Comment la modélisation peut aider à mieux gérer la ressource en eau

Source: The Conversation – France (in French) – By André Fourno, Chercheur, IFP Énergies nouvelles

L’aquifère karstique de la source du Lez, dans l’Héraut, assure l’alimentation en eau potable de 74 % de la population des 31 communes de la métropole de Montpellier. Stclementader/Wikimedia commons, CC BY-NC-SA

Alors que les arrêtés de restriction d’usage de l’eau en raison de la sécheresse se multiplient depuis le début du mois de juin 2025, une question se pose : peut-on mieux prévoir l’évolution de ces ressources grâce aux outils numériques ? Les aquifères (roches poreuses souterraines) et la complexité de leurs structures sont difficiles à appréhender pour les chercheurs depuis la surface de la Terre. La modélisation numérique a beaucoup à apporter à leur connaissance, afin de mieux anticiper les épisodes extrêmes liés à l’eau et mieux gérer cette ressource.


Les eaux souterraines, qui représentent 99 % de l’eau douce liquide sur terre et 25 % de l’eau utilisée par l’homme, constituent la plus grande réserve d’eau douce accessible sur la planète et jouent un rôle crucial dans le développement des sociétés humaines et des écosystèmes.

Malheureusement, les activités anthropiques affectent fortement la ressource, que ce soit par une augmentation de la demande, par l’imperméabilisation des surfaces ou par différentes contaminations…

À ces menaces s’ajoutent les perturbations des cycles et des processus naturels. Le changement climatique entraîne ainsi des modifications des régimes hydrologiques, telles que la répartition annuelle des pluies et leur intensité, ainsi que l’augmentation de l’évaporation.

Si remédier à cette situation passe par une adaptation de nos comportements, cela exige également une meilleure connaissance des hydrosystèmes, afin de permettre l’évaluation de la ressource et de son évolution.

Sa gestion pérenne, durable et résiliente se heurte à de nombreuses problématiques, aussi rencontrées dans le secteur énergétique (hydrogène, géothermie, stockage de chaleur, stockage de CO₂

Il s’agit donc de considérer les solutions mises en place dans ces secteurs afin de les adapter à la gestion des ressources en eau. Ce savoir-faire vise à obtenir une représentation 3D de la répartition des fluides dans le sous-sol et à prédire leur dynamique, à l’instar des prévisions météorologiques.

Les aquifères : des formations géologiques diverses et mal connues

Comme l’hydrogène, le CO2 ou les hydrocarbures, l’eau souterraine est stockée dans la porosité de la roche et dans ses fractures, au sein de « réservoirs » dans lesquels elle peut circuler librement. On parle alors d’aquifères. Ces entités géologiques sont par nature très hétérogènes : nature des roches, épaisseur et morphologie des couches géologiques, failles et fractures y sont légion et affectent fortement la circulation de l’eau souterraine.

Aquifères sédimentaires profonds ou karstiques.
Office international de l’eau, CC BY-NC-SA

Pour comprendre cette hétérogénéité du sous-sol, les scientifiques n’ont que peu d’informations directes.L’étude de la géologie (cartographie géologique, descriptions des différentes unités lithologiques et des réseaux de failles et fractures, étude de carottes de forage) permet de comprendre l’organisation du sous-sol.

Les géologues utilisent également des informations indirectes, obtenues par les techniques géophysiques, qui permettent de déterminer des propriétés physiques du milieu (porosité, perméabilité, degré de saturation…) et d’identifier les différentes zones aquifères.

Enfin, grâce à des prélèvements d’échantillons d’eau et à l’analyse de leurs compositions (anions et cations majeurs ou traces, carbone organique ou inorganique, isotopes), il est possible de déterminer l’origine de l’eau (eau météorique infiltrée, eau marine, eau profonde crustale…), les terrains drainés, mais également les temps de résidence de l’eau au sein de l’aquifère.

Ces travaux permettent alors d’obtenir une image de la géométrie du sous-sol et de la dynamique du fluide (volume et vitesse d’écoulement de l’eau), constituant une représentation conceptuelle.

Modéliser le comportement des eaux sous terre

Cependant, les données de subsurface collectées ne reflètent qu’une faible fraction de la complexité géologique de ces aquifères. Afin de confronter les concepts précédemment établis au comportement réel des eaux souterraines, des représentations numériques sont donc établies.

Les modèles numériques du sous-sol sont largement utilisés dans plusieurs champs d’application des géosciences : les énergies fossiles, mais aussi le stockage géologique de CO₂, la géothermie et bien sûr… la ressource en eau !

Dans le domaine de l’hydrogéologie, différentes techniques de modélisation peuvent être utilisées, selon le type d’aquifère et son comportement hydrodynamique.

Les aquifères sédimentaires profonds constitués de couches de sédiments variés sont parfois situés à des profondeurs importantes. C’est, par exemple, le cas des formations du miocène, de plus de 350 mètres d’épaisseur, de la région de Carpentras, qui abritent l’aquifère du même nom. Celles-ci vont se caractériser par une forte hétérogénéité : plusieurs compartiments aquifères peuvent ainsi être superposés les uns sur les autres, séparés par des intervalles imperméables (aquitards), formant un « mille-feuille » géologique.

Représenter la complexité des aquifères

La distribution de ces hétérogénéités peut alors être modélisée par des approches géostatistiques, corrélées à des informations de structure (histoire géologique, déformations, failles…). On parle de « modèles distribués », car ils « distribuent » des propriétés géologiques (nature de la roche, porosité, perméabilité…) de manière spatialisée au sein d’une grille numérique 3D représentant la structure de l’aquifère.

Ces modèles distribués se complexifient lorsque l’aquifère est fracturé et karstique. Ces systèmes hydrogéologiques sont formés par la dissolution des roches carbonatées par l’eau météorique qui s’infiltre, le plus souvent le long des failles et fractures. Ces aquifères, qui sont très largement répandus autour de la Méditerranée (aquifères des Corbières, du Lez, ou des monts de Vaucluse…), ont une importante capacité de stockage d’eau.

Ils se caractérisent par des écoulements souterrains avec deux voire trois vitesses d’écoulement, chacune associée à un milieu particulier : lente dans la roche, rapide au sein des fractures, très rapide dans les drains et conduits karstiques avec des échanges de fluide entre ces différents milieux. Les approches distribuées s’appuient alors sur autant de maillages (représentation numérique d’un milieu) que de milieux contribuant à l’écoulement, afin de modéliser correctement les échanges entre eux.

Anticiper les épisodes extrêmes et alerter sur les risques

Le point fort des approches distribuées est de pouvoir définir, anticiper et visualiser le comportement de l’eau souterraine (comme on le ferait pour un front nuageux en météorologie), mais également de positionner des capteurs permanents (comme cela a été abordé dans le projet SENSE) pour alerter de façon fiable les pouvoirs publics sur l’impact d’un épisode extrême (pluvieux ou sécheresse).

En outre, elles sont le point de passage obligé pour profiter des derniers résultats de la recherche sur les « approches big data » et sur les IA les plus avancées. Cependant, les résultats obtenus dépendent fortement des données disponibles. Si les résultats ne donnent pas satisfaction, il est nécessaire de revoir les concepts ou la distribution des propriétés. Loin d’être un échec, cette phase permet toujours d’améliorer notre connaissance de l’hydrosystème.

Des modélisations dites « globales » assez anciennes reliant par des modèles de type boîte noire (déjà parfois des réseaux neuronaux !) les données de pluie mesurées aux niveaux d’eau et débits observés ont également été mises au point à l’échelle de l’aquifère. Elles sont rapides et faciles d’utilisation, toutefois mal adaptées pour visualiser et anticiper l’évolution de la recharge et des volumes d’eau en place dans un contexte de changements globaux, avec notamment la multiplication des évènements extrêmes.

Loin d’être en concurrence, ces approches doivent être considérées comme complémentaires. Une première représentation du comportement actuel de l’aquifère peut être obtenue avec les approches globales, et faciliter l’utilisation et la paramétrisation des approches distribuées.

Des outils d’aide à la décision

Ces dernières années, la prise en considération des problématiques « eau » par les pouvoirs publics a mis en lumière le besoin d’évaluation de cette ressource. Le développement d’approches méthodologiques pluridisciplinaires couplant caractérisation et modélisation est une des clés pour lever ce verrou scientifique.

De tels travaux sont au cœur de nombreux programmes de recherche, comme le programme OneWater – Eau bien commun, le programme européen Water4all ou l’ERC Synergy KARST et de chaires de recherche telles que GeEAUde ou EACC.

Ils apportent une meilleure vision de cette ressource dite invisible, et visent à alerter l’ensemble des acteurs sur les problèmes d’une surexploitation ou d’une mauvaise gestion, à anticiper les impacts des changements globaux tout en fournissant des outils d’aide à la décision utilisables par les scientifiques, par les responsables politiques et par les consommateurs.

The Conversation

André Fourno a reçu des financements de OneWater – Eau Bien Commun.

