Charles de Gaulle, héros de la France libre : une représentation qui a évolué dans la mémoire nationale ?

Source: The Conversation – in French – By Bryan Muller, Docteur en Histoire contemporaine, Université de Lorraine

« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son
peuple avec le concours des armées de la France » Le 25 août 1944, depuis l’hôtel de ville de la capitale, le général de Gaulle lance ces mots célèbres aux Françaises et aux Français, scellant sa posture mythique de héros de la Libération et de la France libre. Comment cette représentation a-t-elle été forgée et comment s’est-elle transformée, sur les écrans et dans les librairies ?


Comme chaque année, la France commémore entre juin et août les débarquements (6 juin 1944 en Normandie, 15 août 1944 en Provence) ainsi que la libération progressive du territoire national. La figure du général de Gaulle n’est jamais loin, ce qui est assez ironique puisque ce dernier refusait catégoriquement de participer à certaines commémorations – en particulier celle du 6 juin 1944 – au motif qu’elles ne valorisaient pas la France, mais des puissances (alliées) étrangères.

Durant ces commémorations, le souvenir de Charles de Gaulle et de la France libre est fréquemment convoqué. Revenons donc sur la construction de la figure particulière de Charles de Gaulle dans la mémoire nationale.

Seconde Guerre mondiale : naissance de la figure gaullienne

L’appel du 18 juin 1940 et la fondation de la France libre à Londres propulsent Charles de Gaulle sur le devant de la scène médiatique, politique et diplomatique. Condamné à mort par le régime de Vichy, le 2 août 1944, pour trahison et désertion, son nom est voué aux gémonies par les vichystes, qui le présentent comme un traître vendu à la ploutocratie anglo-saxonne et aux puissances financières juives, voire comme un agent communiste de Staline.

Les caricaturistes vichystes connaissant mal l’apparence de Charles de Gaulle, ils ont tendance à le représenter de dos ou dans la pénombre. Les rares caricatures qui le griment se distinguent par la grande différence qui peut exister entre elles, certaines le faisant grand et filiforme, d’autres petit et gros. Le discours reste toutefois constant et vise à discréditer le général de Gaulle.

Pour les opposants au régime de Vichy et les partisans de la France libre, cet homme fort méconnu du grand public est avant tout un nom et un symbole. Il faut bien avoir à l’esprit que le visage du général de Gaulle ne se diffuse massivement auprès de la population qu’à partir de la Libération de la France en 1944-1945. Son nom est alors associé à son visage (son uniforme de général de brigade était déjà mobilisé par les vichystes pour le représenter).

« Le retour du général de Gaulle dans Paris libéré » (France 3, 2014).

Le mythe résistancialiste

La France libérée se reconstruit autour du Gouvernement provisoire de la République française puis de la toute jeune IVᵉ République. Durant cette période, le général de Gaulle se positionne rapidement contre l’instauration d’un régime qu’il juge trop parlementaire. La création du Rassemblement du peuple français (1947-1953/1955), unique mouvement gaulliste fondé et dirigé par Charles de Gaulle, se donne pour mission de combattre le « régime des partis ». Il continue en parallèle de participer à de multiples commémorations et voyages mémoriels dans le pays.

Au départ, le régime lui assure une assistance et une protection importante en tant que dignitaire. Mais ses attaques répétées contre le régime, doublées par son rôle partisan (président fondateur du RPF), incitent les institutions menacées à lui retirer ces aides à l’automne 1948 et à lui interdire l’accès à la radio (sous contrôle de l’État).

La plupart des Français et des partis politiques le reconnaissent comme l’homme du 18-Juin et le père de la France libre. En revanche, le Parti communiste français (PCF) et ses satellites (dont la CGT) lui contestent la primauté sur la Résistance. Bien qu’ils ne parviennent pas à occulter complètement leurs adversaires, les gaullistes parviennent tout de même à imposer progressivement leur récit. Un mythe résistancialiste, qui veut que la majorité des Français aurait résisté (mythe du « Tous résistants »), s’installe dans la mémoire collective.




À lire aussi :
Le rôle du cinéma dans la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de « la Bataille du rail » à « la Grande Vadrouille »


Le général de Gaulle occupe une place centrale dans ce récit. La panthéonisation de Jean Moulin en 1964, les commémorations au Mémorial du Mont-Valérien et la sortie de la Bataille du rail, de René Clément, contribuent à nourrir ce discours.

Des gaullistes diabolisés, le mythe du général préservé

Le mythe résistancialiste est mis à mal à partir des années 1970, peu après la mort du général de Gaulle, avec la diffusion en 1971 du Chagrin et la Pitié, de Marcel Ophüls, puis la publication de la France de Vichy, 1940-1944, par Robert O. Paxton, en 1972. En 1974, les salles de cinéma projettent Lacombe Lucien, de Louis Malle, un film qui montre une société française très collaborationniste et dont une poignée d’individus seulement résistent – et encore, ce seraient des résistants peu engagés, dépolitisés, parfois opportunistes et rancuniers.

Cette désacralisation du « Tous résistants » s’accompagne de la démystification des gaullistes. Les œuvres de fiction portant atteinte à l’honneur et à l’intégrité de ces derniers s’enchaînent. C’est le cas du film Adieu Poulet, de Pierre Granier-Deferre, en 1975, qui montre des colleurs d’affiches brutaux n’hésitant pas à tuer pour faire élire leur candidat aux municipales de 1971. C’est le cas aussi du long-métrage le Juge Fayard dit « le Shériff », en 1977, dans lequel le service d’ordre gaulliste, le Service d’action civique (SAC), est présenté comme un groupuscule de bandits et de politiciens corrompus qui assassinent un magistrat (le juge Fayard du film est directement inspiré de François Renaud, juge d’instruction lyonnais, assassiné le 3 juillet 1975).

Cette tendance ne change pas au fil des décennies, chaque fiction diabolisant toujours plus les gaullistes (même dans Crime d’État, où le gaulliste Robert Boulin est héroïsé uniquement pour mieux diaboliser l’ensemble des autres gaullistes – réduits à des politiciens corrompus et des bandits – visibles à l’écran).

À l’inverse, la figure du général de Gaulle reste préservée. Personne n’ose l’incarner à l’écran de son vivant, le réalisateur de Paris brûle-t-il ?, René Clément, allant même jusqu’à expliquer cette absence par une phrase restée célèbre : « Je peux incarner le diable [Hitler], mais je ne peux pas représenter le bon Dieu. » Il faut attendre son décès en 1970 pour que certains réalisateurs osent le mettre en scène à l’écran.

La première occurrence remonte à 1973 dans Chacal, avec Adrien Cayla-Lagrand dans le rôle du Général traqué par l’OAS. Les représentations sur le grand et le petit écran restent rares ; elles sont toujours en phase avec l’idée d’un homme brave et inflexible. Le mythe gaullien est ainsi préservé.

Entre visions humoristiques et refuge mémoriel

Le XXIᵉ siècle voit la figure du général de Gaulle connaître quelques changements. Certaines œuvres picturales prennent désormais la liberté de tourner en ridicule Charles de Gaulle en le transformant en vieillard sénile.

C’est le cas de la BD De Gaulle à la plage, adaptée ensuite en mini-série sur Arte, qui montre un de Gaulle aigri après que les Français l’ont massivement désavoué aux élections législatives de 1951 et aux municipales de 1953. Une vision humoristique de l’homme du 18-Juin qui se retrouve aussi dans Un général, des généraux, avec un de Gaulle décrépit qui reviendrait au pouvoir en 1958 uniquement grâce à la bêtise des putschistes. Cette vision reste toutefois minoritaire, le général de Gaulle restant encore une incarnation figée dans le mythe qu’il a forgé de son vivant.

La volonté de l’humaniser se retrouve dans les derniers films, qui adoptent cependant une approche très différente. Dans De Gaulle (2020), Gabriel Le Bomin veut humaniser l’homme du 18-Juin en insistant sur ses doutes, ses craintes et son attachement à sa famille (notamment à sa femme et à sa fille Anne). Six ans plus tard, Antonin Baudry préfère insister (quitte à l’exagérer) sur l’isolement du général de Gaulle et le décalage profond que son attitude provoque sur ses interlocuteurs – le réalisateur veut en faire un Don Quichotte, au point d’amplifier, voire même de réinventer son caractère, de Gaulle étant connu à l’époque pour sa froideur et non sa grandiloquence.

