudades jardín contra el déficit de naturaleza urbano


Plantar es planificar contra el calor urbano

Los árboles son mucho más que decoración urbana. Son infraestructura climática. Elegir bien qué especies plantar y dónde hacerlo puede marcar la diferencia entre una ciudad sofocante y una ciudad habitable.

En un contexto de cambio climático, apostar por el arbolado urbano es apostar por el bienestar, la salud y la resiliencia de nuestras ciudades.

The Conversation

Daniel Jato Espino ha recibido fondos de la Consellería de Innovación, Universidades, Ciencia y Sociedad Digital de la Generalitat Valenciana a través del proyecto de investigación ECOVAL (ref. CIGE/2021/079).

ref. Hemos identificado los árboles que mejor funcionan para refrescar las ciudades – https://theconversation.com/hemos-identificado-los-arboles-que-mejor-funcionan-para-refrescar-las-ciudades-263657

¿Nos enamoraríamos del señor Darcy de ‘Orgullo y prejuicio’ en la vida real?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lara López Millán, Docente Universitaria de Artes y Educación, Universidad Camilo José Cela

Matthew Macfadyen en la adaptación de ‘Orgullo y prejuicio’ de 2005. FilmAffinity

Imaginen la escena: Matthew Macfadyen, a cargo del personaje del señor Darcy, cruzando la niebla en la versión de Joe Wright de Orgullo y Prejuicio (2005). El abrigo ondea al ritmo de sus pasos y la voz le tiembla cuando pronuncia una confesión frente a Keira Knightley –quien interpreta a Elizabeth Bennet– que suena a todo menos ensayada.

El señor Darcy y su ondeante abrigo diciendo ‘has hechizado mi cuerpo y mi alma’.

Esa secuencia –inexistente en la novela original de Jane Austen– ha quedado grabada en la memoria de las espectadoras como un momento cumbre del romanticismo cinematográfico. ¿Qué tiene entonces este personaje que, a casi dos siglos de su creación, sigue siendo un arquetipo romántico vigente? Tal vez la promesa –potenciada por la cámara, la música y el montaje– de un hombre que combina poder, misterio y ternura.

Pero el Darcy de Jane Austen (1775-1817) pertenecía a la Inglaterra de la Regencia (1811-1820), un mundo de herencias, escalafones y matrimonios como estrategia social. Era orgulloso, reservado y con prejuicios de clase, más cercano a un terrateniente preocupado por su patrimonio que al héroe apasionado que nos vende el cine.

En las adaptaciones, con la camisa mojada de Colin Firth en la miniserie de la BBC en 1995 o las miradas contenidas de Macfadyen, se han ido suavizando sus aristas, erotizando su presencia y dotándolo de una vulnerabilidad muy contemporánea. Así, un personaje complejo ha sido convertido en el mito romántico que seguimos persiguiendo.

La Inglaterra del privilegio y la etiqueta

Para entender al Sr. Darcy, hay que situarlo en un mundo marcado por la ostentación de la aristocracia terrateniente y una jerarquía social férrea, donde la movilidad entre clases era mínima y el matrimonio funcionaba tanto como alianza económica como vía para preservar o mejorar el estatus familiar.

En este contexto, el “caballero” no era solo un título social, sino un papel que implicaba privilegios materiales y un código de conducta inflexible: cortesía en público, discreción en los asuntos íntimos y un profundo respeto –y defensa– de la estructura social.

Fitzwilliam Darcy encarna a la perfección ese modelo: un heredero acomodado, educado para administrar propiedades, mantener un apellido intachable y protegerse de cualquier vínculo que pudiera considerarse una “alianza desigual”. No es un rebelde romántico, sino un hombre que aprende, con dificultad, a dejar que la afectividad dialogue con el deber.

En Orgullo y Prejuicio, Darcy se presenta desde el inicio como alguien arrogante, distante y poco dado a la amabilidad superficial. No busca agradar ni cortejar; más bien parece evitar cualquier contacto que no considere necesario. Sin embargo, Austen no lo convierte en un villano, sino en un personaje en evolución. Su transformación no le lleva a ser un “príncipe azul” perfecto, sino un hombre que, tras enfrentarse a sus prejuicios y reconocer sus errores, cede parte de su orgullo en favor de la honestidad y el afecto.

La autora lo dibuja como un personaje reservado, incluso incómodo en situaciones sociales, con una torpeza emocional que puede sorprender a quienes solo lo conozcan a través de ciertas representaciones cinematográficas que lo hayan idealizado como un seductor. Sin embargo, adaptaciones como la mencionada de 2005 reflejan con fidelidad esa incomodidad y esa reserva, acercándose mucho más al Darcy literario.

En su contexto histórico, la decisión de proponer matrimonio a Elizabeth Bennet –una mujer de clase social inferior, sin gran fortuna ni conexiones ventajosas– implicaba desafiar abiertamente las expectativas de su posición. Ese gesto, más que las escenas de niebla o camisas mojadas, es lo que hace que el Darcy literario conserve su poder de fascinación doscientos años después.

El Darcy de Colin Firth en la miniserie de la BBC se bañaba en camisa y después, con esa falta de decoro, se topaba con Lizzie Bennet.

De la Regencia a los galanes de hoy

El Darcy cinematográfico ha calado hondo porque encaja con arquetipos románticos actuales: el hombre inaccesible que, gracias al amor, se transforma; aquel que combina seguridad económica con ternura emocional, misterio con entrega. Es un modelo que promete estabilidad y pasión al mismo tiempo, una combinación que sigue fascinando y generando deseo.

La popularidad de series y adaptaciones recientes, o reinterpretaciones modernas de Austen, demuestran cómo la estética de la Regencia –o de sus fantasías– sigue siendo un marco fértil para recrear ideales románticos. En estas versiones, el glamour, los vestidos, los bailes y las intrigas se mezclan con figuras masculinas poderosas pero vulnerables, reforzando la idea de un “amor que transforma” en escenarios históricos cuidadosamente estilizados.

Anthony Bridgerton (protagonista de la segunda temporada de Los Bridgerton) es el heredero perfecto de este molde: serio, controlador y devoto de sus responsabilidades familiares, pero finalmente dispuesto a dejarse arrastrar por la pasión. Lo mismo ocurre con Simon Basset, duque de Hastings en la primera temporada de la serie, cuya mezcla de orgullo, trauma personal y vulnerabilidad lo convirtió en el nuevo suspiro colectivo.