Benoit Noetinger a reçu des financements de European research council

Youri Hamon a reçu des financements de OneWater – Eau Bien Commun.

ref. Comment la modélisation peut aider à mieux gérer la ressource en eau – https://theconversation.com/comment-la-modelisation-peut-aider-a-mieux-gerer-la-ressource-en-eau-251408

Which wildfire smoke plumes are hazardous? New satellite tech can map them in 3D for air quality alerts at neighborhood scale

Source: The Conversation – USA (2) – By Jun Wang, Professor of Chemical and Biochemical Engineering, University of Iowa

Smoke from Canadian wildfires prompted air quality alerts in Chicago as it blanketed the city on June 5, 2025. Scott Olson/Getty Images

Canada is facing another dangerous wildfire season, with burning forests sending smoke plumes across the provinces and into the U.S. again. The pace of the 2025 fires is reminiscent of the record-breaking 2023 wildfire season, which exposed millions of people in North America to hazardous smoke levels.

For most of the past decade, forecasters have been able to use satellites to track these smoke plumes, but the view was only two-dimensional: The satellites couldn’t determine how close the smoke was to Earth’s surface.

The altitude of the smoke matters.

If a plume is high in the atmosphere, it won’t affect the air people breathe – it simply floats by far overhead.

But when smoke plumes are close to the surface, people are breathing in wildfire chemicals and tiny particles. Those particles, known as PM2.5, can get deep into the lungs and exacerbate asthma and other respiratory and cardiac problems.

An animation shows mostly green (safe) air quality from ground-level monitors. However, in Canada, closer to the fire, the same plume shows high levels of PM2.5.
An animation on May 30, 2025, shows a thick smoke plume from Canada moving over Minnesota, but the air quality monitors on the ground detected minimal risk, suggesting it was a high-level smoke plume.
NOAA NESDIS Center for Satellite Applications and Research

The Environmental Protection Agency uses a network of ground-based air quality monitors to issue air quality alerts, but the monitors are few and far between, meaning forecasts have been broad estimates in much of the country.

Now, a new satellite-based method that I and colleagues at universities and federal agencies have been working on for the past two years is able to give scientists and air quality managers a 3D picture of the smoke plumes, providing detailed data of the risks down to the neighborhood level for urban and rural areas alike.

Building a nationwide smoke monitoring system

The new method uses data from a satellite that NASA launched in 2023 called the Tropospheric Emissions: Monitoring of Pollution, or TEMPO, satellite.

A map shows blue over the Dakotas, Nebraska and western parts of Minnesota and Iowa. Pink is over Pennsylvania up through Maine.
Data from the TEMPO satellite shows the height of the smoke plume, measured in kilometers. Light blue areas are closest to the ground, suggesting the worst air quality. Pink areas suggest the smoke is more than 2 miles (3.2 kilometers) above the ground, where it poses little risk to human health. The data aligns with air monitor readings taken on the ground at the same time.
NOAA NESDIS Center for Satellite Applications and Research

TEMPO makes it possible to determine a smoke plume’s height by providing data on how much the oxygen molecules absorb sunlight at the 688 nanometer wavelength. Smoke plumes that are high in the atmosphere reflect more solar radiation at this wavelength back to space, while those lower in the atmosphere, where there is more oxygen to absorb the light, reflect less.

Understanding the physics allowed scientists to develop algorithms that use TEMPO’s data to infer the smoke plume’s altitude and map its 3D movement in nearly real time.

An illustration shows a satellite, Sun and smoke plume at different heights. Higher plumes reflect more light.
Aerosol particles in high smoke plumes reflect more light back into space. Closer to Earth’s surface, there is more oxygen to absorb light at the 688 nanometer wavelength, so less light is reflected. Satellites can detect the difference, and that can be used to determine the height of the smoke plume.
Adapted from Xu et al, 2019, CC BY

By combining TEMPO’s data with measurements of particles in the atmosphere, taken by the Advanced Baseline Imager on the NOAA’s GOES-R satellites, forecasters can better assess the health risk from smoke plumes in almost real time, provided clouds aren’t in the way.

That’s a big jump from relying on ground-based air quality monitors, which may be hundreds of miles apart. Iowa, for example, had about 50 air quality monitors reporting data on a recent day for a state that covers 56,273 square miles. Most of those monitors were clustered around its largest cities.

NOAA’s AerosolWatch tool currently provides a near-real-time stream of wildfire smoke images from its GOES-R satellites, and the agency plans to incorporate TEMPO’s height data. A prototype of this system from my team’s NASA-supported research project on fire and air quality, called FireAQ, shows how users can zoom in to the neighborhood level to see how high the smoke plume is, however the prototype is currently only updated once a day, so the data is delayed, and it isn’t able to provide smoke height data where clouds are also overhead.

Wildfire health risks are rising

Fire risk is increasing across North America as global temperatures rise and more people move into wildland areas.

While air quality in most of the U.S. improved between 2000 and 2020, thanks to stricter emissions regulations on vehicles and power plants, wildfires have reversed that trend in parts of the western U.S. Research has found that wildfire smoke has effectively erased nearly two decades of air quality progress there.

Our advances in smoke monitoring mark a new era in air quality forecasting, offering more accurate and timely information to better protect public health in the face of these escalating wildfire threats.

The Conversation

Prof. Wang’s group have been supported from NOAA, NASA, and Naval ONR to develop research algorithm to retrieve aerosol layer height. The compute codes of the research algorithm were shared with colleagues in NOAA.

ref. Which wildfire smoke plumes are hazardous? New satellite tech can map them in 3D for air quality alerts at neighborhood scale – https://theconversation.com/which-wildfire-smoke-plumes-are-hazardous-new-satellite-tech-can-map-them-in-3d-for-air-quality-alerts-at-neighborhood-scale-259654

Art, bien-être et cerveau : étudier les effets de visites au musée

Source: The Conversation – in French – By Véronique Agin, Professeur en neurosciences, Université de Caen Normandie

Le rôle de l’art dans la prévention en santé, mais aussi dans l’aide à la prise en charge des malades dans différentes pathologies, est de plus en plus accepté. Mais ses bénéfices doivent encore être validés en respectant les normes des essais cliniques. C’est l’objectif d’un projet de recherche mené au musée des Beaux-Arts de Caen, en Normandie, qui allie neurosciences, psychologie et sciences numériques.


Définir l’art et la santé est une question difficile mais fondamentale avant d’initier une recherche sur les liens entre les arts et la santé.

L’œuvre d’art est valorisée en soi, sa finalité n’est pas d’être utile. Elle incarne la nouveauté, la créativité, l’originalité, le travail de recherche et le savoir-faire de l’artiste. Elle suscite en outre l’imagination et l’expression émotionnelle aussi bien chez l’artiste que chez le spectateur.

La santé, quant à elle, peut être définie comme un état de bien-être mental, physique et social, et non pas seulement comme l’absence de maladie ou d’infirmité, ce qui ancre ainsi fermement la santé dans la société et la culture.

De nombreux articles scientifiques affirment que les arts pourraient améliorer la santé, et donc le bien-être des individus. En 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a répertorié deux grandes catégories d’effets possiblement bénéfiques des arts sur la santé : prévention et promotion de la santé, prise en charge et traitement.

Un projet qui rassemble neurosciences, psychologie et sciences numériques

L’art peut-il améliorer la santé et donc le bien-être ?

Pour contribuer à lever les incertitudes, nous menons un projet pluridisciplinaire « Art, bien-être et cerveau » qui rassemble les neurosciences (laboratoire PhIND : UMR-S Inserm 1237), la psychologie (laboratoire NIHM : UMR-S 1077 ; laboratoire LaPsyDÉ : UMR CNRS 8240) et les sciences numériques (laboratoire GREYC : UMR CNRS 6072).

Cette recherche innovante, menée au musée des Beaux-Arts de Caen, a pour objectif de mesurer, in situ, les effets procurés par la visite d’un musée dédié à la peinture sur le bien-être, chez des adultes en bonne santé âgés de 18 à 65 ans.

Artbienetrecerveau.fr

Il s’agit également d’identifier les mécanismes cérébraux, cognitifs et socioémotionnels associés à ces effets, grâce à des mesures exhaustives et écologiquement adaptées.

Les limites actuelles des publications sur arts et santé

L’analyse critique des études citées dans des revues récentes et des méta-analyses montre des faiblesses méthodologiques (absence de définition de l’art comme agent thérapeutique, manque de randomisation pour l’affectation aux groupes, conditions contrôles inadéquates, effectifs faibles, ou encore analyses statistiques inappropriées) et un manque général de soutien empirique à la notion que l’art influence directement la santé et le bien-être.

En outre, les preuves expérimentales liant l’art à des processus neuronaux ou physiologiques spécifiques restent quasi-inexistantes. Même si des études ont identifié des corrélats neuronaux de l’engagement artistique, elles n’ont pas apporté la preuve que ces mécanismes sont uniques à l’art ou qu’ils ont un impact causal sur les résultats.

Si l’idée que l’art peut améliorer la santé est attrayante et culturellement résonnante, il est aujourd’hui fondamental d’approfondir les recherches sur les arts et la santé en respectant les normes les plus élevées de la méthodologie des essais cliniques.

Prévention santé, prise en charge des malades… des bénéfices potentiels à valider

De nombreux éléments d’études scientifiques sont disponibles et prêtent aux arts de multiples bénéfices pour la santé et le bien-être. Ils sont à considérer avec précaution.

Les arts contribueraient ainsi à la prévention en santé, en réduisant notamment le risque de déclin cognitif et de mortalité prématurée. L’OMS estime qu’ils favoriseraient la prise en charge de maladies non transmissibles telles que le cancer, les maladies respiratoires, le diabète, les maladies cardiovasculaires… Ils pourraient également être un soutien aux soins de fin de vie.




