VIH : les Africains âgés, grands oubliés des soins et de la recherche

Source: The Conversation – in French – By Francesc Xavier Gomez-Olive Casas, Research Manager at MRC/Wits Agincourt Research Unit, University of the Witwatersrand

Pendant des décennies, les efforts de santé publique en Afrique subsaharienne se sont concentrés sur les campagnes de prévention, de dépistage et de traitement du VIH chez les enfants et les femmes en âge de procréer. Les personnes âgées, elles, sont largement oubliées.

Aujourd’hui, les campagnes de traitement antirétroviraux (ARV) connaissent un grand succès. Elles s’accompagnent d’efforts continus pour atteindre les objectifs les objectifs 95-95-95 de l’Onusida en matière de VIH. Autrement dit, 95 % des personnes séropositives doivent connaître leur statut, 95 % doivent suivre un traitement. Et, 95 % doivent avoir une charge virale indétectable. Grâce à ces efforts, l’écart en matière de traitement du VIH s’est réduit dans beaucoup de pays africains.

L’une des conséquences de cette évolution est que l’épidémie de VIH touche de plus en plus les personnes âgées. En raison de l’augmentation de l’espérance de vie de la population vivant avec le VIH, l’épidémie a connu un processus de vieillissement.

Cependant, la plupart des programmes et des études sur le VIH continuent de négliger la population âgée de plus de 50 ans. La conséquence immédiate est que les personnes âgées, en particulier les femmes ayant dépassé l’âge de procréer, sont souvent invisibles dans les données de surveillance, négligées dans les messages de prévention et sous-représentées dans les stratégies de soins.

Peu d’interventions liées au VIH sont adaptées à ce groupe, même s’il est confronté à des risques particuliers. Cette lacune a de graves conséquences sur la santé et le bien-être de cette population vulnérable et en constante augmentation.

Au cours des dernières années, nous avons travaillé à mieux comprendre le processus de vieillissement de l’épidémie de VIH, non seulement en ce qui concerne le nombre croissant de personnes vivant avec le VIH, mais aussi en expliquant les risques de nouvelles infections par le VIH chez les personnes âgées.

Pour répondre ce manque de données, nous avons étudié les changements dans l’épidémie de VIH chez un groupe de personnes âgées au cours de deux phases de collecte de données (2013-2016 vague 1 ; 2019-2022 vague 2) et sur près d’une décennie.

Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre de l’étude AWI-Gen en Afrique, a suivi plus de 7 000 adultes âgés de 40 ans et plus dans quatre endroits différents. Trois d’entre eux se trouvaient en Afrique du Sud : la zone urbaine de Soweto, dans le cœur industriel du pays, la zone rurale de Bushbuckridge, dans le nord-est du pays, et Dikagale, Mamabolo et Mothiba, dans le nord. Le quatrième site était situé dans les bidonvilles de Nairobi, au Kenya.

Ces sites permettent de comparer l’Afrique orientale et l’Afrique australe, les deux régions africaines où la prévalence du VIH est la plus élevée. En même temps, cela permet une comparaison entre les milieux ruraux et urbains.

Nous avons pu évaluer le nombre de personnes vivant avec le VIH, le nombre de nouvelles infections et les facteurs sociaux à l’origine de la transmission du VIH. Pour ce faire, nous avons effectué des tests de dépistage du VIH et demandé aux participants s’ils avaient déjà été testés pour le VIH, s’ils connaissaient leur statut sérologique et s’ils recevaient un traitement antirétroviral.

Nous avons constaté qu’un adulte sur cinq (22 %) participant à l’étude vivait avec le VIH (c’est-à-dire qu’il était infecté par le VIH). Ce taux est resté élevé aux deux moments de l’étude. Nous avons également observé que de nouvelles infections se produisaient dans cette population plus âgée, en particulier chez les veuves, les habitants des zones rurales et les personnes sans instruction formelle.

Cela montre que, même si l’accès au traitement s’est amélioré, des disparités importantes persistent. Et les personnes âgées continuent de contracter le VIH, souvent parce qu’elles sont exclues des campagnes publiques de sensibilisation au VIH.

La conclusion que l’on peut tirer de nos résultats est que le monde doit cesser de considérer le VIH comme une « maladie des jeunes ». Le discours doit changer, tout comme la réponse. Vieillir avec le VIH est désormais une réalité de santé publique mondiale, en particulier en Afrique subsaharienne, et la réponse au VIH doit évoluer pour refléter cette réalité.

Les mythes qui mettent les personnes âgées en danger

L’une des idées fausses les plus répandues que nous avons rencontrées est que les personnes âgées, en particulier celles qui sont veuves ou ménopausées, ne sont plus exposées au risque de contracter le VIH. Beaucoup pensent que si l’on ne risque plus de tomber enceinte, on ne risque plus d’être infectée.

En conséquence, l’utilisation du préservatif diminue, le dépistage est retardé et les personnes entament de nouvelles relations plus tard dans leur vie sans connaître le statut de leur partenaire.

Il y a aussi la stigmatisation. Les personnes âgées ont grandi à une époque où le VIH était associé au silence et à la honte. Beaucoup ressentent une profonde gêne ou une peur de se faire dépister, de révéler leur statut ou même de discuter de leur santé sexuelle avec les professionnels de santé. Certains ne croient tout simplement pas que cela puisse leur arriver.

Lors de notre première phase de collecte, seulement 55 % des personnes séropositives ont correctement déclaré leur statut. Cela entraîne des retards dans le traitement, un risque accru de transmission et une remise en cause de la planification de la santé publique.

Sur une note positive, nous avons observé une augmentation de 77 % des déclarations correctes lors de la deuxième vague, ce qui pourrait améliorer l’accès au traitement antirétroviral et la suppression virale chez les personnes âgées à l’avenir.

Facteurs déterminants des taux d’infection

L’un des facteurs de protection les plus importants que nous avons identifiés est l’éducation formelle. Les personnes âgées n’ayant pas suivi d’études formelles étaient près de quatre fois plus susceptibles de contracter le VIH que celles ayant suivi des études secondaires ou supérieures. L’éducation améliore les connaissances en matière de santé, incite les personnes à se faire soigner et permet de mieux comprendre la transmission et la prévention du VIH.

De même, les personnes vivant dans les zones rurales, en particulier les femmes, présentaient des taux de VIH plus élevés que leurs homologues urbains. Il ne s’agit pas simplement de différences comportementales. Elles reflètent des inégalités systémiques : accès limité au dépistage, insuffisance des soins de santé, faible niveau de communication ciblée sur la prévention et stigmatisation profondément ancrée.

Le fait d’être marié, d’avoir un emploi ou d’être financièrement stable était également associé à un risque plus faible, ce qui confirme que le risque de VIH chez les personnes âgées dépend autant des structures sociales que du comportement individuel.

Ce qui doit changer

À mesure que les personnes âgées vieillissent avec le VIH, elles sont de plus en plus nombreuses à souffrir d’autres maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension ou l’arthrite. Pourtant, les systèmes de santé traitent souvent ces maladies de manière cloisonnée. Une personne âgée peut être amenée à se rendre dans la même clinique à des jours différents ou à se rendre dans différents établissements de santé pour recevoir des médicaments contre le VIH, un traitement contre l’hypertension et le diabète, et un soutien en matière de santé mentale, si elle a accès à ces trois services.

Les structures de santé et les décideurs politiques doivent développer des services de soins plus intégrés et adaptés aux personnes âgées. Parmi les autres interventions, cela impliquerait notamment :

  • proposer un dépistage systématique du VIH aux adultes de plus de 50 ans

  • intégrer les services liés au VIH au dépistage des maladies non transmissibles

  • former les prestataires de soins de santé à répondre aux besoins spécifiques et aux réalités vécues par les personnes âgées

  • investir dans des messages de santé sans stigmatisation et adaptés à la culture, qui incluent et autonomisent les personnes âgées.

Il existe déjà des modèles prometteurs dans certains contextes africains, tels que les agents de santé communautaires qui délivrent des médicaments et effectuent des contrôles de santé en une seule visite, ou les groupes de soutien par les pairs pour les personnes âgées vivant avec le VIH, et l’intégration du VIH et des maladies non transmissibles dans les systèmes de soins de santé primaires. On en trouve des exemples dans certaines régions d’Afrique du Sud. Mais ils restent minimes et sous-financés. Leur développement à plus grande échelle nécessite une volonté politique et un engagement financier.

Pourquoi les personnes âgées sont-elles importantes pour les objectifs 95-95-95 ?

Si les personnes âgées ne sont pas incluses dans la gestion de la pandémie de VIH, les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA ne seront pas atteints. Et les risques liés à l’inaction sont de plus en plus importants.

Alors que le financement international de la lutte contre le VIH est sous pression, notamment en raison des coupes budgétaires dans le Pepfar et d’autres programmes mondiaux, ce sont souvent les plus marginalisés qui sont les plus touchés. Cela inclut les femmes âgées des villages ruraux qui pensent que le VIH ne les concerne pas et qui sont exclues des tests de dépistage. Le Pepfar (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) a permis d’éviter des millions d’infections par le VIH et a aidé plusieurs pays à maîtriser l’épidémie de VIH.

