La reconnaissance du Somaliland par Israël : un cadeau empoisonné ?

Source: The Conversation – France in French (3) – By Robert Kluijver, Docteur associé au Centre de Recherches Internationales CERI, Sciences Po/CNRS, spécialiste de la Corne d’Afrique., Sciences Po

Israël vient de devenir le premier pays à reconnaître l’indépendance du Somaliland, plus de trente ans après que celui-ci se soit de facto totalement détaché de la Somalie. À travers cette décision, Tel-Aviv cherche à obtenir une place forte sur la très stratégique mer Rouge, à faire pencher en sa faveur les équilibres géopolitiques régionaux et, possiblement, à expulser vers ce territoire de la Corne de l’Afrique de nombreux Palestiniens. Le Somaliland se réjouit de cette première reconnaissance internationale, mais est-il vraiment positif pour lui de se retrouver ainsi l’obligé d’Israël ?


Le 26 décembre dernier, Israël a surpris le monde entier en reconnaissant officiellement l’indépendance du Somaliland. Quelles sont les motivations de cette annonce inattendue, et quelles conséquences peut-elle avoir ?

Une anomalie diplomatique

L’État du Somaliland, formé en 1991, est indépendant à tous points de vue, mais Israël est le premier État souverain à le reconnaître. Pour tous les autres pays et les organisations internationales, le Somaliland (4,5 millions d’habitants) reste sous le contrôle de l’État somalien, duquel il a fait sécession après avoir subi une guerre aux allures de génocide à la fin des années 1980.

Aujourd’hui, l’État fédéral somalien est en proie aux attentats commis par les organisations Al-Chabaab et État islamique, connaît un niveau de violence élevé et un degré de corruption à battre tous les records.

En comparaison, le Somaliland est un havre de paix démocratique et stable, qui jouit de sa propre Constitution, d’un système politique et électoral qui fonctionne plutôt bien, de sa propre monnaie et de sa propre armée.

Billets de 500, 1 000 et 5 000 shillings du Somaliland. La monnaie a été introduite en 1994, trois ans après la proclamation d’indépéndance.
Somalilandstandard.com

Le président Abdirahman Irro avait certainement besoin de cette bonne nouvelle. Après sa victoire le 13 novembre 2024, son gouvernement s’est enlisé dans des conflits claniques et a fait peu de progrès sur les fronts critiques de l’emploi des jeunes, de la croissance économique et de la lutte contre l’inflation. Après l’annonce israélienne, des foules en liesse sont descendues dans les rues de Hargeisa, la capitale du Somaliland.

Qu’apporterait une large reconnaissance internationale aux Somalilandais, à part la fierté ? L’acceptation de leurs passeports et l’intégration dans les systèmes bancaires internationaux, ce qui facilitera le commerce, ainsi que la liberté pour le gouvernement d’emprunter de l’argent aux organisations financières internationales afin de financer le développement.

Mais on n’en est pas là. Le président Trump n’a pas donné suite à l’initiative israélienne. « Qui sait ce que c’est, le Somaliland ? » a-t-il demandé.

Cependant, on sait que les États-Unis ont récemment visité les côtes du Somaliland pour étudier la possibilité de l’implantation d’une base militaire.

Une ligne de fracture géopolitique

Les vives réactions de l’Union africaine, de l’Égypte, de la Turquie et de maints autres membres de l’Organisation de la coopération islamique, qui ont tous affirmé leur attachement à l’intangibilité des frontières de la Somalie, dessinent une ligne de fracture géopolitique qui risque de s’aggraver dans un proche avenir. De l’autre côté, les pays qui estiment que l’indépendance du Somaliland serait dans leur intérêt – les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et le Kenya – gardent le silence. Le ralliement à ce camp d’Israël – et potentiellement, un jour, des États-Unis – lui donne cependant beaucoup plus de poids.

Officiellement, Israël n’a donné aucune explication spécifique justifiant cette reconnaissance. Mais la plupart des analystes s’accordent à dire que la sécurité des lignes maritimes menant, par la mer Rouge, au port israélien d’Eilat et au canal de Suez en est la raison principale. Les côtes du Somaliland, en face du Yémen et proches du détroit de Bab el-Mandab, offriraient à l’État hébreu une plate-forme pour prendre en tenaille le Yémen des Houthis et déjouer l’influence régionale turque.

Un deuxième intérêt moins cité est le désir israélien de trouver un pays qui accueillerait les Palestiniens que le gouvernement Nétanyahou cherche à expulser. Plus tôt cette année, les efforts israéliens et américains visant à négocier un accueil des Palestiniens dans divers pays, y compris au Somaliland, ont fait couler beaucoup d’encre. Bien qu’un tel scénario paraisse à ce stade hautement invraisemblable, l’État somalilandais pourrait y trouver son avantage, si cela impliquait une reconnaissance internationale plus vaste et d’importants transferts de fonds.

Rappelons à cet égard que l’exode de centaines de milliers de Palestiniens vers le Koweït et d’autres pays du Golfe après l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967 contribua fortement au développement économique de ces pays. Mais les conditions étaient différentes. La main-d’œuvre palestinienne, éduquée et professionnelle, tombait à pic pour ces pays riches en pétrole mais manquant de ressources humaines, et par ailleurs arabophones. Au Somaliland, où 70 % des jeunes ne trouvent pas d’emploi, les Palestiniens auraient beaucoup plus de mal à s’intégrer.

Un troisième intérêt pourrait être de bouleverser un ordre régional globalement hostile à Israël. La reconnaissance du Somaliland, surtout si les Émirats, l’Éthiopie et les États-Unis venaient à emboîter le pas à Israël, sème le trouble parmi les rivaux de Tel-Aviv : l’Iran et le Yémen des Houthis, la Turquie et le Qatar (sponsors principaux de l’État fédéral somalien), ainsi que l’Égypte, alliée du Soudan, de l’Érythrée et de Djibouti pour isoler le rival éthiopien.

Un cadeau empoisonné ?

Cette reconnaissance surprise semble un pari risqué mais pourrait rebattre les cartes en faveur d’Israël. Un facteur clé est la légitimité domestique et la stabilité du gouvernement somalilandais, qui en fait un meilleur allié que le gouvernement de la Somalie fédérale.

À court terme, l’annonce semble jouer en faveur du président Irro et du légitime désir de reconnaissance du peuple somalilandais. Mais rentrer ainsi dans le camp israélien pourrait s’avérer, à moyen terme, un cadeau empoisonné. Les islamistes d’Al-Chabaab ont laissé le Somaliland tranquille depuis 2008 mais, de même que l’immense majorité des quelque 12 millions de citoyens de l’État fédéral, ils voient d’un très mauvais œil ce qui relève à leurs yeux d’une trahison à la fois de la cause palestinienne et de l’unité du peuple somalien. À suivre…

The Conversation

Robert Kluijver ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. La reconnaissance du Somaliland par Israël : un cadeau empoisonné ? – https://theconversation.com/la-reconnaissance-du-somaliland-par-israel-un-cadeau-empoisonne-272617

El deporte no solo aleja a los adolescentes del móvil: les fortalece para usarlo mejor

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejo García-Naveira, Profesor del Grado de psicología en la Universidad Villanueva, Universidad Villanueva

Pressmaster/Shutterstock

Sabemos que el uso excesivo del móvil distrae y puede perjudicar la salud mental, fomentar el sedentarismo, aumentar la distancia social y deteriorar funciones cognitivas como la reflexión, la concentración o la toma de decisiones. Pero las pantallas forman parte de la vida académica, social y emocional de los adolescentes: la pregunta relevante ya no es solo cómo conseguir que los adolescentes usen menos el móvil, sino qué factores les ayudan a usarlo mejor.

Más allá de prohibir determinados dispositivos a determinadas edades, establecer límites o dar ejemplo como adultos, podemos ayudarles a desarrollar recursos psicológicos que los protejan frente al uso compulsivo y la hiperconectividad.

La práctica de deporte o ejercicio físico es uno de estos recursos. Los adolescentes que hacen deporte no solo pasan menos tiempo con el móvil: muchos también consiguen gestionarlo de manera más saludable y equilibrada, pues el deporte les ayuda a desarrollar recursos psicológicos clave.

De la emoción a la conducta

Nuestro estudio reciente sobre el uso del móvil que realizan adolescentes de alto rendimiento deportivo y otros anteriores con adolescentes chinos muestran que aquellos que entrenan de forma regular muestran mayores niveles de responsabilidad, estabilidad emocional y resiliencia, además de estrategias de afrontamiento adaptativas centradas en la tarea o en la resolución de problemas.

Estos rasgos y habilidades –fortalecidos por la actividad física– permiten manejar mejor la frustración, el estrés y el aburrimiento, tres de los desencadenantes más frecuentes del uso excesivo del móvil.

Que el deporte pueda ayudar a mejorar la capacidad de autogestión emocional y conductual de los jóvenes nos ofrece una herramienta extra ante la prevención del uso excesivo. Ya no se trata solo del control externo (normas, límites, restricciones), sino de desarrollar una protección interna que puede llegar a ser más sólida: ayudar a los adolescentes a tolerar emociones, frustraciones y presiones sin depender del móvil para calmarlas.

