La conversación docente: un superpoder contra el acoso escolar

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eva Catalán, Editora de Educación, The Conversation

Anton Vierietin / Shutterstock, CC BY

Seguro que alguna vez en la infancia ha pensado o discutido con los amigos sobre cuál sería su superpoder preferido. Los más habituales son volar, ser invisible, teletransportarse o, ahora que Stranger Things vuelve a estar de moda, esa telequinesis que permite a su protagonista Once lanzar a los malos por los aires con un mero movimiento de brazo. A ningún niño ni adolescente se le ocurriría imaginarse con el superpoder del autocontrol: ser capaces de entender lo que sentimos y gestionarlo de la mejor manera.

Y sin embargo, es un auténtico superpoder: quizá no sirva para salvar al mundo de los planes de un malvado ente diabólico, pero es una de las habilidades más útiles para una vida feliz. En ese ecosistema delicado de convivencia que se establece en las escuelas y las aulas, puede ser la herramienta más eficaz para limitar o erradicar el sufrimiento y los traumas que provoca el acoso escolar. Así nos lo explica Rocío González Suárez, experta en Psicología Educativa, en su artículo Cómo la autorregulación emocional ayuda a afrontar y reducir el acoso escolar.

Si las emociones son complejas de definir y gestionar para un adulto, imaginemos para un niño o adolescente, con un cerebro en desarrollo y muchas menos posibilidades de entender y dominar la frustración, la soledad, la vergüenza, la envidia o el miedo. Esta experta propone una educación emocional desde las etapas más tempranas, con una serie de pautas con eficacia demostrada, para que “las tres figuras clásicas del acoso –víctima, agresor y observador–, diferentes en su papel, pero unidas por una misma necesidad”, aprendan a regular lo que sienten.

Pero no basta con aprender ese “superpoder” de la autorregulación emocional para que el acoso desaparezca. Toda la comunidad educativa, familias y escuelas, se pongan de acuerdo y se aseguren de que niños y niñas se sienten arropados y escuchados cuando acuden a los adultos. Esta es una de las conclusiones de un reciente proyecto en 160 escuelas catalanas, que han monitorizado y evaluado las expertas de la Universitat Oberta de Calaunya Irene Montiel y Patricia Hernández Hidalgo. Nos dejan en su artículo cinco principios básicos a aplicar por directivos, administrativos, docentes y familias.

Además, estas semanas hemos publicado artículos sobre cómo se diferencian el hiperfoco del flujo mental y lo que ocurre en las mentes de niños con altas capacidades, autismo, alta sensibilidad o hiperactividad cuando se concentran tanto en una cosa que pierden el control sobre su atención; cuáles son las cinco claves para que una escuela sea un ligar seguro para sus estudiantes; cómo la realidad virtual o la historia oral pueden hacer la clase de historia más entretenida y motivadora; cómo aprovechar la ‘dieta mediática’ de los adolescentes para trabajar el pensamiento crítico; cómo enseñar vocabulario de manera profunda y sus implicaciones en la comprensión lectora y algunas ideas para usar móviles y tabletas en el aula con valor añadido.

The Conversation

ref. La conversación docente: un superpoder contra el acoso escolar – https://theconversation.com/la-conversacion-docente-un-superpoder-contra-el-acoso-escolar-271591

Plantes médicinales : valider la tradition, prévenir les risques

Source: The Conversation – in French – By François Chassagne, Chargé de recherche en ethnopharmacologie, Institut de recherche pour le développement (IRD)

À la croisée de l’ethnobotanique et de la pharmacologie, l’ethnopharmacologie étudie et valide des remèdes traditionnels aux quatre coins du monde. Ici, un marché de plantes médicinales au Cambodge. François Chassagne, Fourni par l’auteur

En France, dans les territoires d’outre-mer en particulier, mais aussi ailleurs dans le monde, l’ethnopharmacologie doit faire face à plusieurs enjeux. Les laboratoires spécialisés dans cette discipline sont sollicités pour confirmer, ou non, l’intérêt thérapeutique de remèdes, à base de plantes notamment, utilisés dans les traditions. Mais ils doivent mener ce travail en préservant ces savoirs dans leurs contextes culturels.


Saviez-vous que près d’une plante sur dix dans le monde était utilisée à des fins médicinales ? Certaines ont même donné naissance à des médicaments que nous connaissons tous : l’aspirine, dérivé du saule (Salix alba L.), ou la morphine, isolée du pavot à opium (Papaver somniferum L.).

Au fil des siècles, les remèdes traditionnels, consignés dans des textes comme ceux de la médecine traditionnelle chinoise ou ayurvédique, ou transmis oralement, ont permis de soulager une multitude de maux. Ainsi, en Chine, les tiges de l’éphédra (Ephedra sinica Stapf), contenant de l’éphédrine (un puissant décongestionnant), étaient employées contre le rhume, la toux et l’asthme il y a déjà 5 000 ans. En Europe, les feuilles de digitale (Digitalis purpurea L.), d’où est extraite la digoxine (un cardiotonique), servaient dès le Moyen Âge à traiter les œdèmes.

En Amérique du Sud, l’écorce du quinquina (Cinchona pubescens Vahl.), contenant de la quinine (antipaludique), étaient utilisées par des communautés indigènes pour combattre les fièvres. En Inde, les racines de rauvolfia (Rauvolfia serpentina (L.) Benth. ex Kurz) contenant de la réserpine (antihypertenseur), furent même employées par Mahatma Gandhi pour traiter son hypertension.

Aujourd’hui encore, les plantes médicinales restent très utilisées, notamment dans les régions où l’accès aux médicaments conventionnels est limité. Mais une question demeure : sont-elles toutes réellement efficaces ? Leur action va-t-elle au-delà d’un simple effet placebo ? Et peuvent-elles être dangereuses ?

C’est à ces interrogations que répond l’ethnopharmacologie : une science à la croisée de l’ethnobotanique et de la pharmacologie. Elle vise à étudier les remèdes traditionnels pour en comprendre leurs effets, valider leur usage et prévenir les risques. Elle contribue aussi à préserver et valoriser les savoirs médicinaux issus des cultures du monde.

Un patrimoine mondial… encore peu étudié

Ces études sont d’autant plus cruciales que les plantes occupent encore une place centrale dans la vie quotidienne de nombreuses sociétés. En Afrique subsaharienne, environ 60 % de la population a recours à la médecine traditionnelle. En Asie, ce chiffre avoisine les 50 %. Et en Europe, 35 % de la population française déclare avoir utilisé des plantes médicinales ou d’autres types de médecines non conventionnelles dans les douze derniers mois – l’un des taux les plus élevés du continent !

Cette spécificité française s’explique par un faisceau de facteurs : une culture de résistance à l’autorité (face à la rigidité bureaucratique ou au monopole médical), un héritage rural (valorisation des « simples » de nos campagnes et méfiance envers une médecine jugée trop technologique), mais aussi une ouverture au religieux, au spirituel et au « paranormal » (pèlerinages de Lourdes, magnétisme, voyance…).

Ces chiffres ne reflètent pourtant pas toute la richesse de la phytothérapie française (la phytothérapie correspondant littéralement à l’usage thérapeutique des plantes). Dans les territoires d’outre-mer, les savoirs traditionnels sont particulièrement vivants.

Que ce soit en Nouvelle-Calédonie, où se côtoient traditions kanak, polynésienne, wallisienne, chinoise et vietnamienne, ou en Guyane française, avec les médecines créole, amérindienne, hmong ou noir-marron. Au total, les 13 territoires ultramarins apportent une richesse indéniable à la pharmacopée française. Preuve en est : 75 plantes ultramarines utilisées en Guadeloupe, en Guyane française, à la Martinique et à La Réunion ont récemment été intégrées à la pharmacopée nationale, un document officiel recensant les matières premières autorisées pour la fabrication des médicaments. Parmi elles, le gros thym (Coleus amboinicus Lour.) dont les feuilles sont utilisées pour traiter les rhumatismes, les fièvres ou encore l’asthme dans ces quatre territoires.