Il est donc temps de réécrire le scénario.

La réponse au VIH doit tenir compte du fait que les personnes âgées sont touchées par la maladie. Cela implique d’investir dans la recherche locale, de concevoir des services adaptés à tous les âges et de reconnaître que les personnes âgées ont une vie sexuelle, des besoins en matière de santé et des droits. Il faut aussi écouter leurs récits et déconstruire les mythes qui les réduisent au silence.

Ignorer cette population risque de réduire à néant des décennies de progrès. Mais agir dès maintenant (services adaptés, messages inclusifs et innovations menées par l’Afrique) peut combler les lacunes, sauver des vies et mettre en place une riposte au VIH plus équitable pour l’avenir.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. VIH : les Africains âgés, grands oubliés des soins et de la recherche – https://theconversation.com/vih-les-africains-ages-grands-oublies-des-soins-et-de-la-recherche-265124

Aún podemos salvar al salmón atlántico de la extinción

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel García Souto, Investigador postdoctoral en Genética, Instituto de Investigaciones Marinas (IIM-CSIC)

Ejemplar de salmón atlántico (‘Salmo salar’). Paul Abrahams/Shutterstock

El salmón atlántico es una especie prácticamente extinta en España, un riesgo que se lleva advirtiendo desde hace ya años. En la recién finalizada campaña de pesca de 2025 apenas se ha sobrepasado un centenar de ejemplares: 129 en Asturias, 7 en Galicia (muy por debajo de la cuota anual permitida por el Gobierno Autonómico) y apenas 1 en Cantabria, mientras que en Navarra el Gobierno Foral ha instaurado una interrupción indefinida de la pesca deportiva del salmón para evitar el colapso de sus poblaciones. Números que contrastan con las más de 10 000 capturas anuales que se hacían a mediados del siglo pasado en España.

En el río Sella, por ejemplo, se contaban más de 1 000 salmones hace apenas tres décadas, el Eo superaba holgadamente las 400 capturas en 1980 y cuencas como la del Nalón-Narcea y el Cares-Deva registraban miles cada año.

Sin embargo, ríos emblemáticos para la pesca del salmón como el Ulla, con una larga tradición de festejos ligados a su captura hasta bien entrado el siglo XX, han cerrado la campaña de este año sin un solo ejemplar. Otros, como el río Lérez, en la provincia de Pontevedra, llevan más de dos décadas sin registrar retornos significativos, lo que ha motivado el cierre permanente de sus cotos de pesca debido a la persistente ausencia de la especie. Todo ello a pesar de los continuos esfuerzos de repoblación impulsados por la Xunta de Galicia. Todo ello apunta a que, tras décadas de declive sostenido, podríamos estar asistiendo a la extinción local del salmón en la mayoría de los grandes ríos del país donde eran endémicos.




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Conservación frente a tradición

Las causas de este declive son múltiples y complejas: la fragmentación fluvial por presas y azudes que impiden el remonte, la contaminación industrial y agrícola que degrada los ecosistemas fluviales, la sobrepesca y, ahora, de manera cada vez más evidente, el cambio climático, que altera caudales y temperaturas del agua.

No se trata sólo de un problema biológico, sino también social y cultural, que requiere tanto de mayor entendimiento de este declive como de una regulación inmediata. Ante esta situación cabe pues preguntarse: ¿aceptaríamos batidas anuales de caza del lince ibérico, otra especie emblemática y en peligro, bajo la justificación de mantener una “tradición”?

Con el salmón atlántico, sin embargo, se mantienen campañas de pesca deportiva en ríos al borde del colapso. La paradoja es evidente: mientras invertimos grandes esfuerzos en conservar al lince o al oso pardo, ignoramos la extinción silenciosa de esta icónica especie.

La clave está en la diversidad

Ante este escenario, los estudios genéticos abren una ventana al pasado, presente y futuro de las poblaciones de salmón atlántico. Por ejemplo, al comparar ADN de escamas históricas con muestras más recientes, se ha constatado una pérdida notable de diversidad local y riqueza genética entre los años 1950 y la década de 1990 en ríos españoles, exhibiendo cuellos de botella genéticos en varias cuencas. Tal disminución evidencia que, cada año, los salmones retornados son genéticamente menos diversos.

También permiten estimar el tamaño de sus poblaciones y evaluar posibles mezclas con salmones procedentes de repoblaciones o piscifactorías, lo cual es clave para diseñar programas de conservación que eviten la pérdida de adaptaciones locales. Este conocimiento permite valorar la salud genética de las poblaciones, ya que una pérdida de variabilidad o el colapso genético alertan sobre vulnerabilidades frente a enfermedades, cambios ambientales o efectos demográficos no deseados.




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En busca de salmones prehistóricos

No obstante, la historia del salmón en la península ibérica va mucho, mucho más atrás. Al final de la última glaciación, cuando nuestros antepasados y neandertales habitaban cuevas como Atapuerca o El Mirón, ya consumían salmón atlántico. Los análisis de ADN antiguo han mostrado que los salmones presentes en la península ibérica hace entre 16 000 y 40 000 años poseían una estructura genética ancestral hoy casi desaparecida.

Por otro lado, el ADN sedimentario recuperado en la cueva de El Mirón confirma la presencia de fauna diversa, aunque todavía no se ha buscado salmón en los sedimentos. Estos avances abren además nuevas vías para rastrear la presencia de peces en épocas remotas y comprender cómo se adaptaron sus poblaciones a grandes cambios ambientales.

Ese paralelismo histórico resulta revelador. Entonces, como en la actualidad, el salmón formaba parte de redes ecológicas y culturales complejas, presionado tanto por el clima como por la acción humana. Conocer la diversidad genética de aquellas poblaciones –por ejemplo, cuán diverso era su genoma, qué tamaño tenían sus poblaciones, cómo cambiaron tras la glaciación y qué adaptaciones locales desaparecieron– puede ayudarnos a dimensionar la magnitud de la pérdida actual.




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Encontrar en el pasado las soluciones del futuro

Volver la mirada al pasado no ha de ser un ejercicio de arqueología gratuita. Los restos de salmones consumidos por nuestros antepasados nos revelan un legado genético que hoy apenas sobrevive en la Península. Estos “recuerdos genéticos”, accesibles gracias al análisis de ADN antiguo, pueden guiar políticas de conservación modernas, recordándonos que proteger al salmón no significa solo mantener un número mínimo de ejemplares, sino preservar su diversidad genética, sus adaptaciones locales y su importancia cultural milenaria.

Al igual que hace miles y miles de años el salmón resistió un cambio climático global durante la última glaciación, hoy se enfrenta a otro, de origen humano. Y su futuro dependerá de nuestra capacidad para aprender de la historia y actuar con decisión. Conservar al salmón atlántico no es solo un reto ecológico, sino también una responsabilidad con nuestro propio pasado y con las generaciones que vendrán.

The Conversation

Daniel García Souto está contratado a cargo de proyecto a través de un proyecto ATRAE financiado por el Ministerio de Ciencia Innovación y Universidades, Agencia Estatal de Investigación, (ATR2023-144170, Análisis de los cambios genómicos temporales en poblaciones de peces explotadas mediante ADN antiguo y ambiental) dirigido por Sofía Consuegra.

ref. Aún podemos salvar al salmón atlántico de la extinción – https://theconversation.com/aun-podemos-salvar-al-salmon-atlantico-de-la-extincion-263967

Moralización de la obesidad: cuando creemos (erróneamente) que el peso refleja el carácter de una persona

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Magallares, Profesor Titular del Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Representación de la gula en la ‘Mesa de los pecados capitales’ (1500), de El Bosco Museo del Pardo/Wikimedia Commons, CC BY

El Museo del Prado es una de las pinacotecas más visitadas del mundo. Una de las salas más apreciadas por los amantes de la pintura es la que contiene la colección de obras de El Bosco. El espectador no debería marcharse de Madrid sin antes admirar la maravillosa Mesa de los Pecados Capitales.

En esta pieza, el artista flamenco representa con gran maestría los siete pecados que son principio y fuente de otros de acuerdo con la tradición cristiana. En uno de los “radios” de la “rueda” (la obra tiene forma circular) aparece plasmada la gula mediante un señor con obesidad que come desaforadamente sentado en una silla, mientras que un niño pequeño, también con sobrepeso, le reclama al adulto que comparta el festín.

La obesidad en el arte a lo largo del tiempo

Este cuadro es un buen ejemplo de una representación negativa de la obesidad en el arte. Es importante mencionar que, antiguamente, el exceso de peso era un símbolo de fertilidad, como atestigua la famosa Venus de Willendorf, que podemos ver en el Museo de Historia Natural de Viena. Sin embargo, con el trascurrir de los siglos, esa percepción se fue transformando paulatinamente.

Así, lo que en los albores de la humanidad era una característica física positiva, asociada a la fecundidad, con el paso del tiempo se acabó convirtiendo en un rasgo denostado. Es fundamental recalcar que ese juicio va más allá de su dimensión corporal, para acabar valorando también el carácter de la persona con exceso de peso.