Retratos de dos hombres jóvenes vestidos de época en una serie de televisión.
Regé-Jean Page como Simon Basset (izq.) y Jonathan Bailey como Anthony Bridgerton (dcha.) son dos nuevas ‘versiones’ del siempre omnipresente señor Darcy.
Liam Daniel y Nick Briggs/Netflix

También encontramos ecos de Darcy en el Sr. Knightley de la adaptación de Emma de 2020, más paternal y menos orgulloso que el Darcy de Orgullo y Prejuicio, pero igualmente inscrito en la lógica del “hombre que cambia por amor”. Incluso en traslaciones de Austen más libres, como la última versión de Persuasión, se repite la tensión entre orgullo y afecto, distancia y atracción con el capitán Wentworth.

Sin embargo, la idealización tiene sus riesgos. En la vida real, alguien tan orgulloso y distante probablemente resultaría difícil de tratar, incluso frustrante. Parte del encanto de Darcy reside en la ficción: la fantasía de que la inteligencia, la perseverancia y el carácter pueden superar barreras sociales y emocionales, que el afecto puede suavizar los orgullos y derribar los prejuicios.

La romantización de la Regencia en pantalla no solo embellece la historia, sino que refuerza nuestra atracción por estos personajes como símbolos de deseo, poder y ternura, un ideal cuidadosamente construido que sigue inspirando fantasías románticas modernas.


¿Quiere recibir más artículos como este? Suscríbase a Suplemento Cultural y reciba la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música, seleccionados por nuestra editora de Cultura Claudia Lorenzo.


Austen, más vigente que nunca

Jane Austen nunca escribió sobre el amor como una fuerza irracional: en sus novelas, el afecto se equilibra con la razón, los valores y la compatibilidad. El Sr. Darcy seduce porque encarna una doble promesa: por un lado, el amor romántico que impulsa a ambos protagonistas a crecer y superar sus prejuicios; por otro, la fantasía de que incluso el más orgulloso puede ceder ante un buen argumento… y una buena dosis de ironía.

Tal vez no nos enamoraríamos de él en la vida real. Pero en la literatura y el cine, Darcy sigue siendo irresistible. Entre novelas, adaptaciones y reinterpretaciones modernas, su figura nos recuerda que los ideales románticos no mueren: se transforman, se amplifican y continúan fascinándonos, siglo tras siglo.

The Conversation

Lara López Millán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Nos enamoraríamos del señor Darcy de ‘Orgullo y prejuicio’ en la vida real? – https://theconversation.com/nos-enamorariamos-del-senor-darcy-de-orgullo-y-prejuicio-en-la-vida-real-262907

Neurohambruna: cómo la escasez de comida reprograma a los hijos de la guerra

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Nora Guasch Capella, Investigadora Predoctoral en Biología Psiquiátrica, Institut d’Investigacions Biomèdiques August Pi Sunyer – Hospital Clínic Barcelona / IDIBAPS

Niños comiendo sopa en un centro de acogida durante el Invierno del Hambre en Holanda (1944-1945) Menno Huizinga/Wikimedia Commons, CC BY

Todos sabemos que las guerras tienen consecuencias devastadoras: ciudades destruidas, economías colapsadas, familias separadas… pero hay un efecto menos visible que puede alcanzar incluso a quienes no vivieron el conflicto directamente: los trastornos mentales.

¿Pueden los efectos de una guerra viajar más allá del tiempo y marcar a quienes aún no han nacido? La ciencia dice que sí.

Durante los grandes conflictos del siglo XX, como la Segunda Guerra Mundial o la Revolución china, millones de personas vivieron en condiciones de pobreza extrema y escasez alimentaria. Esta situación provocó desnutrición severa en la población, pero también afectó a quienes la sufrieron indirectamente: los bebés en gestación.

Dos de los casos más documentados, el Invierno del Hambre en Holanda (1944-1945) y la Gran Hambruna China (1959-1961), muestran cómo la escasez de alimentos durante el embarazo afectó a los fetos en gestación. Décadas después, estudios revelaron que estos tenían mayor riesgo de desarrollar esquizofrenia, depresión o trastorno bipolar.

A pesar de las diferencias geográficas y temporales, los datos coinciden: el hambre prenatal no solo afecta el crecimiento físico, también deja huellas duraderas en la salud mental.

El cuerpo de la madre es como un ‘canal de noticias’

Para entender cómo el hambre prenatal puede dejar marcas tan profundas, imaginemos que el cuerpo de la madre es como un “canal de noticias” para el feto. Todo lo que ocurre afuera –lo que la madre come, cómo se siente, etc.– se traduce en mensajes químicos que informan al bebé sobre el entorno donde crecerá.

Si las señales indican tranquilidad y abundancia, el feto crece en un ambiente seguro. Pero si señalan hambre o estrés, el mensaje es claro: “El mundo afuera es hostil y los recursos son limitados”. En respuesta, el cuerpo del bebé se adapta ajustando su metabolismo o reduciendo el crecimiento de ciertos órganos, con el objetivo de sobrevivir y ahorrar energía.




Leer más:
Así cambia el cerebro de las mujeres embarazadas


Tales adaptaciones pueden ser útiles a corto plazo si el niño nace en un ambiente de carencias. En cambio, si luego vive en un entorno con abundancia, ese cuerpo “programado para la escasez” puede desarrollar problemas como diabetes tipo II, obesidad o hipertensión.

Estas mismas señales también afectan al cerebro. Durante el embarazo, las conexiones neuronales se forman según el entorno. Si es hostil, el cerebro se adapta para sobrevivir, pero eso puede aumentar el riesgo de trastornos mentales en el futuro. Curiosamente, muchas personas con esquizofrenia también desarrollan diabetes tipo II. ¿Casualidad? Parece que no.

Problemas mentales y metabólicos, que suelen considerarse independientes, podrían tener un origen común: condiciones adversas al inicio de la vida.

De la desnutrición prenatal a la psicosis

Para desarrollar un trastorno mental como la esquizofrenia no basta con tener una predisposición genética, también hace falta un “detonante” ambiental. Y uno de los más potentes es el estrés extremo o la falta de nutrientes durante el embarazo.

Durante esta etapa crítica, el cerebro del feto se está formando a toda velocidad. Si faltan nutrientes esenciales como ácido fólico o ciertos aminoácidos, se ve comprometido el desarrollo de estructuras clave como el hipocampo (implicado en la memoria) o la corteza prefrontal (clave para tomar decisiones y percibir la realidad). Pero no se queda aquí: también se altera la química cerebral.

Uno de los sistemas más sensibles a estas alteraciones es el de la dopamina, un mensajero químico que regula funciones como la motivación, la atención o la percepción. En condiciones normales, la dopamina actúa como un “director de orquesta”, coordinando la actividad de distintas áreas del cerebro. Pero si este sistema se desajusta por experiencias adversas durante la gestación, puede acabar sobrerreaccionando. El resultado: un cerebro que interpreta mal la realidad y que puede producir síntomas como alucinaciones o delirios.