Ingrédients et remèdes polynésiens pour prévenir le he’a (un trouble associant désordres génito-urinaires et cutanés).
François Chassagne, Fourni par l’auteur

Mais cela reste l’arbre qui cache la forêt : sur les quelques 610 plantes inscrites à la pharmacopée française, seules quelques-unes proviennent des territoires ultramarins, alors même que les Antilles, la Guyane française et la Nouvelle-Calédonie comptent chacune environ 600 espèces médicinales recensées par la recherche. Plus largement encore, à l’échelle mondiale, seules 16 % des 28 187 plantes médicinales connues figurent aujourd’hui dans une pharmacopée officielle ou un ouvrage réglementaire. Autrement dit, l’immense majorité de ce patrimoine reste à explorer, comprendre et valoriser.

Étudier, valider, protéger

Dans les pharmacopées officielles, chaque plante fait l’objet d’une monographie : un document scientifique qui rassemble son identité botanique, ses composés bioactifs connus, ses données pharmacologiques et toxicologiques ainsi que les usages traditionnels et établis scientifiquement (indications thérapeutiques, posologies, modes d’administration, précautions d’emploi). En somme, une monographie joue à la fois le rôle de carte d’identité et de notice d’emploi de la plante. Validée par des comités d’experts, elle constitue une référence solide pour les professionnels de santé comme pour les autorités sanitaires.

Lorsqu’une plante n’est pas intégrée dans une pharmacopée, son usage reste donc empirique : on peut l’utiliser depuis des siècles, mais sans données claires sur son efficacité, la sécurité ou les risques d’interactions avec d’autres traitements.

Pour avancer vers la création de monographies et mieux intégrer ces plantes aux systèmes de santé, plusieurs outils sont à notre disposition :

  • des enquêtes ethnobotaniques, pour recenser les savoirs traditionnels et décrire les remèdes utilisés ;

  • des tests pharmacologiques, pour comprendre l’effet biologique des plantes et le lien avec leur usage (ex. : une plante utilisée contre les furoncles peut être testée contre le staphylocoque doré) ;

  • des analyses toxicologiques, pour évaluer l’innocuité des plantes, sur cellules humaines ou organismes vivants ;

  • des analyses phytochimiques, pour identifier les molécules actives, grâce à des techniques comme la chromatographie ou la spectrométrie de masse.

Entretien ethnobotanique sur l’île de Huahine (Polynésie française).
François Chassagne, Fourni par l’auteur

Au sein de nos laboratoires PharmaDev à Toulouse (Haute-Garonne) et à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), nous combinons ces approches pour mieux comprendre les plantes et les intégrer, à terme, dans les systèmes de soins. Nous étudions des pharmacopées issues de Mayotte, de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, mais aussi du Bénin, du Pérou, du Cambodge ou du Vanuatu.

Tests antibactériens de plantes dans notre laboratoire de microbiologie à Toulouse.
François Chassagne, Fourni par l’auteur

Par exemple, nous avons analysé des remèdes du Pacifique utilisés chez les enfants pour en comprendre les bénéfices thérapeutiques et les risques toxiques. En Nouvelle-Calédonie, les feuilles de niaouli (Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T.Blake) sont couramment utilisées contre les rhumes en automédication. Or, elles contiennent de l’eucalyptol, susceptible de provoquer des convulsions chez les enfants de moins de 36 mois. Il est donc recommandé de ne pas employer ce remède chez les enfants de cet âge et/ou ayant eu des antécédents d’épilepsie ou de convulsions fébriles et, en cas de doute, de se référer à un professionnel de santé (médecin, pharmacien…). D’ailleurs, certains médicaments à base d’huile essentielle de niaouli peuvent, en fonction du dosage, être réservés à l’adulte. C’est précisément pour cela que nous diffusons nos résultats à travers des articles scientifiques, des séminaires et des livrets de vulgarisation, afin que chacun puisse faire un usage éclairé de ces remèdes.

Deux plantes médicinales emblématiques du Pacifique. A : le niaouli (Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T.Blake) en Nouvelle-Calédonie, B : le tiare tahiti (Gardenia tahitensis DC.) en Polynésie française.
François Chassagne, Fourni par l’auteur

Médecine traditionnelle et enjeux de développement durable

En Polynésie française, nous étudions la médecine traditionnelle à travers le développement durable. Plusieurs menaces pèsent aujourd’hui sur ces pratiques : la migration des jeunes, qui fragilise la transmission intergénérationnelle des savoirs ; le changement climatique, qui modifie la répartition des plantes ; ou encore les espèces invasives, qui concurrencent et parfois supplantent les espèces locales.

Or, ces savoirs sont essentiels pour assurer un usage sûr et efficace des plantes médicinales. Sortis de leur contexte ou mal interprétés, ils peuvent conduire à une perte d’efficacité, voire à des intoxications.

Un exemple concret est celui du faux-tabac (Heliotropium arboreum), ou tahinu en tahitien, dont les feuilles sont traditionnellement utilisées dans le traitement de la ciguatera, une intoxication alimentaire liée à la consommation de poissons, en Polynésie et ailleurs dans le Pacifique. Des études scientifiques ont confirmé son activité neuroprotectrice et identifié la molécule responsable : l’acide rosmarinique. Mais une réinterprétation erronée de ces résultats a conduit certaines personnes à utiliser l’huile essentielle de romarin. Or, malgré son nom, cette huile ne contient pas d’acide rosmarinique. Résultat : non seulement le traitement est inefficace, mais il peut même devenir toxique, car les huiles essentielles doivent être manipulées avec une grande précaution.

Cet exemple illustre un double enjeu : la nécessité de préserver les savoirs traditionnels dans leur contexte culturel et celle de les valider scientifiquement pour éviter les dérives.

En ce sens, la médecine traditionnelle est indissociable des objectifs de développement durable : elle offre une approche biologique, sociale, psychologique et spirituelle de la santé, elle permet de maintenir les savoirs intergénérationnels, de valoriser la biodiversité locale et de réduire la dépendance aux médicaments importés.

C’est dans cette perspective que notre programme de recherche s’attache à identifier les menaces, proposer des solutions, par exemple en renforçant les liens intergénérationnels ou en intégrant les connaissances sur les plantes dans le système scolaire, et à valider scientifiquement les plantes les plus utilisées.

The Conversation

François Chassagne a reçu des financements de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche)

ref. Plantes médicinales : valider la tradition, prévenir les risques – https://theconversation.com/plantes-medicinales-valider-la-tradition-prevenir-les-risques-269676

Et si la masturbation pouvait réduire les effets indésirables de la ménopause ?

Source: The Conversation – in French – By Jennifer Power, Principal Research Fellow, Australian Research Centre in Sex, Health and Society, La Trobe University

Selon une nouvelle étude états-unienne, la masturbation pourrait réduire les effets indésirables de la ménopause. Deon Black/Pexels

Une étude récente relayée dans le monde entier suggère que la masturbation pourrait atténuer certains symptômes désagréables chez les femmes en périménopause ou ménopause. Si cette attention médiatique peut surprendre, c’est sans doute parce que la masturbation reste peu évoquée, surtout chez les femmes plus âgées, et apparaît ici comme une stratégie inédite – voire audacieuse – de soulagement. Mais cette pratique peut-elle réellement améliorer les troubles liés à la ménopause ?


Selon une étude qui a suscité l’intérêt des médias dans le monde entier, une femme périménopauée et ménopausée sur dix se masturbe pour adoucir (soulager) les symptômes de la ménopause.

Cette attention s’explique sans doute par le fait que la masturbation est une méthode nouvelle – et peut-être un peu audacieuse – pour soulager les symptômes désagréables de la ménopause, tandis que les femmes, à partir d’un certain âge, sont souvent perçues comme asexuées.

La masturbation soulage-t-elle vraiment les effets indésirables, comme le suggère l’étude publiée dans la revue scientifique américaine Menopause ? Examinons la solidité des preuves.

Les bienfaits de la masturbation pour la santé

L’étude, menée aux États-Unis par des chercheurs du Kinsey Institute de l’Université de l’Indiana – l’un des instituts de recherche les plus reconnus dans le domaine du sexe et des relations –, a été financée par la société de sex-toys Womanizer.