La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom (juin 2026)

Le statut légendaire du général de Gaulle reste encore profondément ancré dans l’imaginaire collectif. Un souvenir qui est si inscrit dans la mémoire nationale qu’il est devenu presque incontournable de se réclamer de tout ou partie de son héritage lorsque l’on fait de la politique. Aujourd’hui, les multiples partis politiques se revendiquent presque tous de l’homme du 18-Juin. À droite et à l’extrême droite, les idées politiques du Général (le gaullisme) sont également disputées par ses prétendus héritiers. Les socialistes et les communistes invoquent le libérateur et père de la France libre, tout comme, parfois, les politiques sociales du président de Gaulle. À La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon compare sa politique étrangère à celle du général de Gaulle et loue son anticonformisme des années 1920-1940.




À lire aussi :
De Gaulle, le retour : le Général devient une icône


Alors que la France enchaîne les crises économiques, politiques et sociales, dans les années 2010, le général de Gaulle devient un refuge mémoriel rassurant. Pour nombre de Français, il est associé à la dernière grande période de richesse, de puissance et d’influence de la France, à une époque idéale où la grandeur de la France paraissait encore évidente.

The Conversation

Bryan Muller est membre de la Société française d’Histoire politique (SFHPo).

– ref. Charles de Gaulle, héros de la France libre : une représentation qui a évolué dans la mémoire nationale ? – https://theconversation.com/charles-de-gaulle-heros-de-la-france-libre-une-representation-qui-a-evolue-dans-la-memoire-nationale-287031

Eclipse: el poder de las matemáticas para describir el universo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pedro José Miana Sanz, Catedrático de Matemáticas, Análisis Matematico, Universidad de Zaragoza

La predicción de un eclipse es mucho más que un fenómeno visual: es la demostración del poder de las matemáticas para describir el universo.

La trigonometría mide los tamaños aparentes y las posiciones de los astros; las leyes de la mecánica celeste permiten calcular sus movimientos bajo la acción de la gravedad; y, finalmente, la geometría explica la formación de las sombras y su recorrido sobre la superficie terrestre.

La combinación de estas disciplinas hace posible conocer con extraordinaria precisión cuándo, dónde y durante cuánto tiempo se producirá un eclipse, convirtiendo un espectáculo natural en una de las predicciones más exactas de toda la astronomía.

Cuándo se produce un eclipse

La primera condición geométrica necesaria para que se produzca un eclipse solar o lunar es que tres astros estén alineados: el Sol, la Luna y la Tierra.

Por las distancias y movimientos de cada uno de ellos, nuestra estrella siempre está en un extremo. Si se ubicara en el centro, no estaríamos aquí para contarlo. Así pues, solo quedan dos posibilidades: que la Tierra esté en el otro extremo y la Luna en medio (eclipse de Sol) o la Tierra en medio y la Luna en el otro extremo (eclipse de Luna). Esto añade la primera condición de temporalidad: en los eclipses de Sol, la Luna debe estar necesariamente en la fase de luna nueva, es decir, el momento en que no la vemos, y en los eclipses de Luna, en la fase de luna llena. Por sencillez en la explicación y por espectacularidad del resultado, nos centraremos en este texto solamente en los eclipses solares, simplificando algunos aspectos técnicos.

Los diámetros aparentes y la casualidad cósmica

La segunda condición geométrica necesaria para que se produzca un eclipse total de Sol es la igualdad de los diámetros aparentes. El diámetro aparente de un astro se define como el cociente entre el diámetro del astro y la distancia al observador. El resultado se entiende como un ángulo y se expresa en unidades de radianes. Vemos que el resultado en radiantes de Sol y Luna es prácticamente el mismo.


CC BY

Esta gran casualidad cósmica hace posible el espectáculo único del eclipse solar. Cuando están alineados se produce la ocultación del Sol por la Luna y se proyecta un cono de sombra sobre la Tierra.

En el caso de que la Luna este más alejada de nuestro planeta, su diámetro aparente es menor y el eclipse que se produce es anular.

Y ahora todo esto se mueve

Compliquemos el problema, esto es, hagámoslo más real.

Los tres astros se mueven, y sus posiciones vienen determinadas por las leyes del movimiento planetario. Las tres leyes de Kepler (1609) describen las órbitas elípticas de los astros, mientras que la ley de gravitación universal de Newton (1687), F=G mM/r2 , explica el origen físico de esos movimientos.

Igualando esta fuerza F a la segunda ley de Newton, F=ma, y recordando que la aceleración (a) es la derivada segunda de la posición (r), se obtiene un sistema de ecuaciones cuya solución es la trayectoria que recorre el cuerpo m (la Tierra) alrededor del cuerpo M (el Sol).

Como no podía ser de otra forma, y ya lo enunció Kepler en su primera ley, la órbita de los planetas es una elipse con el Sol en uno de los focos. La letra G de la ecuación es la constante de gravitación universal que formulo Newton. Es fascinante lo bien que ambas teorías, la de Kepler y la de Newton, encajan y cómo las matemáticas son el puente que las une.

Se llama plano de la elíptica a la superficie imaginaria que contiene la órbita de la Tierra alrededor del Sol. Si consideramos análogamente el plano de la órbita de la Luna, se observa que están inclinados entre sí, aproximadamente con un ángulo de 5 ⁰. Debido a esta inclinación, la órbita de la Luna cruza al plano de la elíptica en dos puntos específicos, llamados nodos.

Esta inclinación impide que tengamos eclipses todos los meses, ya que la Luna en sus fases de luna nueva o llena está a veces por encima o por debajo del plano de la eclíptica.

Llegamos ya a la tercera condición para que se produzca un eclipse, y en este caso es doble. Como ya hemos comentado, se necesita que la Luna este en fase de luna nueva y además ésta se ha de producir justo en uno de los nodos. En ese preciso momento, Sol, Luna y Tierra están alineados y se produce la ocultación del Sol por la Luna, un fenómeno que la NASA ha recreado en un vídeo.

Todas estas condiciones tan precisas se pueden determinar con matemáticas. Se puede calcular que cada año se producen entre 2 y 5 eclipses de Sol en algún lugar de la Tierra, totales, anulares o parciales.

Pero aún hay más: la sombra de la Luna no permanece fija. Mientras orbita alrededor de la Tierra, gira sobre sí misma y el cono de sombra barre una estrecha banda sobre la superficie terrestre. Para calcular esa trayectoria se emplean coordenadas y trigonometría esféricas, matrices y transformaciones de sistemas de referencia.

El resultado es un mapa preciso que muestra donde comienza el eclipse, por donde pasa la totalidad, donde termina y la hora exacta en cada lugar. Solo por curiosidad señalaremos que la velocidad media de la sombra es alrededor de 2 000 km/h. Algunos eclipses duran apenas unos segundos, mientras que los más largos pueden superar los 7 minutos. Recientemente se ha estimado que un eclipse solar total ocurre, en promedio, una vez cada 373 ± 7 años en un punto cualquiera de la Tierra.

Las ecuaciones que rigen la maquinaria celestial del Sol, Tierra y Luna tienen además una extraordinaria periodicidad, conocida como el ciclo de Saros.

Después de 18 años, 11 días y 8 horas, los tres astros vuelven a ocupar prácticamente la misma situación. Esta periodicidad ya era conocida por los antiguos astrónomos babilónicos (siglos VI-IV a. e. c.) debido a sus exactos registros de efemérides astronómicas, en particular de eclipses, y podían anticipar su repetición. La diferencia de unas 8 horas implica que la Tierra ha girado aproximadamente 120 ⁰ de longitud, de modo que el siguiente eclipse de la serie se observa desde otra región del planeta.

Detrás de la belleza de un eclipse se esconden siglos de observación, ingenio y conocimiento matemático, y también la ilusión y el asombro propios de quien levanta la vista al cielo para contemplar uno de los fenómenos más extraordinarios que puede ofrecernos la naturaleza.

Las matemáticas son el lenguaje invisible con el que las estrellas y los planetas coreografían su danza.

The Conversation

Pedro José Miana Sanz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Eclipse: el poder de las matemáticas para describir el universo – https://theconversation.com/eclipse-el-poder-de-las-matematicas-para-describir-el-universo-288408

¿Cómo proteger y educar a niños, niñas y adolescentes ante los ‘deepfake’ sexuales?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Vicente Morell-Mengual, Profesor Titular. Departamento de Psicologia Evolutiva y de la Educación, Universitat de València

No es necesario ser una persona experta en informática para crear un contenido sexual falso mediante herramientas de inteligencia artificial. Basta una búsqueda sencilla en redes sociales o en cualquier motor de búsqueda para encontrar aplicaciones y tutoriales donde se explica, paso a paso y con todo lujo de detalles, cómo crear imágenes, vídeos o audios sexuales falsos.