Un ejemplo: el doble rasero de la semaglutida

El proceso por el cual la obesidad deja de ser vista como un mero problema de salud para ser percibida también como un estado moralmente reprobable (asociado a defectos como la pereza, la falta de autocontrol o la irresponsabilidad) es lo que conocemos en psicología como “moralización de la obesidad”. Es decir, estamos “moralizando” a un individuo cuando creemos que una característica física externa (el peso) es un indicador fiable del carácter.

Un buen ejemplo actual de este fenómeno lo encontramos con la semaglutida. Este fármaco, comercializado con nombres como Ozempic o Wegovy, ayuda a reducir los niveles de azúcar en la sangre y a disminuir el hambre al promover la sensación de saciedad. Al inicio lo tomaban principalmente pacientes con diabetes tipo 2, pero pronto se vio que este compuesto también funcionaba muy bien para la pérdida de peso.




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El éxito abrumador de la semaglutida produjo que a finales del año 2022 hubiera una escasez del producto en todo el mundo. ¿Quiénes eran los culpables de que este milagroso fármaco estuviese agotado? Según algunos usuarios, los obesos estaban “robando” los medicamentos a la pobre gente afectada por diabetes tipo 2. Es decir, mientras que los diabéticos necesitaban su remedio, las personas con obesidad simplemente podían perder peso sin medicarse, ya que al fin y al cabo el peso es supuestamente una pura cuestión de voluntad.

La teoría de los fundamentos morales

Una reciente investigación ha examinado precisamente cómo afecta esa moralización al prejuicio que se siente hacia las personas con sobrepeso. El estudio, realizado en la Universidad Nacional de Educación a Distancia (UNED) por los autores del presente artículo, trata de analizar cómo influyen algunos de los valores que forman parte de la conocida teoría de los fundamentales morales de Jonathan Haidt en la gordofobia.

Este profesor de la New York University Stern School of Business, autor del libro divulgativo de La mente de los justos, postula que la moralidad humana se basa en una serie de fundamentos universales. Entre ellos estarían el cuidado (es decir, la preocupación por proteger a otros de sufrir daño y la capacidad de sentir empatía) y la pureza (enfocada en evitar la contaminación, la degradación o la suciedad).

Nuestra investigación ha encontrado que resaltar los beneficios sociales de la pureza aumentaba la moralización de la obesidad e intensificaba el estigma relacionado con el peso. Es decir, los participantes que creían que las sociedades más “puras” disfrutaban de un mayor bienestar y felicidad, moralizaban más la obesidad y, por tanto, rechazaban más a las personas con sobrepeso.

Campañas contra la gordofobia

Estudios de este mismo año, 2025, ponen de manifiesto la dificultad que existe en hacer entender a las personas que el peso no depende exclusivamente de la voluntad personal. Por esa razón, las campañas para luchar contra la gordofobia que apelan meramente a argumentos racionales tienen problemas en hacer cambiar las creencias de la gente.

Nuestros hallazgos sugieren que para reducir el estigma relacionado con el peso es necesario enfatizar valores morales como la empatía o la compasión (el fundamento moral de cuidado) en los mensajes de salud pública, con el fin de fomentar actitudes más inclusivas hacia los cuerpos no normativos.

Uno de los carteles de la campaña lanzada por el Collectif National des Associations d'Obèses francés.
Uno de los carteles de la campaña lanzada por el Collectif National des Associations d’Obèses francés.
CNAO

En el ámbito internacional, recientes campañas a favor de las personas con obesidad inciden precisamente en esta idea. Por ejemplo, el Collectif National des Associations d’Obèses francés ha lanzado una serie de carteles enfatizando precisamente que “el peso de las palabras” en muchas ocasiones tiene un efecto más negativo sobre la persona con obesidad que la enfermedad en sí misma.

Por lo tanto, tratar de lograr que las personas con normopeso se pongan en el lugar de los obesos puede evitar que acabemos moralizándolos.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Moralización de la obesidad: cuando creemos (erróneamente) que el peso refleja el carácter de una persona – https://theconversation.com/moralizacion-de-la-obesidad-cuando-creemos-erroneamente-que-el-peso-refleja-el-caracter-de-una-persona-264998

La risa también tiene nombre de mujer

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Doina Repede, Profesora de Lengua española, Universidad de Granada

La cómica Henar Álvarez en un momento del programa de RTVE ‘Al cielo con ella’, del que es presentadora. RTVE

A lo largo del tiempo, la risa ha sido mucho más que un gesto. Ha sido compañía y refugio cuando más falta hacía. Desde las butacas del cine hasta los escenarios de teatro y las pantallas de televisión, el humor ha formado parte del día a día de los españoles.

Pero hablar de la historia del humor en España es hablar, durante mucho tiempo, de una risa escrita, interpretada y controlada por hombres. Eran ellos quienes ocupaban el centro del escenario. Las mujeres, en cambio, quedaban reducidas a un segundo plano o, directamente, convertidas en la diana del humor.

Evolución de la participación de hombres y mujeres en la historia del humor en España.
Extraído de Humcor.

De la alcahueta a los papeles de hombres

Cuando el teatro se consolidó como la gran máquina de entretenimiento popular, en los siglos XVI y XVII, la mujer ocupó sobre todo papeles cómicos muy definidos. Era la criada entrometida, la celosa desbordada, la beata hipócrita o la vieja alcahueta. Estos personajes funcionaban a la perfección para arrancar la risa del público, pero casi nunca se escapaban a la caricatura.

Aparte, las mujeres actuaban bajo una mirada de desconfianza social. Su presencia en escena estaba condicionada a normas estrictas. Debían estar casadas, tenían prohibido representar personajes masculinos y se las vigilaba con un fuerte control moral. Aún así, hubo mujeres que lograron imponerse con su talento en los corrales de comedias. Es el caso de María Calderón, Juana Orozco o Manuela Escamilla.

Otras fueron todavía más allá. Se lanzaron a hacer teatro de forma independiente, desafiando las normas sociales. Jusepa Vaca, Francisca Baltasara, María de Navas o Bárbara Coronel incluso se atrevieron a interpretar papeles masculinos. Esa valentía, sin embargo, les trajo más de un problema: escándalos públicos, escritos difamatorios e incluso castigos como el destierro o el encierro en conventos.

Pero el legado que dejaron hizo que otras mujeres pisaran con más fuerza las tablas.

El lento reconocimiento

Almanaque de los chistes.
Doina Repede/Humtext, CC BY-NC

En el siglo XIX, el teatro permitió que ellas siguiesen estando presentes en el escenario, aunque no dejaba de ser un terreno dominado por los hombres. Además, cualquier intento por parte de las mujeres de salirse de lo establecido solía convertirse en motivo de burla. Al fin y al cabo, la sociedad no veía con buenos ojos que ellas aspirasen a ocupar un lugar que, según las normas de la época, no les correspondía.

A pesar de las trabas, las mujeres consiguieron abrir algunas puertas. Seguían representando personajes típicos de la vida diaria –como la chulapa madrileña, la vecina curiosa o la criada ingeniosa–, pero sus actuaciones, cargadas de un humor pícaro y popular, no se limitaban a entretener: servían como una forma de crítica hacia la burguesía, los políticos y las estrictas normas sociales. También trataban temas como las relaciones y el amor con ingenio, recurriendo al doble sentido y a un tono juguetón.

A través de los papeles encarnados por Balbina Valverde, Luisa Campos, María Tubau o Rosario Pino la mujer no solo se convirtió en protagonista en el escenario, sino también en figura pública reconocida.

De vuelta al papel secundario

En los años 30 del siglo XX, la mujer seguía presente en el teatro, aunque cada vez tenía menos libertad en sus papeles. La dictadura y la censura limitaron enormemente el humor, y con ello la presencia femenina. Los personajes que solían interpretar eran, en su mayoría, los de siempre: vecinas chismosas, suegras entrometidas o madres arquetípicas.

En la radio tenían su espacio. Se las oían en seriales y adaptaciones de obras o radionovelas, pero su papel no era diferente y seguía reflejando normas tradicionales. En Matilde, Perico y Periquín, por ejemplo, Matilde, la madre, encarnaba el estereotipo de mujer preocupada por la casa, la familia y las apariencias sociales, aunque también podía ser protagonista de situaciones divertidas.

En la cultura popular surgieron figuras capaces de conquistar al público. Lina Morgan, con su humor gestual y su papel de pueblerina pícara e ingenua, llegó a convertirse en un auténtico icono del humor.

Junto a ella, se remarcaron otras figuras femeninas como Gracita Morales y Rafaela Aparicio. Interpretaban a criadas que llegaban del pueblo y que no sabían desenvolverse en la ciudad y rara vez tenían la oportunidad de encarnar personajes más serios o complejos.

Del papel de ingenua al de objeto sexual

Con la llegada del humor televisivo a los hogares españoles, apareció también un fenómeno muy visible: la hipersexualización de la mujer.

Un hombre bajito y con boina lleva en brazos a una chica en pantalón y bikini.
Un fotograma de la serie Arévalo y CIA (1994).