Les chercheurs ont interrogé un échantillon représentatif de 1 178 femmes âgées de 40 à 65 ans, en périménopause et ménopause.

Celles ayant constaté des changements dans leurs règles tout en ayant eu au moins une menstruation durant l’année précédente ont été classées comme périménopausées, tandis que celles n’ayant plus eu de règles depuis un an ou plus ont été classées comme ménopausées.

Environ quatre femmes sur cinq ont déjà pratiqué la masturbation. Parmi elles, environ 20 % ont déclaré qu’elle soulageait leurs symptômes dans une certaine mesure. Chez les femmes en périménopause, les symptômes les plus atténués concernaient les troubles du sommeil et l’irritabilité. Chez un petit nombre de femmes ménopausées, la masturbation semblait surtout aider à réduire les inconforts sexuels, les ballonnements et les mictions douloureuses.

Ces résultats rejoignent ceux d’études antérieures montrant que la masturbation jusqu’à l’orgasme peut aider à réduire l’anxiété et la détresse psychologique, améliorer le sommeil et réduire les inconforts sexuels.

Toutefois, les recherches portant sur les bienfaits de la masturbation – sur la santé, la vie sociale, les relations ou le soulagement des symptômes de la ménopause – restent rares.

Nous ne savons donc pas précisément par quels mécanismes la masturbation pourrait améliorer ces symptômes. Les chercheurs avancent néanmoins que les effets relaxants de l’orgasme et la libération d’endorphines peuvent améliorer l’humeur, favoriser le sommeil et réduire les irritations et les douleurs lors des rapports sexuels. L’afflux sanguin induit par la masturbation au niveau de la zone génitale serait en effet de nature à améliorer les symptômes, à redonner de l’élasticité aux tissus et à réduire la sécheresse vaginale.

Un petit nombre de femmes ont toutefois indiqué que la masturbation avait aggravé leurs symptômes, sans que les raisons ne soient claires.

La masturbation reste stigmatisée

La masturbation n’est généralement plus considérée comme un péché ou un acte dangereux. Mais elle demeure stigmatisée. Les femmes, en particulier, l’associent souvent à quelque chose de honteux et ont tendance à en parler peu. La stigmatisation et l’invisibilité qui l’entourent expliquent qu’elle soit rarement étudiée dans des recherches cliniques.

Il en découle un manque de preuves concernant son efficacité pour soulager les symptômes de la ménopause, surtout en comparaison avec d’autres interventions non médicales, telles que l’activité physique ou la réduction du stress.

L’étude états-unienne montre d’ailleurs que les femmes s’appuient beaucoup plus volontiers sur des stratégies validées scientifiquement – activité physique, alimentation, gestion du stress, que sur la masturbation, même si beaucoup n’avaient probablement jamais envisagé cette dernière comme une option.

La masturbation ne convient pas à tout le monde

La masturbation est gratuite, relativement simple et, pour la plupart des femmes, agréable. Il n’y a donc aucune raison de ne pas la promouvoir comme une stratégie accessible pouvant soulager les symptômes chez certaines femmes. Mais la réalité est plus complexe : certaines rencontrent des obstacles.

Toutes les femmes ne se masturbent pas et ne trouvent pas forcément la pratique plaisante. Près d’une femme sur cinq interrogée dans l’étude américaine n’avait jamais pratiqué la masturbation. Ce chiffre, plus élevé chez les femmes plus âgées et ménopausées, reflète peut-être un changement générationnel dans les attitudes. Certaines participantes évoquaient des réticences morales ou religieuses.

D’autres études ont également montré qu’un nombre significatif de femmes ne se masturbent pas. Il peut y avoir de nombreuses raisons à cela, allant du manque de désir à un manque d’intimité ou de « temps pour soi ». Les femmes plus âgées peuvent rencontrer des obstacles physiques complexes : baisse de libido, mobilité réduite, douleur, etc.

Le silence et la stigmatisation entourant la masturbation rendent également difficile pour les professionnels de santé d’aborder ce sujet. L’étude américaine révèle ainsi que presque toutes les participantes n’avaient jamais parlé de masturbation avec un médecin.

Pourtant, beaucoup se sont montrées ouvertes à l’idée : environ 56 % des femmes en périménopause seraient prêtes à inclure la masturbation à leur routine bien-être si le médecin le leur conseillait.

La masturbation comme nouvelle stratégie

Même s’il n’existe aucune garantie que la masturbation soulagera les symptômes de la ménopause chez toutes les femmes, la proposer comme piste ne présente pas de risque : il s’agit de la pratique sexuelle la plus sûre qui soit.

Nous parlons peu de la masturbation, surtout chez les femmes d’un certain âge. En montrant que la majorité d’entre elles s’y adonnent et que cela peut offrir des effets bénéfiques sur la santé, cette étude représente une contribution. Importante et novatrice.

The Conversation

Jennifer Power a reçu des financements de l’Australian Research Council et du ministère australien de la Santé, du Handicap et du Vieillissement, et a précédemment reçu des financements de ViiV Healthcare et Gilead Sciences pour des projets sans rapport avec ce sujet.

ref. Et si la masturbation pouvait réduire les effets indésirables de la ménopause ? – https://theconversation.com/et-si-la-masturbation-pouvait-reduire-les-effets-indesirables-de-la-menopause-270716

Suplemento cultural: 100 años con Carmiña

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Cultura, The Conversation


Este texto se publicó por primera vez en nuestro boletín Suplemento cultural, un resumen quincenal de la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música. Si quiere recibirlo, puede suscribirse aquí.


Decía la historiadora del arte Estrella de Diego en una entrevista que los 80 en Nueva York fueron la “época divertida de la ciudad”. Y esa diversión, esa excitación, esa sobreabundancia de estímulos que le presumimos a la Gran Manzana, también brotan de la obra de Carmen Martín Gaite Visión de Nueva York. Resulta fascinante abrir cualquier página de ese álbum que la autora creó a partir de su estancia norteamericana y sentir en la tripa exactamente lo que ella quería transmitir.

Hay cientos de Carmiñas, porque Carmen Martín Gaite no se acaba nunca. Está la ensayista, la que analizaba el amor, las narraciones y el efecto que tenían en nosotros. Está la reflexiva, la que escribía desde la memoria y relataba de forma individual o coral todo lo que observaba desde su cuarto. Está la expansiva, la que necesitaba imágenes además de palabras para iluminar lo que la hacía sentir el mundo que la rodeaba. Y está, en definitiva, la que desarrolló una forma de ver la realidad desde los ojos de una mujer.

Dicen muchas creadoras hoy en día, desde Siri Hustvedt a Meryl Streep, que las mujeres siempre han estado ahí para recibir las obras hechas por hombres, pero que ellos no nos han extendido la misma cortesía, relegándonos a una sección paralela “para chicas”.

Martín Gaite fue una autora respaldada por la crítica (desde el Premio Café Gijón al Príncipe de Asturias pasando por el Nadal), por el público y por las generaciones que la siguieron y vieron en su insaciable curiosidad, su reflexión constante y su experimentación narrativa una inspiración. Pero al ver quiénes hablan, estudian y escriben mayoritariamente sobre su centenario solo deseo que cada vez más semejante fenómeno literario trascienda géneros y barreras y sea leída por todo el mundo.

El mal no puede ser banal

Me abruma el mal puro. Es un hecho que tengo que combatir todas las mañanas cuando abro el periódico, porque hay gente (no mucha, pero sí muy ruidosa) que encarna el mal en su esencia y que, lamentablemente, está en puestos de responsabilidad.

Sin embargo, la mayor parte de las personas no tiene dentro ese instinto destructivo. El problema suele ser otro: la connivencia, la cobardía, las circunstancias, la mediocridad de pensamiento…

Hannah Arendt, en su obra Einchmann en Jerusalén, analizó los actos de un hombre, un oficial nazi, que no era malo como tal pero que había hecho cosas horribles y a partir de ahí acuñó el concepto de la “banalidad del mal”. Se cumplen 50 años de la muerte de Arendt y lo mejor que podemos hacer para recordarla es considerar en qué situaciones contemporáneas sigue vigente esa banalidad.