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Les arts aideraient, par ailleurs, les personnes atteintes de troubles neurodéveloppementaux et neurologiques incluant les troubles du spectre autistique (TSA), la paralysie cérébrale, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), la sclérose en plaques, les démences…

Les arts favoriseraient en outre le développement de l’enfant en contribuant au lien mère-enfant, à l’acquisition du langage, ou encore à la réussite scolaire.

Il a aussi été rapporté que les arts influenceraient les déterminants sociaux de la santé tels que la cohésion sociale et la réduction des inégalités et iniquités sociales.

Un protocole innovant au sein du musée des Beaux-Arts de Caen

Notre projet « Art, Bien-être et Cerveau » est porté par le groupement d’intérêt scientifique « Blood & Brain @ Caen Normandie » (BB@C), le musée des Beaux-Arts de Caen, le Centre hospitalier universitaire de Caen et le réseau professionnel des arts et des cultures numériques en Normandie (Oblique/s), dans le cadre des festivités du Millénaire de la ville de Caen.

Dans ce projet, nous étudions l’effet de visites au musée chez 200 participants à l’aide d’un protocole expérimental en deux visites au musée des beaux-arts. Les participants seront répartis en trois groupes : deux groupes expérimentaux de 80 participants (l’un avec médiation, l’autre sans médiation) et un groupe contrôle (40 participants).

Lors de la première visite, les groupes expérimentaux effectueront la visite du musée de manière individuelle durant laquelle ils bénéficieront, ou non, d’une médiation culturelle.

Ils seront tous équipés de lunettes d’eye-tracking (pour l’enregistrement des mouvements oculaires), d’un bandeau NIRS (Near InfraRed Spectroscopy, pour l’enregistrement de l’activité cérébrale) et d’un capteur d’activité électrodermale (pour l’analyse des réponses cardiaques et électrodermales, qui correspondent aux variations électriques de la peau liées au fonctionnement des glandes sudoripares).




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Pour la seconde visite, les participants effectueront la visite du musée en binôme, avec ou sans médiation.

Avant et après la visite, ils répondront à différents questionnaires (émotionnel, bien-être et stress) et réaliseront des tâches cognitives mesurant les fonctions exécutives, l’attention visuelle, la mémoire épisodique, l’empathie et la créativité.

Le groupe contrôle effectuera deux visites au musée, comme les groupes expérimentaux, mais sans équipement ni médiation. Ces participants répondront uniquement aux questionnaires et aux tests cognitifs.

Questionnaires, tests cognitifs et enregistrements de l’activité cérébrale

Les questionnaires et les tests cognitifs permettront de déterminer si la découverte des œuvres, ainsi que la médiation proposée, entraînent une augmentation du bien-être et des capacités cognitives.

Afin de recueillir des mesures physiologiques de la réponse émotionnelle, des enregistrements des réponses électrodermales et cardiaques lors de l’exposition aux tableaux seront réalisés à l’aide d’un biocapteur porté au poignet par les participants.

Nous formulons l’hypothèse que les participants présenteront de meilleures capacités exécutives après la visite, avec un gain plus marqué chez les volontaires dans un état émotionnel positif. Nous postulons également que les capacités de traitements visuospatiaux des participants bénéficieront de la médiation du professionnel.

La NIRS, une technique d’imagerie optique non invasive, sera utilisée pour enregistrer l’activité du cortex préfrontal lors de l’analyse de l’œuvre picturale. Elle renseignera sur l’engagement émotionnel et la synchronisation cérébrale entre les participants.

Nous nous attendons, entre autres, à ce que la variation des réponses émotionnelles à toutes les mesures effectuées (questionnaires, capteur d’activité électrodermale) soit en lien avec des variations de l’activation du circuit fronto-limbique. Enfin, les mesures oculométriques (eye-tracking) permettront d’analyser les liens entre la médiation et les stratégies d’exploration visuelle des participants.

Cette recherche, combinée à d’autres, pourrait avoir différentes implications : favoriser la synergie entre politiques culturelles et de santé ; concevoir des expériences muséales au plus près du fonctionnement humain ; ouvrir sur de nouvelles perspectives comme le rôle de l’exposition à l’art dans le maintien en bonne santé, avec la possibilité à plus long terme d’envisager des recherches sur d’autres arts ; ouvrir à d’autres études du même type associant binômes patients-aidants, jeunes-seniors, etc.

The Conversation

Le projet « Art, bien-être, cerveau, une rencontre essentielle ou l’ABC d’une rencontre » est financé par le GIP Millénaire de Caen (à l’occasion du millénaire de la ville de Caen, un Groupement d’intérêt public (GIP) Millénaire a été constitué à l’échelle du territoire avec la volonté d’associer à ce projet la Communauté urbaine Caen la mer, mais aussi le département du Calvados, la région Normandie, l’université Caen Normandie et la Chambre de commerce de l’industrie).

ref. Art, bien-être et cerveau : étudier les effets de visites au musée – https://theconversation.com/art-bien-etre-et-cerveau-etudier-les-effets-de-visites-au-musee-259710

El fracaso de las conversaciones para el alto el fuego en Gaza agrava la catástrofe humanitaria

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ali Mamouri, Research Fellow, Middle East Studies, Deakin University

Los esfuerzos por poner fin al implacable asedio de Gaza han sufrido un revés con el abrupto fin de las conversaciones de paz en Catar.

Tanto Estados Unidos como Israel han retirado sus equipos negociadores, acusando a Hamás de “falta de voluntad para alcanzar un alto el fuego”.

El enviado especial del presidente estadounidense Donald Trump, Steve Witkoff, declaró que parece que Hamás nunca ha querido llegar a un acuerdo:

Aunque los mediadores han hecho un gran esfuerzo, Hamás no parece estar coordinado ni actuar de buena fe. Ahora consideraremos opciones alternativas para traer a los rehenes a casa e intentar crear un entorno más estable para la población de Gaza.

Este decepcionante desenlace coincide con el temor creciente a una hambruna generalizada en Gaza y con la decisión histórica de Francia de reconocer oficialmente al Estado palestino.

El presidente francés, Emmanuel Macron, afirma que no hay otra alternativa por el bien de la seguridad en Oriente Medio:

Fiel a su compromiso histórico con una paz justa y duradera en Oriente Medio, he decidido que Francia reconocerá al Estado de Palestina.

¿Qué significarán estos acontecimientos para el conflicto en Gaza y la seguridad general en Oriente Medio?

‘Catástrofe humanitaria’

El fracaso de la tregua significa que no se vislumbra el fin del asedio israelí de Gaza, que ha devastado el territorio durante más de 21 meses.

Según la agencia de la ONU para los refugiados palestinos, la UNRWA, más de 100 personas, en su mayoría niños, han muerto de hambre. Uno de cada cinco niños de la ciudad de Gaza está desnutrido, y el número de casos aumenta cada día.

El comisionado general Philippe Lazzarini afirma que, con la escasa ayuda alimentaria que llega a Gaza:

Los habitantes de Gaza no son ni vivos ni muertos, son cadáveres andantes […] la mayoría de los niños que ven nuestros equipos están demacrados, débiles y corren un alto riesgo de morir si no reciben el tratamiento que necesitan urgentemente.

La ONU y más de 100 organizaciones humanitarias culpan al bloqueo israelí de casi toda la ayuda que llega al territorio por la falta de alimentos.

Lazzarini afirma que la UNRWA tiene 6 000 camiones con suministros de emergencia esperando en Jordania y Egipto. Insta a Israel, que sigue culpando a Hamás de los casos de malnutrición, a que permita la entrada de la ayuda humanitaria en Gaza.

Propuesta de acuerdo de alto el fuego

La última propuesta de alto el fuego estaba a punto de ser aceptada por ambas partes.

Incluía una tregua de 60 días, durante la cual Hamás liberaría a diez rehenes israelíes vivos. A cambio, Israel liberaría a varios prisioneros palestinos y aumentaría considerablemente la ayuda humanitaria a Gaza.

Durante el alto el fuego, ambas partes entablarían negociaciones para alcanzar una tregua duradera.

Aunque aún no se conocen los detalles concretos de los puntos conflictivos, las declaraciones anteriores de ambas partes sugieren que el desacuerdo se centra en lo que sucedería tras un alto el fuego temporal.

Según se informa, Israel pretende mantener una presencia militar permanente en Gaza para poder reanudar rápidamente las operaciones si fuera necesario. Por el contrario, Hamás exige una vía hacia el fin total de las hostilidades.

La falta de confianza mutua ha empañado drásticamente las negociaciones.

Desde la perspectiva de Israel, cualquier alto el fuego debe impedir que Hamás recupere el control de Gaza, ya que esto permitiría al grupo reconstruir su poder y lanzar potencialmente otro ataque transfronterizo.

Sin embargo, Hamás ha afirmado en repetidas ocasiones que está dispuesto a entregar el poder a cualquier otro grupo palestino que persiga un Estado palestino basado en las fronteras de 1967. Esto podría incluir a la Autoridad Nacional Palestina (ANP), que gobierna Cisjordania y reconoce desde hace tiempo a Israel.

Apoyo a un Estado palestino

Los líderes israelíes han apoyado ocasionalmente de boquilla un Estado palestino. Sin embargo, han descrito dicha entidad como “menos que un Estado”, una formulación que no satisface ni las aspiraciones palestinas ni las normas jurídicas internacionales.