La popularización de la inteligencia artificial ha convertido lo que antes era una práctica marginal en un fenómeno cada vez más extendido y con un impacto muy negativo en las personas que son objeto de ello. Los contenidos sexuales falsificados son una nueva forma de violencia digital que puede dañar gravemente la reputación y privacidad de las víctimas además de vulnerar su derecho al control de su propia imagen.

Tipo de falsificaciones sexuales

Los deepfakes sexuales, también conocidos como ultrafalsificaciones sexuales, son imágenes, vídeos o audios manipulados con herramientas de inteligencia artificial que muestran a una persona en situaciones eróticas o sexuales. Su gran capacidad para imitar la realidad hace que, a simple vista, resulten difíciles de distinguir de un contenido auténtico, aunque la persona representada nunca ha participado en estas escenas ni ha autorizado su creación.

Algunas manipulaciones son tan sutiles que pasan inadvertidas (por ejemplo, acortar una falda o aumentar el escote de una camiseta), mientras que otras recrean escenas sexuales extremadamente explícitas. A falta de una clasificación universalmente aceptada, los informes especializados distinguen los siguientes tipos:

  1. Imágenes sugerentes o sexualizadas: alteraciones digitales que buscan sexualizar la imagen de una persona sin llegar necesariamente a mostrar un desnudo explícito.

  2. Besos falsos: vídeos que hacen creer que dos personas se besan en la boca cuando, en realidad, esta situación nunca ha ocurrido.

  3. Audios falsos (deepvoices): grabaciones generadas o manipuladas mediante inteligencia artificial que imitan la voz de una persona para atribuirle comentarios de carácter sexual que nunca ha realizado.

  4. Desnudos artificiales (deepnudes): imágenes que se crean a partir de fotografías ordinarias. La inteligencia artificial predice cómo sería el cuerpo desnudo de la persona representada y genera una imagen completamente ficticia.

  5. Intercambio de rostros (face swap): superponer la cara de una persona (obtenida de una fotografía ordinaria) sobre el cuerpo de otra que aparece en imágenes o vídeos sexuales preexistentes.

  6. Creación de vídeos sexuales desde cero: en estos casos, no se parte necesariamente de una fotografía concreta de la víctima, sino que la inteligencia artificial genera una persona o una escena completa a partir de grandes volúmenes de datos de entrenamiento.




Leer más:
Mi cuerpo, mi imagen, mi elección: cómo identificar y actuar ante un ‘deepfake’ sexual


Cada vez hay más

Gran parte de los deepfakes sexuales se difunden en canales privados o plataformas difíciles de rastrear y, además, muchas víctimas nunca llegan a oficializar una denuncia ante las autoridades competentes, por lo que es difícil saber cuántas personas han sido víctimas de ellos.

Aún así, algunas investigaciones especializadas concluyen que los deepfakes sexuales están aumentando de forma exponencial. Por ejemplo, un informe de Security Hero estimó que el 98 % de los vídeos deepfake que circulan en internet tienen carácter sexual y afectan principalmente a mujeres.

En España también comienzan a conocerse datos relativamente alarmantes. En un estudio del Centro Reina Sofía y FAD Joventut, realizado con jóvenes entre 16 y 29 años, alrededor de una de cada diez personas encuestadas reconocía haber creado un deepfake o sabía de alguna persona de su entorno inmediato que lo había hecho.

Contenido falso, pero no inocuo

Uno de los errores más frecuentes es pensar que, al tratarse de imágenes o vídeos falsos, el perjuicio es prácticamente inexistente. Sin embargo, el impacto no depende de la autenticidad del contenido en sí, sino de la vulneración que implica utilizar un rostro para recrear una escena sexual sin el consentimiento explícito de la persona representada.

La difusión de estos contenidos puede derivar en situaciones de aislamiento y convertir a la víctima en objeto de bromas, rumores o acoso.




Leer más:
¿Qué pasa con la igualdad en el contexto digital?


Prevenir tanto la victimización como el uso

La rapidez con la que evoluciona la inteligencia artificial hace necesario impulsar acciones educativas desde edades tempranas. Sin embargo, preparar al alumnado no es suficiente si el profesorado no dispone de los conocimientos y herramientas necesarios para afrontar este fenómeno.

Aún hoy, muchos docentes manifiestan inseguridad ante la posibilidad de abordar los deepfakes sexuales en el aula, bien porque consideran que no tienen formación suficiente, bien porque temen generar controversia con las familias o despertar el interés del alumnado por estas prácticas.

Cuando este tema sí se aborda, se suele limitar a consignas como “no envíe fotos” o “utilice menos el móvil”, que son completamente insuficientes. El reto educativo es mucho más profundo y exige desarrollar competencias relacionadas con la empatía, el consentimiento, la privacidad digital y la responsabilidad.

En esta línea, nuestro equipo de investigación está desarrollando y evaluando la efectividad de un programa formativo para docentes de primaria. La experiencia acumulada nos permite realizar algunas recomendaciones:

  1. Ayudar al alumnado a comprender las consecuencias que puede tener manipular la imagen de otra persona. Actividades como la creación de campañas de sensibilización o el análisis de casos reales, como el de Almendralejo (Badajoz) o difundir contenidos sexuales falsos no es una broma, sino una forma de violencia digital.

  2. Trabajar la empatía. En nuestro programa utilizamos dinámicas en las que el alumnado imagina cómo se sentiría si alguien modificara su imagen para ridiculizarlo. Estas actividades ayudan a comprender emociones como la vergüenza o la humillación, facilitando que los estudiantes identifiquen el daño que pueden causar estas prácticas.

  3. Actuar sobre los observadores. Muchos episodios de victimización se mantienen porque quienes presencian los hechos callan, se ríen o redistribuyen su contenido. Actividades de análisis de casos inspirados en situaciones reales (un estudiante que recibe por WhatsApp una imagen manipulada de una compañera o alumna que observa cómo circulan montajes dentro de un grupo de mensajería) sirven como punto de partida para debatir qué acciones contribuyen a aumentar el perjuicio y cuáles ayudan a proteger a la víctima.

Legislar sin educar no es la respuesta

La rápida expansión de los deepfakes sexuales ha suscitado un gran debate social sobre la necesidad de adaptar la legislación a una realidad tecnológica que, normalmente, avanza mucho más rápido que las leyes vigentes. Disponer de un marco jurídico adecuado es indispensable para proteger a las víctimas y delimitar las responsabilidades de aquellos que crean o difunden estos contenidos.

Sin embargo, confiar únicamente en la respuesta penal constituye un gran error. La experiencia demuestra que prohibir una conducta no es suficiente para evitar que ocurra. Un ejemplo comparable es el consumo de alcohol entre menores porque, aunque su venta está prohibida, muchos siguen siendo consumidores habituales. Reducir esta problemática ha requerido una combinación de medidas legales, campañas de sensibilización y sobre todo programas educativos orientados a promover conductas más responsables.

Con los deepfakes sexuales ocurre algo similar. Muchos niños, niñas y adolescentes disponen de herramientas que pueden generar imágenes o vídeos sexuales falsos con sólo unos clics, pero pocos reflexionan sobre las consecuencias sociales y legales asociadas a su uso. De esta problemática surge la necesidad de explorar nuevas vías de concienciación en la escuela también desde la ciencia.

The Conversation

El programa formativo descrito ha sido financiado por el Vicerectorat de Formació Permanent, Transformació Docent i Ocupació de la Universitat de València (PIEE 3901460). El autor declara que esta financiación no ha influido en la redacción del artículo ni en la interpretación de los contenidos presentados.

– ref. ¿Cómo proteger y educar a niños, niñas y adolescentes ante los ‘deepfake’ sexuales? – https://theconversation.com/como-proteger-y-educar-a-ninos-ninas-y-adolescentes-ante-los-deepfake-sexuales-287809

Un nuevo hallazgo nos habla de asistencia al parto en la prehistoria

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Reproducción de las pinturas rupestres que representan mujeres pariendo hace 6.000 años, en Peñaescrita, en Fuencaliente (Ciudad Real), realizada por Francisco Mellado hacia 1920. Museo Virtual de Ecología Humana, CC BY-SA

Hay un momento en nuestra vida que normalmente no recordamos, en el que cualquier complicación pudo impedir que estuviéramos aquí: nuestro nacimiento. Llegar al mundo no es una tarea fácil. Cambiamos de medio, de espacio, de ambiente y, muchas veces, necesitamos ayuda.

Un nuevo estudio demuestra que eso es así desde los primeros humanos. El hallazgo relata la historia del parto asistido de un bebé del Neolítico final –entre 3932 y 3653 a. C.–, hallado en el yacimiento arqueológico de Ripari Alti, en el valle de Lamen (en las Dolomitas italianas).