¿Resignificar o no resignificar?

El futuro del Valle de Cuelgamuros (antes conocido como el Valle de los Caídos) en la Comunidad de Madrid es un tema que trae cola desde hace años. Porque… ¿qué podemos hacer con un mausoleo creado a mayor gloria de un dictador en el que trabajaron, oprimidos, miles de presos tras la guerra civil española? ¿Qué significado le damos a semejante mamotreto? Y, en consecuencia, ¿cómo planteamos qué hacer con los vestigios monumentales de lugares que nos recuerdan épocas penosas?

Daniel Palacios González no da respuestas exactas, sino que a través de estudios e investigaciones, presenta cuestiones que no podemos olvidar a la hora de valorar la “resignificación” de determinadas localizaciones que no siempre, por su significado primigenio, pueden establecer el diálogo con la actualidad que nos gustaría que mantuvieran.

Una mirada atrás

En estas últimas semanas hemos revisado mucho el pasado y eso siempre ayuda a entender el presente. Empezamos, en un mes centrado en el tema de la dictadura, recordando la relación de amor-odio que Francisco Franco tuvo con las ciudades españolas: no las soportaba porque muchas de ellas se habían declarado republicanas y resistentes al invasor, pero una vez conquistadas las necesitaba para estabilizar su régimen.

Una de esas ciudades oprimidas y después explotadas fue Barcelona, una villa que, en este caso, sí que mantuvo un romance eterno con el Mediterráneo. Serrat le puso poesía a esa pareja pero nosotros repasamos los datos históricos que definieron la identidad marítima de la Ciudad Condal.

Y si algo tampoco se acaba nunca eso es la Escuela de Salamanca, que cumple 500 años en 2026 y que ha dejado un legado imposible de abarcar. El legado de Francisco Suárez, uno de sus grandísimos herederos, tampoco se acaba. Como desglosa Ángel Poncela-González en su texto, Suárez “defendió que la ley no nace de la fuerza, sino de la razón; que la soberanía pertenece al pueblo y que la libertad humana es el fundamento de la justicia”. Hablamos del siglo XVI pero también hablamos de 2025.

Tras este batiburrillo de artículos sobre la importancia de conocer la historia, merece la pena detenerse en este último texto sobre la Antártida, un continente que estamos protegiendo con ahínco y al que, tal vez sin quererlo, puede que le estemos robando su memoria.

The Conversation

ref. Suplemento cultural: 100 años con Carmiña – https://theconversation.com/suplemento-cultural-100-anos-con-carmina-271355

Guinea-Bissau coup: election uncertainty has triggered military takeovers before

Source: The Conversation – Africa (2) – By Salah Ben Hammou, Postdoctoral Research Associate, Rice University

Guinea-Bissau has had nine attempted coups and five successful ones since its independence in September 1973. Salah Ben Hammou, a researcher with a focus on the politics of military coups, explains that the coup on 26 November 2025 appears to have followed earlier patterns of military intervention. It undermines Guinea-Bissau’s already fragile efforts to stabilise democratic governance.


How does the latest coup fit into Guinea-Bissau’s history of military takeovers?

This latest episode fits into a pattern of electoral coups that the country has experienced in the last two decades. In 2003 and 2012 the armed forces intervened at moments of electoral uncertainty.

The 26 November coup followed the same logic. It came just one day before the electoral commission was due to release the results of the 23 November presidential election, a contest already mired in controversy. Major opposition parties had been barred from running and President Umaro Sissoco Embaló faced accusations of overstaying his mandate. Both candidates claimed victory before any official results were announced.

Given this backdrop, the coup’s timing strongly suggests that the intervention was intended to preempt or nullify one potential outcome: the victory of opposition candidate Fernando Dias da Costa.

Many observers suspect that Embaló may have helped instigate or tacitly approved the military’s move to prevent an opposition victory.

There is still no definitive evidence of Embaló’s role. But incumbents have, in some cases, instigated coups against their own governments to void unfavourable election outcomes or preempt mass unrest. Sudan’s 1958 coup and Bolivia’s 1951 episode are classic examples.

What are the implications of the coup?

The coup undermines Guinea-Bissau’s already fragile efforts to stabilise democratic governance in two key ways.

First, it entrenches the military as the ultimate arbiter of political power, privileging the barracks over the ballot box. Once the armed forces are viewed – by incumbents, opposition forces, or the public – as a legitimate referee in political disputes, incentives shift. Instead of resolving conflicts through elections or courts, political competitors are more likely to seek military intervention when outcomes appear uncertain or unfavourable. This dynamic has long plagued Guinea-Bissau, and the latest coup reinforces it.

Second, and closely related, by effectively vetoing a core democratic process, the coup deepens the institutional backsliding already underway. In the months leading up to the vote, Guinea-Bissau had seen the exclusion of major opposition parties, disputes over term limits, and allegations of presidential overreach. The military’s intervention now entrenches these anti-democratic practices.

Whether or not Embaló played a direct role, the signal is clear: electoral rules and constitutional procedures can be overridden by force when they are inconvenient. The new junta’s reliance on Embaló’s allies to staff the new government further suggests continuity, not rupture, from the previous administration.

Economically, the coup is unlikely to benefit the general population. Nearly 70% live below the poverty line, making it one of the poorest countries in the world. Instability deters foreign investment, disrupts trade and stalls development projects. Even recent gains in the cashew industry, around 5.1% this year, risk being undermined.

What are the regional implications of the coup?

For anyone following developments in west Africa, and the continent more broadly, over the last five years, Guinea-Bissau’s latest coup will come as no great surprise. It joins a growing roster of countries under military rule. Each successful takeover in this so-called coup wave sends a clear signal: such interventions are possible and, in some contexts, tolerated.

Yet the broader impact will hinge on the junta’s next moves. It is not just the initial seizure of power that matters. Jonathan Powell and I have highlighted a pattern in which military rulers now remain in power for long periods compared with coups in the early 2000s. Transitional timelines, like the one-year promise announced by Guinea-Bissau’s junta, are increasingly symbolic rather than binding.

As I noted earlier this year in Foreign Policy, efforts to consolidate power, from delaying elections to manipulating them, also embolden other junta leaders across the region.

Guinea-Bissau’s military leaders are likely to study the strategies of their counterparts in west Africa and adopt them. In turn, the tactics they employ will provide a template for others. This type of learning is what will continue to solidify the return to military rule.

What should Ecowas and the African Union do?

Coups are rarely isolated events; they are usually symptoms of deeper political challenges. In Guinea-Bissau, the environment leading up to the coup, marked by Embaló’s efforts to undermine the electoral process, largely went unchecked. That created conditions that made military intervention more likely.

Regional organisations like Ecowas also face real constraints in addressing these challenges. Embaló threatened to expel Ecowas mediators attempting to negotiate a resolution to the electoral timeline. The same constraints are usually present after coups take hold.

That said, Ecowas and the African Union cannot afford to look away from post-coup developments. Every step the junta takes, whether shaping electoral timelines or managing opposition activity, must be scrutinised.

Both organisations should coordinate a unified diplomatic approach alongside other regional actors to secure clear, credible commitments to free and fair elections. Any attempts to delay the transition, manipulate political competition, or suppress dissent must be met with swift and meaningful consequences.

A key component of this strategy should be a ban on electoral participation for anyone involved in the coup. Existing mechanisms already allow for such measures, but their effectiveness depends on consistent application. Regional organisations have yet to do that.

Without such consistency, coups carry minimal consequences. And those who orchestrate them continue to profit from their actions.

The Conversation

Salah Ben Hammou does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Guinea-Bissau coup: election uncertainty has triggered military takeovers before – https://theconversation.com/guinea-bissau-coup-election-uncertainty-has-triggered-military-takeovers-before-271368

Benin’s failed coup: three factors behind the takeover attempt

Source: The Conversation – Africa (2) – By John Joseph Chin, Assistant Teaching Professor of Strategy and Technology, Carnegie Mellon University

Military elements attempted to topple Benin’s government in early December 2025. However, unlike other coups across the Sahel and west Africa since 2020, this bid triggered a military response from Benin’s neighbours.