En respuesta al empeoramiento de la situación humanitaria, algunos países occidentales han dado pasos para reconocer plenamente un Estado palestino, considerándolo un paso hacia la resolución permanente de uno de los conflictos más prolongados de Oriente Medio.

El anuncio de Macron supone un avance importante.

Francia es ahora la potencia occidental más destacada en adoptar esta postura. Se suma así a más de 140 países, entre ellos más de una docena de Europa, que ya han reconocido la condición de Estado.

Aunque se trata de una medida simbólica, aumentará la presión diplomática sobre Israel en medio de la guerra y la crisis humanitaria que se vive en Gaza.

Sin embargo, el anuncio fue inmediatamente condenado por el primer ministro israelí, Benjamin Netanyahu, quien afirmó que el reconocimiento “recompensa el terrorismo” y “sería una plataforma de lanzamiento para aniquilar a Israel, no para vivir en paz junto a él”.

¿Anexionarse Gaza?

Un Estado palestino es inaceptable para Israel.

Recientemente, en una reveladora entrevista televisiva, el ex primer ministro israelí Ehud Barak corroboró esto cuando afirmó que Netanyahu había empoderado deliberadamente a Hamás para bloquear una solución de dos Estados.

Además, cada vez hay más pruebas de que Israel está intentando anexionarse la totalidad del territorio palestino y reubicar a los palestinos en países vecinos.

Dada la incertidumbre actual, parece poco probable que se alcance un nuevo alto el fuego en un futuro próximo, sobre todo porque sigue sin estar claro si la retirada de Estados Unidos de las conversaciones fue un cambio real de política o una mera táctica estratégica de negociación.

The Conversation

Ali Mamouri no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El fracaso de las conversaciones para el alto el fuego en Gaza agrava la catástrofe humanitaria – https://theconversation.com/el-fracaso-de-las-conversaciones-para-el-alto-el-fuego-en-gaza-agrava-la-catastrofe-humanitaria-261966

Qué pistas ofrece la literatura sobre la infidelidad y el revuelo que provoca

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jason Wang, Postdoctoral Fellow, Modern Literature and Culture Research Centre, Toronto Metropolitan University

La escena en el estadio Gillette de Massachusetts el 16 de julio estaba llena de ironía.

Durante el segmento del concierto de Coldplay en el que las cámaras recorren el público, la pantalla gigante enfocó a Andy Byron, entonces director ejecutivo de la empresa de datos Astronomer, abrazando a Kristin Cabot, directora de recursos humanos de la empresa. Ambos están casados con otras personas.

El momento, capturado en vídeo y ampliamente difundido en las redes sociales, muestra a la pareja retrocediendo bruscamente cuando el cantante de Coldplay, Chris Martin, dice: “O están teniendo una aventura o son muy tímidos”.

El comentario de Martin, aparentemente ligero en ese momento, rápidamente adquirió un tono diferente cuando los detectives de Internet identificaron a la pareja y descubrieron sus funciones en la empresa y su estado civil. En cuestión de días, tanto Byron como Cabot han dimitido de sus puestos.

Este hecho plantea una pregunta más profunda: ¿por qué la infidelidad, especialmente entre los poderosos, provoca tal revuelo público? La tradición literaria ofrece algunas pistas: la traición íntima nunca es realmente privada. Rompe un contrato social implícito y exige el escrutinio de la comunidad para restaurar la confianza.

Cuando la confianza se desmorona públicamente

La noción de “identidad narrativa” del filósofo francés Paul Ricoeur sugiere que damos sentido a nuestras vidas percibiéndolas como si fueran historias. Las promesas que hacemos (y rompemos) se convierten en capítulos de nuestra identidad y en la base sobre la que los demás depositan su confianza. La traición rompe el marco que une los votos privados con los roles públicos; sin ese vínculo, la confianza se desmorona.

La exposición de Byron en el estadio convirtió un voto matrimonial en un símbolo de integridad profesional. La traición pública magnifica la indignación pública porque los líderes simbolizan la estabilidad; sus fallos personales se reflejan inevitablemente en sus instituciones.

Cuando la junta directiva de Astronomer declaró que “no había estado a la altura” del nivel esperado, lamentaba el colapso de la integridad narrativa de Byron y, por extensión, la de su empresa.

Esta idea, que la moralidad privada sustenta el orden público, no es nueva. En Las Leyes, el filósofo griego Platón describió el adulterio como un desorden que socava la familia y el Estado. El filósofo romano Séneca lo calificó de traición a la naturaleza, mientras que el estadista Cicerón advirtió que romper la fides (confianza) corroe los lazos cívicos.

El coste social de la infidelidad en la literatura

La literatura rara vez limita la infidelidad al dormitorio; sus ondas expansivas fracturan comunidades.

La idea de la “consciencia colectiva” sostiene que las normas morales compartidas crean “solidaridad social”. Como demuestra la literatura, las violaciones de estas normas socavan inevitablemente la confianza comunitaria.

Portada del libro _Anna Karénina_, de Lev Tolstói.
Portada del libro Anna Karénina, de Lev Tolstói.
Penguin Libros

Anna Karénina, de León Tolstói (1875-77), dramatiza la fractura social que provoca la traición. La aventura de Anna con el conde Vronsky no solo desafía las convenciones morales, sino que desestabiliza las normas aristocráticas que antes sustentaban su estatus.

A medida que el escándalo la lleva al ostracismo, Anna llora la pérdida de su mundo, dándose cuenta demasiado tarde de que “la posición que disfrutaba en la sociedad… era muy valiosa para ella… [y] no podía ser más fuerte de lo que era”.

En Madame Bovary (1857), las aventuras extramatrimoniales de Emma Bovary desentrañan las redes de su pueblo provinciano, convirtiendo el anhelo privado de lujo y romance en un contagio público.

Nathaniel Hawthorne, en La letra escarlata (1850), lo deja claro: la “A” escarlata de su protagonista Hester Prynne convierte su pecado en un drama cívico. La humillación pública en el cadalso, sugiere la novela, delimita los límites morales y busca restaurar el orden social, un proceso que prefigura los actuales “censores digitales”, donde los momentos virales someten a los individuos al juicio masivo en línea y a la condena pública.

Migajas domésticas y patibulos digitales

Las narrativas contemporáneas cambian el escenario, pero mantienen el mismo principio: la traición devasta los rituales mundanos que construyen la confianza.

Portada de _Se acabó el pastel_, de Nora Ephron.
Portada de Se acabó el pastel, de Nora Ephron.
Anagrama

La novela autobiográfica de Nora Ephron Se acabó el pastel (1983), basada en el fracaso de su propio matrimonio con el periodista de investigación Carl Bernstein, convierte la vida doméstica en un arma.

La protagonista de Se acabó el pastel, Rachel Samstat, expresa sus emociones a través de recetas: la “vinagreta”, como símbolo de intimidad y traición; el “estofado de Lillian Hellman”, como intento de alcanzar la estabilidad doméstica, y la “tarta de lima”, que lanza a su marido, se convierten en símbolos de una vida destrozada por la infidelidad pública.

La sátira de Ephron, posteriormente adaptada al cine, anticipa nuestra era digital de exposición, en la que el dolor privado alimenta el consumo y el juicio públicos.

Portada de _Departamento de especulaciones_, de Jenny Offill.
Portada de Departamento de especulaciones, de Jenny Offill.
Libros del Asteroide

Departamento de especulaciones, de Jenny Offill (2014), que se inspira en su propia vida, muestra otra perspectiva: la traición como una erosión silenciosa.

Offill nunca describe la infidelidad de forma directa; en su lugar, las ausencias del marido, sus silencios y una referencia casual a “otra persona” crean un temor sofocante. Esta indirecta muestra que el poder de la traición reside en su potencial latente, que desmantela lentamente una vida construida sobre la confianza antes de que se produzca ningún acto manifiesto.

Ambas obras subrayan el impacto de la traición en la conciencia colectiva: una mentira fractura una familia tan profundamente como la indiscreción de un director ejecutivo erosiona la confianza institucional. El poder magnifica las consecuencias al convertir los fracasos privados en símbolos públicos de fragilidad. Incluso la traición oculta envenena los rituales compartidos que unen a cualquier grupo, haciendo insostenible la noción de “privado” mucho antes de que se revele públicamente.

Los límites del poder

La literatura reconoce el barniz protector del poder frente a las consecuencias, así como sus límites.

La Trilogía del deseo, de Theodore Dreiser, inspirada en el magnate Charles Yerkes durante la Edad Dorada de Estados Unidos, narra el ascenso del financiero Frank Cowperwood, cuyo poder lo protege… hasta que deja de hacerlo. Incluso su vasto imperio se muestra vulnerable cuando su adulterio sale a la luz. Las mismas redes que lo custodiaban comienzan a desconfiar de él.

Aunque muchos críticos de la élite están ellos mismos comprometidos moralmente en la trilogía, la transgresión de Cowperwood se convierte en un arma para desacreditarlo. Su breve exilio demuestra que el poder puede aplazar, pero no borrar, el precio de la traición. Una vez que se rompe la confianza, incluso los poderosos se convierten en un lastre. No caen con menos frecuencia, solo de forma más llamativa.