Sedentarismo y hábitos saludables

Además, la práctica deportiva favorece hábitos de vida saludables que también se ven afectados por el mal uso de los dispositivos digitales, como un buen descanso y una alimentación equilibrada.

Existe una correlación entre la inactividad y la adicción al teléfono móvil en niños, adolescentes y adultos jóvenes que además tiende a retroalimentarse: el sedentarismo aumenta el uso del móvil, y el uso compulsivo del móvil aumenta el sedentarismo.

El deporte interrumpe ese círculo vicioso porque ofrece una alternativa emocional y social real: diversión, pertenencia, logros, conexión con iguales y apoyo del grupo.




Leer más:
Cómo motivar a los adolescentes a practicar deporte después del verano


¿Cuánto deporte es necesario para notar los beneficios?

Las revisiones más recientes apuntan hacia tres conclusiones claras:

  • No se necesita deporte de alto rendimiento para obtener beneficios.

  • La regularidad es más importante que la intensidad.

  • El componente social del deporte es un factor especialmente protector: practicar un deporte de equipo, a diferencia de hacerlo solo, fomenta la comunicación, la cooperación y el apoyo mutuo, fortaleciendo habilidades sociales, la autoestima y creando redes de apoyo que protegen frente al estrés y la soledad.

Entrenar dos o tres veces por semana en un entorno estructurado –un equipo, una escuela deportiva o un club– ya es suficiente para mejorar la estabilidad emocional y reducir la probabilidad de desarrollar dependencia digital.




Leer más:
¿En qué se diferencia la adicción a los videojuegos de otras adicciones en la adolescencia?


Si el adolescente ya usa el móvil de forma problemática, incorporar deporte puede ayudar, pero no como castigo ni sustitución obligatoria (“menos móvil, más deporte”), sino como una actividad significativa que genere motivación, placer y conexión social real.

Por ejemplo, para motivar a un adolescente que abusa del móvil a probar el baloncesto, los padres pueden invitarlo sin presionar, elegir un buen club cercano y acompañarlo al principio, destacando la diversión y la amistad y celebrando pequeños logros para generar motivación real, incluso si no tiene hábito deportivo o no se siente muy hábil.

De esta manera, cuando el deporte se convierte en una fuente de bienestar y vínculo, compite con la recompensa inmediata del móvil… y la supera.

Construyendo la resiliencia digital

La investigación actual señala que la mejor protección frente al uso problemático del móvil no es solo controlar el acceso, sino fortalecer a la persona. El deporte ofrece algo que ninguna aplicación de control parental puede proporcionar: autoconocimiento, gestión emocional, resiliencia y sentido de pertenencia.

Si queremos que los adolescentes usen la tecnología de manera equilibrada, el mensaje no debería ser solo “Mira menos el móvil”, sino “Encuentra experiencias en la vida real que te hagan sentir bien contigo mismo… haz deporte”.

The Conversation

Alejo García-Naveira no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El deporte no solo aleja a los adolescentes del móvil: les fortalece para usarlo mejor – https://theconversation.com/el-deporte-no-solo-aleja-a-los-adolescentes-del-movil-les-fortalece-para-usarlo-mejor-270236

La amenaza cuántica que se avecina: preparativos para el ‘Día Q’

Source: The Conversation – (in Spanish) – By David Arroyo Guardeño, Científico Titular. Ciberseguridad y protección de la Privacidad. Instituto de Tecnologías Físicas y de la Información "Leonardo Torres Quevedo" (ITEFI), Instituto de Tecnologías Físicas y de la Información Leonardo Torres Quevedo (ITEFI -CSIC)

Pingingz/Shutterstock

En algún momento del futuro –no sabemos si dentro de décadas o antes de lo esperado– podría llegar el llamado ‘Día Q’ (Q-Day): el día en que un ordenador cuántico lo bastante potente sea capaz de romper la criptografía que hoy protege prácticamente toda nuestra vida digital.

Para entender la magnitud del problema, basta imaginar que, de repente, todas las cerraduras digitales dejan de funcionar: la banca online, el correo electrónico, las aplicaciones de mensajería, los sistemas de los gobiernos o el comercio electrónico quedarían expuestos. Nada estaría protegido. Nada.

Qué es lo amenazado

La amenaza cuántica no afecta a los datos en sí, sino a las matemáticas que usamos para protegerlos. Cada vez que enviamos un mensaje por WhatsApp, accedemos a nuestra cuenta bancaria o compramos algo por internet, el texto legible (“texto en claro”) se transforma en un galimatías incomprensible (“texto cifrado”). Solo quien tiene la clave adecuada puede revertir el proceso. Es una versión moderna del trabajo de los espías de antaño, pero automatizada y basada en algoritmos matemáticos.

Los principios que hacen que estos sistemas sean seguros se establecieron ya a mediados del siglo XX, por ejemplo en los trabajos de la obra seminal de Claude Shannon sobre el secreto perfecto.

La criptografía: tipos y seguridad

Existen dos grandes tipos de criptografía. En la criptografía simétrica, emisor y receptor comparten una misma clave, como si ambos tuvieran una copia idéntica de la llave de una caja fuerte. El problema es evidente: ¿cómo se entrega esa llave sin que nadie más la copie? Aquí entra en juego la criptografía asimétrica o de clave pública, que usa un par de claves: una pública (que se puede compartir) y otra privada (que se guarda en secreto).

Algoritmos como Diffie-Hellman permiten que dos personas acuerden una clave secreta aunque estén hablando por un canal público, apoyándose en problemas matemáticos muy difíciles de resolver para los ordenadores actuales, como el logaritmo discreto.

Otro sistema para intercambiar claves secretas y cifrar mensajes, RSA, basa su seguridad en la dificultad de descomponer números enormes en sus factores primos, algo trivial para números pequeños pero casi imposible para los grandes.

Gracias a estas técnicas, además de cifrar, podemos firmar digitalmente documentos, del mismo modo que una firma manuscrita identifica al autor, pero con garantías matemáticas. Para saber quién hay detrás de una clave pública se usan los certificados digitales, emitidos por autoridades de confianza, algo parecido a un DNI digital.

Primeras grietas en la criptografía de clave pública

Durante años, estos sistemas han sufrido mejoras y correcciones, pero su base teórica parecía sólida… hasta que apareció el algoritmo de Shor. En 1997, el matemático estadounidense Peter Shor demostró que un ordenador cuántico suficientemente potente podría resolver con facilidad los problemas matemáticos en los que se basan Diffie-Hellman y RSA. Dicho de otro modo: las cerraduras actuales están diseñadas para ladrones clásicos, no para ladrones cuánticos.

Si ese ordenador existiera hoy, las comunicaciones bancarias y las que involucran secretos empresariales o datos gubernamentales podrían ser descifradas. Ese sería el temido Día Q.

¿Qué pasa tras Shor?

Del mismo modo que el ordenador cuántico presenta problemas, también depara soluciones. Así, es posible aprovechar propiedades de la mecánica cuántica, como el principio de no clonación de estados cuánticos, para establecer protocolos de distribución cuántica de claves (QKD, por sus siglas en inglés) simétricas. También es factible aprovechar la capacidad de cómputo paralelo derivada de propiedades como la superposición de estados cuánticos.

Por otro lado, la denominada criptografía post-cuántica haría viable implementar criptografía de clave pública mediante problemas matemáticos que son de elevada complejidad para los ordenadores actuales. Entre tales problemas se encontraría el aprendizaje con errores o LWE (Learning With Errors), teoría de códigos, resolución de sistemas de ecuaciones no lineales en varias variables sobre cuerpos finitos, la inversión de funciones hash, etc.

No basta con remplazar un algoritmo por otro

No basta con sustituir una pieza. Cambiar la criptografía implica actualizar protocolos de comunicación (como los que protegen las webs seguras), aplicaciones (correo cifrado, mensajería instantánea) y también dispositivos físicos: routers, servidores, tarjetas inteligentes o sistemas industriales antiguos que no se pueden renovar fácilmente. Es como cambiar todas las cerraduras de una ciudad sin detener su actividad diaria.

Por eso, organismos como la Comisión Europea o el NIST en Estados Unidos están definiendo hojas de ruta y estándares para una transición gradual y flexible. La posibilidad de estar a merced de una ventaja estratégica por parte de actores o países externos ha hecho que a nivel europeo se esté promoviendo el desarrollo de tecnología y de procedimientos para empezar a desplegar criptografía resistente a ataques cuánticos.

También asegurar las máquinas

Y no solo hay que preparar los productos software: también hay que adaptar los dispositivos hardware de comunicaciones, almacenamiento y cómputo de información. El reto es aún mayor en sectores industriales con maquinaria, sistemas y productos antiguos (legacy), donde una actualización puede ser costosa o arriesgada. Además, los cambios en seguridad suelen tener efectos inesperados, lo que hace que muchas organizaciones retrasen decisiones críticas, aun sabiendo que el riesgo crece con el tiempo.

En general, los sectores productivos tienen cierta inercia frente a cambios de consecuencias no anticipables. Los cambios en arquitectura y productos de seguridad, sobre todo en lo relativo a la criptografía, suelen tener consecuencias no esperadas, y esto hace que se paralicen cambios necesarios.