Los embarazos casi nunca dejan rastro

Identificar un embarazo que ocurrió en la prehistoria es arqueológicamente muy difícil. Algunas alteraciones pélvicas se han relacionado con embarazos, pero también pueden deberse a la edad, a la actividad o a variaciones anatómicas. La pelvis puede darnos pistas, aunque no permite conocer con certeza cuántos partos tuvo una mujer.

Estudios recientes han analizado molares fosilizados y fragmentos de cráneo de restos de mujeres prehistóricas para obtener información de sus embarazos. Sin embargo, las líneas del cemento dental no permiten todavía reconocer cada gestación con seguridad, como han señalado investigadores de la Universidad de Basilea. La razón es que no todos los embarazos afectan a la dentición.

Por esto, los casos más claros suelen ser extraordinarios. Una oportunidad única es el caso de una mujer embarazada enterrada hace unos 27 000 años, en Ostuni (Italia). El análisis mediante microtomografía permitió estudiar dos coronas dentales del feto, que al morir se estima tendría una edad de 31-33 semanas gestacionales. En comparación con el estándar actual, se comprobó que tenía un desarrollo esquelético avanzado. Sus dientes registraron tres episodios graves de estrés fisiológico durante los últimos meses de gestación, que pudieron estar relacionados con la muerte de madre e hijo, aunque no permiten establecer una causa definitiva.

Por tanto, los huesos, los dientes, la pelvis y la aplicación de las nuevas tecnologías todavía pueden guardar vestigios de aquellas maternidades en condiciones de supervivencia extrema.

Una fractura diminuta que conserva un gesto de ayuda

En el citado estudio, publicado esta semana en Journal of Archeological Science Reports,, los restos de un bebé neolítico hallado en Ripari Alti muestran que había alcanzado el término de la gestación. Su húmero derecho presentaba una fractura oblicua y espiral producida cuando el hueso aún estaba fresco. Sus características indican una lesión perimortem, no una rotura causada posteriormente por el enterramiento.

Los autores han considerado que es muy probable que se debiera a un parto complicado, en el que alguien intentó girar o extraer manualmente al bebé. Así, se ha convertido posiblemente en una de las evidencias arqueológicas más antiguas de asistencia obstétrica directa.

También se identificaron alteraciones porosas en las tibias y la mandíbula, que podrían reflejar estrés metabólico o nutricional durante la gestación. Entre las causas consideradas, figuran ciertas carencias vitamínicas, aunque los huesos no permiten establecer un diagnóstico definitivo, igual que no es posible identificar el déficit de una vitamina concreta solo midiendo la porosidad ósea.

Como el bebé todavía dependía fisiológicamente de su madre, estas alteraciones también ofrecen información indirecta sobre la salud materna.

El parto humano probablemente nunca fue un acto solitario

Algunas representaciones rupestres del Neolítico nos han traído recuerdos visuales del nacimiento. En el arte levantino peninsular se han identificado tres posibles escenas de parto. Dos proceden del abrigo de Centelles, en Castellón, y otra del Torcal de las Bojadillas, en Albacete. En esta última, una secuencia pictórica se ha interpretado como distintas fases del alumbramiento. La mujer aparece sentada, con las piernas flexionadas, y utiliza posibles elementos de apoyo. Estas interpretaciones continúan abiertas al debate, pero permiten considerar el parto como una experiencia acompañada y culturalmente compartida.

En cualquier caso, frente al carácter necesariamente ambiguo de estas imágenes, la lesión del bebé de Ripari Alti aporta algo excepcional: una posible huella física de esa intervención.

De momento no contamos con razones suficientes para pensar que las mujeres prehistóricas tuvieran gestaciones muy diferentes a las actuales. Del mismo modo, el nacimiento humano suele exigir varias rotaciones del feto para atravesar el canal del parto. Como resultado, el bebé normalmente emerge mirando en dirección contraria a la madre, aunque existen variaciones anatómicas.

Esto dificulta que la propia mujer controle completamente la salida. Por ello, distintos investigadores han propuesto que la asistencia durante el parto tiene raíces evolutivas muy antiguas. No sabemos si existía una especialización reconocida dentro de los miembros del grupo. Pero es razonable hablar de experiencia compartida, aprendizaje y cooperación.

Por otra parte, numerosos esqueletos prehistóricos presentan lesiones graves que cicatrizaron durante la vida. Su supervivencia sugiere cuidados prolongados proporcionados por otras personas. En ese contexto cooperativo, resulta razonable pensar que el parto también movilizara conocimientos y ayuda dentro del grupo. Y la fractura de Ripari Alti podría ser una excepcional huella material de esa asistencia.

Neolítico, de la teta a la papilla

Cabe pensar que, en el Neolítico, con el sedentarismo y la disponibilidad de cereales y leche animal, algunas comunidades neolíticas pudieron introducir antes alimentos distintos de la leche materna. Así, los análisis isotópicos muestran que algunos niños neolíticos fueron destetados antes que sus predecesores, los mesolíticos. También se han identificado cucharas de hueso utilizadas para alimentar bebés con papillas de leche o cereales

Sin embargo, parece que el feto de Ripari Alti pudo verse sometido a estrés fisiológico por problemas nutricionales, maternos o placentarios. Y estas carencias no chocan necesariamente con su cronología.

La agricultura hizo posible alimentar poblaciones mayores. Pero también redujo frecuentemente la diversidad alimentaria, aumentó la dependencia de cereales y la exposición a alergias o infecciones. Más producción no significó automáticamente mejor alimentación.

Un final trágico, pero también de cuidados y esperanza

El bebé de Ripari Alti no murió en vano. Ha venido a contarnos, casi seis mil años después, que su madre sufrió una emergencia de parto, en la que no estaba sola. Alguien, ya en aquellos tiempos, entendió la gravedad de lo que ocurría y que el tiempo apremiaba. Ante la desesperación, optó por tirar y girar al bebé, para intentar salvar dos vidas, sin ecógrafos, sin monitores, sin ciencia. Pero acompañando.

A veces, solo podemos acompañarnos entre humanos y ganar esa experiencia. Porque acompañarnos ha sido una de nuestras principales formas de sobrevivir.

The Conversation

Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Un nuevo hallazgo nos habla de asistencia al parto en la prehistoria – https://theconversation.com/un-nuevo-hallazgo-nos-habla-de-asistencia-al-parto-en-la-prehistoria-289367

¿Un problema irresoluble? Crece el número de hogares en España y no el de viviendas disponibles

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alessandro Indelicato, Investigador Posdoctoral, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

Manifestación en Madrid por el derecho a una vivienda digna en febrero de 2025. OSCAR GONZALEZ FUENTES/Shutterstock

En el último año, el precio de la vivienda en España ha subido casi un 13 %, según el Instituto Nacional de la Vivienda. La causa principal del encarecimiento es, en palabras del Banco de España, la combinación de “una demanda intensa y una oferta residencial rígida” (es decir, las viviendas puestas en el mercado son las que son y no crecen al ritmo de crecimiento de los hogares).

En 2023, ya calculaba que la diferencia acumulada entre la creación de hogares (el proceso por el cual un individuo o un grupo de personas pasan a constituir una unidad residencial independiente) y la producción de vivienda nueva era de unas 375 000 unidades, y avisaba de que el déficit podría acercarse a las 600 000 viviendas en 2025.

El diagnóstico de la OCDE es similar, al observar que la formación de hogares ha superado ampliamente la producción reciente de vivienda.

De las 20 000 viviendas anunciadas a las 184 000 ‘movilizadas’

El desequilibrio entre demanda y oferta de vivienda no es una cuestión abstracta. Si la construcción no crece y sí lo hace la cantidad de personas que requieren una vivienda, se incrementará la competencia por cada inmueble disponible. Y, como es de esperar, esto se traducirá en un aumento de los precios de compra y de alquiler. Además, cuando la oferta de vivienda avanza lentamente debido a limitaciones urbanísticas, geográficas o administrativas, los aumentos de la demanda se trasladan principalmente a los precios.

En 2018, el Gobierno lanzó el llamado “Plan 20.000” con el fin de incorporar 20 000 viviendas al parque de alquiler asequible , por la escasez de oferta disponible y las dificultades de acceso al alquiler en los mercados tensionados.

Cinco años más tarde el objetivo había crecido mucho. En 2023, el Ejecutivo anunció la habilitación de 184 000 viviendas públicas o de alquiler asequible. La cantidad incluía intervenciones muy diversas: construcción nueva, rehabilitación, financiación a promotores, viviendas procedentes de la Sareb (la entidad que absorbió los inmuebles e hipotecas impagadas tras la crisis de 2010), uso de terrenos pertenecientes al Ministerio de Defensa y convenios con comunidades autónomas y ayuntamientos.