La huella epigenética

Más allá de la genética, lo que realmente cambia en estos casos no es el ADN en sí, sino cómo se usa. Y ahí es donde entra en juego la epigenética.

La epigenética no implica modificar la secuencia del ADN –eso sería una mutación–, sino ajustar el encendido o apagado de ciertos genes. Es como si el ADN fuera un manual de instrucciones, y el ambiente decidiera qué páginas hay que leer. El hambre, el estrés o la falta de nutrientes durante el embarazo funcionan como interruptores, activando o silenciando genes según qué percibe el cuerpo como prioritario.

Lo fascinante es que estas modificaciones epigenéticas no cambian el contenido del ADN, pero sí su funcionamiento. Una de las más estudiadas es la metilación del ADN, una especie de “post-it químico” que marca qué genes deben mantenerse apagados. Estas marcas pueden crearse en respuesta al entorno, pueden permanecer estables durante años y, afortunadamente, podemos medirlas. Al analizar muestras biológicas, los científicos pueden identificar estas señales moleculares y relacionarlas con riesgos futuros de salud.

Eventos que pasan factura

¿Qué pasa cuando una embarazada vive una situación de crisis? No hace falta imaginar una guerra: los efectos del estrés también se cuelan en contextos aparentemente seguros. En países desarrollados, muchas mujeres enfrentan dificultades para acceder a alimentos nutritivos o a una vivienda estable. Incluso fenómenos como un apagón prolongado –como el vivido en España el pasado 28 de abril, con más de 12 horas sin electricidad en algunas zonas– pueden generar ansiedad, inseguridad y afectar la salud de quienes están en etapas vulnerables, como el embarazo.

Este tipo de experiencias no solo dejan una huella momentánea. La ciencia ha demostrado que el estrés durante la gestación puede alterar el desarrollo del cerebro del bebé, aumentando el riesgo de problemas metabólicos y de salud mental a lo largo de su vida.

Por eso, entender cómo el entorno influye desde el inicio nos permite ampliar la mirada sobre la salud mental. No hablamos solo de decisiones individuales o genética, sino también de derechos, políticas públicas y justicia social. Proteger a las embarazadas garantiza cuerpos sanos, sí, pero también proteger mentes. Porque el impacto del hambre o el estrés no se queda en el presente: puede transmitirse, silencioso, a las generaciones futuras.

The Conversation

Este artículo fue finalista del Premio Luis Felipe Torrente de Divulgación sobre Medicina y Salud, organizado por la Fundación Lilly y The Conversation

ref. Neurohambruna: cómo la escasez de comida reprograma a los hijos de la guerra – https://theconversation.com/neurohambruna-como-la-escasez-de-comida-reprograma-a-los-hijos-de-la-guerra-263140

Podemos gestionar los incendios para que convivan con el paisaje mediterráneo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Jordán López, Profesor de Ciencia del Suelo, Universidad de Sevilla

Incendio en El Bierzo, en agosto de 2025. Las quemas prescritas y controladas evitan el desarrollo de grandes incendios forestales. Nuria PhotoStock/Shutterstock

El fuego es un proceso natural que ha acompañado a los ecosistemas desde hace más de 400 millones de años, mucho antes de la aparición de los humanos. En regiones de clima mediterráneo –como el sur de Europa, California, Chile central, el suroeste de Australia y Sudáfrica– los incendios han sido un factor histórico clave en la configuración de la biodiversidad.

Muchas especies vegetales y animales presentan adaptaciones específicas para sobrevivir o regenerarse después del fuego, como el rebrote desde raíces o tallos, la liberación de semillas estimulada por el calor y la floración postincendio de especies oportunistas.

A pesar de la percepción social negativa de los incendios, estos no son fenómenos exclusivamente destructivos. Ver un paisaje ennegrecido es triste, pero no siempre necesariamente malo. En él puede estar desarrollándose una actividad biológica y geomorfológica intensa.

Desde siempre, los incendios han cumplido funciones ecológicas esenciales, como la regeneración de especies vegetales adaptadas al fuego y la creación de mosaicos paisajísticos que favorecen la biodiversidad de los ecosistemas.

Vegetación ardiendo en un incendio controlado, con llamas intensas de color naranja y rojo bajo un cielo nublado
Fuego durante una quema prescrita en el área de El Berrocal, cerca de Almadén de la Plata (Sevilla).
Antonio Jordán/Flickr, CC BY



Leer más:
Cómo podemos proteger los bosques ancestrales mediterráneos de los incendios


Características de los incendios en el Mediterráneo

En el Mediterráneo, el régimen de incendios, su frecuencia, intensidad, estacionalidad y extensión se determinan por la interacción de tres grandes factores.

En primer lugar, el clima. Los veranos secos y calurosos, característicos del clima mediterráneo, crean condiciones de alta inflamabilidad. Las olas de calor, la baja humedad y los vientos intensos son factores que favorecen la propagación rápida de los incendios. El cambio climático agrava esta situación, prolongando la temporada de riesgo, intensificando las sequías y aumentando la mortalidad vegetal.

Por otro lado, tenemos el combustible vegetal. La continuidad, cantidad y estructura de la vegetación son determinantes. El abandono del medio rural y la migración de la población a entornos urbanos desde mediados del siglo XX han reducido prácticas como la agricultura tradicional, el pastoreo y la gestión forestal, permitiendo la expansión de matorrales, bosques jóvenes (especialmente pinares) y plantaciones densas sin manejo. Estos paisajes continuos y homogéneos facilitan la propagación del fuego.

Aunque el inicio del fuego puede deberse a causas naturales (sequía, olas de calor o impacto de los rayos), durante las últimas décadas la mayoría de los incendios mediterráneos han tenido origen humano, ya sea por negligencias, accidentes o causas intencionadas. La presencia de infraestructuras y la actividad humana en zonas de interfaz urbano-forestal incrementan el riesgo.

Fuego durante una quema prescrita, consumiento la vegetación, con llamas intensas en tonos naranja y amarillo y humo denso elevándose hacia el cielo.
Fuego en el matorral durante una quema experimental en Portugal.
Victoria Arcenegui/Imaggeo, CC BY



Leer más:
Incendios en el Mediterráneo: seguimos sin aprender de los errores


¿Qué condiciones favorecen los grandes incendios forestales?

Los grandes incendios forestales suelen ocurrir cuando coinciden condiciones meteorológicas extremas (ola de calor, sequía, viento), alta carga de combustible y fuentes de ignición. El “triángulo 30” (más de 30 ºC de temperatura, menos del 30 % de humedad atmosférica y vientos de al menos 30 km/h) está ampliamente aceptado como situación de riesgo de incendio forestal.