Autonomía estratégica y capitalización del talento

No sabemos cuándo llegará realmente el ordenador cuántico capaz de romper la criptografía actual, pero esperar sin prepararse no es una opción. Mientras ello ocurre es preciso invertir de forma adecuada tiempo y recursos para desarrollar competencias criptográficas y de desarrollo de hardware que nos permitan estar preparados frente a la irrupción de amenazas asociadas a la nueva computación.

La seguridad de un país o de una región depende de contar con talento, recursos y capacidad tecnológica propia. En el caso europeo, la fuerte dependencia de terceros en hardware y software de seguridad hace que invertir en conocimiento y autonomía estratégica sea clave para afrontar, con garantías, la llegada del Día Q.

The Conversation

David Arroyo Guardeño no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La amenaza cuántica que se avecina: preparativos para el ‘Día Q’ – https://theconversation.com/la-amenaza-cuantica-que-se-avecina-preparativos-para-el-dia-q-222778

Recursos humanos e IA: la cuestión no es la tecnología, sino quién la supervisa

Source: The Conversation – (in Spanish) – By David Aguado García, Profesor de Psicología Social, Universidad Autónoma de Madrid

Son las ocho y media de la mañana y empieza la jornada de trabajo. Desde hace apenas unos meses, en el departamento de Recursos Humanos (RRHH) ha dejado de arrancar con bandejas de correo saturadas y hojas de Excel. Ahora, el equipo se reúne alrededor de un café frente al cuadro de mando corporativo, donde un asistente de IA despliega los indicadores críticos del día: vacantes abiertas, rotación prevista, necesidades de formación y alertas de desempeño. Este asistente no solo muestra números: predice riesgos y sugiere acciones, como lanzar una encuesta de clima laboral o acelerar un proceso de mentoring en un equipo con riesgo de rotación.

Esto, que hace apenas unos años sonaba a ciencia ficción, se ha convertido en una tendencia creciente. Los expertos advierten de que los departamentos de RRHH están adoptando herramientas de IA con gran rapidez, aunque muchos todavía no tienen un camino claro para pasar de pruebas aisladas a una integración madura. También se apunta a que la automatización y la IA están dejando de ser “novedad” para convertirse en la norma en la gestión de recursos humanos.

Buscando al empleado adecuado

A las nueve y media el café se enfría: llega una petición urgente del área comercial. Se necesitan dos técnicos de gestión preventa. Antes, redactar la oferta de trabajo requería varias idas y venidas entre departamentos; hoy, la responsable de selección pide al asistente de IA generativa una propuesta inclusiva y optimizada con palabras clave para buscadores. Después, el sistema de matching tomará el relevo: revisará solicitudes, perfiles laborales y experiencias previas para pronosticar quién, además de encajar técnicamente, tiene mayor probabilidad de permanecer en la organización.

El equipo de selección revisará esos resultados (porque, siguiendo las buenas prácticas, la IA no decide: propone y el equipo valida) y a los candidatos mejor posicionados se les enviará un enlace para realizar una videoentrevista asíncrona. Es decir, los candidatos grabarán sus respuestas cuando quieran. Después, un modelo de IA analizará su comunicación verbal, paraverbal y no verbal para inferir rasgos relevantes para el puesto, y elaborar un informe para el técnico de selección.

Nada de esto es excepcional: más del 44 % de las organizaciones ya utiliza IA para atraer y seleccionar talento, y diferentes estudios apuntan a que el porcentaje puede superar el 80 % si incluimos herramientas como filtros automatizados, chatbots o pruebas en vídeo. No sorprende: la IA puede reducir hasta un 30 % los costes de contratación.

Enseñar e integrar a los nuevos empleados

A pesar del ritmo acelerado, hoy es un día especial: se incorporan tres nuevas personas en Finanzas y en Marketing. Paradójicamente, su proceso de integración comenzó antes de que pisaran la oficina.

Durante los últimos tres días, cada uno de ellos recibió un itinerario personalizado según su puesto, experiencia y estilo de aprendizaje: un vídeo de bienvenida personalizado, módulos de e-learning adaptativos, contenidos sobre la cultura de la organización y una sesión de mentoría guiada por IA para resolver dudas.

Antes incluso de recibir su correo corporativo, la IA ya ha generado un mensaje de bienvenida con enlaces al portal formativo, un bot de preguntas y una encuesta de clima inicial programada para dentro de 15 días.

Una tecnología potente necesitada de gobernanza humana y ética

Pero la tecnología no solo selecciona e incorpora: también obliga a pensar y vigilar. A las cinco de la tarde la directora de Recursos Humanos se reúne con el área legal, con el responsable de tecnología y con el comité de ética.

Se revisan los resultados de una auditoría de sesgo: se analizaron 1 234 candidaturas rechazadas el mes pasado y no se detectó discriminación sistemática hacia ningún grupo. Se debate el “derecho a explicación” de los candidatos, la transparencia del algoritmo y las condiciones del consentimiento de datos.

Quedan decisiones importantes en el acta: lanzar un programa interno de alfabetización en IA para el personal de RRHH y una encuesta sobre confianza en los sistemas automatizados dirigida a toda la plantilla.

La directora resume el estado de la cuestión con una frase que ya es un mantra en los departamentos modernos: “La tecnología es potente, pero sin gobernanza humana y ética, convierte Recursos Humanos en una caja negra”. Y tiene razón.

La Organización Internacional del Trabajo (OIT) advierte que un mal diseño de IA puede socavar la gestión del talento en lugar de potenciarla. Además, investigaciones recientes señalan que los equipos de recursos humanos están adoptando la IA más rápido de lo que se están formando para usarla correctamente, lo que genera brechas de preparación y resistencia cultural.

El reto es usar la IA con criterio

Son las siete de la tarde y la jornada termina. Aunque las luces se apagan, el panel de IA sigue en funcionamiento: calcula riesgos de fuga, organiza entrevistas, ajusta rutas de formación. La tecnología no descansa, y ahí está la paradoja: cuanto más automático se vuelve el trabajo, más imprescindible es el juicio humano. No estamos frente a un futuro lejano ni a una utopía tecnificada; nos hallamos ante un presente que todavía avanza a distintas velocidades. La IA ya trabaja en Recursos Humanos, pero muchas organizaciones aún están aprendiendo a gobernarla.

La promesa es enorme: más eficiencia, más precisión, más capacidad para anticipar problemas. Pero también lo es la responsabilidad que trae consigo. Si los algoritmos no son explicables, si nadie los supervisa, si olvidamos la ética detrás de cada decisión, la gestión del talento podría convertirse en una caja negra opaca y difícil de explicar. Quizá el verdadero riesgo no sea que la IA reemplace a RRHH, sino que RRHH renuncie a cuestionarla.

Porque los algoritmos no tienen valores. No saben qué es la justicia, ni el respeto, ni la diversidad. Por eso necesitan profesionales que sí los tengan. El reto del sector no es aprender a usar IA, sino aprender a usarla con criterio, sin perder de vista lo esencial: seguimos gestionando personas, no datos. El futuro de los Recursos Humanos no depende de la tecnología. Depende de quién la supervise.

The Conversation

David Aguado García es miembro del ThinkTank de Psicología del Trabajo y las Organizaciones; y Colaborador de Investigación en el Instituto de Ingeniería del Conocimiento.

ref. Recursos humanos e IA: la cuestión no es la tecnología, sino quién la supervisa – https://theconversation.com/recursos-humanos-e-ia-la-cuestion-no-es-la-tecnologia-sino-quien-la-supervisa-269845

¿Cómo reparar algo que la justicia ha roto? El caso de ‘los cinco de Central Park’

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pedro Mora-Ramírez, Doctorando y Profesor Sustituto Interino, Universidad de Huelva

Yusef Salaam (izquierda), Raymond Santana (segundo por la derecha) y Kevin Richardson (extremo derecho), tres de los Cinco de Central Park, inauguran la nueva entrada ‘Gate of the Exonerated’ (Puerta de los Exonerados) en Central Park el 19 de diciembre de 2022, en el vigésimo aniversario de su exoneración. Jeenah Moon/Innocence Project, CC BY-NC

Este mes se cumplen tres años, pero también una vida, desde que quedó grabado en piedra el perdón que la sociedad neoyorquina le pedía a cinco de sus habitantes. Fue en diciembre de 2022 cuando se erigió, en una esquina de Central Park, una entrada al parque con una placa muy especial: la Puerta de los Eximidos (Gate of the Exonerated). A primera vista, puede parecer un acceso más, pero su significado es profundo.

Representa una historia dolorosa y, al mismo tiempo, una lección de justicia, racismo y, sobre todo, esperanza. La entrada honra a Korey Wise, Yusef Salaam, Antron McCray, Raymond Santana Jr. y Kevin Richardson, cinco adolescentes condenados injustamente por un crimen que no cometieron.

El caso

La madrugada del 19 de abril de 1989, la joven corredora Trisha Meili fue brutalmente asaltada, violenta y sexualmente en Central Park. Al mismo tiempo, se produjeron incidentes y peleas entre varios adolescentes que también estaban en el parque. La policía detuvo a algunos de estos jóvenes afroamericanos y latinos como sospechosos del ataque y entre ellos se encontraban los protagonistas de esta historia, conocidos durante años como los “Cinco de Central Park” (“Central Park Five”).