El género también influye en la configuración de estas narrativas. Los protagonistas masculinos como Cowperwood resurgen como trágicos antihéroes, y sus fallos morales se reconvierten en defectos de carácter. Por el contrario, las mujeres –pensemos en Emma Bovary, de Flaubert, o Hester Prynne, de Hawthorne– son tachadas de figuras aleccionadoras, y sus transgresiones son estigmatizadas en lugar de mitificadas.

Este desequilibrio en la asignación de consecuencias revela un juicio social más profundo: aunque la confianza rota exige reparación, el camino hacia la restauración suele depender del género del transgresor.

El ojo que todo lo ve

Desde los salones de Tolstói hasta el scroll de TikTok, la literatura no ofrece refugio alguno frente a las repercusiones de la traición. Cuando la confianza privada se fractura de forma visible, se activan los reflejos comunitarios.

Las letras escarlatas, el exilio o la dimisión de un director ejecutivo tienen como objetivo sanar la confianza colectiva. La pantalla gigante, como el cadalso de Hester, es el último instrumento de este antiguo teatro de la exposición.

Pantallas gigantes. Andamios. El mismo sistema operativo. La misma vergüenza.

The Conversation

Jason Wang no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Qué pistas ofrece la literatura sobre la infidelidad y el revuelo que provoca – https://theconversation.com/que-pistas-ofrece-la-literatura-sobre-la-infidelidad-y-el-revuelo-que-provoca-261979

Avec Machiavel, penser la liberté politique dans un monde en guerre

Source: The Conversation – France in French (3) – By Jérôme Roudier, Professeur de philosophie politique, Institut catholique de Lille (ICL)

_Portrait posthume de Nicolas Machiavel_ (1500), par le peintre florentin Santi di Tito (1536-1603), huile sur toile, Palazzo Vecchio, Florence (Toscane).

Notre démocratie est en crise, comment la réinventer ? Que nous enseignent ceux qui, au cours des âges, furent ses concepteurs ? Troisième volet de notre série consacrée aux philosophes et à la démocratie avec Nicolas Machiavel (1469-1527). Pour le Florentin, la conflictualité est un horizon politique indépassable : le « peuple » doit être armé pour ne pas subir la tyrannie des « Grands » et les républiques doivent être puissantes pour ne pas subir l’impérialisme des États voisins.


Machiavel est un penseur qui fait de la survie et de la fondation des États un enjeu fondamental. Pour celui qui exerça les fonctions de haut fonctionnaire de la République florentine, la question du régime politique est donc subordonnée à celle de la survie dans un contexte toujours marqué par l’horizon de la guerre.

Le meilleur régime est forcément celui qui assure à la fois la liberté et la puissance et qui permet de fonder l’État dans la durée. La science politique qu’il inaugure ainsi n’est plus une réflexion théorique, mais bien un programme politique articulant l’idéal au pragmatisme.

Un républicanisme originel et fondateur

Machiavel n’est pas à proprement parler un penseur de la démocratie. C’est un républicain convaincu. Les républicains de son époque entendent élargir la base du gouvernement et intégrer cette classe moyenne dans une vie politique qui, traditionnellement, est réservée aux aristocrates. Le choix, par Machiavel et par ses contemporains voire par la tradition florentine de parler de « République », indique un régime où, comme sous Rome, tout le monde n’est pas forcément citoyen.

Pour les républicains, jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’élargissement voire l’universalisation de la citoyenneté constituera une question essentielle. Étant donné que la classe moyenne augmente peu à peu dans le temps pour atteindre une proportion très importante, voire majoritaire, de la population européenne, le républicanisme, dans ces conditions, s’articule avec une citoyenneté universellement attribuée aux membres de la société et peut alors se proposer comme le fondement théorique des démocraties modernes puis contemporaines.

L’horizon de la puissance

Du point de vue intérieur, Machiavel estime que la division sociale est inévitable et que le rôle d’un système légal consiste à la laisser s’exprimer tout en l’arrêtant dans ses manifestations les plus extrêmes. Comme il le souligne, les Grands veulent naturellement dominer, il faut donc les arrêter pour qu’ils ne tyrannisent pas. Le « peuple » (entendre les « classes moyennes ») veut seulement ne pas être dominé, par conséquent, il faut lui donner les armes qui lui permettront de constituer un contre-pouvoir envers la tyrannie potentielle des Grands.

Le monde de Machiavel est belliciste, la puissance est à la fois le gage de la survie et l’outil pour conquérir. Si le peuple peut se contenter de n’être pas asservi, une société, dans un monde instable, se doit d’être puissante. La politique se constitue dans l’articulation bien pensée à la fois de ce qu’elle est sur le fond, la recherche d’un vivre-ensemble viable, et de sa situation dans le monde, composée par ses interactions inévitables avec les autres entités politiques.

Pour Machiavel, le monde politique n’est pas chrétien : son fondement, celui de toute société, reste l’appétit de chacun. Si nous étions tous des saints chrétiens, la politique n’existerait tout simplement pas. Or, le désir de dominer, parfaitement naturel et donc inévitable, structure toute collectivité et la divise en trois : ceux qui veulent dominer (les Grands), ceux qui accepteraient cette domination par nécessité de survie (la populace, la plèbe) et ceux qui ne veulent ni l’un ni l’autre (le peuple, la « classe moyenne »). Ce point de départ, le système politique républicain l’assume. Il accepte l’inégalité fondamentale des conditions et des désirs, dans sa tripartition même.

Dès lors, Machiavel place au centre du dispositif à la fois la loi, que chacun doit avant tout respecter, mais aussi les armes. Le Florentin n’imagine pas une seconde que les Grands arrêteront d’eux-mêmes leur soif de domination et de reconnaissance. Il anticipe ainsi les libéraux, en particulier Montesquieu sur ce point, en estimant que seul le pouvoir arrête le pouvoir. Dans la vision machiavélienne et pragmatique des choses, l’arrêt d’une domination qui risquerait d’être tyrannique ne peut se faire par la Loi seule. Il convient que le peuple de citoyens soit armé pour imposer le respect de la Loi aux Grands.

Pour le Florentin, cette dynamique initiale ne débouche pas sur la guerre civile mais sur l’évolution de la soif de domination des Grands qui vont, par la force des choses, tourner leurs désirs vers l’extérieur. Plutôt que tyrans, ils vont avoir un double intérêt à devenir généraux et hommes d’État. Ce point est très visible à travers le plan des Discours sur la première décade de Tite-Live, livre méconnu du grand public mais très lu par les républicains ultérieurs. Pour Machiavel, le système politique républicain, dans ses turbulences et son instabilité fondamentale, offre la possibilité de la puissance à l’extérieur et d’une certaine forme d’impérialisme.

« Si vis pacem… »

Pour Machiavel, toute situation de paix correspond à ce moment qui précède une nouvelle guerre. Par conséquent, il faut préparer la guerre, au mieux pour ne pas avoir à la faire. La vie du Secrétaire se déroula pendant les guerres d’Italie où la guerre était omniprésente et inévitable. De son point de vue, un pacifisme qui pourrait présider à une compétition aux armements pour défendre les démocraties en assumant le risque de guerre est toujours préférable à un désarmement qui ne pourrait qu’augurer d’une invasion à venir.

La question de la paix, pour Machiavel, nous est ainsi restituée comme celle d’une tension très difficile à atteindre et non comme d’un projet idéal rationnel. Ainsi, l’effort kantien pour promouvoir la paix perpétuelle via une extension de l’État de droit à toutes les entités politiques est à l’opposé de la pensée machiavélienne. Selon le Florentin, pour obtenir la paix, il convient qu’une puissance impériale républicaine soit limitée par une autre puissance impériale équivalente. Nous pourrions dire que, dans notre monde contemporain, ce fut le cas en Europe depuis 1945, sous la domination de la puissance impériale américaine face à l’URSS. Dès lors que la première puissance n’est plus, il convient de lui substituer une puissance suffisante pour dissuader toute agression extérieure.

Mourir pour la liberté ?

Machiavel lierait sans doute cette question à une autre, plus essentielle pour lui et qui fonderait sans doute, à ses yeux, l’ensemble du problème démocratique : sommes-nous prêts à mourir pour la liberté, c’est-à-dire pour ce qui la permet, à savoir la patrie et son régime politique ?

Cette question simple et cruciale, pour Machiavel, ne devrait jamais sortir de l’horizon d’une société qui souhaite perdurer. La liberté, pour Machiavel, c’est la puissance : seul un peuple en armes est libre et capable de maintenir sa liberté face aux Grands comme face à l’ambition des voisins, en imposant la crainte.

Nombre de voix se font entendre, aujourd’hui, sur le caractère sacré de la vie. Dans une perspective machiavélienne, qui retrouve les pensées philosophiques antiques préchrétiennes, en particulier stoïcienne, la vie ne saurait être sacrée. Elle n’est pas le don ineffable du Créateur, mais un fait qui nous projette dans un univers collectif au sein duquel nous devons faire des choix et apporter un sens qui n’est pas donné d’avance et qui n’est pas extérieur à ce monde. Il y a ici tout un questionnement à approfondir, un sens à donner au politique dans nos sociétés, à la fois christianisées et désenchantées, pour reprendre le terme de Max Weber.