Durante décadas, incluso ya entrados los años 2000, era común ver personajes femeninos representados con poca ropa: enfermeras con batas muy ajustadas o empleadas del hogar con faldas demasiado cortas. Y si la empleada se subía a una escalera, el instante servía, aún más, para hacer reír a carcajadas. Pero no dejaban de ser imágenes que reforzaban estereotipos muy arraigados en la sociedad.

Y no solo pasaba en la televisión: también en revistas y periódicos se repetía la imagen de la mujer hipersexualizada. Era un objeto de deseo, siempre al servicio del hombre, incluso cuando él no cumplía con los mismos estándares de belleza que se le pedían a ella.

Dibujo de un hombre bajito que habla con una chica despampanante y que le dice que la ha contratado para que le suba el ego.
Viñeta publicada en la revista El Jueves en 2009.

Con la hipersexualización de la mujer llegó también el humor abiertamente machista, que solo buscaba la carcajada fácil. Los ejemplos abundan: “¿Ves ese coche estacionado torcido? Seguro que lo aparcó una mujer”, “El hombre mantiene, la mujer gasta”, “Las secretarias son bonitas, los jefes son inteligentes”, “A las mujeres no hay que entenderlas… hay que aguantarlas a golpes”.

Durante mucho tiempo, la violencia y la desigualdad pudieron disfrazarse de humor y sentirse a gusto.

A por el papel protagonista

Mientras abundaban chistes donde la mujer era objeto de burla o de violencia normalizada, había quienes daban la vuelta a las normas sociales. Es el caso de Rosa María Sardá en Ahí te quiero ver. La mujer ya no era la mandona pesada o la torpe doméstica. Ella era la esposa dominante, elegante y sarcástica. Y él, el esposo anulado, casi mudo.

Con la aparición del dúo cómico femenino Las Virtudes, a finales de los 80, cambió también la manera de mirar a la mujer en la comedia. Ellas recurrían a la exageración y el absurdo para sorprender al público y burlarse de las convenciones sociales. Además, quedó claro que las mujeres también podían contar chistes, y con mucho éxito, como Paz Padilla o Pilar Sánchez. El humor podía ser crítico, inteligente y con sello femenino. Ya no era cosa solo de hombres.

Una risa con nombre de mujer

Pero el verdadera cambio llegó, sobre todo, con la expansión de los monólogos. Eva Hache, Ana Morgade, Carolina Noriega o Virginia Riezu rompieron la lógica del humor tradicional. Ya no se trataba de encarnar personajes escritos por otros, sino de hablar en primera persona, con su propio guion, su propio estilo y su propia mirada crítica.

Hoy, las mujeres humoristas no solo nos hacen reír, sino que cuestionan estereotipos de género, se ríen de la vida cotidiana desde una perspectiva femenina. Y, muchas veces, utilizan el humor como herramienta de reivindicación. Aunque todavía hay menos mujeres que hombres, su papel ya no es secundario. Como demuestran los casos (y el éxito) de Eva Soriano o Henar Álvarez, son creadoras con voz propia. El camino no ha sido fácil, pero la risa, esa forma tan poderosa de resistencia y libertad, hoy suena cada vez más plural.

Porque si, como defendía el escritor francés François Rabelais en el prólogo de su obra Gargantúa (1534), “reír es propio del hombre”, usemos la primera acepción de la palabra de la RAE y digamos sí, es propio del hombre y de la mujer por igual.

The Conversation

Doina Repede no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La risa también tiene nombre de mujer – https://theconversation.com/la-risa-tambien-tiene-nombre-de-mujer-263879

¿Pueden las víctimas de la lancha venezolana reclamar justicia internacional? Explicamos el embrollo legal tras el incidente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Tulio Alberto Álvarez-Ramos, Profesor/Investigador Instituto de Investigaciones Jurídicas de la Universidad Católica Andrés Bello. Jefe de Cátedra de Derecho Constitucional de la Universidad Central de Venezuela, Universidad Católica Andrés Bello

Captura del vídeo difundido por Estados Unidos tras el ataque.

El 2 de septiembre de 2025, una lancha rápida que zarpó desde San Juan de Unare (Estado Sucre, Venezuela) fue destruida por una nave de guerra estadounidense en aguas del Caribe. El ataque, según el secretario de Estado Marco Rubio, fue ejecutado contra una embarcación “operada por una organización designada como narcoterrorista”.

Por su parte, Donald Trump afirmó: “Literalmente destruimos un barco, un barco que transportaba drogas, mucha droga”. Y agregó: “Muchas cosas están saliendo de Venezuela, así que lo eliminamos”.

Nicolás Maduro respondió calificando el hecho como una “pena de muerte marítima”. En su programa, Con Maduro+, afirmó: “Lo que hizo el gobierno de Estados Unidos fue una confesión pública de un crimen injustificable, sin derecho a la defensa, sin juicio, sin ley, sin respeto al derecho internacional”. Además, acusó a Washington de utilizar inteligencia artificial para fabricar el vídeo y advirtió que Venezuela se encuentra “bajo amenaza directa de agresión militar”.

Protocolo de acción

Existe un protocolo internacional en el caso de embarcaciones sospechosas de narcotráfico. Conforme a la Convención de las Naciones Unidas sobre el Derecho del Mar (CONVEMAR) y al Convenio para la Represión de Actos Ilícitos contra la Seguridad de la Navegación Marítima (SUA), los Estados pueden abordar buques sin nacionalidad o con autorización del Estado de bandera si existen sospechas fundadas de tráfico ilícito.

La Marina de los Estados Unidos también sigue un protocolo de interdicción marítima que prioriza la identificación, verificación y abordaje seguro de embarcaciones sospechosas de narcotráfico o piratería en aguas internacionales.

Este procedimiento se rige por el Maritime Operational Threat Response (MOTR), que establece coordinación interagencial entre Defensa, Seguridad Nacional, DEA y el Departamento de Estado. Antes de cualquier acción letal, se exige la confirmación de la nacionalidad del buque, advertencias previas, uso proporcional de la fuerza y preservación de evidencia.

La destrucción de una embarcación solo se justifica si representa una amenaza directa e inminente que no puede ser neutralizada por otros medios.

Más allá del derecho internacional

Este caso no solo desafía los límites del derecho internacional, sino que obliga a revisar cómo las democracias enfrentan amenazas transnacionales sin erosionar sus propios principios. También nos sitúa ante un escenario donde se instrumentaliza la lucha contra el narcotráfico como arma política y se evidencian las grietas estructurales del derecho internacional.

El Tribunal Supremo estadounidense ha sido claro en establecer que el debido proceso no puede ser suspendido por voluntad política. Específicamente, en cuanto al alcance extraterritorial de dicho debido proceso, la Corte reconoció en el caso Wong Wing vs United States, 163 U.S. 228 (1896) que también los extranjeros tienen derecho a un juicio justo antes de ser castigados.

El evento que analizamos se sitúa en un terreno aún más complejo: ¿pueden las víctimas –presuntamente extranjeras y fuera del territorio estadounidense– reclamar justicia en cortes federales? El Alien Tort Statute (ATS), codificado en 28 U.S.C. § 1350, permite que los extranjeros demanden a Estados Unidos por violaciones al derecho internacional. Pero esta doctrina fue limitada en el caso Sosa vs Alvarez-Machain, 542 U.S. 692 (2004), donde se instruyó a los tribunales a ejercer tal jurisdicción con extrema prudencia, y solo en casos que involucrasen normas internacionales claramente definidas.

Más recientemente, en el caso Nestlé USA, Inc. vs Doe, 593 U.S.(2021), la Corte negó jurisdicción bajo el ATS –sistema que rastrea a viajeros con visas de inmigrantes– a víctimas de esclavitud infantil en África, al considerar que los actos lesivos ocurrieron fuera del territorio estadounidense y que la conducta doméstica alegada era insuficiente.

¿Y si fue una ejecución extrajudicial?

El Torture Victim Protection Act (TVPA), promulgado en 1991, permite acciones judiciales por tortura o ejecución extrajudicial, independientemente de la nacionalidad de la víctima. Pero su aplicación exige que el acto haya sido cometido bajo autoridad oficial y que exista una vía procedimental para identificar al responsable. En el caso de la lancha, no hay cadena de mando clara, solo declaraciones políticas que justifican la acción como parte de una “guerra contra el crimen transnacional”.

En EE. UU. se han reconocido excepciones al debido proceso en tiempos de guerra. En el caso In re Yamashita, 327 U.S. 1 (1946) se juzgó al general japonés por crímenes de guerra, y la mayoría de la Corte sostuvo que los enemigos beligerantes no tienen derecho a un juicio ordinario. Pero la minoría, encabezada por los jueces Wiley Blount Rutledge y Frank Murphy, advirtió que “no puede existir en nuestro sistema un poder tan irrestricto para tratar a cualquier ser humano sin proceso alguno”.

En Johnson vs Eisentrager, 339 U.S. 763 (1950) se reafirmó que los enemigos extranjeros no residentes no tienen acceso a los tribunales en tiempos de guerra. Pero también se reconoció que la jurisdicción judicial depende de la presencia territorial del individuo.