Vista aérea del incendio forestal en Minas de Riotinto, Huelva (2004), mostrando un paisaje montañoso con árboles calcinados, vegetación quemada y un camino de tierra atravesando la zona afectada.
Imagen del incendio forestal de Minas de Riotinto en 2004.
Antonio Jordán/Imaggeo, CC BY

Los grandes incendios forestales no se producen por un único factor, sino por la coincidencia de varios elementos:

  • La ignición: las causas del inicio del fuego pueden ser de origen humano (accidentales o intencionadas) o natural (rayos). La frecuencia de igniciones determina en gran medida la intensidad del régimen de fuegos.

  • La vegetación continua e inflamable: la densidad y continuidad de la vegetación facilita la propagación del fuego. En el Mediterráneo, matorrales, pinares jóvenes o plantaciones densas y mal gestionadas son especialmente propensos a arder (ENLACE).

  • Sequía y calor: los veranos largos y secos del Mediterráneo aumentan la inflamabilidad del combustible vegetal. Las olas de calor intensificadas por el cambio climático aumentan la probabilidad de grandes incendios.

  • El viento: el viento facilita la propagación rápida del fuego y puede transformar un incendio pequeño en uno enorme.

  • El abandono rural y los cambios de uso del suelo: el abandono de los cultivos, el pastoreo y la gestión forestal generan paisajes homogéneos y densos, donde el fuego se propaga con mayor facilidad. La vegetación que surge tras incendios recurrentes y prolongadas sequías tiende a ser menos densa y menos “forestal”, con cambios en la composición de especies, lo que podría transformar profundamente el paisaje mediterráneo. La acumulación de biomasa por la ausencia de incendios o la densificación de la vegetación aumenta el riesgo de incendios de gran intensidad.




Leer más:
La sequía agrícola en Europa es cada vez más frecuente, intensa y duradera


Medidas de gestión preventiva

Prevenir grandes incendios en el siglo XXI exige adaptar tanto el paisaje como las prácticas de manejo a las nuevas condiciones climáticas y sociales.

Entre las estrategias más relevantes destaca, en primer lugar, la necesidad de generar paisajes heterogéneos. Crear mosaicos de cultivos, pastos y masas forestales que interrumpan la continuidad del combustible contribuye a evitar los grandes incendios forestales.

Recuperar agricultura y el pastoreo extensivo, apoyar el consumo local con productos de cercanía para evitar el abandono rural y fomentar la presencia de herbívoros silvestres para reducir la cantidad de biomasa inflamable son medidas que evitan la acumulación de combustible.

Realizar un nuevo tipo de gestión forestal selectiva (implementando cortafuegos, quemas prescritas, aprovechamientos silvícolas y pastoreo controlado) es necesario para adaptarnos a las nuevas condiciones climáticas.

Y en segundo lugar, pero quizá lo más importante, debemos aprender a convivir con el fuego. Es necesario asumir que eliminar totalmente los incendios es imposible y contraproducente. Los pequeños incendios son inevitables y necesarios para mantener un régimen de fuego sostenible. Debemos comenzar a facilitar regímenes de incendios frecuentes pero de baja intensidad, en lugar de pocos incendios grandes y devastadores. Las quemas prescritas, aquellas controladas, de nuevo, son un gran aliado para este objetivo.

Bombero con equipo de protección gestionando una quema controlada entre vegetación en zona forestal de El Berrocal, cerca de Almadén de la Plata (Sevilla), con llamas activas y humo espeso bajo cielo nublado.
Bombero realizando una quema controlada en el área de El Berrocal, cerca de Almadén de la Plata (Sevilla)
Antonio Jordán/Flickr, CC BY

Al mismo tiempo, es necesario profesionalizar a bomberos y gestores forestales, dotándolos de formación en ecología del fuego y planificación preventiva.

Las políticas de “tolerancia cero” contra los incendios forestales generan acumulación de combustible y grandes incendios forestales. Por el contrario, permitir la existencia de pequeños fuegos de baja intensidad reduce el riesgo de sufrir grandes incendios forestales en el futuro. La decisión de apagar todos los incendios nos lleva a lo que los investigadores llaman “paradoja de la extinción” o “sesgo de supresión”. En un artículo reciente, los investigadores concluyeron que el resultado de políticas de tolerancia cero ante los incendios ofrecen resultados similares a la prescripción excesiva de antibióticos: si eliminamos todos los incendios, lo que hacemos es eliminar los incendios menos intensos o severos, mientras que favoreceremos los más extremos y difíciles de controlar ya que estaremos creando mayores cargas de combustible.




Leer más:
Los incendios forestales extremos son cada vez más intensos y se han duplicado en los últimos 20 años


Conservar bosques refugio y humedales

Los bosques maduros y los humedales constituyen zonas de refugio para la biodiversidad. Para mantenerlos en las condiciones apropiadas, es necesario proteger áreas húmedas y microhábitats que pueden actuar como refugios climáticos y de biodiversidad y, del mismo modo, restaurar humedales y vegetación costera, que favorecen el ciclo hidrológico y moderan el clima local.

Aumentar la cobertura vegetal en zonas urbanas ayudaría a mitigar los eventos de temperaturas extremas.

Bosque frondoso en el Parque Natural de Los Alcornocales, Cádiz, con vegetación verde intensa, terreno montañoso y cielo parcialmente nublado al fondo.
Masa forestal en el Parque Natural Los Alcornocales (Cádiz).
Antonio Jordán/Imaggeo, CC BY

Restaurar con especies más resistentes y resilentes

Durante décadas, se han llevado a cabo repoblaciones con especies no autóctonas pero que, como en el caso de los pinos, se hacía con la idea de “crear” rápidamente un horizonte de materia orgánica y obtener, en poco tiempo, una cierta masa forestal.

El uso de especies autóctonas a veces ofrece problemas en zonas quemadas. Es cierto que en una zona quemada donde había un encinar, por ejemplo, es difícil que crezcan encinas inmediatamente, ya que el suelo donde había un sistema maduro no es el mismo después de un incendio forestal, donde ha desaparecido gran parte de la materia orgánica, ha disminuido la fertilidad y ha aumentado el riesgo de erosión. Durante las últimas décadas, esto ha llevado con frecuencia a utilizar especies no autóctonas de crecimiento rápido (como pinos o eucaliptos) con el propósito de sustituir rápidamente un suelo dañado por un suelo fértil en poco tiempo. En ocasiones, incluso se promueven campañas de colaboración ciudadana en la siembra de árboles. Estas acciones llevan con demasiada frecuencia a problemas como la acumulación y continuidad de combustible o la degradación del suelo. Se ha comprobado que, en el contexto del nuevo clima, la reforestación mediante plantaciones extensas, densas, de edad uniforme y de una sola especie —como coníferas o eucaliptos— ya ha favorecido la aparición de grandes incendios forestales. Además, las zonas quemadas tienen más probabilidades de volver a incendiarse cuando la gestión posterior al fuego incluye una reforestación extensiva en lugar de permitir la regeneración natural.
Pero no podemos pretender tener un bosque nuevo en pocos años. Quizás haya llegado el momento de pensar que el matorral y la flora de las primeras etapas de la sucesión vegetal sean más adecuadas o, cuando sea posible, simplemente dejar que la regeneración natural actúe. El proceso es más lento, pero más estable y duradero. Así que, entre las medidas de restauración con estos nuevos enfoques, se propone:

  • Seleccionar, en reforestaciones y restauraciones, especies mejor adaptadas a sequías e incendios, priorizando criterios de resiliencia futura sobre modelos del pasado.