Machiavel apporte une réponse républicaine sans aucune ambiguïté, impliquant une réponse radicale à la question de savoir si nous voulons vivre à tout prix, y compris sous une tyrannie. Ce premier penseur de la modernité écartait clairement toute perspective chrétienne pour privilégier, d’une manière très singulière à son époque, une « religion civique » sur le modèle romain pré-chrétien. La réflexion que suscite la lecture de Machiavel pour nos démocraties libérales, renvoie à la place de la politique dans nos vies. Pour le Florentin, la vie ne vaut que si elle est politiquement libre.


Jérôme Roudier est l’auteur de Machiavel par lui-même (PUF, 2025).

The Conversation

Jérôme Roudier ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Avec Machiavel, penser la liberté politique dans un monde en guerre – https://theconversation.com/avec-machiavel-penser-la-liberte-politique-dans-un-monde-en-guerre-259122

Neanderthals likely ate fermented meat with a side of maggots

Source: The Conversation – USA – By Melanie Beasley, Assistant Professor of Anthropology, Purdue University

Black soldier fly maggots can feed on decomposing animals. Melanie M. Beasley

Scientists long thought that Neanderthals were avid meat eaters. Based on chemical analysis of Neanderthal remains, it seemed like they’d been feasting on as much meat as apex predators such as lions and hyenas. But as a group, hominins – that’s Neanderthals, our species and other extinct close relatives – aren’t specialized flesh eaters. Rather, they’re more omnivorous, eating plenty of plant foods, too.

It is possible for humans to subsist on a very carnivorous diet. In fact, many traditional northern hunter–gatherers such as the Inuit subsisted mostly on animal foods. But hominins simply cannot tolerate consuming the high levels of protein that large predators can. If humans eat as much protein as hypercarnivores do over long periods without consuming enough other nutrients, it can lead to protein poisoning – a debilitating, even lethal condition historically known as “rabbit starvation.”

So, what could explain the chemical signatures found in Neanderthal bones that seem to suggest they were healthily eating tons of meat?

I am an anthropologist who uses elements such as nitrogen to study the diets of our very ancient ancestors. New research my colleagues and I conducted suggests a secret ingredient in the Neanderthal diet that might explain what was going on: maggots.

A close-up photograph of a black-colored fly with green and brown patterned eyes
A black soldier fly adult. The larvae of this fly are one of the species of maggots studied.
GordZam/iStock via Getty Images Plus

Isotope ratios reveal what an animal ate

The ratios of various elements in the bones of animals can provide insights into what they ate while alive. Isotopes are alternate forms of the same element that have slightly different masses. Nitrogen has two stable isotopes: nitrogen-14, the more abundant form, and nitrogen-15, the heavier, less common form. Scientists denote the ratio of nitrogen-15 to nitrogen-14 as δ¹⁵N and measure it in a unit called permil.

As you go higher up the food chain, organisms have relatively more of the isotope nitrogen-15. Grass, for example, has a very low δ¹⁵N value. An herbivore accumulates the nitrogen-15 that it consumes eating grass, so its own body has a slightly higher δ¹⁵N value. Meat-eating animals have the highest nitrogen ratio in a food web; the nitrogen-15 from their prey concentrates in their bodies.

By analyzing stable nitrogen isotope ratios, we can reconstruct the diets of Neanderthals and early Homo sapiens during the late Pleistocene, which ran from 11,700 to 129,000 years ago. Fossils from various sites tell the same story – these hominins have high δ¹⁵N values. High δ¹⁵N values would typically place them at the top of the food web, together with hypercarnivores such as cave lions and hyenas, whose diet is more than 70% meat.

But maybe something else about their diet was inflating Neanderthals’ δ¹⁵N values.

Uncovering the Neanderthal menu

We suspected that maggots could have been a different potential source of enriched nitrogen-15 in the Neanderthal diet. Maggots, which are fly larvae, can be a fat-rich source of food. They are unavoidable after you kill another animal, easily collectible in large numbers and nutritionally beneficial.

To investigate this possibility, we used a dataset that was originally created for a very different purpose: a forensic anthropology project focused on how nitrogen might help estimate time since death.

I had originally collected modern muscle tissue samples and associated maggots at the Forensic Anthropology Center at University of Tennessee, Knoxville, to understand how nitrogen values change during decomposition after death.

A photo of an animal carcass with maggots covering it
Maggots feeding on and decomposing an animal carcass.
Hari Sucahyo/iStock via Getty Images Plus

While the data can assist modern forensic death investigations, in our current study we repurposed it to test a very different hypothesis. We found that stable nitrogen isotope values increase modestly as muscle tissue decomposes, ranging from -0.6 permil to 7.7 permil.

This increase is more dramatic in maggots feeding on decomposing tissue: from 5.4 permil to 43.2 permil. To put the maggot values in perspective, scientists estimate δ¹⁵N values for Pleistocene herbivores to range between 0.9 permil to 11.2 permil. Maggots are measuring up to almost four times higher.

Our research suggests that the high δ¹⁵N values observed in Late Pleistocene hominins may be inflated by year-round consumption of ¹⁵N-enriched maggots found in dried, frozen or cached animal foods.

Cultural practices shape diet

In 2017, my collaborator John Speth proposed that the high δ¹⁵N values in Neanderthals were due to the consumption of putrid or rotting meat, based on historical and cultural evidence of diets in northern Arctic foragers.

Traditionally, Indigenous peoples almost universally viewed thoroughly putrefied, maggot-infested animal foods as highly desirable fare, not starvation rations. In fact, many such peoples routinely and often intentionally allowed animal foods to decompose to the point where they were crawling with maggots, in some cases even beginning to liquefy.

This rotting food would inevitably emit a stench so overpowering that early European explorers, fur trappers and missionaries were sickened by it. Yet Indigenous peoples viewed such foods as good to eat, even a delicacy. When asked how they could tolerate the nauseating stench, they simply responded, “We don’t eat the smell.”

A Neanderthal wearing animal fur butchering a goat with a stone tool
Reconstruction of a Neanderthal man butchering a goat at the Neanderthal Museum in Mettman, Germany.
Pressebilder Neanderthal Museum, Mettmann/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Neanderthals’ cultural practices, similar to those of Indigenous peoples, might be the answer to the mystery of their high δ¹⁵N values. Ancient hominins were butchering, storing, preserving, cooking and cultivating a variety of items. All these practices enriched their paleo menu with foods in forms that nonhominin carnivores do not consume. Research shows that δ¹⁵N values are higher for cooked foods, putrid muscle tissue from terrestrial and aquatic species, and, with our study, for fly larvae feeding on decaying tissue.

The high δ¹⁵N values of maggots associated with putrid animal foods help explain how Neanderthals could have included plenty of other nutritious foods beyond only meat while still registering δ¹⁵N values we’re used to seeing in hypercarnivores.

We suspect the high δ¹⁵N values seen in Neanderthals reflect routine consumption of fatty animal tissues and fermented stomach contents, much of it in a semi-putrid or putrid state, together with the inevitable bonus of both living and dead ¹⁵N-enriched maggots.

What still isn’t known

Fly larvae are a fat-rich, nutrient-dense, ubiquitous and easily procured insect resource, and both Neanderthals and early Homo sapiens, much like recent foragers, would have benefited from taking full advantage of them. But we cannot say that maggots alone explain why Neanderthals have such high δ¹⁵N values in their remains.

Several questions about this ancient diet remain unanswered. How many maggots would someone need to consume to account for an increase in δ¹⁵N values above the expected values due to meat eating alone? How do the nutritional benefits of consuming maggots change the longer a food item is stored? More experimental studies on changes in δ¹⁵N values of foods processed, stored and cooked following Indigenous traditional practices can help us better understand the dietary practices of our ancient relatives.

The Conversation

Melanie Beasley received funding from the Haslam Foundation for this research.

ref. Neanderthals likely ate fermented meat with a side of maggots – https://theconversation.com/neanderthals-likely-ate-fermented-meat-with-a-side-of-maggots-261628

¿Qué es la dermatosis nodular contagiosa qué ha obligado a modificar el recorrido del Tour de Francia?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Rivas González, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología., Universidad de Salamanca

Pavel1964/Shutterstock

La organización del Tour de Francia 2025 ha decidido modificar el recorrido de la etapa 19, entre Albertville y La Plagne para evitar la subida al Col des Saisies, considerado como un puerto de primera categoría y que podría haber sido clave en la clasificación final de la carrera ciclista. La razón ha sido un brote de dermatosis nodular contagiosa que afecta al ganado vacuno de un rebaño ubicado en el Col des Saisies que ha obligado a sacrificar a los animales enfermos.

La dermatosis nodular contagiosa es una enfermedad vírica transfronteriza emergente altamente infecciosa. Está causada por un virus miembro de la familia Poxviridae y del género Capripoxvirus. Afecta principalmente al ganado bovino y, en menor medida, a otros rumiantes como órices, jirafas, ñus, antílopes e impalas. Tiene gran importancia económica en ganadería debido a las pérdidas productivas que ocasiona, especialmente al disminuir la producción de leche de las vacas lecheras y la producción de carne.

A esto se le suma que puede dar lugar a pérdida de peso, esterilidad temporal o permanente en toros y vacas, abortos, daños en las pieles y muerte. Afortunadamente, la mortalidad no supera el 10 % en el ganado infectado.

Afecta a vacas y búfalos, pero no a seres humanos

Las especies bovinas (Bos taurus y Bos indicus) y el búfalo de agua (Bubalus bubalis) son los principales huéspedes de esta enfermedad, que la Organización Mundial de Sanidad Animal (WOAH) ha incluido en la lista de enfermedades de declaración obligatoria debido a su importancia clínica y económica.