Sin verdad y sin justicia

El debido proceso no puede ser suspendido por conveniencia política. La forma en que fue destruida la lancha impide conocer la verdad. ¿Eran todos traficantes? Si hubieran sido detenidos podrían haber sido juzgados por tribunales federales de EE. UU., como ocurre regularmente en casos de narcotráfico o piratería. Pero se ejecutó una acción letal, más cercana a una declaración política que a un acto de justicia.

La destrucción total de los elementos probatorios –la embarcación, la carga, los cuerpos– convierte este episodio en un crimen sin expediente, donde el poder militar sustituye al poder judicial. Cuando no hay verdad no puede haber justicia. Y aquí la verdad quedó sepultada bajo el mar.

The Conversation

Tulio Alberto Álvarez-Ramos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Pueden las víctimas de la lancha venezolana reclamar justicia internacional? Explicamos el embrollo legal tras el incidente – https://theconversation.com/pueden-las-victimas-de-la-lancha-venezolana-reclamar-justicia-internacional-explicamos-el-embrollo-legal-tras-el-incidente-264841

Cuestiones a tener en cuenta antes de ‘irse de Erasmus’

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Díez Ruiz, Professor, Faculty of Education and Sport, Universidad de Deusto

xtock/Shutterstock

Cada vez es más común que los universitarios y estudiantes de secundaria deciden cursar parte de su formación en el extranjero. El auge de programas como Erasmus –creado en 1987 por la Unión Europea con el objetivo de estrechar lazos entre jóvenes de distintos países– ha dado lugar a una experiencia que, para muchos, cambia vidas. La popularidad del programa es tal que puede llegar a darse por hecho que pasar un año “de Erasmus” es lo normal, sin que nos paremos a pensar por qué y para qué lo hacemos.

¿Es una oportunidad real de crecimiento personal y académico, o se ha convertido en una vitrina de Instagram o vídeos virales de TikTok? ¿Se eligen destinos exigentes académicamente o, por el contrario, en función de otras consideraciones no académicas?

Si queremos ser fieles al concepto de “viaje de estudios”, hay una serie de cosas que deberíamos plantearnos para no pensar en el Erasmus como unas vacaciones disfrazadas de mérito académico.

Salir para mirar dentro

Estudiar en el extranjero ofrece una experiencia transformadora. Conocer otras culturas, convivir con personas de diferentes orígenes, enfrentarse a un idioma distinto o aprender a gestionar lo cotidiano sin el respaldo familiar obliga a crecer. Lo que parecía una simple movilidad académica se convierte en una prueba de madurez. En esa distancia física con el país de origen, muchos encuentran una forma inesperada de acercarse a sí mismos.

Los estudiantes que regresan suelen ser más autónomos, más resilientes y con una visión del mundo menos centrada en su propio país. Han ampliado su red de contactos, se han enfrentado a retos imprevistos y, en muchos casos, han descubierto vocaciones o inquietudes que no habrían surgido sin esa experiencia.

Ahora bien, ¿hasta qué punto ese crecimiento es realmente académico y no solo vivencial?

El riesgo de la superficialidad

Numerosas publicaciones en redes sociales nos devuelven la imagen de un Erasmus edulcorado: viajes de fin de semana, fiestas interminables, romances fugaces y pocas referencias al estudio. No faltan quienes ven en ello una oportunidad para presumir más que para aprender. El mensaje no es “mira lo que aprendo”, sino “mira lo bien que me lo paso”.

¿No estaremos, sin darnos cuenta, convirtiendo una herramienta educativa en un producto aspiracional más, medido en likes y stories?




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La enseñanza híbrida en la universidad permite experiencias internacionales flexibles


No hay que olvidar que el programa Erasmus nació con una visión profundamente política: crear una generación de europeos que se conozcan entre sí, que compartan aulas, valores y proyectos. En tiempos de tensiones nacionalistas, el Erasmus sigue siendo una herramienta poderosa de integración y cohesión.

Cómo elegir el destino y sacarle verdadero partido

Si bien no existen datos que midan el “compromiso ético” de los estudiantes con el espíritu del Programa Erasmus, sí es posible ayudarles a tomar decisiones más conscientes y provechosas. Estas serían algunas de las pautas a tener en consideración para una experiencia plena de movilidad internacional:

  1. No elegir sólo por el clima o las fiestas. Un destino cálido o de moda no garantiza una buena experiencia académica o personal. ¿Qué quiero aprender? ¿En qué quiero mejorar? ¿Qué ciudad o universidad me lo facilita?

  2. Investigar la calidad docente. Deberíamos revisar el ranking de la universidad y su posicion en nuestra área de estudios (si es buena o no). Algunos rankings que hacen esto son el QS Top Universities, Times Higher Education (THE) World University Rankings, Academic Ranking of World Universities (ARWU)-Ranking de Shanghái, U-Multirank o CWUR–Center for World University Rankings. También las asignaturas ofertadas, el nivel de idioma requerido, las metodologías de enseñanza que utilizan o si hay programas de apoyo a estudiantes internacionales. Es muy útil preguntar a personas que hayan estado allí antes.

  3. Tener en cuenta el contexto cultural. Ir a una ciudad donde se hable un idioma que no dominamos o donde la cultura sea muy distinta puede parecer arriesgado, pero también es una oportunidad única de salir de nuestra zona de confort y crecer.

  4. Ser honesto con uno mismo. ¿Buscar un Erasmus para descansar de la presión academica o para reinventarnos? Los dos objetivos son válidos, pero es importante tenerlos claros para no frustrarnos ni idealizar la experiencia.

  5. Prepararse antes de llegar. Aprender lo básico del idioma local, informarse sobre el coste de vida, el transporte, el alojamiento y las costumbres son cuestiones vitales. Cuanto más preparados vayamos, más autonomía ganaremos.

  6. Llevar un diario, blog o proyecto personal. Muchos estudiantes valoran haber documentado sus aprendizajes, sus cambios o sus decisiones durante la estancia. Puede ser en forma de vídeo, diario, blog o portafolio.

  7. Implicarse. Participar en actividades culturales, deportivas, tutorías, programas de voluntariado o asociaciones estudiantiles nos puede ayudar a sacar el máximo partido. Cuanto más demos, más recibiremos.

Es importante también tener en cuenta que el período para apuntarse suele ser desde noviembre a enero del curso anterior. Se tienen en cuenta las notas de los candidatos y su nivel de idioma de destino (se solicitan certificados oficiales). Lo normal es establecer para la elección de destino un orden del mejor posicionado al peor.

Más que una experiencia

Irse fuera a estudiar puede ser una oportunidad de oro para conocerse mejor, ampliar horizontes y crecer como persona. Pero no garantiza nada si no se vive con intención. Depende de cada uno aprovechar la experiencia para algo más que acumular fotos.

El programa Erasmus no es –ni debe ser– solo una aventura juvenil. Es mucho más que vivir una experiencia. Es una inversión en ciudadanía, en madurez y en construcción de puentes. Quienes la viven con autenticidad, difícilmente regresan siendo los mismos.

Elegir bien el destino, reflexionar sobre el propósito real de la estancia y no huir de la exigencia académica puede marcar la diferencia entre una experiencia significativa y una simple escapatoria.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cuestiones a tener en cuenta antes de ‘irse de Erasmus’ – https://theconversation.com/cuestiones-a-tener-en-cuenta-antes-de-irse-de-erasmus-256246

Le colostrum, premier lait maternel : bénéfices, méconnaissance et croyances

Source: The Conversation – in French – By Joël Candau, Professeur émérite en anthropologie, Université Côte d’Azur

Les bienfaits de l’allaitement maternel du nourrisson sont démontrés. Pourtant cette pratique varie dans le monde, notamment durant les deux premiers jours suivant l’accouchement, qui correspondent au don de colostrum. Un programme pluridisciplinaire, mené dans sept pays sur quatre continents et qui allie biologie et anthropologie, s’intéresse à ce fluide sécrété par les glandes mammaires.


En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) ont déployé deux stratégies visant l’initiation à l’allaitement maternel dans la première heure qui suit l’accouchement, ainsi que l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de l’enfant. Ces stratégies étaient fondées sur les multiples bienfaits de l’allaitement maternel pour l’enfant.

Mais, encore aujourd’hui, on observe des disparités géographiques, socioéconomiques et culturelles en matière d’allaitement maternel, notamment au cours des deux premiers jours de l’alimentation du nouveau-né. Cette courte période correspond au don du colostrum, ce liquide jaunâtre sécrété par les glandes mammaires les premiers jours après un accouchement.

C’est avec l’objectif de comprendre ces disparités que nous avons développé entre 2013 et 2016 un programme de recherche fondamentale baptisé « Colostrum » qui a pour objectif d’inventorier et d’analyser les différentes pratiques de don du colostrum dans sept pays de quatre continents : Allemagne, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, France et Maroc.

Les bénéfices de l’allaitement maternel pour le nourrisson

Les bienfaits de l’allaitement maternel sont multiples pour le nourrisson. Pratiqué dès la première heure, l’allaitement maternel réduit la mortalité néonatale (jusqu’à 28 jours d’âge) et infantile précoce (jusqu’à 6 mois d’âge). Il favorise également la réduction du risque de surpoids à tous les âges et le développement cognitif, selon des conclusions de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses).