Donald Trump publicó anuncios a toda página en cuatro periódicos de la ciudad de Nueva York en 1989 en los que pedía al estado que adoptara la pena de muerte.
Donald Trump publicó anuncios a toda página en cuatro periódicos de la ciudad de Nueva York en 1989 en los que pedía al estado que adoptara la pena de muerte.
Daily News

Después de que los detuvieran, comenzaron una sucederse una serie de errores y abusos que cambiarían sus vidas para siempre. Los menores, que tenían entre 14 y 16 años en el momento del arresto, fueron interrogados durante horas sin la presencia de abogados ni de sus familias. Bajo mucha presión, terminaron firmando confesiones falsas e incluso grabaron declaraciones que no coincidían con lo que había pasado. No había pruebas físicas que los relacionaran con la violación, pero aun así fueron juzgados y condenados.

Pasaron entre 6 y 13 años en prisión. Ellos y sus familias tuvieron que vivir con el estigma, la violencia y la injusticia del sistema carcelario.

Sin embargo, en 2002, Matias Reyes, un preso que ya cumplía condena por delitos parecidos, confesó que había sido el responsable del ataque. Las pruebas de ADN confirmaron la declaración y los hombres fueron exonerados.

Racismo, mito y realidad

Esta exoneración no solo cerró un caso, sino que abrió un debate en el país: ¿cómo pudo fallar tanto el sistema policial y judicial? Y, con esta pregunta, aparece otra cuestión igual de importante: Estados Unidos se presenta como “la tierra de los libres” donde todas las personas tienen oportunidades, pero ¿por qué no todas las personas reciben el mismo trato? ¿Quién se beneficia del famoso “sueño americano” y quién queda fuera?

La historiadora Dawn A. Dennis dice que esta idea es en gran parte un mito que ignora la discriminación racial.

Los datos lo confirman: los hombres afroamericanos son el grupo más encarcelado del país. Aunque representan una parte pequeña de la población, son detenidos y condenados mucho más que de otros grupos.

Gráfico que indica cuántas personas estaban encarceladas en Estados Unidos en 2023 en comparación con 2003: aunque en esos 20 años ha disminuido el número total, más de un 45% de los jóvenes encarcelados son afroamericanos y solo un 29% son blancos..
Gráfico que indica cuántas personas estaban encarceladas en Estados Unidos en 2023 en comparación con 2003: aunque en esos 20 años ha disminuido el número total, más de un 45% de los jóvenes encarcelados son afroamericanos y solo un 29% son blancos.
Puzzanchera, C., Sladky, TJ., and Kang, W. (2025). Easy Access to the Census of Juveniles in Residential Placement https://www.ojjdp.gov/ojstatbb/ezacjp. (Graph: Emily Widra, 2025). Prison Policy Iniciative

El caso que sufrieron estos adolescentes muestra claramente cómo el racismo puede influir en las decisiones policiales, en los medios de comunicación, en los juicios e incluso en lo que la gente piensa.

La enorme atención mediática hizo que muchos vieran a estos jóvenes como culpables antes de que el juicio empezara y de hubiera pruebas reales. Sus caras aparecieron en portadas y algunos políticos incluso pidieron la pena de muerte.

Con el paso de los años se han tomado algunas medidas para reparar el daño causado y transformar el sistema de la justicia, pero las consecuencias siguen presentes.

La inauguración de la Puerta de los Eximidos en 2022 fue un gesto simbólico pero importante. No solo honra a Korey Wise, Yusef Salaam, Antron McCray, Raymond Santana Jr. y Kevin Richardson, sino también a todas las personas que han sido acusadas, condenadas o encarceladas injustamente en Estados Unidos.

Esta entrada, ubicada en la parte noroeste de Central Park, invita a reflexionar sobre cómo el sistema judicial puede fallar, especialmente cuando el racismo y las desigualdades económicas siguen existiendo. También nos recuerda que la reparación –aunque llegue tarde– puede ser posible, y que la sociedad debe aprender de sus errores.

El cine como denuncia: When They See Us (2019)

Esta historia volvió a cobrar fuerza en 2019 cuando la directora Ava DuVernay estrenó la miniserie When They See Us (Así nos ven) en Netflix. Fue un gran éxito y permitió que muchas personas, especialmente jóvenes, conocieran el testimonio desde la perspectiva de los detenidos. La serie muestra, de forma dura y emotiva, cómo estos adolescentes fueron presionados y condenados injustamente.

Además de contar los hechos reales, When They See Us representa cómo la cárcel afectó sus vidas, sus relaciones familiares y las oportunidades que perdieron incluso después de alcanzar la libertad. Los espectadores entonces pueden entender que una condena injusta no termina cuando alguien sale de prisión, sino que las secuelas perviven durante años.

Ava DuVernay quiso usar el entretenimiento para crear una reflexión que nos mueva como sociedad a la acción, al mismo tiempo que nos hace cuestionar lo que creemos.

When They See Us no solo cuenta lo que pasó, sino que nos invita a pensar en el impacto de los prejuicios y en la importancia de un sistema judicial justo. Gracias a la serie se abrieron conversaciones sobre racismo, responsabilidad policial y la necesidad de pensar alternativas al sistema penal en Estados Unidos. Por tanto, las narrativas audiovisuales pueden convertirse herramientas esenciales para la denuncia de injusticias sociales.

De hecho, DuVernay pertenece también al equipo de ARRAY 101, una iniciativa educativa en línea que ha desarrollado unos recursos de aprendizaje sobre el caso. Así, el cine u otros medios audiovisuales, como explica la idea del “hermanamiento de palabra e imagen”, pueden convertirse en herramienta para la educación y denuncia social.

Una lección de esperanza

Esta historia no es solo algo del pasado; puede repetirse. Nos recuerda que la justicia no siempre funciona como debería y que la sociedad tiene la responsabilidad exigir cambios. Este caso muestra por qué es importante escuchar a quienes han sido silenciados.

La Puerta de los Eximidos simboliza, por tanto, la esperanza: una entrada hacia un futuro más justo. Cruzarla significa recordar, pero también comprometerse con una justicia que no discrimine por raza, género, sexualidad o nivel social. Y vosotros, queridos lectores, ¿se atreven a cruzar estos espacios?

The Conversation

Pedro Mora-Ramírez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo reparar algo que la justicia ha roto? El caso de ‘los cinco de Central Park’ – https://theconversation.com/como-reparar-algo-que-la-justicia-ha-roto-el-caso-de-los-cinco-de-central-park-267077

Año nuevo, hábitos viejos: por qué empezar es fácil y mantener es lo difícil

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Serrano León, Director y profesor del Máster de Psicología General Sanitaria, Universidad Europea

El 1 de enero tiene algo de “interruptor psicológico”. De repente, parece más fácil imaginarse y comprometerse con una versión mejorada de uno mismo: más activo, más ordenado, más saludable. Es como si el calendario ofreciera una línea de salida nítida y, con ella, una sensación de control: “empiezo de cero”, “ahora sí toca”, “este año lo hago bien”.

No es solo una sensación. El llamado fresh start effect (“efecto reinicio”) muestra que los hitos temporales –año nuevo, cumpleaños, comienzo de mes o incluso de semana– actúan como “marcadores” que nos empujan a perseguir metas, porque facilitan que dejemos mentalmente atrás errores pasados y miremos hacia adelante. Dicho de otra forma: esos cortes en el tiempo hacen más fácil activar la intención de cambio, porque aumentan la saliencia de nuestros ideales (cómo nos gustaría ser) y reducen, momentáneamente, el peso de la inercia.

El problema es que iniciar es la parte sencilla. Mantener, por el contrario, cuesta. El impulso del “reinicio” suele durar lo que dura la novedad: unos días, quizá unas semanas. Después regresan la rutina, el cansancio, las prisas y los mismos estímulos de siempre. Y cuando fallamos, solemos explicarlo con una palabra que lo tapa todo: la falta de “fuerza de voluntad”.

Desde la psicología, sin embargo, lo habitual es que no falle la voluntad: falla el diseño del cambio. Si el propósito no se traduce en conductas concretas, si no hay un plan para los obstáculos y si el entorno sigue empujando hacia el hábito antiguo, la intención se queda sola frente a un sistema (tu día a día) que está optimizado para “lo de siempre”.

Convertimos un deseo en un eslogan, no en una conducta

“Este año me cuido” suena bien, pero el cerebro no se mueve con titulares. Se mueve con conductas concretas: qué hago, cuándo, dónde y durante cuánto tiempo. La investigación sobre metas lleva décadas señalando que las metas específicas (y con cierto grado de desafío realista) funcionan mejor que las vagas, porque guían la atención y permiten medir progreso.

Hay una regla útil: si no puedes escribir tu propósito como una acción observable, todavía no es un plan. “Hacer ejercicio” no compite contra el sofá. “Caminar 25 minutos lunes, miércoles y viernes al salir del trabajo” sí compite, porque ya tiene forma.

Subestimamos el poder del hábito y del entorno

Nos gusta pensar que decidimos en frío, pero buena parte de lo que hacemos es automático. Los hábitos se disparan por señales del contexto (lugares, horarios, rutinas, personas). Y, cuando están muy asentados, pueden activarse incluso aunque la intención consciente sea otra.