En agosto de 2024, el Ejecutivo informó haber movilizado 80 745 viviendas. Además anunció una partida de 6 000 millones de euros en préstamos y avales para impulsar hasta 43 000 viviendas más para alquiler asequible.




Leer más:
Las doce promesas del gobierno en materia de vivienda con las que España comienza 2025


‘Movilizar’ no es construir ni entregar

Los datos que ha difundido el Ejecutivo no ofrecen un número único y uniforme a partir del cual se pueda conocer cuántas viviendas están ya acabadas, entregadas y habitadas. Las comunicaciones oficiales hablan, sobre todo, de viviendas movilizadas, en marcha, financiadas o incluidas en convenios.

Ese vacío estadístico impide la rendición de cuentas. Se necesita conocer, de forma periódica, cuántas viviendas están proyectadas, financiadas, iniciadas, finalizadas y entregadas. Si se agrupan todas estas etapas en un único bloque, ya no es posible apreciar cuál ha sido el cumplimiento real.




Leer más:
El acceso a la vivienda de alquiler, peor en 2025


Las cifras de construcción siguen siendo discretas

La vivienda protegida muestra cierta recuperación, pero desde niveles muy bajos. En el primer trimestre de 2026 se cerraron 5 215 viviendas protegidas, la mejor cifra para ese periodo en catorce años. Es una mejora, pero insuficiente, frente al déficit acumulado de cientos de miles de unidades.

Esas viviendas tampoco son atribuibles exclusivamente al Gobierno central. Su promoción está en manos de las comunidades autónomas, los ayuntamientos, las empresas públicas, las cooperativas y los promotores privados. En algunos programas, el Estado proporciona financiación y suelo,pero la ejecución queda repartida entre distintas administraciones y entidades.

De ahí que sea imprescindible un sistema común de seguimiento.




Leer más:
El precio razonable del alquiler de vivienda en España depende de la voluntad de los gobiernos autonómicos


Construir más, no que el Estado lo haga todo

Exigir un aumento de la oferta no significa que toda la vivienda deba (ni pueda) ser construida directamente por el Estado. Las administraciones tienen que ampliar el parque público permanente, especialmente para los hogares vulnerables. Pero también facilitar la promoción privada, cooperativa y protegida a través de suelo disponible, mejorar las infraestructuras y agilizar los procedimientos administrativos previsibles.

Una oferta más elástica permite que el crecimiento de la población se refleje en más construcción y no solamente en precios más elevados.

The Conversation

Alessandro Indelicato no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Un problema irresoluble? Crece el número de hogares en España y no el de viviendas disponibles – https://theconversation.com/un-problema-irresoluble-crece-el-numero-de-hogares-en-espana-y-no-el-de-viviendas-disponibles-288124

La polémica expedición del eclipse que puso a prueba a Einstein

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Manel Perucho Pla, Astrofísica relativista i d’altes energies, Universitat de València

En 1905 Albert Einstein publicó la teoría de la relatividad especial. Esta teoría daba solución al problema derivado del hecho de que la velocidad de la luz sea independiente del observador, es decir, que todos midan el mismo valor. A partir de entonces, nuestra percepción del universo cambió para siempre: el espacio y el tiempo se volvieron “flexibles” —podían dilatarse o contraerse—, se fusionaban en el concepto geométrico del espacio-tiempo y, además, la materia y la energía pasaban a ser equivalentes.

Diez años después, en 1915, Einstein publicó la teoría de la relatividad general, con una interpretación geométrica de la gravedad que incluía la dinámica de las partículas sometidas a esta fuerza: el espacio-tiempo es en general plano, pero la masa-energía lo curva. Para empezar, explicaba uno de los problemas no resueltos en la época: la precesión del perihelio de Mercurio. Además, existían predicciones que debían comprobarse para validarla o refutarla.

Desviar la luz

Una de estas predicciones tenía que ver con el hecho de que la gravedad pudiera actuar sobre la luz. El científico alemán Johann Georg von Soldner ya había estimado en 1801, utilizando la teoría de Newton, que un rayo de luz que pasara cerca de la superficie del Sol se desviaría 0,87 segundos de arco. Aunque con inconsistencias conceptuales (la luz no tiene masa), este cálculo podía realizarse. Más tarde, con la relatividad general desarrollada, Einstein rehizo el cálculo y obtuvo 1,74 segundos de arco, es decir, el doble de lo que predecía la gravedad de Newton.

La expedición del eclipse

De izquierda a derecha: Albert Einstein, Paul Ehrenfest, Willem de Sitter, Arthur Stanley Eddington y Hendrik Antoon Lorentz, fotografiados el 26 de septiembre de 1923 en Leiden (Países Bajos)
Wikimedia commons, CC BY

La noticia de la publicación de la teoría de la relatividad general llegó a Arthur S. Eddington, en Cambridge, a través de su amigo neerlandés Willem De Sitter, gracias a que los Países Bajos eran neutrales en un conflicto –la Primera Guerra Mundial– que impedía la comunicación entre científicos alemanes y británicos. Poco tiempo después, Sir Frank W. Dyson, astrónomo real, informó a Eddington de que el 29 de mayo de 1919 habría un eclipse total en una franja que cruzaba el Atlántico, desde Guinea Ecuatorial hasta Brasil.

¿Y qué tenía que ver un eclipse con todo esto? Muy sencillo: para ver algo alrededor del Sol es necesario que alguna cosa lo tape. El gobierno británico financió la expedición con mil libras esterlinas, además de un centenar adicional para material.

Este eclipse tendría una duración de seis minutos (mucho más largo, por ejemplo, que el que disfrutaremos el 12 de agosto), y justo detrás del Sol estaría el cúmulo de las Híades. Así, se esperaba que la luz emitida por esas estrellas pasara cerca de la superficie del Sol y poder realizar las mediciones necesarias. Si los rayos se curvan, la posición aparente del origen (la estrella) estaría desplazada respecto a la real. Había tres posibles resultados del experimento: que no hubiera ningún desplazamiento aparente de la posición de la estrella, que lo hubiera y fuera compatible con la predicción newtoniana, o que se detectara el desplazamiento y cuadrara con la predicción relativista.

Las mejores localizaciones que encontraron fueron la isla de Príncipe, en la costa occidental africana, y Sobral, en el norte de Brasil. A Sobral fueron Charles Davidson y Andrew Crommelin, astrónomos del Observatorio Real de Greenwich. A Príncipe, el citado Eddington y Edwin T. Cottingham, un relojero de Cambridge.

Las expediciones zarparon en febrero de 1919 con el material de observación. Las lentes se separaron de sus estructuras habituales y se colocaron en tubos que facilitaran su transporte. Hubo que incorporar unos espejos conocidos como celóstatos, que pueden moverse para corregir el movimiento de rotación de la Tierra y fijar el campo de visión en la imagen. De lo contrario, las imágenes de las estrellas aparecen como líneas en la placa fotográfica, imposibilitando cualquier medición de su posición relativa.

Instrumentos utilizados en Sobral, Brasil, durante el eclipse solar total del 29 de mayo de 1919, en la expedición organizada por Sir Arthur Eddington.
© The Board of Trustees of the Science Museum, CC BY-SA

El mal tiempo casi arruina el experimento

El 29 de mayo, Eddington y Cottingham sufrieron mal tiempo y solo hacia el final del eclipse pudieron tomar un par de imágenes utilizables. Davidson y Crommelin tuvieron problemas con sus instrumentos, seguramente por el efecto del calor en los tubos metálicos que fabricaron in situ para la lente más grande (unos 25 cm de diámetro) y el espejo celóstato. Así, las imágenes resultaron borrosas. Afortunadamente, las que tomaron con una lente más pequeña, de unos 10 cm, tenían buena calidad. La sugerencia de incorporar estas lentes vino del reverendo Aloysius Cortie, un experto en eclipses solares que no pudo viajar y fue sustituido por Crommelin. Al final, esta idea resultó fundamental.

A pesar de las dificultades, los datos utilizables pudieron analizarse en Cambridge y Greenwich. Los resultados fueron de 1,61 ± 0,40 segundos de arco para la observación de Príncipe y 1,98 ± 0,18 para la de Sobral. El análisis estadístico indicaba que la opción más probable era que representaran la confirmación de la relatividad general.

El error de medida y la polémica

Ciertamente, todos los problemas de los experimentos introdujeron un cierto grado de error en las mediciones, hecho que algunos aprovecharon décadas después para poner en duda el resultado e incluso la manera de hacer ciencia.