Benin is a west African state of 14.8 million people bordered by Togo, Burkina Faso, Niger and Nigeria.

Responding to two requests for assistance from the government of President Patrice Talon, Nigeria deployed fighter jets and the Economic Community of West African States (Ecowas) deployed elements of its standby force to target and dislodge the pro-coup forces.

Ecowas intervention likely played an important role in undermining the coup’s momentum and restoring order. The dozen or so putschists scored early tactical successes. They captured and broadcast from the national television station, occupied a military camp, and even took the two senior-most army officers hostage. But once Ecowas intervened militarily, any fence-sitters concluded that loyalists would prevail. Rather than a broad-based uprising, only 14 were arrested with a few plotters still at large.

I’m a scholar who maintains the Colpus dataset of coups and I have documented the history of post-second world war coups. As part of this work, I have sought to document the complex causes and effects of Africa’s post-2020 “epidemic of coups”, now entering its fifth year.

Though details remain scant on the motives of the coup plotters led by Lt. Col. Pascal Tigri, three structural factors likely contributed to the latest coup attempt:

From democratic backsliding to democratic u-turn?

Benin does not have a history of recent coups. It had not suffered a bona fide coup attempt since January 1975.

In the first 15 years after independence from France in 1960, Dahomey (as the country was then called) experienced nine coup attempts, making it one of the most coup-prone countries in sub-Saharan Africa during the early Cold War period.

However, political instability through the early 1970s gave way to the stable and durable personalist regime of Mathieu Kérékou (1972-1990). This was followed by electoral democracy after the Cold War.

Until recently, Benin had been heralded as one of Africa’s “democratic outliers” and success cases of democratic survival despite challenging conditions. Though poor, Benin has seen decades of improving average living standards. Economic growth in 2025 was 7.5%; the latest unrest cannot be blamed on poverty or an economic crisis.

However, data on three key dimensions of democracy shows that although electoral contestation and participation have endured, constraints on the executive (and thus liberal democracy overall) have declined in Benin since Talon’s election as president in 2016.

According to autocratic regime data from US political scientists Barbara Geddes, Joe Wright and Erica Frantz as well as the Varieties of Democracy (V-Dem) project (which surveys experts about democracy worldwide), Benin slipped back into an electoral autocracy in 2019. That is when opposition candidates were prevented from competing in parliamentary elections. The polls were marred by repression of mass protests and an internet shutdown.

In 2021, an electoral boycott led to Talon’s easy re-election.

V-Dem data show a very partial and incomplete democratic rebound since 2022. The opposition was allowed to compete in the January 2023 parliamentary elections. And earlier this year Talon confirmed that he would not seek an unconstitutional third term.

The potential for a coup, however, was foreshadowed last fall when the regime alleged that it had uncovered a coup plot involving a presidential hopeful in 2026. Last month, parliament’s vote to create a Senate was condemned by the opposition as allowing Talon a means to influence affairs after he steps down.

With the main opposition party barred from running in next year’s presidential election, Talon is expected to hand off power to his ally and finance minister, Romuald Wadagni.

Though the political leanings of Tigri and coup plotters remain unclear, Tigri claimed to seek to “free the people from dictatorship”.

The coupmakers also presumably sought to block the upcoming 2026 parliamentary and presidential elections.

A growing jihadist threat

Among the coup leaders’ key complaints was Talon’s mismanagement of the country. In particular, they cited “continuing deterioration of the security situation in northern Benin and “the ignorance and neglect of the situation of our brothers in arms who have fallen at the front” due to worsening jihadist violence.

A number of coups in nearby countries since 2020 have been preceded by rising levels of political violence and deepening insecurity born of jihadist insurgencies. That was certainly the case in Mali, Burkina Faso and to a lesser extent Niger.

Since last year, it has been clear that the jihadist violence was spilling over from Sahel neighbours such as Burkina Faso and Niger into the borderlands of west Africa. This included Benin’s north. ACLED data show a major increase in political violence events since 2022. And a spike in political fatalities in 2024:

Much of this increased violence is attributable to the advance of operations by the al-Qaida affiliated group Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM). The group also managed to launch its first fatal attack in Nigeria at the end of October.




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Russia has become the primary security partner for the Sahel Alliance. The defence pact was signed in 2023 by post-coup juntas of Burkina Faso, Mali and Niger to defeat jihadists and maintain power.

Nevertheless, Benin has continued to rely on western security partners to aid its counter-insurgency efforts and bolster border security. Notably, Benin continues to welcome military cooperation with France. Since 2022 Paris has pledged greater military aid to combat terrorism.

In September, US Africa Command commander General Dagvin Anderson visited Benin to underscore cooperation to oppose terrorism.

During the coup attempt, Tigri reportedly warned against French intervention and railed against “imperialism”. The speech reportedly ended with the phrase “The Republic or Death”, which echoes the new motto of Burkina Faso’s junta.

This suggests that the coup makers may have been inspired by others in the Sahel.

Risk of the coup belt expanding

The Benin events mark the third coup attempt and first failed coup this year in the Sahel region. There have been 17 coup attempts in Africa since 2020, including 11 successful coups. This makes the African coup belt stretching across the Sahel and west Africa the global epicentre of coups.




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West Africa’s latest “copycat” coup attempt was condemned by the African Union, European Union and Ecowas. Yet it was praised by pro-Russian social media accounts, reflecting a growing cleavage between the Russia-aligned juntas of the Sahel Alliance and the remaining Ecowas-aligned civilian regimes of west Africa.




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Although Nigeria-led Ecowas threatened military intervention after the coup in Niger in July 2023, the regional body only actually militarily intervened to defeat the coup attempt in Benin. Nigeria, it appears, has drawn a line in the sand to retain a buffer from further instability – including JNIM operations. On the same day of the coup attempt in Benin, it was reported that Nigeria was seeking greater aid from France to combat insecurity.

The Conversation

John Joseph Chin does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Benin’s failed coup: three factors behind the takeover attempt – https://theconversation.com/benins-failed-coup-three-factors-behind-the-takeover-attempt-271540

En las alturas de Kirguistán buscamos descifrar y proteger los grabados rupestres del valle de Saimaluu Tash

Source: The Conversation – (in Spanish) – By David Martín Freire-Lista, Geólogo. Investigador Ramón y Cajal. Atracción de talento. Especialista en patrimonio cultural, Instituto Geológico y Minero de España (IGME – CSIC)

Vista general del valle glaciar de Saimaluu Tash (Kirguistán). D.M.F.L.

A más de 3 000 metros sobre el nivel del mar, en la cordillera kirgui de Ferganá, los grabados rupestres del valle de Saimaluu Tash cuentan la historia de una población que se resiste a perder sus tradiciones ancestrales. No lo hacen con palabras, sino con imágenes: mapas de situación y migración de ungulados, así como escenas de caza ilustran las piedras de este valle glaciar.

Son los petroglifos de Saimaluu Tash (piedra estampada en kirguís), uno de los conjuntos de arte rupestre más grandes y mejor conservados del mundo, con decenas de miles de grabados que abarcan desde la Edad del Bronce hasta el periodo túrquico.

Estos petroglifos no son solo arte: son vestigios de la memoria de una cultura nómada a punto de desaparecer. Reflejan escenas cinegéticas, mapas y lugares apropiados para la caza y el pastoreo, combinado influencias locales e indoeuropeas. Las representaciones más frecuentes son principalmente íbices y ciervos. También aparecen lobos, zorros, jabalíes, así como figuras antropomórficas, escenas de caza y agrícolas y animales domesticados como caballos, camellos, vacas, yaks y perros.

Vista general del río de piedras con grabados rupestres en el valle de Saimaluu Tash.
D.M.F.L.

Además, en ellos se pueden observar senderos en zigzag, indicando rutas de tránsito de animales cinegéticos. Estos grabados parecen tener una ubicación comunicativa. Por lo tanto, estas piedras ofrecen un registro excepcional de la evolución de la caza y sus útiles. Son testigos de un tiempo en que pastores y agricultores de altura dejaron su visión grabada en las piedras para quien supiera leerla, aportando un testimonio excepcional sobre la tradición nómada centro asiática.