Ahora bien, es importante destacar que la enfermedad no representa un riesgo para la salud pública, porque no afecta a los seres humanos. Es decir, no es una zoonosis, lo que significa que el virus no se transmite de los animales a las personas.

De Zambia a Francia, sin pasar por España

La enfermedad fue descrita por primera vez en 1929 en Zambia y, desde entonces, se consideró confinada a varias áreas de África, donde se registraron brotes periódicos hasta 1986.

En el año 2014 se notificó por primera vez en la Unión Europea, concretamente en Chipre. Al año siguiente apareció en Grecia y en el año 2016 continuó extendiéndose hacia el oeste de Europa.

La enfermedad apareció por primera vez en Francia el 29 de junio de 2025. El brote inicial se confirmó en una explotación bovina en el departamento de Saboya. Desde entonces, se han notificado varios focos en territorio francés. Por su parte, Italia confirmó el primer foco de enfermedad en el país el 21 de junio.

Los casos en Francia e Italia marcan un hito preocupante. En España, hasta la fecha, no se han declarado nunca focos de la enfermedad.

Declaración urgente de la OMSA

Ante la situación, la Organización Mundial de Sanidad Animal ha emitido una declaración urgente, instando a los países a reforzar la vigilancia y las medidas de control. Tanto Italia como Francia están aplicando medidas conforme al Reglamento Delegado (UE) 2020/687 de la Comisión Europea, que incluyen inmovilización y control de movimientos en las zonas afectadas, sacrificio de los animales, eliminación adecuada de cadáveres y productos potencialmente contaminados, investigación epidemiológica para identificar el origen y los contactos de riesgo, vacunación estratégica de emergencia de las poblaciones de bovinos en las zonas de riesgo y desinsectación de animales, instalaciones y vehículos.

La dermatosis nodular contagiosa se caracteriza por fiebre alta, emaciación, ganglios linfáticos superficiales agrandados, lagrimeo, conjuntivitis y nódulos notables en la piel y las membranas mucosas de la boca y órganos internos, el tracto respiratorio y los genitales. Se transmite por vectores artrópodos hematófagos, cómo mosquitos (Culex mirificens y Aedes natrionus), moscas picadoras (Stomoxys calcitrans y Biomyia fasciata) y garrapatas (Riphicephalus appendiculatus y Amblyomma hebraeum).

Actualmente no existe tratamiento para la dermatosis nodular contagiosa. La vacunación y la serovigilancia activa siguen siendo las medidas más efectivas para controlar la propagación del virus. Las vacunas disponibles comercialmente para la inmunización profiláctica del ganado son, en su mayoría, vacunas vivas atenuadas fabricadas con la cepa Neethling o sus derivados, que proporcionan la mejor herramienta para el control de la enfermedad.

The Conversation

Raúl Rivas González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Qué es la dermatosis nodular contagiosa qué ha obligado a modificar el recorrido del Tour de Francia? – https://theconversation.com/que-es-la-dermatosis-nodular-contagiosa-que-ha-obligado-a-modificar-el-recorrido-del-tour-de-francia-261997

Trump’s push for more deportations could boost demand for foreign farmworkers with ‘guest worker’ visas

Source: The Conversation – USA (2) – By Scott Morgenstern, Professor of Political Science, University of Pittsburgh

Mexican farmworkers with H-2A visas weed a North Carolina tobacco field in 2016. Andrew Lichtenstein/Corbis via Getty Images

The U.S. has an important choice to make regarding agriculture.

It can import more people to pick crops and do other kinds of agricultural labor, it can raise wages enough to lure more U.S. citizens and immigrants with legal status to take these jobs, or it can import more food. All three options contradict key Trump administration priorities: reducing immigration, keeping prices low and importing fewer goods and services.

The big tax-and-spending bill President Donald Trump signed into law on July 4, 2025, included US$170 billion to fund the detention and deportation of those living in the U.S. without authorization. And about 1 million of them work in agriculture, accounting for more than 40% of all farmworkers.

As the detention and deportation of undocumented immigrants ramps up, one emerging solution is to replace at least some deported farmworkers with foreigners who are given special visas that allow them to help with the harvest but require them to go home after their visas expire.

Such “guest worker” programs have existed for decades, leading to today’s H-2A visa program. As of 2023, more than 310,000 foreigners, around 13% of the nation’s 2.4 million farmworkers, were employed through this program. About 90% of the foreign workers with these visas come from Mexico, and nearly all are men. The states where the largest numbers of them go are California, Florida, Georgia and Washington.

As a professor of Latin American politics and U.S.-Latin American relations, I teach my students to consider the difficult trade-offs that governments face. If the Trump administration removes a significant share of the immigrants living in the U.S. without legal permission from the agricultural labor force to try to meet its deportation goals, farm owners will have few options.

Few options available

First, farm owners could raise wages and improve working conditions enough to attract U.S. citizens and immigrants who are legal permanent residents or otherwise in the U.S. with legal status.

But many agricultural employers say they can’t find enough people to hire who can legally work – at least without higher wages and much-improved job requirements. Without any undocumented immigrant farmworkers, the prices of U.S.-sourced crops and other agricultural products would spike, creating an incentive for more food to be imported.

Second, farm owners could employ fewer people. That would require either growing different crops that require less labor or becoming more reliant on machinery to plant and harvest. But that would mean the U.S. could have to import more food. And automation for some crops is very expensive. For others, such as for berries, it’s currently impossible.

It’s also possible that some farm owners could put their land to other uses, ceasing production, but that would also necessitate more imported food.

Trump administration’s suggested fixes

U.S. Agriculture Secretary Brooke Rollins has predicted that farm owners will soon find plenty of U.S. citizens to employ.

She declared on July 8 that the new Medicaid work requirements included in the same legislative package as the immigration enforcement funds would encourage huge numbers of U.S. citizens to start working in the fields instead of losing their health insurance through that government program.

Farm trade groups say this scenario is far-fetched.

For one thing, most adults enrolled in the Medicaid program who can work already do. Many others are unable to do so due to disabilities or caregiving obligations.

Few people enrolled in Medicaid live close enough to a farm to work at one, and even those who do aren’t capable of doing farmwork. When farm owners tried putting people enrolled in a welfare program to work in the fields in the 1990s, it failed. Another experiment in the 1960s, which deployed teenagers, didn’t pan out either because the teens found the work too hard.

It seems more likely that farm owners will try to hire many more foreign farmworkers to do temporary but legal jobs through the H-2A program.

Although he has not made it an official policy, Trump seems to be moving toward this same conclusion.

In June, for example, Trump said his administration was working on “some kind of a temporary pass” for immigrants lacking authorization to be in the U.S. who are working on farms and in hotels.

People wearing masks are seen in a dorm with bunk beds.
Farmworkers with H-2A visas spend time in their employer-provided dormitory on April 28, 2020, in King City, Calif.
Brent Stirton/Getty Images

Established in 1952, numbers now rising quickly

The guest worker system, established in 1952 and revised significantly in 1986, has become a mainstay of U.S. agriculture because it offers important benefits to both the farm owners who need workers and the foreign workers they hire.

There is no cap on the number of potential workers. The number of H-2A visas issued is based only on how many employers request them. Farm owners may apply for visas after verifying that they are unable to locate enough workers who are U.S. citizens or present in the U.S. with authorization.

To protect U.S. workers, the government mandates that H-2A workers earn an “adverse effect wage rate.” The Labor Department sets that hourly wage, which ranges from $10.36 in Puerto Rico to about $15 in several southern states, to more than $20 in California, Alaska and Hawaii. These wages are set at relatively high levels to avoid putting downward pressure on what other U.S. workers are paid for the same jobs.

After certification, farm owners recruit workers in a foreign country who are offered a contract that includes transportation from their home country and a trip back – assuming they complete the contract.

The program provides farm owners with a short-term labor force. It guarantees the foreign workers who obtain H-2A visas relatively high wages, as well as housing in the U.S. That combination has proven increasingly popular in recent years: The annual number of H-2A visas rose to 310,700 in 2023, a more than fivefold increase since 2010.

Possible downsides

Boosting the number of agricultural guest workers would help fill some gaps in the agricultural labor force and reduce the risk of crops going unharvested. But it seems clear to me that a sudden change would pose risks for workers and farm owners alike.

Workers would be at risk because oversight of the H-2A program has historically been weak. Despite that lax track record, some unscrupulous farmers have been fined or barred from participating in the H-2A program because of unpaid wages and other abuses.

Relying even more on guest farmworkers than the U.S. does today would also swap workers who have built lives and families north of the border with people who are in the U.S. on a temporary basis. Immigration opponents are unlikely to object to this trade-off, but to immigrant rights groups, this arrangement would be cruel and unfair to workers with years of service behind them.

What’s more, the workers with guest visas can be at risk of exploitation and abuse. In 2022, the U.S. attorney for the Southern District of Georgia described conditions for H-2A workers at an onion farm the government had investigated as “modern-day slavery.”

The U.S. Government Accountability Office has researched the H-2A visa program and observed many problems it recommends be fixed.

For farm owners, the downside of ramping up guest worker programs is that it could increase costs and make production less efficient and more costly. That’s because transporting Mexican farmworkers back and forth each year is complicated and expensive. Farm groups say that compliance with H-2A visa requirements is cumbersome. It can be particularly difficult for small farms to participate in this program.