Des données suggèrent également d’autres effets positifs de l’allaitement maternel : sur l’immunité, sur les risques de diabète de type 1, de leucémies ou encore d’otites moyennes aiguës (mais seulement jusqu’à l’âge de 2 ans pour ces dernières), d’infections des voies urinaires ou encore d’asthme.

Des avantages aussi pour les parents et pour la mère

Enfin, l’allaitement maternel présente l’avantage économique d’être gratuit et l’avantage psychologique de renforcer le lien entre la mère et l’enfant.

Pour la mère, l’allaitement réduirait le risque de cancer ovarien. Des données scientifiques robustes montrent qu’il prévient le cancer du sein, améliore l’espacement des naissances et pourrait limiter le risque de diabète de type 2 chez la mère.

Peu de données sur le colostrum des premiers jours

On oublie souvent que cet éventail de bienfaits sur le plan de la santé n’est pas dû uniquement au lait maternel. En effet, les premiers jours du nourrissage du nouveau-né, la mère ne lui donne pas du lait mais du colostrum secrété par les glandes mammaires.

Sur le plan nutritif, le colostrum est plus riche en protéines mais plus pauvre en lactose et en lipides. Il se caractérise aussi par une teneur importante en anticorps – à un taux jusqu’à 100 fois plus élevé que dans le lait
mature –, en agents anti-infectieux, etc. Bref, sa composition semble particulièrement adaptée pour favoriser le développement du nouveau-né et l’aider à se défendre contre les infections.

Toutefois, les études sur les bienfaits du colostrum restent insuffisantes, surtout dans une perspective bioculturelle.

Malgré le consensus scientifique sur les bienfaits de la pratique de l’allaitement, le colostrum est considéré dans diverses sociétés comme impur et, par conséquent, malsain pour l’enfant, la mère différant l’alimentation au sein jusqu’à ce que le lait s’y substitue.

Anthropologie et biologie du colostrum

Pour comprendre les disparités géographiques, socioéconomiques et culturelles en matière d’allaitement maternel, et notamment celles liées au don du colostrum,
notre programme a réuni des chercheurs en sciences sociales et en sciences de la vie.

Notre communauté de chercheurs s’est donné un triple objectif :

  • i) documenter les pratiques et représentations relatives à cette substance,

  • ii) mieux connaître ses propriétés biologiques,

  • iii) contribuer à l’élaboration de messages efficaces de promotion de sa consommation.

Le programme comprenait trois volets : les deux premiers (anthropologique et biologique) concernaient la recherche proprement dite, le troisième (open science) l’archivage des données anthropologiques.

Le volet anthropologique a consisté à mener des enquêtes ethnographiques sur les pratiques et sur les représentations relatives au colostrum dans les sept pays cités afin d’identifier les variables culturelles susceptibles d’expliquer sa consommation ou sa non-consommation.

Le volet biologique comportait deux axes. Le premier, psychobiologique, a porté sur les propriétés sensorielles et fonctionnelles du colostrum chez la souris et dans l’espèce humaine. Le second, immunologique, s’est attaché à l’analyse du potentiel immunologique du colostrum et de son effet sur la prévention des allergies.

La perspective interdisciplinaire a consisté à mettre en regard les données anthropologiques avec la recherche des bénéfices biologiques du colostrum pour la santé de l’enfant et de la mère.

Dans sa globalité, l’ambition du programme était de produire des connaissances utiles aux politiques de santé publique menées dans les pays enquêtés.

Représentations, perceptions sensorielles et psychobiologie

Les données ethnographiques ont confirmé que cet acte a priori entièrement naturel qu’est le don du colostrum est l’objet de forts investissements culturels. Elles ont également montré que ces derniers se traduisent par une mosaïque de pratiques et de représentations qui est elle-même le fruit d’une hybridation et d’une hiérarchisation des savoirs académiques et traditionnels.

Ainsi, les données de terrain de l’étude que nous avons menée dans une maternité de Phnom Penh, la capitale cambodgienne, illustrent combien sont intriqués les savoirs qui circulent autour de la consommation du colostrum.

Extrait d’un entretien auprès d’une femme âgée de 36 ans ayant accouché de son deuxième enfant. Elle évoque sa crainte de ne pas avoir de lait :
« Il tète, mais il n’y a pas de lait. J’ai donné du lait du commerce sinon il va mourir parce que moi, la maman, je n’ai pas de lait. » (Octobre 2014.)

En Bolivie, les mères ont une connaissance fragmentée du colostrum, contrairement au personnel de santé. Certaines notent une différence avec le lait, d’autres connaissent le nom « colostrum », notamment lorsqu’elles ont déjà accouché en milieu hospitalier. D’autres encore utilisent un autre nom. Beaucoup ne savent rien. Plusieurs mères le considèrent comme de l’eau, « aguita », mettant en doute la qualité nutritive du liquide. D’autres craignent qu’il constipe leur bébé.

Autre exemple, au Burkina Faso, le colostrum est désigné par le terme kinndi en fulfulde (langue peule) qui signifie « quelque chose de trouble », « liquide amer » ou encore « liquide impropre ». La première nourriture du nouveau-né est mise en rapport avec les notions de pollution ou encore avec des croyances thérapeutiques (par exemple, le colostrum provoquerait des diarrhées ou des indigestions).

Quant aux données psychobiologiques, elles ont montré que les nouveau-nés s’orientent préférentiellement vers l’odeur du colostrum lorsqu’elle est simultanément présentée avec l’odeur du lait mature. Les effluves du colostrum sont particulièrement attractifs et appétitifs pour les bébés. Âgés de 2 jours, ils préfèrent l’odeur du colostrum à celle du lait mature.

Enfin, sur le plan immunologique, les expériences réalisées chez la souris ont mis en évidence l’impact majeur du colostrum murin sur la croissance du souriceau.

Auprès de grands prématurés, dans un hôpital de Nice

En termes de recherche appliquée, un projet d’étude clinique a été développé sur les bienfaits de l’administration de colostrum humain aux grands prématurés au sein du service de néonatalogie de l’hôpital l’Archet de Nice (Alpes-Maritimes), qui a accueilli le projet Colostrum après l’aval du comité d’éthique.

La présentation des résultats biologiques et anthropologiques aux sages-femmes, puéricultrices et pédiatres a stimulé l’intérêt pour le don de colostrum dans ce service. La mise en œuvre du programme a permis une augmentation significative du don du colostrum aux grands prématurés. Il est passé de 16 % en 2013 à 68 % en 2016. En outre, les mères recueillent du colostrum jusqu’à 5 fois par jour contre 0 à 1 fois auparavant, ce qui a impliqué le développement de pratiques de don artificiel.

Des données ethnographiques sonores accessibles à tous

Cette recherche a également permis le développement d’un volet science ouverte (voir encadré). Les données anthropologiques et administratives de l’ANR Colostrum sont accessibles sur la plateforme de l’enseignement supérieur et de la recherche Calames, en fonction des règles éthiques et juridiques.

Une science ouverte à toutes et à tous

  • Les données ethnographiques sonores de l’« ANR Colostrum » ont été déposées auprès du secteur Archives de la recherche – Phonothèque de la médiathèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH) d’Aix-Marseille Université.
  • Huit collectes ont été enregistrées en allemand, arabe, espagnol, français, khmer, moré, portugais, tamazight – dans les sept pays des partenaires du programme – soit 92 heures d’enregistrement transcrites et traduites en langue française. Chaque entretien a fait l’objet d’une demande d’autorisation d’utilisation auprès de chaque témoin.

Ce programme peut donc servir de tremplin pour de nouvelles recherches bioculturelles sur cet « or liquide » qu’est le colostrum. L’accès à ces résultats est également rendu possible à tous les citoyens qui le souhaitent, sous réserve des dispositions légales.


Le projet « L’alimentation pré-lactée (don et consommation néonatale du colostrum) : pratiques, représentations et enjeux de santé publique. COLOSTRUM » a bénéficié du soutien de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets. L’ANR a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de recherches fondamentales et finalisées dans toutes les disciplines, et de renforcer le dialogue entre science et société. Pour en savoir plus, consultez le site de l’ANR.

Ce programme a associé huit équipes des universités d’Aix-Marseille, de Bourgogne, de Nice et de Paris Descartes (France), de Francfort (Allemagne), de Pelotas (Brésil) et de Sidi-Mohamed-Ben-Abdellah à Fès (Maroc), ainsi que le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) de Ouagadougou (Burkina Faso) et la maternité de l’hôpital Calmette à Phnom Penh (Cambodge).

Cet article est rédigé dans le cadre du Festival des sciences sociales et des arts d’Aix-Marseille Université. L’édition 2025 « Science & croyances » se tient du 16 au 20 septembre. Pendant le festival, une exposition est consacrée au programme Colostrum à la médiathèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH).