Una misión científica para proteger

En este paisaje de glaciares, morrenas y praderas de altura, el equipo internacional multidisciplinar que dirijo desarrolla un estudio pionero: analizar las piedras que sirven de soporte a estos grabados. Los geólogos Ramón Jiménez y Javier Luengo, del Centro Nacional Instituto Geológico y Minero de España (IGME-CSIC), están analizando su petrografía y porosidad. Con los resultados se podrán explicar las características petrofísicas que han permitido el grabado de arte rupestre y su conservación.

Analizando el color y la rugosidad de los mismos grabados se podrá obtener información sobre las técnicas utilizadas y su edad relativa. Además, utilizando técnicas de termoluminiscencia en los restos de cazuelas cerámicas encontradas en la excavación arqueológica a 1,70 metros y espectroscopía de masas en los carbones encontrados al lado de estas cazuelas, se podrá conocer la edad de los petroglifos.

La geomorfóloga Julia García-Oteyza Ciria estudiará la formación de las morrenas y las datará para reconstruir la evolución glaciar del valle y relacionarla con los periodos de ocupación nómada en los que se realizaron los grabados. Esto permitirá determinar no solo cómo se acumularon las piedras, sino también cómo el relieve influyó en las que se elegían para ser grabadas, ya que se puede observar una gran concentración de petroglifos en la acumulación de piedras longitudinal al valle, pero también existen miles de bloques dispersos con grabados rupestres.

Estas piedras, acumuladas por procesos glaciares durante miles de años, presentan una brillante pátina de color oscuro. Al raspar esta pátina, resurge un color pardo, generando un contraste cromático que permitió la creación y conservación del arte rupestre. Los biólogos Sergio Pérez-Ortega, científico titular del Real Jardín Botánico (CSIC), y Asunción de los Ríos, investigadora científica del Museo Nacional de Ciencias Naturales (CSIC), especialistas en diversidad de líquenes y microorganismos asociados a sustratos líticos, analizarán mediante métodos moleculares la composición biológica y el desarrollo de estas pátinas para comprender los procesos que, sin proponérselo, han hecho más visibles los petroglifos.

Grabado de cabras montesas en una piedra el río de piedras de Saimaluu Tash.
D.M.F.L.

El proyecto cuenta con un pilar fundamental: la arqueóloga Aidai Sulaimanova, que actúa como enlace entre el IGME-CSIC y las instituciones kirguisas, aportando además el marco histórico y cultural necesario para interpretar los hallazgos. Su participación garantiza que el trabajo científico esté alineado con las necesidades de preservación y valorización del patrimonio local.

Este conocimiento será esencial para plantear estrategias de conservación frente a amenazas como la meteorización, el cambio climático o el creciente turismo. Después de todo, la investigación pretende sentar las bases científicas para proteger el lugar e incluirlo en la Lista de Patrimonio Mundial de la UNESCO.

Mirar al pasado para proteger el futuro

El valle glaciar de Saimaluu Tash es un escenario singular: depósitos morrénicos, lagos en forma de corazón, laderas esculpidas por la erosión, y un microclima que, paradójicamente, ha ayudado a preservar los grabados. Al investigar en él no solo queremos conocer la historia geológica de las piedras, sino entender el contexto que permitió que estos grabados rupestres se hayan conservado casi intactos durante miles de años. Después de todo, la historia geológica del valle está entrelazada con la historia humana que estos representan.

Aunque su difícil acceso, a seis horas de camino por un sendero y nueve meses al año bajo nieve, ha protegido los grabados, las huellas del cambio climático y el vandalismo empiezan a ser visibles. La nieve, la altura y el aislamiento son aliados, pero no eternamente. De hecho, el glaciar que originó este espectacular paisaje está desapareciendo.

Grabado de cazador en una piedra del río de piedras de Saimaluu Tash.
Grabado de cazador en una piedra del río de piedras de Saimaluu Tash.
D.M.F.L.

Hoy en día, las comunidades nómadas de Kirguistán conservan un estilo de vida ancestral basado en el pastoreo y la convivencia en las montañas. Cada verano, las familias se desplazan a los pastos altos y levantan sus yurtas, hogares circulares tradicionalmente de fieltro. Allí crían caballos, vacas, yaks y ovejas que pastan en las praderas.

Los que viven en los alrededores de Saimaluu Tash mantienen hoy una relación más territorial que ritual con los antiguos grabados rupestres. Aunque continúan usando esos mismos pastos y montañas, ya no se instalan en Saimaluu Tash en verano, pues la zona está protegida. Más que como parte activa de sus prácticas tradicionales, su vínculo actual con los petroglifos es de respeto e identidad: reconocen el sitio como un legado de sus antepasados y un símbolo cultural de la región.

Ahora, más de siglo después de la primera visita del pintor, etnógrafo y topógrafo Nikolay Gavrilovich Khludov en 1902, la ciencia española, en colaboración con expertos kirguises, vuelve a escuchar el mensaje grabado en las piedras de Saimaluu Tash hace miles de años. El reto es doble: descifrarlas y, sobre todo, asegurarnos de que sigan hablando durante muchos más milenios.

The Conversation

David Martín Freire-Lista es un contratado Ramón y Cajal. Atracción de Talento del IGME-CSIC. Esta publicación es parte del contrato RYC2023-042760-I, financiada por MCIU/AEI/10.13039/501100011033 y por el ESF+

ref. En las alturas de Kirguistán buscamos descifrar y proteger los grabados rupestres del valle de Saimaluu Tash – https://theconversation.com/en-las-alturas-de-kirguistan-buscamos-descifrar-y-proteger-los-grabados-rupestres-del-valle-de-saimaluu-tash-265416

¿Por qué la IA no habla igual todos los idiomas? La brecha lingüística que esconden los algoritmos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Isabel Durán Muñoz, Profesora Titular de Universidad, Universidad de Córdoba

witsarut sakorn

Cuando usamos una inteligencia artificial para traducir un texto, responder una pregunta o escribir un correo, tendemos a imaginar que funciona igual en cualquier idioma. La idea resulta lógica: si es “inteligente”, debería manejar todas las lenguas con la misma soltura. Sin embargo, la realidad es bien distinta. Los modelos no rinden igual en inglés que en español, ni en español que en euskera. ¿Por qué? ¿Es una limitación tecnológica inevitable o el reflejo de desigualdades más profundas del mundo digital?

Para entenderlo, hay que mirar la base de estas tecnologías: los datos. Los modelos de lenguaje, como ChatGPT, se entrenan con cantidades inmensas de texto, tanto originales como creados por personas que los han entrenado. Pero aquí aparece la primera gran asimetría: la mayor parte del contenido escrito en la red está en inglés. No es una preferencia del modelo, simplemente es lo que hay.

Idiomas de entrenamiento

OpenAI, la empresa que hay detrás de ChatGPT, y otras compañías no publican porcentajes exactos del peso de cada idioma en el entrenamiento, y los modelos tampoco pueden calcularlos con los datos que manejan. Aun así, la tendencia es evidente: el inglés domina con diferencia este contexto, seguido por grandes idiomas globales como el español, el francés o el alemán. Con bastante distancia, encontramos lenguas con presencia digital limitada como son el catalán o el galés. Y a una distancia aún mayor, idiomas minoritarios cuyo rastro textual en internet es escaso o casi inexistente.

Con esta distribución, el resultado es previsible: los modelos funcionan mejor en los idiomas con más datos. No se trata de afinidad, sino de oportunidad de aprendizaje. Cuando un modelo ve millones de ejemplos en inglés, aprende mejor su gramática, su vocabulario, sus distintos registros y su trasfondo cultural. En cambio, cuando recibe pocos ejemplos en una lengua tiene menos material para deducir patrones fiables.