  • Fomentar la regeneración natural en bosques quemados, respetando los árboles muertos que sirven como refugio para muchas especies silvestres y ayudan en la protección del suelo.




Leer más:
Beneficios de no cortar los árboles después de un incendio


Mitigar el cambio climático

Disminuir el uso de combustibles fósiles y minimizar las emisiones de gases de efecto invernadero contribuye a mitigar los efectos del calentamiento global y la frecuencia de eventos extremos.

En el contexto climático actual, adaptar los paisajes y las políticas de gestión a un escenario de clima más árido y propenso a incendios resulta bastante más razonable que lo que venimos haciendo durante el primer cuarto del siglo XXI.

The Conversation

Antonio Jordán López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Podemos gestionar los incendios para que convivan con el paisaje mediterráneo – https://theconversation.com/podemos-gestionar-los-incendios-para-que-convivan-con-el-paisaje-mediterraneo-262857

Las protestas contra la gentrificación en México se radicalizan al calor del nacionalismo y la memoria histórica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fabian Acosta Rico, Doctor en Antropología Social , Universidad de Guadalajara

Tercera marcha contra gentrificación en Ciudad de México, que tuvo lugar el pasado 26 de julio. Gill_figueroa/Shutterstock

Este verano se han registrado hasta la fecha tres marchas contra la gentrificación en Ciudad de México. Y seguimos contando.

El término gentrificación podría postularse como palabra del año. Su acepción más común tiene que ver con la migración de personas con un poder adquisitivo mayor al de los residentes del lugar de acogida. Esta definición de ONU-Habitat, la agencia de Naciones Unidas que promueve el desarrollo urbano sostenible, describe lo que está sucediendo en muchas ciudades y países.

Los extranjeros que llegan a residir pagan altas sumas por alquileres, restaurantes y servicios, dado que sus monedas valen más, ya sean dólares o euros. En consecuencia, por un efecto de la ley de la oferta y la demanda, terminan encareciendo el costo de la vida del lugar, desplazando a los locales y borrando señas de identidad.

El fenómeno ha puesto bajo el foco a la Ciudad de México y a algunos pueblos mágicos del país, como San Miguel de Allende, en el estado de Guanajuato. Su rastro se ha extendido también a otras partes de la República mexicana, como Mazatlán, Oaxaca o Mérida. Y a pueblos ribereños de la Laguna de Chapala, como Ajijic y Jamay (ambos en el estado de Jalisco).

Demandas justas

Bajo el lema “no es desarrollo, es despojo”, la segunda de las marchas contra la gentrificación de este verano en la Ciudad de México, convocada por más de 20 organizaciones cívicas, dejó un manifiesto con demandas concretas.

Estas se centran en medidas orientadas a regular el derecho a la vivienda y parar los pies a los megaproyectos urbanos, respetando la autogestión comunitaria de los pueblos orginarios.

Foto tomada durante la primera marcha contra la gentrificación, realizada en el barrio Condesa de la Ciudad de México el pasado 4 de julio.
Octavio Hoyos/Shutterstock

Pero, en México, el ardor contra la gentrificación, visible en las calles, presenta otras condiciones específicas relacionadas con el imaginario social.

Estas particularidades tienen que ver con algunos demonios históricos y culturales. La lista incluye la conquista y colonización, la guerra con Estados Unidos, la invasión francesa, la entronización de un príncipe austríaco, el malinchismo y una obsesión nacionalista para denunciar cualquier atisbo de presencia extranjera que ponga en peligro la descolonización.

Luchas de clases, xenofobia y prejuicios

La desigualdad social y el desnivel económico entre los nativos y los extranjeros agitan el cóctel. Una combinación cuyos frutos remueven el espectro de la lucha de clases, así como la xenofobia o el odio al de fuera, al “fuereño”.

Todo comienza con el acto de migrar, de irte de tu lugar de nacimiento a una nueva tierra, con gente distinta, buscando una mejor vida o escapando de otra peor. Al migrante se le etiqueta muchas veces, echando los prejuicios por delante. En la categorización del migrante hay escalas de xenofobia que impone el lugareño. La intención de migrar despliega una serie de categorías, y una de ellas, la última en ser mencionada, tiene que ver con la gentrificación.

Los migrantes cuya intención es delinquir, estafar, cometer fraudes o cualquier tipo de ilícito representan una minoría, como demuestran las estadísticas y confirman las cifras.

En Estados Unidos, por ejemplo, un estudio del Instituto Cato sobre tasas de encarcelamiento de inmigrantes entre 2010 y 2023 arrojó dos conclusiones:

  1. Que todos los inmigrantes, tanto legales como ilegales, tienen menos probabilidades de ser encarcelados que los estadounidenses nativos, en relación con su proporción en la población.

  2. Por sí solos, los inmigrantes ilegales tienen también menos probabilidades de ser encarcelados que los estadounidenses nativos.

Según los datos del estudio, durante el periodo referido fueron encarcelados 1 617 197 estadounidenses nativos. La cifra de migrantes irregulares ascendió a solo 67 813, mientras que los extranjeros regulares apresados sumaron 58 515.

Entre los inmigrantes también hay clases

Los migrantes irregulares son los más odiados y las voces ultranacionalistas apelan a ellos en sus generalizaciones a la hora de descalificarlos. Véanse las recurrentes diatribas antiinmigrantes de Donald Trump en Estados Unidos y las de personajes europeos como Giorgia Meloni en Europa.

Por otro lado, están aquellos que migran esperando la caridad social o el amparo estatal, ya sea por un impedimento físico, psicológico, cultural o por simple vagancia. También a ellos se les repudia.

Otros buscan oportunidades laborales, sueldos convenientes y una sociedad mejor estructurada que brinde verdadera seguridad social, oferta educativa para sus hijos y servicios de salud. Con ellos, la xenofobia tiene menos argumentos de réplica, pues son personas útiles, que llegan a generar riqueza.