Por eso el cambio fracasa cuando pretende ocurrir “en el aire”, sin tocar el entorno. Si tu propósito es comer mejor, pero tu despensa sigue igual y la compra del supermercado la haces con hambre a última hora, el guión de siempre gana. No por falta de valores, sino por exceso de fricción.

Pedimos al autocontrol que haga un trabajo que no le corresponde

El autocontrol existe, claro. Pero es más fiable como “empuje ocasional” que como sistema de vida. La conclusión práctica es simple: cuanto más dependas de “aguantar”, más vulnerable será tu propósito en semanas de estrés, sueño irregular o carga laboral.

En cambio, cuando el cambio se apoya en decisiones previas (por ejemplo, dejar preparada la ropa deportiva para salir a correr, planificar cenas sencillas, desinstalar una app, pactar con alguien un plan), reduces la necesidad de negociar contigo mismo cada día.

Formulamos propósitos en negativo: “dejar” y “evitar”

Muchos propósitos son prohibiciones: “no comer dulce”, “no fumar”, “no procrastinar”. El problema es que “no” no dice qué hacer cuando llegue el disparador. ¿Qué harás cuando te ofrezcan postre? ¿Qué harás cuando tengas ansiedad? ¿Qué harás cuando aparezca el impulso de posponer?

Un detallado experimento sobre los propósitos de año nuevo encontró que las metas de aproximación (añadir una conducta deseada) se sostienen mejor que las metas de evitación (dejar o evitar algo).

No significa que “dejar” sea imposible; significa que conviene traducir el “dejar” a un “hacer”. Por ejemplo: no “dejar el azúcar”, sino “tomar fruta después de comer” o “tomar yogur natural con canela” (alternativas concretas).

Queremos resultados rápidos, pero el hábito es lento (y no lineal)

Aquí aparece otra trampa: expectativas. Un estudio clásico sobre formación de hábitos observó que la automaticidad crece con el tiempo, pero a ritmos muy distintos según la persona y la conducta. En promedio, no hablamos de “una semana de motivación”, sino de varias semanas o meses de repetición.

Y hay un detalle tranquilizador: un tropiezo puntual no “rompe” el hábito en construcción. Lo que lo rompe es abandonar la repetición durante demasiado tiempo. Dicho en lenguaje cotidiano: no te hunde un día malo; te hunde convertir ese día malo en “ya da igual”.

Intención no es acción: falta el puente

En consulta se ve a menudo: la persona sabe lo que quiere, pero no logra hacerlo en el momento clave. Para construir ese puente hay una herramienta sorprendentemente simple y con evidencia sólida: las implementation intentions, planes del tipo “si pasa X, entonces haré Y”.

Por ejemplo, “Si es martes y salgo tarde, entonces pediré una cena ‘plan A’ (ensalada + proteína)” o “Si me descubro abriendo redes por inercia, entonces las cierro y pongo un temporizador de 10 minutos para empezar la tarea” o bien “Si me ofrecen una segunda copa, entonces pediré agua con gas”.

Un complemento útil es el mental contrasting: imaginar el beneficio deseado, pero también el obstáculo realista que probablemente aparecerá, y planificar la respuesta. En estudios educativos, combinar este enfoque con planes “si–entonces” ha mostrado mejoras en desempeño y persistencia.

Propósitos “prestados”: cuando el cambio no es tuyo

Por último, hay propósitos que nacen de presión externa (“debería”, “para no sentirme culpable”, “para encajar”). La teoría de la autodeterminación distingue entre motivación autónoma (alineada con valores propios) y motivación controlada (por presión o recompensa externa). La primera sostiene mejor el esfuerzo a largo plazo.

Hay una pregunta útil, sencilla y reveladora: “Si nadie me viera, ¿seguiría queriendo este cambio?” Si la respuesta es “no”, quizá el propósito necesita reformularse para que conecte con algo personal.

Probemos a escribir los propósitos en tres líneas:

  • Conducta: “Voy a ___ (acción concreta)”.

  • Contexto: “Lo haré ___ (día/hora/lugar)”.

  • Plan si–entonces: “Si aparece ___ (obstáculo), entonces haré ___ (alternativa)”.

Este enfoque no promete perfección. Promete algo más realista: menos negociación diaria y más consistencia. Y, al final, los cambios duraderos suelen parecerse menos a un gran gesto de enero y más a una suma de decisiones pequeñas bien diseñadas.

The Conversation

Oliver Serrano León no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Año nuevo, hábitos viejos: por qué empezar es fácil y mantener es lo difícil – https://theconversation.com/ano-nuevo-habitos-viejos-por-que-empezar-es-facil-y-mantener-es-lo-dificil-272616

West Coast levee failures show growing risks from America’s aging flood defenses

Source: The Conversation – USA (2) – By Farshid Vahedifard, Professor of Civil and Environmental Engineering, Tufts University

Days of heavy rain caused a levee on the White River to breach, sending water into Pacific, Wash., on Dec. 16, 2025. Brandon Bell/Getty Images

In recent weeks, powerful atmospheric river storms have swept across Washington, Oregon and California, unloading enormous amounts of rain. As rivers surged, they overtopped or breached multiple levees – those long, often unnoticed barriers holding floodwaters back from homes and towns.

Most of the time, levees don’t demand attention. They quietly do their job, year after year. But when storms intensify, levees suddenly matter in a very personal way. They can determine whether a neighborhood stays dry or ends up underwater.

The damage in the West reflects a nationwide problem that has been building for decades. Across the U.S., levees are getting older while weather is getting more extreme. Many of these structures were never designed for the enormous responsibility they now carry.

A paved bicycling path atop a levee is broken and slabs of asphalt pavement are tilted into a breach where water poured through.
Crews inspect damage to a Green River levee in the Seattle suburbs on Dec. 15, 2025. Thousands of people were urged to evacuate during a series of atmospheric river storms, and the National Guard was sent to monitor and reinforce several levees considered at risk.
AP Photo/Manuel Valdes

As a civil engineer at Tufts University, I study water infrastructure, including the vulnerability of levees and strategies for making them more resilient. My research also shows that when levees fail, the consequences don’t fall evenly on the population.

Levees became critical infrastructure almost by accident

Many people assume levees were built as part of modern, carefully engineered flood-control systems. In reality, many of the levees still in use today began much more humbly.

Decades ago, farmers built simple earthen embankments to protect their fields and livestock from seasonal flooding. These early levees were practical solutions, shaped by experience rather than formal engineering. They were not constructed using rigorous design standards, and they did not follow consistent construction or maintenance guidelines.

Over time, the landscape around these levees changed. Farmland gave way to neighborhoods. Roads, railways, factories and ports expanded into floodplains. Populations grew. What were once modest, local structures protecting farms gradually became the first line of defense for millions of people in homes and workplaces.

During the Great Mississippi Flood of 1927, the river poured over and broke through levees, flooding thousands of square miles of land. Both overtopping and a breach are visible in this photo.
National Weather Service Archival Photography by Steve Nicklas, NOS, NGS

Without much public debate or planning, these semi-engineered levees took on a critical and unintended role. The question that still lingers is whether they were ever prepared for it.

Vast, aging levee system now protecting millions

Today, the National Levee Database counts more than 24,000 miles (38,600 kilometers) of levees in the U.S., with an average age of about 61 years and many of them much older. Together, they protect over 23 million people, around 7 million buildings and nearly US$2 trillion in property value.

That’s an extraordinary level of responsibility for a system that is unevenly maintained with varying oversight. Some levees are inspected regularly. Others are owned by small local agencies or private entities with limited funding. In some cases, responsibility is unclear or fragmented.

One levee that was breached along the Green River in Washington state during storms in mid-December 2025 had been due for repairs for several years, but disagreements among governments had recently held up needed work, The Seattle Times reported. The breach forced thousands of people to evacuate

A map shows many breaches in the Midwest, as well as in Washington state and the Northeast.
Many states have at-risk levees. The map shows all levees in the U.S. National Levee Database (in red) and 478 levee segments where overtopping is known to have occurred in the previous 15 years (in blue).
S. Flynn, et al., 2025

The American Society of Civil Engineers’ 2025 Report Card for American Infrastructure, which I contributed to, gave the nation’s levees a D-plus grade, citing aging infrastructure, inconsistent monitoring and long-term underinvestment. A new dataset that colleagues and I created of levee damage includes 487 cases where rivers poured over levees, known as overtopping, in the past 15 years. That doesn’t mean levees are failing everywhere; it means that many are operating with little margin for error.

How levees fail

Levee failures are rarely sudden collapses. More often, they start quietly.

The most common reason levees fail is overtopping, when water from a river, stream or lake behind the levee flows over the top. Once that happens, erosion can begin on the landward side, weakening the structure from behind. What starts as a slow trickle can quickly grow into a breach, creating a large gap in the levee where water can pour in.

Two illustrations. One of overtopping points out that age, height and the materials used can weaken the levee, leading to a breach, which cuts into the levee allowing a faster, deeper steam of water to pour through.
An illustration shows the difference between overtopping and a breach, and some of the reasons a levee can fail.
S. Flynn et al., 2025

Atmospheric river storms make the risk of overtopping and breaches much higher. These storms deliver enormous amounts of rainfall across wide areas in a matter of hours, often combined with snowmelt. Rivers rise faster and stay high longer. Many levees were never designed for that kind of sustained pressure.