Se ha llegado a acusar a Eddington y Dyson de eliminar las imágenes defectuosas sin un criterio objetivo… Aun así, se ha revisado críticamente el procedimiento utilizando no solo herramientas de trabajo científico, sino también la documentación que dejaron los protagonistas, y se ha podido confirmar que los resultados fueron tratados con total honestidad y que, efectivamente, se llegó a la conclusión estadísticamente correcta.

Finalmente, las mediciones posteriores han ratificado que la predicción de la relatividad era ajustada y que este experimento –impugnado por algunos– fue esencialmente correcto en los cálculos y totalmente honesto en su tratamiento. Pero, sobre todo, resultó determinante en la historia de la ciencia y, en concreto, a la hora de confirmar experimentalmente la validez de la teoría de Einstein que revolucionó la física a comienzos del siglo XX.

The Conversation

Manel Perucho Pla no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. La polémica expedición del eclipse que puso a prueba a Einstein – https://theconversation.com/la-polemica-expedicion-del-eclipse-que-puso-a-prueba-a-einstein-276786

Medusas: un problema que va más allá de las picaduras

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eva Fonfría Subirós, Investigadora en Ecología Marina, Institut Multidisciplinar per a l’Estudi del Medi "Ramón Margalef", Universitat d’Alacant, Universidad de Alicante

Medusa de la especie _Rhizostoma pulmo_. Gennaro DiBs/Shutterstock

Con el verano, llega el momento de reencontrarse con las medusas. Estos animales son más antiguos que los dinosaurios y llevan más de 500 millones de años habitando nuestros mares… con luces (su importancia ecológica en el ecosistema marino es innegalbe) y sombras (no solo comportan efectos negativos para la salud pública a causa de sus picaduras, sino que también tienen efectos económicos en sectores como el turismo y la pesca, entre otros).

Luces: depredadoras, refugio y terapéuticas

Las medusas son un componente clave del ecosistema marino. Forman parte de las redes tróficas bien como depredadoras, bien como presas: se alimentan de zooplancton, peces pequeños y otras medusas, y las consumen tortugas marinas, peces más grandes y aves marinas.

Además, proporcionan refugio entre sus tentáculos a peces jóvenes y contribuyen al ciclo del carbono oceánico transportando material orgánico a capas más profundas cuando mueren y se ahogan. Es un proceso conocido como jelly-falls.

Actualmente, también se obtienen a partir de ellas compuestos nutracéuticos: alimentos o ingredientes con propiedades beneficiosas para la salud, que incluyen efectos terapéuticos o preventivos, cosméticos o farmacológicos.

Medusas en el Oceanográfico de Valencia.

En el ámbito de la medicina, gracias a las medusas, también disponemos de la proteína fluorescente verde (Green Fluorescent Protein, GFP) y sus derivados. Fue aislada inicialmente de la especie Aequorea victoria.

El descubrimiento y desarrollo de esta proteína revolucionó la investigación biomédica, ya que permitió visualizar procesos biológicos en células vivas en tiempo real y estudiar enfermedades como el cáncer o ciertas dolencias neurodegenerativas. Para darle cierto contexto, sería conveniente añadir que a sus descubridores les dieron el premio Nobel por esto en 2008.




Leer más:
La proteína de medusa que hizo visible lo invisible


Sombras: urticantes y masivas

En la cara más oscura de las medusas, además de las picaduras que provocan a los humanos, algunas de las cuales pueden llegar a ser muy dolorosas, provocar problemas crónicos e incluso, en algunos casos extremos, la muerte, son animales que también nos afectan a nivel socioeconómico.




Leer más:
¿Por qué pican las medusas?


El turismo, por razones obvias relacionadas con las picaduras, es un gran perjudicado, pero hay sectores, como la pesca, que también se pueden ver damnificados.

La presencia de medusas en las redes de pesca puede afectar esta actividad de dos formas diferentes: por un lado, pueden estropear el pescado, ya que si aparecen muchas medusas en una calada, la gran cantidad de células urticantes presentes hace que sea inviable comercializarla. Por otro lado, pueden dañar las redes de pesca, obstruyéndolas y comprometiendo la estabilidad del barco. Por ejemplo, en 2009, un banco de medusas hundió un barco de arrastre de 10 toneladas en Japón.

En acuicultura, las medusas también pueden provocar daños en las redes o a los peces. Pero también sufren estos perjuicios actividades industriales tan dispares como desaladoras, centrales térmicas y nucleares. Estas industrias necesitan captar agua para la refrigeración y correcto funcionamiento de sus instalaciones. Las medusas pueden taponar los conductos refrigerantes.

¿Qué puede hacer la ciencia?

En este contexto, la Universidad de Alicante, en colaboración con la Universitat Politècnica de València, ha desarrollado un dispositivo antimedusas. Su objetivo es alejarlas de las zonas susceptibles de causar daños mediante el uso de campos electromagnéticos, sin invadirlas.

Los estudios preliminares se llevaron a cabo con las especies Catostylus mosaicus y Rhizostoma pulmo, procedentes de cultivos del Oceanográfico de Valencia. Se realizaron en diferentes acuarios del Laboratorio Marino UA-Dénia. En él, se generó un campo electromagnético mediante una bobina sumergida y se observó cómo variaba el ritmo de pulsación de las medusas, que es el movimiento que les permite nadar… Las medusas no solo se mueven en función de las corrientes, sino que pueden nadar, incluso contracorriente.

Una medusa blanca bajo el agua azul
Medusa Catostylus mosaicus.
Niki Hubbard/iNaturalist Australia, CC BY

Los resultados mostraron que aproximadamente la mitad de los ejemplares cambiaban significativamente su actividad natatoria cuando estaban expuestos al campo electromagnético. En algunos casos, las medusas prácticamente dejaban de contraer su cuerpo y, al perder la capacidad de mantenerse flotando en la columna de agua, descendían al fondo. Este efecto era completamente reversible, es decir, cuando el campo electromagnético se apagaba, las medusas recuperaban rápidamente su ritmo normal de pulsación. No se observaron ni lesiones ni mortalidad.

Por lo tanto, este dispositivo, instalado en una boya flotante, en lugar de eliminar las medusas, simplemente modifica temporalmente su comportamiento para que se alejen de las zonas que se desea proteger, aprovechando las corrientes marinas presentes para arrastrarlas fuera de las áreas en cuestión.

Otras soluciones: redes o cortinas

Las soluciones actuales para tratar esta problemática se basan en barreras físicas, incluidas principalmente redes antimedusas o cortinas de burbujas. Sin embargo, a parte de tener un coste de mantenimiento elevado, presentan ciertos inconvenientes. En el primer caso, pueden quedarse enganchadas en las redes no solo las medusas, sino también otros animales. En el segundo caso, la cortina puede minimizar el intercambio de agua y promover la hipoxia de la zona. Además, en el caso de los blooms o enjambres de medusas (donde se pueden llegar a juntar miles de medusas en la misma zona), tienen una eficacia limitada.

Aunque hacen falta más experimentos para confirmar la eficacia del nuevo sistema en condiciones reales, esta tecnología espera convertirse en una herramienta respetuosa con el medio ambiente para proteger playas, piscifactorías y zonas de captación subacuática de agua, sin comprometer la supervivencia ni la función ecológica de estos animales.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Medusas: un problema que va más allá de las picaduras – https://theconversation.com/medusas-un-problema-que-va-mas-alla-de-las-picaduras-288311

Acuérdese de respirar por la nariz: su salud (física y mental) se lo agradecerá

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Maria Pilar Pecci Lloret, Profesora Permanente Laboral, Universidad de Murcia

Antonio Guillem/Shutterstock

Respirar es la tarea más automatizada que realizamos de forma cotidiana. Sucede sin pensarlo, miles de veces al día, desde el primer segundo de vida hasta el último. Sin embargo, la forma en la que inspiramos y expiramos el aire (por la nariz o por la boca) puede tener un impacto enorme en nuestra salud no solo a nivel físico, sino también mental y emocional. Y lo sorprendente es que muchas personas lo hacemos “mal” sin saberlo.

La respiración oral, es decir, respirar con la boca abierta, se ha vuelto cada vez más común en la sociedad moderna. Las congestiones nasales, las alergias, el estrés, los hábitos adquiridos o incluso el uso excesivo de pantallas (que altera nuestra postura) contribuyen a que muchas personas mantengan la boca abierta de forma casi constante. Pero lo que parece inofensivo puede provocar una cadena de efectos negativos en el organismo.

La nariz, esa barrera protectora

Para empezar, la nariz no está ahí por casualidad. Es un órgano altamente especializado diseñado para preparar el aire antes de que llegue a los pulmones. Filtra partículas, calienta el aire y lo humedece. Pero cuando respiramos por la boca, nos saltamos todo este proceso: el aire entra más frío, seco y cargado de impurezas, lo que puede irritar las vías respiratorias y aumentar la susceptibilidad a infecciones.