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Esto explica por qué, en algunos idiomas, sobre todo en inglés, la inteligencia artificial parece más precisa y natural, mientras que en otros comete errores: fallos de concordancia, expresiones que suenan “traducidas”, construcciones rígidas o un estilo demasiado neutro o poco familiar. La falta de datos afecta también al tipo de escritura: lenguas que usan el alfabeto latino suelen estar mejor cubiertas que aquellas con sistemas menos extendidos digitalmente, como la escritura árabe o alfabetos indígenas, donde la escasez de ejemplos genera más errores.

¿Se puede reducir esta brecha?

Afortunadamente, la IA moderna no se limita a reproducir pasivamente esta desigualdad. Existen numerosas estrategias diseñadas para mitigar de alguna manera la falta de datos en idiomas escasos. Una de las más importantes es el equilibrado del corpus, es decir, el número de textos que emplea para responder. Así pues, incluso si el inglés es miles de veces más abundante, durante el entrenamiento se puede aumentar la frecuencia con la que el modelo consulta idiomas minoritarios y reducir la exposición al inglés. Es una forma de evitar que los idiomas minoritarios queden sepultados.

Otra técnica clave es la transferencia multilingüe. Los modelos no aprenden cada idioma por separado: comparten representaciones internas. Si el modelo aprende español, parte de ese conocimiento se aprovecha para el portugués o el italiano. Del mismo modo, el alemán refuerza al neerlandés. Esta transferencia ayuda a los idiomas con pocos datos siempre que pertenezcan a una familia lingüística con parientes más abundantes. En cambio, lenguas más aisladas –como japonés o coreano– se benefician menos de este proceso.

Enseñar idiomas a la IA

También se generan datos sintéticos mediante traducción automática o se utilizan corpus paralelos multilingües, como documentos de organismos internacionales o versiones de Wikipedia, para aprender equivalencias entre idiomas. En etapas posteriores, intervienen instructores humanos nativos, que corrigen expresiones poco acertadas, refuerzan el tono adecuado y afinan detalles culturales que los datos masivos no capturan.

Por último, existen técnicas específicas para evitar lo que se llama “olvido catastrófico”: cuando el modelo sigue entrenándose con datos en un idioma dominante y, sin querer, empieza a degradar lo que sabía en idiomas minoritarios. De esta manera, los métodos de regularización y de aprendizaje continuo ayudan a mantener cierto equilibrio.




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¿Qué ocurre con la diversidad lingüística?

Aun así, ningún recurso técnico puede compensar completamente la falta de datos en una lengua y con poca renovación de su contenido, por lo que el inglés sigue siendo la lengua predominante y, por tanto, la brecha persiste.

Esto abre una pregunta importante: ¿puede la inteligencia artificial contribuir a la pérdida de diversidad lingüística? Es un riesgo real. Si funciona mejor en inglés, algunas personas pueden preferir usarla en ese idioma. Si los textos generados tienden a un estilo homogéneo, pueden influir en la escritura institucional, académica o mediática y desplazar, así, registros locales. Y si una lengua apenas aparece en internet, puede quedar fuera de las herramientas tecnológicas que moldean cada vez más nuestra comunicación.

Revitalizar lenguas minoritarias

También hay un potencial opuesto: la IA puede revitalizar lenguas minoritarias. Puede generar materiales educativos, ayudar a documentar vocabulario, servir como interlocutora en procesos de aprendizaje o apoyar proyectos de digitalización. Con voluntad política y cultural, la tecnología puede ser una aliada.

El rendimiento desigual de la IA entre lenguas no es solo una cuestión técnica: es un espejo de las desigualdades del mundo real. No se trata de preguntar si la IA habla mejor unos idiomas que otros, puesto que la respuesta resulta clara: sí, lo hace. La pregunta es cómo podemos construir un futuro en el que la tecnología no reproduzca, sino que reduzca, las brechas lingüísticas.

The Conversation

Isabel Durán Muñoz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Por qué la IA no habla igual todos los idiomas? La brecha lingüística que esconden los algoritmos – https://theconversation.com/por-que-la-ia-no-habla-igual-todos-los-idiomas-la-brecha-linguistica-que-esconden-los-algoritmos-270017

¿Por qué la lechuga se queda lacia y se estropea tan pronto?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Victoria Fernández, Researcher, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

siamionau pavel/Shutterstock

Tradicionalmente, hemos aprendido que la función de las hojas es realizar la fotosíntesis (convertir la luz solar en energía química) y evitar que la planta pierda agua. Y así es principalmente, también en el caso de las hojas de lechuga que nos comemos.

Sin embargo, la superficie de las hojas no es un simple escudo, sino un complejo entramado de compuestos químicos con diferentes propiedades en cada zona. Al saber dónde se concentra la debilidad de la lechuga (sus zonas hidrofílicas), podemos plantear buscar nuevos métodos para protegerla, prolongar su duración y mejorar su comercialización.

El impermeable no lo es tanto

Para protegerse, las hojas y otras partes aéreas de las plantas, como flores, tallos o frutos, están cubiertas por una especie de “capa más bien impermeable” hecha de grasa (lípidos), llamada cutícula. Es algo así como un chubasquero natural, pero de composición y estructura variable.

Pero ¿qué pasa si las hojas no son tan impermeables como esperábamos?

Esta idea explica uno de esos enigmas domésticos tan comunes: la lechuga se queda lacia y se estropea muy pronto.

Asomados al nanomundo

Si la cutícula es una capa de grasa impermeable como se ha creído durante siglos, ¿cómo es posible que el agua penetre y salga del interior de las hojas?

Para desvelar este misterio, un equipo multidisciplinar de científicos nos hemos “asomado” al nanomundo de la hoja de lechuga, un nivel de detalle mil veces más pequeño que un cabello humano. Gracias a la microscopía de fuerza atómica y a otras técnicas avanzadas , hemos descubierto que la superficie de las plantas no es un manto de grasa continuo y uniforme, sino que presenta “parches” o heterogeneidad química a micro y nano escala. Lo hemos observado en los pétalos de rosa, las hojas de olivo, y ahora también en las lechugas. Es como si el chubasquero tuviera zonas de tela que repelen el agua y otras zonas que la atraen.

Elegimos la hoja de lechuga para nuestro estudio, por ser un vegetal poco duradero y muy mojable por el agua.

Buscábamos responder a una pregunta: ¿Por qué es tan perecedera y susceptible a la contaminación microbiana esta hoja? Es decir, ¿por qué se estropea tan pronto? ¿Acaso su superficie tiene pocas propiedades de barrera para evitar la deshidratación y el ataque de patógenos?

La lechuga y sus células epidérmicas

En un estudio desarrollado entre la Universidad Politécnica de Madrid, la Universidad de Murcia y la Universidad de Valencia, hemos analizado en detalle la superficie del haz y envés de una variedad de lechuga.

Seleccionamos la lechuga variedad romana, una verdura que todos conocemos y que es muy perecedera. Se deshidrata y estropea rápidamente, y es muy susceptible a la contaminación microbiana. Esto sugiere que su “chubasquero” (la cutícula) no es tan efectivo como barrera de protección, comparado con el de otras plantas.

La superficie de la hoja está compuesta principalmente por dos tipos de células. Por un lado, las células “pavimento”, que actúan como “adoquines” cubriendo la mayor parte de la superficie. Por otro, las células “guarda”, dos células con forma de riñón que se unen para formar una abertura llamada estoma (del griego, stoma, que significa “boca”).

En el envés de las hojas, encontramos una densidad de estomas ligeramente superior. Pero, en general, ambos lados son similares en estructura y composición química.

La función principal de los estomas es abrirse para dejar entrar el dióxido de carbono para la fotosíntesis, aunque a su vez dejan escapar vapor de agua. La apertura estomática está bien regulada a nivel de planta y puede verse afectada por diversas condiciones de estrés.

El análisis de la lechuga reveló algo crucial. Mientras que las células pavimento tienen una superficie bastante homogénea y rica en grasa (repelente al agua), las células guarda que forman el estoma son diferentes. La superficie de los estomas es químicamente heterogénea, diversa. Concentra zonas hidrofílicas (amigas del agua) entre las zonas hidrófobas (repelentes al agua).

Importancia de la heterogeneidad química

Nuestro estudio muestra por primera vez que la superficie de los estomas, aparte de ser rugosa, presenta heterogeneidad química. Y esto, ¿qué significa?