The Conversation

Joël Candau a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Véronique Ginouvès a reçu des financements de l’agence bibliographique de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’agence nationale de la recherche, la commission européenne, l’institut français d’islamologie.

ref. Le colostrum, premier lait maternel : bénéfices, méconnaissance et croyances – https://theconversation.com/le-colostrum-premier-lait-maternel-benefices-meconnaissance-et-croyances-263456

How Charlie Kirk became a pioneering MAGA political organizer on campuses

Source: The Conversation – Canada – By Dax D’Orazio, Peacock Postdoctoral Fellow in Pedagogy, Department of Political Studies, Queen’s University, Ontario

With a suspect in custody in the murder of MAGA activist Charlie Kirk, it’s clear Kirk’s legacy is bound to be as polarized as the campus culture wars trenches where he dwelled.

On Sept. 10, a shooter killed Kirk at Utah Valley University while he was speaking to a large audience.

At age 18, Kirk co-founded Turning Point USA (TPUSA), a conservative non-profit organization focused on education that would eventually become a force in American politics and culture.

As a public speaker, his events attracted thousands of attendees all over the country. Online, he amassed huge numbers of followers across several different mediums and platforms.

Most importantly, he earned the admiration of United States President Donald Trump, who appreciated Kirk’s ability to galvanize young conservative voters and therefore contributed to Trump’s return to the White House in 2024. Kirk is now slated to receive a Presidential Medal of Freedom posthumously.

Kirk’s legacy, however, needs to include his controversial and sometimes discriminatory ideas. He was emblematic of a polarized public discourse and how mainstream conservatism has shifted towards more extreme positions.

But his impact cannot be reduced simply to the ways he represented that shift towards extremism, including flirtations with Christian nationalist and white supremacist ideas.

His death is also sadly emblematic of the frightening rise in political violence in the United States since 2016.




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As a scholar focused on the law and politics of free expression on university campuses, I’m struck by how Kirk also symbolizes how campuses have become central to contemporary politics and culture.

Political anchors in campus politics

No longer just the site of occasional culture war battles, university campuses are the dividing line between different political persuasions, a training centre for new generations of political activists and the target of public policy and executive power like never before.

Put another way, if a political movement is going to sustain itself, it will need to anchor itself in campus politics. That’s where it can draw intellectual legitimacy, reproduce itself with the young and ambitious and generate ample fodder for social media virality.

Like the culture warriors that came before him, Kirk was motivated by a simple but profound insight that’s often credited to the late Andrew Breitbart, founder of the alt-right news platform that bears his name: politics is downstream from culture.

In other words, focusing political energy on changing a society’s culture will affect electoral politics, and a narrow focus on electing representatives in legislatures misses the importance of culture.

Yet, this insight far precedes Breitbart. Current culture wars crusades — like the campaign to remove traces of critical race theory from higher education — are drawing inspiration from an unlikely source: Antonio Gramsci, the once-imprisoned Italian communist activist known for the theory of “cultural hegemony.”




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When the revolutionary fervour of the 1960s waned and the political pendulum began swinging in the opposite direction, some progressives thought they could embed themselves and their ideas in public institutions because electoral politics seemed like a dead end. Increasingly, conservatives are using some of those same political tactics.

While most people think of civil rights, the Vietnam War or feminism in the context of social movements, conservatives recently gave us the Tea Party movement. Similarly, for a long time, progressives boasted a lively independent media presence, along with potent critiques of mainstream media bias.

Now conservatives are becoming dominant in the alternative media sphere too, with the Democratic Party realizing it needs to catch up after after the 2024 election that saw influencers and podcasters play an important political role.

If you’re interested in changing the culture, you simply cannot ignore youth. What’s the most effective way of capturing the hearts of minds of youth? It’s education.

Conservative campus activism

Founded in 2012, Kirk’s TPUSA initially reflected a traditional form of conservative campus activism, sticking with familiar themes like limited government and individual liberties.

But when he and others adopted a more edgy and confrontational style of engagement, people started paying attention, including deep-pocketed donors and political strategists. Kirk had found a way to address a long-running problem for conservatives: speaking persuasively to young and educated people. The problem was particularly acute on campus, arguably the beating heart of American liberalism.

Rather than cultivating bookish disciples of Milton Friedman or Ayn Rand, Kirk instead downplayed some of the traditional themes of American conservatism and created a more aggressive and unapologetic image, one bound by grievance and a populist desire to restore the “glory days.”

The approach, suited to the social media age, helped popularize Trump’s populist MAGA doctrine.

Suddenly, conservatives started to organize more effectively on campus. They found additional wind at their backs amid a wave of public attention paid to an alleged free speech crisis that was stifling conservatives, but also the partial product of a concerted network of conservative political figures.

Pioneering political strategist

Kirk’s experimentation would cement TPUSA as a major conduit between campuses and the Republican Party.

The momentum Kirk and others created on campus and online has since been carried by lawmakers, who’ve unleashed a wave of bills at the state level that impose restrictions on what can be taught and threaten institutional autonomy and academic freedom.

In Florida, for example, tenured professors are reviewed for “productivity” every five years and content restrictions (like “non-western” ideas) are resulting in censorship. In Ohio and Kentucky, state legislatures embarked upon similar moves and banned diversity, equity and inclusion officers and programs on their campuses.

So while Kirk wasn’t necessarily revolutionizing conservative thought, he will surely be remembered as a pioneering political organizer and a major source of support for the MAGA movement.

‘Professor Watchlist’

Kirk wasn’t exactly a household name in Canada, but some of his campus campaign strategies have trickled into Canada in the past decade or so.

For example, at the height of the Jordan Peterson affair at the University of Toronto in 2017, the now psychology professor emeritus announced and then abandoned an idea with similarities to one launched by TPUSA the previous year.




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The TPUSA’s “Professor Watchlist” has a mission “to expose and document college professors who discriminate against conservative students and advance leftist propaganda in the classroom.” Critics rightfully point out that such lists have led to harassment and threaten academic freedom.

Reverberations in Canada

At least since the escalation of Trump’s “51st state” rhetoric, Canadians have seemingly grown wary of the shock-and-awe style of punditry that’s common south of the border. But Canada has been gripped by some of the same campus controversies and debates.




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A University of Toronto professor is on leave following an “apparent tweet reacting to” Kirk’s fatal shooting. This suggests Kirk’s murder will have reverberations on Canadian campuses.

The American campus culture wars have largely been a metaphor until now. That is despite campuses occasionally resembling battlegrounds, especially in the wake of Trump’s first victory in 2016, like at the University of California Berkeley and the University of Florida.

Sadly, Kirk’s murder has shown a frighteningly literal face of this, and the stakes are high for both political and university life.

The Conversation

Dax D’Orazio receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council.

ref. How Charlie Kirk became a pioneering MAGA political organizer on campuses – https://theconversation.com/how-charlie-kirk-became-a-pioneering-maga-political-organizer-on-campuses-265156

To close its productivity gap, Canada needs to rethink its higher education system

Source: The Conversation – Canada – By David J Finch, Professor and Senior Fellow, Institute for Community Prosperity, Mount Royal University, University of Calgary

Canada is facing a productivity crisis that threatens wages, competitiveness and long-term prosperity. Canadian productivity lags behind the United States by 28 per cent and ranks 18th among Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) countries.

Productivity is the economic value of the goods or services produced compared to the amount of work it took to produce them. Productivity should matter to every Canadian, because it directly influences inflation and income, and its effects are felt by all.




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Productivity emerges from the interplay of three forces: robust capital investment, a supportive business environment and, most critically, people with the competencies the economy demands.

People play a disproportionate role, as they not only drive investment decisions but also shape the business climate. Collectively, people are known as human capital: the knowledge, skills and capabilities embedded in the workforce.

Building this capital is a shared responsibility of families, educators, employers and policymakers. It begins early in life and continues throughout both formal and informal learning experiences. The question is whether Canada’s current approach to building that capital is fit for the challenges ahead.

We are researchers in management and economics who collaborated with a team of researchers and industry experts on The Productivity Project, concerned with how Canada develops its human capital. Partners in this project include the Alberta Centre for Labour Market Research, the Canada West Foundation, Mount Royal University’s Institute for Community Prosperity and the LearningCITY Lab.

Post-secondary education and its limits

In Canada, post-secondary education plays an oversized role in developing human capital. The percentage of the population that has completed post-secondary education in Canada is 63 per cent — 22 per cent higher than the OECD average.

Today, 15 per cent of the working-age population have graduate degrees, the same share that held bachelor’s degrees in 1997.

Canada also invests 20 per cent more in post-secondary education than the OECD average. Yet despite this, it’s also a global leader in graduate underemployment. The number of unemployed degree holders now exceeds the number of jobs requiring such qualifications by a factor of five.

Compounding this is a persistent mismatch between the competencies Canadian workers have and those the economy needs. Research indicates Canada’s most pressing shortfall lies in foundational competencies, not in job-specific expertise, as is commonly assumed. Chief among these is adaptability — the capacity to learn, unlearn and relearn.

Adaptability depends on literacy: the ability to comprehend, analyze and apply information to new problems. Canada scored above the OECD average in a recent international assessment, but the data shows that only slightly above half of the Canadian workforce can meet the increasing literacy demands of most jobs. Research suggests that a one per cent improvement in literacy can boost productivity by up to five per cent.

This gap between the competencies Canadian workers have and those the economy needs will only widen with the rapid rise of artificial intelligence and automation.