Some farm owners have objected to the costs of employing H-2A workers. Rollins has said that the Trump administration believes that the mandatory wages are too high.

To be sure, these problems aren’t limited to agriculture. Hotels, restaurants and other hospitality businesses, which rely heavily on undocumented workers, can also temporarily employ some foreigners through the H-2B visa program – which is smaller than the H-2A program, limits the number of visas issued and is available only for jobs considered seasonal.

Home health care providers and many other kinds of employers who rely on people who can’t legally work for them could also struggle. But so far, there is no temporary visa program available to help them fill those gaps.

If the U.S. does deport millions of workers, the price of tomatoes, elder care, restaurant meals and roof repairs would probably rise substantially. A vast increase in the number of guest workers is a potential but partial solution, but it would multiply problems that are inherent in these temporary visa programs.

The Conversation

Scott Morgenstern does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Trump’s push for more deportations could boost demand for foreign farmworkers with ‘guest worker’ visas – https://theconversation.com/trumps-push-for-more-deportations-could-boost-demand-for-foreign-farmworkers-with-guest-worker-visas-259868

How bachata rose from Dominican Republic’s brothels and shantytowns to become a global sensation

Source: The Conversation – USA (2) – By Wilfredo José Burgos Matos, Adjunct Assistant Professor of Latin American and Latino Studies, Lehman College, CUNY

Once viewed by elites with disdain, bachata has become popular worldwide. Erika Santelices/AFP via Getty Images

What began as songs about heartbreak in the brothels and barrios of the Dominican Republic in the 1960s has become a worldwide sensation.

Even the Bee Gees have gotten a bachata spin. Prince Royce’s bilingual take on the 1977 hit “How Deep Is Your Love” has topped the Latin music charts this summer and proves bachata is no longer chasing the mainstream but reimagining the pop canon.

Bachata dance classes, parties and festivals have sprung up across the U.S. in recent years, everywhere from Philadelphia to Los Angeles, and Omaha, Nebraska, to Oklahoma City.

It’s easy to find abroad as well. Upcoming bachata festivals are happening in cities in Austria, Egypt, Australia and China.

Couple leads a large crowd in a partner dance lesson
Instructors teach a bachata class in Warsaw, Poland, in July 2025.
Neil Milton/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

I’m a scholar of Dominican culture and the senior researcher for the History of Dominican Music in the U.S. project at the City University of New York’s Dominican Studies Institute. I see bachata as a revealing window into modern post-1960s Dominican history – and one that spotlights the emotional truths and everyday experiences of poor and Black Dominicans in particular.

Music from the margins

Bachata was born in the Dominican countryside and later developed in the shantytowns of Santo Domingo, the capital. In most Latin American dictionaries, the word “bachata” is loosely defined as “revelry” or “a spree.”

The distinctive sound is formed from guitars, bongos, bass and the güira – a percussion instrument also used in merengue music – and accompanied by typically romantic or bittersweet lyrics.

The music was long associated with the lower classes and Black Dominicans.

The genre’s first recording came in 1962, just over a year after Rafael Leónidas Trujillo, a brutal dictator who ruled the island for 31 years, was assassinated. Trujillo’s death marked the beginning of a new cultural and political era in the Dominican Republic, although democratic hopes were soon shattered by a military coup, civil war and a second U.S. intervention following an earlier one between 1916-1924.

Urban and middle-class Dominicans looked down on bachata as the music played in brothels and favored by poor, rural people who started to migrate to urban areas in large numbers in the 1960s. It was played almost exclusively on Radio Guarachita, a Santo Domingo station run by Radhamés Aracena, a key promoter of the genre.

Amid a country reeling from political upheaval, bachata emerged as a soundtrack to working-class survival. The guitar-based rhythms were shaped by Cuban bolero and son and Mexican ranchera music, while the lyrics chronicled daily struggles, grief and marginalization.

Group of friends at a social gathering, posing for a camera
In most Latin American dictionaries, the word ‘bachata’ is loosely defined as ‘revelry’ or ‘a spree.’ This reflects its early development in informal social spaces where friends gathered to sing their hearts out, share drinks and escape daily hardships.
CUNY Dominican Studies Institute Library, The Deborah Pacini Hernández Bachata Music Collection

Bachata’s shifting language

In the 1960s, bachata lyrics centered on heartache and were often directed at a romantic partner.

“Understand me, you know I love only you. Don’t deny me the hope of kissing you again,” Rafael Encarnación sang in Spanish in his 1964 song “Muero Contigo,” or “I Die With You.”

By the late 1970s and early 1980s, sexual innuendos were common, adding to the genre’s low standing among Dominican elites.

“I gave you everything you ever wanted, but it was all useless because you went looking for another man,” Blas Durán sang in 1985. “I was left like the orange vendor – peeling so someone else could suck the fruit.”

To reclaim respect for bachata, some artists, such as Luis Segura and Leonardo Paniagua, in the mid-1980s began calling their music música de amargue, or “music of romantic bitterness.”

What began as a genre label gradually transformed into a sensibility. “Amargue” came to name a feeling marked by longing, loss and quiet introspection – akin to “feeling the blues” in the U.S.

American blues similarly emerged from the hardships faced by Black Americans in the South and expressed themes of sorrow, resilience and reflection.

By the 1990s, the stigma surrounding bachata began to fade, partly due to the international success of Dominican star Juan Luis Guerra and his album Bachata Rosa. The album sold more than 5 million copies worldwide by 1994, earned Guerra a Grammy Award for best tropical Latin album, and was certified platinum in the U.S.

As acceptance of the genre grew, traditional bachateros in the Dominican Republic continued releasing bachata albums. However, Dominican pop, rock and other artists also began recording bachatas – such as 1990’s “Yo Quiero Andar” by Sonia Silvestre and 1998’s “Bufeo” by Luis “El Terror” Días.

Fans cheer and wave at concert as video of artists plays on giant screens above
Aventura performs for a crowd in Madrid in 2024. It was the group’s first tour since their split in 2011.
Ricardo Rubio/Europa Press via Getty Images

Bachata goes mainstream

Migration to the U.S. is a pivotal chapter in Dominican history after the 1960s. The U.S. Immigration Act of 1965 functioned as a de facto immigration policy and encouraged a large-scale exodus from the Dominican Republic.

By the mid-1990s, a strong and vibrant Dominican diaspora was firmly established in New York City. The Bronx became the birthplace of Grupo Aventura, a group that revolutionized bachata by blending its traditional rhythms with urban genres such as hip-hop.

“Obsesión,” released in 2002, was an international hit.

Their music reflected the bicultural diaspora, often torn between nostalgia for their homeland and everyday challenges of urban American life. Against the backdrop of city life, bachata found a new voice that mirrored the immigrant experience. The genre shifted from a shared feeling of loss and longing to a celebration of cultural community.

In 2002, the song “Obsesión” by Aventura and featuring Judy Santos topped music charts in France, Germany, Italy, the U.S. and elsewhere. The group Aventura and, later, lead singer Romeo Santos as a solo artist sold out Madison Square Garden and Yankee Stadium, respectively.

As they rose in fame, Aventura became global ambassadors for Dominican culture and made bachata mainstream.

Man wearing suit and sunglasses sings into microphone with American flag hanging in background
Puerto Rican bachatero Toby Love performs during an event held by Democratic presidential candidate Hillary Clinton on April 9, 2016, in New York City.
Andrew Renneisen via Getty Images

Global spin on bachata

Bachata’s popularity has also spread to other countries in Latin America, and especially among working-class and Afro-descendant communities in Central America that see their own realities reflected in the music.

At the same time, Dominican diasporic communities in countries such as Spain and Italy carried the genre with them, where it continued to evolve.

In Spain, for example, bachata experienced a creative transformation. By the mid-2000s, bachata sensual had emerged as a dance style influenced by zouk and tango, emphasizing smooth, body-led movements and close partner connection.

Around the same time, modern bachata also developed between Spain and New York City. This style is a departure from traditional bachata, which focuses on the box step and fast footwork, and incorporates more turns and other elements from salsa.

In 2019 bachata was added to UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity, which also lists Jamaican reggae and Mexican mariachi.

Today, bachata’s influence is truly global. International conferences dedicated to the genre attract dancers, musicians and scholars from around the world. Puerto Rican, Colombian and other artists from diverse cultural and racial backgrounds continue to nurture and reinvent bachata.

At the same time, more women, such as Andre Veloz, Judy Santos and Leslie Grace, are building careers as bachata performers and challenging a traditionally male-dominated genre.

Woman in red and blue plais miniskirt, crop top and leather jacket sings into microphone
Natti Natasha performs at an album release party for ‘En Amargue,’ her 2025 album produced by bachata icon and former Aventura singer Romeo Santos.
John Parra/WireImage via Getty Images

Bachata holds a place not only on the world stage but in the hearts of Latino, Black, Asian and many other communities in the U.S. that recognize the genre’s power to tell stories of love, loss, migration and resilience.

The Conversation

Wilfredo José Burgos Matos does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. How bachata rose from Dominican Republic’s brothels and shantytowns to become a global sensation – https://theconversation.com/how-bachata-rose-from-dominican-republics-brothels-and-shantytowns-to-become-a-global-sensation-260886