When a levee breaches, flooding can be rapid and deep, leaving little time for evacuation and causing damage that spreads far beyond the floodplain.

Who relies on levees today?

Millions of Americans live and work in area protected by levees, often without realizing it. Homes, schools, highways, rail corridors, ports and power facilities depend on the integrity of these structures.

A recent national study found that across the contiguous U.S., urban expansion into floodplains occurred more than twice as fast after levee construction as it did in surrounding counties, highlighting how levees can affect communities’ perception of danger.

In fact, when levees fail, flooding can be worse than in areas without levees, because water rushes in quickly and drains slowly.

The risks are also uneven, shaped by history, economics and policy decisions.

That reality became painfully clear during an atmospheric river storm in March 2023 when a levee along California’s Pajaro River failed, flooding the town of Pajaro. Pajaro is home to many low-income farmworkers. Floodwaters forced hundreds of residents to evacuate, and some people were trapped as water levels rose.

How the Pajaro Valley flooded after intense rainfall from an atmospheric river in March 2023, breaching a levee protecting a small California town.

What made the disaster especially troubling was what emerged afterward. Officials and engineers had known for decades that the Pajaro River levee was vulnerable. Reports documented its weaknesses, but repairs were repeatedly delayed.

Interviews by The Los Angeles Times and public records showed that part of the reason was financial. Decision-makers did not prioritize investing in a levee system protecting the low-income community. The risk was known, but the protection was deferred.

Pajaro is not an isolated case. Across the country, disadvantaged communities and communities of color are more likely to rely on older levees or levees that are not part of major federal programs. Rural towns often depend on agricultural levees. Urban neighborhoods may rely on structures built for a much smaller population.

When levees fail, the impacts cascade, closing roads, knocking out power, contaminating water supplies and disrupting lives for years.

A map shows highest disparities in Idaho, Utah, Colorado, Iowa, Ohio, Tennessee, Georgia, North Carolina, Virginia, Maine, Massachusetts and Vermont.
Disparity refers to the percentage of each state’s residents protected by levees who are considered disadvantaged, based on the U.S. Council on Environmental Quality’s Climate and Economic Justice Screening Tool. All levees in the National Levee Database are counted.
F. Vahedifard et al., 2023

Why this moment matters

Advances in engineering, monitoring and risk assessment have improved how levees are evaluated and designed.

Hurricane Katrina marked a turning point in 2005 when its storm surge broke through levees protecting New Orleans. Hundreds of people died in the flooding. The disaster exposed the consequences of neglect and fragmented responsibility for levee upkeep.

At the same time, there has been real progress. Over the past two decades, significant federal investments have strengthened the condition and management of many of the nation’s levees, particularly through the work of federal agencies such as the U.S. Army Corps of Engineers.

Still, the legacy of decisions made decades ago remains, and climate change is raising the risks. Heavier rainfall, fast snowmelt and rising seas are pushing water control systems beyond what many levees were designed to handle. Events once considered rare are becoming more frequent.

As atmospheric rivers test levees in the West and flood risks grow nationwide, the challenge is no longer just technical. It’s about how society values protection, communicates risk and decides whose safety is prioritized.

Levees will continue to play a vital role in protecting communities. Understanding their history, and their limits, is essential as the storms of the future arrive.

The Conversation

Farshid Vahedifard received funding from the National Science Foundation (NSF) and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). He is affiliated with the United Nations University Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH).

ref. West Coast levee failures show growing risks from America’s aging flood defenses – https://theconversation.com/west-coast-levee-failures-show-growing-risks-from-americas-aging-flood-defenses-272556

LA fires showed how much neighborliness matters for wildfire safety – schools can do much more to teach it

Source: The Conversation – USA (2) – By Elizabeth A. Logan, Associate Director of the Huntington-USC Institute on California and The West, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences

Eaton fire survivors gather in Altadena, Calif., to talk about recovery six months after the LA fires. Sarah Reingewirtz/MediaNews Group/Los Angeles Daily News via Getty Images

On Jan. 7, 2025, people across the Los Angeles area watched in horror as powerful winds began spreading wildfires through neighborhood after neighborhood. Over three weeks, the fires destroyed more than 16,000 homes and businesses. At least 31 people died, and studies suggest the smoke and stress likely contributed to hundreds more deaths.

For many of us who lived through the fires, it was a traumatic experience that also brought neighborhoods closer together. Neighbors scrambled to help each other as burning embers started spot fires that threatened homes. They helped elderly and disabled residents evacuate.

A man turns a hose on a burning house while another runs.
Samuel Girma runs to get another hose as he and others try to stop the Eaton fire from spreading to more homes in Altadena, Calif. Girma was in the area on a construction job. The other man lives nearby.
Robert Gauthier/Los Angeles Times via Getty Images

As the LA region rebuilds a year later, many people are calling for improvements to zoning regulations, building codes, insurance and emergency communications systems. Conversations are underway about whether rebuilding in some locations makes sense at all.

But managing fire risk is about more than construction practices, regulations and rules. It is also about people and neighborliness – the ethos and practice of caring for those in your community, including making choices and taking steps on your own property to help keep the people around you safe.

Three men, one an older man, stand in the still-smoky ruins of what was once a home, with fire damage all around them.
Neighbors who lost their homes to a fire in Altadena, Calif., on Jan. 9, 2025, talk amid the ruins.
Zoë Meyers/AFP via Getty Images

As LA-area residents and historians who witnessed the fires’ destruction and have been following the recovery closely, we believe building a safer future for fire-risk communities includes increasing neighborliness and building shared knowledge of the past. Much of that starts in the schools.

Neighborliness matters in community fire safety

Being neighborly means recognizing the connectedness of life and addressing the common good, beyond just the individual and family network.

It includes community-wide fire mitigation strategies that can help prevent fires from spreading.

During the Southern California fires, houses, fences, sheds, roofs and dry vegetation served as the fuel for wind-blown fires racing through neighborhoods miles away from forested land. Being neighborly means taking steps to reduce risks on your own property that could put your neighbors at risk. Following fire officials’ recommendations can mean clearing defensible space around homes, replacing fire-prone plants and limiting or removing burnable material, such as wood fencing and sheds.

A woman closes her eyes as she hugs her cat.
Denise Johnson holds her cat Ramsey after the Eaton Fire. Her home was one of the few in her immediate neighborhood that survived, but recovery will take time for everyone.
AP Photo/Jae C. Hong

Neighborliness also recognizes the varying mental health impacts of significant wildfire events on the people who experience them. Being neighborly means listening to survivors and reaching out, particularly to neighbors who may be struggling or need help with recovery, and building community bonds.

Neighbors are often the first people who can help in an emergency before local, state and federal responders arrive. A fast neighborhood response, whether helping put out spot fires on a lawn or ensuring elderly residents or those without vehicles are able to evacuate, can save lives and property in natural disasters.

Fire awareness, neighborliness start in school

Community-based K-12 schools are the perfect places for learning and practicing neighborliness and providing transformative fire education.

Learning about the local history of wildfires, from the ecological impact of beneficial fire to fire disasters and how communities responded, can transform how children and their families think about fires and fire readiness.

However, in our view, fire history and safety is not currently taught nearly enough, even in fire-prone California.

A man pushes an older woman in a shopping cart along a pathway with apartments on one side and sand on the other, and thick smoke behind them.
Jerome Krausse pushes his mother-in-law in a shopping cart on a path along the beach as they evacuate amid fires in Pacific Palisades on Jan. 7, 2025.
AP Photo/Richard Vogel

California’s Department of Education Framework and Content Standards for K-12 education offer several opportunities to engage students with innovative lessons about wildfire causes, preparedness and resilience. For example, fourth grade history and social science standards include understanding “how physical environments (e.g., water, landforms, vegetation, climate) affect human activity.” Middle school science standards include mapping the history of natural hazards, though they only mention forest fires when discussing technology.

Schools could, and we believe should, include more fire history, ecological knowledge and understanding of the interconnectedness of neighborhoods and neighbors when it comes to fire safety in those and other classes.

Elementary schools in many states bring in firefighters to talk about fire safety, often through programs run by groups like the California Fire Prevention Organization. These efforts could spend more time looking beyond house fires to discuss how and where wildfires start, how they spread and how to make your own home and neighborhood much safer.

Models such as the U.S. Fire Administration’s collaboration with Sesame Workshop on the Sesame Street Fire Safety Program for preschool kids offer examples, blending catchy phrases with safety and science lessons.

The National Fire Protection Association’s Sparky the Fire Dog shares some simple steps that kids can do with their parents and friends to help keep their neighborhood safer from wildfire.

Including knowledge from Indigenous tribal elders, fire management professionals and other community members can provide more robust fire education and understanding of the roles people play in fire risk and risk reduction. Introducing students to future career pathways in fire safety and response can also help students see their roles in fire safety.

As LA recovers from the 2025 fires, fire-prone states can prepare for future fires by expanding education about fire and neighborliness, and helping students take that knowledge home to their families.

Remembering, because it will happen again

Neighborliness also demands a pivot from the reflexive amnesia regarding natural and unnatural disasters to knowing that it will happen here again.