Los hay que vienen a invertir su dinero. En el caso de México, es notable la presencia de chinos e hindús que montan sus tiendas y se integran sólo económicamente, pero se mantienen autosegregados. Los lugareños pueden llegar a repudiarlos, pero muchas personas compran en sus comercios, por lo cual reciben algo de la indulgencia local.

Finalmente, están los que buscan gastar, no como turistas ocasionales, sino como residentes en pos de tierras paradisiacas o de joyas coloniales. Son personas cosmopolitas con un cierto sentido de desarraigo a su terruño.

Capaces de adoptar una nueva patria, pueden asumir la idiosincrasia y cultura ajenas. Van con un flujo migratorio de norte a sur, en el caso de América. En un primer momento, de temprano reconocimiento, los locales no los rechazan; no sufren la xenofobia que habitualmente padecen los migrantes que delinquen, mendigan o trabajan. Su realidad es distinta: es la del cliente que viene a traer divisas, dólares o euros (de ser el caso).

Giro de guion para los residentes del Norte

Pero este primer encanto desaparece cuando se quedan a residir de forma permanente. Es entonces cuando se presenta el choque entre globalismo y nacionalismo, dos fuerzas en confrontación en esta postmodernidad.

Del lado nacionalista, se alinean los que tienen raíces que los anclan a su tierra por amor o necesidad. En el otro, el de la globalidad, se posicionan quiénes tienen alas y son viajeros que pueden establecerse en cualquier lugar de la aldea global.

Es el choque entre un postmoderno globalismo y un nacionalismo que emparenta con los nuevos populismos, tanto de derecha como de izquierda.

Demonios históricos y culturales

En México, la gentrificación va de la mano de un globalismo de ricos, consustancial con las claves de una romantizada ciudadanía universal. Su auge despierta algunos demonios históricos y culturales entre los mexicanos. Demonios que salen a relucir en las manifestaciones de repudio a los extranjeros que pasaron de ser turistas a convertirse en residentes.

¿Cuáles son estos demonios? El demonio de la conquista y la colonización española. El demonio del despojo de más de la mitad del territorio mexicano en una guerra pérdida apátridamente en 1847 contra los Estados Unidos. El demonio de una intervención francesa que derivó en un segundo imperio en 1864, con la entronización de un príncipe extranjero, un príncipe austriaco.

Malinchismo y nacionalismo

Repudiar al extranjero que viene supuestamente a reconquistar México obedece a una narrativa nacionalista que busca socavar el también inveterado malinchismo. Malinchismo que fue entendido como aprecio de la cultura extranjera en menosprecio de la mexicana.

El grito nacionalista contra la gentrificación tiene ecos profundos en el clamor por hacer valedera la descolonización. Por un miedo ancestral, se siente que existe un peligro de retorno de los extranjeros a las tierras que otros tiempos subyugaron bajo el estatus de colonia o protectorado.

Hace falta poner reglas claras, regulaciones de los gobiernos de las naciones de acogida que le pongan diques aceptables a la gentrificación. El aislacionismo y el cierre de fronteras no son la solución. En la aldea global, migrar por las razones que sean constituye un fenómeno casi inevitable. Para facilitarla minimizando conflictos, se antoja necesario diseñar marcos regulativos nacionales e internacionales.

The Conversation

Fabian Acosta Rico no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Las protestas contra la gentrificación en México se radicalizan al calor del nacionalismo y la memoria histórica – https://theconversation.com/las-protestas-contra-la-gentrificacion-en-mexico-se-radicalizan-al-calor-del-nacionalismo-y-la-memoria-historica-262408

Labubu, el peluche viral que explica cómo nacen (y se evaporan) las tendencias

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sandra Bravo Durán, Socióloga y Doctora en Creatividad Aplicada, UDIT – Universidad de Diseño, Innovación y Tecnología

Hace unas semanas, entré por curiosidad en una tienda Pop Mart en un centro comercial de Kuala Lumpur. No sabía que estaba a punto de presenciar una escena sociológicamente fascinante: adultos y adolescentes agitando cajas cerradas, intentando adivinar qué personaje les tocaría por el peso o la forma. Miraban vitrinas, susurraban nombres, comparaban modelos con la emoción de quien está a punto de jugarse algo más que un simple juguete. Todos buscaban lo mismo: un Labubu. Pero nadie sabía si conseguiría el que deseaba.

Ese pequeño personaje con orejas puntiagudas y sonrisa afilada no era solo un juguete de vinilo. Era un símbolo. Un objeto de deseo. Y también, un caso perfecto para entender cómo funcionan las tendencias en el siglo XXI.

De monstruo de nicho a estrella viral

Labubu nació en 2015 de la mano del artista hongkonés Kasing Lung, como parte del universo The Monsters. Durante años fue una figura marginal, valorada por fans del art toy y el diseño asiático underground. Todo cambió cuando Pop Mart adquirió los derechos y lo transformó en fenómeno global: cientos de versiones, colaboraciones con marcas de lujo, ediciones limitadas y un sistema de venta en cajas cerradas (blind boxes) que no permiten ver cuál es su contenido, convirtió la compra de labubus en un pequeño ritual de azar y expectativas.

El boom definitivo llegó cuando, en abril de 2025, la cantante tailandesa Lisa, con más de 100 milones de seguidores en Instagram y miembro del grupo femenino de k-pop Blackpink, colgó su foto en la red con varios labubus colgando de su bolso. Le siguieron Rihanna, Dua Lipa, se viralizó en TikTok y surgieron millones de fans en todo el mundo. Labubu pasó de nicho a viral. De novedad a moda. De objeto a fenómeno.

Pero ¿cómo ocurre esto? ¿Cómo algo tan específico y raro se convierte en un objeto de deseo para millones de personas en todo el mundo?

Cuando la innovación se comporta como la materia

En mi tesis doctoral propuse una teoría interdisciplinar inspirada en la idea de modernidad líquida desarrollada por el filósofo polaco-británico Zygmunt Bauman y en el comportamiento de líquidos y gases, tanto en reposo como en movimiento (física de fluidos). Sugiero que la innovación es la materia de la que está hecha la moda. Y como toda materia, puede encontrarse en tres estados: sólido, líquido y gaseoso.




Leer más:
El universo dentro del último aliento de César


A su vez, la innovación puede encontrarse en tres fases: novedad, tendencia y moda. Este paralelismo no es metafórico, sino estructural. Igual que el agua cambia de estado en función de la temperatura y la presión, las innovaciones también se transforman dependiendo del contexto social, cultural y económico.

La novedad es el estado sólido: tiene forma, es densa, estática y circula entre pocos. De acuerdo a la teoría de difusión de las innovaciones –desarrollada a mediados de los sesenta del siglo pasado por el sociólogo estadounidense Everett Rogers–, esta etapa corresponde a los innovadores. Es una propuesta con gran valor simbólico pero sin difusión masiva.