Canada’s demographic squeeze

Demographic shifts are heightening Canada’s productivity challenge. Like most developed countries, Canada’s education system has its roots in the Industrial Revolution, when life expectancy was just 40 years.




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For individuals born in 2024, life expectancy is projected to be 83 years. Longer lives now mean longer working lives: 40-year careers are now the norm, and 60-year careers are fast approaching.

Yet Canada continues to spend $60 billion annually on a post-secondary education system optimized for a single stage of life — young adulthood — rather than a lifetime of learning. Eighty-three per cent of post-secondary students are 29 or younger, and 67 per cent under 25.

The human capital system that has sustained Canada’s social and economic prosperity over the past 150 years doesn’t possess the capacity to lead Canada into the future. The solution is not as simple as spending more money; the future demands a paradigm shift in how Canada develops its human capital.

The first step is to detach from the current model and ask a fundamental question: what is the most effective way to unlock the full productivity of all Canadians?

Rethinking the learning model

Over the past year, our multidisciplinary team of researchers and industry experts at The Productivity Project explored this question through a six-report series, Productivity and People. This series synthesizes interdisciplinary research, with new data to explore a new learning paradigm.

Two conclusions stand out. First, a true paradigm shift requires collaboration among policymakers, employers, credentialing bodies, learning providers and individuals.

Second, learning pathways are limitless and today, only a fraction of learning occurs in classrooms; the vast majority takes place in workplaces, community organizations, libraries, places of worship, on sports fields and stages, and through podcasts, blogs and books.

Accelerating this paradigm shift offers Canada a unique opportunity to improve its productivity by unlocking the value of existing learning assets.

From closed systems to open learning

Two decades ago, the technology sector faced challenges much like those confronting today’s post-secondary system. Its response was to embrace open innovation — harnessing ecosystem collaboration to accelerate innovation.

Open learning unlocks the full learning ecosystem, from the workplace to volunteering and self-directed learning. Open learning resembles a dynamic climbing wall, where learners are empowered to explore infinite learning pathways. The result is a far more inclusive and agile lifelong learning system, designed to drive innovation through collaboration and competition.

Open learning stands in contrast to the legacy higher education system. In Canada, public institutions control an estimated 90 per cent of the post-secondary marketplace, and often lack the incentives, culture and structures to deliver the dynamic and innovative learning the country needs. The result is a post-secondary experience resembling not a climbing wall of endless possibilities, but an inflexible ladder from a bygone era.

Unbundling learning and credentials

While post-secondary institutions don’t monopolize learning, they do monopolize recognition. As a result, at the centre of this paradigm shift is the unbundling of learning pathways from the recognition of learning.

Today, a bundled four-year degree composed of 40 courses costs about $75,000. Given this, it’s not surprising that almost one-third of students never complete their degree.

An unbundled system would allow individuals to select their own learning paths, with outcomes assessed and certified by an independent authority that has the support and legitimacy of the provincial government.

The importance of unbundling teaching from assessment is not new. In 2009, the European Higher Education Area released the Leuven Communiqué declaration that set priorities for the expansion of lifelong learning through the open recognition of all learning.

In Canada, governments applied the principle of unbundling when they introduced driver licensing more than a century ago. The driver’s license remains the country’s most extensive open learning system: individuals learn however they wish, and a standardized, independent assessment determines competence.

To confront Canada’s lagging productivity, the country needs to fundamentally change how human capital is developed. Canada’s future social and economic prosperity depends on leaders willing to champion a new human capital paradigm that aligns with today’s realities and anticipates tomorrow’s opportunities.

Janet Lane, a senior fellow at the Canada West Foundation, co-authored this article.

The Conversation

David J Finch receives funding from the Alberta Centre for Labour Market Research.

Joseph Marchand currently receives funding from the Government of Alberta to create and fund the Alberta Centre for Labour Market Research. He has previously received federal funding from the Canada First Research Excellence Fund and the Social Sciences and Humanities Research Council.

ref. To close its productivity gap, Canada needs to rethink its higher education system – https://theconversation.com/to-close-its-productivity-gap-canada-needs-to-rethink-its-higher-education-system-264663

Influencers of a bygone era: How late Victorian women artists mastered the art of networking

Source: The Conversation – Canada – By Triveni Srikaran, PhD Candidate, Department of History, McMaster University

In our age of digital influencers, it could be easy to believe that building a professional network is a modern phenomenon.

However, long before the dawn of social media, women artists in late Victorian and Edwardian London mastered this art.

Although they weren’t the first in history to do so, they crafted a revolutionary style of social networking — not for the sake of fame, but as a means to break down systemic barriers and challenge the gender norms that dominated the English art world.

A historical framework for success

Historians David Doughan and Peter Gordon have documented the rise of women’s clubs in Britain, and feminist art historians Maria Quirk and Zoë Thomas have emphasized how these networks enabled women artists to professionalize and promote their work.

This article explores how the frameworks of authenticity, trust and mutual support established by these women laid a strong foundation for their professional success — a strategy that remains strikingly relevant today.

Exclusion and the art world

During the Victorian era, the art world operated like an exclusive “old boys’ club” that kept female talent at bay. Prestigious institutions like the Royal Academy largely excluded women, denying them entry for many years.

It wasn’t until 1860 that the first female member, Laura Herford, gained acceptance by submitting her application under the ambiguous name “L. Herford.” Once her true identity was revealed, the embarrassed academicians had no choice but to reconsider their policies.

Men in Victorian European suits in a room on chairs and standing examining paintings.
Oil painting, ‘The Council of the Royal Academy Selecting Pictures for the Exhibition, 1875,’ by Charles West Cope.
(Royal Academy of Arts, London), CC BY-NC-ND

Despite this landmark achievement, crucial training opportunities, such as life drawing, remained inaccessible to female students. Women were sidelined from major exhibitions organized by their male counterparts and excluded from influential social clubs where valuable connections and potential patronage were often made.

The few artworks they managed to sell were generally limited to themes like flowers or still lifes, which fetched much lower prices compared to the grand historical paintings that propelled their male colleagues to stardom.

Members of the press and art critics, predominantly male, dismissed their efforts as mere “amateur” pursuits — a label that served to undermine their professional credibility. In this stifling environment, the system was designed to ensure women artists were never given a fair chance.

The rise of women’s art clubs

Confronted with a system that marginalized them, determined women artists formed their own women’s clubs aimed at overcoming institutional barriers.

In late 19th and early 20th-century London, several prominent women’s art organizations emerged, including the Society of Women Artists, the Women’s Guild of Arts, the Women’s International Art Club, the Pioneer Club and the Lyceum Club.

Each of these groups was founded on a commitment to professional development, mutual support and the essential need for a united voice.

My emerging research explores the dynamics of women’s networks by closely analyzing letters, documents, exhibition catalogues and contemporary newspapers related to these organizations, and so far has identified three vital functions:

1. Fostering artistic development

At a time when formal networking opportunities were scarce for women, organizations like the Pioneer Club (1892) and the Lyceum Club (1903) emerged as crucial, supportive environments. These clubs began with the ambitious vision of creating a space for personal and artistic growth and also provided venues for connection and collaboration.

They also offered the rare chance for members to stay overnight, giving women the freedom to travel for their work without a chaperone.

Founded in 1907, the Women’s Guild of Arts became a dynamic hub where members could learn, showcase their art, receive constructive criticism and hone their skills. These networks fostered mentorship and empowered women artists to refine their craft within a supportive community.

2. Creating independent exhibition opportunities

In the face of exclusion from male-only exhibitions, women artists established their own platforms. They launched their own venues to bypass the gatekeepers of the art world and connect directly with their audiences.

A striking example is the Society of Women Artists, founded in 1855, which has hosted annual “women-only” exhibitions that not only sparked public conversation but also created a lasting space for visibility.

The Women’s International Art Club, established in 1898, broadened this mission, forming a transnational network that enabled its members to exhibit and sell their works across Europe, America and Australia.

3. Building community and professional identity

Women’s clubs emerged as the original networking hubs, similar to modern meetups. For those often labelled “amateurs,” joining organizations like the Society of Women Artists, Women’s International Art Club or Women’s Guild of Art offered a pathway to professional development and recognition.

These social networks fostered a supportive environment where members could share advice and provide emotional backing as they navigated careers filled with systemic challenges. This ecosystem highlighted how working together was crucial in driving individual successes.

Their enduring legacy

The story of early women’s art clubs highlights a crucial chapter in the history of creative entrepreneurship. These women both created their own professional opportunities and worked to change societal perceptions of women in the arts.

The strategies they used to navigate a restrictive environment still resonate today.




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When it comes to social networks, bigger isn’t always better


In a digital landscape filled with fleeting followers and superficial likes, their legacy prompts us to reflect on the fundamental need for human connection, and the extent to which true success still hinges on building a community rather than simply amassing a following.

The Conversation

Triveni Srikaran’s research is funded by McMaster University, the Ontario Graduate Scholarship, and the Paul Mellon Centre for Studies in British Art at Yale University.

ref. Influencers of a bygone era: How late Victorian women artists mastered the art of networking – https://theconversation.com/influencers-of-a-bygone-era-how-late-victorian-women-artists-mastered-the-art-of-networking-262659