De hecho, diversos estudios han relacionado la respiración oral con una mayor frecuencia de resfriados, infecciones respiratorias y problemas inflamatorios. Al no pasar el aire por el sistema de filtrado de la nariz, el cuerpo queda más expuesto a virus y bacterias. Además, la respiración excesiva por la boca puede provocar sequedad, mal aliento y problemas en la salud bucal, como caries o alteraciones gingivales.

Respirar por la boca altera el sueño

Pero los problemas no terminan ahí. Se ha comprobado que la respiración oral también tiene un impacto directo en la calidad del sueño. Muchos de quienes la practican preferentemente tienden a roncar más, a tener un sueño menos profundo y a despertarse con sensación de cansancio, ya que su descanso no es reparador. Esto se debe a que la respiración nasal favorece un patrón más lento y eficiente, mientras que la bucal suele ser más superficial y desordenada.

En adultos, ese patrón se ha asociado con un mayor riesgo de apnea del sueño, una alteración en la que la respiración se interrumpe repetidamente durante la noche. La apnea no solo afecta al descanso, sino que también está relacionada con problemas cardiovasculares, fatiga crónica y dificultades cognitivas.

Cambios en la fisionomía facial

Por otro lado, los niños que respiran por la boca tienden a desarrollar paladares más estrechos, mandíbulas menos definidas y alteraciones en la alineación dental. Incluso puede afectar al perfil facial a largo plazo.

No es solo es una cuestión estética: también hay implicaciones funcionales importantes. Se ha observado que algunos niños diagnosticados con trastornos de atención o hiperactividad presentan en realidad problemas respiratorios no detectados. La falta de oxigenación eficiente durante el sueño puede afectar al rendimiento cognitivo, la concentración y el comportamiento durante el día.

Un aspecto menos conocido es la relación entre la respiración oral y los problemas auditivos. Coger y exhalar aire con la boca dificulta la ventilación del oído medio y favorece la acumulación de líquido, aumentando el riesgo de otitis media recurrente.

Las múltiples ventajas de respirar por la nariz

Por contra, la respiración nasal ofrece abundantes beneficios. Uno de los más importantes es la producción de óxido nítrico en los senos paranasales. Esta molécula, poco conocida fuera del ámbito científico, tiene propiedades vasodilatadoras, antimicrobianas y reguladoras del sistema inmunológico. Al respirar por la nariz, el aire se enriquece con óxido nítrico, lo que mejora la oxigenación y ayuda a combatir patógenos.

Además, la respiración nasal favorece un ritmo más pausado y profundo, lo que activa el sistema nervioso parasimpático, responsable de los estados de relajación. En otras palabras, respirar por la nariz no solo es mejor para el cuerpo, sino también para la mente: reduce el estrés, mejora la concentración y favorece un estado de calma.

Cómo cambiar de hábitos

Entonces, si respirar por la nariz es tan beneficioso, ¿por qué tanta gente no lo hace? En muchos casos, se trata de un hábito adquirido. Si alguien ha tenido congestión nasal frecuente en la infancia, es probable que haya desarrollado el patrón de respirar por la boca y lo haya mantenido en la edad adulta, incluso cuando ya no es necesario.

La buena noticia es que esta costumbre se puede reeducar. Existen técnicas sencillas para volver a la respiración nasal, como ejercicios de conciencia respiratoria, mejorar la higiene nasal o incluso trabajar la postura de la lengua (un logopeda nos podría ayudar).

En algunos casos, puede ser necesario consultar con el otorrino para tratar obstrucciones físicas, como desviaciones del tabique o hipertrofia de cornetes (estructuras situadas en el interior de las fosas nasales). E incluso, acudir a un odontopediatra o dentista especializado en ortopedia dentofacial para valorar si es necesario ampliar el maxilar, adelantar la mandíbula o realizar otras intervenciones que favorezcan una correcta respiración.

En el caso de los niños, es especialmente importante prestar mayor atención. Detectar a tiempo la respiración oral puede prevenir muchos problemas futuros, tanto físicos como cognitivos. Observar si duermen con la boca abierta, si roncan o si presentan fatiga durante el día puede ser clave.

Al final, algo tan simple como cerrar la boca y respirar por la nariz puede tener un impacto profundo en nuestra salud. No se trata de una moda ni de una tendencia, sino de volver a un patrón natural para el que nuestro cuerpo está diseñado.
Respirar bien no es solo sobrevivir. Es vivir mucho mejor.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Acuérdese de respirar por la nariz: su salud (física y mental) se lo agradecerá – https://theconversation.com/acuerdese-de-respirar-por-la-nariz-su-salud-fisica-y-mental-se-lo-agradecera-288848

Cuando el Sol era comido: eclipses y ciclos del mundo en Mesoamérica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Javier Sánchez Tornero, Profesor de Arqueología, Universidad de Guadalajara

Representación de un eclipse en la novena lámina del _Códice Borbónico_. Linkgua

¿Qué ocurre cuando el Sol se oscurece en pleno día? Hoy sabemos que un eclipse solar se produce cuando la Luna se interpone entre la Tierra y el Sol. Sin embargo, para distintos pueblos mesoamericanos, ese oscurecimiento se entendía como una alteración visible de un universo vivo, capaz de afectar a las personas, las ciudades y sus gobernantes.

La aparición de un eclipse podía anunciar peligros, motivar acciones rituales y ser objeto de observación y cálculo. Códices y crónicas conservan las huellas de esa mirada y permiten comprender por qué la oscuridad repentina del día podía poner en suspenso el orden del mundo.

Las edades del mundo según los nahuas

Entre los nahuas, el Sol, llamado Tonatiuh, era una potencia fundamental para la vida y la continuidad del tiempo. El lexicógrafo francés Rémi Siméon recogió en su diccionario de náhuatl la expresión Ipalnemohuani, “aquel por quien se vive”, un título divino que se le daba relacionado con la fuerza que sostiene la existencia. El astro recibía también el nombre metafórico Cuauhtlehuanitl, “el águila que se eleva”, imagen de su ascenso cotidiano por el cielo.

En la cosmovisión nahua, según una de las versiones conservadas, las edades anteriores del mundo eran concebidas como distintos soles: Atonatiuh, Sol de Agua; Tlaltonatiuh, Sol de Tierra; Ehecatonatiuh, Sol de Viento, y Tletonatiuh, Sol de Fuego. Cada edad tenía su propio orden y terminaba con una transformación que abría paso a un nuevo ciclo.

Los nahuas llamaban tonatiuh qualo al eclipse solar, expresión que significa “el Sol es comido”. La imagen evocaba un ataque contra el astro y la pérdida temporal de su fuerza.

Imagen del _Códice Florentino_ en el que se describe el eclipse.
Imagen del Códice Florentino en el que se describe el eclipse.
Digital Florentine Codex, CC BY-NC-ND

El misionero franciscano español fray Bernardino de Sahagún y sus colaboradores nahuas conservaron una de las descripciones más intensas del fenómeno.

En el libro VII del Códice Florentino, el Sol enrojecía, se turbaba y adquiría un color amarillento. Con la oscuridad se desataban el llanto, los alaridos y el tumulto. Se sacrificaba a cautivos y a personas descritas como “blancas” (de cabello y rostro claros). Algunas personas se extraían sangre mediante perforaciones en las orejas. En los templos se cantaba, se danzaba y se producía un gran estruendo.

El mayor temor era que la luz no regresara. Sahagún menciona que, si el eclipse no terminaba, los tzitzimime, seres nocturnos asociados con el inframundo y la destrucción del mundo, descenderían para devorar a los seres humanos. El eclipse lunar también influía en la vida cotidiana, pues despertaba otros temores, especialmente entre las mujeres embarazadas, que colocaban una navaja de obsidiana sobre el vientre o en la boca para proteger a la criatura en gestación.

Observar el cielo en la civilización maya

Entre los mayas, el Códice de Dresde revela la dimensión calendárica de los eclipses. Sus páginas contienen tablas organizadas a partir de intervalos que permitían reconocer los periodos en que podía producirse uno de estos fenómenos.

Las imágenes del códice representan al Sol y a la Luna bajo figuras oscuras y serpentinas vinculadas con acontecimientos funestos. La observación astronómica, el cómputo calendárico y la interpretación ritual formaban parte de un mismo sistema de conocimiento. Prever un periodo de eclipses permitía identificar un momento delicado y preparar las respuestas ceremoniales correspondientes.