La misión de los estomas es abrirse y permitir la entrada de dióxido de carbono al interior de las hojas para hacer la fotosíntesis, limitando la pérdida de agua. Sin embargo, suponemos que la heterogeneidad química concentrada en la superficie probablemente aporta algún tipo de funcionalidad adicional que aún tenemos que explorar más.

De momento, podemos anticipar posibles implicaciones, como que las zonas hidrofílicas probablemente se asocien a la susceptibilidad de este vegetal a la contaminación por bacterias o virus. También favorecen la pérdida de agua desde el interior de las hojas. Y al perder más agua, se estropean antes durante el proceso posterior a su recolección, incluyendo la comercialización.

Asimismo, es posible que esta composición heterogénea de los estomas limite la pérdida de dióxido de carbono y el transporte de sustancias hidrófobas, además de afectar a las propiedades mecánicas de la hoja.

Estomas de las hojas de lechuga Romana. (A) Imagen de la topografía de un estoma obtenida con un microscopio electrónico de barrido. (B) Sección trasversal de un estoma, observada mediante microscopía electrónica de transmisión. (C) Imagen de microscopía de fuerza atómica (AFM) de un estoma, que muestra una composición química heterogénea, con un diagrama de color que destaca zonas hidrofílicas (azuladas) e hidrófobas. (D) Distribución de los carotenoides en zonas cercanas a un estoma, observadas con microscopía confocal-Raman.

La lechuga es la primera especie hortícola en la que se ha llevado a cabo un estudio tan detallado. Sin embargo, creemos que la caracterización de la superficie de las frutas y hortalizas es un requisito fundamental para buscar métodos que prologuen y mejoren su duración tras la cosecha y alarguen su vida, lo que beneficiará la comercialización.

The Conversation

Victoria Fernández realizado este estudio, dentro de un proyecto financiado con fondos del MCINN/AEI y European Union NextGenerationEU/PRTR, que ha finalizado en Septiembre de 2025.

Ana Cros Stötter recibe fondos de MICINN. Los fondos ya se terminaron (final de septiembre de 2024)

Jaime Colchero recibe fondos de MCINN/AEI y European Union NextGenerationEU/PRTR a través de los proyectos TED2021-130830B, PID2022-139191OB y PDC2023-145906.

ref. ¿Por qué la lechuga se queda lacia y se estropea tan pronto? – https://theconversation.com/por-que-la-lechuga-se-queda-lacia-y-se-estropea-tan-pronto-270530

Heptacloro en aguas de lavado industriales: ¿existe en España un mercado negro de plaguicidas prohibidos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Dr. Borja Garrido Arias, Profesor Dpto. Ingeniería Mecánica, Escuela ICAI, Universidad Pontificia Comillas

Funtay/Shutterstock

Desde hace más de una década, la prohibición de plaguicidas y biocidas con toxicidad elevada y comportamiento recalcitrante (difícil de eliminar) y persistente ha reducido su uso en España. Entre algunos de los ejemplos más representativos destacan los plaguicidas carbamatos, organoclorados, organofosforados y los arsenicales.

No obstante, el caso más llamativo es el del heptacloro, que se va acumulando de forma paulatina en suelo. Puede causar cáncer y actuar como disruptor endocrino, con la capacidad de provocar alteraciones hormonales en medios acuáticos y terrestres.

De entre todos sus impactos nocivos, éste último es el que más preocupa, ya que fomenta la toxicidad neurológica y cambios hormonales tanto en la fauna como en los humanos. Por otro lado, su paso al ciclo del agua y su posterior ingesta producen daños en la salud muchas veces insospechados, ya que la patología surge sin observarse una causa clara ni definida. Además, este tipo de sustancias pueden actuar de forma lenta pero acumulativa.




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¿No estaba este plaguicida prohibido?

Las políticas ambientales, tanto nacionales como europeas, implantan textos legales muy restrictivos en cuanto a vertidos al medio ambiente. La preocupación no se enfoca en el material de desecho en sí, sino en su composición y en la categoría de toxicidad de los compuestos que lo conforman.

Su caracterización, la determinación de la composición química, física y microbiológica y su análisis cuantitativo resultan procedimientos decisivos e imprescindibles no sólo para su posible reutilización, sino también para su propio vertido bajo el cumplimiento de los estándares establecidos.

El uso del heptacloro lleva tiempo regulado en la recolección y procesamiento de alimentos. La mayor parte de los países define los límites atendiendo a los Límites Máximos de Residuos (LMR), establecidos por organismos tan relevantes como la Organización Mundial de la Salud (OMS).

En España, la comercialización y el uso de heptacloro se prohibieron hace más de tres décadas. No obstante, trazas del pesticida encontradas recientemente en aguas de lavado indican que el uso de este compuesto, totalmente restringido por la normativa, se estaría volviendo a emplear en tratamientos plaguicidas de productos hortícolas.

Después de tantos años prohibido, el heptacloro debería haber desaparecido del medio ambiente, al menos a nivel de concentración de trazas en agua y suelos. Si bien se trata de un producto
muy persistente, el paso del tiempo y los agentes bióticos y abióticos del entorno deberían haber eliminado la mayor parte del mismo.

No obstante, diversos análisis de líquidos procedentes del lavado de productos hortícolas españoles han identificado su presencia, con valores que exceden los niveles mínimos y sospechosos de ser peligrosos. Este problema –que no ocurre en un contexto industrial concreto, sino en varios de forma aleatoria en diferentes muestras– podría revelar la existencia de un mercado negro de pesticidas.




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Los desafíos de una agricultura productiva que no contamine

Además de determinar y cuantificar la prevalencia del heptacloro, resulta prioritario analizar las causas de su posible posible uso fraudulento. El escenario actual que afronta la agricultura es desafiante. Mientras surgen plagas nuevas con propiedades más agresivas, resistentes e inesperadas, muchos compuestos biocidas o fitosanitarios presentan un bajo poder para reducirlas. Además, las políticas en torno al uso de ciertas sustancias para el sector agrícola son cada vez restrictivas. Se trata de un problema complejo que requiere de soluciones entre muchos agentes.

La importancia de la agricultura en nuestro país obliga a llevar a cabo un control coherente del uso de determinados plaguicidas y a ser conscientes de los riesgos y persistencia de productos como el heptacloro, con tantas repercusiones en el medio ambiente y en la salud.




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Por eso resulta urgente aunar entre todos el uso racional del agua y reducir su contaminación. Tóxicos como el heptacloro, entre otros tantos plaguicidas, son difíciles de eliminar y no deberían ser empleados bajo ninguna circunstancia.

Se necesita implementar procesos de depuración más complejos y actualizar la legislación ante procesos nuevos derivados de cambios como la reducción y mayor control de vertidos de determinados productos de higiene personal, tratamientos hormonales o la disminución de aditivos en la síntesis de polímeros de uso cotidiano con los que se elabora ropa, juguetes, envases o dispositivos médicos, entre otros.

También se requiere una mejora del ciclo del agua que permita optimizar recursos hídricos. Una forma de hacerlo es recuperar efluentes (líquidos procedentes de plantas industriales) y estudiarlos para analizar sus distintos orígenes. Todas estas medidas deben llevarse a cabo manteniendo, además, los principios deontológicos de un ingeniero químico: el respeto por el medio ambiente.

La sostenibilidad en el ámbito de la ingeniería química implica el diseño, la implementación y el análisis de modelos que fomenten el ahorro de recursos, la economía circular y el respeto por el medio ambiente, así como por los trabajadores y todos los ciudadanos. Los ingenieros químicos disponemos de medios y financiación que podríamos dirigir a la investigación con el fin de para aportar soluciones factibles, viables y escalables a nivel industrial.

The Conversation

Dr. Borja Garrido Arias no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Heptacloro en aguas de lavado industriales: ¿existe en España un mercado negro de plaguicidas prohibidos? – https://theconversation.com/heptacloro-en-aguas-de-lavado-industriales-existe-en-espana-un-mercado-negro-de-plaguicidas-prohibidos-265804