There’s a dangerous, stubborn forgetfulness in the vaunted Land of Sunshine. It is all part of the myth that helped make Southern California such a juggernaut of growth from the late 19th century forward.

The region was, boosters and public officials insisted, special: a civilization growing in the benign embrace of the environment. Anything grew here, the endless Los Angeles Basin could absorb everyone, and if there wasn’t enough water to slake the thirst of metropolitan ambitions, engineers and taxpayers would see to it that water from far away – even very far away – would be brought here.

The Southland is beautiful, but a place can be both beautiful and precarious, particularly in the grip of climate change. These are lessons we believe should be taught in K-12 classrooms as an important step toward lowering disaster risk. Living with fire means remembering and understanding the past. That knowledge, and developing more neighborly behavior, can save your life and the lives of your neighbors.

The Conversation

Elizabeth A. Logan receives funding from the Sierra Nevada Conservancy and the WHH Foundation.

William Deverell receives funding from the Sierra Nevada Conservancy and the WHH Foundation.

ref. LA fires showed how much neighborliness matters for wildfire safety – schools can do much more to teach it – https://theconversation.com/la-fires-showed-how-much-neighborliness-matters-for-wildfire-safety-schools-can-do-much-more-to-teach-it-272505

Por qué necesitamos más y mejores áreas marinas protegidas antes de 2030

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Antonio García Charton, Profesor titular de Ecología, Universidad de Murcia

Vista submarina de la Reserva Marina de Cabo de Palos (España) Damsea/Shutterstock

En diciembre de 2022, los países participantes en la COP15 del Convenio sobre la Diversidad Biológica de las Naciones Unidas, celebrada en Montreal (Canadá), acordaron proteger al menos el 30 % de nuestras tierras y océanos para 2030, el conocido como “objetivo 30 x 30”. Este compromiso se basa en estudios científicos que sugieren que el 30 % es el mínimo necesario para restaurar la vida marina y todos los beneficios que proporciona a la humanidad.

En un planeta que sufre una crisis ambiental sin precedentes, las áreas marinas protegidas (AMP) son actualmente una de las mejores herramientas –cuando no la mejor– para proteger la biodiversidad marina, conservar los recursos de los océanos, permitir una mayor resiliencia al cambio climático y mantener los servicios prestados por los ecosistemas marinos que aseguren la calidad de vida de las comunidades costeras.

Con el fin de alcanzar de un modo efectivo el objetivo 30 x 30, los expertos abogan actualmente por la creación de “redes de AMP”, un conjunto de AMP individuales que rinden resultados de manera sinérgica, diseñadas para cumplir las metas que una única área no puede lograr por sí sola.

Para ello se requiere, ante todo, limitar las actividades humanas que dañan los ecosistemas que albergan. Estas redes deben incluir distintos tipos de hábitats –desde praderas submarinas hasta zonas profunda– y replicarlos en distintas extensiones para asegurar su resistencia ante cambios o impactos catastróficos.

También es importante variar el tamaño de las áreas según cómo se mueven las especies, e incluir diferentes niveles de protección, desde reservas totalmente cerradas hasta zonas donde se permitan actividades reguladas como la pesca o el buceo.




Leer más:
Conservación entre fronteras: reservas marinas móviles para proteger especies migratorias


La conectividad es otro aspecto clave: las AMP deben estar lo bastante cerca unas de otras como para permitir el intercambio de larvas y el movimiento de adultos, reforzando así las poblaciones y beneficiando a zonas no protegidas. Además, la red debe cuidar espacios con ecosistemas únicos, especies emblemáticas o poblaciones pesqueras importantes para la sostenibilidad futura.

Por otro lado, las AMP deben diseñarse y gestionarse con una participación real de todos los sectores implicados –pesca, turismo, ciencia, oenegés y administraciones–, promoviendo una gobernanza eficaz y equitativa que incluya también el conocimiento tradicional y local.

Un compromiso global insuficiente

Aunque casi 200 países se han comprometido con el objetivo 30 x 30, hoy solo el 9,6 % del océano global está bajo algún tipo de protección y menos del 3 % corresponde a AMP altamente o totalmente protegidas. Estas, según muchos ecólogos marinos, son las que verdaderamente restauran ecosistemas y aportan beneficios tangibles a la sociedad. El mundo necesita cuadruplicar el nivel actual de protección en apenas 5 años.

La mayor parte del progreso en AMP durante las dos últimas décadas se ha hecho creando muy pocas áreas extremadamente grandes –más de 100 000 km²– en lugares remotos de las zonas económicas exclusivas (ZEE) de ciertos estados. Es decir, en aquellas áreas marítimas que se extienden hasta 200 millas náuticas desde la costa de un país, donde este tiene derechos soberanos sobre la exploración, uso y conservación de sus recursos naturales (pesca, minerales, energía) y jurisdicción sobre actividades como investigación científica y protección ambiental.

Esto ha hecho avanzar los porcentajes globales, pero tiene un efecto limitado sobre los ecosistemas donde se concentra la biodiversidad y la actividad humana: las aguas costeras. Aunque el 94 % de todas las AMPs del planeta se ubican en aguas dentro de las 12 millas (mar territorial), son tan pequeñas (mediana de 1,1 km²) que colectivamente solo protegen el 0,3 % del océano mundial.

Un estudio reciente ha puesto de manifiesto que para cubrir las lagunas de protección global habría que crear cerca de 300 AMP grandes y unas 188 000 AMP pequeñas. Esto supone añadir 1,68 millones de km² de protección costera y más de 16 millones de km² en aguas exteriores. En términos operativos, esto se traduce en crear unas 85 AMP nuevas cada día entre 2025 y 2030. Algo que, evidentemente, no está ocurriendo.

Como además evidencia este reciente trabajo, el problema no es solo de cantidad, sino de calidad. Un tercio de la superficie marina considerada “protegida” permite actividades incompatibles con la conservación, como pesca industrial, minería marina, extracción de hidrocarburos, energía eólica marina, etc. Y miles de AMP carecen de planes de gestión, seguimiento o vigilancia. En realidad, sólo el 3 % del océano mundial está realmente bien protegido.




Leer más:
Proteger el 30 % de los océanos no es suficiente


Las AMP españolas: un ejemplo de lo que pasa en el resto del mundo

El mar Mediterráneo ofrece un ejemplo especialmente claro de la deficiente aplicación de las AMP: hasta el 95 % de ellas no presentan diferencias normativas y la mayoría no albergan más biodiversidad que las zonas no protegidas.

Además de que casi no existen zonas altamente protegidas (0,23 % de toda su superficie), la red actual está muy fragmentada. La mayoría de las zonas protegidas se concentran en la cuenca noroccidental, lo que da lugar a una conectividad deficiente de la red y a enormes desequilibrios territoriales.

La situación en la costa española, tanto mediterránea como atlántica, no difiere demasiado del diagnóstico global. Si bien en la teoría alcanza un alto porcentaje de protección marina (alrededor de un 23 %) y aspira a alcanzar el 25 % a finales de este año, muchos de los planes de gestión de estos espacios no son efectivos en la regulación real de actividades como pesca, turismo, etc. Así que, en la práctica, estas áreas funcionan como espacios sin protección real.

Por otra parte, menos del 1 % del área protegida de España está clasificada como altamente protegida o totalmente protegida. Por el contrario, más de 150 AMP, que comprenden el 40 % del área protegida del país, se consideran ligeramente protegidas o mínimamente protegidas. Asimismo, resulta alarmante que cerca del 45 % del área protegida se considera incompatible con los objetivos de conservación al permitir actividades como la pesca industrial, las prospecciones petrolíferas, la minería o las eólicas marinas.




Leer más:
Arranca la eólica marina en España: retos e incertidumbres de instalar 200 aerogeneradores flotantes en el mar


Además, con el fin de alcanzar “por la vía rápida” el objetivo 30 x 30, en los últimos años se está recurriendo a incluir en la Red Natura 2000 marina espacios muy grandes, de miles de kilómetros cuadrados que, por el momento, adolecen de falta de medidas efectivas de protección. Ejemplos destacados son el Corredor de migración de cetáceos del Mediterráneo o el Corredor migratorio galaico-cantábrico occidental.

Estas áreas se encuentran a menudo muy lejos de la costa, lo que impide afrontar la protección de la zona costera. Y es aquí donde se dan la mayor parte de las presiones antrópicas, así como las debidas al cambio climático y los conflictos entre usos.

Por su parte, las reservas marinas de interés pesquero, aun siendo de pequeño tamaño, presentan en general buenos resultados, pero actualmente se encuentran afectadas por un drástico recorte de la financiación proveniente del Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación. Esta situación podría provocar una abrupta pérdida de los beneficios conseguidos durante los últimos 30 años, debido a una disminución de la vigilancia, sin la cual toda medida de gestión resulta inútil frente a la presión del furtivismo.

Por último, la gobernanza de las AMP españolas, ya sean de índole ambiental –como los espacios de la Red Natura 2000 marina– o de naturaleza pesquera –como las reservas marinas de interés pesquero–, no cuentan con participación efectiva de los diferentes actores locales. Esto dificulta la colaboración y el acuerdo con los sectores implicados, y con ello la creación de nuevas AMP o la ampliación de las ya existentes.