Cuando comienza a expandirse, se vuelve tendencia y se hace líquida: fluye, se adapta, conecta comunidades. En esta fase aparecen los early adopters. Es el momento en que la idea empieza a convertirse en conversación.

Cuando alcanza el punto de fusión, traspasa un abismo (the chasm): la brecha crítica en el ciclo de adopción de un producto innovador. Sus primeros usuarios suelen ser visionarios, buscan las últimas innovaciones y asumen riesgos. En cambio, la mayoría temprana solo salta el abismo cuando ya la innovación ya ha sido probada y validada por otros.

En la viralidad de las modas o la adopción de nuevas innovaciones, pasado el abismo hay un punto clave (tipping point) en el que el contagio ya
es muy difícil de parar. Entra en el mainstream o mercado masivo y se transforma en moda: pasa al estado gaseoso, se masifica, pierde densidad, se vuelve omnipresente… hasta que se evapora.


Sandra Bravo

Este proceso es cíclico. Muchas innovaciones se quedan congeladas. Otras nunca se consolidan y no fluyen. Algunas se esfuman rápidamente, casi tan pronto como llegan. El deseo y la innovación, como la materia, necesitan condiciones para sostenerse.

Quién decide qué deseamos (y por cuánto tiempo)

Labubu ha pasado por todas esas fases. Empezó siendo una figura marginal (sólido), se volvió tendencia al cruzar nuevas audiencias (líquido) y alcanzó el estado gaseoso al viralizarse globalmente.

Los labubus están en TikTok, adornando bolsos de lujo y en reportajes de prensa. Lo que comenzó siendo un símbolo de distinción se va convirtiendo en ruido visual. Una señal de que el ciclo se agota. Y que quizá esté a punto de empezar de nuevo.

Pero las tendencias no cambian de estado por sí solas. Igual que el agua necesita temperatura y presión para transformarse, las modas también responden a estímulos externos. En este caso: marcas, algoritmos, consumidores e influencers.

La temperatura cultural la generan las campañas, los lanzamientos, el contenido visual. La presión simbólica proviene del deseo colectivo: la comunidad que replica gestos, los fans que buscan el objeto, la ansiedad por pertenecer.

Y además, existen fuerzas de empuje –como los influencers– que agitan el sistema desde dentro, validando tendencias y desplazando otras estéticas.

Yo soy así

Hoy, la visibilidad no depende tanto de lo que es, sino de cuántas veces puede ser compartido. Y así, emergen lo que yo llamo microidentidades líquidas: formas rápidas y flexibles de decir “yo soy así” en una cultura donde ese yo es mutable, compartido, estético y performativo.

Como explica el sociólogo británico Anthony Giddens, la sociedad actual en la modernidad tardía el yo se convierte en un proyecto reflexivo, construido a partir de las imágenes, elecciones y narrativas disponibles.

Y en un mundo que –en palabras del filósofo coreano y Premio Princesa de Asturias 2025 Byung-Chul Hanrecompensa la visibilidad y el rendimiento constante, cada tendencia se convierte en una máscara provisional. Un Labubu no es solo un objeto: representa pertenencia, afecto compartido, incluso un lenguaje generacional.

En este ecosistema volátil somos cuerpos flotando en un fluido simbólico: nos empujamos, nos chocamos, cambiamos de forma… al ritmo del mercado.

Del hype al vacío: flotar, saturarse, desaparecer

El formato blind box añade, además, una dimensión emocional: no solo compramos un objeto, sino también la experiencia misma de desear, esperar, probar suerte. En una cultura saturada de predicción algorítmica, el azar introduce una chispa de misterio. Para el filósofo francés Roland Barthes, la moda es lenguaje antes que indumentaria. Hoy podríamos decir que ese lenguaje habla, sobre todo, en clave emocional.

Las cajas cerradas no permiten ver qué labubu contienen, lo que añade emoción a la compra.
Sandra Bravo

Pero ese lenguaje también obedece a leyes físicas. El principio de Arquímedes dice que un cuerpo sumergido en un fluido desplaza un volumen equivalente. En moda ocurre lo mismo: cuando una tendencia entra con fuerza otra es empujada fuera. El mercado simbólico no es infinito. Solo flota lo que logra desplazar a otra estética. Los labubu, al popularizarse, reemplazaron a figuras kawaii anteriores como Molly o Sonny Angel.

Y como todo gas, el hype tiende a disolverse. La sobreexposición agota el deseo. Surgen copias, se pierde el misterio, aparece la saturación. Y entonces el ciclo se reinicia: nuevas versiones, más presión, más temperatura.

El misterio de lo que llega (y se va)

Wang Ning, fundador y director general de Pop Mart, supo leer el punto exacto de fusión de estos objetos. En 2025, tras sumar 20 mil millones de dólares a su patrimonio gracias a la viralidad de Labubu, apareció en las listas como el 79º hombre más rico del mundo. Porque entender el cuándo, más que el qué, sigue siendo el verdadero poder.

Este modelo de moda líquida no busca explicar caprichos estéticos, sino revelar el proceso por el que una innovación nace, se expande y termina por desvanecerse. Porque las tendencias, aunque parezcan imprevisibles, también tienen estructura. No flotan al azar: cambian de estado según la presión del deseo colectivo y la temperatura cultural que las rodea.

El verdadero reto para las marcas no es detectar lo nuevo, sino saber en qué punto del ciclo está. ¿Es aún salgo sólido y marginal, con alto riesgo de desvanecerse sin haber trascendido? ¿Está ya en fase líquida, ganando tracción? ¿O ya es gas, omnipresente pero a punto de evaporarse?

¿En qué punto del ciclo nos encontramos? ¿La fiebre de los labubus ha alcanzado ya el punto de saturación y tiende hacia la evaporación?
Sandra Bravo

Para los consumidores, su posición en esa curva depende de cuánto riesgo están dispuestos a asumir. Hay quienes adoptan lo que luego será moda incluso antes de que tenga nombre. Otros esperan a que sea seguro, validado, casi obligatorio. Y, en medio, fluyen millones de microidentidades que se encienden y se apagan como una llama.

Labubu no es la excepción. Es un caso perfecto: nació como rareza, fluyó como tendencia y explotó como moda. Hoy flota por todas partes. Pero también puede que pronto empiece a disiparse.

The Conversation

Sandra Bravo Durán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Labubu, el peluche viral que explica cómo nacen (y se evaporan) las tendencias – https://theconversation.com/labubu-el-peluche-viral-que-explica-como-nacen-y-se-evaporan-las-tendencias-264413

Les performances des universités et des écoles de commerce se rapprochent-elles ?