Agotamiento de un ciclo mexica

Las concepciones mesoamericanas del tiempo integraban ciclos de formación, deterioro y renovación. Una alteración extraordinaria del cielo podía adquirir el sentido de un presagio, sobre todo en contextos de guerra, enfermedad, muerte o crisis de gobierno. Los anales indígenas registraron eclipses, terremotos y otros prodigios como parte de una misma memoria mitohistórica.

En los relatos sobre los últimos años de Moctezuma, estas señales aparecen como anuncios del debilitamiento de su poder y el fin de un ciclo. El eclipse, al igual que otros acontecimientos extraordinarios, podía interpretarse como la manifestación visible de esa transformación. Dentro de esta lógica, el cielo, la ciudad y el gobernante participaban de una crisis común que abría paso a una nueva configuración del mundo.

Una memoria que perduró

El 10 de junio de 1611, el cronista chalca Chimalpahin presenció un eclipse total de Sol en la Ciudad de México. Escribió que, como decían los ancianos, “el Sol es comido”. También explicó que la Luna se había colocado frente al astro y había cubierto su resplandor. De pronto, pareció que fuesen las ocho de la noche y las estrellas se vieron en el cielo.

Manuscrito maya en el _Códice de Dresde_ en el que se representan los eclipses como dos alas, una negra y una blanca, unidas en la parte superior y con el signo del Sol en el centro, emergiendo de las fauces del monstruo de la Tierra.
Manuscrito maya en el Códice de Dresde en el que se representan los eclipses como dos alas, una negra y una blanca, unidas en la parte superior y con el signo del Sol en el centro, emergiendo de las fauces del monstruo de la Tierra.
SLUB

Su relato entrelaza la memoria nahua, los conocimientos astronómicos europeos y la interpretación cristiana. Indígenas y españoles se encerraron en sus casas; muchas personas lloraron y acudieron a los templos. La expresión tonatiuh qualo continuó nombrando el fenómeno y conservó una antigua manera de comprender la relación entre el cielo y la historia humana.

Los testimonios sobre los eclipses revelan la profundidad del pensamiento mesoamericano: estos fenómenos se observaban, se calculaban y se interpretaban como presagios cuyos posibles efectos podían contrarrestarse mediante acciones rituales. Cuando el Sol era “comido”, la oscuridad señalaba un momento de fragilidad y transformación en la continuidad del mundo.


¿Quiere recibir más artículos como este? Suscríbase a Suplemento Cultural y reciba la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música, seleccionados por nuestra editora de Arte + Humanidades Claudia Lorenzo.


The Conversation

Francisco Javier Sánchez Tornero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Cuando el Sol era comido: eclipses y ciclos del mundo en Mesoamérica – https://theconversation.com/cuando-el-sol-era-comido-eclipses-y-ciclos-del-mundo-en-mesoamerica-289409

L’os est bien plus dynamique qu’on ne l’a longtemps cru : il possède lui aussi un rythme quotidien

Source: The Conversation – France in French (3) – By Annie Curtis, Professor (Assoc), School of Pharmacy and Biomolecular Sciences (PBS), RCSI University of Medicine and Health Sciences

Notre squelette, vivant et en perpétuelle évolution, est en réalité bien éloigné de cette représentation. Pixel-Shot/Shutterstock (no reuse)

Notre squelette est en permanence en train de se remodeler. Ces phases de destructions et de reconstructions quotidiennes suivent un rythme bien précis, qui pourrait être perturbé en fonction de nos modes de vie.


Durs, compacts, mis en place une fois pour toutes… vos os vous semblent peut-être la partie la plus immuable de votre corps. En réalité, notre squelette est un chantier perpétuel. Tout au long de la vie, les os se renouvellent, selon un processus continu appelé « remodelage ».

Chaque jour, de minuscules équipes de cellules détruisent l’os ancien et édifient de l’os neuf à sa place. Ces cellules possèdent leurs propres horloges biologiques, comparables à celles qui règlent le sommeil, la faim et d’innombrables autres rythmes quotidiens.

Deux types cellulaires entretiennent ce processus. Les ostéoclastes éliminent l’os ancien ou endommagé ; les ostéoblastes déposent ensuite de l’os neuf pour combler ce qui a été retiré. Des chercheurs ont montré que ce cycle suit un rythme quotidien : la résorption osseuse est généralement maximale en début de journée, tandis que la formation osseuse tend à culminer plus tard.

L’horloge circadienne des cellules osseuses semble maintenir ces deux phases séparées, garantissant que chacune se déroule au moment le plus favorable.

L’importance de la mélatonine

Parmi les signaux qui contribuent à coordonner ce rythme figure la mélatonine. On la présente souvent comme « l’hormone du sommeil », mais il s’agit plutôt en réalité d’une « hormone de l’obscurité ». À mesure que la lumière décline le soir, son taux s’élève et signale à l’organisme que la nuit est venue, et ce, que vous dormiez ou non.

Dans l’os, la mélatonine paraît freiner l’activité des ostéoclastes tout en soutenant celle des ostéoblastes. Les taux de mélatonine, tout comme les marqueurs de la formation osseuse, atteignent leur maximum au cours de la nuit. Cela suggère que les habitudes qui perturbent la montée et la baisse normales de la mélatonine – consultation d’écrans tard le soir, sommeil irrégulier, repas pris à des heures avancées – pourraient dérégler les signaux qui contribuent à maintenir un os en bonne santé.

Avec l’âge, ces rythmes quotidiens s’estompent. Les chercheurs pensent que cet affaiblissement des signaux circadiens pourrait, en partie, expliquer pourquoi la perte osseuse, l’ostéoporose et les fractures deviennent plus fréquentes en vieillissant.

Par ailleurs, nos modes de vie modernes, qui nous exposent à des lumières artificielles et des horaires irréguliers, désaccordent peut-être ces rythmes encore davantage. Une question se pose donc : les réaligner permettrait-il, en retour, de protéger la santé osseuse ?

C’est là tout le principe de la médecine circadienne, ou chronomédecine : traiter la maladie en prêtant attention non seulement au médicament que reçoivent les patients, mais aussi au moment où ils le reçoivent.

Soigner non pas seulement l’os, mais aussi son horloge

Certains indices révèlent déjà que l’heure d’administration d’un médicament compte. Dans une étude menée chez l’animal, une supplémentation en mélatonine a protégé l’os plus efficacement lorsqu’elle était administrée le jour plutôt que la nuit
– un résultat pour le moins surprenant s’agissant d’une hormone habituellement associée à l’obscurité. Il ne s’agit encore que d’une observation préliminaire, mais elle souligne tout ce qu’il nous reste à découvrir sur la temporalité interne du corps.

Un patient allongé dans un lit d’hôpital s’apprêtant à prendre un comprimé.
Le moment auquel un médicament est administré pourrait avoir son importance.
Jo Panuwat D/Shutterstock (no reuse)

Fort heureusement, selon toute vraisemblance, les habitudes favorisant une bonne santé circadienne générale sont probablement aussi bénéfiques à notre squelette. Se coucher et se lever à heures régulières, s’exposer à la lumière du jour dès le matin, dîner tôt plutôt que tard et suivre une routine constante constituent autant de moyens de garder synchronisées les horloges de notre organisme. Les travailleurs postés, dont les horaires contrarient ces horloges, sont sans doute ceux qui auraient le plus à y gagner.

La question des horaires concerne peut-être aussi la pratique de l’exercice physique. En effet, l’os semble répondre plus vigoureusement aux sollicitations mécaniques durant la phase active de l’organisme, ce qui laisse penser que l’heure à laquelle on choisit de se dépenser pourrait influer sur les bénéfices pour le squelette.

Les os ne font pas partie des organes dont on remarque les changements du jour au lendemain. Leur adaptation se fait au fil des années, au gré de choix et d’habitudes qui façonnent aussi le reste de notre santé. Sommeil, lumière ou rythme de nos journées peuvent sembler n’avoir pas grande influence sur notre squelette. Pourtant, ces éléments participent depuis toujours à son élaboration.

The Conversation

Annie Curtis bénéficie d’un financement au titre de la subvention « Frontiers for the Future » de Research Ireland, numéro de subvention 20/FFP-P/8636.

Cansu Gorgun a bénéficié d’un financement de l’Union européenne dans le cadre de la convention de subvention n° 101106209 relative à une bourse postdoctorale Marie Skłodowska-Curie (METABOLATE).

– ref. L’os est bien plus dynamique qu’on ne l’a longtemps cru : il possède lui aussi un rythme quotidien – https://theconversation.com/los-est-bien-plus-dynamique-quon-ne-la-longtemps-cru-il-possede-lui-aussi-un-rythme-quotidien-289551