Leer más:
No podremos alcanzar un desarrollo sostenible con unos océanos enfermos


Claves para que España alcance la meta 30 x 30

Para alcanzar el objetivo 30 x 30 haría falta flexibilizar y descentralizar con urgencia los mecanismos administrativos para crear AMP, las cuales suelen depender de administraciones nacionales o regionales, generalmente con modelos de gobernanza verticales que limitan la participación y corresponsabilidad.

Permitir que municipios o comunidades costeras (por ejemplo, cofradías de pescadores u oenegés, mediante mecanismos como las concesiones administrativas, como una forma de custodia marina) declaren sus propias AMP agilizaría su creación y mejoraría tanto la eficiencia de la gestión como la equidad en la distribución de beneficios.

Para que este enfoque funcione es clave sensibilizar a los actores locales –pescadores, centros de buceo, hostelería, oenegés– sobre el valor de las AMP y formar a personas de la zona para diseñar y gestionar estos espacios de manera participativa y adaptativa, impulsando liderazgos locales que favorezcan la conservación marina.

Además, debe asegurarse que la protección sea real no solo manteniendo las acciones de vigilancia, el personal y los medios suficientes, sino también afianzando la participación pública en la gobernanza para garantizar el éxito de las medidas de protección.

Hoy en día, la mayor parte de las AMP dependen exclusivamente de inversiones públicas, lo cual limita las posibilidades de su expansión y funcionamiento. Incluso las pone en riesgo cuando las autoridades políticas no consideran que esta herramienta sea prioritaria. Una medida efectiva sería promover modelos mixtos de financiación que permitan, por ejemplo, que los beneficios locales obtenidos por la protección (pesca, turismo, hostelería, educación…) reviertan directamente en la gestión y el mantenimiento de las áreas protegidas.

Cuando las AMP incluyen áreas de protección estricta, están bien gestionadas y cuentan con apoyo local, consiguen restaurar la biodiversidad, aumentar las capturas pesqueras, reducir la vulnerabilidad climática y generar beneficios económicos claros.

Es urgente, por tanto, emprender investigaciones que ayuden a identificar las mejores áreas para entrar a formar parte de la red de AMP. También hace falta acometer reformas administrativas que permitan la financiación suficiente, alcanzar la legitimidad social adecuada y adoptar los esquemas de gobernanza participativa apropiados para acercarnos lo más posible al objetivo 30 x 30 de un modo realmente efectivo y equitativo. Una meta que, a día de hoy, parece demasiado lejana.

The Conversation

José Antonio García Charton ha recibido durante los últimos años fondos provenientes de convocatorias públicas competitivas de financiación de la investigación de la Fundación Biodiversidad (programa Pleamar con fondos del FEMPA), programa ThinkInAzul (PCCM), Fundación Séneca y PEICTI-MITECO, entre otras fuentes. Además, ha recibido contratos de investigación del Servicio de Pesca y Acuicultura de la CARM (con fondos del FEMPA), así como de otras empresas y administraciones.

ref. Por qué necesitamos más y mejores áreas marinas protegidas antes de 2030 – https://theconversation.com/por-que-necesitamos-mas-y-mejores-areas-marinas-protegidas-antes-de-2030-271123

À pierre-feuille-ciseaux, nos cerveaux peinent à agir au hasard… et c’est plus important qu’il n’y paraît

Source: The Conversation – in French – By Denise Moerel, Research Fellow in Cognitive Neuroscience, Western Sydney University

Une étude révèle que nos choix en compétition sont influencés par les manches précédentes, même lorsque s’appuyer sur le passé peut nuire à notre stratégie.


Il existe une stratégie optimale pour gagner plusieurs manches de pierre-feuille-ciseaux : être aussi aléatoire et imprévisible que possible ; ne pas tenir compte de ce qui s’est passé lors de la manche précédente. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Pour comprendre comment le cerveau prend des décisions en situation de compétition, nous avons demandé à des participants de jouer 15 000 parties de shifumi, tout en enregistrant leur activité cérébrale.

Nos résultats, publiés dans Social Cognitive and Affective Neuroscience, confirmaient que ceux qui se laissaient influencer par les manches précédentes avaient effectivement tendance à perdre plus souvent. Nous avons également montré que les humains peinent à véritablement agir de manière aléatoire, et que l’on peut discerner divers biais dans leur activité cérébrale lorsqu’ils prennent des décisions dans un contexte compétitif.

Ce que l’on peut apprendre d’un jeu simple

Le domaine des neurosciences sociales s’est surtout attaché à étudier le cerveau d’individus pris isolément. Pourtant, pour comprendre comment notre cerveau prend des décisions lorsque nous interagissons en société, il faut recourir à une méthode appelée « hyperscanning ». Cette méthode permet aux chercheurs d’enregistrer l’activité cérébrale de deux personnes ou plus pendant qu’elles interagissent, offrant ainsi une mesure du comportement social plus proche des situations réelles.

Jusqu’à présent, la plupart des travaux utilisant cette approche se sont concentrés sur la coopération. Lorsqu’on coopère avec quelqu’un, il est utile d’agir de la manière la plus prévisible possible afin de faciliter l’anticipation des actions et des intentions de chacun.

De notre côté, nous nous sommes intéressés à la prise de décision en situation de compétition, où l’imprévisibilité peut conférer un avantage — comme lorsqu’on joue à pierre-feuille-ciseaux. Comment notre cerveau prend-il des décisions, et garde-t-il la trace des actions précédentes, à la fois les nôtres et celles de l’autre joueur ?

Pour explorer ces questions, nous avons enregistré simultanément l’activité cérébrale de paires de participants pendant qu’ils jouaient 480 manches de shifumi l’un contre l’autre sur ordinateur. Soit un total de 15 000 manches à partir duquel nous avons constaté que les joueurs peinaient à rester imprévisibles lorsqu’il s’agissait de choisir l’option suivante.

Même si la meilleure stratégie est d’agir de manière aléatoire, la plupart des personnes présentaient un biais net, en jouant trop souvent l’une des options. Plus de la moitié des joueurs privilégiaient « pierre », suivie de « feuille », tandis que « ciseaux » était l’option la moins choisie.

Par ailleurs, les participants avaient tendance à éviter de répéter leurs choix : ils optaient pour une option différente à la manche suivante plus souvent que ce que le hasard seul aurait permis d’attendre.

Des décisions en temps réel

Nous pouvions prédire la décision d’un joueur — choisir « pierre », « feuille » ou « ciseaux » — à partir de ses données cérébrales avant même qu’il n’ait donné sa réponse. Cela signifie que nous pouvions suivre le processus de prise de décision dans le cerveau à mesure qu’il se déroulait, en temps réel.

Nous avons non seulement trouvé dans le cerveau des informations sur la décision à venir, mais aussi sur ce qui s’était produit lors de la partie précédente. Le cerveau contenait des informations à la fois sur la réponse précédente du joueur et sur celle de son adversaire durant cette phase de prise de décision.

Cela montre que, lorsque nous prenons des décisions, nous utilisons des informations sur ce qui s’est passé auparavant pour orienter la suite : « il a joué pierre la dernière fois, alors que dois-je faire ? »

Nous ne pouvons pas nous empêcher d’essayer de prédire ce qui va se passer ensuite en regardant en arrière.

Or, lorsqu’il s’agit d’être imprévisible, s’appuyer sur les résultats passés est contre-productif. Seuls les cerveaux des joueurs qui ont perdu la partie contenaient des informations sur la manche précédente — ceux des gagnants n’en contenaient pas. Cela montre qu’une dépendance excessive aux résultats passés nuit bel et bien à la stratégie.

Pourquoi est-ce important ?

Qui n’a jamais souhaité savoir ce que son adversaire allait jouer ensuite ? Des jeux les plus simples à la politique internationale, une bonne stratégie peut offrir un avantage décisif. Nos travaux montrent que notre cerveau n’est pas un ordinateur : nous cherchons spontanément à prédire ce qui va se passer ensuite et nous nous appuyons sur les résultats passés pour guider nos décisions futures, même lorsque cela peut s’avérer contre-productif.

Bien sûr, pierre-feuille-ciseaux est l’un des jeux les plus simples qui soient — ce qui en faisait un bon point de départ pour cette recherche. Les prochaines étapes consisteront à transposer nos travaux à des contextes compétitifs où il est plus stratégique de tenir compte des décisions passées.

Notre cerveau est mauvais lorsqu’il s’agit d’être imprévisible. C’est généralement une bonne chose dans la plupart des contextes sociaux, et cela peut nous aider lorsque nous coopérons. En situation de compétition, en revanche, cela peut nous desservir.

En définitive, on peut en tirer une leçon simple : ceux qui cessent de trop analyser le passé ont peut-être davantage de chances de gagner à l’avenir.

The Conversation

Manuel Varlet a reçu des financements de l’Australian Research Council.

Tijl Grootswagers a reçu des financements de l’Australian Research Council.

Denise Moerel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. À pierre-feuille-ciseaux, nos cerveaux peinent à agir au hasard… et c’est plus important qu’il n’y paraît – https://theconversation.com/a-pierre-feuille-ciseaux-nos-cerveaux-peinent-a-agir-au-hasard-et-cest-plus-important-quil-ny-parait-269438