Source: The Conversation – France (in French) – By Pascal Favard, Professeur d’économie, Université de Tours IRJI François-Rabelais, Université de Tours

Singularité française, l’enseignement supérieur en économie et gestion peut être dispensé dans les universités ou dans des écoles de commerce. Quelles sont les différences sur le marché du travail entre ces voies ? Quelle filière possède le meilleur rapport entre coût et bénéfice ?


Le paysage français de l’enseignement supérieur a profondément évolué depuis le début des années 2000, dans un contexte de massification des études longues, de réforme LMD et de mise en concurrence des établissements. Ainsi, l’accès au niveau master (bac+5), autrefois réservé à une minorité, s’est élargi, mais selon des voies différenciées aux logiques parfois divergentes (académiques, professionnalisantes, ou tournées vers la recherche)

Dans le champ « droit économie et gestion », deux modèles dominent : d’un côté, les écoles de commerce, sélectives et payantes, associées à la professionnalisation et au prestige ; de l’autre, les masters universitaires, publics, plus accessibles et souvent perçus comme plus académiques.

Une fonction de signal

Les écoles de commerce bénéficient jusqu’à présent d’une forte attractivité, en partie grâce à leur fonction de signal. Le diplôme transmet une image valorisée du diplômé. Les classements, omniprésents, renforcent cet effet de signal auprès des étudiants comme des employeurs. Les modalités de sélection (concours, classes préparatoires, admissions sur dossier) consolident l’idée d’une excellence scolaire synonyme de réussite professionnelle.




À lire aussi :
Le gouvernement Barnier dominé par les économistes et les diplômés d’écoles de commerce


Le rôle des associations étudiantes et des réseaux d’anciens, activement cultivés par les écoles, contribue également à l’insertion. Ces réseaux, loin d’être anecdotiques, sont des instruments stratégiques de réputation maintenant utilisés par certaines universités.

Des raisons d’investir

Ces éléments peuvent expliquer pourquoi tant de familles acceptent d’investir plusieurs milliers d’euros. Ce « prix » génère des inégalités d’accès, même si certaines de ces écoles ont su profiter du système de l’alternance pour aider, indirectement, les étudiants financièrement en leur permettant d’être rémunérés pendant leurs études.Il peut aussi y avoir des exonérations partielles des frais d’inscription sur critères sociaux.

Le master universitaire constitue une autre voie jugée pertinente par de nombreux étudiants. D’abord, les coûts sont faibles : 254 euros annuels en 2025. Reposant par ailleurs majoritairement sur le dossier du candidat, la sélection reste limitée puisque tout étudiant titulaire d’une licence doit pouvoir obtenir une place. Cela permet une ouverture plus large, quoique parfois perçue comme un manque de lisibilité sur le marché du travail.

Une offre restructurée

Depuis quelques années, de nombreuses universités ont restructuré leur offre, développant des parcours sélectifs, des doubles diplômes, et des spécialisations notamment dans des domaines en tension. Cette diversification, intégrant la notion de projet professionnel, a ouvert des débouchés professionels, notamment via l’alternance, les partenariats d’entreprises et la recherche appliquée.

Cette transformation de l’offre de formation des universités fait que, contrairement aux idées reçues, certains masters offrent des débouchés souvent développés dans le cadre de stratégies d’ancrage territorial ou sectoriel et permettent aux étudiants d’acquérir des compétences directement mobilisables sur le marché du travail.

Quelles performances respectives ?

Dans ce contexte, où les diplômés des deux filières, écoles ou universités, peuvent prétendre aux mêmes emplois, la question de la performance respective des formations se pose en termes de capital humain acquis et de rendement. Notre travail de recherche analyse l’insertion professionnelle des diplômés du sous-domaine « sciences économiques, sciences de gestion et communication » dans le domaine Droit, Économie, Gestion, en comparant universités et écoles. Il s’inscrit dans la continuité de travaux antérieurs et montre une insertion plus favorable des diplômés d’écoles de commerce avant 2010.

Argan et Gary-Bobo (2023) observaient une baisse des rendements salariaux des diplômés de master entre 1992 et 2017, tous domaines confondus. Si le domaine « droit, économie et gestion » semble partiellement épargné, des écarts persistent. Deux questions guident notre approche : les diplômés d’écoles de commerce « gagnent-ils » systématiquement davantage que ceux des universités ? Et la dégradation salariale a-t-elle affecté davantage les seconds ?




À lire aussi :
Une école de commerce est aussi forte que la communauté qu’elle façonne : la preuve par quatre


Un retard qui se comble

Nous mobilisons trois vagues de l’enquête Génération du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Cereq) réalisées en 2004, en 2010 et en 2017. Les résultats révèlent une évolution notable. Pour la génération 2004, l’avantage des écoles de commerce est marqué : insertion plus rapide, plus de postes de cadre, meilleurs salaires. Mais dans les générations suivantes cet écart s’atténue, voire s’inverse. Les diplômés universitaires, notamment en sciences économiques, comblent progressivement leur retard. En matière d’emploi et de postes à responsabilité, leur situation devient équivalente, et leurs salaires dépassent parfois ceux des diplômés d’écoles de commerce. Seuls les diplômés en sciences de gestion et de communication restent légèrement en retrait.

Trois facteurs peuvent expliquer cette convergence :

  • la professionnalisation croissante des masters, avec une offre repensée et davantage connectée aux entreprises ;

  • les compétences en analyse de données, fréquentes dans les cursus en sciences économiques, deviennent un avantage déterminant à l’ère du big data, y compris dans les secteurs traditionnels ;

  • l’expansion rapide de l’offre des écoles de commerce s’accompagne d’une hétérogénéité croissante de qualité, côté établissements comme étudiants. Cela pourrait diluer la valeur du signal que constituait jusqu’alors leur diplôme.

Ces résultats, une fois mis en perspective avec l’écart en termes de coût financier parfois très significatif entre les différents types de formations, invitent à une réflexion attentive de la part des familles quant aux critères déterminants dans le choix d’une filière. Au-delà des considérations de prestige ou de réputation, il nous semble opportun de s’interroger sur la nature réelle des bénéfices attendus, au regard de l’investissement consenti.

Nos résultats devront être corroborés dans les années qui viennent, alors que le dernier baromètre de l’Agence pour l’emploi des cadres (Apec) indique un recul de l’emploi des cadres. Par ailleurs, pour estimer le rendement des diplômes des uns et des autres, il conviendrait de suivre les parcours des uns et des autres durant toute leur carrière professionnelle.


Dylan Suaud, stagiaire de recherche au Laboratoire d’économie de Poitiers (LèP), a participé à cet article.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Les performances des universités et des écoles de commerce se rapprochent-elles ? – https://theconversation.com/les-performances-des-universites-et-des-ecoles-de-commerce-se-rapprochent-elles-260017